Pris sous filature !
Café du Rosier - Godric's Hollow
Samedi 22 juillet 2051
@Léandre Montmort
Darrel Plogeth, Liam Plogeth et Emily Plogeth - [référencement]
C'est cool de pouvoir profiter d'une journée en famille ! Même si Beverley n'a pas pu être présente aujourd'hui, Jane peut passer une belle journée en compagnie de son frère et de ses neveux. Joe n'a pas pu venir pour... certaines raisons ? Sa petite sœur soupçonne quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Il y a forcément quelque chose ! Même s'il n'aime pas beaucoup sociabiliser, le jeune homme ne refusait presque jamais une sortie avec ses neveux. Il lui cache forcément quelque chose. Mais elle n'a pas vraiment d'idées ou de pistes de réflexion. Juste un pressentiment. Peu importe, elle profiterait pour lui !
« Alors, par quoi on commence ?
— On devrait aller faire des petites courses. Bev m'a laissé cette liste pour les vacances. »
La jeune femme lui tend le message. Rien de bien embêtant, juste deux ou trois babioles. C'est plus pour la rassurer qu'autre chose. Beverley devait savoir que Jane prendrait grand soin de ses petits bouts de choux, pas vrai ? Après tout, ce sont ses neveux, elle ne laisserait personne leur faire du mal. Mais bon, ça a toujours été dans sa nature d'être prudente. Dès que la botaniste lui avait parlé des vacances à Venise, elle a commencé à planifier le voyage. Nombre de robes, de t-shirts, de sous-vêtements, tout est passé à la trappe ! Une chose est sûre : ils seront prêts.
« Eh on devait pas s'amuser plutôt ?
— C'est encore une des listes de maman ?! Pff...
— Eh, on soupire pas, d'accord ? C'est l'affaire de trois fois rien. Et vous savez aussi bien que moi qu'elle ne sera pas contente si on ne revient pas avec tout ce qu'elle a demandé. Ça nous fait une petite mission, c'est tout ! »
Liam n'est clairement pas convaincu. Quant à Emmy, elle semble avoir compris l'enjeu de cette liste. C'est vraiment étrange. Ils ont le même âge, mais ils ont un caractère vraiment différent. L'une est plus posée et réfléchie, alors que l'autre est plus têtu. La première halte se fait au Nocturnia, les enfants ont su convaincre Darrel d'aller s'amuser en premier. C'est sûr, qui a envie de commencer sa journée par faire des courses ?
Ils se sont amusés comme des petits fous ! Puis, ils ont fait quelques boutiques, dont Au quotidien des sorciers pour acheter de quoi manger ce soir et pour satisfaire Beverley. Dernière halte de la journée : le café du Rosier. C'est l'endroit parfait pour conclure. Ils s'installent tranquillement et zieutent le menu.
« Alors qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? » demande-t-elle curieuse.
Comme les enfants, elle analyse chaque viennoiserie et boisson, essayant de deviner ce qu'ils comptent choisir. Une fois leur choix fait, ils passent commande. Emmy a décidé de laisser Jane choisir pour elle. Quant à Liam, il avait fait son choix depuis longtemps d'après lui : un chausson au pomme. Darrel et Jane ont opté pour la simplicité et n'ont pas changé leurs habitudes. Si tous à tables riaient de bon cœur, Jane ne savait pas que depuis un certain temps, quelqu'un lui lançait un regard noir...
Samedi 22 juillet 2051
@Léandre Montmort
Darrel Plogeth, Liam Plogeth et Emily Plogeth - [référencement]
C'est cool de pouvoir profiter d'une journée en famille ! Même si Beverley n'a pas pu être présente aujourd'hui, Jane peut passer une belle journée en compagnie de son frère et de ses neveux. Joe n'a pas pu venir pour... certaines raisons ? Sa petite sœur soupçonne quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Il y a forcément quelque chose ! Même s'il n'aime pas beaucoup sociabiliser, le jeune homme ne refusait presque jamais une sortie avec ses neveux. Il lui cache forcément quelque chose. Mais elle n'a pas vraiment d'idées ou de pistes de réflexion. Juste un pressentiment. Peu importe, elle profiterait pour lui !
« Alors, par quoi on commence ?
— On devrait aller faire des petites courses. Bev m'a laissé cette liste pour les vacances. »
La jeune femme lui tend le message. Rien de bien embêtant, juste deux ou trois babioles. C'est plus pour la rassurer qu'autre chose. Beverley devait savoir que Jane prendrait grand soin de ses petits bouts de choux, pas vrai ? Après tout, ce sont ses neveux, elle ne laisserait personne leur faire du mal. Mais bon, ça a toujours été dans sa nature d'être prudente. Dès que la botaniste lui avait parlé des vacances à Venise, elle a commencé à planifier le voyage. Nombre de robes, de t-shirts, de sous-vêtements, tout est passé à la trappe ! Une chose est sûre : ils seront prêts.
« Eh on devait pas s'amuser plutôt ?
— C'est encore une des listes de maman ?! Pff...
— Eh, on soupire pas, d'accord ? C'est l'affaire de trois fois rien. Et vous savez aussi bien que moi qu'elle ne sera pas contente si on ne revient pas avec tout ce qu'elle a demandé. Ça nous fait une petite mission, c'est tout ! »
Liam n'est clairement pas convaincu. Quant à Emmy, elle semble avoir compris l'enjeu de cette liste. C'est vraiment étrange. Ils ont le même âge, mais ils ont un caractère vraiment différent. L'une est plus posée et réfléchie, alors que l'autre est plus têtu. La première halte se fait au Nocturnia, les enfants ont su convaincre Darrel d'aller s'amuser en premier. C'est sûr, qui a envie de commencer sa journée par faire des courses ?
Ils se sont amusés comme des petits fous ! Puis, ils ont fait quelques boutiques, dont Au quotidien des sorciers pour acheter de quoi manger ce soir et pour satisfaire Beverley. Dernière halte de la journée : le café du Rosier. C'est l'endroit parfait pour conclure. Ils s'installent tranquillement et zieutent le menu.
« Alors qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? » demande-t-elle curieuse.
Comme les enfants, elle analyse chaque viennoiserie et boisson, essayant de deviner ce qu'ils comptent choisir. Une fois leur choix fait, ils passent commande. Emmy a décidé de laisser Jane choisir pour elle. Quant à Liam, il avait fait son choix depuis longtemps d'après lui : un chausson au pomme. Darrel et Jane ont opté pour la simplicité et n'ont pas changé leurs habitudes. Si tous à tables riaient de bon cœur, Jane ne savait pas que depuis un certain temps, quelqu'un lui lançait un regard noir...
Pris sous filature !
Léandre, revenu depuis peu à Godric'Hollow, profitait de ce samedi pour retrouver sa routine. Les quelques semaines qui venaient de s'écouler à Poudlard lui étaient quelque peu étranges. De retour à la capital, il pourrait presque se demander s'il n'avait pas juste fait un très long rêve durant la nuit. Pourtant, il n'y avait guère de doutes sur le fait qu'il était bel et bien devenu professeur dans l'école anglaise. Il n'aurait assurément jamais pensé se trouver un jour dans une telle situation : professeur et qui plus est dans une école qui n'avait jamais été la sienne. La différence flagrante qui existant entre Poudlard et Beauxbâtons lui sautait aux yeux chaque jour davantage et il allait devoir sérieusement se pencher sur un moyen de ne pas déprimer dans la vieille bâtisse Ecossaise et son climat pluvieux.
Sortit du petit immeuble où nichait son appartement, il emprunta les rues désormais familières du quartier Peverell pour gagner le centre-ville. Ce faisant, il passa non loin du Quotidien des sorciers et décida d'y faire un premier arrêt. Dédaignant la multitude de jouet cachés dans tout ce bric-à-brac, il se dirigea vers les sac et valises. Il avait bien besoin d'une nouvelle valise pour ses trajets entre son appartement et Poudlard. A moins de tenir à faire le trajet bien plus souvent que nécessaire, ce qui n'était pas son cas. Il en était donc à examiner une valise sans-fond de bonne facture lorsqu'un visage accrocha son regard. Une femme aux cheveux châtain mi-long et aux yeux bleus dont les traits ne lui étaient pas étranger. Il réfléchit un instant avant de la resituer. Elle était professeure à Poudlard. De quoi déjà ? Un des cours qui se tenaient en extérieur assurément, mais il n'avait pas fait l'effort de retenir les noms et matières de chacun de ses collègues. Il n'avait échangé qu'avec peu d'entre eux en fait. Les examens étaient une bonne excuse pour ne pas avoir le temps de papoter. Quoiqu'il en soit, il ne tenait pas à rencontrer une collègue ici, durant ses vacances et s'intéressa donc avec plus d'assiduité à la valise qu'il avait en main. Dès qu'il eu arrêté sont choix et réglé son achat, il quitta la boutique sans un regard en arrière.
Ne souhaitant pas s'encombrer de cet achat trop longtemps, il fit brièvement un saut à son appartement pour y déposer la valise. Lorsqu'il ressorti de l'immeuble, il manqua de ses faire renverser par deux jeunes sorciers dont le visage ne lui était pas totalement inconnu et qui étaient visiblement très pressés de rejoindre leur prochaine destination. Encore des Poudlardien ?! Lorsqu'il reconnu les cheveux châtain non loin des deux garnements, il se renfrogna et pris la direction opposée. Un bon café avec un croissant chaud, voilà ce qu'il lui fallait.
Il pris donc la direction du café Rosier dont il était désormais un habitué. Il avait d'ailleurs sa place de prédilection dans un coin de la salle. Il y pris place, passant commande sans même accorder un regard à la carte qu'il connaissait par coeur avant de déplier un exemplaire de la Gazette acheté en chemin pour consulter les nouvelles du monde sorcier. Quelle déconvenue ce fut lorsque quatre personnes, dont les deux agités qui avaient faillit lui rentrer dedans plus tôt et la professeur aux cheveux châtain, vinrent s'installer à la table voisine. Comment s'appelait elle déjà ? Impossible de s'y retrouver entre les noms des professeurs et des élèves dont il avait été bombardé ces dernières semaines. Léandre croyait au coïncidences, mais croiser la route de cette même collègues pas moins de trois fois en l'espace de quelques courtes heures, cela donnait matière à s'interroger. Contrarié, il abaissa son journal et darda ses yeux noisette sur la professeure.
" Est-ce que vous seriez en train de me suivre ? "
638 mots
Sortit du petit immeuble où nichait son appartement, il emprunta les rues désormais familières du quartier Peverell pour gagner le centre-ville. Ce faisant, il passa non loin du Quotidien des sorciers et décida d'y faire un premier arrêt. Dédaignant la multitude de jouet cachés dans tout ce bric-à-brac, il se dirigea vers les sac et valises. Il avait bien besoin d'une nouvelle valise pour ses trajets entre son appartement et Poudlard. A moins de tenir à faire le trajet bien plus souvent que nécessaire, ce qui n'était pas son cas. Il en était donc à examiner une valise sans-fond de bonne facture lorsqu'un visage accrocha son regard. Une femme aux cheveux châtain mi-long et aux yeux bleus dont les traits ne lui étaient pas étranger. Il réfléchit un instant avant de la resituer. Elle était professeure à Poudlard. De quoi déjà ? Un des cours qui se tenaient en extérieur assurément, mais il n'avait pas fait l'effort de retenir les noms et matières de chacun de ses collègues. Il n'avait échangé qu'avec peu d'entre eux en fait. Les examens étaient une bonne excuse pour ne pas avoir le temps de papoter. Quoiqu'il en soit, il ne tenait pas à rencontrer une collègue ici, durant ses vacances et s'intéressa donc avec plus d'assiduité à la valise qu'il avait en main. Dès qu'il eu arrêté sont choix et réglé son achat, il quitta la boutique sans un regard en arrière.
Ne souhaitant pas s'encombrer de cet achat trop longtemps, il fit brièvement un saut à son appartement pour y déposer la valise. Lorsqu'il ressorti de l'immeuble, il manqua de ses faire renverser par deux jeunes sorciers dont le visage ne lui était pas totalement inconnu et qui étaient visiblement très pressés de rejoindre leur prochaine destination. Encore des Poudlardien ?! Lorsqu'il reconnu les cheveux châtain non loin des deux garnements, il se renfrogna et pris la direction opposée. Un bon café avec un croissant chaud, voilà ce qu'il lui fallait.
Il pris donc la direction du café Rosier dont il était désormais un habitué. Il avait d'ailleurs sa place de prédilection dans un coin de la salle. Il y pris place, passant commande sans même accorder un regard à la carte qu'il connaissait par coeur avant de déplier un exemplaire de la Gazette acheté en chemin pour consulter les nouvelles du monde sorcier. Quelle déconvenue ce fut lorsque quatre personnes, dont les deux agités qui avaient faillit lui rentrer dedans plus tôt et la professeur aux cheveux châtain, vinrent s'installer à la table voisine. Comment s'appelait elle déjà ? Impossible de s'y retrouver entre les noms des professeurs et des élèves dont il avait été bombardé ces dernières semaines. Léandre croyait au coïncidences, mais croiser la route de cette même collègues pas moins de trois fois en l'espace de quelques courtes heures, cela donnait matière à s'interroger. Contrarié, il abaissa son journal et darda ses yeux noisette sur la professeure.
" Est-ce que vous seriez en train de me suivre ? "
638 mots
Pris sous filature !
En attendant leur commande, les enfants n'hésitent pas à reparler de leur journée. Voir leur entrain est plus qu'apprécié. Jane est sincèrement heureuse de voir ses neveux content de leur escapade. Le contraire aurait été étonnant, d'ailleurs. Quel enfant n'aime pas faire une sortie en famille ? Encore plus quand un parc d'attraction est en jeu ?
Lorsqu'elle était plus jeune, l'anglaise aimait énormément les moments en famille. Les dîners étaient un peu longs et ennuyeux, il faut bien l'admettre. Mais elle appréciait retrouver ses cousins et jouer jusqu'à pas d'heures dans le salon, dans les chambres, dans le jardin, ou toute pièce qui pourrait les accueillir. C'était le bon vieux temps !
Dès que le mot « sortie » ou « ballade » sortait de la bouche d'un adulte, vous pouviez compter sur elle. En moins de deux, elle était déjà habillée et chaussée. Peu importe où ils iraient, juste l'idée de sortir et de prendre l'air la mettait déjà en joie.
« Le serveur arrive ! » souffle Darrel.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! La table se retrouve garnie de boissons chaudes et de viennoiseries. Elles donnent vraiment envie.
« Et bon appétit ! Oh Emmy, si tu n'aimes pas, n'hésite pas à me le dire, on pourra faire échange si tu veux.
— D'accord, merci Auntie1 ! »
La petite blonde remercie sa tante1 et attaque son gâteau. Jane attend patiemment une réaction de sa part. Lorsqu'elle voit ses yeux pétiller, elle comprend aisément qu'elle a fait le bon choix. Fière d'elle, elle imite sa nièce et savoure sa viennoiserie. Soudain, elle entend un homme s'adresser à... elle ? Surprise, elle se retourne pour découvrir un visage familier. Ce n'est pas l'un de ses nouveaux collègues ? Contrairement à Ciara, il ne semble pas très jovial...
« Excusez-moi ? » dit-elle, n'étant pas sûre d'avoir bien saisi. Elle ? Le suivre ? Jamais. Elle profite d'une journée en famille. Pourquoi suivrait-elle un de ses collègues — dont le nom lui échappe encore ? « Je pense qu'il y a un malentendu, Mister. Je ne vous ai jamais suivi. Pour être honnête avec vous, je passe une journée avec ma famille, rien de plus. Je ne m'amuserai jamais à suivre qui que ce soit. »
Elle ne ment pas. C'est la stricte vérité. Et ses accusations sont faites sans trop de discernement, non ? Il n'a pas de preuves qu'elle le suivait. Il ne semble pas être du genre à se rendre dans un parc d'attraction, alors il ne reste que les boutiques. Elle n'aurait plus le droit de faire du lèche-vitrine ? La belle affaire...
« Tu le connais ? » lui demande discrètement son frère.
Pour ne pas offusquer plus que ça le sorcier, Jane fait un signe de main à Darrel, l'air de dire oui et non. Il comprend qu'il s'agit encore d'une connaissance, ou peut-être d'un collègue. Il ne dit rien, mais n'en pense pas moins. Il intime aux enfants de ne pas écouter et de se concentrer sur leur gâteau.
Lorsqu'elle était plus jeune, l'anglaise aimait énormément les moments en famille. Les dîners étaient un peu longs et ennuyeux, il faut bien l'admettre. Mais elle appréciait retrouver ses cousins et jouer jusqu'à pas d'heures dans le salon, dans les chambres, dans le jardin, ou toute pièce qui pourrait les accueillir. C'était le bon vieux temps !
Dès que le mot « sortie » ou « ballade » sortait de la bouche d'un adulte, vous pouviez compter sur elle. En moins de deux, elle était déjà habillée et chaussée. Peu importe où ils iraient, juste l'idée de sortir et de prendre l'air la mettait déjà en joie.
« Le serveur arrive ! » souffle Darrel.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! La table se retrouve garnie de boissons chaudes et de viennoiseries. Elles donnent vraiment envie.
« Et bon appétit ! Oh Emmy, si tu n'aimes pas, n'hésite pas à me le dire, on pourra faire échange si tu veux.
— D'accord, merci Auntie1 ! »
La petite blonde remercie sa tante1 et attaque son gâteau. Jane attend patiemment une réaction de sa part. Lorsqu'elle voit ses yeux pétiller, elle comprend aisément qu'elle a fait le bon choix. Fière d'elle, elle imite sa nièce et savoure sa viennoiserie. Soudain, elle entend un homme s'adresser à... elle ? Surprise, elle se retourne pour découvrir un visage familier. Ce n'est pas l'un de ses nouveaux collègues ? Contrairement à Ciara, il ne semble pas très jovial...
« Excusez-moi ? » dit-elle, n'étant pas sûre d'avoir bien saisi. Elle ? Le suivre ? Jamais. Elle profite d'une journée en famille. Pourquoi suivrait-elle un de ses collègues — dont le nom lui échappe encore ? « Je pense qu'il y a un malentendu, Mister. Je ne vous ai jamais suivi. Pour être honnête avec vous, je passe une journée avec ma famille, rien de plus. Je ne m'amuserai jamais à suivre qui que ce soit. »
Elle ne ment pas. C'est la stricte vérité. Et ses accusations sont faites sans trop de discernement, non ? Il n'a pas de preuves qu'elle le suivait. Il ne semble pas être du genre à se rendre dans un parc d'attraction, alors il ne reste que les boutiques. Elle n'aurait plus le droit de faire du lèche-vitrine ? La belle affaire...
« Tu le connais ? » lui demande discrètement son frère.
Pour ne pas offusquer plus que ça le sorcier, Jane fait un signe de main à Darrel, l'air de dire oui et non. Il comprend qu'il s'agit encore d'une connaissance, ou peut-être d'un collègue. Il ne dit rien, mais n'en pense pas moins. Il intime aux enfants de ne pas écouter et de se concentrer sur leur gâteau.
507 mots
Pris sous filature !
Si la sorcière le suivait bel et bien, alors c'était de manière bien peu discrète ainsi escorté de cette bruyante marmaille. En fait, sans eux, il n'aurait peut-être même pas remarqué qu'ils se trouvaient un peu trop fréquemment dans les mêmes lieux. Godric's Hollow était-il vraiment si petit pour permettre de tomber aussi souvent sur le même groupe de personnes en l'espace de quelques heures ?
" Au quotidien des Sorciers, devant mon appartement, ici maintenant, vous semblez être partout à la fois... "
Si son accent français légèrement trainant ne se chargeait pas d'agressivité, il n'y avait pas moins de la méfiance dans son ton. Une fois, c'était le hasard. Deux fois, une coïncidence. Trois fois, cela devenait suspect. Il l'avait appris à ses dépends. La méfiance de Léandre était réveillée. Il fallait croire qu'il s'était relâché en Grande-Bretagne. Ici, il n'avait que peu de relations en dehors de celles professionnelles et le nom des Montmort n'était pas aussi connu. Ou du moins, pas pour les mêmes raisons puisque sa soeur avait veillé à sa manière à ce que celui-ci jouisse tout de même d'une certaine popularité.
Jeune sang-pur de 31 ans issu d'une bonne famille, il y avait une bonne raison au fait que Léandre ne se soit pas déjà trouvé fiancé ou même marié à un autre bon parti de l'élite de la communauté sorcière. Sur ce point, toutes les règles de conduite d'Hector et Melité Montmort n'y avaient pas suffit. Il s'était montré intraitable. Il nourrissait, depuis sa scolarité à Beauxbâtons, une méfiance presque maladive vis-à-vis de la gente féminine. Et cela ne tenait pas à la torture auditive que pouvait être les gloussements des jeunes sorcières lorsqu'elles s'amassaient en petits groupes. Le terme de gang aurait peut-être été plus approprié dans la mesure où, sous leurs airs innocents, ces petits groupes faisaient preuve de plus de vice que bon nombre de fripouilles notoires. Léandre n'avait pas été le sujet de leurs moqueries, non. Tant sur le plan physique, qu'intellectuel ou de la hiérarchie sorcière, il n'avait guère à envier à qui que ce soit. Mais pour ces mêmes raisons, il n'avait jamais manqué d'attirer aisément l'attention féminine. Celle-ci n'était cependant plaisante que jusqu'à un certain degré. Un degré que certaines avaient largement franchit et qui, encore aujourd'hui, le gardait convaincu qu'il n'y avait rien au monde de plus terrifiant que l'obsession d'une demoiselle.
Cela ne s'était guère calmé en grandissant et les réceptions mondaines sorcières auxquelles il était convié aux même titre que ses grands-parents étaient immanquablement une épreuve consistant à parvenir à se soustraire aux filets de jeunes sorcières en quête d'un époux enviable et à leurs familles tout aussi investies. Son déménagement en Grande-Bretagne lui avait permis de se soustraire à cette pression et il entendait qu'il en reste ainsi.
469
" Au quotidien des Sorciers, devant mon appartement, ici maintenant, vous semblez être partout à la fois... "
Si son accent français légèrement trainant ne se chargeait pas d'agressivité, il n'y avait pas moins de la méfiance dans son ton. Une fois, c'était le hasard. Deux fois, une coïncidence. Trois fois, cela devenait suspect. Il l'avait appris à ses dépends. La méfiance de Léandre était réveillée. Il fallait croire qu'il s'était relâché en Grande-Bretagne. Ici, il n'avait que peu de relations en dehors de celles professionnelles et le nom des Montmort n'était pas aussi connu. Ou du moins, pas pour les mêmes raisons puisque sa soeur avait veillé à sa manière à ce que celui-ci jouisse tout de même d'une certaine popularité.
Jeune sang-pur de 31 ans issu d'une bonne famille, il y avait une bonne raison au fait que Léandre ne se soit pas déjà trouvé fiancé ou même marié à un autre bon parti de l'élite de la communauté sorcière. Sur ce point, toutes les règles de conduite d'Hector et Melité Montmort n'y avaient pas suffit. Il s'était montré intraitable. Il nourrissait, depuis sa scolarité à Beauxbâtons, une méfiance presque maladive vis-à-vis de la gente féminine. Et cela ne tenait pas à la torture auditive que pouvait être les gloussements des jeunes sorcières lorsqu'elles s'amassaient en petits groupes. Le terme de gang aurait peut-être été plus approprié dans la mesure où, sous leurs airs innocents, ces petits groupes faisaient preuve de plus de vice que bon nombre de fripouilles notoires. Léandre n'avait pas été le sujet de leurs moqueries, non. Tant sur le plan physique, qu'intellectuel ou de la hiérarchie sorcière, il n'avait guère à envier à qui que ce soit. Mais pour ces mêmes raisons, il n'avait jamais manqué d'attirer aisément l'attention féminine. Celle-ci n'était cependant plaisante que jusqu'à un certain degré. Un degré que certaines avaient largement franchit et qui, encore aujourd'hui, le gardait convaincu qu'il n'y avait rien au monde de plus terrifiant que l'obsession d'une demoiselle.
Cela ne s'était guère calmé en grandissant et les réceptions mondaines sorcières auxquelles il était convié aux même titre que ses grands-parents étaient immanquablement une épreuve consistant à parvenir à se soustraire aux filets de jeunes sorcières en quête d'un époux enviable et à leurs familles tout aussi investies. Son déménagement en Grande-Bretagne lui avait permis de se soustraire à cette pression et il entendait qu'il en reste ainsi.
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