PNJ Même l'horizon jalouse notre beauté S.B

Dimanche 30 juillet 2051
CHAUDRON BAVEUR


Il lui a donné rendez-vous au Chaudron Baveur par simplicité mais l'idée n'était pas d'y rester. Il voulait se perdre dans les rues de Londres avec lui, marcher en suivant leurs envies, lui attraper la main de temps en temps, l'attirer à lui pour lui éviter de percuter un groupe de passants, le forcer à s'arrêter en plein milieu de la rue, lui attraper le visage et plaquer ses lèvres contre les siennes. Il avait envie de la légèreté des rues londoniennes qui lui donnent souvent l'impression qu'il peut tout faire, que tout peut arriver, qu'il est libre, que le monde entier lui appartient, que sa vie n'est qu'à lui. Pourtant, en quittant son appartement pour rejoindre l'homme qui occupe si joliment ses pensées ces derniers temps, Christopher s'est rendu compte qu'il voulait autre chose. Une envie subite qu'il n'a pas questionné ; il s'est contenté de la suivre. Il a préparé son sac à la va-vite, trépignant d'impatience, et s'est rué vers le lieu de rendez-vous, les veines traversées par un sentiment d'urgence euphorique que ne pouvait expliquer que le bonheur.

À Alice, il a dit la vérité. « Je vais passer la journée en compagnie d'un bel homme et... Oui, je sais, je sais, je ne dirai rien que vous ne voulez savoir, donc je ne dirai rien du tout, tant pis pour vous. » Il l'a laissée avec son violon après l'avoir gratifié d'une grimace joyeuse, habitué à lui dire où il va même si elle n'en a rien à faire.

Désormais, il attend dans la salle du Chaudron Baveur. Avant de changer d'avis sur le programme de la journée, il avait prévu une tenue tout à fait en adéquation avec une balade dans un environnement citadin à cette période de l'année : des chaussures basses, un pantalon en lin, une chemise aux manches courtes semblable avec trop de boutons ouverts, des bracelets en cuir, une chaine autour du cou, du gel pour tenir ses cheveux qu'il laisse pousser au-dessus des oreilles. Christopher jette un regard critique à ses vêtements qui sont beaucoup moins pratiques pour ce qu'il a finalement prévu. Ce n'est pas pour autant qu'il va transplaner pour se changer : il n'a tout simplement pas le temps.

Et d'ailleurs, voilà que l'objet de ses pensées arrive dans la salle. Il est comme les quelques dernières fois où ils se sont vus : diablement beau. Christopher sourit largement et avant même que l'autre n'ait pu le saluer, l'embrasser ou peu importe ce qu'il avait en tête, avant même qu'ils échangent quelques banales formules de politesse ou qu'ils prennent tout simplement le temps de se retrouver après quelques jours sans s'être vus, il lève la main devant lui pour la présenter à l'homme.

« Si monsieur accepte que je le fasse transplaner... »

Christopher éclate de rire, cassant tout à fait l'effet de son ton pompeux. Son regard se fait plus doux.

« Je devais t'emmener dans les rues de Londres mais finalement, j'ai pensé à autre chose. Tu aimes les surprises ? » demande-t-il en désignant du menton sa main tendue entre eux, invitation silencieuse à un transplanage d'escorte.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

PNJ Même l'horizon jalouse notre beauté S.B
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homme d'une trentaine d'année de couleur noire, avec des tresses rapportées dans un chignon, le regard neutre
Sacha Bowers | 34 ans | #604152
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Sacha Bowers
- Lien avec le PJ : Fils de la gérante d'Apothic'Herbes, magasin où Sage travaille
- Lien dans le répertoire : Portolien
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Sacha est une amourette de Christopher et ce RP donne de la profondeur à leur relation et permet à Chris de l'écrire !
« Je sors. »

Je n'ai pas jugé utile d'élaborer quand j'ai lancé cette phrase à Miles et Sage en quittant l'appartement et ils n'ont pas posé de questions non plus, trop occupés à se chamailler sur la prochaine étape de la recette de gratin qu'ils voulaient tenter de préparer cet après-midi. Ils m'ont proposé de participer ; j'ai gentiment décliné. J'ai d'autres choses à faire. D'autres choses bien plus intéressantes à faire. Ou plutôt une personne bien plus intéressante à retrouver.

Mon beau cerf. Ce n'est qu'un simple rendez-vous et pourtant, ils semblent se multiplier depuis notre rencontre à la Fausse Danse. Rencontre est peut-être un bien grand mot d'ailleurs. Redécouverte sied certainement mieux à notre situation. Oui, voilà, une redécouverte. Non pas que Christopher ne m'ait jamais intrigué à Poudlard ; l'occasion se serait-elle présentée, je l'aurais certainement accosté avec un soupçon de l'assurance déballée à la Fausse Danse. Le destin a probablement voulu que je sois plus mature pour que je tombe sur son chemin. Et partager ses lèvres à l'abri des bruits de couloir et des rumeurs d'adolescents est d'un agréable peu comparable.

Je presse le pas quand je vois que j'ai un peu trop tardé à la coloc, reglissant ma montre sous la manche de ma chemise blanche, immaculée et repassée pour être le plus présentable possible aux yeux de Chris. Habiter près du Chemin de Traverse a tendance à constamment me mettre en retard quand je dois m'y rendre — la fameuse confiance en soi mal placée que ma mère me rabâche sans arrêt. Mais je sais aussi que le Chaudron Baveur n'est qu'un point de rencontre ; notre rendez-vous, lui, se déroulera dans les rues de Londres. Là où je pourrai discrètement l'embrasser et admirer ses yeux couleur ébène en faisant glisser mes doigts sur son beau visage dénué d'imperfections.

Finalement, je pénètre dans l'auberge, manquant de trébucher sur mes propres chaussures en cuir à cause de la précipitation, et balaie rapidement la pièce du regard pour trouver l'objet de ma présence ici. Je le reconnais rapidement : séduisant, les tatouages visibles sous sa chemise insolamment ouverte pour parfaire ma vision. Mes lèvres s'étirent naturellement en un sourire alors que je me dirige vers lui et si je veux pencher la tête pour épouser sa bouche avec un peu trop d'enthousiasme, son bras se présente à moi pour m'en empêcher.

« Transplaner ? Qu-, commencé-je, interloqué. »

Bien assez vite, toutefois, son rire radoucit les traits curieux de mon visage et j'adopte le même sourire malicieux que je lui ai déjà glissé tant de fois. Alors, en glissant mes doigts dans les siens, je réponds avec un sourire :

« On peut dire ça. Autrement, je n'aurais certainement pas accepté d'embrasser un homme masqué sous forme de cerf. »

Mon rire résonne, ma main se resserre autour de la sienne et je hausse un sourcil, le défi dans l'âme.

« Je suppose qu'on va rester sur le classique : pas de question tant qu'on n'est pas arrivé à destination ? »

@Christopher Hangoover
614 mots

Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche