Barbe Rose et la trouvaille
PNJ utilisés : Harold Mimosa, Arnold Mimosa et Martin Mimosa

Arnold Mimosa #964e4e

Harold Mimosa #b05e00

Martin Mimosa #630505
Aujourd'hui, Lila dormait chez son cousin. Encore une fois, il s'était embrouillé avec son épouse pour une raison que Lila ignorait. Ils avaient le don de s'embrouiller pour rien, ces deux-là. Franchement, qui s'embrouille autant en si peu de temps ? Bref, Lila était chez son cousin Martin. Pour une fois, elle se retrouvait à dormir chez lui en même temps que les jumeaux.
Martin était parti dans la cuisine pour servir des trucs à grignoter pendant leur soirée. Concrètement, la soirée devait se passer à jouer à des jeux de société. Cependant, chaque fois que Lila se retrouvait quelque part avec les jumeaux, elle finissait forcément par faire tout autre chose que l'idée initiale.
Elle était assise sur le tapis du salon, dans son magnifique pyjama rose avec des licornes dessus. Arnold était assis derrière elle. Il lui tressait les cheveux tout en y accrochant un tas de barrettes. Il avait une fascination pour les cheveux, celui-là. Lila le voyait bien devenir coiffeur, tiens. Elle chantonnait légèrement une chanson tirée d'un film d'animation.
"Someone holds me safe and warm
Horses prance through a silver storm"1
Elle entend Harold descendre les escaliers à toute vitesse et tourne la tête vers lui. Ce geste ne plaît pas à Arnold, qui défait la mèche qu'il venait de tresser pour recommencer. Harold regarde en direction de la cuisine, vérifie que son grand frère ne regarde pas, puis il tend un truc à Lila. Une lettre ?
"J'ai trouvé ça dans les tiroirs de Martin. Je vous jure, c'est croustillant." chuchota-t-il en s'asseyant en face de Lila.
"Pourquoi je lirais les lettres de Martin ? Va remettre ça à sa place."
"C'est une lettre d'amour qu'il a écrite quand il était à Poudlard. Et pour un mec, en plus ! Tu sais, celui avec qui il sortait, qui était beau gosse et tout."
"Mais non ? Montre !"
Arnold se tend vers Harold tout en tenant Lila par les cheveux. Elle a bien envie de lui taper l'arrière de la tête et de lui dire que ça lui fait mal, mais les jumeaux sont déjà en train d'ouvrir la lettre. Lila voit dans son champ de vision Martin revenir avec un plateau plein à craquer de sucre. Il y a quatre grands verres de lait à la rose dessus. Lila ne prévient pas les jumeaux. Tant pis pour eux, ils n'ont qu'à se faire attraper en train de lire le courrier de Martin.
"Voilà vos laits à la rose et les vers frétillants de Mademoiselle, bien sûr" dit le grand roux en s'asseyant à côté de ses frères.
Harold, à l'inverse de ce que Lila pensait, ne cache absolument pas la lettre. À la place, il la tend fièrement à Martin.
"Alors ? C'est quoi cette chasse au trésor "sucré". Tu faisais des chasses au chocolat pour tes amoureux ?"
Martin ouvre grand les yeux et récupère sa lettre d'un geste rapide. Lila s'intéresse uniquement au mot "sucré". Du sucre... Une chasse au trésor, mais avec du chocolat ? Mais Harold aurait simplement dû commencer par là. Lila aurait été la première à lire cette lettre si elle savait dès le départ que ça parlait de sucre. D'ailleurs, elle se jette d'un coup sur Martin pour essayer de lire le contenu de cette lettre. Arnold finit par lâcher les cheveux de sa cousine. Quant au propriétaire de la lettre, il la serre contre lui.
"Vous connaissez ce que c'est la vie privée ? Je devais avoir maximum 14 ans quand j'ai écrit ça. C'est trop la honte."
"Tu as vraiment caché du chocolat quelque part ? Il l'a récupéré le type ? Tu sais que le chocolat ça ne périme pas ? Genre, tu peux grave le trouver aujourd'hui et le gober !"
Martin prend une mine dégoûtée. Si ses souvenirs sont bons, il a écrit cette lettre quand il avait environ quatorze ans, ce qui fait que le chocolat est resté caché plus de dix ans. Elle compte quand même pas se mettre à la recherche d'un chocolat vieux de dix ans, hein ? Martin connaît l'amour de la jeune fille pour le sucre, il ne pensait simplement pas qu'elle était folle au point de vouloir chercher des sucreries enfui, quelque part où il ne se souvient même plus.
"Je sais plus où je l'ai caché moi. Mais je lui ai jamais donné ma lettre. On a rompu avant. Je venais de finir de parsemer tous mes indices et tout. J'étais trop déprimé de me faire larguer, je n'ai pas récupéré mes trésors. En plus, je n'ai pas caché que du chocolat. Y avait plein d'autres trucs. Des bijoux... Du caramel... Oh, il y avait une rose en verre aussi. Enfin, je crois. Je ne sais pas ça fait trop longtemps."
"Du caramel ? Tu sais que le caramel ne vieillit pas non plus ? Si tu ne veux pas refaire ta chasse tant pis. Donne-moi ça, je vais retracer tes indices et trouver tout ce sucre."
Martin recule en tenant la lettre fermement contre lui, Lila se jette sur lui.
"Tout le monde sur Martin pour récupérer la lettre !"
1"Quelqu'un me garde saine et sauve. Les chevaux caracolent à travers une tempête d'argent" Lila chante Once Upon a December du film Anastasia.
Début de la réalisation du gage de la Chocobombe. Promis, le prochain post c'est la rêverie.

Arnold Mimosa #964e4e

Harold Mimosa #b05e00

Martin Mimosa #630505
Le Dimanche 30 juillet 2051, soir
Petite maison de Martin Mimosa
Petite maison de Martin Mimosa
Aujourd'hui, Lila dormait chez son cousin. Encore une fois, il s'était embrouillé avec son épouse pour une raison que Lila ignorait. Ils avaient le don de s'embrouiller pour rien, ces deux-là. Franchement, qui s'embrouille autant en si peu de temps ? Bref, Lila était chez son cousin Martin. Pour une fois, elle se retrouvait à dormir chez lui en même temps que les jumeaux.
Martin était parti dans la cuisine pour servir des trucs à grignoter pendant leur soirée. Concrètement, la soirée devait se passer à jouer à des jeux de société. Cependant, chaque fois que Lila se retrouvait quelque part avec les jumeaux, elle finissait forcément par faire tout autre chose que l'idée initiale.
Elle était assise sur le tapis du salon, dans son magnifique pyjama rose avec des licornes dessus. Arnold était assis derrière elle. Il lui tressait les cheveux tout en y accrochant un tas de barrettes. Il avait une fascination pour les cheveux, celui-là. Lila le voyait bien devenir coiffeur, tiens. Elle chantonnait légèrement une chanson tirée d'un film d'animation.
"Someone holds me safe and warm
Horses prance through a silver storm"1
Elle entend Harold descendre les escaliers à toute vitesse et tourne la tête vers lui. Ce geste ne plaît pas à Arnold, qui défait la mèche qu'il venait de tresser pour recommencer. Harold regarde en direction de la cuisine, vérifie que son grand frère ne regarde pas, puis il tend un truc à Lila. Une lettre ?
"J'ai trouvé ça dans les tiroirs de Martin. Je vous jure, c'est croustillant." chuchota-t-il en s'asseyant en face de Lila.
"Pourquoi je lirais les lettres de Martin ? Va remettre ça à sa place."
"C'est une lettre d'amour qu'il a écrite quand il était à Poudlard. Et pour un mec, en plus ! Tu sais, celui avec qui il sortait, qui était beau gosse et tout."
"Mais non ? Montre !"
Arnold se tend vers Harold tout en tenant Lila par les cheveux. Elle a bien envie de lui taper l'arrière de la tête et de lui dire que ça lui fait mal, mais les jumeaux sont déjà en train d'ouvrir la lettre. Lila voit dans son champ de vision Martin revenir avec un plateau plein à craquer de sucre. Il y a quatre grands verres de lait à la rose dessus. Lila ne prévient pas les jumeaux. Tant pis pour eux, ils n'ont qu'à se faire attraper en train de lire le courrier de Martin.
"Voilà vos laits à la rose et les vers frétillants de Mademoiselle, bien sûr" dit le grand roux en s'asseyant à côté de ses frères.
Harold, à l'inverse de ce que Lila pensait, ne cache absolument pas la lettre. À la place, il la tend fièrement à Martin.
"Alors ? C'est quoi cette chasse au trésor "sucré". Tu faisais des chasses au chocolat pour tes amoureux ?"
Martin ouvre grand les yeux et récupère sa lettre d'un geste rapide. Lila s'intéresse uniquement au mot "sucré". Du sucre... Une chasse au trésor, mais avec du chocolat ? Mais Harold aurait simplement dû commencer par là. Lila aurait été la première à lire cette lettre si elle savait dès le départ que ça parlait de sucre. D'ailleurs, elle se jette d'un coup sur Martin pour essayer de lire le contenu de cette lettre. Arnold finit par lâcher les cheveux de sa cousine. Quant au propriétaire de la lettre, il la serre contre lui.
"Vous connaissez ce que c'est la vie privée ? Je devais avoir maximum 14 ans quand j'ai écrit ça. C'est trop la honte."
"Tu as vraiment caché du chocolat quelque part ? Il l'a récupéré le type ? Tu sais que le chocolat ça ne périme pas ? Genre, tu peux grave le trouver aujourd'hui et le gober !"
Martin prend une mine dégoûtée. Si ses souvenirs sont bons, il a écrit cette lettre quand il avait environ quatorze ans, ce qui fait que le chocolat est resté caché plus de dix ans. Elle compte quand même pas se mettre à la recherche d'un chocolat vieux de dix ans, hein ? Martin connaît l'amour de la jeune fille pour le sucre, il ne pensait simplement pas qu'elle était folle au point de vouloir chercher des sucreries enfui, quelque part où il ne se souvient même plus.
"Je sais plus où je l'ai caché moi. Mais je lui ai jamais donné ma lettre. On a rompu avant. Je venais de finir de parsemer tous mes indices et tout. J'étais trop déprimé de me faire larguer, je n'ai pas récupéré mes trésors. En plus, je n'ai pas caché que du chocolat. Y avait plein d'autres trucs. Des bijoux... Du caramel... Oh, il y avait une rose en verre aussi. Enfin, je crois. Je ne sais pas ça fait trop longtemps."
"Du caramel ? Tu sais que le caramel ne vieillit pas non plus ? Si tu ne veux pas refaire ta chasse tant pis. Donne-moi ça, je vais retracer tes indices et trouver tout ce sucre."
Martin recule en tenant la lettre fermement contre lui, Lila se jette sur lui.
"Tout le monde sur Martin pour récupérer la lettre !"
~~
1"Quelqu'un me garde saine et sauve. Les chevaux caracolent à travers une tempête d'argent" Lila chante Once Upon a December du film Anastasia.
Début de la réalisation du gage de la Chocobombe. Promis, le prochain post c'est la rêverie.
Longue vie au roi Aaron Bagans
Agent Colibri des Grimms.
#ad0c5a pour Lila
Agent Colibri des Grimms.
#ad0c5a pour Lila
Barbe Rose et la trouvaille
Tout ce qui est raconté à la première personne, fait partie d'un rêve. Bonne lecture !
Le 30 juillet 2051, heure inconnue
Au milieu de l'océan.
Le vent soufflait sur mon visage. Je sentais l'odeur de l'océan dans mes narines. Ce mélange d'odeurs qui est en chemin entre celle de l'eau et celle des coraux. Comment pouvais-je sentir toutes ces odeurs ? Je préférais ne pas me poser de questions. Je glissai ma main dans mes cheveux, dégageant mon visage. J'ouvris les yeux pour regarder l'énorme paysage devant moi. L'eau était d'une couleur turquoise comme je n'en avais jamais vu. Je ne voyais aucune île à l'horizon. Dans mes oreilles, j'entendais les oiseaux voler, mes matelots s'accélérer et surtout, cet insupportable perroquet. Citrouille Man quand l'avait nommé. Pourquoi Man pour un perroquet ? C'est par ce que ce perroquet agit comme un homme et parle comme bon lui semble. Pourquoi citrouille ? À cause du roux de son plumage et de son addiction au jus de citrouille.
"Capitaine, ce n'est pas une bonne idée cette chasse au trésor."
Je fermai les yeux, ce perroquet était clairement contre notre expédition. Il s'était plaint plus d'une fois. Mais je tenais à trouver ce trésor sucré. Rien n'empêcherait la grande Pirate Lila d'atteindre son objectif. Je baissai les yeux vers mes matelots. Ils s'agitaient et couraient dans tous les sens. Ils m'avaient promis qu'il savait exactement par où passer pour atteindre l'île que nous cherchions. Mon regard croisa le caramel que tenait l'un d'eux. Je fronçai les sourcils avant de sauter par-dessus les escaliers qui me séparaient du matelot.
"Comment osez-vous toucher à MON caramel ? Vous serez sévèrement puni pour ça. Tigrou. Jette-moi cet individu par-dessus bord."
Quel ton maléfique. Je vois le dénommé Tigrou s'empresser de jeter le pirate par-dessus bord. Quand je m'approche du bord pour le regarder, je le vois soupirer et ouvrir une porte dans l'eau pour aller ailleurs. Tiens, depuis quand il y a des portes sous l'eau ? Je me redresse légèrement et sors ma longue-vue pour observer au loin. Je vois, au loin, de belles sirènes. Deux belles sirènes. Un homme et une femme. Je pense que les sirènes me repèrent, car je les vois se rapprocher. Leur chant est fantastique, j'ai presque envie de les dessiner. Surtout l'homme. La femme, par Merlin, je pourrais sauter pour l'embrasser. Attendez, ai-je pensé à le dessiner ? Pourquoi un pirate se mettrait-il au dessin ? Non, moi, je ne dessine pas. Je chasse des trésors. Je devrais peut-être sauter et essayer de voler la voix de la sirène. Je sens des mains se poser sur mes oreilles. Je tourne la tête pour apercevoir un de mes pirates. Celui qui est identique à Tigrou sans être Tigrou. Comment s'appelait-il déjà ?
"Capitaine, n'écoutez pas les sirènes ! Leurs chants vous envoûtent et vous poussent à rejoindre l'eau. Si vous sautez à l'eau, ils vous entraîneront pour vous noyer !"
Je suis tentée de le remercier tout en m'éloignant du bords. Mon perroquet me devance et remercie le pirate. Il faudrait que je lui apprenne les bonnes manières à celui-là. Surtout quand il est question de me couper la parole. Mais je ne le fais pas. Cette histoire de sirènes m'a donné la chair de poule. Vous savez, ça me rappelle les Kelpys. Ces majestueux chevaux dont il ne faut surtout pas monter sur le dos. Quel dommage, toutes les belles choses sont dangereuses.
"Capitaine ! On aperçoit l'île aux cent Chocogrenouilles !"
Quand je tourne la tête, il y a une énorme île en forme de Chocogrenouilles qui est apparue. Elle n'était pas là avant et elle n'était pas si grande. En fait, on est déjà au niveau de la rive. Quelle étrangeté...
"Jetez l'ancre ! Nous sommes arrivés !"
Mon bateau s'immobilise. Je saute par-dessus bord et mes lourdes bottes atterrissent sur le sable. Mon perroquet se cache les yeux entre ses ailes. Il a eu l'air d'avoir peur de cette petite chute. Mes pirates me rejoignent, l'un d'eux me donne mon sabre. Dès que je le prends dans mes mains, il se range tout seul dans son fourreau, accroché à ma ceinture. Comme c'est pratique. Je baisse les yeux vers un gnome. Attendez, y a un gnome trop mignon avec des grosses lunettes devant moi. Il me souhaite la bienvenue sur son île. Il me dit de faire attention. Je le regarde d'un air dubitatif. Attention à quoi ? Je tends la main vers Tigrou qui pose dans mes mains le parchemin sur lequel est inscrit les indices de ma quête. Il est clairement inscrit sur la feuille que parmi les cent Chocogrenouilles, une nous guidera jusqu'au prochain indice. Le gnome nous prévient, une nous guidera à notre prochaine quête, les autres exploseront. Exploser ? Il essaie juste de nous faire peur. Je vois un pirate attraper une Chocogrenouilles qui lui explose dans la main. Il se retrouve couvert de chocolat. Bon, il faut trouver la bonne grenouille.
"Vous ne pensez pas que c'est la grenouille-là avec un chapeau haut de forme et des lunettes de soleil et une cigarette dans la bouche ? Je veux dire, c'est la seule qui est fringuée comme ça."
Le gnome se plaint en disant à la grenouille qu'il fallait se fondre dans la masse et ne pas pointer les projecteurs sur elle. La grenouille répond d'une voix très grave qu'elle n'en a rien à faire et sautille en direction d'une grotte. Franchement, ça m'a l'air complètement normal et cette grenouille me semble digne de confiance, donc je la suis. Je fais bien, par ce qu'elle n'explose pas. Elle nous amène jusqu'à une grande pièce avec un énorme dragon qui dort. Un dragon qui dort. Il faut passer dans le réveiller ? C'est quoi l'indice pour ce lieu. On se tourne tous vers la Chocogrenouille. Elle nous répond de la même voix grave qu'elle a oubliée l'indice chez sa meuf. Je soupire. J'analyse le dragon, il ne doit pas parler lui, ça ne parle pas un dragon. Mais faut bien qu'on l'interroge pour notre quête non ?
Le dragon ouvre les yeux, pendant que je fourre un caramel dans ma bouche. Il y a un concours de regard entre lui et le perroquet. Il finit par lever sa queue sous laquelle dormait une petite fée. Oh, trop mignon, il protégeait une fée. En plus, c'est ce qu'il me manquait. Que serait une bonne histoire de pirates sans une jolie fée ? La fée nous explique que notre coffre se trouve dans la grotte voisine et que la chocogrenouilles s'est trompé. Elle appelle mon perroquet à boire du jus de citrouille avec elle. Je refuse cependant, je dis que j'en ai besoin. Elle nous conseille de faire attention, car un très grand obstacle nous attend dans la grotte voisine. Plus que le dragon.
"Peut-être qu'on devrait rentrer chez nous ? Il n'est pas trop tard Capitaine."
Quel perroquet peureux ! Moi, je n'ai pas peur. Je m'avance joyeusement vers la grotte voisine. Je sautille. Puis je vois la bête que je dois combattre et je me fige. Une ... Une ... Une chauve-souris ! Par la barbe de Merlin. Elle est posée sur le coffre. Impossible de l'ouvrir sans la faire fuir. Je dégaine mon sabre et la menace. Mais les chauves-souris sont aveugles, donc elle ne me voit pas la menacer. Zut. Je plonge ma main dans ma poche et en sort un caramel. Je regarde la chauve-souris puis le caramel et lui jette dessus. Elle grogne et s'envole ailleurs. C'était terriblement simple. Je m'approche du coffre et l'ouvre. En sort un énorme caramel géant. Il a des bras, des yeux, un énorme sourire.
"Bravo voyageurs ! Vous m'avez trouvé ! Je suis Entoine le caramel, je réalise les vœux des gens qui passe par cette cave et vous m'..."
Je ne le laisse pas finir que je me jette dessus pour le mordre. Un gros croc dans la tête. Puis ... Ensuite ...
"Lila ! Je ne suis pas un chocolat vieux de dix ans. Lâche-moi la jambe !"
Lila était accrochée à la jambe de Martin, en train de le mordre. Elle le lâche et regarde autour d'elle. Quel drôle de rêve ! Elle doit mener cette chasse au sucre en vrai, sous risque de refaire continuellement des rêves étranges à base de chasse au sucre et de piraterie. Elle passa sa main dans ses cheveux puis attrape la lettre que Martin avait laissé traîner sur la table de chevet. Quelle erreur.
"Eh, reviens ici ! Tu n'iras nulle part avec ça, je te préviens !"
"Viens le chercher si tu le peux !"
Elle sort dans la rue avec ses pantoufles et ses cheveux décoiffés, Martin dans les pattes.
Voilà pour ma réalisation de ce gage de rêverie pour un trésor sucré.
Sachez que je me suis amusée à cacher un tas de référence à la pop culture et à la vie de Lila. Je suis vraiment partie sur du surréalisme et de l'absurde totale. J'espère que vous aurez au minimum bien ri, et au maximum compris l'amour de Lila pour le sucre.
Le 30 juillet 2051, heure inconnue
Au milieu de l'océan.
Le vent soufflait sur mon visage. Je sentais l'odeur de l'océan dans mes narines. Ce mélange d'odeurs qui est en chemin entre celle de l'eau et celle des coraux. Comment pouvais-je sentir toutes ces odeurs ? Je préférais ne pas me poser de questions. Je glissai ma main dans mes cheveux, dégageant mon visage. J'ouvris les yeux pour regarder l'énorme paysage devant moi. L'eau était d'une couleur turquoise comme je n'en avais jamais vu. Je ne voyais aucune île à l'horizon. Dans mes oreilles, j'entendais les oiseaux voler, mes matelots s'accélérer et surtout, cet insupportable perroquet. Citrouille Man quand l'avait nommé. Pourquoi Man pour un perroquet ? C'est par ce que ce perroquet agit comme un homme et parle comme bon lui semble. Pourquoi citrouille ? À cause du roux de son plumage et de son addiction au jus de citrouille.
"Capitaine, ce n'est pas une bonne idée cette chasse au trésor."
Je fermai les yeux, ce perroquet était clairement contre notre expédition. Il s'était plaint plus d'une fois. Mais je tenais à trouver ce trésor sucré. Rien n'empêcherait la grande Pirate Lila d'atteindre son objectif. Je baissai les yeux vers mes matelots. Ils s'agitaient et couraient dans tous les sens. Ils m'avaient promis qu'il savait exactement par où passer pour atteindre l'île que nous cherchions. Mon regard croisa le caramel que tenait l'un d'eux. Je fronçai les sourcils avant de sauter par-dessus les escaliers qui me séparaient du matelot.
"Comment osez-vous toucher à MON caramel ? Vous serez sévèrement puni pour ça. Tigrou. Jette-moi cet individu par-dessus bord."
Quel ton maléfique. Je vois le dénommé Tigrou s'empresser de jeter le pirate par-dessus bord. Quand je m'approche du bord pour le regarder, je le vois soupirer et ouvrir une porte dans l'eau pour aller ailleurs. Tiens, depuis quand il y a des portes sous l'eau ? Je me redresse légèrement et sors ma longue-vue pour observer au loin. Je vois, au loin, de belles sirènes. Deux belles sirènes. Un homme et une femme. Je pense que les sirènes me repèrent, car je les vois se rapprocher. Leur chant est fantastique, j'ai presque envie de les dessiner. Surtout l'homme. La femme, par Merlin, je pourrais sauter pour l'embrasser. Attendez, ai-je pensé à le dessiner ? Pourquoi un pirate se mettrait-il au dessin ? Non, moi, je ne dessine pas. Je chasse des trésors. Je devrais peut-être sauter et essayer de voler la voix de la sirène. Je sens des mains se poser sur mes oreilles. Je tourne la tête pour apercevoir un de mes pirates. Celui qui est identique à Tigrou sans être Tigrou. Comment s'appelait-il déjà ?
"Capitaine, n'écoutez pas les sirènes ! Leurs chants vous envoûtent et vous poussent à rejoindre l'eau. Si vous sautez à l'eau, ils vous entraîneront pour vous noyer !"
Je suis tentée de le remercier tout en m'éloignant du bords. Mon perroquet me devance et remercie le pirate. Il faudrait que je lui apprenne les bonnes manières à celui-là. Surtout quand il est question de me couper la parole. Mais je ne le fais pas. Cette histoire de sirènes m'a donné la chair de poule. Vous savez, ça me rappelle les Kelpys. Ces majestueux chevaux dont il ne faut surtout pas monter sur le dos. Quel dommage, toutes les belles choses sont dangereuses.
"Capitaine ! On aperçoit l'île aux cent Chocogrenouilles !"
Quand je tourne la tête, il y a une énorme île en forme de Chocogrenouilles qui est apparue. Elle n'était pas là avant et elle n'était pas si grande. En fait, on est déjà au niveau de la rive. Quelle étrangeté...
"Jetez l'ancre ! Nous sommes arrivés !"
Mon bateau s'immobilise. Je saute par-dessus bord et mes lourdes bottes atterrissent sur le sable. Mon perroquet se cache les yeux entre ses ailes. Il a eu l'air d'avoir peur de cette petite chute. Mes pirates me rejoignent, l'un d'eux me donne mon sabre. Dès que je le prends dans mes mains, il se range tout seul dans son fourreau, accroché à ma ceinture. Comme c'est pratique. Je baisse les yeux vers un gnome. Attendez, y a un gnome trop mignon avec des grosses lunettes devant moi. Il me souhaite la bienvenue sur son île. Il me dit de faire attention. Je le regarde d'un air dubitatif. Attention à quoi ? Je tends la main vers Tigrou qui pose dans mes mains le parchemin sur lequel est inscrit les indices de ma quête. Il est clairement inscrit sur la feuille que parmi les cent Chocogrenouilles, une nous guidera jusqu'au prochain indice. Le gnome nous prévient, une nous guidera à notre prochaine quête, les autres exploseront. Exploser ? Il essaie juste de nous faire peur. Je vois un pirate attraper une Chocogrenouilles qui lui explose dans la main. Il se retrouve couvert de chocolat. Bon, il faut trouver la bonne grenouille.
"Vous ne pensez pas que c'est la grenouille-là avec un chapeau haut de forme et des lunettes de soleil et une cigarette dans la bouche ? Je veux dire, c'est la seule qui est fringuée comme ça."
Le gnome se plaint en disant à la grenouille qu'il fallait se fondre dans la masse et ne pas pointer les projecteurs sur elle. La grenouille répond d'une voix très grave qu'elle n'en a rien à faire et sautille en direction d'une grotte. Franchement, ça m'a l'air complètement normal et cette grenouille me semble digne de confiance, donc je la suis. Je fais bien, par ce qu'elle n'explose pas. Elle nous amène jusqu'à une grande pièce avec un énorme dragon qui dort. Un dragon qui dort. Il faut passer dans le réveiller ? C'est quoi l'indice pour ce lieu. On se tourne tous vers la Chocogrenouille. Elle nous répond de la même voix grave qu'elle a oubliée l'indice chez sa meuf. Je soupire. J'analyse le dragon, il ne doit pas parler lui, ça ne parle pas un dragon. Mais faut bien qu'on l'interroge pour notre quête non ?
Le dragon ouvre les yeux, pendant que je fourre un caramel dans ma bouche. Il y a un concours de regard entre lui et le perroquet. Il finit par lever sa queue sous laquelle dormait une petite fée. Oh, trop mignon, il protégeait une fée. En plus, c'est ce qu'il me manquait. Que serait une bonne histoire de pirates sans une jolie fée ? La fée nous explique que notre coffre se trouve dans la grotte voisine et que la chocogrenouilles s'est trompé. Elle appelle mon perroquet à boire du jus de citrouille avec elle. Je refuse cependant, je dis que j'en ai besoin. Elle nous conseille de faire attention, car un très grand obstacle nous attend dans la grotte voisine. Plus que le dragon.
"Peut-être qu'on devrait rentrer chez nous ? Il n'est pas trop tard Capitaine."
Quel perroquet peureux ! Moi, je n'ai pas peur. Je m'avance joyeusement vers la grotte voisine. Je sautille. Puis je vois la bête que je dois combattre et je me fige. Une ... Une ... Une chauve-souris ! Par la barbe de Merlin. Elle est posée sur le coffre. Impossible de l'ouvrir sans la faire fuir. Je dégaine mon sabre et la menace. Mais les chauves-souris sont aveugles, donc elle ne me voit pas la menacer. Zut. Je plonge ma main dans ma poche et en sort un caramel. Je regarde la chauve-souris puis le caramel et lui jette dessus. Elle grogne et s'envole ailleurs. C'était terriblement simple. Je m'approche du coffre et l'ouvre. En sort un énorme caramel géant. Il a des bras, des yeux, un énorme sourire.
"Bravo voyageurs ! Vous m'avez trouvé ! Je suis Entoine le caramel, je réalise les vœux des gens qui passe par cette cave et vous m'..."
Je ne le laisse pas finir que je me jette dessus pour le mordre. Un gros croc dans la tête. Puis ... Ensuite ...
"Lila ! Je ne suis pas un chocolat vieux de dix ans. Lâche-moi la jambe !"
Lila était accrochée à la jambe de Martin, en train de le mordre. Elle le lâche et regarde autour d'elle. Quel drôle de rêve ! Elle doit mener cette chasse au sucre en vrai, sous risque de refaire continuellement des rêves étranges à base de chasse au sucre et de piraterie. Elle passa sa main dans ses cheveux puis attrape la lettre que Martin avait laissé traîner sur la table de chevet. Quelle erreur.
"Eh, reviens ici ! Tu n'iras nulle part avec ça, je te préviens !"
"Viens le chercher si tu le peux !"
Elle sort dans la rue avec ses pantoufles et ses cheveux décoiffés, Martin dans les pattes.
~~
Voilà pour ma réalisation de ce gage de rêverie pour un trésor sucré.
Longue vie au roi Aaron Bagans
Agent Colibri des Grimms.
#ad0c5a pour Lila
Agent Colibri des Grimms.
#ad0c5a pour Lila