Nos âmes familières du chagrin
Ce RP active le PNJ Aurélia Colville et Ivanovna.
Il trouve son origine en Angleterre mais la suite est premièrement asiatique, d'où sa localisation ici. il fait partie d'un puzzle éparpillé donnant son sens à un ensemble témoignant des mystères de nos vies. L'Histoire commence le 3 Octobre 2051.
Il trouve son origine en Angleterre mais la suite est premièrement asiatique, d'où sa localisation ici. il fait partie d'un puzzle éparpillé donnant son sens à un ensemble témoignant des mystères de nos vies. L'Histoire commence le 3 Octobre 2051.
En lisant ce hibou, Ivanovna comprend bien des choses. Pourtant ce n’est que la continuité d’un sillon que la vie a tracé pour elle depuis plusieurs mois. L’injonction d’Aurélia ne la dérange pas. Son caractère presque incontournable n’occupe pas l’esprit de la sorcière. Il faut aider ? A la demande de sa rivale ? Et alors… Ce n’est pas cela qui la gêne. Elle s’est magistralement méprise concernant Aurélia. Il était logique de voir en elle une fille superficielle, gangrénée par son statut social de haut rang. Pourtant c’est tout l’inverse. Le monde sorcier est fait de bien des strates mais il lui apparaît d’un coup que figer les gens en fonction d’elles est une erreur. En guise de cadeau empoisonné, Aurélia lui confie de facto très exactement ce dont elle avait besoin pour trouver un sens à sa vie. Une réalité palpable et non des effluves, des réussites fictives. C’est une libération, d’un coup la jeune femme se sent délestée de toutes les réalités factices de son monde. Les études, un travail épanouissant bien qu'exigeant tout de vous… même sa vie intime apparaît subitement dans sa vacuité. Seule ou en couple… et alors…
En sortant du dispensaire quelques jours auparavant, elle avait éprouvé une sensation de malaise. Celle-ci s’est décalée, désormais il porte bien son nom, le refuge. C’est elle qui incarne le mal, elle n’a pas su voir Aurélia avant ce jour. Pour elle, ce n’était que celle qui la privait de lui. Une fois encore elle a tout faux. Et l’ennemie se permet, suprême humiliation, de lui donner les moyens de s’absoudre. Mieux encore, trouver le sens de sa vie, le sens réel. Faire le bien, ni plus ni moins, le temps d’un instant, d’une visite à un enfant condamné. Elle ne sait rien de tout cela, ne possède aucune des manières de bien faire. Elle apprendra.
En sortant du dispensaire quelques jours auparavant, elle avait éprouvé une sensation de malaise. Celle-ci s’est décalée, désormais il porte bien son nom, le refuge. C’est elle qui incarne le mal, elle n’a pas su voir Aurélia avant ce jour. Pour elle, ce n’était que celle qui la privait de lui. Une fois encore elle a tout faux. Et l’ennemie se permet, suprême humiliation, de lui donner les moyens de s’absoudre. Mieux encore, trouver le sens de sa vie, le sens réel. Faire le bien, ni plus ni moins, le temps d’un instant, d’une visite à un enfant condamné. Elle ne sait rien de tout cela, ne possède aucune des manières de bien faire. Elle apprendra.
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 7 oct. 2026, 13:45, modifié 3 fois.
Nos âmes familières du chagrin
Le hibou a été rédigé la nuit même où elle a reçu celui d’Aurélia. Mais il n’est pas parti avant le petit jour. Et rien n’indique que la destinataire l’ait reçu avant son départ. Ivanovna n’en a pas fait un objectif mais elle se demande où l’animal chargé de sa missive ira. Aurélia semble vouloir viser plus loin encore qu’une destination d’exil. Cela ressemble à un départ définitif, du moins un départ sans retour prévu pour l’instant. Tout indique qu’elle pense ne jamais revenir mais Ivanovna est bien placée pour savoir que ce genre d’intentions se heurte à la réalité. Un projet voyant loin peut être stoppé net. Et une pulsion amenée à durer des années.
Dans tous les cas il fallait lui répondre. Des mots écrits, posés sur le lit, écrits pour elle.
Les jours suivants sont très occupés mais elle réserve son dimanche pour aller à la rencontre de cet enfant dont au final elle ne sait rien en l’état. Elle décide de ne pas questionner Gordon. Globalement, il lui semble mieux de ne rien dire à personne, après tout, c’est son affaire à elle. Une seule chose lui semble claire, Ivanovna devrait éviter de s’attacher, puisque de toute façon c’est en pure perte. Ne rien montrer sera possible. Reste le dedans.


