Les héros qui n'ont pas de statue
Matthew avait commencé son après-midi avec une intention parfaitement raisonnable : terminer son devoir d'histoire de la magie avant le dîner. Il était même arrivé à la bibliothèque avec son manuel, sa plume et assez de parchemin pour ne pas avoir à retourner au dortoir en chercher. Ce qui, à ses yeux, ressemblait beaucoup à une organisation irréprochable.✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« J'avais une question toute simple. Maintenant, j'en ai douze. »
Octobre 2051 · 16 h 35 · Bibliothèque
Deuxième année · avec @Alaric Blackwood
Une demi-heure plus tard, le devoir avait avancé de trois lignes.
En revanche, une question autrement plus importante occupait désormais toute une feuille.
« QUI EST LE SORCIER LE PLUS COURAGEUX DE L’HISTOIRE ? »
Matthew avait souligné le titre deux fois. Puis une troisième, parce que deux ne donnaient pas suffisamment l'impression qu'il s'agissait d'une recherche sérieuse. Au-dessous, il avait tracé trois colonnes : « Nom », « Exploit » et « Mais… ». La dernière était déjà la plus remplie.
Godric Gryffondor figurait évidemment parmi les premiers candidats. Matthew avait inscrit son nom avec une certaine satisfaction, avant d'ajouter dans la colonne des objections : « Peut-être que je ne suis pas objectif. » Après tout, il portait les couleurs de sa maison. Un vrai historien devait savoir reconnaître ses faiblesses. Harry Potter avait obtenu une place juste en dessous, accompagnée d'une liste si longue que Matthew avait dû écrire dans les marges. Merlin, lui, avait été ajouté puis entouré d'un point d'interrogation : être célèbre ne prouvait pas automatiquement qu'on avait été courageux.
Il posa sa plume et contempla le désastre.
Le problème, c'était qu'à chaque fois qu'il trouvait un nom, une autre question apparaissait. Fallait-il avoir combattu quelqu'un pour être courageux ? Être terrifié et agir quand même était-il plus admirable que ne pas avoir peur du tout ? Et si quelqu'un avait fait une chose extraordinaire sans jamais la raconter, comment les historiens étaient-ils censés le savoir ?
Il griffonna une quatrième colonne : « Peur ressentie ? » Puis la barra. À moins d'interroger personnellement les intéressés, elle risquait d'être difficile à remplir.
Un soupir lui échappa, un peu plus sonore qu'il ne l'avait prévu. Matthew jeta un coup d'œil prudent autour de lui avant de se pencher sur sa feuille.
— Bon. Je ne peux quand même pas convoquer tous les morts pour leur poser la question.
Il le murmura à peine. La bibliothécaire avait probablement un avis assez tranché sur l'organisation d'un débat avec plusieurs siècles de sorciers décédés entre les rayonnages.
Son regard revint sur une illustration dans l'un des livres ouverts. Le personnage représenté prenait une pose glorieuse, baguette levée, cape au vent. Matthew fronça légèrement le nez. C'était un beau portrait, certes. Mais cela ne disait rien des gens qui avaient peut-être aidé ce sorcier, ni de ceux qui n'avaient jamais eu droit à leur propre page.
Il nota, sous son tableau : « Les livres racontent-ils toujours les bonnes personnes ? »
Cette fois, il resta immobile quelques secondes. La question lui plaisait. Elle était peut-être même meilleure que la première.
Restait un petit problème : pour faire un débat, il fallait au moins deux personnes. Et les livres, malgré leurs nombreuses qualités, avaient la fâcheuse habitude de ne pas répondre lorsqu'on leur demandait de défendre leur point de vue.
Matthew releva la tête. Non loin de sa table, un autre élève se trouvait à portée de voix. Il hésita un instant, juste le temps de se demander si interrompre quelqu'un dans une bibliothèque pour lui soumettre une question sans réponse était une excellente manière de faire connaissance. Sa curiosité l'emporta assez facilement.
— Excuse-moi… Tu t'y connais un peu en histoire de la magie ?
Il retourna son parchemin pour que le titre soit lisible depuis l'autre côté de la table, puis ajouta avec un sérieux qui contrastait avec les ratures couvrant la page :
— Parce que j'essaie de trouver le sorcier le plus courageux de toute l'histoire, et j'ai l'impression que les livres ne sont pas très honnêtes sur la question. Tu aurais un candidat ? Je promets de ne pas le critiquer avant d'avoir entendu tes arguments.
Il marqua une courte pause.
— Enfin, je vais essayer.
✎ ── 681 mots, @Alaric Blackwood
Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338
Les héros qui n'ont pas de statue
Si Alaric était dans la bibliothèque, c'était pour deux raisons. D'abord, parce que son spot initial pour travailler depuis le début de l'année, était... Infesté de mauvaises ondes. En fait, depuis sa bagarre avec Summer, il avait du mal à y remettre les pieds sans penser à elle ou à la raison pour laquelle elle était là... Elam. Donc, il avait décidé que désormais il allait rester en intérieur, caché de tous, et la bibliothèque semblait être l'endroit idéal pour ne pas les croiser, l'un comme l'autre... N'est-ce pas?
La deuxième raison de sa présence ici était un premier devoir de botanique sur lequel il avait bien trop de mal pour ne pas avoir l'obligeance d'ouvrir plusieurs manuels sur une table et prendre des notes sur des tas de brouillons. Il avait vraiment du mal, avec cette matière, et l'année venait à peine de commencer. Il aurait bien demandé de l'aide à Elam si... Peu importe, il était ici pour travailler, pas pour penser à lui. Il était donc assit depuis une heure, maintenant, à prendre des notes et à contempler son devoir... Blanc.
La voix qui le sortit définitivement de ses pensées et de sa concentration quasi-optimale le soulagea presque. Presque. Il était ravi d'avoir un instant de répit, mais ça voulait dire parler avec quelqu'un, et ça, il n'en avait pas l'énergie... Sauf si c'était pour montrer ses connaissances en histoire de la magie. Et là, c'était l'occasion. Il hocha la tête avant de la relever vers la feuille raturée de l'autre élève en plissant les yeux. Bon, ça avait l'air intéressant. Enfin, évidemment que ça l'était, c'était de l'histoire de la magie.
Il écouta ensuite la question du Gryffondor et fronça les sourcils en réfléchissant. Les manuels disaient presque toujours la vérité. Presque. Ils restaient écrit pour les vainqueurs, mais ils n'étaient pas moins vrais. Et puis, d'abord, c'était quoi le courage? C'était accomplir de grandes choses? Ou c'était avoir osé faire ce que personne n'aurait fait avant? Et alors, il y avait un grand nombre de candidats. Mais, comment ne pas commencer avec le classique Godric Gryffondor? La maison qu'il avait créé à Poudlard était basée sur ses qualités, comme le courage.
- Je suis le meilleur en Histoire de la magie. Et je peux t'assurer qu'à côté de la définition du courage, tu peux trouver l'image de Godric Gryffondor. Pas besoin de chercher bien loin, même si j'imagine que comme tu ne te fies pas à tes manuels, tu aurais voulu quelqu'un de moins... Evident?
Alaric soupira avant de réfléchir un instant en faisant défiler les grandes figures sorcières qu'il connaissait, tout en cherchant sa définition du courage. Le courage, c'était d'avoir tenter quelque chose tout en connaissant les potentielles conséquences de cet acte. Le courage, c'était affronter son meilleur ami pour... Oh. Il savait. Soudain, il avait une illumination.
- Le courage, c'est agir pour le bien même si c'est devoir te faire souffrir. On pourrait parler alors d'Albus Dumbledore qui a dû combattre Grindelwald pour protéger les sorciers alors qu'ils... Enfin, ils étaient am...is. Amis. Meilleurs amis. Sûrement.
Pour ne pas dire amant, mais bon... Il l'aimait beaucoup et il l'a combattu, c'est ça, le courage, n'est-ce pas?
- Il a choisi de protéger le monde en battant l'une des personnes qui lui était le plus cher au monde. C'est ça, pour moi, le courage.
La deuxième raison de sa présence ici était un premier devoir de botanique sur lequel il avait bien trop de mal pour ne pas avoir l'obligeance d'ouvrir plusieurs manuels sur une table et prendre des notes sur des tas de brouillons. Il avait vraiment du mal, avec cette matière, et l'année venait à peine de commencer. Il aurait bien demandé de l'aide à Elam si... Peu importe, il était ici pour travailler, pas pour penser à lui. Il était donc assit depuis une heure, maintenant, à prendre des notes et à contempler son devoir... Blanc.
La voix qui le sortit définitivement de ses pensées et de sa concentration quasi-optimale le soulagea presque. Presque. Il était ravi d'avoir un instant de répit, mais ça voulait dire parler avec quelqu'un, et ça, il n'en avait pas l'énergie... Sauf si c'était pour montrer ses connaissances en histoire de la magie. Et là, c'était l'occasion. Il hocha la tête avant de la relever vers la feuille raturée de l'autre élève en plissant les yeux. Bon, ça avait l'air intéressant. Enfin, évidemment que ça l'était, c'était de l'histoire de la magie.
Il écouta ensuite la question du Gryffondor et fronça les sourcils en réfléchissant. Les manuels disaient presque toujours la vérité. Presque. Ils restaient écrit pour les vainqueurs, mais ils n'étaient pas moins vrais. Et puis, d'abord, c'était quoi le courage? C'était accomplir de grandes choses? Ou c'était avoir osé faire ce que personne n'aurait fait avant? Et alors, il y avait un grand nombre de candidats. Mais, comment ne pas commencer avec le classique Godric Gryffondor? La maison qu'il avait créé à Poudlard était basée sur ses qualités, comme le courage.
- Je suis le meilleur en Histoire de la magie. Et je peux t'assurer qu'à côté de la définition du courage, tu peux trouver l'image de Godric Gryffondor. Pas besoin de chercher bien loin, même si j'imagine que comme tu ne te fies pas à tes manuels, tu aurais voulu quelqu'un de moins... Evident?
Alaric soupira avant de réfléchir un instant en faisant défiler les grandes figures sorcières qu'il connaissait, tout en cherchant sa définition du courage. Le courage, c'était d'avoir tenter quelque chose tout en connaissant les potentielles conséquences de cet acte. Le courage, c'était affronter son meilleur ami pour... Oh. Il savait. Soudain, il avait une illumination.
- Le courage, c'est agir pour le bien même si c'est devoir te faire souffrir. On pourrait parler alors d'Albus Dumbledore qui a dû combattre Grindelwald pour protéger les sorciers alors qu'ils... Enfin, ils étaient am...is. Amis. Meilleurs amis. Sûrement.
Pour ne pas dire amant, mais bon... Il l'aimait beaucoup et il l'a combattu, c'est ça, le courage, n'est-ce pas?
- Il a choisi de protéger le monde en battant l'une des personnes qui lui était le plus cher au monde. C'est ça, pour moi, le courage.
565 mots
Et voilà pour moi @Matthew Stevens! dis-moi si il y a quelque chose que je dois changer
@Summer Jenkins et @Elam Thomais
Et voilà pour moi @Matthew Stevens! dis-moi si il y a quelque chose que je dois changer
@Summer Jenkins et @Elam Thomais
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Les héros qui n'ont pas de statue
Matthew avait ouvert la bouche pour préciser qu'il cherchait simplement quelqu'un qui s'y connaissait un peu en histoire. Mais « le meilleur », c'était encore mieux. Il jeta un regard appréciateur à son interlocuteur, comme s'il venait de dénicher, entre deux rayonnages, une encyclopédie capable de lui répondre.
La première proposition le fit sourire. Évidemment. Il tourna aussitôt sa feuille pour montrer le nom de Godric Gryffondor, inscrit tout en haut, avec trois petites étoiles à côté. Elles n'avaient aucune valeur scientifique, mais Matthew trouvait qu'elles amélioraient considérablement la présentation.
— Il est déjà premier ! Mais si je le choisis, on va dire que c'est parce que je suis à Gryffondor. Et puis, c'est presque de la triche : si on fonde une maison sur le courage, on a intérêt à être courageux soi-même, non ?
Il s'apprêtait à défendre l'une de ses nombreuses objections quand l'autre élève proposa Dumbledore. Cette fois, Matthew se tut pour de bon. Il connaissait l'histoire du duel contre Grindelwald, bien sûr, mais il n'avait pas pensé à l'envisager sous cet angle. Jusqu'ici, il s'était surtout demandé qui avait affronté le danger le plus impressionnant. Il n'avait pas songé à ce qu'on pouvait perdre en faisant le bon choix.
Il remarqua une curieuse hésitation au milieu du mot « amis », sans y accorder davantage d'importance. Ce qui l'intéressait, c'était la fin de la réponse.
Matthew baissa la tête vers son parchemin et rajouta soigneusement un nom à sa liste. Puis, dans la colonne des exploits, il nota : « A combattu quelqu'un qu'il aimait bien. » Il contempla cette formulation, grimaça et raya « bien ». C'était manifestement insuffisant. Il écrivit à la place : « qui comptait énormément pour lui ».
Lorsqu'il releva les yeux, son enthousiasme avait quelque chose de plus réfléchi.
— Attends. Donc, pour toi, ce qui rend Dumbledore courageux, ce n'est pas seulement qu'il ait gagné. C'est qu'il ait accepté de se battre alors qu'il aurait sûrement préféré ne jamais avoir à le faire ?
Il prit sa plume entre ses doigts, la fit tourner une fois, puis la posa à plat. Une idée venait de s'inviter dans sa tête et refusait déjà d'en repartir.
— Mais alors… s'il avait perdu contre Grindelwald, est-ce que tu le trouverais aussi courageux ?
La question lui paraissait parfaitement sérieuse. Il ajouta néanmoins, avant qu'on puisse croire qu'il cherchait seulement à contredire :
— Parce que moi, je crois que oui. Enfin, je crois. Si on décide qu'il faut gagner pour être un héros, ça veut dire que quelqu'un qui fait exactement la même chose, avec autant de peur et autant de raisons de renoncer, mais qui échoue… ne mérite pas qu'on se souvienne de lui ?
Ses yeux revinrent à son livre ouvert. Des noms, des dates, des victoires. Tout y semblait définitif, comme si l'histoire n'avait conservé que les événements qui avaient bien tourné pour ceux dont on connaissait le nom.
Il poussa sa feuille vers l'autre élève, juste assez pour lui laisser voir la colonne des « Mais… ». Elle débordait maintenant largement sur la marge.
— C'est ça qui m'embête. On connaît les gens qui ont réussi. Mais je parie qu'il y a des tas de sorciers qui ont fait quelque chose de très courageux et dont personne ne sait rien. Même pas leur nom.
Il marqua une pause, puis regarda le devoir et les manuels étalés de l'autre côté de la table. Il était peut-être en train de transformer la pause de quelqu'un d'autre en un travail supplémentaire. Curieusement, cette perspective ne lui semblait pas décourageante.
— Au fait, moi, c'est Matthew. Et toi ? Parce que « le meilleur en histoire de la magie », ça risque d'être un peu long à écrire en haut de ma feuille.
Il tira un second parchemin de son sac, prêt à noter le nom de son nouvel interlocuteur à côté de celui de Dumbledore. Il n'avait toujours pas avancé son devoir. En revanche, son enquête venait manifestement de gagner un spécialiste.
La première proposition le fit sourire. Évidemment. Il tourna aussitôt sa feuille pour montrer le nom de Godric Gryffondor, inscrit tout en haut, avec trois petites étoiles à côté. Elles n'avaient aucune valeur scientifique, mais Matthew trouvait qu'elles amélioraient considérablement la présentation.
— Il est déjà premier ! Mais si je le choisis, on va dire que c'est parce que je suis à Gryffondor. Et puis, c'est presque de la triche : si on fonde une maison sur le courage, on a intérêt à être courageux soi-même, non ?
Il s'apprêtait à défendre l'une de ses nombreuses objections quand l'autre élève proposa Dumbledore. Cette fois, Matthew se tut pour de bon. Il connaissait l'histoire du duel contre Grindelwald, bien sûr, mais il n'avait pas pensé à l'envisager sous cet angle. Jusqu'ici, il s'était surtout demandé qui avait affronté le danger le plus impressionnant. Il n'avait pas songé à ce qu'on pouvait perdre en faisant le bon choix.
Il remarqua une curieuse hésitation au milieu du mot « amis », sans y accorder davantage d'importance. Ce qui l'intéressait, c'était la fin de la réponse.
Matthew baissa la tête vers son parchemin et rajouta soigneusement un nom à sa liste. Puis, dans la colonne des exploits, il nota : « A combattu quelqu'un qu'il aimait bien. » Il contempla cette formulation, grimaça et raya « bien ». C'était manifestement insuffisant. Il écrivit à la place : « qui comptait énormément pour lui ».
Lorsqu'il releva les yeux, son enthousiasme avait quelque chose de plus réfléchi.
— Attends. Donc, pour toi, ce qui rend Dumbledore courageux, ce n'est pas seulement qu'il ait gagné. C'est qu'il ait accepté de se battre alors qu'il aurait sûrement préféré ne jamais avoir à le faire ?
Il prit sa plume entre ses doigts, la fit tourner une fois, puis la posa à plat. Une idée venait de s'inviter dans sa tête et refusait déjà d'en repartir.
— Mais alors… s'il avait perdu contre Grindelwald, est-ce que tu le trouverais aussi courageux ?
La question lui paraissait parfaitement sérieuse. Il ajouta néanmoins, avant qu'on puisse croire qu'il cherchait seulement à contredire :
— Parce que moi, je crois que oui. Enfin, je crois. Si on décide qu'il faut gagner pour être un héros, ça veut dire que quelqu'un qui fait exactement la même chose, avec autant de peur et autant de raisons de renoncer, mais qui échoue… ne mérite pas qu'on se souvienne de lui ?
Ses yeux revinrent à son livre ouvert. Des noms, des dates, des victoires. Tout y semblait définitif, comme si l'histoire n'avait conservé que les événements qui avaient bien tourné pour ceux dont on connaissait le nom.
Il poussa sa feuille vers l'autre élève, juste assez pour lui laisser voir la colonne des « Mais… ». Elle débordait maintenant largement sur la marge.
— C'est ça qui m'embête. On connaît les gens qui ont réussi. Mais je parie qu'il y a des tas de sorciers qui ont fait quelque chose de très courageux et dont personne ne sait rien. Même pas leur nom.
Il marqua une pause, puis regarda le devoir et les manuels étalés de l'autre côté de la table. Il était peut-être en train de transformer la pause de quelqu'un d'autre en un travail supplémentaire. Curieusement, cette perspective ne lui semblait pas décourageante.
— Au fait, moi, c'est Matthew. Et toi ? Parce que « le meilleur en histoire de la magie », ça risque d'être un peu long à écrire en haut de ma feuille.
Il tira un second parchemin de son sac, prêt à noter le nom de son nouvel interlocuteur à côté de celui de Dumbledore. Il n'avait toujours pas avancé son devoir. En revanche, son enquête venait manifestement de gagner un spécialiste.
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Deuxième Année RP
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Les héros qui n'ont pas de statue
Bizarrement, sociabiliser avec ce Gryffondor lui avait semblé être une idée stupide au départ, et... Il n'avait pas vraiment changé d'avis. Il avait bien mieux à faire que de débattre sur quel sorcier était le plus courageux, et puis, il avait de la botanique. Et ça, pour le coup, personne aux alentours allaient l'aider pour la faire... Encore moins un certain Poufsouffle. A cette pensée, il décida finalement d'abandonner la botanique pour la simple bonne raison qu'il n'arrivait plus à regarder les manuels sans penser à Elam, puis releva la tête vers le Gryffondor.
Celui-ci venait déjà de lui poser une question... Encore. Puis une autre. N'avait-il jamais fini avec ses questions? Oh, et puis, peu importe. Si il devait se concentrer là-dessus, il le préférait que sur... D'autres choses. D'abord, le courage, pour lui, était-ce vraiment juste le fait qu'il se soit battu contre une personne qu'il aimait? Et si il avait perdu? Oui, il avait raison... Et si il avait perdu, aurait-il pu être considéré comme quelqu'un de courageux?
- Evidemment! Le courage, ce n'est pas gagner ou perdre. Le courage, c'est battre en sachant que tu vas perdre, en t'y préparant, tout en faisant tout pour gagner. Et se battre contre une personne que tu aimes et quelque chose d'autant plus compliqué, et donc, c'est ce qui te rend encore plus courageux. Car l'ennemi ultime n'est-il pas celui que tu considères le plus?
L'ennemi qui te trahit ne faisait jamais mal, mais l'ami... L'amant... C'était tellement plus dur. C'était une personne à qui tu avais donné ta confiance, à qui tu avais confié tes secrets, donné de l'amour. Le fait qu'elle te trahisse montrait qu'elle ne t'aimait pas autant que tu l'aimais, qu'elle te mentait quand tu ne lui avait jamais fait un coup pareil, qu'elle pouvait même aider ton ennemi quand tu pensais qu'elle le haïssait autant que toi, ou presque. Se battre contre son ami était l'une des choses les plus dure à faire.
Cependant... Il n'était pas d'accord avec le Gryffondor. Car comment pouvait-on penser un seul instant que certains héros n'étaient pas dans les livres? Et puis, non, en fait, le problème n'était pas là. Il confondait le héro et le courage. Certes, un héro ne pouvait pas être un héro sans un minimum de courage, mais une personne courageuse qui échouait n'était pas un héro. Il fallait avoir bien plus que du courage pour être un héro.
- Et pourtant... Il y a tous les héros, là-dedans. Les courageux qui ne réussissent rien ne sont pas des héros. Tu auras beau avoir du courage, si tu te bas pour une cause déjà perdue, alors ton combat n'aura aucun intérêt, et non seulement tu perdras, mais tout ces efforts n'auront servi à rien. Pour être un héro dans un livre d'histoire, il faut avoir du courage et utilise ce courage pour faire quelque chose d'important. C'est ça un héro.
Il soupira avant de retourner totalement sa chaise vers le Gryffondor, et l'observa un peu, quelques instants. Il avait l'air bien trop dynamique, et avait cette espèce de manie d'absolument tout écrire qui commençait à lui être... Légèrement insupportable. Mais bon, déjà, il sortait un nouveau parchemin après lui avoir dit son nom, et Alaric fini par laisser tomber sur le fait qu'il allait prendre des notes tout le long et releva lentement son regard légèrement agacé vers lui.
- Alaric Blackwood le sera toujours moins j'imagine. Tu fais quoi, exactement, un sondage sur qui est le plus grand sorcier du monde?
Celui-ci venait déjà de lui poser une question... Encore. Puis une autre. N'avait-il jamais fini avec ses questions? Oh, et puis, peu importe. Si il devait se concentrer là-dessus, il le préférait que sur... D'autres choses. D'abord, le courage, pour lui, était-ce vraiment juste le fait qu'il se soit battu contre une personne qu'il aimait? Et si il avait perdu? Oui, il avait raison... Et si il avait perdu, aurait-il pu être considéré comme quelqu'un de courageux?
- Evidemment! Le courage, ce n'est pas gagner ou perdre. Le courage, c'est battre en sachant que tu vas perdre, en t'y préparant, tout en faisant tout pour gagner. Et se battre contre une personne que tu aimes et quelque chose d'autant plus compliqué, et donc, c'est ce qui te rend encore plus courageux. Car l'ennemi ultime n'est-il pas celui que tu considères le plus?
L'ennemi qui te trahit ne faisait jamais mal, mais l'ami... L'amant... C'était tellement plus dur. C'était une personne à qui tu avais donné ta confiance, à qui tu avais confié tes secrets, donné de l'amour. Le fait qu'elle te trahisse montrait qu'elle ne t'aimait pas autant que tu l'aimais, qu'elle te mentait quand tu ne lui avait jamais fait un coup pareil, qu'elle pouvait même aider ton ennemi quand tu pensais qu'elle le haïssait autant que toi, ou presque. Se battre contre son ami était l'une des choses les plus dure à faire.
Cependant... Il n'était pas d'accord avec le Gryffondor. Car comment pouvait-on penser un seul instant que certains héros n'étaient pas dans les livres? Et puis, non, en fait, le problème n'était pas là. Il confondait le héro et le courage. Certes, un héro ne pouvait pas être un héro sans un minimum de courage, mais une personne courageuse qui échouait n'était pas un héro. Il fallait avoir bien plus que du courage pour être un héro.
- Et pourtant... Il y a tous les héros, là-dedans. Les courageux qui ne réussissent rien ne sont pas des héros. Tu auras beau avoir du courage, si tu te bas pour une cause déjà perdue, alors ton combat n'aura aucun intérêt, et non seulement tu perdras, mais tout ces efforts n'auront servi à rien. Pour être un héro dans un livre d'histoire, il faut avoir du courage et utilise ce courage pour faire quelque chose d'important. C'est ça un héro.
Il soupira avant de retourner totalement sa chaise vers le Gryffondor, et l'observa un peu, quelques instants. Il avait l'air bien trop dynamique, et avait cette espèce de manie d'absolument tout écrire qui commençait à lui être... Légèrement insupportable. Mais bon, déjà, il sortait un nouveau parchemin après lui avoir dit son nom, et Alaric fini par laisser tomber sur le fait qu'il allait prendre des notes tout le long et releva lentement son regard légèrement agacé vers lui.
- Alaric Blackwood le sera toujours moins j'imagine. Tu fais quoi, exactement, un sondage sur qui est le plus grand sorcier du monde?
591 mots
et voilààààà
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Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Les héros qui n'ont pas de statue
Le nom arrêta net la plume de Matthew. Blackwood. Cette fois, il releva les yeux pour regarder vraiment le garçon en face de lui. Celui qui s'était pris un Cognard pendant le match contre Poufsouffle. Celui dont Gabriel et Sheryl avaient parlé avec tant de mépris.
Alors c'est lui.
Il se souvenait très bien de ce que Gabriel avait raconté ensuite. Des paroles sur les nés-Moldus, d'un pari et d'excuses prononcées devant toute une promotion. Matthew avait trouvé les propos rapportés assez révoltants pour ne pas les oublier. Mais le garçon assis devant lui venait aussi de prendre le temps de lui expliquer pourquoi combattre un ami pouvait demander davantage de courage que vaincre un ennemi. Il ne savait pas encore quoi faire de ces deux images du même élève.
Il baissa les yeux vers son parchemin, sans y inscrire le nom tout de suite.
— Alaric Blackwood. D'accord. Et non, ce n'est pas vraiment un sondage. Pour l'instant, tu es mon premier et unique participant, donc les résultats seraient assez catastrophiques.
Un sourire lui échappa. Il avait remarqué les soupirs d'Alaric et son regard sur les feuilles. Peut-être qu'il lui avait posé une question de trop. Ou quatre. Il ramena vers lui son parchemin pour cesser de l'agiter sous son nez.
— Mais je crois qu'on ne cherche pas exactement la même chose. Toi, tu parles des héros que l'histoire a retenus. Moi, je me demande combien elle en a oubliés.
Il réfléchit à son exemple avant de reprendre, un peu moins vite :
— Imagine un sorcier qui reste derrière pour laisser des gens s'échapper. Il sait qu'il risque d'y rester. Il les sauve, mais personne ne connaît son nom, et les livres racontent seulement que la bataille a été perdue. Ce n'est pas un héros, pour toi ?
Il pencha la tête. Ce n'était pas une question-piège. Il voulait vraiment savoir où Alaric traçait cette limite. Après tout, quelques instants plus tôt, le Serpentard avait lui-même affirmé qu'on pouvait être courageux en sachant qu'on allait perdre. Matthew se demandait ce qui faisait basculer ce courage dans quelque chose qui méritait d'être raconté.
Son regard tomba sur les manuels ouverts devant Alaric. De la botanique, à en juger par les illustrations. Pas vraiment une invitation à débattre pendant des heures.
— Pardon. Je t'ai interrompu en plein travail, et j'ai réussi à transformer une question en conférence. C'est une sorte de talent, mais je ne suis pas sûr qu'il soit très utile.
Il posa enfin sa plume. Il avait encore envie de demander ce qu'Alaric pensait de mille autres choses. Des nés-Moldus, notamment. Mais ce n'était ni une question à lancer au hasard, ni une conversation à entamer sur la seule base de ce qu'on lui avait rapporté.
— Tu peux retourner à ton devoir si tu préfères. Je te promets de ne pas ajouter ton nom à la liste des grandes victimes de mes interrogatoires.
Il hésita, puis désigna les livres d'un mouvement du menton.
— C'est de la botanique, ça ?
Alors c'est lui.
Il se souvenait très bien de ce que Gabriel avait raconté ensuite. Des paroles sur les nés-Moldus, d'un pari et d'excuses prononcées devant toute une promotion. Matthew avait trouvé les propos rapportés assez révoltants pour ne pas les oublier. Mais le garçon assis devant lui venait aussi de prendre le temps de lui expliquer pourquoi combattre un ami pouvait demander davantage de courage que vaincre un ennemi. Il ne savait pas encore quoi faire de ces deux images du même élève.
Il baissa les yeux vers son parchemin, sans y inscrire le nom tout de suite.
— Alaric Blackwood. D'accord. Et non, ce n'est pas vraiment un sondage. Pour l'instant, tu es mon premier et unique participant, donc les résultats seraient assez catastrophiques.
Un sourire lui échappa. Il avait remarqué les soupirs d'Alaric et son regard sur les feuilles. Peut-être qu'il lui avait posé une question de trop. Ou quatre. Il ramena vers lui son parchemin pour cesser de l'agiter sous son nez.
— Mais je crois qu'on ne cherche pas exactement la même chose. Toi, tu parles des héros que l'histoire a retenus. Moi, je me demande combien elle en a oubliés.
Il réfléchit à son exemple avant de reprendre, un peu moins vite :
— Imagine un sorcier qui reste derrière pour laisser des gens s'échapper. Il sait qu'il risque d'y rester. Il les sauve, mais personne ne connaît son nom, et les livres racontent seulement que la bataille a été perdue. Ce n'est pas un héros, pour toi ?
Il pencha la tête. Ce n'était pas une question-piège. Il voulait vraiment savoir où Alaric traçait cette limite. Après tout, quelques instants plus tôt, le Serpentard avait lui-même affirmé qu'on pouvait être courageux en sachant qu'on allait perdre. Matthew se demandait ce qui faisait basculer ce courage dans quelque chose qui méritait d'être raconté.
Son regard tomba sur les manuels ouverts devant Alaric. De la botanique, à en juger par les illustrations. Pas vraiment une invitation à débattre pendant des heures.
— Pardon. Je t'ai interrompu en plein travail, et j'ai réussi à transformer une question en conférence. C'est une sorte de talent, mais je ne suis pas sûr qu'il soit très utile.
Il posa enfin sa plume. Il avait encore envie de demander ce qu'Alaric pensait de mille autres choses. Des nés-Moldus, notamment. Mais ce n'était ni une question à lancer au hasard, ni une conversation à entamer sur la seule base de ce qu'on lui avait rapporté.
— Tu peux retourner à ton devoir si tu préfères. Je te promets de ne pas ajouter ton nom à la liste des grandes victimes de mes interrogatoires.
Il hésita, puis désigna les livres d'un mouvement du menton.
— C'est de la botanique, ça ?
✎ ── 496 mots
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Couleur de dialogue : #7A4338
Les héros qui n'ont pas de statue
Apparemment, son nom lui disait quelque chose, car, dès qu'il l'entendit, le Gryffondor lâcha la plume qu'il tenait depuis toute à l'heure et l'observa un instant. Alaric, légèrement mal à l'aise, fronça les sourcils, légèrement intrigué. Que savait-il à son sujet, exactement? Ce n'était clairement pas le genre de personne à traîner avec Rosie... Alors ça ne devait pas être du bien... Mais était-il plus du style à traîner avec Jenkins, ou Yates? Car, là, il pouvait jouer sur ce qu'il savait sur lui... Encore fallait-il savoir par qui il connaissait son nom...
Il ne releva pas le fait qu'il n'écrivit pas son nom sur son parchemin, et l'écouta reprendre comme si de rien n'était. Il apprendrait de qui il le connaissait à force de lui parler, Stevens ne lui cacherait pas cela très longtemps... Pardon? Venait-il de sous-entendre que ses réponses étaient catastrophiques? A lui? Alaric Blackwood? Certes, en botanique, elles auraient pu l'être, mais pour l'histoire de la magie? Jamais. Il était bien trop bon dans cette matière pour donner des réponses "catastrophiques".
- Catastrophiques? Tu veux dire que je donne des réponses catastrophiques? C'est une matière dans laquelle j'excelle, je ne peux pas avoir de réponses catastrophiques, Stevens.
Alaric leva un sourcil face à sa deuxième intervention. Des héros oubliés? Ça n'existait pas, ça. Le principe du héro, c'était d'être connu. A quoi bon savoir qui étaient les héros oubliés? Si ils étaient oubliés, c'était pour une bonne raison, non? Les Gryffondor n'étaient vraiment pas les plus fins de cette école... Il soupira de nouveau et roula des yeux, comme si ce qu'il venait de dire était la plus grande idiotie qu'il n'avait jamais entendu de sa vie.
- Les héros oubliés n'existent pas, tu sais? Le principe du héro, c'est qu'il n'est pas oublié, parce qu'il a fait quelque chose d'important. Si il n'a rien accomplit d'important pour le bien, alors il n'est pas connu, et ce n'est donc pas un héro. Fin de l'histoire. Je crois que tu te trompes sur ce que tu cherches.
Enfin! Enfin il comprenait qu'il commençait à l'agacer... Ça, non, c'était sûr, ce n'était pas un don, qu'il avait, mais une malédiction. Qu'il aille se trouver des élèves plus sociables... Quoique... Non, en fait, qu'il reste, Alaric avait tout de même envie de savoir par qui il avait entendu son nom... Car il l'avait entendu, pas vrai? Cet air étonné n'était pas apparut sur son visage pour rien. Il le laissa terminer, et déglutit en entendant la question sur la botanique.
- Oh, c'est que de la botanique... Pas que je ne doive pas la travailler, bien entendu, mais... J'imagine que l'histoire de la magie restera toujours plus importante que la botanique.... Du moins, pour moi.
Il soupira avant de finalement se résoudre à relever son regard vers lui, légèrement intrigué. Il pariait qu'il le connaissait par Yates... Après tout, il restait le plus sociable. Et puis, si il le connaissait par Jenkins, ou, pire, Thomais... Il l'aurait insulté sans même en savoir plus.
- Tu as beugué sur mon prénom... Tu me connais?
Il ne releva pas le fait qu'il n'écrivit pas son nom sur son parchemin, et l'écouta reprendre comme si de rien n'était. Il apprendrait de qui il le connaissait à force de lui parler, Stevens ne lui cacherait pas cela très longtemps... Pardon? Venait-il de sous-entendre que ses réponses étaient catastrophiques? A lui? Alaric Blackwood? Certes, en botanique, elles auraient pu l'être, mais pour l'histoire de la magie? Jamais. Il était bien trop bon dans cette matière pour donner des réponses "catastrophiques".
- Catastrophiques? Tu veux dire que je donne des réponses catastrophiques? C'est une matière dans laquelle j'excelle, je ne peux pas avoir de réponses catastrophiques, Stevens.
Alaric leva un sourcil face à sa deuxième intervention. Des héros oubliés? Ça n'existait pas, ça. Le principe du héro, c'était d'être connu. A quoi bon savoir qui étaient les héros oubliés? Si ils étaient oubliés, c'était pour une bonne raison, non? Les Gryffondor n'étaient vraiment pas les plus fins de cette école... Il soupira de nouveau et roula des yeux, comme si ce qu'il venait de dire était la plus grande idiotie qu'il n'avait jamais entendu de sa vie.
- Les héros oubliés n'existent pas, tu sais? Le principe du héro, c'est qu'il n'est pas oublié, parce qu'il a fait quelque chose d'important. Si il n'a rien accomplit d'important pour le bien, alors il n'est pas connu, et ce n'est donc pas un héro. Fin de l'histoire. Je crois que tu te trompes sur ce que tu cherches.
Enfin! Enfin il comprenait qu'il commençait à l'agacer... Ça, non, c'était sûr, ce n'était pas un don, qu'il avait, mais une malédiction. Qu'il aille se trouver des élèves plus sociables... Quoique... Non, en fait, qu'il reste, Alaric avait tout de même envie de savoir par qui il avait entendu son nom... Car il l'avait entendu, pas vrai? Cet air étonné n'était pas apparut sur son visage pour rien. Il le laissa terminer, et déglutit en entendant la question sur la botanique.
- Oh, c'est que de la botanique... Pas que je ne doive pas la travailler, bien entendu, mais... J'imagine que l'histoire de la magie restera toujours plus importante que la botanique.... Du moins, pour moi.
Il soupira avant de finalement se résoudre à relever son regard vers lui, légèrement intrigué. Il pariait qu'il le connaissait par Yates... Après tout, il restait le plus sociable. Et puis, si il le connaissait par Jenkins, ou, pire, Thomais... Il l'aurait insulté sans même en savoir plus.
- Tu as beugué sur mon prénom... Tu me connais?
518 mots

avec mention de @Summer Jenkins, @Gabriel Yates et Elam (mais tu me stalkes, donc pourquoi te mentionner
)
avec mention de @Summer Jenkins, @Gabriel Yates et Elam (mais tu me stalkes, donc pourquoi te mentionner
)Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
Les héros qui n'ont pas de statue
Matthew allait protester car il avait parlé des résultats de son sondage, pas de la qualité des réponses d'Alaric. La différence lui paraissait pourtant assez importante. Mais le Serpentard enchaîna sur les héros oubliés, et Matthew oublia sa défense statistique.
— Attends, tu dis qu'une personne qui sauve des vies n'est pas un héros si personne ne connaît son nom ?
Il désigna les livres ouverts entre eux d'un mouvement de la main.
— Mais les livres ne peuvent pas tout raconter ! Si quelqu'un sauve une famille d'un incendie et qu'aucun historien ne vient l'interroger, ça n'efface pas ce qu'il a fait. Ça veut juste dire que l'historien a raté une bonne histoire.
Il avait encore trois arguments en réserve, dont un qui impliquait une statue et un autre une vieille sorcière imaginaire. Mais la dernière question d'Alaric les balaya tous.
Matthew baissa les yeux vers sa plume. Il n'avait pas prévu que la conversation prendrait ce tournant, mais il fallait reconnaître que sa réaction au nom de Blackwood avait été assez visible. Dans les tribunes, le trente septembre, il avait encouragé ce garçon après son Cognard. Et il se souvenait très bien de la façon dont Gabriel s'était retourné vers lui.
Ah. Donc il l'a remarqué.
Le souvenir des paroles de Gabriel lui revint, plus nettement encore que celui du match. Les nés-Moldus qui n'auraient pas leur place à Poudlard. Le pari. Les excuses qu'Alaric avait dû présenter. Sheryl n'avait pas davantage caché son opinion du Serpentard. C'étaient ses amis, pas deux inconnus venus lui raconter des ragots. Il ne voyait aucune raison de mettre la parole de Gabriel en doute simplement parce qu'Alaric s'y connaissait en histoire de la magie.
Matthew posa sa plume, cette fois pour de bon.
— Je t'ai vu jouer contre Poufsouffle. Et...
Il laissa un instant, hésitant sur ces prochains mots. Son ton n'était plus tout à fait aussi léger, mais il ne cherchait pas non plus à attirer l'attention du reste de la bibliothèque.
— Mes amis m'ont raconté ce que tu lui avais dit l'an dernier. Qu'un né-Moldu n'avait rien à faire à Poudlard et ne pourrait jamais être aussi bon que toi.
Matthew soutint son regard. Il n'avait aucune envie de faire semblant de trouver ça insignifiant pour préserver une conversation jusque-là intéressante.
— Tu as le droit d'aimer ou de ne pas aimer qui que ce soit. Mais dire que quelqu'un n'a pas sa place ici à cause de sa naissance, c'est autre chose. Et je trouve ça grave.
Il regarda un instant les noms de Gryffondor et de Dumbledore sur sa feuille, puis revint à Alaric.
— Tout à l'heure, tu disais que le courage, c'était faire ce qui est juste même quand c'est difficile. Alors j'aimerais savoir une chose, est-ce que tu penses toujours ce que tu avais dit ?
— Attends, tu dis qu'une personne qui sauve des vies n'est pas un héros si personne ne connaît son nom ?
Il désigna les livres ouverts entre eux d'un mouvement de la main.
— Mais les livres ne peuvent pas tout raconter ! Si quelqu'un sauve une famille d'un incendie et qu'aucun historien ne vient l'interroger, ça n'efface pas ce qu'il a fait. Ça veut juste dire que l'historien a raté une bonne histoire.
Il avait encore trois arguments en réserve, dont un qui impliquait une statue et un autre une vieille sorcière imaginaire. Mais la dernière question d'Alaric les balaya tous.
Matthew baissa les yeux vers sa plume. Il n'avait pas prévu que la conversation prendrait ce tournant, mais il fallait reconnaître que sa réaction au nom de Blackwood avait été assez visible. Dans les tribunes, le trente septembre, il avait encouragé ce garçon après son Cognard. Et il se souvenait très bien de la façon dont Gabriel s'était retourné vers lui.
Ah. Donc il l'a remarqué.
Le souvenir des paroles de Gabriel lui revint, plus nettement encore que celui du match. Les nés-Moldus qui n'auraient pas leur place à Poudlard. Le pari. Les excuses qu'Alaric avait dû présenter. Sheryl n'avait pas davantage caché son opinion du Serpentard. C'étaient ses amis, pas deux inconnus venus lui raconter des ragots. Il ne voyait aucune raison de mettre la parole de Gabriel en doute simplement parce qu'Alaric s'y connaissait en histoire de la magie.
Matthew posa sa plume, cette fois pour de bon.
— Je t'ai vu jouer contre Poufsouffle. Et...
Il laissa un instant, hésitant sur ces prochains mots. Son ton n'était plus tout à fait aussi léger, mais il ne cherchait pas non plus à attirer l'attention du reste de la bibliothèque.
— Mes amis m'ont raconté ce que tu lui avais dit l'an dernier. Qu'un né-Moldu n'avait rien à faire à Poudlard et ne pourrait jamais être aussi bon que toi.
Matthew soutint son regard. Il n'avait aucune envie de faire semblant de trouver ça insignifiant pour préserver une conversation jusque-là intéressante.
— Tu as le droit d'aimer ou de ne pas aimer qui que ce soit. Mais dire que quelqu'un n'a pas sa place ici à cause de sa naissance, c'est autre chose. Et je trouve ça grave.
Il regarda un instant les noms de Gryffondor et de Dumbledore sur sa feuille, puis revint à Alaric.
— Tout à l'heure, tu disais que le courage, c'était faire ce qui est juste même quand c'est difficile. Alors j'aimerais savoir une chose, est-ce que tu penses toujours ce que tu avais dit ?
✎ ── 491 mots, @Alaric Blackwood, Pour la mention : @Sheryl Zaun et @Gabriel Yates
Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338