Ancien sorcier
12 déc. 2012, 08:42
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
Samedi après midi et les 14h venaient de sonner. Le temps est horriblement horrible! On pouvait dire qu'il y avait une sorte de tempête de neige qui avait envahi la région en ce mois de Décembre. Pas bon tout ça. De très mauvais goût même. Le château était bondé du fait que personne n'était assez timbré, fou, enfin tout ce que vous voulez, pour fourrer son nez dehors! Mais parler du temps qui était tout à fait capable de faire déprimer Katy Jones, n'était pas propice à la sériosité du moment. Il lui fallait rester concentrée! La Concentration et la Rigueur...deux mots que répétait sans cesse Miss Grayce à ses chers élèves! Et pourtant, il se pouvait que les débutants n'en prennent pas conscience, mais la Professeure avait tout à fait raison! Les Potions c'est pas facile, surtout en 3ème Année.
Assise en tailleur au sol devant sa malle, la jeune Serdaigle étalait tout son matériel de Potions en face d'elle afin de refaire le compte en vérifiant qu'elle n'avait rien oublié pour...Et bien ça, vous verrez bien un plus tard chères lectrices! Le mystère, c'est beau. Murmurant dans sa barbe, approuvant d'un signe de tête appréciateur que tous ses ingrédients s'y trouvaient, Jones prit une valise de petite taille et les ajouta de façon ordonnée pour que tout le matériel reste intact et impeccable. Si la bleue voulait que le résultat de sa p'tite mission soit parfait, alors il fallait commencer par la perfection. Manquait plus que le chaudron.*Mince. Plus de place! Tant pis! Je le prendrais à la main, pensa la jeune bleue.* Son attention dériva alors sur le message qu'elle avait envoyé à Katherine trois jours plus tôt, grâce à sa merveilleuse Xoapof, en espérant qu'elle l'ai reçu. Le souvenir de l'écriture de cette lettre lui revint en mémoire.
- Bonjour Mimi!
Jones tendit l'oreille, mais n'entendit rien. Aucune réponse. Était elle absente pour une fois? On dirait bien que oui. Ne nous gênons pas et crions Alléluia! Katy redoutait que le fantôme les gêne dans la préparation de la Potion, ce qui aurait été impardonnable. Se contenant de sauter de joie, Katy jeta un coup d'œil dans les Toilettes...vraiment vides. Katherine n'était pas encore là. Ahlalala. Si jamais elle avait oublié, elle allait recevoir ..quelques coups de batte! Non non, bien sûr que non aha. Namého. Katy se posa donc dans un coin reculé au fin fond des toilettes et un peu abrité des regards brillants de curiosité. Jones ouvrit doucement la valise et croisa les doigts pour que les bocaux soient encore entiers. Crions de nouveau Alléluia! Vous l'aurez deviné, tout était resté parfait! Perfect, quel connotation... parfaite! Jones aligna les bocaux contenant les différents et multiples ingrédients avant d'y poser les couteaux, les Fioles, les planches en bois, la scie, oui-oui-une-scie, enfin bref, le tout bien stérilisé et tout propre!
Un claquement de porte se fit alors entendre. Katy, les sens en éveil, se colla contre le mur en pierre et tenta d'identifier le nouveau venu. Jones aperçut alors la chevelure brunâtre de sa camarade. Bon bah c'est pas trop tôt! Katy l'appela tout en restant discrète:
-Hep Katherine!, fit la jeune Serdaigle d'un signe de la main avant de reprendre d'une voix indifférente alors que la Première Année s'approchait d'elle. Pas trop fatiguée? Faut pas. Faut que cette potion soit clean. Retrousse tes manches, attache tes cheveux et lave toi les mains.
Ok. Vous devez surement vous demander, mais pourquoi donc tous ses ordres alors qu'elle venait d'arriver? C'est tout simple. Il y a pas de temps à perdre. La Potion de Polynectar est compliquée et prend du temps avant qu'elle puisse être buvable. Jones avait déjà réalisé cette potion. En cours, il y a quelques semaines. Et il fallait qu'elle le réussisse aujourd'hui. Et pour cela, elle allait faire de son mieux! Katy se mit à effectuer ce qu'elle avait dit à Katherine quelques secondes plus tôt. A savoir, retrousser les manches et patati et patata. Passant les mains sous le jet du robinet, Katy se fixa devant le miroir. Ses traits étaient durs et tendus. La bleue, les mains sur les rebords du lavabo se prépara mentalement à concocter une nouvelle fois le Polynectar, en espérant qu'aucun élève, ni Mimi Geignarde ne fassent irruption dans la pièce. Katy retourna près de son matériel et enchaîna:
-Ok Katherine, je suis sûre qu'on peut y arriver. Il faut juste faire preuve de rigueur, de précision et de concentration! Bon, on va commencer par jeter un coup d'œil attentif à mes notes du cours.
Katy sortit alors un parchemin de la poche de sa cape et le déplia avant de le poser au sol devant les deux jeunes filles.
Katy arriva à la fin de sa lecture et se frotta les mains. Elle était prête. Prête. Prête. Il fallait à présent se partager les tâches. Puisque Katherine n'était qu'en Première Année, la Serdaigle décida de lui confier les tâches les plus simples.
-Katherine, quand t'auras fini de lire, je te laisse prendre connaissance du matériel et des ingrédients. J'ai accroché une étiquette du nom de l'ingrédient correspondant sur chaque bocal. Et au fait les Crysopes qui doivent cuire pendant 21 jours, le sont déjà. Donc on a plus qu'à préparer la Potion, de la laisser cuire pendant 26 Jours et de rajouter les cheveux à la fin.
Petite Pause.
-Après cela, je te laisse mesurer l'eau et allumer le feu. Et coupe bien la Peau du Serpent. Fais attention à tes doigts. Moi je vais m'occuper de la Corne et du Sysimbre. Sois rigoureuse et prends ton temps. On a tout l'Après Midi. Si quelqu'un arrive, ne panique pas. Tu risques de faire un mouvement de travers et de frôler la catastrophe. Bref. Des questions?
Katy leva les yeux et les posa sur sa camarade en attente d'une réponse. Que la partie commence mes chères K. Jones!
Assise en tailleur au sol devant sa malle, la jeune Serdaigle étalait tout son matériel de Potions en face d'elle afin de refaire le compte en vérifiant qu'elle n'avait rien oublié pour...Et bien ça, vous verrez bien un plus tard chères lectrices! Le mystère, c'est beau. Murmurant dans sa barbe, approuvant d'un signe de tête appréciateur que tous ses ingrédients s'y trouvaient, Jones prit une valise de petite taille et les ajouta de façon ordonnée pour que tout le matériel reste intact et impeccable. Si la bleue voulait que le résultat de sa p'tite mission soit parfait, alors il fallait commencer par la perfection. Manquait plus que le chaudron.*Mince. Plus de place! Tant pis! Je le prendrais à la main, pensa la jeune bleue.* Son attention dériva alors sur le message qu'elle avait envoyé à Katherine trois jours plus tôt, grâce à sa merveilleuse Xoapof, en espérant qu'elle l'ai reçu. Le souvenir de l'écriture de cette lettre lui revint en mémoire.
Le ventre noué et le chaudron en main, Katy quitta son dortoir, en tirant avec délicatesse la valise qui roulait à sa suite. Redoutant d'être suspectée de quoique ce soit à cause de cette valise, Katy tenta de se faire la plus petite possible et quitta la Salle Commune des Serdaigle sur la pointe des pieds. Tenant fermement ses bagages, la Troisième Année traversa les couloirs, s'écriant d'une voix dure sur ceux qui tentaient de donner quelques coups dans la valise qu'elle trainait à sa suite. Dur, dur d'être discrète. La jeune fille arriva enfin au deuxième étage et donc plus précisément dans les toilettes de la fameuse Mimi pleurnicharde. Fallait espérer que les Toilettes ne soient pas inondées! Katy toqua poliment à la porte et entra tête baissée avant d'élever la voix:Coucou Katherine,
Les Ingrédients pour ''tu sais quoi'' sont tous réunis. Retrouve moi dans les toilettes de Mimi Geignarde, à 14h30, ce Samedi. Inutile de prendre ton matériel de Potions, j'ai tout ce qu'il faut. Contente toi de faire le nécessaire pour être présente au RDV. Sur ce, à Samedi! Katy Jones.
- Bonjour Mimi!
Jones tendit l'oreille, mais n'entendit rien. Aucune réponse. Était elle absente pour une fois? On dirait bien que oui. Ne nous gênons pas et crions Alléluia! Katy redoutait que le fantôme les gêne dans la préparation de la Potion, ce qui aurait été impardonnable. Se contenant de sauter de joie, Katy jeta un coup d'œil dans les Toilettes...vraiment vides. Katherine n'était pas encore là. Ahlalala. Si jamais elle avait oublié, elle allait recevoir ..quelques coups de batte! Non non, bien sûr que non aha. Namého. Katy se posa donc dans un coin reculé au fin fond des toilettes et un peu abrité des regards brillants de curiosité. Jones ouvrit doucement la valise et croisa les doigts pour que les bocaux soient encore entiers. Crions de nouveau Alléluia! Vous l'aurez deviné, tout était resté parfait! Perfect, quel connotation... parfaite! Jones aligna les bocaux contenant les différents et multiples ingrédients avant d'y poser les couteaux, les Fioles, les planches en bois, la scie, oui-oui-une-scie, enfin bref, le tout bien stérilisé et tout propre!
Un claquement de porte se fit alors entendre. Katy, les sens en éveil, se colla contre le mur en pierre et tenta d'identifier le nouveau venu. Jones aperçut alors la chevelure brunâtre de sa camarade. Bon bah c'est pas trop tôt! Katy l'appela tout en restant discrète:
-Hep Katherine!, fit la jeune Serdaigle d'un signe de la main avant de reprendre d'une voix indifférente alors que la Première Année s'approchait d'elle. Pas trop fatiguée? Faut pas. Faut que cette potion soit clean. Retrousse tes manches, attache tes cheveux et lave toi les mains.
Ok. Vous devez surement vous demander, mais pourquoi donc tous ses ordres alors qu'elle venait d'arriver? C'est tout simple. Il y a pas de temps à perdre. La Potion de Polynectar est compliquée et prend du temps avant qu'elle puisse être buvable. Jones avait déjà réalisé cette potion. En cours, il y a quelques semaines. Et il fallait qu'elle le réussisse aujourd'hui. Et pour cela, elle allait faire de son mieux! Katy se mit à effectuer ce qu'elle avait dit à Katherine quelques secondes plus tôt. A savoir, retrousser les manches et patati et patata. Passant les mains sous le jet du robinet, Katy se fixa devant le miroir. Ses traits étaient durs et tendus. La bleue, les mains sur les rebords du lavabo se prépara mentalement à concocter une nouvelle fois le Polynectar, en espérant qu'aucun élève, ni Mimi Geignarde ne fassent irruption dans la pièce. Katy retourna près de son matériel et enchaîna:
-Ok Katherine, je suis sûre qu'on peut y arriver. Il faut juste faire preuve de rigueur, de précision et de concentration! Bon, on va commencer par jeter un coup d'œil attentif à mes notes du cours.
Katy sortit alors un parchemin de la poche de sa cape et le déplia avant de le poser au sol devant les deux jeunes filles.
Potion de Polynectar:
A pour effet à celui qui en boit, de prendre l'apparence d'un autre être humain durant un temps limité d'une heure.
Ingrédients:
-Sangsues vivantes.
-Touffes de Polygonums (Plante qui pousse un peu partout).
-Peau de serpent d'arbre du cap ( Plutôt rare, c'est un serpent venimeux d'Afrique, sa peau est marron s'il s'agit d'une femelle et verte si c'est un mâle).
-Des Crysopes (Petites créatures magiques qui vont jouer un rôle dans la Potion. Doivent cuire durant 21 Jours!).
-Sisymbre (Plante qui doit être cueilli à la pleine lune).
-Une corne de Bicorne (Ingrédient très rare! La Bicorne est une créature à deux cornes. Il a la réputation de dévorer les maris bienveillants et dévoués).
-Cheveu ou morceau d'ongle de la personne dont nous souhaitons prendre l'apparence.
Préparation (en 47 jours afin qu'elle soit prête:ermm:
-Faire bouillir 250 ml d'eau dans le Chaudron.
-Coupez le Serpent d'arbre du cap en lambeaux dans le sens de la largeur.
-Broyez le Sysimbre le plus possible.
-Utilisez la Scie afin de couper la Corne de Bicorne en longueur puis en largeur, puis de couper grossièrement en morceaux, les lamelles. Puis avec le pilon, réduire en poudre les morceaux.
-L'eau doit bouillir. Alors mettre deux touffes de Polygonum entières dans le liquide.
-Ajoutez les sangsues vivantes puis les Crysopes mortes.
-Versez doucement la poudre de Bicorne, puis la peau de serpent d'arbre du cap et enfin la poudre de Sisymbre.
-Laissez cuire pendant 26 jours!
-A la fin, ajoutez les cheveux ou les bouts d'ongles de la personne dont nous voulons prendre l'apparence. Puis dégustation! X)
Katy arriva à la fin de sa lecture et se frotta les mains. Elle était prête. Prête. Prête. Il fallait à présent se partager les tâches. Puisque Katherine n'était qu'en Première Année, la Serdaigle décida de lui confier les tâches les plus simples.
-Katherine, quand t'auras fini de lire, je te laisse prendre connaissance du matériel et des ingrédients. J'ai accroché une étiquette du nom de l'ingrédient correspondant sur chaque bocal. Et au fait les Crysopes qui doivent cuire pendant 21 jours, le sont déjà. Donc on a plus qu'à préparer la Potion, de la laisser cuire pendant 26 Jours et de rajouter les cheveux à la fin.
Petite Pause.
-Après cela, je te laisse mesurer l'eau et allumer le feu. Et coupe bien la Peau du Serpent. Fais attention à tes doigts. Moi je vais m'occuper de la Corne et du Sysimbre. Sois rigoureuse et prends ton temps. On a tout l'Après Midi. Si quelqu'un arrive, ne panique pas. Tu risques de faire un mouvement de travers et de frôler la catastrophe. Bref. Des questions?
Katy leva les yeux et les posa sur sa camarade en attente d'une réponse. Que la partie commence mes chères K. Jones!
Ancien sorcier
16 déc. 2012, 21:58
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
"I'm taking it slow
Feeding my flame
Shuffling the cards of your game
And just in time
In the right place
Suddenly I will play my ace" ♪
E, c'est bleu. Bleu, comme la Salle Commune. Les éléphants, c'est bleu, aussi. La neige, par contre, c'est blanc. Blanc et froid. C'est l'hiver aussi. Donc l'hiver c'est blanc. D'autant plus quand il neige. Parce que ça recouvre tout. C'est comme un grand manteau, uniforme, qui tapisse le sol, les toits, les étendues. Accompagné du silence. Le silence. Tout opaque. Ce silence que vous n'osez pas briser, parce que ça vous met mal à l'aise. M'enfin, là, c'était pas si silencieux que ça, Poudlard. Ça l'était même pas du tout. A l'extérieur, ça vous soufflait à je sais pas combien à l'heure. Un truc à vous envoyer les cheveux en pleine tronche, à peine avez-vous posé votre petit doigt de pied dehors. Et la neige. Mais pas des gros flocons vaporeux qui tombent au ralenti, nan. Ça serait trop poétique. Trop classique. Là, c'était le déluge. Limite l'avalanche. Et malheureusement, c'était pas prêt de se terminer d'après ce que tout le monde disait.
Katherine chantonnait. D'un air absent. Totalement ailleurs. Pour s'isoler, loin de toutes ces histoires-là. Ce monde, oppressant, qui était agluttiné dans le château. Fichue fin d'année. Pourquoi les gens pouvaient pas rentrer chez eux, simplement, comme tout le monde ? Fallait que tout un chacun reste, pour faire ses p'tites affaires, ses p'tites fêtes, ses p'tits trucs et ses p'tits machins. Insupportable. Ils n'avaient rien de mieux à ficher ? Ils étaient obligés de s'agluttiner de la sorte, en un bloc, comme ça ? Apparemment, ouais. Ce qui était plutôt mal vécu par la bleue. Donc, elle chantonnait. Pour faire passer un peu cette impression. En temps normal, elle serait sortie. Sauf que là, sortir rimait avec brushing à la neige gratos, et ça lui convenait pas forcément. Ce qui fait qu'elle devait bien trouver un moyen de passer le temps, non, en attendant 14 heures ?
Pourquoi 14 heures, me demanderez-vous ? Eh bien pour la très simple raison qu'à 14 heures, il allait se passer un truc que le mot koul ne traduit pas assez bien. Awesome non plus. Ça allait être épique. Totalement dément. Fou. Abusé. Trofor. Enfin, voilà, quoi. A 14 heures, fini les tracas, le monde, la puanteur due à tous ces gens serrés les uns aux autres. Envolés, les problèmes d'étouffement, de malaise. Tout allait disparaître, et pour un bon moment. Et ça, c'était simplement grâce à un plan totalement brillant qu'elle avait mis en place avec Katy Jones, la nouvelle Préfète, qui perdait pas de sa folie et de son génie, malgré son insigne joliment astiqué et flambant sur son torse. Non, pas de doute, l'autre Jones, comme elle aimait l'appeler, n'était pas une idiote avec un balais enfoncé profondément dans le train. Et c'était pas son nouveau poste qui allait changer les choses.
Les bals, c'était l'occasion de s'en donner à coeur joie. Et chacun son truc. Si certains, comme les rumeurs le disaient, soupiraient à l'évocation de moment en amoureux, et s'imaginaient des prairies dans lesquelles galopaient des petits éléphants roses (ou bleus, puisque les éléphants, c'est bleu), les deux K. étaient, elles, bien plus terre-à-terre, et pleines d'une envie de briser les codes. C'est ce qu'elles allaient s'empresser de faire, d'ailleurs.
M'enfin, Katy avait demandé à Katherine de la rejoindre ce jour-là, à 14 heures pétantes. Dans les toilettes de Mimi Geignarde. Ça, par contre, c'était un détail qui échappait à la bleue. Pourquoi ces foutues toilettes ? D'accord, personne n'allait y fourrer son gros nez plein de poils, mais tout de même. Elles allaient pas être dans les meilleures conditions pour préparer ce qu'elle voulaient préparer. Qu'importe. Pour une fois, et vu que l'autre Jones était la seule personne que Kate respectait et (oserai-je le dire ?) appréciait un peu. Avec cette étrange affection détachée de celle qui n'a que des alliés d'un jour, s'entend.
Bref, 14 h sonnèrent. Et la première année arrêta de chantonner. Parce que ça suffisait. Et que c'était le moment. Inconsciemment, toujours en fredonnant du bout des lèvres, incapable de s'arrêter, en vérité, elle se fraya un chemin entre les élèves, jouant des coudes, et entendant, derrière elle, des reproches à peine voilés concernant ces gamins qui se croient tout permis. Faut avouer que chacune de ses remarques, bah ça faisait s'agrandir le sourire sur son beau visage pâle. Ses lèvres sombres étirée et sa mèche brune retombant lâchement sur son visage, ça lui conférait un air un peu sournois, comme ça. Un air de fille qui cache des trucs pas nets. Tandis que d'un autre côté, elle paraissait vraiment mignonne.... pour quiconque ignorait qui elle était, bien sûr.
"I won't soothe your pain
I won't ease your strain
You'll be waiting in vain
I got nothing for you to gain
Eyes on fire
Your spine is ablaze
Felling any foe with my gaze
And just in time
In the right place
Steadily emerging with grace" ♪
Elle avait repris les paroles, tandis qu'elle arrivait au deuxième étage. Le couloir était presque vide, et ses pas faisaient un drôle de bruit sur les pierres, au sol. Un son sec. Décousu. Qui rythmait avec régularité sa chanson. C'était comme si ce morceau l'habitait. Les yeux grand ouverts, elle balbutiait les mots à moitié, articulant mal, les avalant, comme une personne gloutonne qui se délecte d'un plat tout en en voulant toujours plus. C'était sa gourmandise, les accords, les paroles caressantes, les rythmes brutaux. Les incises musicales inattendues, ça la remplissait de joie.
Donc, le coeur plus léger qu'auparavant, contente de sentir moins de monde autour d'elle, elle poussa la porte des toilettes, et entra. Katy lui sauta directement dessus, ne lui laissant même pas la parole. D'ailleurs, elle n'avait pas envie de parler. Dans sa tête, la chanson tournait toujours. Entêtante, comme un parfum de grande dame. En guise de bonjour, elle recevait déjà de premiers ordres. Précis. Sans appel. C'était "fais ça, ou prends la porte, y'aura pas d'autre solution". Soit. Peut-être parce qu'elle était crevée, ou alors parce que les dernières notes de musiques se distillaient toujours dans son corps tout entier, elle se plia docilement aux instructions. Ses mains lavées, les yeux explosés par la fatigue due à la torpeur dans laquelle l'hiver la plongeait, elle revint vers les toilettes de Mimi Geignarde, prête à aider sa supérieure hiérarchique.
"- Ok Katherine, je suis sûre qu'on peut y arriver. Il faut juste faire preuve de rigueur, de précision et de concentration! Bon, on va commencer par jeter un coup d'œil attentif à mes notes du cours."
Katy semblait parler autant pour Kate que pour elle-même. Bon, qu'on se le dise, cette potion, c'était de loin pas la plus facile à préparer. De loin pas. Aucune erreur ne serait tolérable. Ce qui tira un sourire à la Première Année. Elle avait l'impression de voir Mademoiselle Grayce agiter son doigt grossi par les Chocogrenouilles devant son nez, en répétant "rigueur, rigueur, RIGUEUR", en boucle, telle un vieux disque qu'on a trop écouté et qui s'en trouve rayé. M'enfin. C'était pas le moment de se marrer.
L'autre Jones tendit à Katherine un papier sur lequel étaient inscrits tous les ingrédients ainsi que la recette de la potion. Ça s'annonçait pas tout à fait simple, mais bon. Ça allait être jouable, pour sûr. On est pas à Serdaigle parce qu'on a le quotient intellectuel d'un Pouffy ou d'un Gryffondor, après tout. Elle n'avait pas tout à fait fini de lire, quand l'autre bleue lui adressa à nouveau la parole :
"- Katherine, quand t'auras fini de lire, je te laisse prendre connaissance du matériel et des ingrédients. J'ai accroché une étiquette du nom de l'ingrédient correspondant sur chaque bocal. Et au fait les Crysopes qui doivent cuire pendant 21 jours, le sont déjà. Donc on a plus qu'à préparer la Potion, de la laisser cuire pendant 26 Jours et de rajouter les cheveux à la fin."
Kate commença à respirer, croyant qu'elle le pourrait. Mais Katy reprenait déjà.
"- Après cela, je te laisse mesurer l'eau et allumer le feu. Et coupe bien la Peau du Serpent. Fais attention à tes doigts. Moi je vais m'occuper de la Corne et du Sysimbre. Sois rigoureuse et prends ton temps. On a tout l'Après Midi. Si quelqu'un arrive, ne panique pas. Tu risques de faire un mouvement de travers et de frôler la catastrophe. Bref. Des questions? "
Toujours aussi docile et dévote, Katherine obéit et s'adonna à sa tâche avec application. Elle qui d'habitude faisait tout à la one again, n'hésitant pas à balancer ce genre de détails par dessus son épaule, là voilà qui se trouvait en train d'appliquer à la lettre et très respectueusement les instructions de Katy. Mauvaise influence ? Ou grosse envie d'arriver à ses fins ? Telle est la question, à laquelle il était impossible de répondre. Peut-être que c'était aussi parce que la fatigue la ramollissait. En tout cas, elle avait du respect pour la Préfète, ça c'était sûr. Pour une fois, même, on devrait dire, elle considérait quelqu'un autrement que comme une moins que rien.
Puis, comme émergeant d'un rêve, alors qu'elle était en pleine application, elle se souvint qu'elle était avec quelqu'un de vivant, qui était peut-être un peu désireux de faire un brin de causette. Après tout, pourquoi pas. Fallait juste pas partir en sucette dans un débat philosophique. Sinon, Kate savait d'avance qu'elle arriverait pas à se mettre à l'oeuvre convenablement. Quoiqu'il en soit, la moindre des politesses, et même si elle se fichait éperdument des codes, c'était de fournir une réponse à l'autre, qui entre temps s'était activée.
"- Désolée. J'me suis perdue. J'suis défoncée. Enfin, pas comme tu crois. J'suis morte. Ce froid, brrr... Ça m'endort, j'te jure."
Allez, Kate, un p'tit effort, j'suis sûre que tu es capable de fournir une réponse qui a un rapport avec ce que vous êtes en train de faire...
"- T'inquiète, j'suis pas du genre à paniquer. D'autant plus quand j'suis fatiguée. Donc ça ira. J'ai un certain flegme, t'jours."
Bref, avec tout ça, Katherine avait fini de couper ce qu'elle avait à couper, et le tout était parfait. Ou en tout cas, si ça l'était pas, c'est que les apparences étaient carrément trompeuses, pour le coup. Tendant son ouvrage à Katy, la Première Année déclara :
"- 'Sûr qu'on va y'arriver. On est des K. Jones, quand même, j'veux dire. Et j'ai fini. Tu veux que je fasse quoi, là, maintenant ?"
Décidant d'orienter la conversation sur un sujet intéressant, Katherine conclut :
"- Alors, j'suis la seule à avoir hâte d'y être, à c'bal ?"
C'était vachement bien parti, quand même, vous trouvez pas ? Deux K. Jones, et une potion qui allait gérer du tonnerre de Dieu. C'est pas beau, la vie ?
Feeding my flame
Shuffling the cards of your game
And just in time
In the right place
Suddenly I will play my ace" ♪
E, c'est bleu. Bleu, comme la Salle Commune. Les éléphants, c'est bleu, aussi. La neige, par contre, c'est blanc. Blanc et froid. C'est l'hiver aussi. Donc l'hiver c'est blanc. D'autant plus quand il neige. Parce que ça recouvre tout. C'est comme un grand manteau, uniforme, qui tapisse le sol, les toits, les étendues. Accompagné du silence. Le silence. Tout opaque. Ce silence que vous n'osez pas briser, parce que ça vous met mal à l'aise. M'enfin, là, c'était pas si silencieux que ça, Poudlard. Ça l'était même pas du tout. A l'extérieur, ça vous soufflait à je sais pas combien à l'heure. Un truc à vous envoyer les cheveux en pleine tronche, à peine avez-vous posé votre petit doigt de pied dehors. Et la neige. Mais pas des gros flocons vaporeux qui tombent au ralenti, nan. Ça serait trop poétique. Trop classique. Là, c'était le déluge. Limite l'avalanche. Et malheureusement, c'était pas prêt de se terminer d'après ce que tout le monde disait.
Katherine chantonnait. D'un air absent. Totalement ailleurs. Pour s'isoler, loin de toutes ces histoires-là. Ce monde, oppressant, qui était agluttiné dans le château. Fichue fin d'année. Pourquoi les gens pouvaient pas rentrer chez eux, simplement, comme tout le monde ? Fallait que tout un chacun reste, pour faire ses p'tites affaires, ses p'tites fêtes, ses p'tits trucs et ses p'tits machins. Insupportable. Ils n'avaient rien de mieux à ficher ? Ils étaient obligés de s'agluttiner de la sorte, en un bloc, comme ça ? Apparemment, ouais. Ce qui était plutôt mal vécu par la bleue. Donc, elle chantonnait. Pour faire passer un peu cette impression. En temps normal, elle serait sortie. Sauf que là, sortir rimait avec brushing à la neige gratos, et ça lui convenait pas forcément. Ce qui fait qu'elle devait bien trouver un moyen de passer le temps, non, en attendant 14 heures ?
Pourquoi 14 heures, me demanderez-vous ? Eh bien pour la très simple raison qu'à 14 heures, il allait se passer un truc que le mot koul ne traduit pas assez bien. Awesome non plus. Ça allait être épique. Totalement dément. Fou. Abusé. Trofor. Enfin, voilà, quoi. A 14 heures, fini les tracas, le monde, la puanteur due à tous ces gens serrés les uns aux autres. Envolés, les problèmes d'étouffement, de malaise. Tout allait disparaître, et pour un bon moment. Et ça, c'était simplement grâce à un plan totalement brillant qu'elle avait mis en place avec Katy Jones, la nouvelle Préfète, qui perdait pas de sa folie et de son génie, malgré son insigne joliment astiqué et flambant sur son torse. Non, pas de doute, l'autre Jones, comme elle aimait l'appeler, n'était pas une idiote avec un balais enfoncé profondément dans le train. Et c'était pas son nouveau poste qui allait changer les choses.
Les bals, c'était l'occasion de s'en donner à coeur joie. Et chacun son truc. Si certains, comme les rumeurs le disaient, soupiraient à l'évocation de moment en amoureux, et s'imaginaient des prairies dans lesquelles galopaient des petits éléphants roses (ou bleus, puisque les éléphants, c'est bleu), les deux K. étaient, elles, bien plus terre-à-terre, et pleines d'une envie de briser les codes. C'est ce qu'elles allaient s'empresser de faire, d'ailleurs.
M'enfin, Katy avait demandé à Katherine de la rejoindre ce jour-là, à 14 heures pétantes. Dans les toilettes de Mimi Geignarde. Ça, par contre, c'était un détail qui échappait à la bleue. Pourquoi ces foutues toilettes ? D'accord, personne n'allait y fourrer son gros nez plein de poils, mais tout de même. Elles allaient pas être dans les meilleures conditions pour préparer ce qu'elle voulaient préparer. Qu'importe. Pour une fois, et vu que l'autre Jones était la seule personne que Kate respectait et (oserai-je le dire ?) appréciait un peu. Avec cette étrange affection détachée de celle qui n'a que des alliés d'un jour, s'entend.
Bref, 14 h sonnèrent. Et la première année arrêta de chantonner. Parce que ça suffisait. Et que c'était le moment. Inconsciemment, toujours en fredonnant du bout des lèvres, incapable de s'arrêter, en vérité, elle se fraya un chemin entre les élèves, jouant des coudes, et entendant, derrière elle, des reproches à peine voilés concernant ces gamins qui se croient tout permis. Faut avouer que chacune de ses remarques, bah ça faisait s'agrandir le sourire sur son beau visage pâle. Ses lèvres sombres étirée et sa mèche brune retombant lâchement sur son visage, ça lui conférait un air un peu sournois, comme ça. Un air de fille qui cache des trucs pas nets. Tandis que d'un autre côté, elle paraissait vraiment mignonne.... pour quiconque ignorait qui elle était, bien sûr.
"I won't soothe your pain
I won't ease your strain
You'll be waiting in vain
I got nothing for you to gain
Eyes on fire
Your spine is ablaze
Felling any foe with my gaze
And just in time
In the right place
Steadily emerging with grace" ♪
Elle avait repris les paroles, tandis qu'elle arrivait au deuxième étage. Le couloir était presque vide, et ses pas faisaient un drôle de bruit sur les pierres, au sol. Un son sec. Décousu. Qui rythmait avec régularité sa chanson. C'était comme si ce morceau l'habitait. Les yeux grand ouverts, elle balbutiait les mots à moitié, articulant mal, les avalant, comme une personne gloutonne qui se délecte d'un plat tout en en voulant toujours plus. C'était sa gourmandise, les accords, les paroles caressantes, les rythmes brutaux. Les incises musicales inattendues, ça la remplissait de joie.
Donc, le coeur plus léger qu'auparavant, contente de sentir moins de monde autour d'elle, elle poussa la porte des toilettes, et entra. Katy lui sauta directement dessus, ne lui laissant même pas la parole. D'ailleurs, elle n'avait pas envie de parler. Dans sa tête, la chanson tournait toujours. Entêtante, comme un parfum de grande dame. En guise de bonjour, elle recevait déjà de premiers ordres. Précis. Sans appel. C'était "fais ça, ou prends la porte, y'aura pas d'autre solution". Soit. Peut-être parce qu'elle était crevée, ou alors parce que les dernières notes de musiques se distillaient toujours dans son corps tout entier, elle se plia docilement aux instructions. Ses mains lavées, les yeux explosés par la fatigue due à la torpeur dans laquelle l'hiver la plongeait, elle revint vers les toilettes de Mimi Geignarde, prête à aider sa supérieure hiérarchique.
"- Ok Katherine, je suis sûre qu'on peut y arriver. Il faut juste faire preuve de rigueur, de précision et de concentration! Bon, on va commencer par jeter un coup d'œil attentif à mes notes du cours."
Katy semblait parler autant pour Kate que pour elle-même. Bon, qu'on se le dise, cette potion, c'était de loin pas la plus facile à préparer. De loin pas. Aucune erreur ne serait tolérable. Ce qui tira un sourire à la Première Année. Elle avait l'impression de voir Mademoiselle Grayce agiter son doigt grossi par les Chocogrenouilles devant son nez, en répétant "rigueur, rigueur, RIGUEUR", en boucle, telle un vieux disque qu'on a trop écouté et qui s'en trouve rayé. M'enfin. C'était pas le moment de se marrer.
L'autre Jones tendit à Katherine un papier sur lequel étaient inscrits tous les ingrédients ainsi que la recette de la potion. Ça s'annonçait pas tout à fait simple, mais bon. Ça allait être jouable, pour sûr. On est pas à Serdaigle parce qu'on a le quotient intellectuel d'un Pouffy ou d'un Gryffondor, après tout. Elle n'avait pas tout à fait fini de lire, quand l'autre bleue lui adressa à nouveau la parole :
"- Katherine, quand t'auras fini de lire, je te laisse prendre connaissance du matériel et des ingrédients. J'ai accroché une étiquette du nom de l'ingrédient correspondant sur chaque bocal. Et au fait les Crysopes qui doivent cuire pendant 21 jours, le sont déjà. Donc on a plus qu'à préparer la Potion, de la laisser cuire pendant 26 Jours et de rajouter les cheveux à la fin."
Kate commença à respirer, croyant qu'elle le pourrait. Mais Katy reprenait déjà.
"- Après cela, je te laisse mesurer l'eau et allumer le feu. Et coupe bien la Peau du Serpent. Fais attention à tes doigts. Moi je vais m'occuper de la Corne et du Sysimbre. Sois rigoureuse et prends ton temps. On a tout l'Après Midi. Si quelqu'un arrive, ne panique pas. Tu risques de faire un mouvement de travers et de frôler la catastrophe. Bref. Des questions? "
Toujours aussi docile et dévote, Katherine obéit et s'adonna à sa tâche avec application. Elle qui d'habitude faisait tout à la one again, n'hésitant pas à balancer ce genre de détails par dessus son épaule, là voilà qui se trouvait en train d'appliquer à la lettre et très respectueusement les instructions de Katy. Mauvaise influence ? Ou grosse envie d'arriver à ses fins ? Telle est la question, à laquelle il était impossible de répondre. Peut-être que c'était aussi parce que la fatigue la ramollissait. En tout cas, elle avait du respect pour la Préfète, ça c'était sûr. Pour une fois, même, on devrait dire, elle considérait quelqu'un autrement que comme une moins que rien.
Puis, comme émergeant d'un rêve, alors qu'elle était en pleine application, elle se souvint qu'elle était avec quelqu'un de vivant, qui était peut-être un peu désireux de faire un brin de causette. Après tout, pourquoi pas. Fallait juste pas partir en sucette dans un débat philosophique. Sinon, Kate savait d'avance qu'elle arriverait pas à se mettre à l'oeuvre convenablement. Quoiqu'il en soit, la moindre des politesses, et même si elle se fichait éperdument des codes, c'était de fournir une réponse à l'autre, qui entre temps s'était activée.
"- Désolée. J'me suis perdue. J'suis défoncée. Enfin, pas comme tu crois. J'suis morte. Ce froid, brrr... Ça m'endort, j'te jure."
Allez, Kate, un p'tit effort, j'suis sûre que tu es capable de fournir une réponse qui a un rapport avec ce que vous êtes en train de faire...
"- T'inquiète, j'suis pas du genre à paniquer. D'autant plus quand j'suis fatiguée. Donc ça ira. J'ai un certain flegme, t'jours."
Bref, avec tout ça, Katherine avait fini de couper ce qu'elle avait à couper, et le tout était parfait. Ou en tout cas, si ça l'était pas, c'est que les apparences étaient carrément trompeuses, pour le coup. Tendant son ouvrage à Katy, la Première Année déclara :
"- 'Sûr qu'on va y'arriver. On est des K. Jones, quand même, j'veux dire. Et j'ai fini. Tu veux que je fasse quoi, là, maintenant ?"
Décidant d'orienter la conversation sur un sujet intéressant, Katherine conclut :
"- Alors, j'suis la seule à avoir hâte d'y être, à c'bal ?"
C'était vachement bien parti, quand même, vous trouvez pas ? Deux K. Jones, et une potion qui allait gérer du tonnerre de Dieu. C'est pas beau, la vie ?
Ancien sorcier
23 déc. 2012, 10:55
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
''CRAC''.
Crac. Voilà le bruit qu'avait fait ses doigts, ou plutôt les os de ses doigts lorsqu'elle les craquait dans ses paumes. C'était un bruit certes sec, mais restait un bruit comme un autre. Un tic qu'elle effectuait et qui pouvait trahir ses sentiments. Tout comme l'index droit qu'elle posait inconsciemment sur ses lèvres lorsqu'elle était pensive, ou le fait que ses mâchoires et ses poings s'en retrouvent serrés lorsque la bleue tentait de contenir sa colère. Tout comme le fait, de se retourner et de trouver une excuse débile pour partir, fuir, se cacher et dissimiler ses larmes. Non Katy, n'était pas du genre à pleurnicher ses malheurs devant tout le monde, en se plaignant et se rabaissant au rang de petite fille faible qui avait besoin de réconfort. Nope. Jones était comment dire ''forte'' et tentait de résoudre ses problèmes par ses propres moyens. Et c'était exactement ce qui était en train de se passer en ce moment même. Aller au bal ou ne pas y aller? Tel était la question qu'elle s'était posée. Ce que la troisième année ne voulait surtout pas retrouver, nager en plein dedans avant de se noyer, c'était la guimauverie, la mièvrerie puante à plein nez. Ça vous ennuie, vous déprime et vous fait fuir en courant. L'histoire du bal de la Saint Valentin le lui avait bien suffit. Ce n'est pas qu'elle n'avait pas apprécié, mais disons que les chocogrenouilles et les cognards tenaient plus de son rayon. Voilà, c'était ça. C'était ça, Katy Jones. En plus de ça, les nouvelles expériences à découvrir pour se vanter qu'on ait fait tel ou tel chose, ça, elle ne pouvait le refuser. La jeune aiglonne les accueillait plutôt à bras ouverts, à part si ses expériences étaient hors la loi et trop périlleuses. Lâche? Non, Jones n'était juste pas suicidaire, en plus de ça, elle était préfète. Synonyme? Respect du règlement.
Katy tourna la tête en direction de sa camarade, tout en prenant la scie et la Corne de Bicorne posées sur le sol. La préfète déglutit en souvenir de sa propre expérience en carnage de la Corne dont elle avait subi durant le cours. En effet, même sa table avait connu le malheur de se retrouver avec une entaille profonde qui longeait tout le long du meuble en bois. Pas douée? Pas douée. Mais comment découper du moins ''potablement'' un objet plus dur qu'un rocher me diriez vous? Et ce surtout pour la première fois? Jones aurait bien rit de cette question.
"- Désolée. J'me suis perdue. J'suis défoncée. Enfin, pas comme tu crois. J'suis morte. Ce froid, brrr... Ça m'endort, j'te jure."
Katy sursauta légèrement de la prise de parole soudaine de sa camarade, la bleue posa à nouveau la scie sur les dalles glacées pour ne pas blesser accidentellement l'une des deux...ou les deux. La voix de Katherine se fit de nouveau entendre.
- T'inquiète, j'suis pas du genre à paniquer. D'autant plus quand j'suis fatiguée. Donc ça ira. J'ai un certain flegme, t'jours.
Katy ne releva pas le regard sur la première année. Ses yeux bleus restèrent fixement sur la Corne encore entière qui ne comportait même pas une seule entaille. Mais diantre, comment allait elle faire pour découper ce..cette chose?!
-Tu t'endors quand il fait froid toi? T'es bizarre. Normalement, c'est plutôt le contraire., lâcha la Katy d'une voix amusée avant de reprendre d'une voix plus sérieuse. Et si tu t'endors, je te fais bouffer les sangsues vivantes! Fais gaffe quoi. Au pire, je t'en fous une, ça t'aidera peut être à te réveiller.
Katy leva enfin les yeux sur la fillette, en secouant la tête, les yeux teintés d'amusement et d'ironie. La première année semblait se mettre à découper la peau du Serpent avec concentration. Manquait plus que la langue qui sortait de la bouche et ce serait la vision parfaite de la concentration et de ...la rigueur! Haha. Funny. Jones reposa son attention sur la corne et reprit la scie, en le posant sur l'ingrédient. Katy inspira et poussa la scie sur la corne tout en forçant. ''Scriiii!'' Une grimace, un aller retour, puis de nouveau un crissement. Rah, cette fichue corne avait le don de lui compliquer la life. Saloperie.
- 'Sûr qu'on va y'arriver. On est des K. Jones, quand même, j'veux dire. Et j'ai fini. Tu veux que je fasse quoi, là, maintenant?
Katy sursauta à nouveau avant de lâcher un soupir. Elle avait été tellement concentrée ou ''à fond'' comme-disent-les-jeunes-de-nos-jours, qu'elle avait oublié la présence de Jones numéro 2. Des K.Jones? Marrante la gosse. Et pourtant tellement vrai. Un sourire en coin prit place sur ses lèvres.
-Des K. Jones ouais, notre nom d'scène babe! Tes lambeaux de Peau de Serpent ont bonne mine, c'du bon travail.
Katy plissa les paupières en remarquant le chaudron vide et répliqua d'une voix lasse:
-Hep, t'as oublié de remplir le chaudron et de le mettre à bouillir. Perso, je pense qu'une petite claque te ferais pas de mal hmm? Après ça, occupe toi des Sysimbres steuplait.
Les yeux cernés et les paupières lourdes montraient bien l'énorme fatigue que devait subir la première année. Katy grimaça. Elle détestait être épuisée, la bleue préférait être pleine de vie, faire preuve de force. De jeunesse. La vie des jeunes. Ou les jeunes de la vie. Bref.
- Alors, j'suis la seule à avoir hâte d'y être, à c'bal ?
Et bah dis donc, c'que ça papote, c'que ça papote! Katy reposa son attention sur la jeune brune d'un air étonné. La bleue ne la pensait pas aussi bavarde. Ni même du genre à se plier sous les ordres, la troisième année la voyant plutôt farcie d'un caractère rebelle et asocial. Jones porta son index à ses lèvres. Elle s'était trompée. Bah, ne dit on pas que les apparences sont trompeuses? Katy reprit:
-Pour l'instant, j'ai juste hâte qu'on termine la potion et qu'elle soit réussie. Après, je pense que toutes les filles de Serdaigle n'attendent que ça depuis plusieurs semaines. Mais, j'ai surtout envie de me retrouver sous la peau du garçon à qui j'aurais emprunté une infime partie de sa masse capillaire. Faut dire qu'il est plutôt canon.
''Scriiiii.'' De nouveau un frottement de la scie contre la corne. Katy se pencha sur l'ingrédient, tout en le maintenant fermement contre ses genoux et scia. Quelques gouttes de sueur vinrent se former sur son front dû à l'effort. Il fallait que cette corne soit bien coupée! En largeur et en longueur, tel était sa tâche qu'elle devait accomplir avant de couper les lamelles en morceaux. Les crissements se firent entendre à travers toute la pièce vide et les échos se répercutèrent contre les murs. Scier. Encore et encore. Son bras droit passa d'avant en arrière, il dérapa quelques fois. La préfète se mordit la lèvre. Fallait mieux pas que qu'elle se tranche un doigt. Ce serait pas beau. Se serait douloureux aussi. Et bien gore. La corne tomba au sol en morceau, ou plutôt en lambeaux. Katy s'essuya le front en soupirant.
-Pfff. Cette corne c'pas de la tarte!
Un bruit se fit entendre dans les toilettes. Une personne? Ou simple hallucination? Katy se tendit instantanément et ramena sans bruit les affaires contre le mur, avant de tourner en mode ''discreto'' la tête vers le centre de la pièce. Katy plissa les paupières en apercevant une petite masse trottiner sur le sol. Un rat? C'était une souris en fait. Et bien qu'elle aille crever. Le rongeur partit se réfugier dans les cabines, sans un couinement, ni même un regard. La troisième année reprit d'une voix passablement agacée:
-Fausse alerte. J'ai stressé pour rien.
Jones ramena le matériel en face d'elles, avant de reprendre la corne entre ses jambes et de froncer les sourcils. La jeune fille se mit alors à couper les lambeaux ayant plutôt mauvaises mines, en morceaux grossièrement taillés. Tout comme ses notes le lui ordonnaient. Grossiers. Pas beaux. Tout cela n'était pas parfait, ce qui ne la satisfaisait guère. D'où entendait on que des K. Jones n'étaient pas parfaites? Elles représentaient l'idéal voyons. L'idéalité idéale ou l'idéal idéalité. M'enfin. Perfectly perfect quoi.
Crac. Voilà le bruit qu'avait fait ses doigts, ou plutôt les os de ses doigts lorsqu'elle les craquait dans ses paumes. C'était un bruit certes sec, mais restait un bruit comme un autre. Un tic qu'elle effectuait et qui pouvait trahir ses sentiments. Tout comme l'index droit qu'elle posait inconsciemment sur ses lèvres lorsqu'elle était pensive, ou le fait que ses mâchoires et ses poings s'en retrouvent serrés lorsque la bleue tentait de contenir sa colère. Tout comme le fait, de se retourner et de trouver une excuse débile pour partir, fuir, se cacher et dissimiler ses larmes. Non Katy, n'était pas du genre à pleurnicher ses malheurs devant tout le monde, en se plaignant et se rabaissant au rang de petite fille faible qui avait besoin de réconfort. Nope. Jones était comment dire ''forte'' et tentait de résoudre ses problèmes par ses propres moyens. Et c'était exactement ce qui était en train de se passer en ce moment même. Aller au bal ou ne pas y aller? Tel était la question qu'elle s'était posée. Ce que la troisième année ne voulait surtout pas retrouver, nager en plein dedans avant de se noyer, c'était la guimauverie, la mièvrerie puante à plein nez. Ça vous ennuie, vous déprime et vous fait fuir en courant. L'histoire du bal de la Saint Valentin le lui avait bien suffit. Ce n'est pas qu'elle n'avait pas apprécié, mais disons que les chocogrenouilles et les cognards tenaient plus de son rayon. Voilà, c'était ça. C'était ça, Katy Jones. En plus de ça, les nouvelles expériences à découvrir pour se vanter qu'on ait fait tel ou tel chose, ça, elle ne pouvait le refuser. La jeune aiglonne les accueillait plutôt à bras ouverts, à part si ses expériences étaient hors la loi et trop périlleuses. Lâche? Non, Jones n'était juste pas suicidaire, en plus de ça, elle était préfète. Synonyme? Respect du règlement.
Katy tourna la tête en direction de sa camarade, tout en prenant la scie et la Corne de Bicorne posées sur le sol. La préfète déglutit en souvenir de sa propre expérience en carnage de la Corne dont elle avait subi durant le cours. En effet, même sa table avait connu le malheur de se retrouver avec une entaille profonde qui longeait tout le long du meuble en bois. Pas douée? Pas douée. Mais comment découper du moins ''potablement'' un objet plus dur qu'un rocher me diriez vous? Et ce surtout pour la première fois? Jones aurait bien rit de cette question.
"- Désolée. J'me suis perdue. J'suis défoncée. Enfin, pas comme tu crois. J'suis morte. Ce froid, brrr... Ça m'endort, j'te jure."
Katy sursauta légèrement de la prise de parole soudaine de sa camarade, la bleue posa à nouveau la scie sur les dalles glacées pour ne pas blesser accidentellement l'une des deux...ou les deux. La voix de Katherine se fit de nouveau entendre.
- T'inquiète, j'suis pas du genre à paniquer. D'autant plus quand j'suis fatiguée. Donc ça ira. J'ai un certain flegme, t'jours.
Katy ne releva pas le regard sur la première année. Ses yeux bleus restèrent fixement sur la Corne encore entière qui ne comportait même pas une seule entaille. Mais diantre, comment allait elle faire pour découper ce..cette chose?!
-Tu t'endors quand il fait froid toi? T'es bizarre. Normalement, c'est plutôt le contraire., lâcha la Katy d'une voix amusée avant de reprendre d'une voix plus sérieuse. Et si tu t'endors, je te fais bouffer les sangsues vivantes! Fais gaffe quoi. Au pire, je t'en fous une, ça t'aidera peut être à te réveiller.
Katy leva enfin les yeux sur la fillette, en secouant la tête, les yeux teintés d'amusement et d'ironie. La première année semblait se mettre à découper la peau du Serpent avec concentration. Manquait plus que la langue qui sortait de la bouche et ce serait la vision parfaite de la concentration et de ...la rigueur! Haha. Funny. Jones reposa son attention sur la corne et reprit la scie, en le posant sur l'ingrédient. Katy inspira et poussa la scie sur la corne tout en forçant. ''Scriiii!'' Une grimace, un aller retour, puis de nouveau un crissement. Rah, cette fichue corne avait le don de lui compliquer la life. Saloperie.
- 'Sûr qu'on va y'arriver. On est des K. Jones, quand même, j'veux dire. Et j'ai fini. Tu veux que je fasse quoi, là, maintenant?
Katy sursauta à nouveau avant de lâcher un soupir. Elle avait été tellement concentrée ou ''à fond'' comme-disent-les-jeunes-de-nos-jours, qu'elle avait oublié la présence de Jones numéro 2. Des K.Jones? Marrante la gosse. Et pourtant tellement vrai. Un sourire en coin prit place sur ses lèvres.
-Des K. Jones ouais, notre nom d'scène babe! Tes lambeaux de Peau de Serpent ont bonne mine, c'du bon travail.
Katy plissa les paupières en remarquant le chaudron vide et répliqua d'une voix lasse:
-Hep, t'as oublié de remplir le chaudron et de le mettre à bouillir. Perso, je pense qu'une petite claque te ferais pas de mal hmm? Après ça, occupe toi des Sysimbres steuplait.
Les yeux cernés et les paupières lourdes montraient bien l'énorme fatigue que devait subir la première année. Katy grimaça. Elle détestait être épuisée, la bleue préférait être pleine de vie, faire preuve de force. De jeunesse. La vie des jeunes. Ou les jeunes de la vie. Bref.
- Alors, j'suis la seule à avoir hâte d'y être, à c'bal ?
Et bah dis donc, c'que ça papote, c'que ça papote! Katy reposa son attention sur la jeune brune d'un air étonné. La bleue ne la pensait pas aussi bavarde. Ni même du genre à se plier sous les ordres, la troisième année la voyant plutôt farcie d'un caractère rebelle et asocial. Jones porta son index à ses lèvres. Elle s'était trompée. Bah, ne dit on pas que les apparences sont trompeuses? Katy reprit:
-Pour l'instant, j'ai juste hâte qu'on termine la potion et qu'elle soit réussie. Après, je pense que toutes les filles de Serdaigle n'attendent que ça depuis plusieurs semaines. Mais, j'ai surtout envie de me retrouver sous la peau du garçon à qui j'aurais emprunté une infime partie de sa masse capillaire. Faut dire qu'il est plutôt canon.
''Scriiiii.'' De nouveau un frottement de la scie contre la corne. Katy se pencha sur l'ingrédient, tout en le maintenant fermement contre ses genoux et scia. Quelques gouttes de sueur vinrent se former sur son front dû à l'effort. Il fallait que cette corne soit bien coupée! En largeur et en longueur, tel était sa tâche qu'elle devait accomplir avant de couper les lamelles en morceaux. Les crissements se firent entendre à travers toute la pièce vide et les échos se répercutèrent contre les murs. Scier. Encore et encore. Son bras droit passa d'avant en arrière, il dérapa quelques fois. La préfète se mordit la lèvre. Fallait mieux pas que qu'elle se tranche un doigt. Ce serait pas beau. Se serait douloureux aussi. Et bien gore. La corne tomba au sol en morceau, ou plutôt en lambeaux. Katy s'essuya le front en soupirant.
-Pfff. Cette corne c'pas de la tarte!
Un bruit se fit entendre dans les toilettes. Une personne? Ou simple hallucination? Katy se tendit instantanément et ramena sans bruit les affaires contre le mur, avant de tourner en mode ''discreto'' la tête vers le centre de la pièce. Katy plissa les paupières en apercevant une petite masse trottiner sur le sol. Un rat? C'était une souris en fait. Et bien qu'elle aille crever. Le rongeur partit se réfugier dans les cabines, sans un couinement, ni même un regard. La troisième année reprit d'une voix passablement agacée:
-Fausse alerte. J'ai stressé pour rien.
Jones ramena le matériel en face d'elles, avant de reprendre la corne entre ses jambes et de froncer les sourcils. La jeune fille se mit alors à couper les lambeaux ayant plutôt mauvaises mines, en morceaux grossièrement taillés. Tout comme ses notes le lui ordonnaient. Grossiers. Pas beaux. Tout cela n'était pas parfait, ce qui ne la satisfaisait guère. D'où entendait on que des K. Jones n'étaient pas parfaites? Elles représentaient l'idéal voyons. L'idéalité idéale ou l'idéal idéalité. M'enfin. Perfectly perfect quoi.
Ancien sorcier
26 déc. 2012, 20:21
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
Quelques paroles échangées. Que le temps passe vite, c'est fou. Les minutes deviennent secondes, et les secondes s'égrainent à une vitesse phénoménale. Pas le temps de les voir passer qu'elle sont déjà parties. Insaisissable. Peuf. Tant pis. On pouvait bien leur voler le temps, elles le prendraient quand même. T'façon, il y a que lui qu'on a le droit de tuer légalement. Sans avoir de problèmes avec tous ces aurores qui traînent dehors. Pas de représailles, non monsieur. Et je parle en connaissance de cause. Et puis de toute façon, elles en avaient, du temps à tuer. Alors autant s'en donner à coeur-joie, non, si déjà ? Ouais, je crois aussi.
"- Tu t'endors quand il fait froid toi? T'es bizarre. Normalement, c'est plutôt le contraire., Et si tu t'endors, je te fais bouffer les sangsues vivantes! Fais gaffe quoi. Au pire, je t'en fous une, ça t'aidera peut être à te réveiller."
C'qu'elle pouvait être pas raffinée, cette fille, parfois. M'enfin, on l'aimait bien quand même. Si tant est que Katherine puisse aimer qui que ce soit. Pour l'instant, elle constatait, un sourcil levé, que l'autre avait plutôt pas sa langue dans sa poche. Tant mieux, écoutez. C'est pas comme si on avait besoin de s'encombrer de bonnes manières pour réussir. Et puis, au final, elle était quand même appréciée, nan ? Et la Première Année, silencieuse, les yeux brillants, se fit la réflexion que, ça, pour sûr, c'était bizarre, une nana qui avait autant de notoriété alors qu'elle semblait pas du tout en quête de ça.
"- Des K. Jones ouais, notre nom d'scène babe! Tes lambeaux de Peau de Serpent ont bonne mine, c'du bon travail."
Elle le montrait pas, mais elle souriait. Pas mal, même. Mais à l'intérieur. Pas trop fort non plus. Faut pas exagérer. Mais le fait est que ça la faisait marrer, ces p'tits "tics" dans langage, comme ça. C'était plutôt drôle, faut avouer. Comme une espèce de mélange de plein de saveurs pas trop mal. De quoi se régaler un peu. Pas trop, quand même. Toutes les bonnes choses ont une fin. Tout comme la docilité. Le respect sans nom. Les règles dictées auxquelles ont se plie sans y prêter vraiment attention. A un moment, faut que ça se termine. Et là, on était un moment.
"- Hep, t'as oublié de remplir le chaudron et de le mettre à bouillir. Perso, je pense qu'une petite claque te ferais pas de mal hmm? Après ça, occupe toi des Sysimbres steuplait."
Katherine sentit ses lèvres intérieures s'affaisser. Elle souriait plus. Déjà, à l'extérieur, elle souriait pas à la base. Mais là, même dedans, elle souriait plus non plus. C'était plutôt une espèce de mine maussade. Elle était en mode automate. Et en proie à un sale dilemme. Du genre : "J'me rebelle et j'lui enfonce le chaudron là où je pense ? Ou j'obéis, comme un p'tit chien ?". Va chercher, et touti quanti, c'était pas forcément son truc, faut l'avouer. D'autant plus quand la personne qui lui demandait avait du grade. Nan mais. Vous savez ce que c'est ça ? De l'abus de pouvoir. Eeeeh ouais, les enfants. M'enfin. Peut-être qu'elle avait pas la Foi de pousser une gueulante. Ou juste qu'elle y pensait pas. Elle remplit le chaudron, le mis à chauffer, puis s'occupa des Sysimbres. Comme on le lui avait demandé. Non sans susurrer :
"- J'le fais pour l'bal. Crois pas qu'j'suis ta bonne."
Oui, bon, c'était pas aimable. Mais on va pas non plus en faire une affaire d'Etat. Ni faire semblant de pas connaître Katherine. Parce qu'après tout, c'était une K. Jones. Cherchez pas de logique dans mes dires. Seulement, comprenez des faits. Une K. Jones est une K. Jones. C'est un fait. Une réalité. Et ça comprend tout un ensemble de choses. Des règles, qui sont, pour beaucoup, des non-règles, ou des anti-règles, si vous préférez. Des centres d'intérêt, qui sont les mauvaises blagues, les Cognards, toussa toussa. Bref, n'est pas K. qui veut. N'est K. Jones personne d'autre que ces deux-là. Et Kate en était une. Une vraie. Et c'était pas parce qu'on avait décidé ça sur un coup d'tête, comme ça. Non non.
"- Pour l'instant, j'ai juste hâte qu'on termine la potion et qu'elle soit réussie. Après, je pense que toutes les filles de Serdaigle n'attendent que ça depuis plusieurs semaines. Mais, j'ai surtout envie de me retrouver sous la peau du garçon à qui j'aurais emprunté une infime partie de sa masse capillaire. Faut dire qu'il est plutôt canon."
Les bals. C'était toute un histoire. Si Katherine n'était pas tombée sur cette pauvre Shelly Randall, elle aurait passé sa soirée à martyriser une Chocogrenouille jusqu'à ce que le sortilège finisse par s'épuiser. Donc, sur un coup de chance, elle avait rencontré cette Marie-pleureuse de première classe. Et zou. Voilà que l'affaire était réglée. Il lui fallait pas plus qu'une petite idée pour faire de gros, de très très gros dégâts. Et elle allait en faire, des dégâts, à cette mioche. Beaucoup. du moins, elle l'espérait. Et puis y'avait en elle cette sorte d'excitation, qui vous saisit quand vous allez à votre premier bal. Parce que, même si c'est pour du faux, c'est pour de vrai qu'on y est, non ? Quoi qu'il en soit, elle dut s'arrêter de penser. Parce que l'autre lui cassait les oreilles, avec sa foutue corne. Et vas-y que ça crisse dans tous les sens. Elle avait les poils du dos tout hérissés, à force. Son échine se courbait, au moindre crissement.
"- Pfff. Cette corne c'pas de la tarte!"
Non, ça c'était le cas de le dire, c'était sacrément pas de la tarte. Enfin bon, Katherine hocha la tête. Elle était pas du genre à faire "Naaan, mais naaaan, t'inquiète, tu m'casses pas les oreilles", parce que si ça avait été que les oreilles, qu'elle lui cassait, ça serait encore passé. Non à l'hypocrisie et à toutes ces conneries de mensonges futiles. Battons-nous pour un monde plus honnête. Même si on balance pas les choses avec trop peu de raffinement, donnons-nous la peine de faire comprendre aux autres qu'ils nous les brisent.
"- En attendant, j'crois qu'on est pas loin d'avoir terminé, là, si ? Enfin, j'veux dire, t'as bientôt fini ta foutue corne de j'sais pas quoi, donc après, c'est pas sorcier. Y'a qu'à toute j'ter là-d'dans et laisser mijoter. J'suis pas bête, hein ? J'sais qu'on va pas tout balancer à l'arrache. Mais quand même. On voit l'bout. Et moi aussi, j'me suis trouvé un mec stylé. Il a une grave bonne tête, t'vois. Genre un peu dark comme ça. Mais beau, t'inquiète. T'façon, j'vais charmer ma victime. L'hypnotiser pour mieux l'ach'ver. C'pas les serpents qui font ça ? Ah nan, c'les sirènes. Bwahrf. C'presque la même chose."
En tout cas, un bruit se fit entendre. C'était pas Katy qui lui répondait, ça non. Plutôt un intru. Ou une intrue, devrais-je dire. Parce qu'à nouvel ordre, Mimi déboulait dès qu'un type voulait foutre les pieds dans les toilettes pour fille. Dur réalité. Et ironie certaine, quand on savait que cette sacrée Mimi se gênait pas le moins du monde pour aller se rincer l'oeil dans la salle de bain des Préfets, et même des fois dans les toilettes masculines. Enfin bon, ça, c'était pas encore le genre de pensées auxquelles Katherine s'abandonnait. Pas encore. Toujours est-il que Katy Jones passa de mode plutôt peace à mode je-suis-sur-le-pied-de-guerre-mon-poul-est-beaucoup-plus-précipité-et-ma-pression-artérielle-a-augmenté-de-40%. Enfin voilà. Elle planqua vite tout, alors que Kate restait plantée là. Un peu débile, sachant pas trop quoi faire. Et puis, avec sa réactivité zéro, fallait pas trop lui en demander. Elle se cacha tout de même. C'était pas le moment de tout foirer. En tout cas pas pour un rat. Parce que c'était bien un rat qui venait de faire tout ce rafus. Pas de quoi péter une durite. La Première Année fit la tête de celle qui avait capté direct qu'on avait pas affaire à une élève, affichant une mine qui signifiait "j'aurais pu te l'dire, mais ça m'faisait marrer d'te r'garder flipper."
"- Fausse alerte. J'ai stressé pour rien."
Puis, elle se remit à son dur labeur. Fallait qu'elle se grouille. Parce que Kate venait de finir ses Sysimbres. Et qu'elle commençait à trouver le temps plus long. Pour des nanas speed, y'en avait au moins une qui paraissait plutôt zen. No problem, tout roule, ma poule, on contrôle la situation. Enfin bref, elles avaient la classe. Même si Katy faisait des morceaux tout laids. Après tout, c'est c'qu'on lui demandait, sur la recette.
"- T'fais du bon boulot. Sérieux. J'me permets. J'veux dire, c'comme au Quidditch. Même si j'suis pas aussi bonne, j'peux encourager les autres. Alors voilà."
A tout ceux qui débarquent : non, Katherine était pas une nana démonstrative. Un point c'est tout. Ça l'empêchait pas d'bien aimer Katy, et de trouver qu'elles avaient gravement la classe, là, toutes les deux. Tout doucement, elle laissait sa méfiance de côté. Parce qu'elle la détestait pas, Kate, la Préfète. Et croyez-moi, pour elle, c'était déjà un bon début.
"- Tu t'endors quand il fait froid toi? T'es bizarre. Normalement, c'est plutôt le contraire., Et si tu t'endors, je te fais bouffer les sangsues vivantes! Fais gaffe quoi. Au pire, je t'en fous une, ça t'aidera peut être à te réveiller."
C'qu'elle pouvait être pas raffinée, cette fille, parfois. M'enfin, on l'aimait bien quand même. Si tant est que Katherine puisse aimer qui que ce soit. Pour l'instant, elle constatait, un sourcil levé, que l'autre avait plutôt pas sa langue dans sa poche. Tant mieux, écoutez. C'est pas comme si on avait besoin de s'encombrer de bonnes manières pour réussir. Et puis, au final, elle était quand même appréciée, nan ? Et la Première Année, silencieuse, les yeux brillants, se fit la réflexion que, ça, pour sûr, c'était bizarre, une nana qui avait autant de notoriété alors qu'elle semblait pas du tout en quête de ça.
"- Des K. Jones ouais, notre nom d'scène babe! Tes lambeaux de Peau de Serpent ont bonne mine, c'du bon travail."
Elle le montrait pas, mais elle souriait. Pas mal, même. Mais à l'intérieur. Pas trop fort non plus. Faut pas exagérer. Mais le fait est que ça la faisait marrer, ces p'tits "tics" dans langage, comme ça. C'était plutôt drôle, faut avouer. Comme une espèce de mélange de plein de saveurs pas trop mal. De quoi se régaler un peu. Pas trop, quand même. Toutes les bonnes choses ont une fin. Tout comme la docilité. Le respect sans nom. Les règles dictées auxquelles ont se plie sans y prêter vraiment attention. A un moment, faut que ça se termine. Et là, on était un moment.
"- Hep, t'as oublié de remplir le chaudron et de le mettre à bouillir. Perso, je pense qu'une petite claque te ferais pas de mal hmm? Après ça, occupe toi des Sysimbres steuplait."
Katherine sentit ses lèvres intérieures s'affaisser. Elle souriait plus. Déjà, à l'extérieur, elle souriait pas à la base. Mais là, même dedans, elle souriait plus non plus. C'était plutôt une espèce de mine maussade. Elle était en mode automate. Et en proie à un sale dilemme. Du genre : "J'me rebelle et j'lui enfonce le chaudron là où je pense ? Ou j'obéis, comme un p'tit chien ?". Va chercher, et touti quanti, c'était pas forcément son truc, faut l'avouer. D'autant plus quand la personne qui lui demandait avait du grade. Nan mais. Vous savez ce que c'est ça ? De l'abus de pouvoir. Eeeeh ouais, les enfants. M'enfin. Peut-être qu'elle avait pas la Foi de pousser une gueulante. Ou juste qu'elle y pensait pas. Elle remplit le chaudron, le mis à chauffer, puis s'occupa des Sysimbres. Comme on le lui avait demandé. Non sans susurrer :
"- J'le fais pour l'bal. Crois pas qu'j'suis ta bonne."
Oui, bon, c'était pas aimable. Mais on va pas non plus en faire une affaire d'Etat. Ni faire semblant de pas connaître Katherine. Parce qu'après tout, c'était une K. Jones. Cherchez pas de logique dans mes dires. Seulement, comprenez des faits. Une K. Jones est une K. Jones. C'est un fait. Une réalité. Et ça comprend tout un ensemble de choses. Des règles, qui sont, pour beaucoup, des non-règles, ou des anti-règles, si vous préférez. Des centres d'intérêt, qui sont les mauvaises blagues, les Cognards, toussa toussa. Bref, n'est pas K. qui veut. N'est K. Jones personne d'autre que ces deux-là. Et Kate en était une. Une vraie. Et c'était pas parce qu'on avait décidé ça sur un coup d'tête, comme ça. Non non.
"- Pour l'instant, j'ai juste hâte qu'on termine la potion et qu'elle soit réussie. Après, je pense que toutes les filles de Serdaigle n'attendent que ça depuis plusieurs semaines. Mais, j'ai surtout envie de me retrouver sous la peau du garçon à qui j'aurais emprunté une infime partie de sa masse capillaire. Faut dire qu'il est plutôt canon."
Les bals. C'était toute un histoire. Si Katherine n'était pas tombée sur cette pauvre Shelly Randall, elle aurait passé sa soirée à martyriser une Chocogrenouille jusqu'à ce que le sortilège finisse par s'épuiser. Donc, sur un coup de chance, elle avait rencontré cette Marie-pleureuse de première classe. Et zou. Voilà que l'affaire était réglée. Il lui fallait pas plus qu'une petite idée pour faire de gros, de très très gros dégâts. Et elle allait en faire, des dégâts, à cette mioche. Beaucoup. du moins, elle l'espérait. Et puis y'avait en elle cette sorte d'excitation, qui vous saisit quand vous allez à votre premier bal. Parce que, même si c'est pour du faux, c'est pour de vrai qu'on y est, non ? Quoi qu'il en soit, elle dut s'arrêter de penser. Parce que l'autre lui cassait les oreilles, avec sa foutue corne. Et vas-y que ça crisse dans tous les sens. Elle avait les poils du dos tout hérissés, à force. Son échine se courbait, au moindre crissement.
"- Pfff. Cette corne c'pas de la tarte!"
Non, ça c'était le cas de le dire, c'était sacrément pas de la tarte. Enfin bon, Katherine hocha la tête. Elle était pas du genre à faire "Naaan, mais naaaan, t'inquiète, tu m'casses pas les oreilles", parce que si ça avait été que les oreilles, qu'elle lui cassait, ça serait encore passé. Non à l'hypocrisie et à toutes ces conneries de mensonges futiles. Battons-nous pour un monde plus honnête. Même si on balance pas les choses avec trop peu de raffinement, donnons-nous la peine de faire comprendre aux autres qu'ils nous les brisent.
"- En attendant, j'crois qu'on est pas loin d'avoir terminé, là, si ? Enfin, j'veux dire, t'as bientôt fini ta foutue corne de j'sais pas quoi, donc après, c'est pas sorcier. Y'a qu'à toute j'ter là-d'dans et laisser mijoter. J'suis pas bête, hein ? J'sais qu'on va pas tout balancer à l'arrache. Mais quand même. On voit l'bout. Et moi aussi, j'me suis trouvé un mec stylé. Il a une grave bonne tête, t'vois. Genre un peu dark comme ça. Mais beau, t'inquiète. T'façon, j'vais charmer ma victime. L'hypnotiser pour mieux l'ach'ver. C'pas les serpents qui font ça ? Ah nan, c'les sirènes. Bwahrf. C'presque la même chose."
En tout cas, un bruit se fit entendre. C'était pas Katy qui lui répondait, ça non. Plutôt un intru. Ou une intrue, devrais-je dire. Parce qu'à nouvel ordre, Mimi déboulait dès qu'un type voulait foutre les pieds dans les toilettes pour fille. Dur réalité. Et ironie certaine, quand on savait que cette sacrée Mimi se gênait pas le moins du monde pour aller se rincer l'oeil dans la salle de bain des Préfets, et même des fois dans les toilettes masculines. Enfin bon, ça, c'était pas encore le genre de pensées auxquelles Katherine s'abandonnait. Pas encore. Toujours est-il que Katy Jones passa de mode plutôt peace à mode je-suis-sur-le-pied-de-guerre-mon-poul-est-beaucoup-plus-précipité-et-ma-pression-artérielle-a-augmenté-de-40%. Enfin voilà. Elle planqua vite tout, alors que Kate restait plantée là. Un peu débile, sachant pas trop quoi faire. Et puis, avec sa réactivité zéro, fallait pas trop lui en demander. Elle se cacha tout de même. C'était pas le moment de tout foirer. En tout cas pas pour un rat. Parce que c'était bien un rat qui venait de faire tout ce rafus. Pas de quoi péter une durite. La Première Année fit la tête de celle qui avait capté direct qu'on avait pas affaire à une élève, affichant une mine qui signifiait "j'aurais pu te l'dire, mais ça m'faisait marrer d'te r'garder flipper."
"- Fausse alerte. J'ai stressé pour rien."
Puis, elle se remit à son dur labeur. Fallait qu'elle se grouille. Parce que Kate venait de finir ses Sysimbres. Et qu'elle commençait à trouver le temps plus long. Pour des nanas speed, y'en avait au moins une qui paraissait plutôt zen. No problem, tout roule, ma poule, on contrôle la situation. Enfin bref, elles avaient la classe. Même si Katy faisait des morceaux tout laids. Après tout, c'est c'qu'on lui demandait, sur la recette.
"- T'fais du bon boulot. Sérieux. J'me permets. J'veux dire, c'comme au Quidditch. Même si j'suis pas aussi bonne, j'peux encourager les autres. Alors voilà."
A tout ceux qui débarquent : non, Katherine était pas une nana démonstrative. Un point c'est tout. Ça l'empêchait pas d'bien aimer Katy, et de trouver qu'elles avaient gravement la classe, là, toutes les deux. Tout doucement, elle laissait sa méfiance de côté. Parce qu'elle la détestait pas, Kate, la Préfète. Et croyez-moi, pour elle, c'était déjà un bon début.
Ancien sorcier
27 déc. 2012, 13:09
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
La préparation des ingrédients afin de les ajouter à l'eau qui commençait tout doucement à bouillir touchait à sa fin. Parmi les bruits des morceaux de la Corne que Katy entreprenait de réduire en poudre dans le pilon, l'on entendait le bruit du vent, ou devrais je dire de l'Ouragan-avec-un-grand-O qui se percutait contre les vitres de la salle de bain avec grand bruit. Saloperie d'hiveeeer! Ne pouvait il donc pas nous laisser en paix même à l'intérieur de Poudlard? Jones serra les lèvres dans un geste de mécontentement en se plaignant contre la saison et la bestiole nommée souris qui l'avait fait paniquer pour rien. Le Stress c'est pas bon. C'pas bon pour la santé et la cervelle. Hors en hiver, sa cervelle et sa santé, elles se retrouvaient au niveau base Troll. Donc imaginez un peu, en ajoutant le Stress et la nervosité. Magnifico. Bellissima. Chut. L'italien, ça pue.
- J'le fais pour l'bal. Crois pas qu'j'suis ta bonne.
Hmm? De quoi parlait elle? Décontenancée, la préfète releva le regard de son fichu pilon bien banal et observa la Première Année en tentant de comprendre la raison de la sortie brutale de ses mots. Katy remarqua alors que la jeune Serdaigle avait continué à exécuter ses directives en la voyant mesurer l'eau et poser le chaudron sur le feu. La Troisième Année lâcha huit mots en retournant à son fichu pilon bien banal:
-Je n'considère pas une K. Jones comme une ...bonne.
Jones ne releva pas le regard. Le dernier mot laissait transparaitre un semblant de dégout. Peut être y était elle allée trop fort en la menaçant de la baffer si sa tête retombait dans le chaudron en s'endormant de fatigue? Bah, elle s'en remettra la Jones numéro 2. Forcément, une passionnée de Cognard ne se laisse pas abattre pour si peu, quel question. Ça parait comme une évidence. Or, Katherine avait agi comme ça pour montrer qu'elle n'était pas docile à exécuter tous ses ordres sans dire le moindre mot. Une K. Jones quoi. Aha. Faut pas chercher, vous pouvez pas comprendre. Bref. La bleue et bronze reposa le pilon, jugeant qu'elle avait terminé en constatant que les morceaux avaient disparu, faisant place à une poudre blanchâtre.
- En attendant, j'crois qu'on est pas loin d'avoir terminé, là, si ? Enfin, j'veux dire, t'as bientôt fini ta foutue corne de j'sais pas quoi, donc après, c'est pas sorcier. Y'a qu'à toute j'ter là-d'dans et laisser mijoter. J'suis pas bête, hein ? J'sais qu'on va pas tout balancer à l'arrache. Mais quand même. On voit l'bout. Et moi aussi, j'me suis trouvé un mec stylé. Il a une grave bonne tête, t'vois. Genre un peu dark comme ça. Mais beau, t'inquiète. T'façon, j'vais charmer ma victime. L'hypnotiser pour mieux l'ach'ver. C'pas les serpents qui font ça ? Ah nan, c'les sirènes. Bwahrf. C'presque la même chose.
Katy jeta un coup d'œil à ses notes et plissa les paupières en apercevant qu'elles avaient terminé la préparation des ingrédients. Manquait plus que la préparation de la potion et elles étaient parées! Jones posa ses yeux sur la brunette et écouta avec attention ses paroles mêlés d'agacement qui transparaissait dans ses mots. La bleue et bronze arqua un sourcil et fit, un sourire en coin :
-Je n'te connais pas assez bien, mais tu commences enfin à répliquer. Dois je en constater que tu commences à te réveiller? Est ce moi ou est ce la potion, la source?
Petite pause, le temps que Katy resserre son écharpe trouvant qu'il faisait bien frais, bah-c'est-logique-c'est-l'hiver-quoi et reprit:
-J'en ai terminé avec c'tte corne à la...hum, on peut donc tout j'ter dans l'chaudron comme tu dis oui. Toi, tu dois être douée en Potions non? Moi j'voulais garder une p'tite partie de moi dans le choix ardu d'mec, alors j'en ai choisis un avec les cheveux bleus. Charmer ta victime pour l'ach'ver?, fit la jeune Serdaigle en lâchant un petit rire avant de reprendre. Les Serpents utilisent leur venin tandis que les sirènes usent d'leur chant pour séduire leur victimes avant d'les dévorer. A toi de choisir. Une mort rapide ou une mort envoutante!
La préfète ajouta une petite pointe de mystère dans ses propos avant de porter sa petite main à sa bouche pour étouffer un rire. La bleue devait se l'avouer, elle s'amusait comme une petite folle depuis qu'elle avait débarqué dans les toilettes de la Mimi inondable. Jones approcha le chaudron des deux jeunes filles et jeta à nouveau un coup d'œil à son parchemin afin qu'elles puissent se répartir les tâches. Katy reprit la parole d'une voix fatiguée en se couchant de tout son long sur les dalles glacées:
-C'tte corne m'a tué. Occupe toi des trois premiers ingrédients à ajouter dans le chaudron steuplait, que je fasse une p'tite pause. Je rajouterais le reste après.
La jeune fille, une main sur le ventre, reprenait son souffle en essuyant la manche de sa cape sur son visage. La Corne de cette créature ne devait pas exister sur terre! Ah non dans ce cas, c'est carrément la bestiole qui doit disparaitre. La Bicorne bouffe les maris dévoués en plus, ça nous fera un poids en moins sur la conscience. Ouais ouais, bye bye, comme on dit. Au moins cette corne c'était fait. C'était coché. C'était dans la poche. Et personne n'était mort. Alléluia.
- T'fais du bon boulot. Sérieux. J'me permets.
Katherine avait repris la parole alors que celle ci versait les Sangsues, les Crysopes et le Polygonum dans le chaudron. Sceptique, la préfète se rappela les morceaux de sa corne qui avaient ressemblé à des crottes de...ah-non-même-pas-en-fait, en fait à Rien! C'était tellement laid qu'on pouvait même pas décrire ses morceaux de machin qui auraient dû ressembler à des cubes. Alors Katy plissa les paupières et lui envoya un regard qui semblait dire: ''Fous toi pas de ma gueule.''
-J'veux dire, c'comme au Quidditch. Même si j'suis pas aussi bonne, j'peux encourager les autres. Alors voilà.
Avais je bien entendu le mot Quidditch? Katy releva instantanément les yeux avec une pointe d'intérêt avant de froncer les sourcils. Comment ça pas bonne? Jones cligna les yeux, un tic lui prit à l'œil, la bleue répondit du tac au tac:
-C'est parce que je m'donne t'jours à fond que je me débrouille au Quidditch. T'es remplaçante dans l'équipe c'ça? Moi, je pense que...tu peux dev'nir une bonne joueuse si t'aimes ça et que tu montres que t'en as sous l'coude., fit la jeune Serdaigle en plongeant ses yeux bleus dans ceux de la Première Année avant de reprendre en changeant de sujet. Autant ne pas oublier la potion. Bon t'as mis le Polygonum, les Sangsues et les Crysopes que je puisse mettre le Serpent et les poudres de Bicorne et du Sysimbre? Fait gaffe aux Sangsues, elles sont vivantes, du coup elles sautent un peu partout.
Katy rassembla les trois ingrédients qu'elle devait ajouter dans la potion, en face d'elle et relut la recette de la potion en vérifiant que tout avait été bien réalisé. La préfète tourna la tête en direction de Katherine et se rendit compte que la bleue ne l'avait jamais vu émettre le moindre petit sourire. Même un faux. M'enfin un sourire d'hypocrite quoi. Katy écarquilla les yeux, frappée par une réalité. Un souvenir oublié. Jane ou Zozo, la petite gosse typique de la fille à son pôpa, qui hait le chocolat et qui joue du violon avec grand plaisir. Cette gamine Abbott ne souriait jamais non plus. Les yeux toujours écarquillés, Jones baissa son regard, choquée qu'elle ait oublié cette Serdaigle au caractère bien trempé. Katy avait vu son sourire..une seule fois. Un vrai. Pas un sourire d'hypocrite. Mais où? Tel était la question. Les souvenirs de cette petite brunette remonte d'il y a deux ans.
Jones adopta une attitude blasée, chassant Zozo de son esprit et releva la tête sur Katherine. Allait elle la voir sourire un jour, elle aussi? Se mordant la lèvre, tentant de se concentrer, Katy rajouta doucement la poudre de la Corne de Bicorne dans le Chaudron, avant d'y ajouter les lambeaux du peau de Serpent du Cap et enfin la poudre de Sysimbre que Katherine avait broyé. La bleue et bronze resta quelques secondes à observer la surface de la potion bouillir doucement dans le chaudron avant de répliquer d'une voix évasive, les yeux toujours fixés sur le Chaudron :
-Préparation de la potion terminée! Manque plus qu'à attendre 26 jours. Au fait...Calie est ma cavalière, elle est également ma filleule. Si j'y vais en mec, c'est pas pour l'ach'ver ou me venger ou quoique ce soit, je n'connais pas la cause d'ta décision. C'est plutôt une expérience. J'veux tester mes limites, voir de quoi je suis capable. Mais du coup, qui est cette chère cavalière qui connaitra l'plaisir d'être charmée par tes bons soins?
- J'le fais pour l'bal. Crois pas qu'j'suis ta bonne.
Hmm? De quoi parlait elle? Décontenancée, la préfète releva le regard de son fichu pilon bien banal et observa la Première Année en tentant de comprendre la raison de la sortie brutale de ses mots. Katy remarqua alors que la jeune Serdaigle avait continué à exécuter ses directives en la voyant mesurer l'eau et poser le chaudron sur le feu. La Troisième Année lâcha huit mots en retournant à son fichu pilon bien banal:
-Je n'considère pas une K. Jones comme une ...bonne.
Jones ne releva pas le regard. Le dernier mot laissait transparaitre un semblant de dégout. Peut être y était elle allée trop fort en la menaçant de la baffer si sa tête retombait dans le chaudron en s'endormant de fatigue? Bah, elle s'en remettra la Jones numéro 2. Forcément, une passionnée de Cognard ne se laisse pas abattre pour si peu, quel question. Ça parait comme une évidence. Or, Katherine avait agi comme ça pour montrer qu'elle n'était pas docile à exécuter tous ses ordres sans dire le moindre mot. Une K. Jones quoi. Aha. Faut pas chercher, vous pouvez pas comprendre. Bref. La bleue et bronze reposa le pilon, jugeant qu'elle avait terminé en constatant que les morceaux avaient disparu, faisant place à une poudre blanchâtre.
- En attendant, j'crois qu'on est pas loin d'avoir terminé, là, si ? Enfin, j'veux dire, t'as bientôt fini ta foutue corne de j'sais pas quoi, donc après, c'est pas sorcier. Y'a qu'à toute j'ter là-d'dans et laisser mijoter. J'suis pas bête, hein ? J'sais qu'on va pas tout balancer à l'arrache. Mais quand même. On voit l'bout. Et moi aussi, j'me suis trouvé un mec stylé. Il a une grave bonne tête, t'vois. Genre un peu dark comme ça. Mais beau, t'inquiète. T'façon, j'vais charmer ma victime. L'hypnotiser pour mieux l'ach'ver. C'pas les serpents qui font ça ? Ah nan, c'les sirènes. Bwahrf. C'presque la même chose.
Katy jeta un coup d'œil à ses notes et plissa les paupières en apercevant qu'elles avaient terminé la préparation des ingrédients. Manquait plus que la préparation de la potion et elles étaient parées! Jones posa ses yeux sur la brunette et écouta avec attention ses paroles mêlés d'agacement qui transparaissait dans ses mots. La bleue et bronze arqua un sourcil et fit, un sourire en coin :
-Je n'te connais pas assez bien, mais tu commences enfin à répliquer. Dois je en constater que tu commences à te réveiller? Est ce moi ou est ce la potion, la source?
Petite pause, le temps que Katy resserre son écharpe trouvant qu'il faisait bien frais, bah-c'est-logique-c'est-l'hiver-quoi et reprit:
-J'en ai terminé avec c'tte corne à la...hum, on peut donc tout j'ter dans l'chaudron comme tu dis oui. Toi, tu dois être douée en Potions non? Moi j'voulais garder une p'tite partie de moi dans le choix ardu d'mec, alors j'en ai choisis un avec les cheveux bleus. Charmer ta victime pour l'ach'ver?, fit la jeune Serdaigle en lâchant un petit rire avant de reprendre. Les Serpents utilisent leur venin tandis que les sirènes usent d'leur chant pour séduire leur victimes avant d'les dévorer. A toi de choisir. Une mort rapide ou une mort envoutante!
La préfète ajouta une petite pointe de mystère dans ses propos avant de porter sa petite main à sa bouche pour étouffer un rire. La bleue devait se l'avouer, elle s'amusait comme une petite folle depuis qu'elle avait débarqué dans les toilettes de la Mimi inondable. Jones approcha le chaudron des deux jeunes filles et jeta à nouveau un coup d'œil à son parchemin afin qu'elles puissent se répartir les tâches. Katy reprit la parole d'une voix fatiguée en se couchant de tout son long sur les dalles glacées:
-C'tte corne m'a tué. Occupe toi des trois premiers ingrédients à ajouter dans le chaudron steuplait, que je fasse une p'tite pause. Je rajouterais le reste après.
La jeune fille, une main sur le ventre, reprenait son souffle en essuyant la manche de sa cape sur son visage. La Corne de cette créature ne devait pas exister sur terre! Ah non dans ce cas, c'est carrément la bestiole qui doit disparaitre. La Bicorne bouffe les maris dévoués en plus, ça nous fera un poids en moins sur la conscience. Ouais ouais, bye bye, comme on dit. Au moins cette corne c'était fait. C'était coché. C'était dans la poche. Et personne n'était mort. Alléluia.
- T'fais du bon boulot. Sérieux. J'me permets.
Katherine avait repris la parole alors que celle ci versait les Sangsues, les Crysopes et le Polygonum dans le chaudron. Sceptique, la préfète se rappela les morceaux de sa corne qui avaient ressemblé à des crottes de...ah-non-même-pas-en-fait, en fait à Rien! C'était tellement laid qu'on pouvait même pas décrire ses morceaux de machin qui auraient dû ressembler à des cubes. Alors Katy plissa les paupières et lui envoya un regard qui semblait dire: ''Fous toi pas de ma gueule.''
-J'veux dire, c'comme au Quidditch. Même si j'suis pas aussi bonne, j'peux encourager les autres. Alors voilà.
Avais je bien entendu le mot Quidditch? Katy releva instantanément les yeux avec une pointe d'intérêt avant de froncer les sourcils. Comment ça pas bonne? Jones cligna les yeux, un tic lui prit à l'œil, la bleue répondit du tac au tac:
-C'est parce que je m'donne t'jours à fond que je me débrouille au Quidditch. T'es remplaçante dans l'équipe c'ça? Moi, je pense que...tu peux dev'nir une bonne joueuse si t'aimes ça et que tu montres que t'en as sous l'coude., fit la jeune Serdaigle en plongeant ses yeux bleus dans ceux de la Première Année avant de reprendre en changeant de sujet. Autant ne pas oublier la potion. Bon t'as mis le Polygonum, les Sangsues et les Crysopes que je puisse mettre le Serpent et les poudres de Bicorne et du Sysimbre? Fait gaffe aux Sangsues, elles sont vivantes, du coup elles sautent un peu partout.
Katy rassembla les trois ingrédients qu'elle devait ajouter dans la potion, en face d'elle et relut la recette de la potion en vérifiant que tout avait été bien réalisé. La préfète tourna la tête en direction de Katherine et se rendit compte que la bleue ne l'avait jamais vu émettre le moindre petit sourire. Même un faux. M'enfin un sourire d'hypocrite quoi. Katy écarquilla les yeux, frappée par une réalité. Un souvenir oublié. Jane ou Zozo, la petite gosse typique de la fille à son pôpa, qui hait le chocolat et qui joue du violon avec grand plaisir. Cette gamine Abbott ne souriait jamais non plus. Les yeux toujours écarquillés, Jones baissa son regard, choquée qu'elle ait oublié cette Serdaigle au caractère bien trempé. Katy avait vu son sourire..une seule fois. Un vrai. Pas un sourire d'hypocrite. Mais où? Tel était la question. Les souvenirs de cette petite brunette remonte d'il y a deux ans.
Jones adopta une attitude blasée, chassant Zozo de son esprit et releva la tête sur Katherine. Allait elle la voir sourire un jour, elle aussi? Se mordant la lèvre, tentant de se concentrer, Katy rajouta doucement la poudre de la Corne de Bicorne dans le Chaudron, avant d'y ajouter les lambeaux du peau de Serpent du Cap et enfin la poudre de Sysimbre que Katherine avait broyé. La bleue et bronze resta quelques secondes à observer la surface de la potion bouillir doucement dans le chaudron avant de répliquer d'une voix évasive, les yeux toujours fixés sur le Chaudron :
-Préparation de la potion terminée! Manque plus qu'à attendre 26 jours. Au fait...Calie est ma cavalière, elle est également ma filleule. Si j'y vais en mec, c'est pas pour l'ach'ver ou me venger ou quoique ce soit, je n'connais pas la cause d'ta décision. C'est plutôt une expérience. J'veux tester mes limites, voir de quoi je suis capable. Mais du coup, qui est cette chère cavalière qui connaitra l'plaisir d'être charmée par tes bons soins?
Ancien sorcier
30 déc. 2012, 18:04
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
Au fur et à mesure que le temps passe, vous commencez quand même à comprendre ce que la personne que vous côtoyez est ou n'est pas. Vous arrivez à la cerner un peu. Dans les grandes lignes. Ou en profondeur, pour certaines. Ce qui demande un peu d'observation, pas mal de concentration, et un oeil à l’affût du moindre minuscule petit signe. Katy Jones était sans doute plein de choses. Pas besoin d'être employé au Département des Mystères pour déduire qu'elle était pas une chose. Bête. Elle était pas bête. Et accessoirement, elle paraissait gentille. Parce qu'elle était pas méchante. En tout cas pas avec Katherine. Et pas avec grand monde. M'enfin bon, allez pas croire-là que la Première Année pensait sérieusement au fait que la Préfète était une crème, ou un pion qu'on pouvait manier à sa guise. Fallait se limiter. Comme partout, quoi.
"- Je n'considère pas une K. Jones comme une ...bonne."
Un bon point. Elle se serait pris un mauvais truc en pleine tronche, sinon. Elle usait de diplomatie, mais aussi d'une certaine sincérité. Ça faisait pas parole balancée dans la crispation extrême, les fesses serrées, la gorge nouée. Pas un vieux mensonge de débutante en la matière. Alors ça laissait deux options. Soit Katy considérait le fait d'être une K. Jones aussi sérieusement que son homonyme, soit elle était une super menteuse. Finalement, dans les deux cas, ça donnait un truc assez concluant. Ceci dit, la seconde Jones ne répondit pas. Elle jugeait pas ça utile. Et avait pas envie de répondre un truc qui servait à rien. A quoi bon gaspiller sa salive pour rien ?
"- Je n'te connais pas assez bien, mais tu commences enfin à répliquer. Dois je en constater que tu commences à te réveiller? Est ce moi ou est ce la potion, la source?"
En voilà une qui se prenait pas de haut par exemple ! Non mais dites-moi ! Elle croyait vraiment que Katherine se débloquait sur commande, comme ça, avec quelqu'un d'un brin original ? Il lui en fallait quand même un peu plus, parce qu'avouons qu'il y avait pas mal d'originaux à Poudlard. Dans ce genre de situations, pas le choix que de composer avec. On fait avec ce qu'on a, après tout. A-t-on jamais vraiment le choix ? Je n'en suis pas vraiment certaine. Quoiqu'il en soit, ça donnait un drôle de tour à la conversation. Deux options. D'un côté la Préfète était super imbue de sa personne. De l'autre, elle titillait Kate, pour voir ce qui sortait. Si la deuxième hypothèse se vérifiait, ça pouvait faire d'elle quelqu'un de particulièrement intéressant. Comment tirer les vers du nez des gens sans le leur faire vraiment sentir ? Provocation, les enfants. Enfin celle qui provoquait semblait plutôt en proie au froid, puisqu'elle revêtit son écharpe. Belle écharpe de Serdaigle. Et elle reprit :
"- J'en ai terminé avec c'tte corne à la...hum, on peut donc tout j'ter dans l'chaudron comme tu dis oui. Toi, tu dois être douée en Potions non? Moi j'voulais garder une p'tite partie de moi dans le choix ardu d'mec, alors j'en ai choisis un avec les cheveux bleus. Charmer ta victime pour l'ach'ver? Les Serpents utilisent leur venin tandis que les sirènes usent d'leur chant pour séduire leur victimes avant d'les dévorer. A toi de choisir. Une mort rapide ou une mort envoûtante!"
Katherine faillit sourire. Pas encore tout à fait. On en était pas à ce point-là, mais la situation l'amusait grandement, faut dire. C'est vrai, quoi ! Katy était tout à fait sympathique. Pas du tout sur la défensive, à montrer les crocs sans arrêt. Elle souriait, riait, même, agrémentant ses paroles d'accents étranges, déformés par le rire, la respiration saccadée manifestant de l'amusement, ou encore d'autres petits signes qui attestaient de ses émotions. De cette façon, elle était moins difficile à déchiffrer. Sur le coup. Mais semblait pas en souffrir. Ni jouer la comédie. Ca amusait la jeune fille, ça. Parce que c'était typiquement ce qu'elle détestait, en temps normal. Sauf que le jour d'une préparation de Polynectar, en vue de tromper quelqu'un, c'est pas un temps normal, si ?
"- C'tte corne m'a tuée. Occupe-toi des trois premiers ingrédients à ajouter dans le chaudron steuplait, que je fasse une p'tite pause. Je rajouterai le reste après."
Silencieusement, Kate s'exécuta, et versa le tout dans le chaudron fumant, non sans bailler aux corneilles. Elle commençait à s'ennuyer ferme. Avouons que la partie la plus intéressante était passée, là. On était tombé dans une espèce de torpeur, due à la fatigue, au temps naze, à l'ambiance générale due à cet hiver qui n'en finissait plus de finir. C'est vrai, quoi. Le temps influence trop sur l'humeur des gens. La preuve, en ce moment même. Elle étaient toutes les deux explosées, c'était pas la peine de se voiler la face en se disant que c'était pas le cas. Et tout ça à cause du froid, du vent, des intempéries. Bwarf. Tous des faibles, jusqu'au bout des ongles, en vérité, non ? Non. Pas les K. Jones. Parce que les K. Jones échappent à de telles règles. Elles échappent à toutes les règles. Sauf celles qu'elles posent. Bien entendu.
"- J'me réveille pas. J'essaie d'être sociable parc'qu'on m'a r'proché l'contraire. J'crois qu'c'pas concluant, quand j'm'ouvre, hein ?"
La question était rhétorique. Accompagnant tout ça d'une moue peu convaincue, elle fixa Katy dans les yeux. La partie intéressante de la conversation était en train de se profiler à l'horizon. Ses yeux lui piquaient. Elle eu un clignement. Un vieux tic idiot. Son visage, lui, était assez méconnaissable. Usé par la fatigue. Elle le savait. Parfaitement. Et elle se passa une main tremblante sur les lèvres. Avala. Reprit le cours de la conversation :
"- Ouep, j'suis douée en potions. J'suis douée en tout, en fait. Sauf qu'j'm'en fous. J'veux pas m'faire lancer des roses pour ça. C'tout. J'veux dire, après, tu d'viens trop vite trop sûr d'toi. Pédant. C't'insupportable. Pour l'mec, j'ai hâte d'voir ça. Perso, j'voulais pas nan plus perdre mon identité, en choisissant l'gars en question. D'ailleurs, c't'un type banal. J'vais l'sublimer, t'vois. Lui donner une aut' consistance."
Voilà, ça au moins, c'était dit. C'était pas péteux. Au contraire. C'était un constat. Une réalité. Ce type était stupide, sur les bords. Et encore. Si seulement c'était sur les bords, on aurait tous été sauvés. Mais non. il l'était en profondeur, un peu débile. Bah. Y'a des gens comme ça, on peut rien contre. Ils craignent. Peut-être que c'était aussi l'avis de Katy. Ou pas. Quoi qu'il en soit, elle planta son regard dans les yeux de Katherine, et dit :
" -C'est parce que je m'donne t'jours à fond que je me débrouille au Quidditch. T'es remplaçante dans l'équipe c'ça? Moi, je pense que...tu peux dev'nir une bonne joueuse si t'aimes ça et que tu montres que t'en as sous l'coude. Autant ne pas oublier la potion. Bon t'as mis le Polygonum, les Sangsues et les Crysopes que je puisse mettre le Serpent et les poudres de Bicorne et du Sysimbre? Fait gaffe aux Sangsues, elles sont vivantes, du coup elles sautent un peu partout."
Un truc était génial. Ces foutus tête à queue, qui menaient à des nuls parts tous plus incroyables les uns que les autres. Voilà comment on pouvait joyeusement enchaîner. Passer de Quidditch à Polynectar, d'un coup, sans transition ou presque. C'était tout simplement trop bien. Parce que les trois quart du temps, les gens supportent pas qu'on ait des conversations aussi décousues les unes que les autres. Or, là, elles pouvaient s'en donner à coeur-joie puisque, manifestement, aucune des deux ne se lassait de stopper subitement, pour reprendre à ce dont on parlait deux minutes plus tôt. Bref. C'était exquis, cette discussion. Et même en s'appliquant à respecter les consignes d'incorporation des nouveaux éléments à la potion, Katherine suivait parfaitement. Même mieux que dans une conversation normale. Banale, plutôt.
"- Voilà. Les sangsues, ces saloperies, c'done. Elle m'collent sal'ment aux doigts. J'aime pas ces trucs. Ouep, j'suis remplaçante. Et bah... ouais j'aime, et un peu qu'j'en ai dans l'bide, nan mais qu'est-c'tu crois ? J'veux dire, faut pas trop s'poser d'questions et avoir d'remords pour être batteur, quoi. J'ai pas la trouille. C'tout. Et voilà. J'suis dans l'vert. T'peux mettre ta poudre et l'serpent."
Pour une fois, elle donnait les directives, et ça la faisait kiffer. Katy les suivit. Elle avait pas le choix, en même temps. Et pour une fois, ça mettait Katherine dans une position de force, et pas de petit elfe de maison tout soumis. C'était plutôt pas mal, d'être à la place dominante. Mais fallait pas non plus se faire des films. C'était deux K. Jones. Pas de chiens destinés à se servir l'un l'autre. D'ailleurs, elles étaient ensemble pour satisfaire un intérêt commun plus que pour autre chose. Ce qu'elle satisfaisaient amplement, à vrai dire. En tout cas du point de vue de la jeune bleue. Le regard comme perdu au fond du chaudron, la Troisième Année toisa son contenu d'un air à peu près contenté.
"- Préparation de la potion terminée! Manque plus qu'à attendre 26 jours. Au fait...Calie est ma cavalière, elle est également ma filleule. Si j'y vais en mec, c'est pas pour l'ach'ver ou me venger ou quoique ce soit, je n'connais pas la cause d'ta décision. C'est plutôt une expérience. J'veux tester mes limites, voir de quoi je suis capable. Mais du coup, qui est cette chère cavalière qui connaitra l'plaisir d'être charmée par tes bons soins?"
Question drôle. Quand on connaissait un peu Katherine, on aurait pas eu de mal à dire qu'elle aurait pris plaisir à se foutre de la tronche de n'importe qui. Ou presque. Après tout, elle était comme ça. Constamment moqueuse, piquante. Perfide. Et elle prenait son pied ainsi. Bwarf. Ma foi, chacun ses trips, hein ? C'pas pour autant qu'on ne doit pas respecter les autres. Ça, par contre, c'était un autre truc qu'elle respectait pas. Les autres. Et en bonne K. Jones, ça lui était autorisé. Of course.
"- On est bons, là, on est bons. J'trouve qu'ça a une bonne tronche. Ça r'ssemble pas mal à d'la vase. Mais j'aime bien. Elle a d'la chance Calie. L'est tombée sur quelqu'un d'gentil. Moi j'suis mal intentionnée. T'verras bien sur qui j'vais jeter mon dévolu, le jour même."
Fallait conserver le suspense, non ? C'est comme si on vous dit quelle carte vous allez trouver en ouvrant votre Chocogrenouille. La surprise n'est plus, le chocolat devient cendre dans votre bouche. Ça sert plus à rien, en somme. Ça gâche tout. L'intérêt même de la chose, en soi, s'en trouve altéré. Bref, c'est typique un truc craignos, de dévoiler ce genre de choses. Aussi Katherine avait-elle agrémenté ces dernières paroles d'un clin d'oeil. Un clin d'oeil bizarre, d'ailleurs, vu qu'elle souriait toujours pas. C'était juste pour ajouter du mystère à ses dires. Regardant la potion d'un oeil morne, elle continua :
"- Donc maint'nant, c'fini. Chelou. Enfin, j'veux dire, on dirait qu'c'pas aussi dur qu'y paraît. Faut dire qu'on est pas non plus tombées d'la dernière pluie, toutes les deux, aussi. L'défi, dorénavant, c'de s'occuper d'récupérer l'cheveu. D'ailleurs, j'ai un plan. Planquons tout c'truc, et j't'explique tandis qu'on r'monte vers la salle co'."
Joignant le geste à la parole, Katherine poussa le chaudron vers les toilettes, puis s'interrompit, la main sur le menton. L'ai penseur. Concentrée. Les yeux fixés sur la cuvette des WC. Puis, dans un geste qui aurait pu paraître plutôt étrange, mais néanmoins pas débile, elle se mit à faire dégouliner de l'eau par terre. Puis, elle ferma la porte des toilettes, et contempla la flaque qui s'élargissait au sol. Satisfaite.
"- Chaque fois qu'on vient s'occuper d'la potion, on verse d'l'eau par terre. Comme ça les gens viendront pas fouiner, en pensant qu'y'a une fuite."
Puis, d'un geste un peu pas très délicat du tout, elle saisit le bras de Katy et l'entraîna avec elle à l'extérieur des toilettes où reposait maintenant leur secret partagé. Et ce qui les conduirait à une sacré séance d'amusement, très bientôt.
"- Alors j't'explique, pour récupérer ces foutus ch'veux, on pourrait..."
La voix de Katherine se perdit, tandis que le lourd battant de bois que constituait la porte se refermait avec un claquement sonore. Maintenant, les toilettes étaient calmes. Trop calmes. Et on entendait, au dehors, le vent, déchaîné, soufflant avec puissance. 26 jours. C'est long, quand même, nan ?
"- Je n'considère pas une K. Jones comme une ...bonne."
Un bon point. Elle se serait pris un mauvais truc en pleine tronche, sinon. Elle usait de diplomatie, mais aussi d'une certaine sincérité. Ça faisait pas parole balancée dans la crispation extrême, les fesses serrées, la gorge nouée. Pas un vieux mensonge de débutante en la matière. Alors ça laissait deux options. Soit Katy considérait le fait d'être une K. Jones aussi sérieusement que son homonyme, soit elle était une super menteuse. Finalement, dans les deux cas, ça donnait un truc assez concluant. Ceci dit, la seconde Jones ne répondit pas. Elle jugeait pas ça utile. Et avait pas envie de répondre un truc qui servait à rien. A quoi bon gaspiller sa salive pour rien ?
"- Je n'te connais pas assez bien, mais tu commences enfin à répliquer. Dois je en constater que tu commences à te réveiller? Est ce moi ou est ce la potion, la source?"
En voilà une qui se prenait pas de haut par exemple ! Non mais dites-moi ! Elle croyait vraiment que Katherine se débloquait sur commande, comme ça, avec quelqu'un d'un brin original ? Il lui en fallait quand même un peu plus, parce qu'avouons qu'il y avait pas mal d'originaux à Poudlard. Dans ce genre de situations, pas le choix que de composer avec. On fait avec ce qu'on a, après tout. A-t-on jamais vraiment le choix ? Je n'en suis pas vraiment certaine. Quoiqu'il en soit, ça donnait un drôle de tour à la conversation. Deux options. D'un côté la Préfète était super imbue de sa personne. De l'autre, elle titillait Kate, pour voir ce qui sortait. Si la deuxième hypothèse se vérifiait, ça pouvait faire d'elle quelqu'un de particulièrement intéressant. Comment tirer les vers du nez des gens sans le leur faire vraiment sentir ? Provocation, les enfants. Enfin celle qui provoquait semblait plutôt en proie au froid, puisqu'elle revêtit son écharpe. Belle écharpe de Serdaigle. Et elle reprit :
"- J'en ai terminé avec c'tte corne à la...hum, on peut donc tout j'ter dans l'chaudron comme tu dis oui. Toi, tu dois être douée en Potions non? Moi j'voulais garder une p'tite partie de moi dans le choix ardu d'mec, alors j'en ai choisis un avec les cheveux bleus. Charmer ta victime pour l'ach'ver? Les Serpents utilisent leur venin tandis que les sirènes usent d'leur chant pour séduire leur victimes avant d'les dévorer. A toi de choisir. Une mort rapide ou une mort envoûtante!"
Katherine faillit sourire. Pas encore tout à fait. On en était pas à ce point-là, mais la situation l'amusait grandement, faut dire. C'est vrai, quoi ! Katy était tout à fait sympathique. Pas du tout sur la défensive, à montrer les crocs sans arrêt. Elle souriait, riait, même, agrémentant ses paroles d'accents étranges, déformés par le rire, la respiration saccadée manifestant de l'amusement, ou encore d'autres petits signes qui attestaient de ses émotions. De cette façon, elle était moins difficile à déchiffrer. Sur le coup. Mais semblait pas en souffrir. Ni jouer la comédie. Ca amusait la jeune fille, ça. Parce que c'était typiquement ce qu'elle détestait, en temps normal. Sauf que le jour d'une préparation de Polynectar, en vue de tromper quelqu'un, c'est pas un temps normal, si ?
"- C'tte corne m'a tuée. Occupe-toi des trois premiers ingrédients à ajouter dans le chaudron steuplait, que je fasse une p'tite pause. Je rajouterai le reste après."
Silencieusement, Kate s'exécuta, et versa le tout dans le chaudron fumant, non sans bailler aux corneilles. Elle commençait à s'ennuyer ferme. Avouons que la partie la plus intéressante était passée, là. On était tombé dans une espèce de torpeur, due à la fatigue, au temps naze, à l'ambiance générale due à cet hiver qui n'en finissait plus de finir. C'est vrai, quoi. Le temps influence trop sur l'humeur des gens. La preuve, en ce moment même. Elle étaient toutes les deux explosées, c'était pas la peine de se voiler la face en se disant que c'était pas le cas. Et tout ça à cause du froid, du vent, des intempéries. Bwarf. Tous des faibles, jusqu'au bout des ongles, en vérité, non ? Non. Pas les K. Jones. Parce que les K. Jones échappent à de telles règles. Elles échappent à toutes les règles. Sauf celles qu'elles posent. Bien entendu.
"- J'me réveille pas. J'essaie d'être sociable parc'qu'on m'a r'proché l'contraire. J'crois qu'c'pas concluant, quand j'm'ouvre, hein ?"
La question était rhétorique. Accompagnant tout ça d'une moue peu convaincue, elle fixa Katy dans les yeux. La partie intéressante de la conversation était en train de se profiler à l'horizon. Ses yeux lui piquaient. Elle eu un clignement. Un vieux tic idiot. Son visage, lui, était assez méconnaissable. Usé par la fatigue. Elle le savait. Parfaitement. Et elle se passa une main tremblante sur les lèvres. Avala. Reprit le cours de la conversation :
"- Ouep, j'suis douée en potions. J'suis douée en tout, en fait. Sauf qu'j'm'en fous. J'veux pas m'faire lancer des roses pour ça. C'tout. J'veux dire, après, tu d'viens trop vite trop sûr d'toi. Pédant. C't'insupportable. Pour l'mec, j'ai hâte d'voir ça. Perso, j'voulais pas nan plus perdre mon identité, en choisissant l'gars en question. D'ailleurs, c't'un type banal. J'vais l'sublimer, t'vois. Lui donner une aut' consistance."
Voilà, ça au moins, c'était dit. C'était pas péteux. Au contraire. C'était un constat. Une réalité. Ce type était stupide, sur les bords. Et encore. Si seulement c'était sur les bords, on aurait tous été sauvés. Mais non. il l'était en profondeur, un peu débile. Bah. Y'a des gens comme ça, on peut rien contre. Ils craignent. Peut-être que c'était aussi l'avis de Katy. Ou pas. Quoi qu'il en soit, elle planta son regard dans les yeux de Katherine, et dit :
" -C'est parce que je m'donne t'jours à fond que je me débrouille au Quidditch. T'es remplaçante dans l'équipe c'ça? Moi, je pense que...tu peux dev'nir une bonne joueuse si t'aimes ça et que tu montres que t'en as sous l'coude. Autant ne pas oublier la potion. Bon t'as mis le Polygonum, les Sangsues et les Crysopes que je puisse mettre le Serpent et les poudres de Bicorne et du Sysimbre? Fait gaffe aux Sangsues, elles sont vivantes, du coup elles sautent un peu partout."
Un truc était génial. Ces foutus tête à queue, qui menaient à des nuls parts tous plus incroyables les uns que les autres. Voilà comment on pouvait joyeusement enchaîner. Passer de Quidditch à Polynectar, d'un coup, sans transition ou presque. C'était tout simplement trop bien. Parce que les trois quart du temps, les gens supportent pas qu'on ait des conversations aussi décousues les unes que les autres. Or, là, elles pouvaient s'en donner à coeur-joie puisque, manifestement, aucune des deux ne se lassait de stopper subitement, pour reprendre à ce dont on parlait deux minutes plus tôt. Bref. C'était exquis, cette discussion. Et même en s'appliquant à respecter les consignes d'incorporation des nouveaux éléments à la potion, Katherine suivait parfaitement. Même mieux que dans une conversation normale. Banale, plutôt.
"- Voilà. Les sangsues, ces saloperies, c'done. Elle m'collent sal'ment aux doigts. J'aime pas ces trucs. Ouep, j'suis remplaçante. Et bah... ouais j'aime, et un peu qu'j'en ai dans l'bide, nan mais qu'est-c'tu crois ? J'veux dire, faut pas trop s'poser d'questions et avoir d'remords pour être batteur, quoi. J'ai pas la trouille. C'tout. Et voilà. J'suis dans l'vert. T'peux mettre ta poudre et l'serpent."
Pour une fois, elle donnait les directives, et ça la faisait kiffer. Katy les suivit. Elle avait pas le choix, en même temps. Et pour une fois, ça mettait Katherine dans une position de force, et pas de petit elfe de maison tout soumis. C'était plutôt pas mal, d'être à la place dominante. Mais fallait pas non plus se faire des films. C'était deux K. Jones. Pas de chiens destinés à se servir l'un l'autre. D'ailleurs, elles étaient ensemble pour satisfaire un intérêt commun plus que pour autre chose. Ce qu'elle satisfaisaient amplement, à vrai dire. En tout cas du point de vue de la jeune bleue. Le regard comme perdu au fond du chaudron, la Troisième Année toisa son contenu d'un air à peu près contenté.
"- Préparation de la potion terminée! Manque plus qu'à attendre 26 jours. Au fait...Calie est ma cavalière, elle est également ma filleule. Si j'y vais en mec, c'est pas pour l'ach'ver ou me venger ou quoique ce soit, je n'connais pas la cause d'ta décision. C'est plutôt une expérience. J'veux tester mes limites, voir de quoi je suis capable. Mais du coup, qui est cette chère cavalière qui connaitra l'plaisir d'être charmée par tes bons soins?"
Question drôle. Quand on connaissait un peu Katherine, on aurait pas eu de mal à dire qu'elle aurait pris plaisir à se foutre de la tronche de n'importe qui. Ou presque. Après tout, elle était comme ça. Constamment moqueuse, piquante. Perfide. Et elle prenait son pied ainsi. Bwarf. Ma foi, chacun ses trips, hein ? C'pas pour autant qu'on ne doit pas respecter les autres. Ça, par contre, c'était un autre truc qu'elle respectait pas. Les autres. Et en bonne K. Jones, ça lui était autorisé. Of course.
"- On est bons, là, on est bons. J'trouve qu'ça a une bonne tronche. Ça r'ssemble pas mal à d'la vase. Mais j'aime bien. Elle a d'la chance Calie. L'est tombée sur quelqu'un d'gentil. Moi j'suis mal intentionnée. T'verras bien sur qui j'vais jeter mon dévolu, le jour même."
Fallait conserver le suspense, non ? C'est comme si on vous dit quelle carte vous allez trouver en ouvrant votre Chocogrenouille. La surprise n'est plus, le chocolat devient cendre dans votre bouche. Ça sert plus à rien, en somme. Ça gâche tout. L'intérêt même de la chose, en soi, s'en trouve altéré. Bref, c'est typique un truc craignos, de dévoiler ce genre de choses. Aussi Katherine avait-elle agrémenté ces dernières paroles d'un clin d'oeil. Un clin d'oeil bizarre, d'ailleurs, vu qu'elle souriait toujours pas. C'était juste pour ajouter du mystère à ses dires. Regardant la potion d'un oeil morne, elle continua :
"- Donc maint'nant, c'fini. Chelou. Enfin, j'veux dire, on dirait qu'c'pas aussi dur qu'y paraît. Faut dire qu'on est pas non plus tombées d'la dernière pluie, toutes les deux, aussi. L'défi, dorénavant, c'de s'occuper d'récupérer l'cheveu. D'ailleurs, j'ai un plan. Planquons tout c'truc, et j't'explique tandis qu'on r'monte vers la salle co'."
Joignant le geste à la parole, Katherine poussa le chaudron vers les toilettes, puis s'interrompit, la main sur le menton. L'ai penseur. Concentrée. Les yeux fixés sur la cuvette des WC. Puis, dans un geste qui aurait pu paraître plutôt étrange, mais néanmoins pas débile, elle se mit à faire dégouliner de l'eau par terre. Puis, elle ferma la porte des toilettes, et contempla la flaque qui s'élargissait au sol. Satisfaite.
"- Chaque fois qu'on vient s'occuper d'la potion, on verse d'l'eau par terre. Comme ça les gens viendront pas fouiner, en pensant qu'y'a une fuite."
Puis, d'un geste un peu pas très délicat du tout, elle saisit le bras de Katy et l'entraîna avec elle à l'extérieur des toilettes où reposait maintenant leur secret partagé. Et ce qui les conduirait à une sacré séance d'amusement, très bientôt.
"- Alors j't'explique, pour récupérer ces foutus ch'veux, on pourrait..."
La voix de Katherine se perdit, tandis que le lourd battant de bois que constituait la porte se refermait avec un claquement sonore. Maintenant, les toilettes étaient calmes. Trop calmes. Et on entendait, au dehors, le vent, déchaîné, soufflant avec puissance. 26 jours. C'est long, quand même, nan ?
Ancien sorcier
31 déc. 2012, 14:48
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
26 jours se sont écoulés!
Nous sommes le 31 Décembre, jour du réveillon. Les deux jeunes Serdaigle se retrouvent au toilettes...
Nous sommes le 31 Décembre, jour du réveillon. Les deux jeunes Serdaigle se retrouvent au toilettes...
Ancien sorcier
7 janv. 2013, 02:12
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
Tadaaaaaadaaaaaaam! Faîtes sonner les cloches, les réveils, les sonnettes ou bref ce que vous voulez! Nous étions le Jour J! En conséquence, ce jour voulait dire pas mal de choses toutes bien plus importantes les unes que les autres. Preum's, il y avait LE réveillon du Nouvel An. Suite à ce réveillon tant attendu, s'ajoutaient le bal et les duels que Katy avaient mis en organisation avec son coéquipier Àngel Jesse et ses supérieurs hiérarchiques de la maison Serdaigle. Mais n'oublions pas, bien sûr, la fameuse potion qu'elle avait préparé avec Katherine. Le Polynectar. La Troisième Année était revenue de temps en temps aux toilettes vers Midi, lorsque tout le monde était dans la Grande Salle afin d'être sûre de ne pas être aperçue de quiconque qui aurait eu un esprit trop curieux et malsain. Jones avait dû également s'y rendre sur la pointe des pieds, car on disait que les murs avaient des oreilles à Poudlard. C'est pourquoi la moindre indiscrétion était mise en jeu durant ces petites escapades aux toilettes. C'est ainsi que bouillant toujours tranquillement dans le chaudron, vingt six jours s'étaient écoulés tout pépères. Tout tranquille. No stress. Katy avait bien vérifié plusieurs fois sur son cours que la potion était bien préparée comme il le fallait, qu'elles n'avaient pas oublié le moindre ingrédient et tout s'était révélé être parfait. Ou du moins...c'est ce qu'elle espérait.
La journée s'était montrée éreintante en cette toute fin de Décembre. La jeune fille de treize ans avait dû se lever aux premières lueurs du jour pour se rendre aux cuisines et rendre visite aux elfes de maison en leur remettant une liste de plats qu'ils devaient préparer pour le buffet à installer au bal. Le bal...quel évènement barbant. Et pourtant toutes les filles de Serdaigle ne parlaient que de ça depuis maintenant plusieurs semaines. Peut être même les garçons. Mais la jeune aiglonne n'y accordait aucune attention, se contentant de tirer une grimace dès qu'une fille ouvrait sa bouche pour parler de sa robe ou de son maquillage qui s'accorderait parfaitement avec sa peau et ses cheveux. Lorsque la jeune préfète avait aperçu la nouvelle annoncée du bal accrochée au panneau d'affichage de la Salle Commune, la jeune fille avait secoué la tête d'un geste las et avait pensé qu'elle ne s'y rendrait pas. Puis à l'évocation du souvenir, assises dans la salle commune, les deux jeunes fillettes malsaines, préparant leur coup à la lueur de la lune qui se reflétaient contre les murs sombres et bleutés de la pièce, Katy laissa échapper un petit sourire. La préfète l'appréciait plutôt bien cette jeune Katherine. On pouvait dire qu'elles en avaient vécu des choses ensemble.
Bref bref, reprenons où nous nous étions arrêtés. La jeune Katy avait ensuite passé le reste de la matinée et du début d'après midi à décorer la salle commune avec Àngel, Miss Hay Shepard et quelques elfes de maison qui étaient venus rendre service. Mais grâce à la magie, quelques Wingardium Leviosa par ci et par là, il n'en fallut que très peu de temps pour terminer la décoration satisfaisante de la Salle Commune. Les bleus allaient être contents, c'était certain. La journée s'écoula plutôt rapidement et c'est en sueur que Katy rejoignit son dortoir. Comprenez vous, ce n'est pas facile de courir partout dans le château, surtout-quand-ce-château-est-Énorme, en passant trois fois par les cuisines, dans la salle des préfets et la volière afin de s'occuper de sa chouette. Dur dur la vie! La jeune Troisième Année se retrouva dans la salle de bain des préfèts, dont les vapeurs enivrantes au citron frais s'échappaient de la surface de l'eau. Il n'y avait surement rien de plus méritant à Poudlard. Oui c'était bien cette salle de bain adorée. Toute fraîche, les joues de Jones toutes rosies par la chaleur du bain, celle ci revint à son dortoir et entreprit de prendre son costume ...cravate. Haha. Étonnant non? Toutes les filles avaient leur majestueuse robe prête à porter et Katy elle, s'était procurée un costard de couleur noir. Le noir...c'était une couleur que Katy appréciait, après le bleu bien sûr.
Gardant le gros secret du costard et en conséquence du polynectar, Katy agissait comme si de rien n'était et qu'elle ne se rendrait pas au bal, se contentant seulement du duel qui l'opposait à sa cousine. Jouait elle bien la comédie? Cela la jeune préfète ne put le savoir, mais elle dû se contenter de maquiller une de ses amies, soit disant parce que le maquillage n'était pas du rayon de sa chère Emma Wolfgang. Jones avait laissé échapper une grimace. Comme si elle même, elle s'y connaissait en maquillage? Le matin, Katy se satisfaisait d'une douche express, de se brosser les dents et de coiffer sa longue chevelure. Entre autre, les mots mascara ou Eye Liner n'entraient pas dans ses habitudes matinales. Quelle poisse! Mais devant la mine dépitée de son amie, la Serdaigle prit la boite à maquillage de sa mère moldue qu'elle le lui avait envoyé pour le bal...si ''jamais'', avait elle souligné. Les traits concentrés, le bout de la langue visible sur ses lèvres, la jeune adolescente s'était appliquée, souhaitant ajuster au mieux les produits cosmétiques sur la belle peau ivoire de la jeune rousse. Emma semblait satisfaite du résultat et partit pour le bal en sortant du dortoir, accordant un dernier sourire à la jeune bleue. Jones se passa une main sur le front en lâchant un soupir et attrapa le costard enfoui dans un sac d'une main et la fiole contenant le fibre capillaire de son charmant garçon aux cheveux bleus de l'autre.
Puis sans accorder un seul regard, la préfète quitta le dortoir, laissant la boite de maquillage ouverte sur son lit. Et là, Katy aurait tout donné pour avoir une cape d'invisibilité en sa possession, car traverser une Salle Commune empli d'une foule impressionnante n'était pas aisé, lorsque l'on souhaite passer discrètement. Alors Katy profita de son poste de Préfète et envoya un regard noir aux élèves de sa maison, les incitant à la laisser tranquille et poursuivre sa route. Les couloirs du château étaient eux déjà un peu plus vides. Katy devina que tous avaient rejoint leur salle commune respective afin de fêter le réveillon avec les élèves de leur maison. Jones put même siffloter à tue tête sans craindre d'être aperçue par quiconque lorsqu'elle arriva au deuxième étage. Frappant poliment à la porte en bois des toilettes de Mimi Geignarde, la Serdaigle actionna machinalement la poignée de la porte, en entendant aucune réponse de la part du fantôme. Décidément, Mimi les aurait laisser tranquille durant toute la préparation de leur petit complot. Parfait.
Katy traversa les toilettes et se rendit à l'angle de la pièce qui dissimulait bien le Polynectar qui marinait dans le chaudron. Vingt six jours s'étaient écoulés et la potion laissait échapper une fumée noirâtre dans la cabine qui se dissolvait instantanément dans l'air. Katy enleva son uniforme de Serdaigle et revêtit tranquillement son costume cravate qui d'évidence était trop grand à sa taille. Bah normal, le garçon mesurait cette taille et le costume avait été formé pour qu'il soit parfait sur le corps de Katy une fois transformée. Jones avait rangé son uniforme dans le sac, lorsque la porte s'ouvrit sur Katherine. La Troisième Année laissa échapper un sourire et fit :
-Salut Katherine. Le Polynectar est prêt et je pense qu'il va fonctionner. T'as pensé à apporter un cheveu? Moi je l'ai c'est bon!
Katy sortit deux verres de son sac et y versa délicatement la potion, afin de ne pas mettre une goutte de côté. Jones sortit sa fiole et malgré ses manches trop longues qui dépassaient de ses petites mains pâles, la préfète laissa tomber le cheveu bleu et soyeux dans la potion qui se mit subitement à bouillir et à fumer. Ses lèvres s'étirèrent en une grimace de dégout en apercevant le liquide visqueux et jaune, d'où quelques grosses bulles s'échappaient de la surface du breuvage.
-On prend chacune une cabine?
Katy lui lança un regard dépité devant l'aspect de la décoction qu'elle devait avaler dans le gosier et se retourna, choisissant la cabine de droite. Refermant la porte en bois de la cabine, en faisant attention de ne pas marcher sur son pantalon noir, Katy pensa mentalement à un ''tchin'' et jeta un dernier coup d'œil à son verre avant de fermer les yeux et de boire ''cul-sec''. Elle sentit le liquide descendre le long de sa trachée et de finir dans son estomac...son pauvre estomac. Elle sentit son corps devenir brûlant comme si on l'avait poussé dans les flammes et les intestins se tordrent. Une vive douleur apparut sur son front, elle eut l'impression qu'il allait exploser. Le front plissé et les yeux toujours fermés, Katy se retint à grand peine de pousser un cri et s'effondra contre l'un des murs de la cabine. La Serdaigle ouvrit alors les paupières et découvrit une peau verte et épaisse, incrusté de petits boutons, à moins que ce ne soit des furoncles. La surprise envahit son esprit avant que l'horreur ne prenne possession de sa cervelle. Katy poussa un cri...et cria à nouveau, en découvrant que sa voix émettait des sons profondément graves. Sortant précipitamment de la cabine, paniquée, ou du moins arracha la porte, Katy se rua devant le miroir et serra les mâchoires, se contenant à grands peines de ne pas hurler devant la créature qui montrait son propre reflet. Un Troll?! Elle étaient devenue un Troll! Mais merde! Où est passé l'énigmatique garçon qu'elle aurait dû devenir?
Le souffle court, Katy se laissa tomber au sol dans un ''boum'' sonore et leva des yeux larmoyants sur Katherine. Quelque chose n'avait pas fonctionné dans la potion. Était ce de sa faute? Avec la corne qui avait été un peu trop mal coupé? Jones ne rigola même pas en apercevant l'aspect ridicule de sa camarade. Enfouissant sa grosse et hideuse tête dans ses grosses et repoussantes mains charnues, Katy laissa sa panique de côté et se mit à réfléchir. Elle était Préfète boudiou. Donc responsable en soi, elle se devait de gérer la situation en n'importe quel circonstance. Même si pour cela, elle devait prendre l'apparence d'un Troll. Katy laissa échapper d'une voix rauque :
-Katherine...nos cavalières nous attendent depuis 5 minutes! Faut se dépêcher de trouver une solution. Seul Miss Grayce peut nous aider. Mais je suis dans l'incapacité d'écrire quoique ce soit. Il y a du parchemin et une plume dans mon sac. Sers toi et envoie lui ton hibou en disant qu'elle vienne nous rejoindre aux toilettes suite à une potion de Polynectar qui a raté....steuplait.
Katy lui envoya un regard profondément désolé qui disait du genre: ''Désolé de t'avoir embarqué dedans!'' et rebaissa la tête, fixant le sol de ses yeux larmoyants.
La journée s'était montrée éreintante en cette toute fin de Décembre. La jeune fille de treize ans avait dû se lever aux premières lueurs du jour pour se rendre aux cuisines et rendre visite aux elfes de maison en leur remettant une liste de plats qu'ils devaient préparer pour le buffet à installer au bal. Le bal...quel évènement barbant. Et pourtant toutes les filles de Serdaigle ne parlaient que de ça depuis maintenant plusieurs semaines. Peut être même les garçons. Mais la jeune aiglonne n'y accordait aucune attention, se contentant de tirer une grimace dès qu'une fille ouvrait sa bouche pour parler de sa robe ou de son maquillage qui s'accorderait parfaitement avec sa peau et ses cheveux. Lorsque la jeune préfète avait aperçu la nouvelle annoncée du bal accrochée au panneau d'affichage de la Salle Commune, la jeune fille avait secoué la tête d'un geste las et avait pensé qu'elle ne s'y rendrait pas. Puis à l'évocation du souvenir, assises dans la salle commune, les deux jeunes fillettes malsaines, préparant leur coup à la lueur de la lune qui se reflétaient contre les murs sombres et bleutés de la pièce, Katy laissa échapper un petit sourire. La préfète l'appréciait plutôt bien cette jeune Katherine. On pouvait dire qu'elles en avaient vécu des choses ensemble.
Bref bref, reprenons où nous nous étions arrêtés. La jeune Katy avait ensuite passé le reste de la matinée et du début d'après midi à décorer la salle commune avec Àngel, Miss Hay Shepard et quelques elfes de maison qui étaient venus rendre service. Mais grâce à la magie, quelques Wingardium Leviosa par ci et par là, il n'en fallut que très peu de temps pour terminer la décoration satisfaisante de la Salle Commune. Les bleus allaient être contents, c'était certain. La journée s'écoula plutôt rapidement et c'est en sueur que Katy rejoignit son dortoir. Comprenez vous, ce n'est pas facile de courir partout dans le château, surtout-quand-ce-château-est-Énorme, en passant trois fois par les cuisines, dans la salle des préfets et la volière afin de s'occuper de sa chouette. Dur dur la vie! La jeune Troisième Année se retrouva dans la salle de bain des préfèts, dont les vapeurs enivrantes au citron frais s'échappaient de la surface de l'eau. Il n'y avait surement rien de plus méritant à Poudlard. Oui c'était bien cette salle de bain adorée. Toute fraîche, les joues de Jones toutes rosies par la chaleur du bain, celle ci revint à son dortoir et entreprit de prendre son costume ...cravate. Haha. Étonnant non? Toutes les filles avaient leur majestueuse robe prête à porter et Katy elle, s'était procurée un costard de couleur noir. Le noir...c'était une couleur que Katy appréciait, après le bleu bien sûr.
Gardant le gros secret du costard et en conséquence du polynectar, Katy agissait comme si de rien n'était et qu'elle ne se rendrait pas au bal, se contentant seulement du duel qui l'opposait à sa cousine. Jouait elle bien la comédie? Cela la jeune préfète ne put le savoir, mais elle dû se contenter de maquiller une de ses amies, soit disant parce que le maquillage n'était pas du rayon de sa chère Emma Wolfgang. Jones avait laissé échapper une grimace. Comme si elle même, elle s'y connaissait en maquillage? Le matin, Katy se satisfaisait d'une douche express, de se brosser les dents et de coiffer sa longue chevelure. Entre autre, les mots mascara ou Eye Liner n'entraient pas dans ses habitudes matinales. Quelle poisse! Mais devant la mine dépitée de son amie, la Serdaigle prit la boite à maquillage de sa mère moldue qu'elle le lui avait envoyé pour le bal...si ''jamais'', avait elle souligné. Les traits concentrés, le bout de la langue visible sur ses lèvres, la jeune adolescente s'était appliquée, souhaitant ajuster au mieux les produits cosmétiques sur la belle peau ivoire de la jeune rousse. Emma semblait satisfaite du résultat et partit pour le bal en sortant du dortoir, accordant un dernier sourire à la jeune bleue. Jones se passa une main sur le front en lâchant un soupir et attrapa le costard enfoui dans un sac d'une main et la fiole contenant le fibre capillaire de son charmant garçon aux cheveux bleus de l'autre.
Puis sans accorder un seul regard, la préfète quitta le dortoir, laissant la boite de maquillage ouverte sur son lit. Et là, Katy aurait tout donné pour avoir une cape d'invisibilité en sa possession, car traverser une Salle Commune empli d'une foule impressionnante n'était pas aisé, lorsque l'on souhaite passer discrètement. Alors Katy profita de son poste de Préfète et envoya un regard noir aux élèves de sa maison, les incitant à la laisser tranquille et poursuivre sa route. Les couloirs du château étaient eux déjà un peu plus vides. Katy devina que tous avaient rejoint leur salle commune respective afin de fêter le réveillon avec les élèves de leur maison. Jones put même siffloter à tue tête sans craindre d'être aperçue par quiconque lorsqu'elle arriva au deuxième étage. Frappant poliment à la porte en bois des toilettes de Mimi Geignarde, la Serdaigle actionna machinalement la poignée de la porte, en entendant aucune réponse de la part du fantôme. Décidément, Mimi les aurait laisser tranquille durant toute la préparation de leur petit complot. Parfait.
Katy traversa les toilettes et se rendit à l'angle de la pièce qui dissimulait bien le Polynectar qui marinait dans le chaudron. Vingt six jours s'étaient écoulés et la potion laissait échapper une fumée noirâtre dans la cabine qui se dissolvait instantanément dans l'air. Katy enleva son uniforme de Serdaigle et revêtit tranquillement son costume cravate qui d'évidence était trop grand à sa taille. Bah normal, le garçon mesurait cette taille et le costume avait été formé pour qu'il soit parfait sur le corps de Katy une fois transformée. Jones avait rangé son uniforme dans le sac, lorsque la porte s'ouvrit sur Katherine. La Troisième Année laissa échapper un sourire et fit :
-Salut Katherine. Le Polynectar est prêt et je pense qu'il va fonctionner. T'as pensé à apporter un cheveu? Moi je l'ai c'est bon!
Katy sortit deux verres de son sac et y versa délicatement la potion, afin de ne pas mettre une goutte de côté. Jones sortit sa fiole et malgré ses manches trop longues qui dépassaient de ses petites mains pâles, la préfète laissa tomber le cheveu bleu et soyeux dans la potion qui se mit subitement à bouillir et à fumer. Ses lèvres s'étirèrent en une grimace de dégout en apercevant le liquide visqueux et jaune, d'où quelques grosses bulles s'échappaient de la surface du breuvage.
-On prend chacune une cabine?
Katy lui lança un regard dépité devant l'aspect de la décoction qu'elle devait avaler dans le gosier et se retourna, choisissant la cabine de droite. Refermant la porte en bois de la cabine, en faisant attention de ne pas marcher sur son pantalon noir, Katy pensa mentalement à un ''tchin'' et jeta un dernier coup d'œil à son verre avant de fermer les yeux et de boire ''cul-sec''. Elle sentit le liquide descendre le long de sa trachée et de finir dans son estomac...son pauvre estomac. Elle sentit son corps devenir brûlant comme si on l'avait poussé dans les flammes et les intestins se tordrent. Une vive douleur apparut sur son front, elle eut l'impression qu'il allait exploser. Le front plissé et les yeux toujours fermés, Katy se retint à grand peine de pousser un cri et s'effondra contre l'un des murs de la cabine. La Serdaigle ouvrit alors les paupières et découvrit une peau verte et épaisse, incrusté de petits boutons, à moins que ce ne soit des furoncles. La surprise envahit son esprit avant que l'horreur ne prenne possession de sa cervelle. Katy poussa un cri...et cria à nouveau, en découvrant que sa voix émettait des sons profondément graves. Sortant précipitamment de la cabine, paniquée, ou du moins arracha la porte, Katy se rua devant le miroir et serra les mâchoires, se contenant à grands peines de ne pas hurler devant la créature qui montrait son propre reflet. Un Troll?! Elle étaient devenue un Troll! Mais merde! Où est passé l'énigmatique garçon qu'elle aurait dû devenir?
Le souffle court, Katy se laissa tomber au sol dans un ''boum'' sonore et leva des yeux larmoyants sur Katherine. Quelque chose n'avait pas fonctionné dans la potion. Était ce de sa faute? Avec la corne qui avait été un peu trop mal coupé? Jones ne rigola même pas en apercevant l'aspect ridicule de sa camarade. Enfouissant sa grosse et hideuse tête dans ses grosses et repoussantes mains charnues, Katy laissa sa panique de côté et se mit à réfléchir. Elle était Préfète boudiou. Donc responsable en soi, elle se devait de gérer la situation en n'importe quel circonstance. Même si pour cela, elle devait prendre l'apparence d'un Troll. Katy laissa échapper d'une voix rauque :
-Katherine...nos cavalières nous attendent depuis 5 minutes! Faut se dépêcher de trouver une solution. Seul Miss Grayce peut nous aider. Mais je suis dans l'incapacité d'écrire quoique ce soit. Il y a du parchemin et une plume dans mon sac. Sers toi et envoie lui ton hibou en disant qu'elle vienne nous rejoindre aux toilettes suite à une potion de Polynectar qui a raté....steuplait.
Katy lui envoya un regard profondément désolé qui disait du genre: ''Désolé de t'avoir embarqué dedans!'' et rebaissa la tête, fixant le sol de ses yeux larmoyants.
Ancien sorcier
7 janv. 2013, 21:06
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
D-Day. Foutu D-Day . C'est vrai quoi ! Les D-Day, ça se passe jamais comme on veut que ça se passe. Foutue malchance, qui harcèle les saints d'esprits, les braves et les sages. Quand vous regardez en détail, pourtant, les D-Day, c'était tellement facile que ça en devenait prévisible. Regardez la Seconde Guerre Mondiale. D-Day. Débarquement. Et paf, des tas de types tués à Omaha Beach, parce qu'on avait pas prévu un minuscule détail. Moche. Des millions de vies sacrifiées, devenues cadavres pourrissant dans l'oubli. Carcasses. Enchevêtrement d'os et de rouille écarlate.
Bref, on va arrêter là les références historiques ragoûtantes. Katherine, en bonne anglaise, avait entendu parlé du D-Day. Et aujourd'hui, c'était son D-Day. La transition. Une nouvelle année, et le perçage des lignes ennemies, pour de bon. Alors qu'il faiblissait déjà. C'était parfaitement parfait. Presque aussi fort qu'un duo de K. Jones. La blague. Rien n'est aussi fort qu'un duo de K. Jones. Puisque rien n'est parfait. Sauf un duo de K. Jones. Mais ça, Kate avait pas encore assez de recul pour le comprendre et l'accepter. Elle évoluait seule, jusqu'au bout. Dans le froid de cet hiver glacial, tout comme dans une solitude qu'elle voulait absolue.
Il était l'heure. La fameuse. La tant attendue heure. Et la Première Année ressentait cet engourdissement qui la ramollissait. Comme avant un match de Quidditch. La pression est telle, le sang bat vos tempes avec une telle force que, au fond, vous êtes un amas confus de sentiments indistincts. Un enchevêtrements de nerfs. De muscles bandés, Figé, dans une attente qui, bien qu'insupportable, vous fait dégager des bouffées et des bouffées d'adrénaline. Vous redevenez animal. Ou perdez tout ce que vous avez d'humain. Votre moindre acte relève de votre instinct, auquel vous vous raccrochez comme un naufragé à sa bouée. Votre vue se brouille. Votre ouïe cesse de vous servir. Les ténèbres vous recouvrent de leur manteau. Stress. Inspiration. Expiration. Ouvrez les yeux. Vous y êtes. Sur le terrain. Et il n'est plus question de faire demi-tour. Il n'est plus question de rien. Sinon de faire tâter les autres de votre batte. Ce que vous allez vous empresser de faire.
Katherine y était. A ce point de non-retour. Bloquée. Incapable de renoncer. Incapable de regretter d'être arrivée jusque là. Vide de toute émotion. Mécanique. Frémissante, elle se préoccupait de voir si on ne la grillait pas. Si personne n'entendait ses pas précipités. Les couloirs, à Nouvel An, c'est vide. Je vais rien vous apprendre, les nénettes, deux heures (et encore, je suis optimiste) avant le grand show passent leur temps à se trémousser dans tous les sens. Et quelle robe je vais mettre ? Et quel maquillage je vais me tartiner sur la face ? Et venait la soirée, où elles brillaient comme mille diamants. D'une beauté étincelante.
Kate l'ignorait, mais elle n'aurait eu besoin d'user d'aucun artifice pour être belle. Elle n'aurait pas scintillé comme les autres, telle une pluie dorée. Non. Elle aurait répandu autour d'elle une sorte de halo gelé. Reine des neiges, des glaces. D'une beauté polaire et inaccessible. Et peut-être qu'au final, elle aurait tenu une meilleure victoire contre Shelly en la rendant ridicule à côté d'elle-même. Mais ça ne l'intéressait pas. D'ailleurs, elle avait même pas trop conscience de dégager autant. Elle pensait juste qu'en la voyant, les gens saisissaient qu'elle avait quelque chose de spécial. D'unique. Et c'était le cas, pas seulement dans son apparence physique.
M'enfin. Là était pas la question. Pas du tout, même. On était le jour de l'an. Enfin, le 31. Dans quelques heures, une nouvelle année démarrait. Une année qui s'annonçait prometteuse. Très prometteuse. En attendant, il fallait terminer comme il se doit l'actuelle. Advienne que pourrait pour la suite. Et au Diable toutes ces prévisions aussi inutiles que futiles. Pas besoin de s'en encombrer. Besoin de s'encombrer de rien. Sinon d'un peu de rébellion et de réussite. Les deux clés de la réussite. Y a pas de secrets, les amis.
Donc elle était dans les toilettes, avec Katy. Après qu'elles aient toutes deux laissé leur cheveu tomber dans la potion, contemplant avec dégoût le liquide prendre un aspect fort peu ragoûtant, elles hochèrent la tête en cadence. C'était entendu. Chacun sa chiotte, et c'était parti. On allait se régaler. Vraiment. Vraiment. Katherine avala la potion cul sec.
C'est là qu'elle pigea l'arnaque. Un truc allait pas. Un truc clochait, même, plutôt. Et carrément. Les pieds palmés, c'était écrit, dans les effets secondaires ? M'enfin, épouvantée par la transformation de ses jambes, elle sentit très vite autre chose la turlupiner. Son nez la chatouillait comme pas possible. Vous savez, là, cette situation insupportable, quand vous avez envie d'éternuer mais que ça vient pas ? Vous avez beau forcer, ça vient toujours pas. Vous pouvez user de tous les stratagèmes possibles et imaginables, vous aurez aucune chance de réussir à sortr votre atchoum. Bah là, ça lui faisait cette effet-là, à Kate. Et du coup, elle se rua en dehors de sa cabine.... pour découvrir qu'un bec de perroquet venait de lui pousser. Horrifiée, elle se toucha le visage. C'était pas possible ! Cette débila de Katy venait de la foutre dans la mouise ! Et elle y baignait jusqu'aux lobes d'oreilles, là. Shit. Shit. Shit ! C'était pas possible ! Non, ça vraiment, c'était pas possible...
Ce qui la calma, c'est de comprendre que de son côté, son homonyme contrôlait pas mieux la situation... Carrément pas mieux, même. En fait, elle était même encore plus dans le boudin. Un Troll. Et Katherine lâcha un petit cri en la voyant. C'est vrai que les Trolls étaient vraiment des créatures hideuses. Et ça lui tira un sourire interne. Parce que c'te pauvre Préfète devait rager intérieurement, et autant qu'elle. Donc elles partageaient les mêmes bouses. C'est ça, entre K. Jones, la générosité, ça prime. Quand on est dans le pâté, on y est jusqu'au bout.
Elles y étaient bien plongées, et Katy, désespérée et d'une voix rendue rauque par la transformation, déclara :
"- Katherine...nos cavalières nous attendent depuis 5 minutes! Faut se dépêcher de trouver une solution. Seul Miss Grayce peut nous aider. Mais je suis dans l'incapacité d'écrire quoique ce soit. Il y a du parchemin et une plume dans mon sac. Sers toi et envoie lui ton hibou en disant qu'elle vienne nous rejoindre aux toilettes suite à une potion de Polynectar qui a raté....steuplait."
Si elle-même avait pas été victime de cette saleté, Katherine aurait éclaté de rire. Mais là, c'était une question d'honneur. Elle voulait trasher cette Randall a tout prix. Lui faire payer de se plaindre, de l'enfumer... d'exister. Lui faire regretter le jour où elle était venue au monde. Elle aurait volontiers débarqué dans la Salle Commune avec son Troll de compagnie, le terrible Groumbl, bavant et puant. Mais ça aurait été vraiment d'une méchanceté sans pareil. Quoique carrément poilant, disons ce qui est. Bref. Elles savaient qu'elles couraient un risque, en faisant cette potion. C'est pourquoi elle l'avaient sans doute fait, aussi. Pour le goût du risque. Rha. Ça leur apprendrait, à vouloir frimer. M'enfin bon. Tant pis, fallait écrire ce foutu hibou, maintenant. Et ce sortir de ce boudin, pour avoir une chance d'aller au bal avec un retard minime, histoire de ne pas se faire trancher la tête... Si Miss Grayce ne se chargeait pas de ça au préalable. Kate se précipita sur le bout de parchemin, et écrivit à la hâte :
Puis, regardant Katy, elle murmura, de sa voix d'oiseau tropicale aussi nasillarde qu'insupportable :
"- Shit ! Faut q'j'récupère ma chouette. Bordel. Cette débile a intérêt à être à la volière. J'pas l'intention d'lui courir après."
Ceci dit, elle courut à grande enjambées, enfin, aussi vite que ses fichues jambes le lui permettaient, jusqu'à la volière. Arrivée là, en sueur, elle trouva sa chouette, et lui accrocha la missive à la patte droite, avant de la lancer dans le ciel en lui intimant :
"- Grouille-toi !"
Sur ces entrefaites, elle redescendit au premier étage, traînant des pieds, mais pas trop, quand même. S'agissait pas de se faire pincer. N'empêche qu'elle avait du bol. Avec le bal et ses préparatif, personne foutait le nez en dehors des Salles Communes, ou des dortoirs. M'enfin. L'heure du jugement dernier viendrait bien assez tôt. Et avec Katy, elles attendirent patiemment, ou impatiemment, des minutes qui leur semblèrent des heures, ponctuées seulement par quelques grimaces de Kate, auxquelles elle ajoutait une douce remarque, telle que :
"- Pouah, quand même, c'que c'est moche, un Troll ! Et c'que ça pue !"
Bah quoi ? Vous rigolez ! Même avec un bec et des pieds d'oiseaux, Katherine Jones restait Katherine Jones. Bien bête était celui qui pensait qu'une telle transformation lui servirait de leçon.
Bref, on va arrêter là les références historiques ragoûtantes. Katherine, en bonne anglaise, avait entendu parlé du D-Day. Et aujourd'hui, c'était son D-Day. La transition. Une nouvelle année, et le perçage des lignes ennemies, pour de bon. Alors qu'il faiblissait déjà. C'était parfaitement parfait. Presque aussi fort qu'un duo de K. Jones. La blague. Rien n'est aussi fort qu'un duo de K. Jones. Puisque rien n'est parfait. Sauf un duo de K. Jones. Mais ça, Kate avait pas encore assez de recul pour le comprendre et l'accepter. Elle évoluait seule, jusqu'au bout. Dans le froid de cet hiver glacial, tout comme dans une solitude qu'elle voulait absolue.
Il était l'heure. La fameuse. La tant attendue heure. Et la Première Année ressentait cet engourdissement qui la ramollissait. Comme avant un match de Quidditch. La pression est telle, le sang bat vos tempes avec une telle force que, au fond, vous êtes un amas confus de sentiments indistincts. Un enchevêtrements de nerfs. De muscles bandés, Figé, dans une attente qui, bien qu'insupportable, vous fait dégager des bouffées et des bouffées d'adrénaline. Vous redevenez animal. Ou perdez tout ce que vous avez d'humain. Votre moindre acte relève de votre instinct, auquel vous vous raccrochez comme un naufragé à sa bouée. Votre vue se brouille. Votre ouïe cesse de vous servir. Les ténèbres vous recouvrent de leur manteau. Stress. Inspiration. Expiration. Ouvrez les yeux. Vous y êtes. Sur le terrain. Et il n'est plus question de faire demi-tour. Il n'est plus question de rien. Sinon de faire tâter les autres de votre batte. Ce que vous allez vous empresser de faire.
Katherine y était. A ce point de non-retour. Bloquée. Incapable de renoncer. Incapable de regretter d'être arrivée jusque là. Vide de toute émotion. Mécanique. Frémissante, elle se préoccupait de voir si on ne la grillait pas. Si personne n'entendait ses pas précipités. Les couloirs, à Nouvel An, c'est vide. Je vais rien vous apprendre, les nénettes, deux heures (et encore, je suis optimiste) avant le grand show passent leur temps à se trémousser dans tous les sens. Et quelle robe je vais mettre ? Et quel maquillage je vais me tartiner sur la face ? Et venait la soirée, où elles brillaient comme mille diamants. D'une beauté étincelante.
Kate l'ignorait, mais elle n'aurait eu besoin d'user d'aucun artifice pour être belle. Elle n'aurait pas scintillé comme les autres, telle une pluie dorée. Non. Elle aurait répandu autour d'elle une sorte de halo gelé. Reine des neiges, des glaces. D'une beauté polaire et inaccessible. Et peut-être qu'au final, elle aurait tenu une meilleure victoire contre Shelly en la rendant ridicule à côté d'elle-même. Mais ça ne l'intéressait pas. D'ailleurs, elle avait même pas trop conscience de dégager autant. Elle pensait juste qu'en la voyant, les gens saisissaient qu'elle avait quelque chose de spécial. D'unique. Et c'était le cas, pas seulement dans son apparence physique.
M'enfin. Là était pas la question. Pas du tout, même. On était le jour de l'an. Enfin, le 31. Dans quelques heures, une nouvelle année démarrait. Une année qui s'annonçait prometteuse. Très prometteuse. En attendant, il fallait terminer comme il se doit l'actuelle. Advienne que pourrait pour la suite. Et au Diable toutes ces prévisions aussi inutiles que futiles. Pas besoin de s'en encombrer. Besoin de s'encombrer de rien. Sinon d'un peu de rébellion et de réussite. Les deux clés de la réussite. Y a pas de secrets, les amis.
Donc elle était dans les toilettes, avec Katy. Après qu'elles aient toutes deux laissé leur cheveu tomber dans la potion, contemplant avec dégoût le liquide prendre un aspect fort peu ragoûtant, elles hochèrent la tête en cadence. C'était entendu. Chacun sa chiotte, et c'était parti. On allait se régaler. Vraiment. Vraiment. Katherine avala la potion cul sec.
C'est là qu'elle pigea l'arnaque. Un truc allait pas. Un truc clochait, même, plutôt. Et carrément. Les pieds palmés, c'était écrit, dans les effets secondaires ? M'enfin, épouvantée par la transformation de ses jambes, elle sentit très vite autre chose la turlupiner. Son nez la chatouillait comme pas possible. Vous savez, là, cette situation insupportable, quand vous avez envie d'éternuer mais que ça vient pas ? Vous avez beau forcer, ça vient toujours pas. Vous pouvez user de tous les stratagèmes possibles et imaginables, vous aurez aucune chance de réussir à sortr votre atchoum. Bah là, ça lui faisait cette effet-là, à Kate. Et du coup, elle se rua en dehors de sa cabine.... pour découvrir qu'un bec de perroquet venait de lui pousser. Horrifiée, elle se toucha le visage. C'était pas possible ! Cette débila de Katy venait de la foutre dans la mouise ! Et elle y baignait jusqu'aux lobes d'oreilles, là. Shit. Shit. Shit ! C'était pas possible ! Non, ça vraiment, c'était pas possible...
Ce qui la calma, c'est de comprendre que de son côté, son homonyme contrôlait pas mieux la situation... Carrément pas mieux, même. En fait, elle était même encore plus dans le boudin. Un Troll. Et Katherine lâcha un petit cri en la voyant. C'est vrai que les Trolls étaient vraiment des créatures hideuses. Et ça lui tira un sourire interne. Parce que c'te pauvre Préfète devait rager intérieurement, et autant qu'elle. Donc elles partageaient les mêmes bouses. C'est ça, entre K. Jones, la générosité, ça prime. Quand on est dans le pâté, on y est jusqu'au bout.
Elles y étaient bien plongées, et Katy, désespérée et d'une voix rendue rauque par la transformation, déclara :
"- Katherine...nos cavalières nous attendent depuis 5 minutes! Faut se dépêcher de trouver une solution. Seul Miss Grayce peut nous aider. Mais je suis dans l'incapacité d'écrire quoique ce soit. Il y a du parchemin et une plume dans mon sac. Sers toi et envoie lui ton hibou en disant qu'elle vienne nous rejoindre aux toilettes suite à une potion de Polynectar qui a raté....steuplait."
Si elle-même avait pas été victime de cette saleté, Katherine aurait éclaté de rire. Mais là, c'était une question d'honneur. Elle voulait trasher cette Randall a tout prix. Lui faire payer de se plaindre, de l'enfumer... d'exister. Lui faire regretter le jour où elle était venue au monde. Elle aurait volontiers débarqué dans la Salle Commune avec son Troll de compagnie, le terrible Groumbl, bavant et puant. Mais ça aurait été vraiment d'une méchanceté sans pareil. Quoique carrément poilant, disons ce qui est. Bref. Elles savaient qu'elles couraient un risque, en faisant cette potion. C'est pourquoi elle l'avaient sans doute fait, aussi. Pour le goût du risque. Rha. Ça leur apprendrait, à vouloir frimer. M'enfin bon. Tant pis, fallait écrire ce foutu hibou, maintenant. Et ce sortir de ce boudin, pour avoir une chance d'aller au bal avec un retard minime, histoire de ne pas se faire trancher la tête... Si Miss Grayce ne se chargeait pas de ça au préalable. Kate se précipita sur le bout de parchemin, et écrivit à la hâte :
Chère Mademoiselle Grayce,
Permettez-moi de vous déranger, mais ma camarade Katy Jones et moi-même, nous trouvons face à un problème de taille, si j'ose dire. La potion de Polynectar que nous avons préparée a en effet mal tourné. Nous aurions rapidement besoin de votre aide. Pourriez-vous nous rejoindre, dans les toilettes des filles, au plus vite, s'il vous plaît ?
Respectueusement,
Katherine Jones
1ère Année, Serdaigle
Puis, regardant Katy, elle murmura, de sa voix d'oiseau tropicale aussi nasillarde qu'insupportable :
"- Shit ! Faut q'j'récupère ma chouette. Bordel. Cette débile a intérêt à être à la volière. J'pas l'intention d'lui courir après."
Ceci dit, elle courut à grande enjambées, enfin, aussi vite que ses fichues jambes le lui permettaient, jusqu'à la volière. Arrivée là, en sueur, elle trouva sa chouette, et lui accrocha la missive à la patte droite, avant de la lancer dans le ciel en lui intimant :
"- Grouille-toi !"
Sur ces entrefaites, elle redescendit au premier étage, traînant des pieds, mais pas trop, quand même. S'agissait pas de se faire pincer. N'empêche qu'elle avait du bol. Avec le bal et ses préparatif, personne foutait le nez en dehors des Salles Communes, ou des dortoirs. M'enfin. L'heure du jugement dernier viendrait bien assez tôt. Et avec Katy, elles attendirent patiemment, ou impatiemment, des minutes qui leur semblèrent des heures, ponctuées seulement par quelques grimaces de Kate, auxquelles elle ajoutait une douce remarque, telle que :
"- Pouah, quand même, c'que c'est moche, un Troll ! Et c'que ça pue !"
Bah quoi ? Vous rigolez ! Même avec un bec et des pieds d'oiseaux, Katherine Jones restait Katherine Jones. Bien bête était celui qui pensait qu'une telle transformation lui servirait de leçon.
8 janv. 2013, 12:59
Les K. Jones en mission ''Polynectar''!
Une soirée paisible... Voilà ce qui était au programme pour la sous directrice de Poudlard. Tous les élèves étaient bien tranquillement dans leur salle commune, occupés par les célébrations de la nouvelle année et la jeune femme avait décidé de faire une patrouille rapide avant de regagner ses quartiers. Ses collègues aidaient à l'organisation des différentes fêtes si bien que, vu les réjouissances, il était peu probable que des petits malins sortent dans les couloirs. Enfin, sait-on jamais, disait-on ! Des enfants pourraient y voir là un excellent moyen de farfouiller dans l'école sans être dérangés. En tout cas, c'est ce qu'elle-même aurait fait, avec Megumi, sa complice de toujours, lorsqu'elles n'étaient encore que des apprenties sorcières. Heureusement que les élèves n'en savaient rien, il n'y aurait manqué que cela leur donne des idées ! Étrange d'ailleurs que Peeves n'ait pas encore trouvé l'occasion de se remémorer les évènements au moment le plus inadéquat. Car il était évidemment du domaine de la naïveté que d'espérer qu'il ait oublié le moindre détail ou alors qu'il ait trop peur d'Erin pour oser moufeter ! Il avait été témoin de bien des bêtises et savait en jouer quand il ne fallait pas !
Toujours est-il qu'après une heure de déambulations au gré de l’humeur des escaliers, la professeur de potions était ravie de constater qu'il n'y avait pas âme qui vive dans les couloirs ni même un fantôme ou un esprit frappeur. Siflottant gaiement, elle rejoignit donc son bureau. Il lui restait une chose à faire avant d'aller jeter un oeil dans la tour des Gryffondor, une chose qu'elle remettait chaque jour au lendemain faute de temps : écrire à Neil ! Et si elle ne le faisait pas pour le nouvel an, autant dire qu'elle en entendrait parler pendant des années.
C'est ainsi donc qu'elle était en pleine rédaction d'un long parchemin détaillant chaque minute et même chaque seconde de sa vie lorsqu'elle fût interrompue par un bruissement d'ailes. Biélaïa déjà ? Non impossible, sa chouette était partie chasser et ne serait pas de retour avant plusieurs heures. Elle vit donc le magnifique volatile inconnu au bataillon, se poser sur son bureau, les yeux interrogatifs. Il tendit la patte et Erin défit aussitôt le lien retenant la missive avant de le laisser repartir vers la volière.
Des sentiments contradictoires envahirent la jeune femme. D'abord l'agacement... Ne pouvait-elle pas passer une seule soirée tranquille ? Apparemment non, c'était la rançon de ses responsabilités. Vint ensuite l'amusement. Elle avait, depuis longtemps, protégé sa réserve d'ingrédients de sortilèges très efficaces et nombreux étaient les élèves à s'être fait prendre au piège de la façon la plus ridicule qui soit. Les composants du polynectar, problème de taille ? Qu’avait-elle mis en oeuvre comme magie, déjà ? Il y avait toute une liste d'effets secondaires possibles, allant du ridicule au désagréable voir parfois les deux - difficile de se souvenir de tous mais elle imaginait parfaitement la détresse dans laquelle les deux Serdaigle devaient se trouver. Elle devait les retrouver au plus vite, hein ? Et bien, c'est ce qu'elles allaient voir ! Elle avait une lettre à finir et, tout à coup, son frère devenait sa priorité absolue.
Au grand désarroi des deux jeunes sorcières, si elles avaient pu voir leur professeur en cet instant, Erin plongea de nouveau sa plume dans l'encrier et reprit sa phrase là où elle s'était arrêtée. Et ce n'est que trois quart d'heure plus tard qu'elle la reposa ! Elle enroula le parchemin, noua un joli petit ruban rouge autour et le posa sur son bureau, en attente du retour de sa chouette. Elle se dirigea vers son armoire personnelle et en retira diverses fioles qu'elle mit dans les poches de sa robe avant de se mettre en route vers les toilettes des filles. Tout était toujours aussi calme. A croire que même les fantômes faisaient leur propre fête dans les sous sols du château. Ce qui, à bien y réfléchir, était sûrement le cas !
Enfin arrivée à destination, la sous directrice poussa la porte... et se retint de ne pas rire devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Il y avait maintenant u troll préfet de Poudlard. Quel était le membre de cette espèce à pouvoir se vanter d'une telle chose ? Oh, bien sûr, derrière les traits hideux de la "bête", on pouvait encore identifier Katy Jones. N'empêche, la situation était cocasse. Et Katherine n'était pas en reste avec son bec de perroquet et ses pieds longs de plusieurs mètres. A tel point qu'Erin était presque tentée de l'envoyer chercher quelque chose - du jus de citrouille dans les cuisines ? - rien que pour la voir marcher, et sans doute, s'affaler de tout son long !
Mais ç'aurait été là un traitement cruel qu'elle ne pouvait se permettre vu son rang. Les jeunes filles se n'en tireraient pas facilement pour autant. Un regard froid et dur se posa alors sur elles quand Erin prit la parole.
"Et bien et bien, qu'avons-nous là ? Un troll et une moitié de perroquet, pris la main dans le sac à voler dans ma réserve."
Mais l'important, en premier lieu, était de comprendre ce que les jeunes filles avaient voulu faire. Pourquoi du polynectar, enfreignant par la même toutes les règles de l'école ?
"J'attends vos explications ! Et soyez convaincantes si vous ne voulez pas rentrées chez vous dès les premières lueurs de la matinée. Il va sans dire, bien sûr, que cela fera cinquante points de moins pour votre maison. Cinquante points, chacune !"
Toujours est-il qu'après une heure de déambulations au gré de l’humeur des escaliers, la professeur de potions était ravie de constater qu'il n'y avait pas âme qui vive dans les couloirs ni même un fantôme ou un esprit frappeur. Siflottant gaiement, elle rejoignit donc son bureau. Il lui restait une chose à faire avant d'aller jeter un oeil dans la tour des Gryffondor, une chose qu'elle remettait chaque jour au lendemain faute de temps : écrire à Neil ! Et si elle ne le faisait pas pour le nouvel an, autant dire qu'elle en entendrait parler pendant des années.
C'est ainsi donc qu'elle était en pleine rédaction d'un long parchemin détaillant chaque minute et même chaque seconde de sa vie lorsqu'elle fût interrompue par un bruissement d'ailes. Biélaïa déjà ? Non impossible, sa chouette était partie chasser et ne serait pas de retour avant plusieurs heures. Elle vit donc le magnifique volatile inconnu au bataillon, se poser sur son bureau, les yeux interrogatifs. Il tendit la patte et Erin défit aussitôt le lien retenant la missive avant de le laisser repartir vers la volière.
Chère Mademoiselle Grayce,
Permettez-moi de vous déranger, mais ma camarade Katy Jones et moi-même, nous trouvons face à un problème de taille, si j'ose dire. La potion de Polynectar que nous avons préparée a en effet mal tourné. Nous aurions rapidement besoin de votre aide. Pourriez-vous nous rejoindre, dans les toilettes des filles, au plus vite, s'il vous plaît ?
Respectueusement,
Katherine Jones
1ère Année, Serdaigle
Des sentiments contradictoires envahirent la jeune femme. D'abord l'agacement... Ne pouvait-elle pas passer une seule soirée tranquille ? Apparemment non, c'était la rançon de ses responsabilités. Vint ensuite l'amusement. Elle avait, depuis longtemps, protégé sa réserve d'ingrédients de sortilèges très efficaces et nombreux étaient les élèves à s'être fait prendre au piège de la façon la plus ridicule qui soit. Les composants du polynectar, problème de taille ? Qu’avait-elle mis en oeuvre comme magie, déjà ? Il y avait toute une liste d'effets secondaires possibles, allant du ridicule au désagréable voir parfois les deux - difficile de se souvenir de tous mais elle imaginait parfaitement la détresse dans laquelle les deux Serdaigle devaient se trouver. Elle devait les retrouver au plus vite, hein ? Et bien, c'est ce qu'elles allaient voir ! Elle avait une lettre à finir et, tout à coup, son frère devenait sa priorité absolue.
Au grand désarroi des deux jeunes sorcières, si elles avaient pu voir leur professeur en cet instant, Erin plongea de nouveau sa plume dans l'encrier et reprit sa phrase là où elle s'était arrêtée. Et ce n'est que trois quart d'heure plus tard qu'elle la reposa ! Elle enroula le parchemin, noua un joli petit ruban rouge autour et le posa sur son bureau, en attente du retour de sa chouette. Elle se dirigea vers son armoire personnelle et en retira diverses fioles qu'elle mit dans les poches de sa robe avant de se mettre en route vers les toilettes des filles. Tout était toujours aussi calme. A croire que même les fantômes faisaient leur propre fête dans les sous sols du château. Ce qui, à bien y réfléchir, était sûrement le cas !
Enfin arrivée à destination, la sous directrice poussa la porte... et se retint de ne pas rire devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Il y avait maintenant u troll préfet de Poudlard. Quel était le membre de cette espèce à pouvoir se vanter d'une telle chose ? Oh, bien sûr, derrière les traits hideux de la "bête", on pouvait encore identifier Katy Jones. N'empêche, la situation était cocasse. Et Katherine n'était pas en reste avec son bec de perroquet et ses pieds longs de plusieurs mètres. A tel point qu'Erin était presque tentée de l'envoyer chercher quelque chose - du jus de citrouille dans les cuisines ? - rien que pour la voir marcher, et sans doute, s'affaler de tout son long !
Mais ç'aurait été là un traitement cruel qu'elle ne pouvait se permettre vu son rang. Les jeunes filles se n'en tireraient pas facilement pour autant. Un regard froid et dur se posa alors sur elles quand Erin prit la parole.
"Et bien et bien, qu'avons-nous là ? Un troll et une moitié de perroquet, pris la main dans le sac à voler dans ma réserve."
Mais l'important, en premier lieu, était de comprendre ce que les jeunes filles avaient voulu faire. Pourquoi du polynectar, enfreignant par la même toutes les règles de l'école ?
"J'attends vos explications ! Et soyez convaincantes si vous ne voulez pas rentrées chez vous dès les premières lueurs de la matinée. Il va sans dire, bien sûr, que cela fera cinquante points de moins pour votre maison. Cinquante points, chacune !"
Décédée