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27 juil. 2013, 11:04
 05/2039  Bataille dans la grande salle
Trois armures s'écroulèrent sur elles-même comme si les fils invisibles qui les tenaient éveillées avaient été rompus. Il n'en restait plus que trois montons d'acier sur le sol nu de la Grande Salle.

L'auror avait été défait. Tout du moins pour un court instant.

Soudain, les portes se mirent à vibrer. Elles se mirent à vibrer comme si elles étaient les cibles d'une armée de béliers bien décidée à les faire tomber. Tout le monde dans la Grande Salle put entendre les reniflements et les coups de griffes qui s'en suivirent. Puis les hurlements sinistres reprirent et de nouveau les portes menacèrent de sauter de leurs gonds.

L'auror observa le déchainement de violence par-dessus son épaule puis ramena son attention sur les quelques élèves pris au piège dans la Grande Salle. Une lueur scintilla dans ses yeux avant que sa main gauche ne se promène sous son veston et n'en ressorte un gallion qu'il s'empressa d'ensorceler pour le rendre plus gros et capable de faire le pont entre deux lieux de Poudlard.

Vos professeurs viennent de vous montrer leur allégeance, déclara l'auror à l'intention des élèves en balayant la Grande Salle du regard à l'exception faite de la table des professeurs. De mon temps, les professeurs de cette école prenaient le temps de mettre à l'abri les élèves avant de lancer le moindre sortilège qui pourrait malencontreusement ricocher et les blesser. Il semblerait que ce soir, vos professeurs aient autre chose à défendre. Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici...

L'auror accompagna ses paroles d'un geste lent qui contribua à mettre en évidence le gros gallion sur la table des Serdaigle.



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( L'ordre dans lequel vous postez n'importe pas. )

LUKA RIVERS

En considération de ce que vous venez d'entendre, à savoir la première réplique de l'auror offerte à vos professeurs et maintenant la seconde, et de voir, avec la riposte des professeurs à la tentative d'arrestation, signifiez votre nouveau degré de peur désormais sur une échelle de 5 à 10.

En considérant tout ce qu'il vient de se produire, tout ce que vous venez de voir et d'entendre, choisissez votre camp en posant le doigt sur le portoloin ou bien en vous rangeant derrière vos professeurs.


JADE WELLINGTON

En considération de ce que vous venez d'entendre, à savoir la première réplique de l'auror offerte à vos professeurs et maintenant la seconde, et de voir, avec la riposte des professeurs à la tentative d'arrestation, signifiez votre nouveau degré de peur désormais sur une échelle de 2 à 10.

En considérant tout ce qu'il vient de se produire, tout ce que vous venez de voir et d'entendre, choisissez votre camp en posant le doigt sur le portoloin ou bien en vous rangeant derrière vos professeurs.


RACHEL GOODHEART

En considération de ce que vous venez d'entendre, à savoir la première réplique de l'auror offerte à vos professeurs et maintenant la seconde, et de voir, avec la riposte des professeurs à la tentative d'arrestation, signifiez votre nouveau degré de peur désormais sur une échelle de 8 à 10.

En considérant tout ce qu'il vient de se produire, tout ce que vous venez de voir et d'entendre, choisissez votre camp en posant le doigt sur le portoloin ou bien en vous rangeant derrière vos professeurs.


AMBRE BAXRENDHEL

En considération de ce que vous venez d'entendre, à savoir la première réplique de l'auror offerte à vos professeurs et maintenant la seconde, et de voir, avec la riposte des professeurs à la tentative d'arrestation, signifiez votre nouveau degré de peur désormais sur une échelle de 4 à 10.

En considérant tout ce qu'il vient de se produire, tout ce que vous venez de voir et d'entendre, choisissez votre camp en posant le doigt sur le portoloin ou bien en vous rangeant derrière vos professeurs.

LES CONTES DE L'ŒIL
(En vadrouille jusqu'au 3 janvier inclus)
6 août 2013, 09:10
 05/2039  Bataille dans la grande salle
* baille et pique du nez *
6 août 2013, 14:06
 05/2039  Bataille dans la grande salle
Elle passa doucement un pied de chaque côté du banc et regarda attentivement la scène qui se dérouler sous ses yeux. La jeune préfète n’avait jamais vécu quelque chose d’aussi… incompréhensible. Elle regardait à tour de rôle les autres élèves, les professeurs, l’auror et les armures. Elle écoutait l’auror. Elle ne comprenait pas ce qu’il voulait dire exactement mais la seule chose dont elle était à peu près sûre, c’est que ça aller chauffer d’un instant à l’autre. Au moins pour les armures. Ces dernières s’avançaient vers la table des professeurs. Lorsqu’elles atteignirent la table, les trois professeurs lancèrent d’une même voix le sortilège Stupéfix. Les trois armures tombèrent lourdement sur le sol de la grande salle. Quelques secondes après, Miss Abercallie, leur professeur de sortilèges leur ordonner de venir derrière elles et de sortir leurs baguettes. Ambre passa sa deuxième jambe de l’autre côté du banc mais elle était un peu troublée par les paroles de l’auror. Et s’il disait vrai ? Et si le « méchant » de l’histoire se trouvait dans cette pièce ? La jeune fille se tourna vers ses professeurs lorsque les portes commencèrent à vibrer dangereusement et que des coups de griffes se firent entendre, ainsi que les hurlements qui venaient de reprendre. Elle se retourna doucement et fixa la porte puis l’auror. Ce dernier farfouillait dans sa veste et sortit de celle-ci un gallion qui grossit rapidement sous l’effet d’un sortilège.

-Vos professeurs viennent de vous montrer leur allégeance. De mon temps, les professeurs de cette école prenaient le temps de mettre à l'abri les élèves avant de lancer le moindre sortilège qui pourrait malencontreusement ricocher et les blesser. Il semblerait que ce soir, vos professeurs aient autre chose à défendre. Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici...

Il déposa le gros gallion sur la table des Serdaigle. Ambre ne savait pas quoi faire. D’un côté il y avait cet auror qui leur proposer un endroit sûr et de l’autre leurs professeurs qui leur disait de venir derrière elles, sachant qu’il se passerait de toute façon quelque chose et que ça allait bouger. Le plus logique serait de prendre l’option de l’endroit sûr. Mais d’un autre côté, qui pouvait leur garantir que le portoloin les emmènerait dans un endroit sécurisé et pas dans le hall où, à priori, il se passait quelque chose… La deuxième année fixait l’auror dans l’espoir de percer ses vraies intentions, même si elle savait que cela était impossible. Tout en pesant le pour et le contre, elle avait glissé sa main dans la poche qui contenait sa baguette. Elle posa sa main dessus et l’agrippa de toutes ses forces, comme si elle avait peur que quelqu’un ou quelque chose arrive à la lui enlever de force. La deuxième année repensa rapidement à son rêve. A côté de ça, les éléphants roses étaient beaucoup plus inoffensifs… Oh et puis zut, à quoi bon se poser des questions ? Pourquoi faire ce que vous demande quelqu’un alors que vous ne le connaissez pas ? Même s’il se dit auror, personne ne pouvait connaître ses véritables intentions. Et puis, même si leurs professeurs n’étaient pas blanches comme la neige, au moins, elle les connaissait. La deuxième année sortit sa baguette de sa poche et marcha en direction de la table des professeurs sans quitter l’auror et la porte des yeux. Elle avait choisi son camp. Celui de ses professeurs.


Degrés de peur : 5

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
6 août 2013, 17:13
 05/2039  Bataille dans la grande salle
L'Auror ordonna à deux armures ensorcellées de refermer les portes de la grande salle. Luka prit enfin la décision de bouger et se leva donc tout doucement du banc de la table des Gryffondor. Le garçon était à la fois angoissé et intrigué. Qu'allait-il se passer maintenant ? Que voulait l'Auror ? Et surtout, de quel droit s'imposait-il ainsi ? Tout un tas de questions trottaient dans la tête du Gryffondor, mais pas pour longtemps, puisque l'homme prit la parole.

 “ Poudlard est ce soir victime d'un mage noir des plus redoutable. Un mage noir qui réside dans vos rangs mesdames. Mais cela... vous le savez très bien... bien que vous ayez tenté de le dissimuler aux agents du Ministère. Au nom des lois magiques en vigueur sur le sol britannique, moi, Aaron Coolidge, du Bureau des Aurors, vous arrête donc toutes les trois pour complicité afin d'être entendues et jugées devant le Magenmagot. Saisissez-les ! ”  

Trois armures ensorcellées se dirigèrent vers les professeurs. Luka, soudain prit de panique beaucoup plus forte, tenta de garder son image de Gryffondor, de garçon courageux, fort. Il sentait des regards paniqués se disperser dans la salle, mais lui, ne voulait pas laisser paraître son angoisse et restait le visage ferme, les yeux fixés sur les armures ensorcellées. Pendant qu'elles avancaient vers les professeurs le Gryffondor ne pouvait que repenser aux propos de l'Auror. Un mage noir parmi le corps professoral ? Ce fut la seule question que le garçon eu le temps de se poser, avant de revenir à la réalité du moment présent. Trois professeurs étaient menacées. Mais seulement quelques secondes après, elles lancèrent chacune un Stupéfix sur les armures, avant de crier aux enfants de venir se ranger derrière elles.

Les évènements se passant à une vitesse phénoménale, Luka n'eut pas le temps de réagir que les armures s'écroulèrent sur elles-mêmes et les portes de la grande salle se mirent à trembler comme jamais. Elles donnaient l'impression de pouvoir s'écrouler d'un moment à un autre. Puis s'en suivirent des coups de griffes et des reniflements. Ce qui se passait en ce moment était tout simplement effrayant et incompréhensible. Puis des hurlements sinistres reprirent comme quelques minutes auparavant.

Luka détourna son regard des portes déchaînées pour le diriger vers l'Auror qui venait d'attirer son attention sur les enfants témoins de tout ça. L'angoisse remonta d'un cran. Qu'allait-il leur faire ? Il plongea la main dans sa veste pour en ressortir un gallion.Il l'ensorcela pour le rendre plus gros. Le Gryffondor fronca les sourcils. Que faisait-il ?


 “ Vos professeurs viennent de vous montrer leur allégeance. De mon temps, les professeurs de cette école prenaient le temps de mettre à l'abri les élèves avant de lancer le moindre sortilège qui pourrait malencontreusement ricocher et les blesser. Il semblerait que ce soir, vos professeurs aient autre chose à défendre. Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici... ”

 L'auror n'avait pas tout à fait tort. Elles n'avaient pas eu le tact de protéger les éléves avant elles-mêmes. Alors dans une situation comme celle-ci, que faire ? Si il y avait vraiment un mage noir dans le corps professoral, pouvait-on encore avoir confiance en ses professeurs et se sentir en sécurité avec eux ? Aujourd'hui, Luka en doutait. Mais il me voulait pas non plus se ranger du côté de l'Auror. Et qui sait où mènerait vraiment ce portoloin ? Et si on voulait leur tendre un piège ? En fait, dans chacun des camps, Luka ne se sentirait pas en sécurité. Mais il était hors de question de prendre le parti des Aurors même si après les évènements venant de se produire, c'était tentant.Et comme il fallait maintenant choisir son camp, le garçon allait prendre celui de ses professeurs.Il vit Ambre Baxrendhel se rendre derrière les trois femmes. Elle avait fait le bon choix. Le Gryffondor fit de même sortit donc sa baguette, marchant prudemment vers ses professeurs, tout en fixant l'auror, en le provocant presque du regard.

Degré de peur: 7
10 août 2013, 16:12
 05/2039  Bataille dans la grande salle
Personne ne toucha la pièce. Personne ne se retrouva aussitôt emporté dans l'un des passages les plus secrets de l'école de sorcellerie Poudlard. Le Saule Cogneur s'en trouva abattu, en quelque sorte, après s'être égayé en sentant la magie s'animer de nouveau entre ses racines. Là où dormait un passage à l'abri de tous les dangers. Aaron Coolidge, l'auror, secoua la tête en faisant disparaître le portoloin dans un panache de fumée blanche. Le libre arbitre avait ceci de terrifiant qu'il ne pouvait en vouloir à ces enfants d'agir avec la plus grande stupidité alors même que la situation relevait définitivement d'un monde auquel ils n'appartenaient pas encore : celui des adultes. Il n'éprouva en son for intérieur qu'un élan de tristesse en les voyant s'armer de leur baguette. Qu'espéraient-ils se prouver ? Qu'ils pouvaient servir à autre chose, si ce n'est à gêner considérablement le travail de leurs professeurs ? Aaron secoua de nouveau la tête en levant sa baguette au-dessus de sa tête. Navré.

Vipera.

Imprimant un mouvement circulaire à sa baguette, Aaron fit naître le chaos au coeur de la Grande Salle. Ce chaos prit la forme stupéfiante d'une marée de vipères noires jaillissant du sol, qui soulevant chaque dalle, renversa les tables des quatre maisons et leurs bancs dans un vacarme indéfinissable. Des centaines de vipères firent claquer leurs langues fourchues en serpentant doucement vers la table des professeurs où tout le monde avait décidé de se regrouper.

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( Ordre de post à respecter. )


Professeur Swan. La situation est plus critique que vous ne l'aviez imaginé au départ. Une quinzaine d'élèves est maintenant regroupé derrière vous, baguette brandit. Des centaines de vipères noires, une armée d'armures enchantées, et un auror aux pouvoirs redoutables, vous font face. Vous êtes le dernier rempart entre le bien et le mal. Mais qui est le bien ? Qui est le mal ? Toute cette histoire n'est pas claire. Seule la situation actuelle laisse matière à réflexion. Que décidez-vous ?

[1] Vous ordonnez aux élèves de lancer tous les sortilèges qui leur passeront par la tête sur la marée de serpents venimeux, tandis que vous-même essayez d'atteindre l'auror avec le sortilège Expelliarmus.
[2] Vous revenez sur les propos de votre collègue et ordonnez aux enfants de ranger leurs baguettes et de reculer jusqu'au mur du fond, de ne surtout pas intervenir, tandis que vous-même essayez d'atteindre la marée de serpents venimeux avec le sortilège Flambios.

Professeur Abercallie. Connaître une pléthore de sortilèges et d'enchantements vous apparait soudainement bien dérisoire face à un danger bien réel. Le sortilège Vipera ne vous est pas inconnu. Vous savez donc que la vénimosité des serpents invoqués est bien réelle. Vous savez aussi qu'ils sont apparus en trop grand nombre pour pouvoir les combattre efficacement. Bien sûr, vous connaissez bien quelques sortilèges qui pourraient réduire l'existence de ces bestioles à néant, mais quel prix serez-vous prête à payer pour cela ?

[1] Vous décidez de réfléchir avant d'agir trop spontanément. L'auror n'a pas pu abattre toutes ses cartes. Il vaudrait peut-être mieux observer ses prochains agissements.
[2] Vous décidez d'utiliser le sortilège de votre invention (Formulation-à-inventer) qui a la particularité de noyer une salle sous un bon mètre d'eau salée à souhait.
[3] Vous décidez d'utiliser le sortilège de votre invention (Formulation-à-inventer) qui a la particularité de faire apparaître un monstrueux mur de flammes à l'endroit souhaité.

( Vous n'avez pas à poster pour ce tour. Voici seulement quelques informations pour la suite du chapitre. )


Mademoiselle Wellington et Goodheart n'ayant pas répondu après 15 jours d'attente, et ne m'ayant pas prévenu d'une quelconque absence pendant ce laps de temps, je considère donc que leur personnage a rejoint les professeurs et que leur degré de peur est monté au maximum que l'échelle leur permettait.

Vous avez répondu par deux fois au degré de peur provoqué par la situation. Ces degrés ont défini votre capacité à paniquer au cours de ce chapitre en établissant la différence entre les deux degrés. La panique est une échelle qui varie de 0 à 10, 0 étant une panique qui reste parfaitement soutenable, 10 étant une panique paralysante.

Ambre Baxrendhel commence avec une panique à 1, et qui augmentera de 1 à chaque fois qu'elle fera les mauvais choix ou que ceux-ci auront de graves conséquences pour les autres.
Luka Rivers commence avec une panique à 2, et qui augmentera de 2 à chaque fois qu'il fera les mauvais choix ou que ceux-ci auront de graves conséquences pour les autres.
Rachel Goodheart commence avec une panique à 2, et qui augmentera de 2 à chaque fois qu'elle fera les mauvais choix ou que ceux-ci auront de graves conséquences pour les autres.
Jade Wellington commence avec une panique à 8, et qui augmentera de 8 à chaque fois qu'elle fera les mauvais choix ou que ceux-ci auront de graves conséquences pour les autres.

LES CONTES DE L'ŒIL
(En vadrouille jusqu'au 3 janvier inclus)
21 août 2013, 12:10
 05/2039  Bataille dans la grande salle
« - De mon temps, les professeurs de cette école prenaient le temps de mettre à l'abri les élèves avant de lancer le moindre sortilège qui pourrait malencontreusement ricocher et les blesser. Il semblerait que ce soir, vos professeurs aient autre chose à défendre. Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici... »

Rien que ça. Cet auror avait un culot sans bornes. Était-ce réellement les méthodes d'un représentant officiel de l'autorité qu'utilisait cet Aaron Coolidge ? Ellana en doutait. C'était d'ailleurs lui même qui mettait la vie des élèves en danger, non pas les professeurs qu'il accusait avec une telle arrogance.
A sa grande surprise, Ellana ressentit un léger soulagement lorsqu'à l'unanimité les élèves obéirent à la volonté des professeurs. Il était vrai que l'auror n'inspirait que très peu confiance et que son discours était franchement peu crédible en cela qu'il attribuait aux professeurs des intentions franchement ridicules. Cela, les élèves le savaient.

Secouant la tête, Coolidge fit disparaître dans une fumée blanche son portoloin, signe de son échec cuisant. Puis redressant sa baguette, il continua l'assaut.
Ellana ne comprenait pas bien où il voulait en venir. Les agresser n'était pas le meilleur moyen d'obtenir les informations qu'il désirait, encore moins auprès d'Ellana dont le caractère n'était pas le moins du monde conforme à ce genre de comportement. Si elle avait un niveau de magie bien au dessus de la moyenne, Ellana n'était pas non plus une prodige. Elle était donc bien moins à même de faire face à l'attaque de l'auror que Nouméa, grande experte en sortilèges.
En à peine quelques secondes, un tsunami de vipères s'abattit sur la Grande Salle, la scène en était terrifiante. Les bestioles arrivaient à une vitesse folle vers la table des professeurs et ne lui permettait en aucun cas un quelconque laps de temps pour réfléchir. C'est donc spontanément qu'Ellana ordonna aux élèves de reculer :


« - Reculez jusqu'au mur ! Tout de suite ! »

Avant de se concentrer sur ce qui lui faisait face elle ajouta :


« - Et n'intervenez pas .. »

Leur magie et tous les efforts du monde ne seraient pas plus efficaces que les siens devant le sortilège utilisé par l'auror. Il était inutile de mettre les élèves dans une situation plus risquée que celle dans laquelle ils se trouvaient déjà. Tous les espoirs d'Ellana résidaient désormais dans la capacité de Nouméa à gérer la situation. Faute de mieux, elle pointa sa baguette sur la vipère la plus proche :

« - Flambios ! »

Un léger coup d'oeil en arrière lui confirma que les élèves étaient terrifiés.

When you play the game of thrones, you win or you die.
22 août 2013, 18:22
 05/2039  Bataille dans la grande salle
Décidément, Nouméa ne savait que penser de cette journée. Oui, elle avait bien dit, quelque fois, que sa vie d'aventurière lui manquait, que la vie à Poudlard était monotone. Mais qui ne l'avait pas dit ?

L'auror les regardait détruire ses belles armures ensorcelés alors que l'extérieur de la salle semblait tomber en ruine. Nouméa lança un regard vers sa collègue, en espérant voir dans ses yeux, la réponse à sa question. Que se passait-il ? Derrière la lourde porte en bois semblait s'abbatre la masse des Trolls des Montagnes. La Grande Salle vibrait, d'une manière peu accueillante. Etais-ce l'auror qui avait provoqué cela ? Nouméa n'en savait rien.
Ce qu'elle savait, c'était ce qui était devant elle. La jeune professeur pouvait voir l'Auror sortir un objet avant de l'agrandir considérablement. C'était un gallion. Un grand gallion.


« - Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici... »

Nouméa écoutait attentivement les paroles de l'Auror. Peut être se résoudrait il à avouer quels étaient leurs torts. Seulement, ce n'était pas le cas. Au contraire. Voilà que la jeune femme était accusée de ne pas protéger ces élèves. Elle fronça les sourcils, en signe d'incompréhension. Elle n'avait pas réellement penser que son sortilège pouvait blesser les élèves. Après tout, Ellana comme elle, étaient des professeurs, des adultes, qui savaient manifestement réussir un sortilège de Première Années. Il n'y avait eu aucune menace, à part celle qu'offrait les armures. Il fallait d'abord s'assurer que les enfants étaient en sécurité avant de les inviter à les rejoindre. Tout ça lui paraissait logique, quand elle y repensait.

« - Qu'importe, que chacun et chacune d'entre vous s'approchent maintenant de moi. J'ai transformé ce gallion en portoloin. Il vous conduira dans un lieu sûr, le temps que la situation soit rétablie par le Ministère. Il vous suffit pour cela de toucher la pièce que je pose ici... »

Nouméa aurait dû y penser plus tôt. C'était une très bonne idée d'envoyer les enfants ailleurs, dans un lieu sur. Ils pourraient ainsi résoudre leurs histoires d'adultes ensemble. Seulement, ce ne fut pas ce qui se passa. Les élèves se regroupaient, derrière Ellana et Nouméa. La situation dégénéra très vite ensuite. Trop vite au goût de la française.
Bien sur, elle leur avait, elle même ordonner de venir derrière elle. Mais c'était seulement parce qu'elle ne savait pas ce qui allait se passer. Ils auraient dû fuir. Oui, elle leur avait dit de sortir leur baguette mais seulement parce que ça devrait être un réflexe pour eux. Ce n'était pas une incitation à la bataille. La jeune femme devrait faire attention au choix de ces mots..


« - Vipera. »

Face à ce sortilège qui ne lui était pas inconnu, Nouméa recula d'un pas. Aaron Coolidge n'avait pas le droit. Pas quand la vie d'enfants, d'innocents était en jeu.
Des vipères noires avançaient en rampant, tout en basculant tout sur leurs passages. Nouméa commençait à céder à la panique. Les élèves, derrière elles, ne disaient rien. Le professeur Swan fut la première à réagir. Elle ordonna, d'une voix ferme, aux élèves de se coller aux murs et de ne pas intervenir. C'était une sage décision.
La jeune femme essayait de rassembler ses idées et de se rappeler les circonstances qui l'avaient amener à rencontrer ce sortilège. Ce n'était surement pas un qu'elle avait appris lorsqu'elle était à l'école.


« - Flambios. »

Aussitôt, tout lui revint en mémoire. Son voyage en Argentine. Elle avait vu les dégâts que pouvait faire ce sortilège, il avait abattu tout un peuple amérindien. Le venin des vipères était bien réel. Réellement dangereux.
L'action de sa collègue d'Histoire de la Magie était minime face à la marée qui s'avançait vers eux. Comment pouvaient-elles faire ? Elles ne pourront jamais combattre chaque bestiole. Nouméa essayait de se rappeler d'un sortilège efficace contre ce genre d'attaque. Elle savait qu'il en existait un, elle en avait entendu parler. Mais elle ne pouvait s'en souvenir clairement. Elle se demandait si l'Auror allait réellement les laisser se faire attaquer, ou si c'était une ruse. Mais si il était convaincu qu'une des femmes était un Mage Noir, il n'hésiterai surement pas. Sans attendre davantage, Nouméa dirigea sa baguette devant elle et traça une ligne qui les séparait des vipères.


« - Murus Ignis. »

Instantanément, un large mur de feu apparut à l'endroit ou Nouméa avait dessiné la ligne. Ce sortilège qu'elle avait créé, il y a quelques années, lui avait toujours été bénéfique lorsqu'elle l'avait utilisé. Elle savait comment faire pour le réduire à néant, ou comment augmenté sa densité. Elle savait aussi qu'il était imperméable à la plupart des sortilèges, même certains de magie noir. C'était un sortilège qu'elle appréciait. Et il semblait utile dans cette situation. Les vipères avaient normalement peur du feu, tandis que le mur leur permettrait de réfléchir à une solution. Et si le mur pouvait griller quelques vipères, Nouméa n'en serait que ravie.

» On a tous nos cicatrices, certaines sont à l'extérieur et se voient, d'autres à l'intérieur et invisibles. «
« Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs ! »
31 août 2013, 12:03
 05/2039  Bataille dans la grande salle
( désolé pour le petit retard, quelques travaux à la maison me retenaient ces derniers jours )


Le feu.

Aaron n'avait jamais compris la passion de certains sorciers pour cet élément. Le feu était considéré par beaucoup comme le plus puissant des quatre éléments, le seul capable de tout effacer sur son passage. Mais Aaron n'était pas de cet avis. Et quand ce soir là, au coeur de la Grande Salle, il agita une fois encore sa baguette magique, le vent chassa le feu contre les murs comme il aurait rejeté avec force une plume tombée là par hasard. Certes les sortilèges des deux professeurs eurent raison d'un très grand nombre de vipères, mais Aaron ne pouvait que s'amuser de les voir oublier leur adversaire principal, à savoir lui, pour une marée de serpents venimeux.

La négligence conduit toujours à des erreurs, c'est ce que tout bon auror ne cessait jamais de se répéter. Vraisemblablement, aucune des trois femmes qui lui faisaient face n'avait reçu cet enseignement.

Aaron prononça une nouvelle formule et chaque vipère encore en vie se changea en une nuée de corbeaux tandis que trois des armures à ses côtés imprimaient un bond vertigineux de plusieurs mètres pour retomber à grands fracas entre les trois professeurs et les élèves regroupées contre le mur. Deux de ces armures pivotèrent vers les professeurs quand la troisième marqua son premier pas en direction des élèves.

Aaron n'avait pas été le meilleur élève de métamorphose de son temps pour rien.

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( L'ordre de post n'a pas d'importance. )


Professeur Swan. Votre sort a eu le temps de faire mouche avant d'être balayé d'un puissant coup de vent. Les serpents ont été remplacés par des corbeaux qui se ruent sur vous dans un tonnerre de croassements. Dans votre dos, trois armures vous barrent le chemin jusqu'aux élèves, tandis que l'auror reste totalement hors de votre portée. Que faites-vous ?

[1] Vous avez lu quelque part que les armures de l'école répondaient à un très ancien enchantement qui les empêcherait, en temps normal, de s'attaquer à vous ou aux enfants. Vous imaginez donc sans mal que les armures sont soumises à un puissant sortilège de confusion. N'ayant pas de compétences singulières en la matière, vous demandez à votre collègue, le professeur Abercallie, de briser le sortilège tout en vous débattant pour échapper aux serres des corbeaux.
[2] Vous vous focalisez sur les corbeaux en les faisant se suspendre dans les airs, immobilisés, à l'aide du sortilège Impedimenta.

Professeur Abercallie. Votre mur enflammé a eu raison d'une bonne partie des vipères avant d'être anéanti par une bourrasque de vent que vous savez pertinemment n'être pas à la portée de n'importe quel sorcier. Vous commencez à réaliser que votre adversaire est plus dangereux qu'il ne le laisse pour l'instant paraître. Votre exigeance vous pousse à vous surpasser pour lui montrer que vous n'êtes pas n'importe qui vous non plus.

[1] Vous avez une idée qui pourrait peut-être faire la différence ! Après avoir sondé votre mémoire, vous vous souvenez que l'auror qui vous fait face avait un frère parmi le contingent envoyé dans l'école. Vous visualisez sans mal son visage en partie brûlé et, fort de votre capacité de métamorphomage, décidez de prendre son apparence pour troubler l'auror.
[2] Vous remarquez la prise de positions des trois armures dans votre dos et en vous dégageant tant bien que mal de la nuée de corbeaux lancez le sortilège Incarcerem dans l'espoir de les clouer sur place pour un bon moment.

Professeur D'Orville. Tout s'est produit si vite et pourtant cela ne semble pas vous avoir affecté plus que ça. Vous êtes quelqu'un de réaliste et de réfléchie. Vous savez donc que la situation ne joue pas à votre avantage. Mais il y a quelque chose en vous qui pourrait peut-être bien surprendre votre adversaire.

[1] En bon animagus, vous décidez de vous changer en louve et de courir vers l'auror pour l'attaquer de face à l'aide de vos griffes ou directement avec vos crocs.
[2] Il est peut-être trop tôt pour jouer votre va-tout, vous vous dégagez des corbeaux qui se ruent sur vous en agitant vos bras et décidez de vous détachez de vos collègues pour lancer le maléfice Furonculose sur l'auror.

Luka Rivers. Vous êtes face à un choix cornélien. Celui de désobéir à un ordre d'un de vos professeurs pour lancer un sortilège sur l'armure qui s'avance vers vous ou celui de vous y fier. Que décidez-vous ?

[1] Vous empoignez fermement votre baguette et lancez l'un des trois sortilèges suivants sur l'armure menaçante : Petrificus Totalus, Tarantallegra, Immobulus.
[2] Vous respectez l'ordre et décidez de vous tasser un peu plus contre le mur.

Ambre Baxrendhel. Vous êtes face à un choix cornélien. Celui de désobéir à un ordre d'un de vos professeurs pour lancer un sortilège sur l'une des deux armures qui vous tourne le dos ou celui de vous y fier. Que décidez-vous ?

[1] Vous empoignez fermement votre baguette et lancez l'un des trois sortilèges suivants sur l'armure qui vous tourne le dos, celle légèrement désaxée sur votre droite : Crocagamba, Explodio, Salcifis.
[2] Vous respectez l'ordre et décidez de vous tasser un peu plus contre le mur.

Rachel Goodheart. Vous êtes face à un choix cornélien. Celui de désobéir à un ordre d'un de vos professeurs pour lancer un sortilège sur l'une des deux armures qui vous tourne le dos ou celui de vous y fier. Que décidez-vous ?

[1] Vous empoignez fermement votre baguette et lancez l'un des trois sortilèges suivants sur l'armure qui vous tourne le dos, celle légèrement désaxée sur votre gauche : Algambiare, Penplum, Rejecta.
[2] Vous respectez l'ordre et décidez de vous tasser un peu plus contre le mur.

LES CONTES DE L'ŒIL
(En vadrouille jusqu'au 3 janvier inclus)
31 août 2013, 13:55
 05/2039  Bataille dans la grande salle
C'est seulement une fois après s'être rangé derrière ses professeurs que le garçon regretta presque son choix. En y réfléchissant davantage, le conflit qui devait se régler dans la grande salle aujourd'hui ne regardait que l'Auror et les professeurs. Il venait en refusant la proposition d'Aaron Coolidge de se mettre considérablement en danger. Il leur avait laissé une chance et ils ne l'avaient pas saisit. Il fallait donc maintenant que les élèves payent les conséquences de leur acte. Mais de quelle manière ? Luka en eu un avant goût, quand l'Auror d'un air navré agita sa baguette tout en prononçant :

“ Vipera. ”

Le garçon attendait de voir ce qui allait s'en suivre sans broncher. Il restait les sourcils froncés les yeux rivés sur l'Auror. Il ne fallut pas attendre quelques secondes de plus pour que la grande salle tombe dans un chaos total. Jamais il n'avait vu ça, même si c'est vrai qu'il n'avait pas beaucoup de vécu à Poudlard. Les grandes tables des quatre maisons se firent renverser par des serpents noirs qui jaillissaient du sol et avançaient dangereusement vers la table des professeurs. Ils arrivaient de partout, de chaque dalle présente dans la grande salle. Même si il ne voulait pas le montrer, Luka avait la plus grande peur de sa vie. Mais malgré tout il garda son sang froid et recula sous l'ordre du professeur Swan pour se coller au mur de la salle. Elle leur avait d'autant plus ordonné de ne faire aucune intervention. Il n'y avait donc qu'une chose à espérer : Que l'un des professeurs réussisse à stopper les centaines de vipères qui rampaient droits vers eux.

Le professeur d'Histoire de la Magie lança le sortilège Flambios sur le serpent le plus proche de la table. Il fut anéanti mais malheureusement, le professeur n'arriverait pas à tous les neutraliser avec ce sortilège. Seulement gagner du temps. Mais l'experte en la matière était le professeur Abercallie n'enseignant à Poudlard autre que cette matière. Il fallait donc mettre tous ses espoirs sur celle-ci. Le professeur d'Orville restait calme et préférait surement réfléchir à ce qu'elle pourrait faire plutôt que d'intervenir de suite. En tout cas une chose était sûre, Luka était terrifié. Mais d'un côté il ressentait de l'adrénaline, il était excité. Non seulement de connaître ce qui allait se passer par la suite, mais en plus il ne s'était jamais rien passé de particulier dans sa vie jusqu'à maintenant, et voilà qu'il se retrouvait ici peut-être en danger de mort. Il réalisait presque son rêve, même si il aurait été préférable que ce soit dans d'autres circonstances.

Tremblant de peur, Luka passa sa main dans sa poche pour prendre sa baguette. Il la pointait maintenant sur quelques vipères qui s'approchaient de trop d'une main tremblotante comme jamais. Il se sentait rassuré armé de sa baguette magique, même si un première année ne pouvait pas vraiment faire grand chose face à tout cela. Il était impuissant et c'était une sensation qu'il détestait. Enfin le professeur Abercallie lança un sortilège inconnu aux yeux du garçons et qui fit très vite son effet : "Murus Ignis". Un large mur de feu fit son apparition vers l'endroit où le professeur avait tracé une ligne tout en lançant son sortilège. Il semblait très puissant et cela soulagea le garçon pendant quelques secondes. Ce mur allait sûrement griller quelques vipères, et puis ça laissait les professeurs le temps de réfléchir à ce qu'elles pourraient faire à présent.

Mais il ne fallait pas oublier l'Auror qui était un grand sorcier lui aussi et qui allait sûrement faire de nouveau quelque chose cherchant à nuire le groupe de professeurs et d'élèves présents dans la grande salle. Et cela ne manqua pas. Il agita sa baguette une nouvelle fois qui libéra un vent venant balayer le mur de feu crée par le professeur Abercallie. Qu'allait-il se passer à présent ? Luka se mit à déglutir péniblement tentant de se coller un peu plus au mur qu'il ne l'était déjà. Ce qui en soit ne servait complètement à rien. Une nouvelle formule fut prononcée par l'Auror ce qui changea les vipères restantes en corbeau. Soudain les amures, que l'on avait presque oubliées maintenant, firent un bon impressionnant d'un grand nombre de mètres. Il y en avait trois. Et elles se retrouvaient maintenant entre les élèves et les professeurs. Luka mit ses mains contre le mur, cherchant machinalement une issue qui n'existait pas. Il regardait en l'air les armures paniqué comme jamais. Il avait les mains moites, il suait. Qu'allait-on lui faire ? Deux des armures se retournèrent vers les professeurs mais l'autre vers les élèves et commença à marcher vers eux...

L'armure menaçait à présent le petit groupe d'élèves, sentant qu'elle se rapprochait de plus en plus de lui, Luka voulait agir et prendre son courage à deux mains. Mais que faire contre ça ? Il pouvait toujours essayer de lancer un sortilège. Mais lequel ? Et il se rappela également la consigne du professeur Swan : N'intervenez pas. Sauf que dans un cas comme ça, où les professeurs étaient cernés et ne pouvait pas aider les élèves, il fallait faire quelque chose. Le garçon n'allait pas attendre deux secondes de plus. La main tremblotante de peur il serra fort sa baguette et la dirigea vers l'armure. Il savait pertinemment le sortilège qu'il allait utiliser.


" Immobulus ! "

Ce sortilège, il ne l'avait pas encore appris en cours et le sort Petrificus Totalus lui, aurait pu également faire l'affaire sachant qu'il l'avait étudié. Mais pendants les vacances précédentes, Luka était parti en vacances chez son oncle qui lui avait appris quelques sortilèges d'attaques et de défenses qui pourraient un jour lui être utile. Dont celui-ci. Mais le garçon ne pensait pas que ce serait aussi proche. Quand il avait prononcé d'une voix ferme le sortilège, le garçon avait ressenti en lui de l'adrénaline. C'était la première fois qu'il mettait en situation réelle un sortilège comme celui-ci. Il n’espérait rien du tout à l'heure actuelle. Une armure aussi imposante que celle-ci face à la magie d'un première année... Il n'y avait pas photo sur celui qui remportait. Mais au moins il aurait tenté. Et certains de ses camarades un peu plus âgé allaient peut-être l’imiter et essayer eux aussi d'utiliser des sortilèges contre l'armure.
1 sept. 2013, 12:19
 05/2039  Bataille dans la grande salle
L'apocalypse. C'était le seul mot qui venait à l'idée dans l'esprit de Nouméa pour décrire cet instant. Tout dégénéré, tout devenait incontrôlable. On définit l'apocalypse par une catastrophe qui évoque la fin du monde par son ampleur. Tout y était. Le feu, les innocents, les coupables, la peur, tout.

Le mur de feu n'avait pas tenu bien longtemps. Même trop peu pour que les professeurs établissent une stratégie. L'auror l'avait effacé, comme on effaçait un tableau, c'est à dire en deux trois mouvements. La bourrasque de vent avait été puissante, maîtrisée. Impeccable en soit. C'était du travail propre, et Nouméa n'avait aucun doute qu'Aaron Coolidge était capable de beaucoup plus. Et c'en était effrayant quand on savait que des enfants se trouvaient derrière les professeurs. Elle ne savait pas qui il était réellement, et pourquoi il les attaquait encore. Toujours cette histoire de Mage Noir ? Nouméa n'en savait rien. Ce dont elle était certaine, c'est qu'elles n'étaient pas trop de trois pour s'assurer de la protection de tout le monde, élèves comme professeurs.

La jeune femme pensa, un instant, à lâcher sa baguette et crier qu'elle se rendait, qu'elle était la fautive. Fautive de quoi, peu importe, elle l'apprendrait plus tard. Les élèves pourraient donc sortir, tout comme ses collègues, mais finalement, ils pourraient s'expliquer et sous le Véritaserum, Nouméa pourrait clamer qu'elle était innocente. C'était une bonne idée, théoriquement. Mais dans la pratique, rien ne se serait passé comme prévu. Et Nouméa n'était plus la Gryffondor qu'elle était auparavant.

Le nombre de vipère avait considérablement diminué, cependant. Et il fallait s'accrocher à cette victoire infime. Le Directeur viendrait bientôt, tout comme la Sous-Directrice. Quelqu'un viendra les aider, leur dire que c'était un test pour s'assurer que les professeurs étaient en mesure de protéger les élèves, ça ne pouvait être que ça. Les Mages Noirs, ils n'y en avaient plus. Du moins, c'est ce qu'espérait Nouméa.
L'Auror, métamorphosa les vipères en corbeau, et les reptiles, en une seconde, s'envolèrent dans une masse sombre. Les armures au coin de la salle se repliaient sur leurs genoux de pierre, avant de bondir au dessus des professeurs et de s'interposer entre elles et les élèves. Ce n'était décidément pas une bonne chose.

Les sortilèges se bousculaient dans la tête du professeur Abercallie. Elle n'avait jamais autant douter du sortilège adéquate. Elle se retournait pour voir que les élèves étaient toujours contre le mur, face à une seule armure, tandis que les deux autres faisaient face aux professeurs. L'expression « être pris en sandwich » prenait tout son sens. D'un côté, elle avait les armures, et de l'autre l'Auror. Et par ci, par là, un corbeau venait planter son bec dans un bras. Il y avait trois dangers, trois dangers que l'on pouvait classer et, sans aucun doute, Aaron Coolidge se classait à la tête de cette liste. Si l'Auror était hors état de nuire, les armures et les corbeaux ne seraient plus si difficile à contenir. Nouméa espérait seulement que ses collègues s'assureraient de la protection des élèves.

« Connais l’adversaire et surtout connais toi toi-même et tu seras invincible. » avait dit un chinois. Là était la réponse, il suffisait seulement de trouver la faille de l'Auror. Nouméa lui avait parlé à quelques reprises, certes. Mais rien ne lui sauter aux yeux. Quelle était l'importance de savoir qu'il n'aimait pas la pluie dans une situation pareille ?
Son cœur battait frénétiquement, alors qu'elle ne savait pas comment attaquer l'Auror. Un simple maléfice d'Entrave ne ferait rien contre cet imposant homme. Il fallait faire appel à des sortilèges beaucoup plus complexes. Nouméa était prête à se lancer dans un duel si il le fallait. Mais elle n'était pas certaine d'être aussi compétente que l'Auror, qui avait reçu une formation avancée dans cette discipline. La française avait quelques duels à son actif, mais il n'y avait jamais eu d'enjeu sérieux, comme celui là. Et elle devait s'assurer qu'Aaron ne l'emporterait pas.
Nouméa scruta rapidement le visage de l'Auror, espérant y trouver quelque chose . Quoi ? Elle ne savait pas. Mais finalement, son regard s'illumina.
Elle se rappelait le frère cadet de l'Auror. Un homme beaucoup plus sympathique que son frère, ici présent. Nouméa visualisa le visage rectangulaire de Cal Coolidge, ainsi que ses yeux rieurs, son sourire charmeur et bien évidemment la marque de brûlure qui avait envahi son visage. Nouméa se concentra sur ces caractéristiques et elle sentit rapidement les changements. A la place de la jeune femme aux traits français, se trouvait Cal Coolidge, un fin sourire sur son visage. Nouméa ne parlait pas, sa voix l'aurait trahi, de toute évidence. L'estomac noué, elle espérait voir une once d'humanité chez l'Auror. Qui oserait attaquer son propre frère ?

» On a tous nos cicatrices, certaines sont à l'extérieur et se voient, d'autres à l'intérieur et invisibles. «
« Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs ! »