4 sept. 2013, 17:54
L'audace a un prix
C'était la première fois que M. Stoyanov lui adressait la parole. Amber s'était toujours figurée que ce moment arriverait lorsqu'il lui remettrait un prix pour ses incroyables résultats, ou encore pour la couvrir de compliments sur sa scolarité irréprochable. Bien entendu, dans son plan de carrière, elle avait prévu quelques écarts de conduite, mais elle comptait sur son ingéniosité et sa ruse pour ne jamais se faire pincer. Au fond de son lit, roulée en boule sous ses couvertures, elle se prenait parfois à rêver d'être, de devenir cette personne pleine d'assurance, qui réussit coûte de coûte et ce dans tous les domaines. Or, tout ne se passait pas exactement comme elle l'avait prévu.
Elle allait effectivement se rendre dans le bureau mythique, mais pour de mauvaises raisons. Elle jeta un regard noir à Elisabeth puis à Victoria. Qu'est-ce qui leur avait prit de l'imiter ? Si elles n'étaient pas intervenues, son pauvre petit sort serait sûrement passé inaperçu. C'est du moins ce dont la jeune fille tentait de se persuader, parce qu'il fallait un coupable dans cette histoire, et il était hors de question qu'elle en endosse ce rôle, même si elle savait pertinemment en son for intérieur qu'elle avait déclenché une réaction en chaîne. Elle s'était laissé déborder par ses émotions, elle avait donné libre cours à cette colère contenue qui la comprimait de jours en jours. La scène surréaliste repassait devant ses yeux en boucle. Comment avait-elle pu osé un pareil coup d'éclat ? Le château paraissait bien morne lorsqu'elle le traversa de part et d'autre, dans un silence glacial. Elle avait un mal fou à croire qu'elle s'était laissé embarquer dans ce projet fou, mais surtout incroyablement stupide. Cependant, elle était trop sonnée pour ressentir autre chose qu'un grand vide.
La première année s'élança d'un pas comateux à la suite du Directeur dans un large escalier en colimaçon dévoilé par ses soins. Curieusement, elle ne chercha pas à graver le moindre détail de la pièce sur sa rétine pour raconter aux plus jeunes, une lueur dans le regard, qu'elle avait survécu bravement à cette nouvelle épreuve. A cet instant, fanfaronner était la dernière de ses priorités. Il n'y en avait plus que pour les minutes, peut-être même les heures, qui allaient suivre. Elle se voyait, le soir même, étrangère à la chaleur de son dortoir accueillant, ressasser avec amertume son après-midi. Comment était-ce possible d'accumuler les faux-pas à ce point ? Mais surtout, combien allaient succéder à celui-ci avant qu'elle parvienne à rentrer dans ces fichues normes et à dominer sa colère ?
La Verte s'engagea dans une vaste pièce circulaire baignée d'une lumière éclatante. Elle fut frappée par la richesses des détails et la grandeur naturelle qui se dégageait du lieu. Impressionnée, elle se posta devant le bureau massif qui ne laissait aucun doute sur son appartenance. Inconsciemment, son regard se perdit dans les voutes délicatement ouvragées du plafond, s'attarda sur les rangées de livres précieux entassés sur une foule d'étagères. Elle reçue cette profusion de découverte à contre cœur, elle n'était pas là pour visiter après tout. Elle se permit une œillade ne arrière pour vérifier que ses camarades ne s'étaient pas volatilisés comme par magie, l’abandonnant à son triste sort. Non, elles étaient bien là, tout aussi taciturnes qu'elle. Amber ferma les yeux et s'imagina être à mille endroits plus sympathiques que celui-ci, puis se ravisa et fixa obstinément ses pieds. On ne peut rien contre l'échéance.
Elle allait effectivement se rendre dans le bureau mythique, mais pour de mauvaises raisons. Elle jeta un regard noir à Elisabeth puis à Victoria. Qu'est-ce qui leur avait prit de l'imiter ? Si elles n'étaient pas intervenues, son pauvre petit sort serait sûrement passé inaperçu. C'est du moins ce dont la jeune fille tentait de se persuader, parce qu'il fallait un coupable dans cette histoire, et il était hors de question qu'elle en endosse ce rôle, même si elle savait pertinemment en son for intérieur qu'elle avait déclenché une réaction en chaîne. Elle s'était laissé déborder par ses émotions, elle avait donné libre cours à cette colère contenue qui la comprimait de jours en jours. La scène surréaliste repassait devant ses yeux en boucle. Comment avait-elle pu osé un pareil coup d'éclat ? Le château paraissait bien morne lorsqu'elle le traversa de part et d'autre, dans un silence glacial. Elle avait un mal fou à croire qu'elle s'était laissé embarquer dans ce projet fou, mais surtout incroyablement stupide. Cependant, elle était trop sonnée pour ressentir autre chose qu'un grand vide.
La première année s'élança d'un pas comateux à la suite du Directeur dans un large escalier en colimaçon dévoilé par ses soins. Curieusement, elle ne chercha pas à graver le moindre détail de la pièce sur sa rétine pour raconter aux plus jeunes, une lueur dans le regard, qu'elle avait survécu bravement à cette nouvelle épreuve. A cet instant, fanfaronner était la dernière de ses priorités. Il n'y en avait plus que pour les minutes, peut-être même les heures, qui allaient suivre. Elle se voyait, le soir même, étrangère à la chaleur de son dortoir accueillant, ressasser avec amertume son après-midi. Comment était-ce possible d'accumuler les faux-pas à ce point ? Mais surtout, combien allaient succéder à celui-ci avant qu'elle parvienne à rentrer dans ces fichues normes et à dominer sa colère ?
La Verte s'engagea dans une vaste pièce circulaire baignée d'une lumière éclatante. Elle fut frappée par la richesses des détails et la grandeur naturelle qui se dégageait du lieu. Impressionnée, elle se posta devant le bureau massif qui ne laissait aucun doute sur son appartenance. Inconsciemment, son regard se perdit dans les voutes délicatement ouvragées du plafond, s'attarda sur les rangées de livres précieux entassés sur une foule d'étagères. Elle reçue cette profusion de découverte à contre cœur, elle n'était pas là pour visiter après tout. Elle se permit une œillade ne arrière pour vérifier que ses camarades ne s'étaient pas volatilisés comme par magie, l’abandonnant à son triste sort. Non, elles étaient bien là, tout aussi taciturnes qu'elle. Amber ferma les yeux et s'imagina être à mille endroits plus sympathiques que celui-ci, puis se ravisa et fixa obstinément ses pieds. On ne peut rien contre l'échéance.
Dernière modification par Amber J. Hoover le 4 sept. 2013, 20:45, modifié 1 fois.
◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
Ancien sorcier
4 sept. 2013, 20:30
L'audace a un prix
Le bureau du directeur est une salle où les élèves n'aime pas aller généralement. Pourtant Victoria avait toujours eut envie d'y mettre les pieds juste pour voir à quoi ressemblait la salle. Aujourd'hui son souhait allait se réaliser, elle allait voir cette salle pour la première fois... et elle aurait préféré que son souhait ne se réalise jamais. Elle entra dans la pièce juste après le directeur suivit des deux élèves de premières années qui l'a suivait.
Victoria repensait à ce qu'elle avait fait. Elle avait lancer un reducto sur les chaises des professeurs les faisant tomber à taire. Tous aurait pu bien fonctionner si elle ne s'était pas fait prendre par le directeur. La cinquième année se sentait faible et abattus. Maintenant tous ce qu'elle voulait s'était en finir et vite. Elle réfléchissait à toute vitesse aux excuses qu'elle pourrait émettre pour se défendre, se torturant l'esprit à fond. Mais en même temps, elle voulait tous avouer au directeur car elle ne voulait avoir le minimum d'ennuis.
La fille aux cheveux rose savait qu'elle n'aurait pas du faire ses bêtises là, surtout auprès des professeurs qui sont des gens à respecter. Mais qui n'a jamais essayé de jouer avec le feu ? Qui n'a jamais essayé de braver l'interdit étant jeune ? Victoria compte sur cette face là pour se défendre, et espère que le directeur passera l'éponge. Elle n'arrivait pas à voir si celui-ci était énervé, calme ou autre chose. Ça l'inquiétait. Mais peut-être que dans la grande salle, il s'est efforcé de garder son calme pour exploser arrivé ici dans le bureau ? Victoria ne connaissait pas le directeur, ses apparitions dans le château sont que peu nombreux. C'est la première fois qu'elle avait peur face à un membre du personnel du château. D'habitude, elle est confiante et calme. Mais là comme une envie de prendre sa défense alors qu'elle sait qu'elle est en tort. D'habitude quand elle prévoit de faire une bêtise elle pense aux conséquences de ses actes, et elle pense à comment sortir de se mauvais pas si elle se faisait prendre. Cette fois-ci pourtant, son but premier était de divertir la Grande Salle et elle ne pensait pas que de tel événement allait se produire.
Elle prit un instant pour vider son esprit en admirant les lieux où elle était. Elle se trouvait dans le plus grand bureau du château, il y avait pleins d'objets autour. Victoria ne voulut même pas les compter. Elle vit des portraits placés sur le mur en hauteur. Elle avait entendu dire par son père une fois que ceux-ci représentait les anciens directeurs de Poudlard mais elle n'y croyait pas vraiment. *Il y a trop de portraits pour qu'ils soient tous anciens directeurs!* Pensa-t-elle. Au centre de la pièce un bureau y était installés, l'objet le plus important de la pièce, celui de travail du directeur. Victoria posa ses yeux dessus et essaya de plus pensé. Plus pensé à rien. Mais c'était dur. Cela cogitait dans sa tête. Sans même que le directeur ne prononce un mot, le faite de sentir sa présence et ce lieu provoquait un mal être envers Victoria. Si elle était ici, c'est que tous allait mal.
Bien qu'elle eut voulut depuis toujours entrer dans ce bureau pour l'admirer, elle se jura de faire en sorte que ce soit la dernière fois qu'elle y pénètre et après avoir mordu une bonne dizaine de fois sa lèvres de nervosité, elle attendit une réaction du directeur de Poudlard.
Victoria repensait à ce qu'elle avait fait. Elle avait lancer un reducto sur les chaises des professeurs les faisant tomber à taire. Tous aurait pu bien fonctionner si elle ne s'était pas fait prendre par le directeur. La cinquième année se sentait faible et abattus. Maintenant tous ce qu'elle voulait s'était en finir et vite. Elle réfléchissait à toute vitesse aux excuses qu'elle pourrait émettre pour se défendre, se torturant l'esprit à fond. Mais en même temps, elle voulait tous avouer au directeur car elle ne voulait avoir le minimum d'ennuis.
La fille aux cheveux rose savait qu'elle n'aurait pas du faire ses bêtises là, surtout auprès des professeurs qui sont des gens à respecter. Mais qui n'a jamais essayé de jouer avec le feu ? Qui n'a jamais essayé de braver l'interdit étant jeune ? Victoria compte sur cette face là pour se défendre, et espère que le directeur passera l'éponge. Elle n'arrivait pas à voir si celui-ci était énervé, calme ou autre chose. Ça l'inquiétait. Mais peut-être que dans la grande salle, il s'est efforcé de garder son calme pour exploser arrivé ici dans le bureau ? Victoria ne connaissait pas le directeur, ses apparitions dans le château sont que peu nombreux. C'est la première fois qu'elle avait peur face à un membre du personnel du château. D'habitude, elle est confiante et calme. Mais là comme une envie de prendre sa défense alors qu'elle sait qu'elle est en tort. D'habitude quand elle prévoit de faire une bêtise elle pense aux conséquences de ses actes, et elle pense à comment sortir de se mauvais pas si elle se faisait prendre. Cette fois-ci pourtant, son but premier était de divertir la Grande Salle et elle ne pensait pas que de tel événement allait se produire.
Elle prit un instant pour vider son esprit en admirant les lieux où elle était. Elle se trouvait dans le plus grand bureau du château, il y avait pleins d'objets autour. Victoria ne voulut même pas les compter. Elle vit des portraits placés sur le mur en hauteur. Elle avait entendu dire par son père une fois que ceux-ci représentait les anciens directeurs de Poudlard mais elle n'y croyait pas vraiment. *Il y a trop de portraits pour qu'ils soient tous anciens directeurs!* Pensa-t-elle. Au centre de la pièce un bureau y était installés, l'objet le plus important de la pièce, celui de travail du directeur. Victoria posa ses yeux dessus et essaya de plus pensé. Plus pensé à rien. Mais c'était dur. Cela cogitait dans sa tête. Sans même que le directeur ne prononce un mot, le faite de sentir sa présence et ce lieu provoquait un mal être envers Victoria. Si elle était ici, c'est que tous allait mal.
Bien qu'elle eut voulut depuis toujours entrer dans ce bureau pour l'admirer, elle se jura de faire en sorte que ce soit la dernière fois qu'elle y pénètre et après avoir mordu une bonne dizaine de fois sa lèvres de nervosité, elle attendit une réaction du directeur de Poudlard.
Ancien sorcier
4 sept. 2013, 22:00
L'audace a un prix
Le regard rivé sur le sol, Elisabeth avançait derrière le directeur de Poudlard suivie de Victoria et d’Amber. Un silence religieux accompagnait leurs pas, elle aurait voulu que les portraits fassent des commentaires ou bien apercevoir quelques élèves qui bavardaient, chahutaient enfin n’importe quoi qui aurait pu mettre fin à ce calme mortuaire. Hélas, même les mouches s’étaient abstenues de voler devant ce moment fatidique.
Que s’était-il bien passé dans la tête de la jeune Serpy pour lancer un sort devant le directeur de Poudlard ? L’idée, qui lui avait semblait géniale quelques minutes auparavant, lui apparaissait maintenant comme complètement stupide et puéril. Comment avait-elle pu, un seul instant, penser que son méfait contre les professeurs de Poudlard passerait inaperçu et qu’elle pourrait s’en tirer à si bon compte ? Elle n’avait aucunement réfléchi aux conséquences de ses actes et s’apprêtait à en pâtir lourdement.
Le petit groupe s’arrêta devant une gargouille en pierre, puis après quelques instants, le mur s’ouvrit en deux, laissant apparaître un escalier en colimaçon. Elisabeth aurait été, en temps normal, ébahie par le simple fait que le bureau se situe derrière cette gargouille, telle une pièce secrète mais il ne s’agissait pas d’une situation normale, elle se demandait quel sort leur réservait le directeur et combien de temps allait durer leur calvaire avant qu’une éventuelle amnistie leur soit accordée.
Son esprit ne cessait de ressasser ce qui venait de se passer, les élèves « normaux » faisaient des blagues réfléchies, en tout cas, ils ne s’attaquaient pas à leurs professeurs sur un coup de tête. Elle figurerait sans doute dans le guiness des records des blagues les plus stupides lancés par un première année. Elle aurait voulu penser à autre chose, n’importe quoi, mais la présence du directeur, le calme impressionnant qui régnait à ce moment précis simplement perturbés par le bruit de leurs pas ne cessait de lui rappeler qu’elle montait dans le bureau du directeur.
Elle pénétra dans ce fameux bureau et ses yeux se levèrent, malgré elle, pour admirer la pièce. Elle n’avait jamais pensé qu’un jour, elle se rendrait en ce lieu. Elle ne savait, d’ailleurs, même pas où se trouvait celui-ci jusqu’à cet instant et ne s’était jamais posé la question. C’était une vaste pièce circulaire. Des portraits, qui ne cessaient de les regarder, étaient accrochés sur les murs. * Qui sont ces gens ? * pensa Elisabeth, emportée par la curiosité. Son regard se posa sur le bureau sur lequel régnait des parchemins et toutes sortes d’objets dont elle ignorait l’utilité. Un magnifique phénix au plumage grenat observait les étranges visiteurs de son perchoir.
Elisabeth voulut complimenter le phénix mais le regard noir que ne cessait de lancer Amber lui rappela que ce n’était pas une visite de courtoisie. L’atmosphère était pesante, le simple fait de se retrouver face au directeur pour essuyer son courroux était déjà une punition en soi. Son cœur battait la chamade, elle avait hâte d’en finir avec cette entrevue improvisée avec le directeur, sans lever les yeux sur celui-ci, elle attendit avec impatience que sa colère éclata.
Que s’était-il bien passé dans la tête de la jeune Serpy pour lancer un sort devant le directeur de Poudlard ? L’idée, qui lui avait semblait géniale quelques minutes auparavant, lui apparaissait maintenant comme complètement stupide et puéril. Comment avait-elle pu, un seul instant, penser que son méfait contre les professeurs de Poudlard passerait inaperçu et qu’elle pourrait s’en tirer à si bon compte ? Elle n’avait aucunement réfléchi aux conséquences de ses actes et s’apprêtait à en pâtir lourdement.
Le petit groupe s’arrêta devant une gargouille en pierre, puis après quelques instants, le mur s’ouvrit en deux, laissant apparaître un escalier en colimaçon. Elisabeth aurait été, en temps normal, ébahie par le simple fait que le bureau se situe derrière cette gargouille, telle une pièce secrète mais il ne s’agissait pas d’une situation normale, elle se demandait quel sort leur réservait le directeur et combien de temps allait durer leur calvaire avant qu’une éventuelle amnistie leur soit accordée.
Son esprit ne cessait de ressasser ce qui venait de se passer, les élèves « normaux » faisaient des blagues réfléchies, en tout cas, ils ne s’attaquaient pas à leurs professeurs sur un coup de tête. Elle figurerait sans doute dans le guiness des records des blagues les plus stupides lancés par un première année. Elle aurait voulu penser à autre chose, n’importe quoi, mais la présence du directeur, le calme impressionnant qui régnait à ce moment précis simplement perturbés par le bruit de leurs pas ne cessait de lui rappeler qu’elle montait dans le bureau du directeur.
Elle pénétra dans ce fameux bureau et ses yeux se levèrent, malgré elle, pour admirer la pièce. Elle n’avait jamais pensé qu’un jour, elle se rendrait en ce lieu. Elle ne savait, d’ailleurs, même pas où se trouvait celui-ci jusqu’à cet instant et ne s’était jamais posé la question. C’était une vaste pièce circulaire. Des portraits, qui ne cessaient de les regarder, étaient accrochés sur les murs. * Qui sont ces gens ? * pensa Elisabeth, emportée par la curiosité. Son regard se posa sur le bureau sur lequel régnait des parchemins et toutes sortes d’objets dont elle ignorait l’utilité. Un magnifique phénix au plumage grenat observait les étranges visiteurs de son perchoir.
Elisabeth voulut complimenter le phénix mais le regard noir que ne cessait de lancer Amber lui rappela que ce n’était pas une visite de courtoisie. L’atmosphère était pesante, le simple fait de se retrouver face au directeur pour essuyer son courroux était déjà une punition en soi. Son cœur battait la chamade, elle avait hâte d’en finir avec cette entrevue improvisée avec le directeur, sans lever les yeux sur celui-ci, elle attendit avec impatience que sa colère éclata.
13 sept. 2013, 11:22
L'audace a un prix
HRP : Mes plus plates excuses pour le retard. Je tâcherai de répondre plus vite en m'organisant un peu mieux ^ ^
Il régnait un calme religieux dans le bureau du directeur lorsque celui-ci en franchit la porte, talonné de près par trois élèves, toutes les trois issues de la maison Serpentard. Les portraits de Severus Rogue et de Phineas Nigellus Black affichèrent aussitôt un étonnement non feint, souligné par un sourcil plus rehaussé que l'autre, en suivant du regard ce trio pour le moins atypique tandis qu'il s'avançait avec appréhension vers le bureau aux pieds en forme de serres. En longeant ce dernier, Arseni saisit une pincée de poudre argentée dans une coupelle posée sur le plateau et la jeta dans la foulée vers l'âtre de la cheminée qui subitement s'anima d'un panache de flammes vertes. Son regard noisette effleurant d'un rien les trois visages qui se tenaient face à lui, il s'installa tranquillement derrière son bureau et prit le soin de les observer sans rien dire et sans rien faire pendant une bonne vingtaine de secondes vouée à leur paraître une éternité. Comment en venait-on à s'attaquer à ses professeurs ? Arseni avait beau traiter la question en long et en large, la réponse lui apparaissait incontestablement stupide. A Durmstrang, un tel manque de respect aurait été traité autrement... les professeurs jouissant du droit de répondre fermement à une provocation en duel ( car il ne faisait aucun doute pour ses pensionnaires, qu'attaquer qui que ce soit avec sa baguette magique revenait à le provoquer en duel immédiat et parfois même à mort... ) Mais à Poudlard, la donne était différente. Arseni n'avait d'autre choix que de s'en accommoder.
« Asseyez-vous, suggéra-t-il, plus qu'il ne l'ordonna, en faisant apparaître deux sièges supplémentaires. »
Captant le regard de Severus Rogue, Arseni réprima son idée de lui sourire en ouvrant l'un des nombreux tiroirs de son bureau. Un nombre impressionnant de sceaux à cacheter s'y trouvait parfaitement conservé dans de petites boîtes recouvertes de velours. Arseni en saisit un en particulier. Le sceau en question arborait les armoiries de Poudlard et en dessous un encadré en forme de ronces enchevêtrées au milieu duquel huit lettres en capital formaient le mot RENVOYÉE. Arseni l'observa de près en le faisant tournoyer sur lui-même.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? demanda-t-il en levant soudainement ses yeux vers les trois visages où se laissaient deviner quelques rictus d'appréhension. »
La question n'attendait pas vraiment de réponse, sachant pertinemment que c'était pour elles la première fois qu'elles étaient invitées à entrer dans ce bureau et donc la première fois qu'elles découvraient ce sceau. Arseni sourit en tournant la tête du sceau dans leur direction pour qu'elles puissent mieux l'étudier de près.
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. »
Le portrait de Phineas Nigellus Black afficha une mine renfrognée tandis qu'il croisait ses bras sur sa poitrine en fusillant du regard le quatuor attablé au bureau du directeur. Une rangée de cadres en-dessous, Albus Dumbledore et Minerva McGonagall cessèrent d'écrire sur leur rouleau de parchemin et levèrent des yeux insondables pour les pointer dans la même direction. Pour sûr, le climat venait soudainement de s'appesantir sur le trio de Serpentard.
Ancien sorcier
13 sept. 2013, 18:02
L'audace a un prix
Victoria n'osa dire un mot. Elle se sentait mal à l'aise et il y avait de quoi. Le directeur leur demandait de s’asseoir. La cinquième année s’exécuta. Elle ne voulait pas désobéir encore une fois, une fois de plus, elle prenait conscience qu'elle avait dépassés les bornes. Le directeur ouvrit un tiroir dans son bureau. Victoria voyait déjà le pire et son pressentiment était bon, le chef de Poudlard en sortit un sceau à cacheté rouge comme Gryffondor. Victoria doutait, elle doutait d'elle-même. Pourquoi avait-elle suivit Amber ? Pourquoi n'avait-elle simplement pas dit d'arrêter comme bonne élève studieuse et la mettre en garde des sanctions qu'elle encourait ? La cinquième année regarda le directeur attentivement et prit pour ne pas être renvoyé.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? » demanda le directeur.
Victoria ne répondit pas. Cette question n'attendait surement pas de réponse mais elle savait ce que c'était. Un sceau à cacheté, elle ne savait pas à quoi il servait mais en regardant en dessous elle comprit. Le mot « Renvoyé » y était. La capitaine comprit alors. Une marque avec ce sceau imprimé sur son dossier scolaire et on pouvait dire adieu à Poudlard. Victoria hésita, elle voulut dire quelque chose, mais est-il prudent de prendre un nouveau risque ? Le directeur avait le sceau en main, il lui serait facile de prendre le dossier scolaire et de tamponner sous la colère. Victoria ne préféra pas, elle commençait à avoir.... peur.
Peur, c'est le mot. Elle n'aime pas avoir peur car elle perd la maitrise de soi et fais certaines choses qu'elle n'aurait pas voulut. Elle mit instinctivement les mains dans son dos et serra ses mains. Elle était stresser, c'était la première fois peut-être qu'elle était ainsi. Enfin loin du stade de Quidditch en tous cas. La cinquième année regarda ses camarades avec un regard qui voulait dire: « je suis désolé ». En tant que cinquième année elle prenait tous sur elle malgré que les deux jeunes filles s'étaient mêlés de plein gré. Et si elle avait su...
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. »
Fonctionner les méninges ? Pour une fois ? Oui la sanctions qui n'était pas encore tomber, serait dur à avaler. Victoria regarda le sol, tantôt ses pieds, tantôt le sol qui était juste devant. Elle réfléchissait à quoi dire. En même temps, elle voulait le dire elle, car c'est la plus âgée du groupe, celle qui doit être la mure d'esprit. Et les deux premières années devraient surement être timide ou avoir peur. Après tous, elles sont dans le bureau du directeur. La cinquième année prit de l'inspiration et prit un nouveau risque, au point où elles en sont de toute façon...:
« Monsieur..., commença-t-elle doucement, n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Elle tendit un faible sourire puis continua: Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Victoria s'arrêta. Elle espérait que ce qu'elle avait dit convaincrait le directeur. Après tous c'est vrai. On a tous fait des bêtises étant jeune, tous le monde passe par là. S'en rendre compte c'est encore mieux. Mais elle comprenait que de dérangés ainsi les professeurs, à table en plus, ne se faisait pas. Elle comprenait le tort qu'elles avaient fait en s'invitant à la table des professeurs et les embêtant ainsi. Et la pagaille qui devait y avoir... La table s'en dessus-dessous. Victoria s'en voulait énormément. Mais on ne s'amuse pas sans casser l'habitude journalière.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? » demanda le directeur.
Victoria ne répondit pas. Cette question n'attendait surement pas de réponse mais elle savait ce que c'était. Un sceau à cacheté, elle ne savait pas à quoi il servait mais en regardant en dessous elle comprit. Le mot « Renvoyé » y était. La capitaine comprit alors. Une marque avec ce sceau imprimé sur son dossier scolaire et on pouvait dire adieu à Poudlard. Victoria hésita, elle voulut dire quelque chose, mais est-il prudent de prendre un nouveau risque ? Le directeur avait le sceau en main, il lui serait facile de prendre le dossier scolaire et de tamponner sous la colère. Victoria ne préféra pas, elle commençait à avoir.... peur.
Peur, c'est le mot. Elle n'aime pas avoir peur car elle perd la maitrise de soi et fais certaines choses qu'elle n'aurait pas voulut. Elle mit instinctivement les mains dans son dos et serra ses mains. Elle était stresser, c'était la première fois peut-être qu'elle était ainsi. Enfin loin du stade de Quidditch en tous cas. La cinquième année regarda ses camarades avec un regard qui voulait dire: « je suis désolé ». En tant que cinquième année elle prenait tous sur elle malgré que les deux jeunes filles s'étaient mêlés de plein gré. Et si elle avait su...
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. »
Fonctionner les méninges ? Pour une fois ? Oui la sanctions qui n'était pas encore tomber, serait dur à avaler. Victoria regarda le sol, tantôt ses pieds, tantôt le sol qui était juste devant. Elle réfléchissait à quoi dire. En même temps, elle voulait le dire elle, car c'est la plus âgée du groupe, celle qui doit être la mure d'esprit. Et les deux premières années devraient surement être timide ou avoir peur. Après tous, elles sont dans le bureau du directeur. La cinquième année prit de l'inspiration et prit un nouveau risque, au point où elles en sont de toute façon...:
« Monsieur..., commença-t-elle doucement, n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Elle tendit un faible sourire puis continua: Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Victoria s'arrêta. Elle espérait que ce qu'elle avait dit convaincrait le directeur. Après tous c'est vrai. On a tous fait des bêtises étant jeune, tous le monde passe par là. S'en rendre compte c'est encore mieux. Mais elle comprenait que de dérangés ainsi les professeurs, à table en plus, ne se faisait pas. Elle comprenait le tort qu'elles avaient fait en s'invitant à la table des professeurs et les embêtant ainsi. Et la pagaille qui devait y avoir... La table s'en dessus-dessous. Victoria s'en voulait énormément. Mais on ne s'amuse pas sans casser l'habitude journalière.
13 sept. 2013, 18:24
L'audace a un prix
Amber avait l'intime conviction que le silence ne pouvait pas être blessant. Il fallait donc croire qu'elle accumulait les erreurs aujourd'hui. Les secondes qui s'écoulaient péniblement étaient mille fois pires que tous les reproches possible et imaginables. Ses tords infiltraient l’atmosphère, flottaient comme un nuage de dépit autour d'elle et s'insinuaient par tous les pores de sa peau. Elle n'était pas assez naïve pour s'imaginer ne serait-ce qu'un instant que les choses allaient bien se passer. Le directeur était de ce genre de personne qui n'ont pas besoin d'entrouvrir la bouche, de plonger leurs yeux dans les vôtres pour insuffler la peur. L'aura qui se dégageait de lui suffisait à elle seule à glacer le sang. La jeune fille l'avait toujours considéré comme un personnage lointain, plein d'une prestance quasi-étrangère. A présent qu'elle se retrouvait à moins de quarante centimètres de lui, elle commençait à apprécier cette distance.
« Asseyez-vous » , souffla-t-il. Curieusement, il n'y avait aucune froideur dans sa voix velouté, il n'en avait pas besoin. Cette lenteur appliquée, ces précautions empreintes d'un calme Olympien ne faisaient qu'en ajouter à son stress, qui atteignait déjà ses sommets insoupçonnables. La première année retint un frémissement, se redressa bien droite et dégagea une mèche de cheveux qui lui retombait dans les yeux. Son cœur battait farouchement dans sa poitrine, manifestant par là ce qu'elle savait déjà. Elle perdait le contrôle.
Limites, limites, toujours des limites. Contrôler sa respiration, le clignement des yeux, la modulation du timbre, les tremblements. Esquisser les bons gestes, parler quand il le faut, se taire lorsque l'on bouillonne. L'image, le regard des autres, comptait énormément pour la Serpentard. Certainement trop. Aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, elle s'était bridée, avait inlassablement refoulé sa colère pour ne pas trahir sa réputation. Bien sûr, ces restrictions draconiennes n'en menaient pas large, il y avait toujours cet instant fatidique où ses bonnes résolutions s’effondraient, laissant place à une rage destructrice.Ce côté sauvage de sa personnalité avait eu l'occasion de surgir une fois cette après-midi. Une fois de trop, certes, mais la brèche ouverte dans le mur était sur le point de faire s'écrouler l'édifice.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? » , demanda le sorcier en leur présentant une sorte de sceau.
La Verte et Argent se mordit la joue jusqu'à ce qu'un goût de sang s'immisce dans sa bouche. Non, elle ne savait pas, mais elle s'en doutait très bien. Des bribes de l'année passée lui revinrent en mémoire, toutes ces fois où elle s'était contenue en imaginant que si elle laissait sa spontanéité prendre le dessus, cette-dernière allait signer son arrêt de mort. La mort avait un aspect différent du terme général chez la fillette, selon elle, retourner au bercail équivalait à cesser brutalement d'exister. Comment pourrait-elle retrouver le logis qu'elle détestait profondément, reprendre le fil de son existence, après avoir connu tout cela, après avoir découvert qui elle était vraiment et les choses incroyables dont-elle était capable ? Et voilà qu'on voulait tracer un trait sur son avenir pour une broutille. *Non*.
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. » ,
Amber avait envie de hurler, de pleurer, de disparaître. Elle serra les poings et referma ses ongles sur ses genoux en grinçant des dents. Il était trop facile de rester plantée là à tout encaisser, de peur d'aggraver son cas. Elle avait tout à perdre, et, par conséquent, tout intérêt à se battre bec et ongles pour préserver ce qui n'avait pas déjà été détruit.
« Monsieur... n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Elle adressa un regard de connivence à Victoria. Cette approche était louable, réfléchie, mais elle n'était pas sûre que cela suffise pour justifier leurs actes. En tout cas, si elle ne faisait rien, la sentence n'en serait que plus lourde. La demoiselle se targuait d'être une bonne comédienne, mais en cet instant délicat, elle se sentait parfaitement incapable d'en appeler la charité de M. Stoyanov. Elle déglutit.
« J'voulais pas. » , lâcha-t-elle à contrecœur, s'étranglant sur la dernière syllabe. « J'aurai pas dû faire ça mais je l'ai fait, et maintenant je ne peux plus le changer. » , elle baissa les yeux, sentant le rouge lui monter aux joues. La gorge nouée, elle cracha presque: « J'méritais pas cette note ».
« Asseyez-vous » , souffla-t-il. Curieusement, il n'y avait aucune froideur dans sa voix velouté, il n'en avait pas besoin. Cette lenteur appliquée, ces précautions empreintes d'un calme Olympien ne faisaient qu'en ajouter à son stress, qui atteignait déjà ses sommets insoupçonnables. La première année retint un frémissement, se redressa bien droite et dégagea une mèche de cheveux qui lui retombait dans les yeux. Son cœur battait farouchement dans sa poitrine, manifestant par là ce qu'elle savait déjà. Elle perdait le contrôle.
Limites, limites, toujours des limites. Contrôler sa respiration, le clignement des yeux, la modulation du timbre, les tremblements. Esquisser les bons gestes, parler quand il le faut, se taire lorsque l'on bouillonne. L'image, le regard des autres, comptait énormément pour la Serpentard. Certainement trop. Aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, elle s'était bridée, avait inlassablement refoulé sa colère pour ne pas trahir sa réputation. Bien sûr, ces restrictions draconiennes n'en menaient pas large, il y avait toujours cet instant fatidique où ses bonnes résolutions s’effondraient, laissant place à une rage destructrice.Ce côté sauvage de sa personnalité avait eu l'occasion de surgir une fois cette après-midi. Une fois de trop, certes, mais la brèche ouverte dans le mur était sur le point de faire s'écrouler l'édifice.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? » , demanda le sorcier en leur présentant une sorte de sceau.
La Verte et Argent se mordit la joue jusqu'à ce qu'un goût de sang s'immisce dans sa bouche. Non, elle ne savait pas, mais elle s'en doutait très bien. Des bribes de l'année passée lui revinrent en mémoire, toutes ces fois où elle s'était contenue en imaginant que si elle laissait sa spontanéité prendre le dessus, cette-dernière allait signer son arrêt de mort. La mort avait un aspect différent du terme général chez la fillette, selon elle, retourner au bercail équivalait à cesser brutalement d'exister. Comment pourrait-elle retrouver le logis qu'elle détestait profondément, reprendre le fil de son existence, après avoir connu tout cela, après avoir découvert qui elle était vraiment et les choses incroyables dont-elle était capable ? Et voilà qu'on voulait tracer un trait sur son avenir pour une broutille. *Non*.
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. » ,
Amber avait envie de hurler, de pleurer, de disparaître. Elle serra les poings et referma ses ongles sur ses genoux en grinçant des dents. Il était trop facile de rester plantée là à tout encaisser, de peur d'aggraver son cas. Elle avait tout à perdre, et, par conséquent, tout intérêt à se battre bec et ongles pour préserver ce qui n'avait pas déjà été détruit.
« Monsieur... n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Elle adressa un regard de connivence à Victoria. Cette approche était louable, réfléchie, mais elle n'était pas sûre que cela suffise pour justifier leurs actes. En tout cas, si elle ne faisait rien, la sentence n'en serait que plus lourde. La demoiselle se targuait d'être une bonne comédienne, mais en cet instant délicat, elle se sentait parfaitement incapable d'en appeler la charité de M. Stoyanov. Elle déglutit.
« J'voulais pas. » , lâcha-t-elle à contrecœur, s'étranglant sur la dernière syllabe. « J'aurai pas dû faire ça mais je l'ai fait, et maintenant je ne peux plus le changer. » , elle baissa les yeux, sentant le rouge lui monter aux joues. La gorge nouée, elle cracha presque: « J'méritais pas cette note ».
◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
Ancien sorcier
13 sept. 2013, 23:38
L'audace a un prix
Une éternité de secondes s’écoula avant que le directeur ne rompit le silence par deux simples mots, onze lettres, énoncés avec un calme profond qui contrastaient avec l’explosion de colère dont s’attendait la jeune Elisabeth. « Asseyez-vous », c’étaient les deux premiers mots dits par M. Stoyanov depuis qu’ils étaient entrés dans la pièce.
La jeune Serpy s’installa sur l’un des sièges. Elle aurait préféré qu’il crie, qu’il fasse un long monologue dans lequel il énoncerait leurs inconsciences, leurs folies soudaines, leurs manques de maturité et leurs irresponsabilités tout en s’énervant sur elles. Elle aurait préféré qu’il la libère de cette torpeur qui l’avait envahie par des paroles rudes mais qui aurait eu le mérite d’avoir un effet salutaire. Chaque cri aurait été accueilli comme un soulagement, chaque regard dur aurait été appréciée comme une éventuelle échappatoire quant à son triste sort, chaque son aurait été une possibilité de délivrance. Au lieu de cela, le directeur parlait d’un ton calme et prenait le silence comme arme.
Car le silence était bien une arme, hélas. Elisabeth avait toujours vu le calme comme un allié, un ami intime dans lequel elle se plaisait à s’apparenter lorsque les professeurs lui posaient telle question ou lorsqu’elle était en présence de ses camarades ne rompant celui-ci que pour lancer une invective. Or le silence avait bel et bien retourné sa veste, arborant un visage que la demoiselle ne connaissait pas, empreint de torture et de volonté de nuire, agitant devant elle les souvenirs de ses méfaits sans que celle-ci puisse faire quoi que ce soit.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? »
Elisabeth dirigea ses yeux vers l’auteur de celui qui venait d’asséner un rude coup au calme, celui-ci agitait un drôle d’objet devant les trois Serpentardes. Elle plissa les yeux, tentant désespérément de déchiffrer l’inscription de l’objet inconnu. La première lettre était un « R », Elisabeth en était sure, la dernière un « e ». La seconde lettre était un « e » semblait-il. Quel mot pouvait bien commençait par un « r » et finir par un « e ». « Repensée », ça ne pouvait être ça, « réussie » oui, elle avait réussi à se mettre dans un sacré pétrin mais le directeur n’allait surement pas les narguer avec ça.
Son cœur s’accéléra soudain lorsque le mot « renvoyée » s’empara de son esprit. C’était donc ça que leur réservait le directeur, une expulsion pure et simple de Poudlard, l’école de sorcellerie qui avait été comme une seconde maison pour elles. Elle aurait voulu dire quelque chose mais les mots lui manquaient, elle se sentait vide, incapable de faire ou dire quoi que ce soit.
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. »
De nouveau, M. Stoyanov assénèrent ses paroles au calme déjà meurtri, réclamant des explications aux trois jeunes filles. Ils en étaient là, à un pas du renvoi à moins d’invoquer une excuse légitime. Sans attendre, Victoria prit la parole.
« Monsieur... n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Sa camarade avait pris des risques en invoquant leur jeunesse comme motif de leurs actes mais Elisabeth lui adressa un regard de gratitude, elle avait parlé au nom de toutes les Serpys et avait été la première à briser le silence en mille morceaux. Cependant, elle ne savait pas si c’était judicieux de demander au directeur ce qu’il en était de sa propre jeunesse.
« J'voulais pas. J'aurai pas dû faire ça mais je l'ai fait, et maintenant je ne peux plus le changer. J'méritais pas cette note. » répondit Amber avec une certaine émotion dans la voix, Elisabeth la regarda se demandant si cette mauvaise note était une réelle excuse ou si celle-ci avait inventer ça de toute pièce. Si c’était le cas, elle méritait un oscar en tant que meilleure actrice de l’année.
C’était son tour, elle devait dire, elle aussi, quelque chose qui aurait expliqué son geste. Elle se réfugia quelques minutes dans les bras de son défunt ami le silence, souhaitant s’accaparer de ce qu’il rester de lui afin de rassembler ses idées et lui permettre de donner des motifs qui aurait pu la gracier. Mais quelle cause aurait pu l’aider, quelles paroles auraient pu la sauver de cette situation et lui permettre sa réintégration définitive à Poudlard ? Il fallait qu’elle trouve quelque chose à dire car le directeur attendait des explications. Elle avait décidé de faire une blague aux professeurs qui n’avaient pas apprécié son sens de l’humour. Pourquoi cette plaisanterie? Elle n’en savait rien, fallait-il forcément une cause ? Parfois, il n’y avait pas d’explication, juste des actions insensées. Une idée lui vint cependant à l’esprit, un peu extravagante mais elle était dans une situation désespérée, elle n’avait rien à perdre. D’une voix tremblante elle ajouta ses mots :
« Moi aussi, j’voulais pas… Je suis désolée… Je me suis trompée de formules… J’voulais le gâteau… pas son explosion.»
La jeune Serpy s’installa sur l’un des sièges. Elle aurait préféré qu’il crie, qu’il fasse un long monologue dans lequel il énoncerait leurs inconsciences, leurs folies soudaines, leurs manques de maturité et leurs irresponsabilités tout en s’énervant sur elles. Elle aurait préféré qu’il la libère de cette torpeur qui l’avait envahie par des paroles rudes mais qui aurait eu le mérite d’avoir un effet salutaire. Chaque cri aurait été accueilli comme un soulagement, chaque regard dur aurait été appréciée comme une éventuelle échappatoire quant à son triste sort, chaque son aurait été une possibilité de délivrance. Au lieu de cela, le directeur parlait d’un ton calme et prenait le silence comme arme.
Car le silence était bien une arme, hélas. Elisabeth avait toujours vu le calme comme un allié, un ami intime dans lequel elle se plaisait à s’apparenter lorsque les professeurs lui posaient telle question ou lorsqu’elle était en présence de ses camarades ne rompant celui-ci que pour lancer une invective. Or le silence avait bel et bien retourné sa veste, arborant un visage que la demoiselle ne connaissait pas, empreint de torture et de volonté de nuire, agitant devant elle les souvenirs de ses méfaits sans que celle-ci puisse faire quoi que ce soit.
« Avez-vous une petite idée de ce que c'est ? »
Elisabeth dirigea ses yeux vers l’auteur de celui qui venait d’asséner un rude coup au calme, celui-ci agitait un drôle d’objet devant les trois Serpentardes. Elle plissa les yeux, tentant désespérément de déchiffrer l’inscription de l’objet inconnu. La première lettre était un « R », Elisabeth en était sure, la dernière un « e ». La seconde lettre était un « e » semblait-il. Quel mot pouvait bien commençait par un « r » et finir par un « e ». « Repensée », ça ne pouvait être ça, « réussie » oui, elle avait réussi à se mettre dans un sacré pétrin mais le directeur n’allait surement pas les narguer avec ça.
Son cœur s’accéléra soudain lorsque le mot « renvoyée » s’empara de son esprit. C’était donc ça que leur réservait le directeur, une expulsion pure et simple de Poudlard, l’école de sorcellerie qui avait été comme une seconde maison pour elles. Elle aurait voulu dire quelque chose mais les mots lui manquaient, elle se sentait vide, incapable de faire ou dire quoi que ce soit.
« Un seul geste de ma parrt. Rrien qu'un seul, et si ce sceau terrmine surr un cachet de cirre, vous serrez toutes les trrois rrenvoyées de cette école. C'est ce que le rrèglement devrrait vous rréserrver pourr votrre prrestation de toute à l'heurre. Alorrs, il est peut-êtrre temps pourr vous de vous expliquer... et de fairre fonctionner vos méninges pourr une fois. »
De nouveau, M. Stoyanov assénèrent ses paroles au calme déjà meurtri, réclamant des explications aux trois jeunes filles. Ils en étaient là, à un pas du renvoi à moins d’invoquer une excuse légitime. Sans attendre, Victoria prit la parole.
« Monsieur... n'avez-vous pas été jeune avant ? N'avez-vous pas fait de bêtises ? Nous ne voulions pas de mal, nous voulions simplement embêter gentiment les professeurs. D'ailleurs, vous aurez remarqué que nous avons pas utilisé de sortilèges dangereux. »
Sa camarade avait pris des risques en invoquant leur jeunesse comme motif de leurs actes mais Elisabeth lui adressa un regard de gratitude, elle avait parlé au nom de toutes les Serpys et avait été la première à briser le silence en mille morceaux. Cependant, elle ne savait pas si c’était judicieux de demander au directeur ce qu’il en était de sa propre jeunesse.
« J'voulais pas. J'aurai pas dû faire ça mais je l'ai fait, et maintenant je ne peux plus le changer. J'méritais pas cette note. » répondit Amber avec une certaine émotion dans la voix, Elisabeth la regarda se demandant si cette mauvaise note était une réelle excuse ou si celle-ci avait inventer ça de toute pièce. Si c’était le cas, elle méritait un oscar en tant que meilleure actrice de l’année.
C’était son tour, elle devait dire, elle aussi, quelque chose qui aurait expliqué son geste. Elle se réfugia quelques minutes dans les bras de son défunt ami le silence, souhaitant s’accaparer de ce qu’il rester de lui afin de rassembler ses idées et lui permettre de donner des motifs qui aurait pu la gracier. Mais quelle cause aurait pu l’aider, quelles paroles auraient pu la sauver de cette situation et lui permettre sa réintégration définitive à Poudlard ? Il fallait qu’elle trouve quelque chose à dire car le directeur attendait des explications. Elle avait décidé de faire une blague aux professeurs qui n’avaient pas apprécié son sens de l’humour. Pourquoi cette plaisanterie? Elle n’en savait rien, fallait-il forcément une cause ? Parfois, il n’y avait pas d’explication, juste des actions insensées. Une idée lui vint cependant à l’esprit, un peu extravagante mais elle était dans une situation désespérée, elle n’avait rien à perdre. D’une voix tremblante elle ajouta ses mots :
« Moi aussi, j’voulais pas… Je suis désolée… Je me suis trompée de formules… J’voulais le gâteau… pas son explosion.»
23 sept. 2013, 12:29
L'audace a un prix
Ses yeux voguèrent de visage en visage à mesure que les explications roulaient dans sa direction. Alors qu'il aurait cru à un semblant de bon sens, les trois jeunes filles étincelèrent par leur... Arseni inspira profondément en s'enfonçant dans son siège. Il ne trouva même pas de qualificatif pour ce qu'il entendait. Il éprouva seulement un soupçon de honte en comprenant qu'aucune des trois n'était capable de réaliser ce qu'il y avait de profondément grave à s'en prendre au corps professoral pour n'importe quelle raison que ce soit. Honte de se dire que ces trois élèves étaient placés sous sa responsabilité, et par prolongement sous son enseignement, et qu'aucune n'avait assez de cervelle pour savoir que même la plus grande pourriture qui eut jamais hanté la communauté magique britannique, Voldemort, n'avait au cours de sa scolarité osé attaquer pour rire ou pour pleurer le moindre de ses professeurs.
Arseni jeta le sceau à cacheter dans le tiroir grand ouvert de son bureau puis ramena ses bras sur les accoudoirs de son siège.
« Vos baguettes s'il vous plaît. »
Le ton était cette fois-ci plus ferme, certes pas encore tranchant, mais ferme. Il n'appelait à aucune négociation. Dans le même temps, son regard capta un mouvement du côté du mur des portraits. Sa vue panoramique avait beau être aussi vaguement affinée que celle de n'importe quel être humain normalement constitué, l'habitude des lieux lui fit immédiatement comprendre de qui il s'agissait.
« Severrus, vous souhaitez dirre quelque chose ? demanda-t-il à voix haute sans toutefois quitter des yeux les trois fautives face à lui. »
Dans son cadre, Severus Rogue se redressa sur son siège en affichant un visage au mieux impassible, au pire blanc de colère. Tout dépendait du point de vue.
« Severus. S-e-v-e-r-u-s, monsieur le directeur, rectifia la voix grave de l'ancien directeur de Serpentard. Rectification qu'Arseni balaya d'un demi-sourire. Le règlement insiste sur le fait qu'aucun élève n'a le droit de retourner sa baguette magique contre qui que ce soit dans l'enceinte de cette école et encore moins contre ses professeurs. Je ne cache pas ma déception en constatant que trois élèves de ma maison ont enfreint la plus importante des règles de cette école. Renvoyez-les auprès de leur famille. Qu'elles sachent que Poudlard n'a jamais accueilli d'élèves aussi stupides avant leur exploit. Qu'elles sa... »
« Merrci S-e-v-e... rrus, l'interrompit Arseni en appuyant sur sa faute volontaire. Je crrois qu'elles ont bien comprris qu'elles viennent d'entrrer dans l'histoirre de cette école, et cerrtainement pas en bien. Son regard se fixa sur Pidloux en premier. Vous êtes en cinquième année mademoiselle Pidloux, j'imaginais qu'à votrre age, vous serriez capable de montrrer une plus grrande mesurre, et de prrononcer un discourr plus intelligent. J'ai été jeune et j'ai moi aussi fait des bêtises, mais jamais je n'ai manqué de rrespect aux gens à qui je devais de savoirr utiliser mes pouvoirrs magiques. Il est rregrrettable qu'aprrès cinq années dans cette école, vous n'ayez pas encorre comprris que sans les gens que vous avez prris pourr cible, vous ne vaudrriez guèrre mieux qu'une crracmol. Puis il bascula lentement sur Hoover. Ce qui est fait est fait mademoiselle Hooverr. Si vous êtes capable d'entrrer dans un tel état pourr une simple mauvaise note, je vous conseille dorrénavant de vous rrendrre toutes les semaines à l'infirrmerrie pourr y rrecevoirr un trraitement adapté à votrre prroblème. Le jourr où j'ai apposé mon cachet surr votrre lettrre d'inscrription, il ne m'a pourrtant pas semblé l'envoyer à une sauvage dont les crrocs pouvaient se hérrrisser pourr un oui ou pourr un non, mais bel et bien à un êtrre humain avec des qualités et cerrtes des défauts. Enfin, son regard s'arrêta sur Connor. Quant à vous mademoiselle Connorr, peut-êtrre devrrais-je conseiller au prrofesseurr Loewy de se trromper de forrmule la prrochaine fois que vous la crroiserrez en courrs de défense contrre les forrces du Mal. Peut-êtrre y verrez-vous une différrence entrre une errreurr de forrmulation et une errreurr irrréparrable. »
Arseni jeta le sceau à cacheter dans le tiroir grand ouvert de son bureau puis ramena ses bras sur les accoudoirs de son siège.
« Vos baguettes s'il vous plaît. »
Le ton était cette fois-ci plus ferme, certes pas encore tranchant, mais ferme. Il n'appelait à aucune négociation. Dans le même temps, son regard capta un mouvement du côté du mur des portraits. Sa vue panoramique avait beau être aussi vaguement affinée que celle de n'importe quel être humain normalement constitué, l'habitude des lieux lui fit immédiatement comprendre de qui il s'agissait.
« Severrus, vous souhaitez dirre quelque chose ? demanda-t-il à voix haute sans toutefois quitter des yeux les trois fautives face à lui. »
Dans son cadre, Severus Rogue se redressa sur son siège en affichant un visage au mieux impassible, au pire blanc de colère. Tout dépendait du point de vue.
« Severus. S-e-v-e-r-u-s, monsieur le directeur, rectifia la voix grave de l'ancien directeur de Serpentard. Rectification qu'Arseni balaya d'un demi-sourire. Le règlement insiste sur le fait qu'aucun élève n'a le droit de retourner sa baguette magique contre qui que ce soit dans l'enceinte de cette école et encore moins contre ses professeurs. Je ne cache pas ma déception en constatant que trois élèves de ma maison ont enfreint la plus importante des règles de cette école. Renvoyez-les auprès de leur famille. Qu'elles sachent que Poudlard n'a jamais accueilli d'élèves aussi stupides avant leur exploit. Qu'elles sa... »
« Merrci S-e-v-e... rrus, l'interrompit Arseni en appuyant sur sa faute volontaire. Je crrois qu'elles ont bien comprris qu'elles viennent d'entrrer dans l'histoirre de cette école, et cerrtainement pas en bien. Son regard se fixa sur Pidloux en premier. Vous êtes en cinquième année mademoiselle Pidloux, j'imaginais qu'à votrre age, vous serriez capable de montrrer une plus grrande mesurre, et de prrononcer un discourr plus intelligent. J'ai été jeune et j'ai moi aussi fait des bêtises, mais jamais je n'ai manqué de rrespect aux gens à qui je devais de savoirr utiliser mes pouvoirrs magiques. Il est rregrrettable qu'aprrès cinq années dans cette école, vous n'ayez pas encorre comprris que sans les gens que vous avez prris pourr cible, vous ne vaudrriez guèrre mieux qu'une crracmol. Puis il bascula lentement sur Hoover. Ce qui est fait est fait mademoiselle Hooverr. Si vous êtes capable d'entrrer dans un tel état pourr une simple mauvaise note, je vous conseille dorrénavant de vous rrendrre toutes les semaines à l'infirrmerrie pourr y rrecevoirr un trraitement adapté à votrre prroblème. Le jourr où j'ai apposé mon cachet surr votrre lettrre d'inscrription, il ne m'a pourrtant pas semblé l'envoyer à une sauvage dont les crrocs pouvaient se hérrrisser pourr un oui ou pourr un non, mais bel et bien à un êtrre humain avec des qualités et cerrtes des défauts. Enfin, son regard s'arrêta sur Connor. Quant à vous mademoiselle Connorr, peut-êtrre devrrais-je conseiller au prrofesseurr Loewy de se trromper de forrmule la prrochaine fois que vous la crroiserrez en courrs de défense contrre les forrces du Mal. Peut-êtrre y verrez-vous une différrence entrre une errreurr de forrmulation et une errreurr irrréparrable. »
Ancien sorcier
24 sept. 2013, 17:36
L'audace a un prix
La cinquième écouta la tentative de ses camarades plus jeune en pensant nerveusement: * Pourquoi je me suis emporté dans cette galère? * ou encore * Après tous, même si je suis connue pour mes bêtises, tous le monde peut changer... * Victoria s'en voulait au fond d'avoir agit comme ça. Pourtant elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce qu'elle avait fait lui semblait pas méchant. Loin de là. Un peu chiant, c'est vrai. Les professeurs étaient tranquillement en train de manger et trois élèves viennent les embêter, c'est normal qu'ils soient un peu énervé. Et pas de chance pour ces trois élèves, le directeur avait fit irruption dans la salle à ce moment là. Victoria revenue durement à la réalité des choses par ces paroles:
« Vos baguettes s'il vous plaît. »
* Quoi ?!? Non, pas possible! * pensa Victoria en cette instant. Un sorcier sans baguette c'est comme une salle de classe sans tableau. Victoria jeta un œil affolé à ses camarades et mit sa main dans sa poche pour sortir son objet préféré. Elle ne l'avait jamais quitté depuis sa première année, depuis son tour premier sort jeté. Elle ne savait pas quoi faire pour empêcher le directeur de prendre sa baguette. Mais comme elle savait qu'il était trop tard pour réparer les dégâts et qu'elle ne voulait pas non plus empirer la situation, elle tendit sa baguette, en pointant le directeur avec. A la vue de sa bêtise elle jeta la baguette sur le bureau, elle espérait que le directeur n'avait rien remarqué.
« Severrus, vous souhaitez dirre quelque chose ? »
Victoria regarda le directeur qui n'avait ne tourna pas son regard. Qui était Severus ? Elle n'eut pas longtemps pour se poser la question car un homme dans l'un des portraits s'agita. Victoria entendit sa voix résonner et elle n'aimait pas ça du tout:
« Severus. S-e-v-e-r-u-s, monsieur le directeur, Le règlement insiste sur le fait qu'aucun élève n'a le droit de retourner sa baguette magique contre qui que ce soit dans l'enceinte de cette école et encore moins contre ses professeurs. Je ne cache pas ma déception en constatant que trois élèves de ma maison ont enfreint la plus importante des règles de cette école. Renvoyez-les auprès de leur famille. Qu'elles sachent que Poudlard n'a jamais accueilli d'élèves aussi stupides avant leur exploit. Qu'elles sa... »
Victoria s'énerva. Elle connaissait le règlement de cette école. Ça faisait cinq ans qu'elle y étudiait. Tous de suite elle pensa aux cours. * Quand on s'entraine en Défense contre les forces du mal, on se lance des sorts et c'est autorisé * De même que lancer un Sortilège mineur pour plaisanter entre élèves, a condition qu'il ne soit pas dangereux, n'a jamais été interdit. * Autant devenir tous Moldus, au moins on respectera tous le monde... * La cinquième voulait répondre quelque chose, mais c'est le directeur qui se mit à interrompre le portrait et tour à tour à enfoncer les élèves de la pièce:
« Merrci S-e-v-e... rrus, Je crrois qu'elles ont bien comprris qu'elles viennent d'entrrer dans l'histoirre de cette école, et cerrtainement pas en bien. Victoria vit le directeur poser son regard sur elle, c'est gêné qu'elle l'écouta: Vous êtes en cinquième année mademoiselle Pidloux, j'imaginais qu'à votrre age, vous serriez capable de montrrer une plus grrande mesurre, et de prrononcer un discourr plus intelligent. J'ai été jeune et j'ai moi aussi fait des bêtises, mais jamais je n'ai manqué de rrespect aux gens à qui je devais de savoirr utiliser mes pouvoirrs magiques. Il est rregrrettable qu'aprrès cinq années dans cette école, vous n'ayez pas encorre comprris que sans les gens que vous avez prris pourr cible, vous ne vaudrriez guèrre mieux qu'une crracmol.... »
Le responsable du château est ensuite passer aux deux autres avec un discours tous aussi dur. Pour réponse Victoria souffla, on en avait encore après son age, * Qu'est-ce que ça va être en septième année.. * En tous cas, elle s'avoue perdu. Le directeur avait raison. Il faut montrer du respect pour les personnes qui enseigne avec qui Poudlard n'existerait pas. Malgré tous elle se demande toujours où était sa faute, elle pensait qu'embêter les professeurs sans que cela soit dangereux rentrerait dans les règles de Poudlard. Cette école est bien stricte finalement. La cinquième année regarda le directeur en se demandant s'il avait fini. Victoria se demanda aussi quand est-ce qu'il allait rendre les baguettes et de toute façon dans tous les sens, il n'a pas le choix, sinon les trois filles ne pourront pas étudié dans quelques matières de Poudlard. Bien sûr il reste l'option de renvoie mais l'adolescente ne préfère pas y penser. Celle-ci ne répondit rien et se contenta d'attendre en agitant ses pensées. Elle ne voulait pas empirer la situation.
« Vos baguettes s'il vous plaît. »
* Quoi ?!? Non, pas possible! * pensa Victoria en cette instant. Un sorcier sans baguette c'est comme une salle de classe sans tableau. Victoria jeta un œil affolé à ses camarades et mit sa main dans sa poche pour sortir son objet préféré. Elle ne l'avait jamais quitté depuis sa première année, depuis son tour premier sort jeté. Elle ne savait pas quoi faire pour empêcher le directeur de prendre sa baguette. Mais comme elle savait qu'il était trop tard pour réparer les dégâts et qu'elle ne voulait pas non plus empirer la situation, elle tendit sa baguette, en pointant le directeur avec. A la vue de sa bêtise elle jeta la baguette sur le bureau, elle espérait que le directeur n'avait rien remarqué.
« Severrus, vous souhaitez dirre quelque chose ? »
Victoria regarda le directeur qui n'avait ne tourna pas son regard. Qui était Severus ? Elle n'eut pas longtemps pour se poser la question car un homme dans l'un des portraits s'agita. Victoria entendit sa voix résonner et elle n'aimait pas ça du tout:
« Severus. S-e-v-e-r-u-s, monsieur le directeur, Le règlement insiste sur le fait qu'aucun élève n'a le droit de retourner sa baguette magique contre qui que ce soit dans l'enceinte de cette école et encore moins contre ses professeurs. Je ne cache pas ma déception en constatant que trois élèves de ma maison ont enfreint la plus importante des règles de cette école. Renvoyez-les auprès de leur famille. Qu'elles sachent que Poudlard n'a jamais accueilli d'élèves aussi stupides avant leur exploit. Qu'elles sa... »
Victoria s'énerva. Elle connaissait le règlement de cette école. Ça faisait cinq ans qu'elle y étudiait. Tous de suite elle pensa aux cours. * Quand on s'entraine en Défense contre les forces du mal, on se lance des sorts et c'est autorisé * De même que lancer un Sortilège mineur pour plaisanter entre élèves, a condition qu'il ne soit pas dangereux, n'a jamais été interdit. * Autant devenir tous Moldus, au moins on respectera tous le monde... * La cinquième voulait répondre quelque chose, mais c'est le directeur qui se mit à interrompre le portrait et tour à tour à enfoncer les élèves de la pièce:
« Merrci S-e-v-e... rrus, Je crrois qu'elles ont bien comprris qu'elles viennent d'entrrer dans l'histoirre de cette école, et cerrtainement pas en bien. Victoria vit le directeur poser son regard sur elle, c'est gêné qu'elle l'écouta: Vous êtes en cinquième année mademoiselle Pidloux, j'imaginais qu'à votrre age, vous serriez capable de montrrer une plus grrande mesurre, et de prrononcer un discourr plus intelligent. J'ai été jeune et j'ai moi aussi fait des bêtises, mais jamais je n'ai manqué de rrespect aux gens à qui je devais de savoirr utiliser mes pouvoirrs magiques. Il est rregrrettable qu'aprrès cinq années dans cette école, vous n'ayez pas encorre comprris que sans les gens que vous avez prris pourr cible, vous ne vaudrriez guèrre mieux qu'une crracmol.... »
Le responsable du château est ensuite passer aux deux autres avec un discours tous aussi dur. Pour réponse Victoria souffla, on en avait encore après son age, * Qu'est-ce que ça va être en septième année.. * En tous cas, elle s'avoue perdu. Le directeur avait raison. Il faut montrer du respect pour les personnes qui enseigne avec qui Poudlard n'existerait pas. Malgré tous elle se demande toujours où était sa faute, elle pensait qu'embêter les professeurs sans que cela soit dangereux rentrerait dans les règles de Poudlard. Cette école est bien stricte finalement. La cinquième année regarda le directeur en se demandant s'il avait fini. Victoria se demanda aussi quand est-ce qu'il allait rendre les baguettes et de toute façon dans tous les sens, il n'a pas le choix, sinon les trois filles ne pourront pas étudié dans quelques matières de Poudlard. Bien sûr il reste l'option de renvoie mais l'adolescente ne préfère pas y penser. Celle-ci ne répondit rien et se contenta d'attendre en agitant ses pensées. Elle ne voulait pas empirer la situation.
25 sept. 2013, 17:36
L'audace a un prix
La jeune fille agita ses orteils au fond de ses souliers en songeant que la prochaine fois elle oserait le rose bonbon. S'il y avait une prochaine fois, bien entendu. C'était une jolie couleur, plutôt acidulée, qui donnait l'impression d'avoir une dizaine de petits chewing-gums collés près de la voute plantaire. Elle s'accrocha à cette vision de toutes ces forces, puisant dans ses dernières réserves de frivolité. Elle n'entendait plus la violence des propos et la terrible réalité qui n'allait pas tarder à les suivre. Ou peut-être ne voulait-elle tout simplement pas les entendre.
Une mimique de soulagement se dessina sur son visage lorsque le directeur abandonna le sceau au fond d'un tiroir. Ainsi il ne s'agissait que d'une simple tape sur les doigts, la procédure de routine chez les petits chefs pour entretenir la peur sans avoir à souffrir de la paperasse. Cette grimace fut bien vite remplacée par un haut-le-cœur. Il avait trouvé un bien pire châtiment.
« Vos baguettes s'il vous plaît » .
Accablée, elle sortit sa baguette de sa poche et la contempla. Elle passa son index sur la courbe abîmée du manche et s'adonna au contact apaisant du bois qui ne la quittait plus. Cet instrument était devenue le prolongement de son être, aussi sûrement qu'un troisième bras ou que sa malhonnêteté chronique. Son regard s'accrocha à la pointe de la baguette, où l'on devinait au creux de la fente une dent de doxy, une espèce de fée teigneuse qui ne lâchait jamais ce qui passait entre ses crocs. La première année se mordit l'intérieur de la joue jusqu'à ce qu'un goût de sang se répande dans sa bouche Elle déglutit bruyamment et planta ses ongles avec la rage du désespoir dans les nervures de l'objet. Renvoi, privation, qu'avait-elle à gagner à se taire ? Sa retenue lui broyait les entrailles, puisque le sorcier n'était pas enclin à fermer les yeux, elle n'avait rien à perdre à user de ses derniers talents.
Tant qu'à retourner dans sa cambrousse, autant qu'elle puisse épater le poulailler avec ses tours de passe passe. Se balader en longue robe noire et balbutier des formules devant des vaches avait peut-être de quoi la rendre chèvre, mais le pire serait de retourner à sa vie normale sans le droit élémentaire de pratiquer ce pourquoi elle était née. Décidément, elle ne pouvait pas se résoudre à accepter un retour en arrière en bonne et due forme. Pas maintenant qu'elle avait goûtée à la joie de se trouver entre ces murs. Un pauvre bonbon devait-il vraiment lui coûter une scolarité entière ? Avec mauvaise grâce, elle déposa la baguette sur le bout du bureau, en équilibre précaire.
Le stress l'avait quitté à présent qu'elle n'avait plus que pour objectif de sauver ce qui pouvait l'être. La fausse pudeur ne l'avait pas tiré de cette affaire, il fallait essayer autre chose. La gamine se redressa, stoïque et laissa parler son cœur. Elle était peut-être une bestiole névrosée et irréfléchie, mais n'avait rien à voir avec le personnage tristement célèbre qui venait d'être énoncé. Singe peut-être, mais pas moins analphabète.
Et puis, il y avait ce mage aux cheveux gras qui en remettait une couche et les qualifiait des élèves de la pire espèce. La fillette n'était peut-être pas experte en Histoire de la Magie mais elle avait souvent vu son nom associé à celui de la pire crapule du monde magique. Qui était-il pour la juger exactement, juché dans son dix centimètres carrés depuis des années ? Le pauvre avait dû trop prendre la poussière depuis son perchoir. Voldemort était passé entre les mailles du filet tandis que d'autres faisaient probablement des dizaines d'allées et venues dans ce même bureau, mais lequel avait finalement marqué l'histoire par ses horreurs ? La comparaison était ridicule, grotesque. Si la Hoover devait être punie, elle voulait que ce soit pour une blague potache de mauvais-goût et pas en tant que la future psychopathe de Grande-Bretagne.
« S'il vous plaît, ne faîtes pas ça ... », balbutia-t-elle.
« De toute façon, je suis sûre qu'il serait bien plus constructif de nous racheter jours après jours, au lieu d'une seule fois ? Ne serait-il pas plus amusant pour les professeurs de nous voir récurer les toilettes des filles à la brosse à dents plutôt que de manquer leurs cours faute de baguette ? Ne les privez pas de ce plaisir ! », proposa Amber avec filouterie.
Peut-être allait-elle regretter ses paroles, mais elle ne pouvait plus les effacer. Son destin allait prendre un tournant fatidique dans les prochaines minutes, elle n'avait aucune envie de regretter plus tard de n'avoir pas tout mis en œuvre. Elle se tue et massa sa gorge d'une main fébrile. La demoiselle baissa une nouvelle fois la tête pour ne pas dévoiler la tension qui se reflétait dans ses pupilles dilatées. Son regard s'arrêta sur ses bottines luisantes. Elle se demanda une nouvelle fois si elle aurait l'occasion de se peinturlurer les ongles de pieds de toutes les couleurs grâce à son petit discours improvisé, où s'il allait signer son arrêt de mort. C'était tout, ou rien.
Une mimique de soulagement se dessina sur son visage lorsque le directeur abandonna le sceau au fond d'un tiroir. Ainsi il ne s'agissait que d'une simple tape sur les doigts, la procédure de routine chez les petits chefs pour entretenir la peur sans avoir à souffrir de la paperasse. Cette grimace fut bien vite remplacée par un haut-le-cœur. Il avait trouvé un bien pire châtiment.
« Vos baguettes s'il vous plaît » .
Accablée, elle sortit sa baguette de sa poche et la contempla. Elle passa son index sur la courbe abîmée du manche et s'adonna au contact apaisant du bois qui ne la quittait plus. Cet instrument était devenue le prolongement de son être, aussi sûrement qu'un troisième bras ou que sa malhonnêteté chronique. Son regard s'accrocha à la pointe de la baguette, où l'on devinait au creux de la fente une dent de doxy, une espèce de fée teigneuse qui ne lâchait jamais ce qui passait entre ses crocs. La première année se mordit l'intérieur de la joue jusqu'à ce qu'un goût de sang se répande dans sa bouche Elle déglutit bruyamment et planta ses ongles avec la rage du désespoir dans les nervures de l'objet. Renvoi, privation, qu'avait-elle à gagner à se taire ? Sa retenue lui broyait les entrailles, puisque le sorcier n'était pas enclin à fermer les yeux, elle n'avait rien à perdre à user de ses derniers talents.
Tant qu'à retourner dans sa cambrousse, autant qu'elle puisse épater le poulailler avec ses tours de passe passe. Se balader en longue robe noire et balbutier des formules devant des vaches avait peut-être de quoi la rendre chèvre, mais le pire serait de retourner à sa vie normale sans le droit élémentaire de pratiquer ce pourquoi elle était née. Décidément, elle ne pouvait pas se résoudre à accepter un retour en arrière en bonne et due forme. Pas maintenant qu'elle avait goûtée à la joie de se trouver entre ces murs. Un pauvre bonbon devait-il vraiment lui coûter une scolarité entière ? Avec mauvaise grâce, elle déposa la baguette sur le bout du bureau, en équilibre précaire.
Le stress l'avait quitté à présent qu'elle n'avait plus que pour objectif de sauver ce qui pouvait l'être. La fausse pudeur ne l'avait pas tiré de cette affaire, il fallait essayer autre chose. La gamine se redressa, stoïque et laissa parler son cœur. Elle était peut-être une bestiole névrosée et irréfléchie, mais n'avait rien à voir avec le personnage tristement célèbre qui venait d'être énoncé. Singe peut-être, mais pas moins analphabète.
Et puis, il y avait ce mage aux cheveux gras qui en remettait une couche et les qualifiait des élèves de la pire espèce. La fillette n'était peut-être pas experte en Histoire de la Magie mais elle avait souvent vu son nom associé à celui de la pire crapule du monde magique. Qui était-il pour la juger exactement, juché dans son dix centimètres carrés depuis des années ? Le pauvre avait dû trop prendre la poussière depuis son perchoir. Voldemort était passé entre les mailles du filet tandis que d'autres faisaient probablement des dizaines d'allées et venues dans ce même bureau, mais lequel avait finalement marqué l'histoire par ses horreurs ? La comparaison était ridicule, grotesque. Si la Hoover devait être punie, elle voulait que ce soit pour une blague potache de mauvais-goût et pas en tant que la future psychopathe de Grande-Bretagne.
« S'il vous plaît, ne faîtes pas ça ... », balbutia-t-elle.
« De toute façon, je suis sûre qu'il serait bien plus constructif de nous racheter jours après jours, au lieu d'une seule fois ? Ne serait-il pas plus amusant pour les professeurs de nous voir récurer les toilettes des filles à la brosse à dents plutôt que de manquer leurs cours faute de baguette ? Ne les privez pas de ce plaisir ! », proposa Amber avec filouterie.
Peut-être allait-elle regretter ses paroles, mais elle ne pouvait plus les effacer. Son destin allait prendre un tournant fatidique dans les prochaines minutes, elle n'avait aucune envie de regretter plus tard de n'avoir pas tout mis en œuvre. Elle se tue et massa sa gorge d'une main fébrile. La demoiselle baissa une nouvelle fois la tête pour ne pas dévoiler la tension qui se reflétait dans ses pupilles dilatées. Son regard s'arrêta sur ses bottines luisantes. Elle se demanda une nouvelle fois si elle aurait l'occasion de se peinturlurer les ongles de pieds de toutes les couleurs grâce à son petit discours improvisé, où s'il allait signer son arrêt de mort. C'était tout, ou rien.
◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.