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24 nov. 2013, 16:41
 05/2039  La fuite d'un destin
Crockdur, qui jusqu'ici n'avait pas daigné aidé la préfète, sembla finalement comprendre qu'on attendait de lui qu'il bouge son derrière de chien touffu pour accompagner les élèves dans la forêt.

Pendant quelques dixièmes de secondes, Madeleine fut heureuse de ne plus avoir à tirer de toute ses forces sur le collier du molosse pour le faire avancer. Malheureusement, et comme je viens de le dire, ça ne dura que quelques dixièmes de secondes, car non, le chien n'avait pas décidé de suivre tranquillement les élèves dans leur aventure. Il donna un violent coup de tête et se délivra de l'étreinte de la troisième année. Puis, sans demander son reste, il s'en alla dans l'obscurité du parc.

Madeleine, qui avait failli tomber en essayant de retenir Crockdur grommela entre ses dents :


« Bon, bah en fait... On prend pas Crockdur...


- J'propose qu'on se sépare en deux groupes pour avoir plus de chances de le trouver. Hum... moi d'un côté, Elaya et Madeleine de l'autre, ça vous va ? » dit une voix derrière elle.

La préfète se retourna vers Victoria qui venait de parler. Celle-ci lui adressa cette dernière phrase.


« Si quelqu'un trouve quelque chose, on essaye de se prévenir ? »

La jeune fille acquiesça. Se séparer ne lui semblait pas, au premier abord, le meilleur des plans, mais le raisonnement de la sixième année se tenait : en se séparant ils avaient plus de chances de trouver l'auror... et aussi plus de chances de mourir dans d'atroces souffrances...

Mouais... il valait mieux se concentrer sur le premier point.

« Moi, j'vais dans le chemin de tous à l'heure avec Hagrid, peut-être qu'il nous suivait depuis un bout d'temps..., à tous à l'heure » conclue Victoria avant de s'enfoncer entre les arbres.

Ok... bon bah, c'est parti. Madeleine se tourna vers sa compagne d'aventure, la blonde qui écrasait des feuilles tout à l'heure. Ça ne lui plaisait qu'à moitié de faire équipe avec cette Elaya mais elle ferait avec.

En attendant, la Verte secouait vigoureusement une torche. Elle cherchait à mettre le feu à sa robe ?Heureusement, elle eut la gentillesse d'expliquer le pourquoi du comment de son geste à Madeleine :


« La lumière m'est traitre, elle m'a joué un tour de malice. Ces flammes obéissant probablement aux runes incrustées dans la torche ou à un sort, refusent de me lâcher, par tous les diables. En attendant que la fureur de la vengeance face à ma liberté condamnée soit faite, vais je... me trancher la main ou continuer la quête dans la privation de ma baguette ?

Ah... C'est embêtant ça... Madeleine ne pourrait donc compter que sur elle-même en matière de magie. Il faut voir le bon côté des choses. Elle allait avoir une espèce de lampadaire ambulant qui parlait façon XIXème pour l'accompagner. Super !

Elaya courut vers la maison de Hagrid (pour se trancher la main?)et revint bientôt, armée d'un grand couteau de cuisine qu'elle accrocha à sa ceinture.


«Privée de magie, autant recourir aux moyens moldus...et les poignards sont des armes...fort intéressantes. Bien, alors Miss préfète, retournons à l'encontre de cette forêt maudite par les ombres, je me rendrai plutôt sur le chemin qu'ont emprunté cet Auror, Hagrid et le molosse. Il est fort probable qu'ils aient laissé des traces durant leurs courses hâtives, c'est un avantage pour nous.»

Et, avant de partir dans l'obscurité des arbres, Elaya se tourna vers son frère :

"Je doute que tu veuilles nous suivre, Amon!... Nous nous reverrons, demi-frère."

Celui-ci répondit avant de s'éloigner :

« Bonne intuition. Pour m'part, j'vais aller voir les mages blancs et leur d'mander des infos. N'oubliez pas l'sort des étincelles rouges si vous avez un p'blème. »

Des mages blancs ?! C'était ça les espèces de traînées près du portail ?! Peut-être... ou peut-être pas... Dans tous les cas, Amon le saurait bientôt. Prions pour que ce soit cela... ou alors pour qu'Amon reste en vie.

Madeleine sortit sa baguette, et, la serrant fermement dans sa main (on sais jamais, si le petit bout de bois avait l'idée de donner un coup de tête pour partir comme Crockdur...), rejoignit Elaya sous le couvert des arbres.

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
26 nov. 2013, 17:48
 05/2039  La fuite d'un destin
*
Cal Coolidge


Les mains sur les genoux, Cal essayait de retrouver un second souffle. Sa bouche était grande ouverte et ses yeux clos. Il essayait de s'exclure momentanément de la réalité. Sans succès. La fraîcheur environnante continuait de lui brûler les poumons et la voix de résonner dans sa tête. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que cet endroit ne tombe entre nos mains, répétait-elle avec aplomb. De combien de temps disposait-il au juste ? C'était là la seule préoccupation de Cal. Il ne voulait pas croire à la fatalité. Il ne voulait pas imaginer s'en sortir autrement que vivant. Il y avait encore tant de choses qu'il voulait faire, tant de choses qu'il voulait partager, et tant de choses à réparer. Il devait en réchapper, coûte que coûte. Quelqu'un devait absolument en réchapper ! C'est ce que son frère avait voulu lui signifier en se barricadant à sa place à l'intérieur du château.

Il n'avait pas le choix. Il devait continuer et vaincre à tout prix la peur que tentait de lui insuffler la voix dans sa tête.


**
Victoria Pidloux


S'aventurer seule dans la Forêt Interdite n'était pas la meilleure idée qu'elle avait eu au cours de sa courte vie. Le chemin qu'elle avait choisi d'emprunter, quoi que déjà vu, n'était pas non plus des plus praticables. Où que se portait son regard, des racines surplombaient le sol, s'entortillaient entre elles, comme un véritable nid de serpents géants. Certaines de ces racines s'élevaient plus haut qu'elle. Il ne lui était alors pas difficile de se glisser en dessous. D'autres courraient à ras le sol et elle n'avait qu'à les enjamber. Mais une troisième catégorie de racines, plus vicieuses, lui arrivaient au-dessus du nombril et lui demandaient d'abandonner de précieuses forces à les escalader à la seule force de ses jambes et de ses bras. Quelle que soit la nature de cet effort, Victoria continua de progresser jusqu'au moment où un craquement suspect l'obligea à s'arrêter. Le craquement s'était fait entendre sur sa droite et possédait la sonorité d'une liane qu'on aurait cherché à tordre à l'extrême. Un autre retentit soudain à gauche. A peine le temps de comprendre, de s'attendre à un autre craquement mystérieux, que Victoria sentit quelque chose la saisir vigoureusement par la taille et la soulever dans les airs.


***
Elaya Turner & Madeleine Koter


Le chemin que Madeleine et Elaya avaient choisi de suivre était un chemin de terre au demeurant banal. Ensemble, elles parcoururent une distance non-négligeable qui les amenèrent dans une partie méconnue de la Forêt Interdite. Une partie très sombre car couverte par un plafond de feuilles abondantes appartenant à des hêtres toujours plus nombreux à mesure qu'elles progressaient. Subtilement, mètre après mètre, le chemin perdit en largeur jusqu'à les résoudre à évoluer l'une derrière l'autre. La torche ardente éclairait leur route d'un doux halo doré. Mais bizarrement, Madeleine et Elaya avaient la nette impression que ce feu magique n'était pas bien perçu par les arbres alentours. Ce qui était en soit un sentiment particulièrement étrange si on considérait que les arbres n'avaient pas grand mot à dire. Reste que cette impression était bien réelle et que cela n'était pas de nature à les rassurer.

Un peu comme la flèche qui, sortie de nul part, vint se planter dans la terre, entre les pieds d'Elaya.


****
Amon Turner


Il fallut une bonne dizaine de minutes à Amon pour remonter la pente et entrevoir les silhouettes d'une douzaine de personnes émerger du chemin et cinq autres minutes pour croiser leur route. D'où il se trouvait, la Forêt Interdite paraissait parfaitement tranquille et silencieuse. Il était loin d'imaginer le centième de ce qui s'y tramait et des difficultés que venaient d'y rencontrer ses camarades. Le groupe qui émergea distinctement devant lui était composé d'une douzaine de personnes qu'il qualifia très vite d’âgées. La plupart trimbalaient des cannes ou des bâtons de marche et arboraient des chevelures blanches ou poivre et sel. Mais chacune de ces personnes lui inspira un sentiment de puissance retenue. Comme conservé dans un écrin de cristal fragile. Deux personnes le remarquèrent. Deux hommes apparentés habillés de robe en satin vert et de chaussures cirées noires. Les deux jumeaux arboraient la même moustache rigoureusement taillée et les mêmes cheveux légèrement gominés coiffés au millimètre près. Seuls la couleur de leurs yeux les distinguaient réellement, vert bouteille pour l'un, bleu persan pour l'autre. Des yeux qui ne tardèrent pas à dessiner de nouvelles rides sur leurs visages lorsqu'ils s'arrêtèrent sur Amon. Amon eut alors l'impression désagréable d'être mis à nu.

« Que faites-vous ici ? l'interrogea celui aux yeux bleus. Vous ne devriez pas être dans votre salle commune à cette heure ? ajouta l'autre. »

« Quel est ton nom mon enfant ? l'interrogea une troisième voix, plus douce et étonnement plus tranchante, appartenant à une femme qu'Amon n'avait pas encore aperçu. »

Les autres s'écartèrent pour la laisser passer. Petite et de surcroît courbée sur son bâton de marche épais comme une branche de chêne, elle ne devait pas excéder à vue d'oeil le mètre cinquante. Elle portait un caban noir par-dessus une robe aubergine en coton et aux pieds de simples souliers vernis assortis à la couleur de sa robe. Dès lors qu'Amon croisa son regard d'un noir de laque, il se sentit en présence d'une très grande dame sans toutefois pouvoir se l'expliquer. La vieille femme imposait naturellement le respect. Peut-être était-ce sa longue queue-de-cheval d'un blanc immaculé qui laissait croire à une immense sagesse ? Sans sourire, elle se posta en première ligne du groupe en autant de temps qu'il en aura fallu à Amon pour courir jusqu'au portail d'entrée. Son regard dur étincela d'une lueur pour le moins énigmatique. Les deux plumes de paon qui décoraient ses boucles d'oreille oscillèrent au passage du vent.

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Prenez bien le temps de lire chaque information. Le parc, c'est l'étendu de gazon qui sépare le château de la Forêt Interdite et plus généralement qui sépare le château des limites du domaine de l'école. Donc un, Cal courrait du château vers la Forêt Interdite quand ce chapitre a commencé ( il ne sortait donc pas de la Forêt, il cherchait à y entrer justement ). Et donc deux, quand Hagrid court vers le parc, il court vers le château, pas vers la Forêt Interdite. Par extension, son chien a suivi le mouvement, il court vers le château, pas vers la Forêt Interdite. Enfin, miss Turner, la providence vous a donné deux mains. L'une est prisonnière certes, l'autre vise mal certes, mais il vous reste une main pour tenir votre baguette ( ne sachant pas comment interpréter vos propos à ce sujet, je préfère vous le préciser. )

[DÉCISION INDIVIDUELLE - VICTORIA]
[1] Attaquer par une plante inconnue - Salcifis ! :
Difficile de viser la tête en bas. Vous lancez à l'aveuglette le sortilège Salcifis.
[2] Attaquer par une plante inconnue - Confrigo ! :
Difficile de viser la tête en bas. Vous lancez à l'aveuglette le sortilège Confrigo.
[3] Attaquer par une plante inconnue - Elasticus ! :
Difficile de viser la tête en bas. Vous lancez à l'aveuglette le sortilège Elasticus.

[DÉCISION INDIVIDUELLE - AMON]
[1] Répondre aux questions posées :
Vous répondez aux questions qui vous ont été posées avant de révéler l'escapade de l'Auror au coeur de la Forêt Interdite avec vos trois camarades lancés à sa poursuite.

[DÉCISION GROUPÉE - ELAYA&MADELEINE]
[1] Attaquer par une cible inconnue - ne plus bouger :
Vous n'osez plus bouger le moindre cil suite à cette attaque surprise. Vous vous demandez qui aurait bien assez d'agilité pour utiliser un arc et tirer avec une telle précision.
[2] Attaquer par une cible inconnue - attraper la flèche :
Vous avez été surprises, mais pas jetées à terre pour autant. Elaya se courbe et déterre la flèche pour en étudier la pointe à la flamme de sa torche runique.
[3] Attaquer par une cible inconnue - riposter :
Vous n'avez peur de rien ni de personne, vous dégainez vos baguettes magiques et lancez deux sortilèges Petrificus Totalus à l'aveuglette droit devant vous.


Date butoir : mercredi 4 Décembre

LES CONTES DE L'ŒIL
(En vadrouille jusqu'au 3 janvier inclus)
27 nov. 2013, 15:45
 05/2039  La fuite d'un destin
Victoria n'aimait pas ses plantes. Elle les aimait pas car il arrivait toujours quelque chose d'imprévue. Elle essaya de ne pas penser au pire en avançant vers sa destiné. * Rester positif, rester positif* pensa-t-elle. Victoria combattus et essaya d'avancer fièrement...

L'adolescente regarda les racines sur lesquelles elle marchait en essayant de faire attention pour ne pas tomber. Au bout d'un moment, elle se retrouva devant une grosse racine, qui lui arrivait à la taille. Elle se hissa de l'autre côté en forçant un peu sur ses mains.
* Allez Vicky, t'es forte, et dans toutes les circonstances* s'encouragea-t-elle en passant par dessus la racine. Elle redescendit de l'autre côté et continua son chemin. Elle passa une branche qui était assez haute pour lui permettre de passer en dessous...

Pour le moment elle remarqua rien, rien du tous. Personne. Avait-elle raison d'emprunter ce chemin ? Était-il pas plus judicieux d'en emprunter un autre ? De toute façon, faire marche arrière lui fera perdre du temps, autant qu'en ce moment s'il y a personne, et puis vu les circonstances, retourner au château serait signe d'une lâche. Victoria est en sixième année, c'est la plus vieille des quatre élèves prît par cette aventure qu'ils n'ont pas demandé, elle se doit de rester et de continuer pour les aider. Elle continua toujours d'avancer malgré les difficultés.

Elle avait bien avancé dans le forêt quand elle s'arrêta nette. Un bruit, un craquement plus précisément l'interpella. Qu'est-ce que c'était ? Est-ce l'Auror ? Victoria avait entendu le bruit venant de sa droite alors elle tourna la tête dans cette direction, mais avant même qu'elle eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'elle entendit la même chose sur la droite et elle fut soulevé par la taille se retrouvant la tête en bas. Victoria essaya de regarder ce qui l'attaquait, entendant un bruit de liane que l'on tend: une plante. Elle essaya de voir ce qui l'attachait aussi, la rendant dans une situation que personne n'aime. Mais elle eut très vite mal à la tête à force de loucher. Alors elle réfléchit aux différentes possibilités. Soit c'est pas de chance, elle est tombé sur une plante coriace, soit c'est autre chose, mais Victoria ne voyait pas vraiment quoi, si ne serait-ce un rapport avec l'Auror. Alors elle décida, sa baguette en main, de jeter un sort, celui qui la sauvera peut-être:


« Confrigo ! »

Elle connaissait les risques de ce sortilège. C'est un sortilège explosif au sens propre du terme. En plus elle ne voyait pas où elle avait lancer le sortilège, et si elle touchait Amon ou l'une des deux filles ? Non c'est pas possible, ils sont trop loin. Tant pis, le sortilège est partit. Elle voulait à tous pris blesser la chose qui l'avait mise dans cette situation.
27 nov. 2013, 21:16
 05/2039  La fuite d'un destin
Elaya et Madeleine marchait côté à côte dans la Forêt. Baguette en main pour l'une et torche pour l'autre, elles avançaient silencieusement entre les arbres. Le chemin qu'elle avaient choisi étaient des plus banals : de la terre, tout simplement. (en même temps, un chemin goudronné en plein milieu de la Forêt Interdite ça aurait semblé suspect).

Petit à petit, au fur et à mesure que les deux jeunes filles avançaient, la luminosité baissait. La faute aux arbres de plus en plus haut et de plus en plus serré qui cachait la lumière blafarde émise par la lune. L'obscurité grandissante couplée au froid de cette fin d'automne installait une atmosphère oppressante. Néanmoins, la torche enchantée que tenait Elaya suffisait à éclairer suffisamment les alentours pour que Madeleine n'ait pas besoin d'allumer sa baguette.

Les deux filles marchèrent longtemps, s'enfonçant toujours plus au cœur de la Forêt. Madeleine ne connaissait pas cet endroit. Remarque, vu que c'est la première fois, enfin, la deuxième si on compte l'expédition « sauvetage » avec Hagrid que la jeune fille pénètre dans ces bois, ça n'a pas grand chose d'étonnant.

Au fur et à mesure, il lui semblait que les arbres se penchaient sur elle et sa camarade, entrelaçant toujours un peu plus leurs feuillages au-dessus de leur tête. Les dominant de toute leur hauteur, ils avaient un air inquiétant.


* Ce n'est que du bois. * se répétait Madeleine. * Ils ne peuvent pas nous faire de mal.*

Les arbres empiétaient sur le chemin le rétrécissant tout doucement, centimètre après centimètre. Quelques minutes plus tard, les deux élèves étaient forcées d'évoluées l'une derrière l'autre. Madeleine avait pris la tête, étant la plus à même à réagir en cas d'attaque. Quoique, maintenant qu'elles étaient suffisamment éloignées de la lisière de la forêt, les attaques pouvaient également survenir par l'arrière. Et dans ce cas... il valait mieux ne pas penser à cette éventualité...

Les arbres, plus menaçants que jamais les surplombaient toujours et donnaient une étrange impression à la Gryffondor. On dirait... qu'ils n'appréciaient pas la présence de la torche. Mais c'est stupide : les arbres ne peuvent pas penser, ni ressentir de sentiments... encore moins les communiquaient aux humains... et pourtant...

Madeleine entendait les battements de son cœur résonnaient à ses oreilles tandis qu'une angoisse sourde s'emparait d'elle et lui serrait la gorge.

N'y tenant plus, elle finit par dire :

« Tu ne trouves pas que... »

Mais la fin de sa phrase s'étouffa dans sa gorge, remplacé par une exclamation de surprise.

Une flèche venait de sortir de l'obscurité et était allé se planter pile entre les deux pieds d'Elaya. Une fraction de seconde plus tôt, et c'était Madeleine qui la recevait,une fraction de seconde plus tard... et elle était pour la Verte.

La préfète fit aussitôt volte-face, il fallait agir vite si elle ne voulait pas d'une autre flèche. Pointant sa baguette à l'aveuglette elle lança :


« Petrificus Totalus ! »

Le sort partit, éclaira la forêt pendant un bref instant, mais trop petit pour que Madeleine puisse distinguer quoique ce soit au milieu de la végétation. Maintenant, elle commençait à avoir vraiment peur, d'autant plus qu'elle ne pouvait pas savoir si leur agresseur avait été touché.

* Je le savais que les arbres n'aimaient pas la torche...* souffla une petite voix au fond d'elle même.

Mais la jeune fille s'empressa de chasser cette pensée de son esprit : un arbre ne tire pas de flèches.

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4 déc. 2013, 02:29
 05/2039  La fuite d'un destin
Alors que ses pas martelaient la terre et la poussière, Amon s'était irrévocablement fait à l'idée que la vie était faite de choix, de décisions à prendre. Personnelles ou non. Impliquant des responsabilités, sa propre vie ou celles des autres. Pour aussi loin qu'il s'en souvienne, le jeune garçon s'était toujours accaparé du choix qui le convenait le plus et qui répondait à ses propres désirs sans prendre en compte ceux d'autrui. Et alors que la lune brillait d'un éclat fantomatique dans le ciel obscur, bordé d'étoiles, il avait, une fois de plus, négligé ses camarades. Mais il lui semblait, que cette nuit, il y avait bien plus que sa satisfaction qui était impliquée. La sécurité du château. Les fumées blanches se rapprochaient peu à peu, à mesure que son rythme cardiaque s'accélérait, que sa respiration devenait irrégulière et que la chaleur se dispersait par tous les pores de sa peau blanchâtre sous les différentes couches de vêtements. Pourquoi diantre avaient ils bâti ce château aussi loin des portails ?! Pourtant, Amon le connaissait ce chemin. Il l'avait emprunté au tout commencement avant de lever ses yeux et de découvrir pour la toute première fois, le château de Poudlard se dresser devant lui. Il l'avait emprunté il y a des mois de cela, son postérieur posé sur le banc d'une diligence, elle même tirée par un Sombral. Malheureusement, il ne pouvait plus compter sur une créature ailée, liée avec la mort, pour l'y emmener docilement, afin que le vert préserve son énergie.

Dix minutes plus tard, Amon arriva à hauteur de l'entrée du domaine et il put ainsi apercevoir un groupe d'une douzaine de vieillards. Certains s'appuyaient même sur des cannes. Manquait plus que le dentier et les déambulateurs. Étaient ce.. vraiment le contingent de mages blancs ou bien était ce un groupe de vieilles personnes atteint de la maladie de d'Alzheimer qui avaient oublié le chemin de leur maison de retraite ? Turner se demanda bien comment ils pouvaient apporter une aide précieuse, si même leurs mains tremblaient alors que leurs doigts n'agrippaient leurs baguettes. Turner retint sa respiration et plissant ses paupières, accorda plus d'attention au petit groupe. La puissance était le mot qui lui venait à l'esprit alors qu'il percevait l'aura de magie perceptible dans l'atmosphère. Deux hommes vêtus de belles capes vertes se retournèrent alors et s'approchèrent, ayant remarqué la compagnie du jeune garçon. Même en présence de la médiocre luminosité de la lune, il n'était pas difficile de remarquer que c'était en réalité des jumeaux. Amon se retint de soulever le point que leurs moustaches les rendaient plus âgés encore et dû subir le regard pénétrant des deux hommes qui lui donnait l'impression d'être criblé aux rayons x.

Une vieille dame intervint alors et mit fin à l'échange visuel et à la question qu'ils lui avaient posé. Une voix douce mais qui semblait rigide, notez-la-logique-de-la-compatibilité, lui demandait quel pouvait être son nom. Le Serpentard la dépassait bien d'une tête et bien que ces frêles épaules semblaient supporter le poids effroyable de l'âge en s'adossant à un bâton de marche, Amon sentit sans peine qu'elle détenait un certain pouvoir et qu'elle avait gagné le respect de ses congénères. Le Serpentard prit la parole alors que la sorcière gagnait la tête du groupe à la vitesse d'un escargot qui portait une boule de plomb.


« Mon nom est Am'n Turner. Moi et trois d'mes camarades avions dû r'trouver notr' garde chasse pour mettre une biche et son petit hors d'danger. En sortant d'la forêt interdite, on a aperçu un Auror de l'école s'enfuir comme s'il avait la mort à ses trousses et les trois autr' élèves qui m'accompagnaient sont partis à sa recherche. Avez vous une p'tite idée de c'qui se passe ici?»

Turner amena sa main à sa chevelure, attendant une réponse qui espérait il pourrait éclaircir sa lanterne. Amon se retourna et jeta un regard environnant vers les cimes des arbres, se demandant si les autres Serpentards et la Préfète étaient tout autant en sécurité que lui l'était.
4 déc. 2013, 23:06
 05/2039  La fuite d'un destin
Il y a bien des choses dans ce monde connues sous le nom de « présage de mort ». Une phrase ou une situation qui annonce la mort. « Est ce que tu peux nourrir le poisson rouge pour moi? » pourrait en être une. Une fois le présage activé, la personne défiera les méchants malintentionnés dans une ultime bataille et perdra la vie. Celle en qui cet individu se retrouvant la tête la première dans sa tombe lui avait demandé de nourrir son poisson, le fera avec les larmes dégoulinantes et le corps secoué de convulsions. Cet exemple est simple à comprendre mais il y a bien d'autres situations. Un sale type au cœur changeant qui devient bon, regrettant toutes ses crimes commises, ainsi que le mal propagé et fait vœu de commencer une vie honnête, est aussi à grand risque. Car la paix est tout bonnement impossible, la haine fuse autour de lui, marquant au plus profond des regards et des traits singuliers de ses victimes, une envie embrasant et consumant leurs âmes dirigées par le bien pour s'encourir à commettre un meurtre. Ce sale type aura beau essayer de changer, ses péchés resteront gravés dans sa mémoire ainsi que dans ses victimes, c'était égoïste de viser le bonheur pour lui seul.

Dans la cime des arbres perlait la lumière de la lune qui s'éteignait en glissant le long des troncs pour ne laisser que de faibles ombres sur le sol jonché de feuilles mortes. Il y avait là, une jeune fille de nature peu enjouée s'aventurant dans la Forêt interdite, en compagnie d'une préfète, qui venait de rencontrer une situation désavantageuse...une torche refusant de délaisser sa main et étant pas une divinatrice, elle ignorait que plus tard, la jeune fille allait goûter à nouveau à un contexte proche de la mort. La situation d'Elaya était pas comparable à celle du vaurien, mais il y avait tout de même un lien. Avant tout ce drame, que s'était-il donc passé ? Triturages de méninges en route et..bah...elle avait accompagné le Garde chasse et 3 camarades pour sauver un faon blessé dans cette sombre forêt. Elle avait porté sa tête pour aider Hagrid à le prendre dans ses bras et s'était, certes, isolée par la suite du groupe en les suivant. La vipère, la Serpentard, la Turner démoniaque avait sauvé un bébé faon de la mort. Elaya était allée contre sa nature, ne serait-ce qu'une seule seconde, était-ce là, le prix qu'elle devait payer ? Les gens ne font pas des choses qui ne leur correspondent pas, mais même si ils survivent au présage, une douleur semblable à la mort les attendra qui leur donnera envie de crier dans les fin fonds de la misère : « Je veuux mourir. »

Et puis tout ça n'était pas une coïncidence, alors que les deux jeunes filles avançaient prudemment sur le chemin menant à l'aventure fort risquée, l'allée terreuse se rétrécissait à mesure qu'elles progressaient. Encore une fois, liées au foutu présage de mort, hein ? Elles en étaient à marcher l'une derrière l'autre, les deux créatures écrasées par les gigantesques végétaux qu'étaient les hêtres toujours plus nombreux, surplombant le milieu de cette vaste étendue d'arbres. Et cette flamme grésillante haïe par la vipère éclairant un espace suffisant semblait rendre une atmosphère étouffante et non chaleureuse, car les arbres paraissaient soudainement peu enthousiastes à l'idée de voir cette torche magique vagabonder dans les environs. Le bois n'aime pas le feu mais il s'approche de celui-ci, pourquoi ? Ça n'avait aucun sens.
Enfin, Elaya ne se posa aucune question et avança avec un regard de poisson rouge mort sans se préoccuper davantage de la situation et savoura sa baguette de réglisse. Un instant d'accalmie, de répit, de repos pour les nerfs peut être sacrément fatal. Alors qu'Elaya ferma les yeux quelques secondes pour déguster la saveur palpitante du réglisse qui délivrait une quelque once de bien être, une autre source d'ennuis vint la ramener à la réalité. Rouvrant soudainement les yeux de surprise en sursautant comme diable, elle manquât de tomber à la renverse mais se rattrapa tout juste au hêtre derrière elle. Qu'est ce qui avait donc osé la déranger dans un tel moment ? Fronçant les sourcils, elle fixa la flèche en bois qui venait de se planter entre ses pieds. Un faible rire stressant s'échappa de ses lèvres. Ses yeux émeraudes s'écarquillèrent en étirant ses traits du visage. Ses membres se crispèrent. La pâleur de sa peau s'aggrava, semblait briller sous les flammes magiques et contrastait avec les sombres cernes apparaissant sous ses yeux et la nuit qui accompagnait sa surprise face à une mort précoce. Et fichtre, pourquoi tout était lié au bois ? Torche, baguette de réglisse, baguette magique, flèche. Quel affreux destin l'attendait dans ce périple et dans sa quête ?


« Petrificus Totalus !»

Sans aucune conscience, elle avait brandit sa baguette magique en montrant les crocs, et lancé le sort qui se réfugia dans les buissons. C'était purement instinctif, maintenant elle savait que le sort jeté maladroitement de sa main gauche n'avait probablement pas atteint sa cible souhaitée. Il fallait juste...s'affaler sur ses genoux. Bras relâchés. Un regard vide s'aventura à fixer cette flèche qui avait put trancher sa vie. Sa misérable vie qui ne tenait qu'à un fil. Mourir à 13 ans dans la Forêt interdite perduré par les ombres en ces heures de minuit... Non. Pas par une simple flèche. Pas si jeune. Pas en sachant qui détenait cette arme taillée dans le bois. Qui ?

"Koter...attend...Une flèche... Quels sont donc les créatures peuplant cette Forêt s'armant d'arcs et de flèches ? Sans aucun doute...les centaures. La rage qui avait jusqu'alors dominé sa conscience n'était plus, Elaya balaya son regard dans les buissons et continua d'une voix neutre. Si c'est bien le cas, sachez que nous vous sommes pas propices à des hostilités. Vous pouvez sortir des ombres, si la volonté y est."

Suspense et mystère étaient les maître mots qui caractérisaient la situation dans ces lieux pleines de risques et de dangers survenant. Qu'allait-il se passer? Suite dans le prochain épisode.
7 déc. 2013, 10:58
 05/2039  La fuite d'un destin
*
Victoria Pidloux


Dans un mouvement de panique justifié, Victoria choisit de recourir à la force brute. Ce qui n'était foncièrement pas une mauvaise idée de la part d'une sorcière de seize ans. Son sortilège toucha l'épaisse racine enroulée autour de sa taille. Une fine couche de givre se répandit dès lors à sa surface, comme sous l'effet d'une glaciation instantanée. Le givre, qui reflétait admirablement bien le moindre rayon de lumière, mit en évidence un imposant réseau de racines : plus d'une trentaine à vue d'oeil, chacune d'elle animée à la manière d'une tentacule de pieuvre. Un réseau qui finit par exploser en mille morceaux dans un bruit de détonation assourdissant.

Libérée de toute étreinte, Victoria retomba douloureusement sur le sol. Le choc fut si violent qu'il lui disloqua l'épaule gauche.


**
Elaya Turner & Madeleine Koter


Deux rayons rouges éclairèrent momentanément l'horizon d'Elaya et de Madeleine, révélant d'étranges silhouettes à quatre pattes entre les arbres. Des licornes ? Elles n'eurent pas le temps de s'en rendre compte. Leurs sortilèges venaient de s'éteindre en atteignant l'une des silhouettes. Elaya et Madeleine entendirent un cri étouffé avant de sentir une infime secousse sous leurs pieds, comme si quelque chose de lourd venait de s'écrouler sur le sol à quelques mètres d'elles.

« Maudits humains ! gronda une voix devant elles. »

Une explosion retentit soudain au loin, quelque part sur leur gauche. Mais pourtant rien de comparable au brouhaha qui se souleva devant elles. De puissants tremblements se mirent à secouer la terre sous leurs pieds. Le brouhaha se mua en grondements. Des grondements répétitifs et secs comme ceux d'une armée de chevaux lancés au grand galop.

En moins de temps qu'il en fallait pour respirer, une véritable armée de centaures se dessina au bord du halo de lumière dessiné par la torche. Une forêt d'arcs et de flèches pointée vers Elaya et Madeleine.

« Lâchez vos baguettes ! ordonna celui qui semblait être leur chef. Un centaure de très haute stature au pelage noir dont le teint olivâtre contribuait principalement à rehausser la clarté de ses yeux gris. »


***
Amon Turner


Au terme de son récit, Amon vit la vieille femme hocher pensivement la tête comme pour signifier qu'elle comprenait. Son regard ténébreux se dirigea momentanément vers l'entrée du château puis bascula vers la Forêt Interdite avec la rapidité d'un faucon en chasse.

« Si je comprends bien, Hagrid vous a donné des consignes que vous n'avez pas cru bon de respecter ? demanda-t-elle. »

Sans attendre la réponse, elle ordonna au reste du groupe de forcer au plus vite l'entrée du château.

« Amon Turner, c'est bien ça ? dit-elle en ramenant son attention sur Amon. Je m'appelle Abigail Derwent. »

Dans le même temps, elle souleva son bâton de marche puis le laissa heurter le sol à nouveau.

« Draconarius ! murmura-t-elle. »

Un silence de mort accompagna le départ du groupe. Un silence qui sembla s'étendre au domaine tout entier. Même le vent avait cessé de siffler. Alors une ombre gigantesque recouvrit les lieux, comme si un immense nuage avait soudain éclipsé la lune. Sauf qu'il ne s'agissait pas d'un nuage... mais d'un dragon. Un dragon colossal aux écailles vertes.

« Fais-moi confiance, je connais ce domaine comme ma poche. J'en ai été la directrice pendant bien assez longtemps. »

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[DÉCISION INDIVIDUELLE - VICTORIA]
[1] Se relever et continuer par la route 1 :
Votre épaule vous fait un mal de chien mais vous décidez de continuer votre route en vous engageant dans un chemin plus dégagé que le précédent, plus éclairé aussi.
[2] Se relever et continuer par la route 2 :
Votre épaule vous fait un mal de chien mais vous décidez de continuer votre route en vous engageant dans un chemin identique au précédent, au loin une lueur dorée vous interpelle.
[3] Se relever et rebrousser chemin :
Votre épaule vous fait un mal de chien. Vous vous dîtes que tout ceci était une très mauvaise idée, vous revenez sur vos pas dans l'espoir de ressortir de cet endroit.

[DÉCISION INDIVIDUELLE - AMON]
[1] Accompagner Abigail :
Le colossal dragon Fafnir atterrit devant la vieille femme. Dragon sur le dos duquel elle entreprend de grimper en vous demandant de l'aider.
[2] Accompagner le groupe :
Vous refusez l'invitation d'Abigail et lui faites savoir que vous préférez suivre le groupe.

[DÉCISION GROUPÉE - ELAYA&MADELEINE]
[1] Encercler par les centaures - lâcher votre baguette :
Votre sortilège a atteint un centaure étalé sur le sol, immobile. Les autres vous tiennent à portée de flèches. Vous n'avez d'autre choix que d'abandonner vos baguettes en essayant de plaider votre cause.
[2] Encercler par les centaures - conserver votre baguette :
Votre sortilège a atteint un centaure étalé sur le sol, immobile. Les autres vous tiennent à portée de flèches. Vous prenez votre courage à deux mains et décidez de garder vos baguettes en essayant de plaider votre cause.


Date butoir : dimanche 15 Décembre

LES CONTES DE L'ŒIL
(En vadrouille jusqu'au 3 janvier inclus)
8 déc. 2013, 11:29
 05/2039  La fuite d'un destin
Victoria n'aimait pas ça et elle donnerait tous pour être dans son lit dans les dortoirs du cachots. Elle était prête à donner toute son or de Gringrotts s'il le fallait quitte à ruiner elle et ses parents. Mais la vie ne se décide pas comme ça et donc elle doit tous faire pour se sortir de là, toute seule.

L'adolescente entendit un bruit. C'était quoi ? Victoria essaya de tourner la tête de façon à regarder mais aillant la tête en bas ce n'était pas facile du tous. Elle entendit un crépitement qui provenait d'un arbre. Elle put voir un changement de couleur du tronc, puis en tournant difficilement sa tête, elle put apercevoir du givre. Elle commença à s'inquiéter quand elle entendit un grand bruit et elle tomba sur le sol de terre.


*Super * pensa-t-elle. Le point positif, c'est qu'elle était dégagée des branches coriaces qui envahissaient et qui l'attrapait sans cesse. Elle était au sol, sur la terre ferme et bonne santé. Le point négatif, c'est qu'elle avait très mal à l'épaule gauche, car elle est retombée dessus. Elle se retrouva assise, les jambes entremêlés sur le sol de la forêt. Elle se tenta de se relever en faisant l'erreur de s'aider de son bras gauche, elle eut terriblement mal. C'est de son bras droit qu'elle le fit finalement, ce bras n'avait rien.

Dès qu'elle fut debout, elle regarda autour d'elle. Vicky vit un arbre sur laquelle il y avait des petits morceaux de givre qui était restés sans exploser. Ils étaient rares d'ailleurs. Elle vit aussi d'autres racines un peu plus loin mais autour d'elle ils avaient disparus. Son sortilège avait bien fonctionné, un peu trop d'ailleurs.
* "Un moment d'inattention, une distrraction imprrévue, un déplacement non-anticipé, une mauvaise maîtrrise... et s'en est fini de rrirre." * Les paroles du directeur lui revient en mémoire. L'année précédente, après une plaisanterie, elle avait finit, elle et deux de ses camarades dans le bureau du directeur. Sur le moment, elle avait écouté à moitié l'adulte de Poudlard, mais maintenant elle comprend. Certes, il y avait la panique. Mais cette panique aurait pu provoquer bien pire qu'une épaule disloquée, si elle était mal retombée. La sixième année revit mentalement alors la scène et l'inquiétude monta en elle.

Elle avança pour essayer de chasser cette pensée de sa tête. Mais à peine avait-elle fait deux pas, elle se rendit compte que les chemins se séparaient. La fille tenta de regarder où ça menait mais bien sûr, de là où elle était, elle ne vit pas grand chose. Cependant, elle vit une lumière dorée d'un côté et une lumière éclairante de l'autre. Dans ce dernier, la route semblait plus dégagée mais cela pourrait être qu'une impression. Victoria regarda ensuite derrière elle. Elle était arrivé jusqu'ici, avait blessé son épaule... Pas question de faire demi-tour. Au pire des cas, l'infirmière aura du travail. De toute façon, vu l'état de son épaule elle en aura déjà. Victoria n'a jamais été courageuse, mais sa fainéantise la pousse à choisir autre chose qu'un demi-tour. La sixième année regarda alors avec désespoir les deux chemins qui s'ouvrait à elle, ne sachant pas lequel choisir.


*Soit tu vas voir une lueur dorée, soit tu vas je ne sais où * réfléchit l'adolescente. Victoria prit sa décision au bout de quelques minutes, elle prit le chemin de droite, celui qui amenait à la lueur dorée. Elle ne voulait pas rester toute seule au cœur de la forêt. Peut-être que cette lumière dorée venait d'une baguette magique et donc de quelqu'un. Enfin, Victoria n'en sais rien et avait envie de le découvrir. C'est pour cette raison qu'elle choisit ce chemin.
14 déc. 2013, 13:19
 05/2039  La fuite d'un destin
Derrière Madeleine, Elaya avait usé du même sortilège. Cela rassura un peu la préfète Rouge. Même avec un bras en moins, la Verte pouvait encore à peu près se servir de sa baguette. L'obscurité inquiétante dans laquelle la nuit et les arbres avaient plongé les deux sorcières fut rompue un bref instant par la lueur rouge du sortilège. Trop peu de temps pour réellement distinguer quelque chose mais après coup, en se concentrant sur ce que ses yeux avaient eu le temps de saisir, Madeleine finit par être quasiment certaine d'avoir distinguée des créatures à quatre pattes. Quasiment sûre... car après tout cette impression n'était peut-être que le fruit de son imagination.

Mais bon, l'espoir fait vivre et la troisième année se raccrocha à l'espoir d'avoir peut-être une chance de deviner ce qui la scrutait à travers les arbres. Peut-être une licorne ? Mais les licornes ne tirent pas de flèches.

Les pensées de Madeleine sont longues à raconter, mais en réalité, elles se réalisèrent qu'en quelques dixièmes de secondes. Donc les sortilèges viennent juste de s'éteindre et un cri déchira le silence oppressant de la nuit. Il fut suivi presque aussitôt d'un bruit de chute. La chute de quelque chose de lourd vu la légère secousse du sol qui parvint aux pieds de la préfète. Elaya dit quelque chose, mais concentrée sur ce qu'abritait les fourrés sombres, la troisième année n'écouta qu'à moitié.


« Maudits humains ! » dit alors une voix.

Adieu licorne brillante, innocente et sympathique... Madeleine n'était pas une experte mais elle était quasiment sûre que les licornes ne savaient pas parler... et ne nourrissaient pas de sentiments mauvais à l'égard de la race humaine, pas comme ceux ressentis de toute évidence par l'auteur de cette phrase.

Le silence de la forêt fut encore une fois perturbé par un bruit d'explosion. Un... scrout à pétards ? La Gryffone espérait que non. Cet animal abominablement moche, il faut dire les choses comme elles sont, était très loin de compter parmi ses préférés.

Mais le bruit de cette explosion, qui sur le coup, l'effraya, n'était rien par rapport au brouhaha qui se fit entendre maintenant. Le sol se mit à trembler comme agité par les sauts d'un éléphant sur un trampoline géant. Le son faisait penser à celui d'une armée en marche. Et la réalité n'en était pas vraiment éloignée.

Dans le faisceau de lumière entourant les jeunes filles apparut une horde de centaures, armés d'arcs et de flèches toutes plus pointues les unes que les autres. Et vous savez quoi ? Et bah leurs flèches, ils les pointaient sur les deux sorcières.

Le territoire des centaures... elles avaient pénétrées sur leur territoire. Madeleine avait entendu parler de ces créatures fières qui ne tenait pas les sorciers dans leur cœur et réservaient... elle ne savait pas vraiment ce qu'ils réservaient aux malheureux sorciers qui s'aventuraient sur leurs terres, mais ça ne devait pas être très agréable.

L'un d'eux prit la parole et ordonna :


« Lâchez vos baguettes ! »

Les centaures les dépassaient de toutes leur hauteur. A côté de cette armée d'homme-chevaux, Madeleine se faisait l'impression d'être une souris face à une meute de chats. Et l'idée de discuter l'ordre donné par ce centaure au pelage noir et aux yeux gris ne lui effleura même pas l'esprit. La jeune fille lâcha sa baguette qui rebondit sur le sol.

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
16 déc. 2013, 03:04
 05/2039  La fuite d'un destin
Alors qu'il s'était approché du groupe de mages blancs il y a de ça cinq minutes, une question avait germé dans son esprit, primant sur les autres qui obstruaient son cerveau. Tant de questionnements s'étaient bousculés alors que la soudaine vérité l'avait percuté lorsqu'il avait vu le contingent se présenter au château si tard dans la nuit. Ils n'étaient certainement pas là afin de prendre une tasse de café avec le directeur. Quelque chose se produisait. Quelque chose de malsain, de maléfique peut être. Mais quoi donc? La curiosité le dévorait, surtout que le jeune garçon était plus qu'impliqué. Il était en train de vivre l’événement avec quelques uns des plus grands sorciers de l'histoire, à juger la puissance magique qui émanait d'eux. Et ayant posé cette question qui le torturait à la sorcière âgée qui semblait être la leader du groupe d'anciens, il fut encore plus déçu alors qu'elle n'avait même pas pris la peine de répondre. Et lorsque celle ci lui parla des ordres de Hagrid qui n'avaient point été respectées, le Serpentard crut bon de ne pas répondre à son tour. Au moins, ils étaient quittes tous les deux. Mais tout de même, elle était perspicace pour déceler une situation derrière des mots et cela prouvait qu'elle avait encore toute sa tête.

« Amon Turner, c'est bien ça ? Je m'appelle Abigail Derwent. » 

Le vert et argent remarqua qu'Abigail avait peut être des problèmes d'audition car celle ci demanda une deuxième fois la confirmation de son nom. Il hocha de la tête, signe qu'elle ne s'était pas trompée. La dénommée Abigail Derwent souleva alors son bâton d’appui et le laissa retomber sur le sol sous le regard médusé d’Amon qui tentait de déchiffrer les intentions de la vieille dame. D’une voix à peine audible par le jeune garçon, semblable à un souffle ou à un murmure, elle lança une incantation conjointe au groupe qui s’éloignait en direction de l’école de sorcellerie.

« Dragonarius !»

Un profond silence s’ensuivit ! Un silence mortuaire qui semblait éteindre toute présence physique et matérielle. Tout n’était plus que silence ! Même le vent s’était abstenu de siffler pour l’occasion. C’est dans cette atmosphère étrange et singulière qu’une ombre se forma, une ombre qui s’étirait et s’étendait recouvrant les lieux. Amon leva instantanément les yeux en serrant sa baguette autour de ses doigts, à l’affût de tout danger. Un dragon à la même illustre couleur de sa maison s'immobilisa devant ses yeux. Il put sentir son souffle puissant sur son visage. Amon abaissa sa baguette, se sentant minuscule sous la gigantesque corpulence du dragon. Il n'en avait jamais vu. Seulement en photo dans les livres. Ces créatures étaient impressionnantes et intimidantes. Elles lui donnaient l'impression qu'elles pouvaient détruire une ville entière en quelques secondes. La leader lui tendit alors la main, dans un geste qui espérait obtenir de l'aide de sa part afin de réussir à monter ce dragon. En voyant que le jeune garçon hésitait à l'accompagner, car il ne la connaissait pas et que la présence du la créature avait mené à l'incompréhension, elle fit :

« Fais-moi confiance, je connais ce domaine comme ma poche. J'en ai été la directrice pendant bien assez longtemps. » 

Une ancienne directrice? Amon tendit sa main et l'aida à se placer sur la dragon, qui évidemment, ne s'était pas baissé comme un animal dressé afin de faciliter les choses. Puis il monta à la suite en se cramponnant aux écailles émeraudes de l'animal. Avant qu'ils ne s'envolent, le Serpentard prit la parole, la voix coupée par l'excitation :

« M'dame, pour quelle raison avez vous fait apparaître un dragon exact'ment? Vous allez pas nous emm'ner à l'autr' bout de l'Angleterre quand même?»

Décidément, il n'était pas au bout de ses surprises avec cette étrange Abigail.