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22 avr. 2014, 22:09
(05/2039) La dernière bataille
Sans dire un mot, Melynn assistait à une scène des plus riches en rebondissements. Après que deux de ces nouveaux collègues ne soient intervenus pour montrer leur désaccord, son patron (qui n'allait sans doute pas le rester longtemps) était d'un calme olympien. Il tentait de calmer les esprits en expliquant sereinement la situation.
Après quelques aboiements d'un des deux hauts membres du ministère pour dire à ses « louveteaux » de cesser leur position de défense, tout le monde baissa d'un ton...Mais la tension ambiante restait bien présente. Arseni Stoyanov semblait avoir fait les choses bien, en offrant de son plein gré une lettre contenant ses aveux. Il faisait même les choses un peu trop bien. Quelqu'un qui venait de passer des moments aussi éprouvants ne pouvait pas se rendre au ministère après leur annoncer tranquillement qu'il avait utilisé des sortilèges impardonnables. Même Melynn Keating, qui n'était pas anglaise à la base, connaissait l'existence de la prison d'Azkaban. Et il y avait fort à parier qu'après de tels dires de la part du directeur, de telles preuves même, le bâtiment deviendrait éternellement sa nouvelle demeure. Méfiante, l'Américaine ne pouvait croire qu'un homme pouvait accepter un destin pareil sans tout tenter pour le fuir. Il y avait un truc.

Les réflexions de la jeune femme furent interrompues lorsque que le grand fumeur accusa Arseni Stoyanov de la tentative du meurtre de son frère. Il parla ensuite, à raison, du joli minois du directeur (Melynn était particulièrement sensible à ce genre de chose, recherchant sans cesse de nouvelles aventures sentimentales. Plusieurs de ses collègues commençaient déjà à lui plaire d'ailleurs, mais le sujet n'était pas là) mais surtout, de l'apparence que ce dernier s'efforcerait de se donner. Haussant ses sourcils, Melynn et ses collègues purent observer le grand malpoli dire quelque chose en douce à leur directeur. Quelque chose qui ne se voulait visiblement pas anodin, compte tenu de la réaction d'Arseni Stoyanov, perdant son expression impassible qui semblait pourtant à toute épreuve.


« Détruisez sa baguette sur le champ et emmenez-le. »

Haussant ses sourcils, Melynn assistait à l'ordre d'arrêter son directeur. Décidément...Y passeraient-ils tous ? Se retenant bien d'intervenir, elle croisa les bras et recula légèrement, sans lâcher la scène des yeux. Hors de question qu'elle dise quoi que ce soit. Peut-être qu'Arseni Stoyanov avait réellement essayé de tuer son frère, mais elle n'en avait cure. De même s'il se faisait arrêter. Après tout, elle ne le connaissait que depuis quelques heures. Et bien qu'elle sentait déjà un certain attachement envers Poudlard qui devenait son premier habitat en Angleterre, elle ne souhaitait pas mettre en danger sa trop récente carrière de professeur en ces lieux seulement afin de défendre son boss. Ce qui lui importait en cet instant, c'était la suite. Si son employeur finissait à Azkaban, pourrait-elle quand même garder ce travail qui était une aubaine inespérée pour elle ?

22 avr. 2014, 23:49
(05/2039) La dernière bataille
Suite aux aveux de son nouveau directeur, Jaxson ne pouvait empêcher les questions d'affluer dans son esprit. Une lui importait plus que les autres, si Arseni n'avait aucun scrupule à lancer un sortilège impardonnable sur l'une de ses employées de longue date, qu'en était-il avec ses nouvelles recrues? Avait-il déjà tenté de les contraindre, et surtout de le contraindre? Pour sa part c'était que peu probable, il avait appris durant sa formation d'Auror, à faire face au sortilège Impero. Il n'était pas immunisé contre ce sort mais arrivait, pendant quelques minutes, à se battre pour garder le contrôle de lui même. En l'occurrence, il ne se souvenait pas avoir du combattre pour rester lui même et était donc presque certain de ne pas être sous l'emprise du sortilège Impero. De plus, la présence de son ami d'enfance, Wilhelm Heltowni, avait le don de le rassurer. Le directeur ne savait sans doute pas qu'ils avaient été amis durant leur enfance et n'aurait pas eu la décence de contraindre le polonais à serrer son ami dans ses bras comme il l'avait fait. Il se força donc à oublier cette idée et se concentra sur l'échange qui se déroulait entre le directeur de Poudlard et les membres du ministère.

C'est alors que tout se passa très vite, Arseni, tout en parlant, passa l'une de ses mains sous sa cape pour en ressortir sa baguette. C'était peut-être pour lui un geste anodin mais les réactions de tous furent imminentes. Les Aurors ayant accompagnés leur supérieurs sortirent à leur tour leur baguette de peur que le directeur de Poudlard les attaque. Instinctivement, Jaxson attrapa sa baguette en bois de houx mais ne la sortit pas de sa poche. Avant qu'il n'ait pu le faire, Arseni demanda aux dénommé Hodge de tenir ses Aurors et de les faire ranger leur baguette. Ne sachant pas si cela valait aussi pour lui même, Jaxson préféra laisser tomber sa baguette dans sa poche en se préparant à la ressortir à tout instant. Il regarda ensuite son directeur prouver sa culpabilité comme s'il voulait que les représentants du ministère l'arrêtent. Était-il masochiste au point de vouloir se rendre à Azkaban? Ceci était peu probable. Malgré tout, les preuves offertes par le coupable ne semblaient pas convenir à Grant qui se rapprocha du directeur en essayant de trouver son talon d'Achille. Rien ne semblait perturber le directeur jusqu'à ce que Grant évoque l'assassinat de son frère. Selon les dires de Grant, Arseni avait tué son frère et en entendant ces accusations Jaxson commença à se demander s'il avait bien fait d'accepter un poste à Poudlard. Cependant, il ne pouvait pas faire confiance au ministère qui l'accusait, lui aussi à tort, d'un crime qu'il n'avait pas commis. Le seul problème était que le supérieur de Jaxson semblait avoir avalé un inferi, il avait reculé de quelques pas avec sur son visage un regard effaré. Le nouveau professeur de Sortilèges ne sut pas comment interpréter cela. Prenant tout le monde de court, Grant s'exclama:


« Détruisez sa baguette sur le champ et emmenez-le. »

Jaxson mit quelques secondes à réagir car la situation l'avait complètement déstabilisé. Il ne connaissait rien de son employeur et tout portait à croire qu'il était loin d'être une personne des plus sûres. Il avait contraint un professeur à utiliser un sortilège impardonnable, il avait sûrement tué son propre frère et semblait ne pas connaître le mot scrupule. Face à celui-ci se trouvait les membres du ministère qui avaient fait en sorte d'accuser Jaxson d'alliance avec un mage noire. Il ne savait plus qui croire mais son impulsivité prit le dessus, il sortit sa baguette et se rapprocha du mieux qu'il le put de son supérieur, bien que cela signifiait rester à plusieurs mètres de lui. Quoiqu'il fasse, il était suspect de s'être allié avec un mage noir, il ne risquait plus grand chose. Seules quelques craintes l'empêchaient de jeter un sort sur les Aurors ou Grant. Il venait tout juste d'obtenir une place au sein du corps professoral de Poudlard et ne savait pas si Arseni valait le coup de s'opposer, une fois de plus, au ministère. Sa baguette tendue, l'adrénaline coulant à flot dans son organisme, Jaxson attendit avant d'attaquer bien que son impulsivité lui intimait le contraire. Le conflit était peut-être évitable.

26 avr. 2014, 11:08
(05/2039) La dernière bataille
Arseni continuait de jouer le jeu à merveille. Cette comédie, parfaitement interprétée, en même temps que de rassurer le professeur Loewy, ne manquait pas de l'angoisser un peu, deux émotions totalement contradictoires qui se mariaient pourtant à merveille à cet instant précis. Si dans le cas présent, le mensonge était à son avantage, le fait qu'il soit si facilement proféré inquiétait la jeune femme. Était-il donc si facile de mentir ? Le directeur de Poudlard, si l'on pouvait toujours l'appeler ainsi, suivit son plan. Il donna aux agents du ministère les aveux qu'il avait écrit, après avoir montré le dernier sort lancé avec sa baguette, en guise de preuve, grâce au sortilège Prior Incantato.

Mais alors que tout semblait se passer bien – trop bien, en fait – un des agents, celui qui semblait beaucoup trop sur de lui et passablement discourtois, apparemment nommé Grant, posa la question pourtant tout à fait évidente qu'avait redoutée Kristen.


« Comment expliquez-vous que nos moyens de détections aient détecté le Doloris de votre employée et non votre Impero... monsieur Stoyanov ? »

L'interpellé semblait avoir préparé sa réponse. Il était décidément impressionnant et inquiétant. C'est avec un naturel quasi frustrant que le professeur Stoyanov répondit à ce Grant. Cependant, ce dernier était coriace, et si son air supérieur pouvait n'être chez lui qu'un trait de caractère, il semblait tout de même qu'il nourrissait un certain ressentiment à l'égard d'Arseni. C'est ainsi que les questions d'ordre purement professionnel, par exemple ''Qu'avez-vous fait du corps d'Harald McGee ?'' (bien que cette dernière fut déjà prononcée comme si le directeur avait tout manigancé, préparé avec soin le scène avant l'arrivée des agents du ministère), devinrent de terribles accusations. On n'a pas souvent l'occasion de placer le mot ''fratricide'' dans une conversation, mais il en était pourtant question dans les propos du dénommé Grant. En effet, cet espèce d'énergumène accusait Arseni d'avoir tenté de tuer son propre frère.

Tout allait beaucoup trop vite, et la tête de Kristen commençait à cogner sévèrement, à battre au rythme de son cœur. Elle éprouvait l'envie de simplement ordonner de faire ce qu'il y avait à faire, qu'on l'emmène, qu'on ne l'emmène pas, mais que tout cesse de se dérouler avec cette lenteur angoissante. Plus tôt, Arseni lui avait dit qu'on ne lui collerait jamais l'étiquette de prisonnier. Il n'allait pas se laisser faire, alors pourquoi prenait-il tant de temps ? Peut-être voulait-il s'assurer que son ex-collègue ne serait pas emmenée, avant de fuir, tout bêtement ?


« Détruisez sa baguette sur le champ et emmenez-le. »

Elle se décida alors enfin à adresser à Arseni un regard emprunt d'inquiétude, elle ne put s'en empêcher. Ses oreilles bourdonnaient en continu, légèrement, mais suffisamment pour permettre à sa tête de cogner un peu plus fort. Elle était presque sûre que si l'on se décidait à observer de plus près, on pourrait voir ses tempes battre à rythme régulier. Un homme alors décida de prendre la défense d'Arseni en pointant sa baguette vers les agents du ministère. Kristen ne put s'empêcher de penser que c'était un acte tout ce qu'il y avait de plus idiot, bien que courageux. Elle balança sa tête en arrière, ferma les yeux et soupira un instant. Elle était exténuée. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle espérait que celui qui avait levé sa baguette l'avait déjà rabaissée. Peu importe qui il était ou qui il allait être, il était inconscient et tout à fait déplacé. Poudlard venait de sortir de terribles affrontements, et voilà que ce gars-là voulait en remettre une couche ? Non, il ne fallait pas que les agents du ministère réagissent, il fallait que tout se passe calmement. Sur son lit, privée de baguette, le professeur Loewy n'avait que très moyennement envie de se retrouver au beau milieu d'un affrontement inutile. Elle dit alors à cet inconnu visiblement impulsif sur le ton le plus neutre qui puisse être :

« Je ne pense pas que ce soit une excellente idée. »

Avec cette réaction, peut-être que les agents du ministère penseraient que Kristen ne voulait pas qu'Arseni soit défendu, ce qui renforcerait alors le mensonge précédemment proféré ? Le professeur Loewy doutait fortement que son supérieur hiérarchique se soit attendu à être défendu, il avait sans doute un plan qui n'impliquerait pas un nouvel affrontement. C'était après tout quelqu'un de censé, quoi qu'il ait pu faire ou ne pas faire par le passé.

Nécromancienne - Mère du dragon - Détentrice de la Baguette de Sureau et du Retourneur de Temps
We're just animals still learning how to crawl

29 avr. 2014, 17:27
(05/2039) La dernière bataille
Le regard grave, Arseni feignit de réagir aux ordres de Grant. Même quand sa baguette fut brisée en deux et qu'une complainte effroyable s'en extirpa en même temps qu'un filet de fumée noir de charbon, Arseni demeura immobile, la tête baissée. Il ne laissa rien paraître ni de la douleur ni de la désolation dont il était victime. Accablé par la fatigue ; bien plus encore qu'il ne l'avait été face à Harald McGee ; il ouvrit la bouche et chercha un peu d'air comme un poisson hors de l'eau.

Rien n'était plus accablant que le chagrin qui s'insinuait sournoisement dans les moindres recoins de son coeur tandis que la réalité prenait place au premier rang de son esprit. Stanislav avait survécu au sortilège de la Mort. Comment ? Arseni n'avait même pas la force de se le demander. Une seule certitude l'habitait. Celle, désastreuse, qui lui dictait que si son frère était bel et bien revenu à la vie, alors il n'aurait d'autre choix que de tenter de le tuer une nouvelle fois.

Arseni en ferma les yeux, pris de nausées.

Lorsqu'il les rouvrit, il capta un mouvement à sa périphérie. Jurant que les Aurors étaient déjà sur lui, il se tourna pour mieux leur faire face, digne, mais à sa grande surprise l'investigateur de ce mouvement n'était autre que Blackstorm, l'homme qu'il venait tout juste d'embaucher pour occuper le siège vide des sortilèges et enchantements.


« N'y songez même pas Jaxson, dit calmement Arseni, d'une voix monotone, en désignant du regard la baguette que l'ex-Auror tenait fermement dans sa main. Il ne m'a pas semblé vous faire signer un contrat de garde du corps. A moins d'une autre erreur de ma part, il était bien question d'un poste de professeur... venu pour enseigner son savoir aux élèves innocents de cette école. »

Arseni avait consciencieusement appuyé sur chaque mot pour que le pire, et surtout l'inutile, ne surviennent à ce moment.

Les Aurors, baguettes de nouveau dégainées, s'approchèrent un peu plus de lui. L'heure était venue...

Arseni balaya la pièce du regard. Il croisa ainsi celui de Ludmila Pomfresh devant qui il baissa les yeux en guise de reconnaissance, puis ceux des nouvelles recrues, Jaxson Blackstorm, Keegan Shea, Melynn Keating, Isabel Almeida, sur lesquels il s'attarda avec intensité pour leur faire comprendre qu'il ne leur laissait que le choix de réussir, il parcourut ensuite celui de Wilhelm Heltowni avec une étincelle de respect, s'attarda dans celui d'Ellana Swan sans la moindre froideur pour une fois, accrocha celui de Kristen Loewy devant qui il inclina la tête, puis termina par se loger dans celui d'Erin Grayce à qui il sourit en lui découvrant la manche calcinée du manteau à fourrure qu'il portait sous sa cape. Un manteau qu'elle n'avait plus revu depuis leur première rencontre dans la salle d'étude des moldus, le jour de son arrivée au château au titre de professeur suppléant.


« Nous sommes quittes, je crois, lui déclara-t-il d'une voix vibrante d'émotions. »

Ses yeux retournèrent au vide dans lesquels ils avaient toujours nagé... brillant eux aussi d'émotions... son sourire s'accentua... un beau sourire, doux et mélancolique... et avant que l'Auror le plus proche ne pose sa main sur lui... Arseni Stoyanov transplana sous le regard médusé des agents du ministère...

Il transplana en laissant derrière lui ses plus belles années.

1 mai 2014, 22:12
(05/2039) La dernière bataille
Les yeux fermés, Erin avait laissé filer le temps. L'espace de quelques précieuses minutes, elle avait presque cru être l'objet d'un affreux cauchemar. Mais Grant parlant de la tentative de meurtre d'Arseni sur son frère l'avait brusquement tirée de sa rêverie. Elle avait rouvert les yeux pour croiser ceux de son supérieur. Elle n'entendit pas la remarque suivante mais l'air désemparé de son collègue lui suffit pour comprendre qu'elle n'avait pas rêvé. Mais comment était-ce possible ? Elle avait vu la scène dans la Pensine, c'était impossible que le frère s'en soit sorti. Impossible... pourtant, si son passé d'Auror lui avait bien appris une chose, c'était qu'en matière de magie noire, il fallait douter de tout. Son mal de tête lui empêchait de raisonner convenablement mais elle essayait pourtant de voir les conséquences d'une telle révélation. Rien ne lui venait si ce n'est une sourde appréhension sur laquelle elle ne pouvait placer de mots.

Elle reprit contact avec la réalité quand elle vit l'un des nouveaux professeurs tendre sa baguette vers les membres du ministère. Elle se tendit aussitôt ! La situation était déjà suffisamment crispante, il était inutile d'en rajouter. Elle tourna son regard vers lui et constata, estomaquée, qu'il s'agissait d'une vieille connaissance. Jaxson Blackstorm. Elle qui pensait que la situation ne pouvait empirer déchantait de nouveau. Quelle nouvelle tuile allait encore leur tomber dessus ? Et qu'est-ce que cet idiot espérait en menaçant ses anciens collègues pour protéger quelqu'un qu'il ne connaissait que depuis quelques heures ? Elle l'avait toujours senti impulsif et instable, il en donnait la preuve. Et si Kristen n'avait pas pris la parole avant qu'elle n'ait le temps elle-même de réagir, sa remarque aurait été bien plus cinglante. Elle posa la main sur l'avant-bras de sa collègue de Gryffondor et la regarda un court instant, tentant par son regard de lui faire comprendre qu'elle savait dans quel désarroi elle se trouvait et qu'elle partageait ce sentiment.


"Nous sommes quittes, je crois."

"Non, la dette est toujours de mon côté." répondit-elle dans un murmure, sans vraiment savoir si le destinataire l'entendrait mais certaine qu'elle était trop loin des gens du Ministère pour qu'ils en saisissent les mots.

Elle le vit transplaner et se sentit en proie à un énorme vide. L'immensité de ce qui l'attendait maintenant lui semblait trop pesante pour ses simples épaules. Et pourtant, elle savait qu'elle ferait tout son possible pour faire ce qu'on attendait d'elle. Elle posa ses yeux sur les Aurors et esquissa un léger sourire devant leur désarroi. Au moins était-elle satisfaite qu'une nouvelle injustice n'ait pas lieu ce soir-là. C'était à présent à elle de gérer les "invités" aussi prit-elle une grande inspiration et calmement, prit enfin la parole.


"Bien messieurs, ma collègue étant innocentée par les aveux du Professeur Stoyanov, je pense qu'il est temps de la laisser se reposer. Si vous voulez bien me suivre, nous pourrons permettre à l'infirmerie de retrouver le calme tant nécessaire à la guérison de nos blessés."

Elle fit quelques pas vers les membres du Ministère et attendit de voir s'ils acceptaient de la suivre.

Décédée

5 mai 2014, 22:02
(05/2039) La dernière bataille
La tension qui régnait dans la pièce allait crescendo. Melynn était, elle, toujours en retrait. Passive, elle observait la scène en espérant de tout cœur que rien ne dégénère. Elle ne fut donc pas déçue de voir l'un de ses collègues, Jaxson Blackstorm, sortir sa baguette et la pointer en direction des membres du ministère. Inquiète et fronçant ses sourcils, elle ne put s'empêcher de se dire que ce geste, qui n'en était pas moins courageux, risquait d'énerver davantage les agents en question. S'ensuivirent une suite de tentative pour calmer le professeur de Sortilèges et une baguette brisée jusqu'à ce que les bourreaux d'Arseni ne commencent à s'avancer vers lui. Afin de renforcer le côté dramatique de la situation sûrement, le directeur regarde intensément chacun de ses collaborateurs présents dans la pièce. Melynn n'était pas très à l'aise. Fallait-elle qu'elle agisse ? Non, non, elle restait sur ses positions. Il ne fallait rien aggraver. La seule chose à faire pour elle était d'observer la suite des événements qui ne s'avérait pas dénuée de surprises.
Alors que son employeur se trouvait sur le point de se faire arrêter par les membres du ministère de la magie, ce dernier transplana ! Melynn était sous le choc ! Sa première réaction ne se fit pas attendre.


« -Oh ! Mais ! Vous avez vu ? Il a... Who ! Dingue ! C'est... Alors ça ! »

Cette suite peu logique de mots piochés au hasard par sa surprise relevait peut-être de l'exubérance américaine de Melynn, ou du désir inconscient de faire savoir aux membres du ministère qu'elle n'était en rien complice de ce qu'il venait de se passer. Elle en était persuadée maintenant : les autorités présentes dans ces murs n'allaient pas sortir ravies du château. Où pouvait bien être Arseni Stoyanov à présent ? La nouvelle directrice de Serdaigle le savait, elle ne le reverrait pas sitôt, et les membres du ministère non plus. Enfin, elle n'eut pas le temps de se renseigner sur la réaction de ses collègues qu'Erin Grayce prit les choses en main. Quel self-control ! La sous-directrice était impressionnante de calme. Plusieurs questions se bousculaient alors dans l'esprit de l'Américaine : ces hommes allaient-ils accepter de partir ainsi ? Et avait-elle sous les yeux la nouvelle directrice de Poudlard ? Si cela était encore possible, elle recula légèrement à nouveau, attendant le moment béni où ces hommes auraient quitté les lieux.

7 mai 2014, 18:26
(05/2039) La dernière bataille
Michael Hodge ne pouvait que constater l'espace vide laissé par le directeur de Poudlard ( ou plutôt l'ex-directeur, comme il faudrait dorénavant le considérer. ) Certains de ses hommes eurent beau essayer, leurs tentatives de transplanage échouèrent lamentablement. Comment ? Michael ne se le demanda même pas. Il tourna son regard soudain fatigué vers Erin Grayce en imaginant les terribles retombées de cette affaire.

Que diront les journaux quand ils apprendront que le directeur de Poudlard était un mage noir ? Que diront les gens quand ils apprendront que le ministère s'était montré incapable de le détecter malgré tous les moyens mis en place ? L'affaire Harald McGee hier, l'affaire Arseni Stoyanov aujourd'hui... l'institution toute entière se retrouverait bafouée par deux scandales d'état.

Résigné, Michael se laissa tombé sur une chaise. Le dos voûté, les coudes appuyés sur les cuisses, il passa machinalement une main dans ses cheveux en se demandant par quelle malchance il avait pu devenir le nouveau directeur du Bureau des Aurors au beau milieu d'un ouragan médiatique. Il soupira, irrémédiablement abattu par son sort.


« Gardez vos bonnes manières pour ceux qui ne sauraient voir clair dans votre petit jeu, éructa Horace Grant en dépassant Erin Grayce, le regard visiblement noir de colère. Nous n'en resterons pas là, croyez-moi ! Je ferai toute la lumière sur cette affaire et je finirai bien par savoir pourquoi ce lâche... ce fugitif ! a manigancé tous ces odieux mensonges. Quant à vous, il regarda Kristen Loewy, profitez bien de votre liberté car le jour où je mettrai la main sur votre ami, je diluerai la moindre de ses pensées dans un tel océan de Véritaserum qu'il en oubliera jusqu'à son nom. La vérité éclatera ! Croyez-moi ! Elle éclatera ! »

Michael en avait assez entendu pour aujourd'hui. La résignation, l'incompréhension, et enfin l'abattement dont il était victime avaient semé les premiers troubles de violentes migraines. Bien décidé à ne laisser personne rendre la situation plus délicate qu'elle ne l'était déjà, il se leva et pour la première fois fit éclater cette autorité naturelle qui dormait habituellement tranquillement au fond de lui.

« Ça suffit Horace ! Fermez-la ! Vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez ! Alors fermez-la une bonne fois pour toutes ! Vous êtes le premier responsable de ce drame ! Si vos stupides instruments avaient détecté cet homme et les intentions d'Harald McGee à temps, nous n'en serions certainement pas là ! »

Le visage d'Horace Grant vira au rouge. Un temps éberlué, il fit finalement volte-face et marcha avec une impressionnante détermination vers Michael, comme s'il s'apprêtait à en venir aux mains.

« Messieurs, appela Michael sans broncher. Monsieur Grant n'est pas dans son état normal. Il nuit à la bonne marche des opérations et nuit d'autant plus à l'image qu'un fonctionnaire du ministère de la magie se doit de garder en toutes circonstances. Veuillez immédiatement le raccompagner à son bureau. »

Deux Aurors, parmi les moins surpris de voir le réputé et tout aussi expérimenté Michael Hodge hausser le ton, s'approchèrent de Grant et le saisir par les bras, mais celui-ci se dégagea, lança un dernier regard assassin à destination de Michael, puis se résolut à quitter l'infirmerie sous escorte.

En regardant sa silhouette massive disparaître dans le couloir, Michael soupira de soulagement. Il croisa ensuite le regard d'Erin Grayce et lui servit un sourire tiré qui se voulait exprimer sa compassion pour la situation dans laquelle elle se trouvait maintenant.


« Vous êtes libre professeur, dit-il à Kristen Loewy sans se défaire de son sourire. Veuillez nous pardonner pour tout ce remue-ménage... Mesdames, messieurs, je vous souhaite une bonne soirée. »

Sur ces mots, il tapota amicalement l'épaule d'Erin en souvenir d'un passé pas si lointain, la dépassa, et s'en alla à son tour, les épaules voutées par les terribles responsabilités qui pesaient désormais sur lui.

Oublié sa retraite paisible.



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Après avoir transplané, Arseni monta une volée de marches, sa longue cape claquant derrière lui sous l'influence d'un fort vent de côté, puis il poussa la porte d'entrée d'une très ancienne demeure qui avait conservé son charme d'antan. Un long couloir l'attendait, baignant dans une telle pénombre qu'il en était impossible de deviner la couleur des tapisseries étalées sur le mur. Une seule source de lumière parvenait à repousser l'obscurité environnante : un infime trait de lumière blanche sous une porte. Arseni s'en approcha lentement, le poids de ses pas faisant craquer le vieux parquet sous ses pieds, très lentement, en tendant si bien l'oreille qu'il n'eut aucun mal à percevoir le son de plusieurs voix mais sans pour autant comprendre le moindre mot qu'elles s'échangeaient. Arrivé devant la porte, Arseni prit une profonde inspiration en pensant à ce qu'il allait trouver derrière puis recula au moment où sa main s'apprêtait à se poser sur la poignée. La porte s'était soudainement ouverte de l'intérieur, comme si quelqu'un avait lu dans ses pensées et avait décidé de lui épargner cette maigre peine. Une fraction de secondes plus tard, deux corps se jetaient sur lui et l'envoyaient littéralement valdinguer contre le mur. La surprise du choc passée, Arseni se laissa gagner par un sourire de circonstance en sentant les bras de ses deux soeurs encore en vie l'enlacer plus fort qu'ils ne l'avaient jamais fait.

« Moi aussi, je suis soulagé de vous revoir, leur murmura-t-il en tapotant le dos d'Irina de sa seule main valide, puis d'embrasser la tempe de Viktoria. »

Face à lui, dans le cadre de la porte, plusieurs sorciers et sorcières s'arrêtèrent, soit un parchemin à la main, un journal, ou tout simplement une tasse de café encore fumante, et lui sourirent malgré les nombreux témoins de fatigue qui animaient, si ce n'était leur visage tout entier, leur regard. Arseni hocha sensiblement la tête en guise de salutation et se sentit tout de suite plus fort qu'il ne l'avait été depuis quelques jours. Mais le clou du spectacle revint sans hésitation à Orion O'Brian et Izar Nightingal dont les silhouettes longilignes émergèrent d'une autre porte, un peu plus loin. Le premier leva les yeux au ciel. Le second croqua une pomme bien entamée en prenant une posture agacée.

« Tu es en retard, déclara Izar entre deux bouchées. »

« Et tu pourrais taper à la porte avant d'entrer, suggéra Orion en chassant une mèche de cheveux rebelle. C'est peut-être TOI qui a eu l'idée d'en faire notre quartier général, mais c'est encore la maison de MES ancêtres. »

Les trois hommes se jaugèrent puis balayant le faux sérieux de leur propos, se sourirent les uns les autres.

« Tu dois avoir des tas de choses à nous raconter, ne perdons pas de temps, tout le monde n'attendait plus que toi, ajouta Orion en s'engouffrant dans le salon où se tenait un nombre impressionnant de sorciers et de sorcières. »

« L'ordre du lys d'or s'est reformé, déclara précipitamment Arseni, dont le sourire s'était évanoui. »

En entendant la nouvelle, Orion s'arrêta net sur place. Izar, qui s'apprêtait à entrer dans le salon, s'arrêta net lui aussi. Viktoria et Irina se détachèrent d'Arseni et le regardèrent avec de grands yeux craintifs.

« Tu en es certain ? demanda Irina d'un ton grave. »

Arseni hocha la tête.

« La septième baguette a donc été retrouvée... constata Orion en détournant le regard, visiblement inquiet. Nos craintes se précisent... la guerre sera bientôt déclarée. »

8 mai 2014, 10:00
(05/2039) La dernière bataille
Depuis le moment où il avait tenté, tant bien que mal, de secouer les professeurs de Poudlard pour qu'ils aident leur directeur jusqu'au moment où ce même directeur avait perdu sa baguette, Keegan était resté abasourdi par la scène se déroulant sous ses yeux. A peine avait-il pris conscience de la réprimande d'Arseni, l'exhortant au calme avec le seul qui avait réagi comme lui. Tout ce qu'il voyait, c'était l'incompétence du ministère anglais qui ne savait pas reconnaître les héros qui se sacrifiaient pour le bien de tous ! Et puis, avaient-ils seulement posé un œil sur le professeur Stoyanov ? L'étrange beauté qui émanait de ses traits si particulier n'était-elle pas le reflet de son innocence ? Oui, bon d'accord, il avait lui-même avoué qu'il avait usé d'un sortilège impardonnable mais c'était tellement courageux de sa part qu'on ne pouvait que l'admirer que plus, non ?

*Stop Amélia, ça suffit. Retourne dormir avec les autres et laisse-moi tranquille !*
*Tu ne sais pas reconnaître l'amour quand il passe sous tes yeux, nigaud.*
*Tu n'auras jamais le contrôle alors laisse tomber. Sinon, je brûle ton nounours quand j'aurais défait mes bagages*
*Non, tu n'as pas le droit. Snif, tu ne peux pas faire ça*


En apparence, seuls les yeux vitreux du professeur néo-zélandais pouvaient attester du combat intérieur qu'il menait avec l'une de ses personnalités les plus casse-pieds. Amélia, 15 ans, adolescente croyant au prince charmant et particulièrement attirée par les mauvais garçons. Enfin, le regard de Keegan reprit de la vigueur et se posa sur Arseni au moment où il donnait sa baguette aux Aurors. Ce qui était sûr, c'est qu'il était d'un calme olympien et ça forçait le respect. Rien ne semblait le perturber, comme si tout cela était normal. Il les regarda alors, chacun d'entre eux, avec une intensité qui semblait rappeler la discussion qu'ils avaient eu à la signature du contrat.... et transplana !


"Non, c'est pas juste... snif..."

Grrrr, Amélia avait bien choisi son moment pour faire une crise ! Keegan regarda ses collègues et esquissa un pâle sourire d'excuse. Mais déjà la sous directrice prenait les choses en main et invitait les membres du ministère à quitter l'infirmerie. Chose que ne sembla guère apprécier le désagréable Grant. Heureusement qu'il n'était pas celui qui menait la danse où cette fois-ci, personne n'aurait pu empêcher le caractère le moins rationnel de Keegan d'intervenir, peu importe les conséquences. Quelques minutes plus tard, ils étaient enfin seuls dans l'infirmerie. Ne sachant que dire, il se tourna vers sa supérieure et calmement :

"Je vais m'installer dans mon bureau. Je suis à votre disposition si vous avez besoin de moi."

Et il quitta l'infirmerie sans un autre mot.

10 mai 2014, 13:00
(05/2039) La dernière bataille
Arseni Stoyanov et Erin Grayce avaient partagé les sentiments de Kristen quant à l'intervention de l'homme – Jaxson, visiblement. La sous-directrice lui avait d'ailleurs signifié en posant sa main sur son avant-bras, geste qui surprit un peu le professeur Loewy, mais la rassura étrangement. Et puis, tout se passa incroyablement vite : l'ex-directeur de Poudlard adressant un regard à chacun, une scène aux allures de terribles adieux... et transplana. Un pouvoir que seul le directeur de Poudlard possédait dans l'établissement. Une jeune femme ne put s'empêcher de montrer sa surprise au monde entier en s'inquiétant de savoir si tout le monde avait bien vu ce qu'il venait de se passer. Peut-être parce que Kristen n'était pas du genre à montrer ses émotions et se montrait la plupart du temps calme – sauf en cas d'extrême urgence, comme elle avait pu le montrer durant l'affrontement avec Felipe Sampedro -, elle avait été un peu exaspérée par la réaction de la femme qu'elle ne connaissait pas encore.

Finalement, le dénommé Grant montra une nouvelle fois son savoir-vivre dans toute sa splendeur, alors qu'Erin Grayce tentait de calmer le jeu de son ton directorial.

« Nous n'en resterons pas là, croyez-moi ! Je ferai toute la lumière sur cette affaire et je finirai bien par savoir pourquoi ce lâche... ce fugitif ! a manigancé tous ces odieux mensonges. »

''Lâche'' n'était absolument pas un qualificatif pour Arseni Stoyanov, très loin de là. Ce vocabulaire ô combien inadéquat ne manqua pas d'agacer le professeur Loewy, qui serra un peu plus fort le bord de son matelas.


« Profitez bien de votre liberté car le jour où je mettrai la main sur votre ami, je diluerai la moindre de ses pensées dans un tel océan de Véritaserum qu'il en oubliera jusqu'à son nom. La vérité éclatera ! Croyez-moi ! Elle éclatera ! »

Un millier de jurons fusèrent dans l'esprit de Kristen, se frayèrent un chemin jusqu'à sa bouche, et furent stoppés net par ses lèvres serrées au possible. Fort heureusement, cet abruti de Grant se fit recadrer par un de ses collègues. Ce dernier annonça par la même occasion les mots qui mettraient fin à cette histoire, du moins pour l'instant :

« Vous êtes libre professeur. Veuillez nous pardonner pour tout ce remue-ménage... Mesdames, messieurs, je vous souhaite une bonne soirée. »

Lorsque les agents du ministère eurent tous enfin quitté la pièce, le corps de Kristen se détendit, et tous ses muscles semblèrent libérés. Son visage aussi paraissait plus ou moins apaisé. Certaines questions la taraudaient cependant : où s'était enfui l'ancien directeur ? Était-il en sécurité, était-il assuré que les autorités ne le retrouveraient pas ? Et était-elle vraiment en train de s'inquiéter pour quelqu'un qu'elle connaissait à peine, pour ne pas dire pas du tout, étant donné tous les secrets que cet homme semblait cacher ? Alors que l'homme au caractère pour ainsi dire changeant quittait la pièce, soufflant un bon coup, Kristen se tourna vers Erin et lui adressa un sourire vague :


« Merci pour votre calme, Erin, je crois bien qu'il m'a évité de perdre mes moyens. »

En effet, si le professeur de Défense contre les Forces du Mal était de nature quelqu'un de calme, comme précédemment dit, celui de la sous-directrice semblait avoir un étrange pouvoir effusif.
Maintenant, Poudlard allait devoir se relever plus forte, et le professeur Loewy devrait en faire de même.

Nécromancienne - Mère du dragon - Détentrice de la Baguette de Sureau et du Retourneur de Temps
We're just animals still learning how to crawl

11 mai 2014, 22:07
(05/2039) La dernière bataille
Bien que ravie qu'Arseni ait pu s'enfuir, Erin n'en était pas moins sincèrement navrée pour Hodge. C'était un type bien qui ne méritait pas ce qu'il lui arrivait. Il allait porter sur ses épaules la responsabilité des événements alors qu'il n'y était pour rien mais il était aussi le plus à même de s'en sortir, apportant l'humanité nécessaire à cette périlleuse tâche. Pas comme le dénommé Grant pour qui les bonnes manières étaient totalement inconnues. La sous directrice plongea son regard dans le sien et afficha un sourire narquois devant sa répartie. Il avait la défaite mauvaise et elle s'en réjouissait d'autant plus qu'elle ne l'aimait pas ! Et lorsque son teint vira au rouge sous l'effet de l'indignation et de la colère, elle n'eut aucun mal à imaginer qu'il se mordait la langue pour se taire. Certes, c'était mesquin d'ainsi s'amuser du malheur de quelqu'un mais la potionniste en avait besoin. Chaque petite victoire lui rendait un tout petit peu moins amère la situation.

Elle se détourna néanmoins rapidement, afin de ne pas mettre de l'huile sur le feu et esquissa à son tour un sourire vers Hodge, cherchant ainsi à lui assurer la sympathie qu'elle éprouvait à son égard et à lui donner du courage pour redorer le blason des Aurors - si cela était encore possible. Elle regarda avec soulagement tout le contingent partir et sentit alors toute la tension qui s'évaporait comme neige au soleil, faisant place à une lassitude sans fond. C'était à elle maintenant de redonner un semblant de normalité à l'école, préparer les examens, la rentrée à venir,... Elle réalisait à présent à quel point son travail s'était fait en parfaite harmonie avec le professeur Stoyanov. Ils formaient une bonne équipe et elle allait devoir se réorganiser pour faire face à son absence.

Elle regarda chacun de ses nouveaux collègues, tour à tour, tentant de les jauger et ne dit mot quand l'un d'eux s'en alla s'installer dans son bureau. De toute façon, ce n'était pas aujourd'hui qu'elle aurait le temps de discuter avec chacun, il y avait des impératifs auxquels elle devait faire face. Autant qu'ils en profitent pour découvrir leurs attributions. Elle se tourna en dernier vers la professeur qu'elle connaissait le mieux pour la croiser régulièrement dans la tour des Gryffondor. Cette fois, son sourire se fit plus marquer, plus chaleureux lorsqu'elle répondit :


"Reposez-vous, Kristen. Nous aurons le temps de discuter de tout ça plus tard, si vous en sentez le besoin."

Elle s'adressa ensuite à tous :

"Prenez le temps de vous installer et n'hésitez pas à contacter un de nos elfes si vous avez besoin d'aide. Vous vous doutez que j'ai fort à faire en peu de temps. Il nous faudra donc reporter le plaisir de faire connaissance à plus tard. Et malgré les circonstances, laissez-moi quand même vous souhaiter la bienvenue à Poudlard."

Elle attendit alors que tous quittent l'infirmerie et fit de même, non sans avoir signifié à Kristen Loewy qu'elle pouvait faire appel à elle si elle avait besoin.

Décédée