Petite mésaventure

Ana sortit de cours précipitamment. Les couloirs étaient désert. *Au moins je ne rencontrerais personne, se dit-elle.* Il faut avouer qu'elle avait était un peu prise au dépourvu pendant son cours de sortilège, mais sa voisine l'avait gentiment aidé à gérer la situation. Ana se précipita dans la dernière cabine, celle contre le mur. C'était toujours dans celle-là qu'elle allait. Tout était silencieux. Ana s’arrêta un moment afin de profiter de ce silence. La vie était très animée à Poudlard, et depuis son arrivée, elle n'avait jamais connu un moment de calme. Elle regarda sa montre, et vit que cela faisait maintenant dix minutes qu'elle avait quitté la salle de classe. Elle avait plutôt intérêt à retourner rapidement en cours, si elle voulait ne pas se faire gronder.

Ana voulut tirer le verrou, mais il résista. Elle commençait à paniquer un peu: si elle ne pouvait pas enlever le verrou, comment pourrait-elle retourner en cours? Elle décida de se calmer et de recommencer calmement. Rien à faire. Il était bel et bien bloqué. Elle fouilla ses poches afin de trouver sa baguette. En vain. Celle-ci était restée sur son bureau. Elle regarda la cabine; Impossible de se glisser par au-dessus, ni par en-dessous; Elle était bel et bien prise au piège dans cette cabine.

"A L'AIDE, JE SUIS BLOQUÉE"
Rien, tout était silencieux.
"LE VERROU NE S'OUVRE PLUS"
Personne ne lui répondit. Pourquoi avait-elle fermer ce verrou. Ana commença à pleurer. Tout allait mal depuis qu'elle était à Poudlard. La chute dans les escaliers de la salle commune suite à un sort lancé et son incapacité à prononçais la lettre t, et maintenant les toilettes. il ne s'était même pas encore écoulé une semaine. Elle se rappeler qu’on lui avait déjà raconter qu'une fille était morte dans des toilettes de Poudlard. Et si c'était son tour maintenant. Elle avait l'impression que personne n'allait venir. Peut-être que le professeur allait remarquer son absence, mais qui allait venir la chercher. Qu'elle avait était idiote de pousser le verrou et de ne pas prendre sa baguette. Elle regarda sa montre. Encore vingt minutes, et la cloche sonnera. Vingt minutes. Autant dire une éternité. Elle avait l'impression que l'aiguille faisait du surplace. Et elle se sentait seule, terriblement seule.
Petite mésaventure
Les couloirs de Poudlard étaient déserts. En même temps, Joyce s'y trouvait pendant une heure de cours. Que faisait-elle dehors ? Le professeur précédent avait libéré les premières années beaucoup plus tôt que d'habitude. Joyce prit la direction des toilettes. Elle avait besoin de se rafraîchir le visage pour remettre ses idées en place. Tout était passé si vite. Trop vite à son goût même. Elle imagina les paroles qu'aurait eu sa mère.
«C'est le destin !» aurait-elle déclaré, un sourire idiot sur les lèvres. Elles auraient ensuite éclaté de rire et sa mère aurait continuer. «Tu sais ma chérie, tout ne se passe pas forcément comme on le voudrait. Il faut voir le bon côté des évènements !» La jeune fille avait toujours eu du mal à appliquer les conseils de sa mère. Elle stressait pour un rien et elle redoutait les choses inconnues.

Joyce arriva devant les toilettes. Soudain, un bruit attira son attention. Des pleurs. Oui, quelqu'un était entrain de pleurer. Sa curiosité l'emportant, Joyce demanda timidement :
«Il y a quelqu'un ?»

Joyce s'approcha des cabines et essaya de localiser la personne qui pleurait. Arrivée à la dernière cabine collée au mur, Joyce vit des pieds à l'intérieur. Elle resta devant les toilettes et son occupante puis déclara :
«Excuse-moi si je te dérange, mais pourquoi pleures-tu ? Je suis vraiment désolée si je paraît indiscrète mais j'aimerais juste t'aider...» *J'espère que je pourrais l'aider, je n'aime pas voir les gens pleurer...* pensa-t-elle intérieurement.

Elle resta devant la porte attendant une réponse.

"Griffes et Cros, Griffes et Coeur, Griff' Vainqueurs !"
Petite mésaventure
Ana était toujours en train de pleurer, lorsqu'elle entendit quelqu'un entrer dans les toilettes. Elle se força à réprimer un gros sanglots, mais elle ne pu arrêter les larmes qui coulaient telles une cascade sur ses joues. Elle entendit la personne qui demandait doucement:

«Il y a quelqu'un ?»

Ana n'arriva pas à reconnaître la voix. De plus, elle devait être dans un état lamentable à force de pleurer. Elle n'avait pas vraiment envie qu'on la voie dans cet état. Les pas se rapprochèrent de sa cabine, et la fille redemanda d'une voix plus assurée:

«Excuse-moi si je te dérange, mais pourquoi pleures-tu ? Je suis vraiment désolée si je paraît indiscrète mais j'aimerais juste t'aider.»

Il fallait qu'elle se calme, car elle était incapable de prononcer le moindre mot dans cet état. Elle se força à respirer. Elle avait presque envie que la personne parte, pour éviter la honte de la situation, mais elle avait vraiment besoin d'aide pour s'en sortir. Elle souffla un grand coup, et commença à balbutier quelques paroles:

«J... Je suis coin... coincé! Le ver... verrou est b... b... bloqué!»

Ana reprit sa respiration, et faisant un grand effort pour ne pas bégayer:

«Aide-moi s'il te plaît.»

Elle attendit la réponse de l'inconnue anxieuse. Allait-elle l'aidait ou la laisser tomber?
Petite mésaventure
L'occupante de la cabine pris une grande inspiration puis balbutia :

«J... Je suis coin... coincé! Le ver... verrou est b... b... bloqué!»

Elle semblait faire des efforts surhumains pour prononcer ces simples mots. Elle continua :


«Aide-moi s'il te plaît.»

Joyce compris alors qu'elle ne pouvait pas rester là à rien faire. Le jeune fille comptait sur elle et espérait sûrement que Joyce allait l'aider à se sortir de ce pétrin.

«Est-ce que tu as ta baguette sur toi ? Tu pourrais essayer le sort Alohomora ?» demande-t-elle. Joyce réfléchit un instant et se corrigea. «Pourquoi je te demande ça ?! Si tu avais ta baguette tu ne serais plus coincée !»

Le jeune sorcière se tapa la main sur le front et leva les yeux au ciel, accablée par sa propre bêtise. *La prochaine fois, réfléchit avant de parler, imbécile !* pensa-t-elle intérieurement.

«Eloigne toi de la porte de la cabine. Je vais la déverrouiller avec le sort Alohomora et je préfère être prudente... Dis moi quand tu es prête !» expliqua Joyce.

Elle se recula pour avoir de la place et se positionna. Elle n'avait encore jamais lancé se sort. Joyce en avait entendu parler et elle avait fait des recherches pour un devoir. Elle avait bien étudier le mouvement de la baguette et s'était entraînée à dire la formule le soir dans son lit.

Joyce attendit alors que l'occupante lui donne le signal.

"Griffes et Cros, Griffes et Coeur, Griff' Vainqueurs !"
Petite mésaventure
Il y eu un petit moment de silence. Ana eu peur que l'autre fille se moque d'elle. La situation était plus que ridicule. Elle s'aperçu, qu'elle avait oublié de signaler qu'elle n'avait pas sa baguette. La voix s'éleva à nouveau:

«Est-ce que tu as ta baguette sur toi ? Tu pourrais essayer le sort Alohomora ?»

Et voilà. Là était tout le problème. Sans baguette, elle était voué à rester ici. Elle se sentit rougir. Elle était en train de passer pour une ignorante. Ana détestait cela plus que tout. Pourquoi fallait-il que sa tombe toujours sur elle?

«Pourquoi je te demande ça ?! Si tu avais ta baguette tu ne serais plus coincée !»

Elle pensa: *Au moins elle réfléchit plus que moi.* Tant pis, cela lui servirait de leçon, ne plus jamais se séparer de sa baguette... Elle entendit un petit claquement sec. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien être?

«Éloigne toi de la porte de la cabine. Je vais la déverrouiller avec le sort Alohomora et je préfère être prudente... Dis moi quand tu es prête !»

Ouf, elle allait enfin pouvoir sortir. Elle n'était pas claustrophobe, mais être enfermé dans une cabine était quand même un peu inquiétant. Au moins, elle allait sortir. Elle était sûre que demain, elle en rigolerait avec les autres. Pour le moment, ses larmes ne coulaient plus, c'était déjà ça. Elle essaya d'imaginer sa tête avec les yeux rouges à force de pleurer. Elle se retient d'éclater de rire. Plus ridicule qu'elle, ça n'existe pas. Elle essaya de se reculer, mais les toilettes la gênait. Elle eu une idée: Elle monta directement sur la cuvette. D'une voix qu'elle voulu assuré, elle dit:

«C'est bon, je suis prête. Merci beaucoup pour le coup de main.»

Elle failli rajouter une touche d'humour, mais elle se retient juste à temps. Ce n'était sûrement pas le moment...
Petite mésaventure
Joyce entendit la jeune fille bouger. Elle était sûrement montée sur la cuvette pour s’éloigner complètement de la porte de la cabine. Elle déclara, d’une voix plutôt assurée :

«C'est bon, je suis prête. Merci beaucoup pour le coup de main.»

Joyce sourit puis répondit :

«De rien, il fallait bien que quelqu’un t’aide !»

Joyce se positionna. Elle éleva son bras, baguette en main. Elle pointa le bout en direction du verrou. *Concentration, précision, action ! Concentration, précision, action ! Concentration, précision, action !* Ces mots se répétaient en boucle dans sa tête. Ils étaient important pour que la jeune fille réussisse. Elle porta toute son attention sur le verrou et s’écria :

«Alohomora !»

Le verrou émit un petit bruit, signe de son déverrouillage. La porte de la cabine s’ouvrit lentement. Joyce se rapprocha des toilettes pour observer l’occupante. Une fois la porte complètement ouverte, Joyce regarda la jeune sorcière qui se tenait debout sur la cuvette des toilettes. Elle avait de longs cheveux blonds, qui retombaient dans le creux de son dos. Ses yeux étaient d’un bleu profond. Joyce ses souvint alors qu’elle avait déjà croisé la jeune fille dans sa salle commune. Elle ne se souvenait plus si elle était en première ou en deuxième année. Joyce lui sourit puis parla :

«Voilà, tu est libre ! Au faite je m’appelle Joyce Cooper, je suis en première année. Tu es bien à Gryffondor ? Je crois qu’on s’est déjà croisées en salle commune !»

Joyce avait tellement de question à poser. C'était une vrai pipelette quand on ne lui donnait pas de limite. *Je vais quand même lui laissé le temps de me répondre avant de continuer avec toutes mes questions.* Sa curiosité l'emportant, elle demanda :

«Comment tu t'es retrouvé coincée dans la cabine des toilettes ?» Joyce lui sourit. Elle ne voulait pas que la jeune sorcière prenne peur devant elle. Joyce savait qu'elle pouvait vite devenir embarrassante et trop curieuse.

"Griffes et Cros, Griffes et Coeur, Griff' Vainqueurs !"
Petite mésaventure
«De rien, il fallait bien que quelqu’un t’aide !»

Ana entendit l'inconnue bouger de l'autre côté. Dans moins d'une minute, elle allait connaître le nom de sa sauveuse, mais bizarrement, elle n'était pas pressée. Elle avait beaucoup trop honte de s'être retrouver bloqué, même si elle n'y était pas pour grand chose. Elle entendit la personne prononcer d'une voix forte:

«Alohomora !»

Le verrou émit un petit bruit, signe de son déverrouillage. La porte de la cabine s’ouvrit lentement. Elle entendit des petits pas. La porte avait fini de s'ouvrir. De l'autre côté se tenait, une autre fille de Gryffondor, à en jugées par l'écusson et la cravate. La fille a les yeux marron-vert, un nez en trompette, des pommettes saillantes et des cheveux châtains. *Ils sont magnifiques, j'aimerais bien avoir les mêmes*pensa-t-elle. Le visage lui était familier. Elle se rappelait que son prénom était quelque chose comme Joy. Que faisait-elle là? Cette fille était en cours avec elle, mais ce n'était pas encore l'heure de l'interclasse. Elle jeta tout de même en regard inquiet vers sa montre pour se rassurer. Il n'était pas question qu'elle arrive en retard au cours suivant.

«Voilà, tu est libre ! Au faite je m’appelle Joyce Cooper, je suis en première année. Tu es bien à Gryffondor ? Je crois qu’on s’est déjà croisées en salle commune !»

Bon, pour le prénom, elle y était presque. Joy ou Joyce, s'était quasiment la même chose. D’ailleurs, elle préférait nettement le prénom Joyce à celui de Joy. Elle descendit lentement de la cuvette, tandis que Joyce reprenait la parole:

«Comment tu t'es retrouvé coincée dans la cabine des toilettes ?»

Joyce lui sourit. Cette fille avait l'air bien sympathique, mais Ana ne se souvenait pas lui avoir adressé la parole. Elle remédia à cela immédiatement.

«Merci pour tout Joyce. Je ne sais pas ce qui se serait passé sans toi. Je suis Ana Johnson. On est ensemble en cours. Et je suis bien à Gryffondor comme toi.»

C'était au tour de Ana d'esquisser un sourire. Elle espérait que la jeune gryffonne ne se moquerait pas trop d'elle après ce qui s'était passé. Elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance, mais elle avait une irrésistible envie de tout lui confier.

«Puisque tu veux savoir ce qui m'est arrivé, je vais tout te raconter, mais j'espère que tu ne le répéteras à pas trop de monde. J'ai pas trop envie que tout le monde le sache»

*En fait, je préférerais que tu ne le dises à personne* se dit-elle.

«Tout à l'heure, je suis sortie de cours pour aller aux toilettes, et quand j'ai essayé de sortir, eh bien le verrou était bloqué. Impossible de le faire bouger ne serait-ce que d'un millimètre. Evidemment, j'ai laissé ma baguette sur mon bureau, donc impossible de sortir. Et puis tu es arrivé, et je pense que tu connais la suite de l'histoire. Et sinon, comment se fait-il que tu sois plus en cours toi aussi? Que s'est-il passé? Ça te dérange de me raconter tout en se dirigeant vers notre salle, j'ai envie de récupérer mes affaires...»

Au moins pour une fois, le contenu de ses propos était assez synthéti²que, elle allait peut-être réussir à ne pas déballer le contenu de sa vie devant Joyce....