7 mai 2015, 14:41
Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres...
Le printemps était déjà bien avancé lorsqu’Ambre se réveilla. Ces dernières nuits avaient été particulièrement calmes pour la troisième année. Si l’on en passe quelques unes sous silence bien entendu. Il était légèrement plus tôt que d’habitude, aussi, Ambre se leva en faisant le moins de bruit possible, de sorte à ne pas réveiller ses camarades de dortoir. Sa petite sortie matinale devait absolument se faire en solitaire, du moins, jusqu’à ce qu’elle atteigne la destination voulue. Après avoir enfilé ses vêtements, elle sortit sa carte du Maraudeur cachée sous son oreiller, se baissa pour sortir sa cape de dessous son lit et sortit enfin du dortoir en vérifiant bien qu’aucune de ses camarades ne s’étaient réveillées. Elle alla jusqu’au petit salon à pas de loup et posa sa carte du Maraudeur sur une des tables prévues initialement pour faire ses devoirs. Tut en observant la carte pour voir où se trouvaient les personnes déjà réveillées, elle passa sa cape sur ses épaules. S’assurant que personnes ne se trouveraient sur son chemin, elle rangea la cape dans une des poches de sa cape et s’engouffra dans le château encore endormi.
En à peine quelques minutes, la Poufsouffle arriva à destination : les toilettes des filles. Drôle de destination pour quelqu’un qui ne voulait pas être vue ou suivie. Mais la jeune fille avait ses raisons. Elle entra dans la pièce en regardant si quelqu’un s’y trouvait déjà. Elle entreprit même de pousser les portes pour voir si l’une d’elle était fermée, signe qu’une personne se trouvait également là. Mais elle s’arrêta au bout de la deuxième, trouvant que ce qu’elle faisait ressemblait plutôt à un comportement de paranoïaque. Elle alla donc s’asseoir sur le rebord d’un des lavabos central. Et elle attendit. Attendit que quelque chose se passe.
Même pas cinq minutes plus tard, la porte s’ouvrit, sortant la troisième année de sa rêverie passagère. Elle sauta du rebord et entreprit d’ouvrir le robinet, comme pour se laver les mains, avant que la personne n’entre dans la pièce. Si ce n’était pas la personne qu’elle attendait, au moins sa présence ici ne serait pas bizarre. Enfin bref. Ambre tourna légèrement la tête pour voir le visage de la personne qui venait d’entrer.
« Ah c’est toi ! J’ai eu peur que ce soit une autre fille… D’où le fait que je me lave les mains… »
Reconnaissant le visage de Madeleine Koter, la Poufsouffle arrêta le robinet et secoua ses mains pour les sécher, tout en s’avançant vers la préfète en chef. Une fois à sa hauteur, elle se plaça à côté d’elle, face aux lavabos et après avoir prit une profonde inspiration, lui dit :
« Prête pour un dernier tour là-bas ? »
En à peine quelques minutes, la Poufsouffle arriva à destination : les toilettes des filles. Drôle de destination pour quelqu’un qui ne voulait pas être vue ou suivie. Mais la jeune fille avait ses raisons. Elle entra dans la pièce en regardant si quelqu’un s’y trouvait déjà. Elle entreprit même de pousser les portes pour voir si l’une d’elle était fermée, signe qu’une personne se trouvait également là. Mais elle s’arrêta au bout de la deuxième, trouvant que ce qu’elle faisait ressemblait plutôt à un comportement de paranoïaque. Elle alla donc s’asseoir sur le rebord d’un des lavabos central. Et elle attendit. Attendit que quelque chose se passe.
Même pas cinq minutes plus tard, la porte s’ouvrit, sortant la troisième année de sa rêverie passagère. Elle sauta du rebord et entreprit d’ouvrir le robinet, comme pour se laver les mains, avant que la personne n’entre dans la pièce. Si ce n’était pas la personne qu’elle attendait, au moins sa présence ici ne serait pas bizarre. Enfin bref. Ambre tourna légèrement la tête pour voir le visage de la personne qui venait d’entrer.
« Ah c’est toi ! J’ai eu peur que ce soit une autre fille… D’où le fait que je me lave les mains… »
Reconnaissant le visage de Madeleine Koter, la Poufsouffle arrêta le robinet et secoua ses mains pour les sécher, tout en s’avançant vers la préfète en chef. Une fois à sa hauteur, elle se plaça à côté d’elle, face aux lavabos et après avoir prit une profonde inspiration, lui dit :
« Prête pour un dernier tour là-bas ? »
« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
14 mai 2015, 16:20
Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres...
Madeleine contemplait les broderies dorées qui ornaient les rideaux rouges de son lit, comme à chaque fois qu'elle réfléchissait de bon matin, ou tout simplement qu'elle voulait faire une grasse matinée. Aujourd'hui, cette seconde possibilité était proscrite. Dans dix minutes, il faudrait qu'elle se lève pour aller à un rendez-vous d'une nature étrange… mais auxquels elle était habituée. C'était d'ailleurs vers ces rendez-vous que les pensées de la jeune fille étaient tournés. Chez n'importe quelle fille de son âge, on aurait pu penser que de telles expéditions, si matinales et dans un coin tenu secret du château aurait un lien avec un garçon… c'était d'ailleurs ce que Madeleine avait suggéré comme explication à une de ses camarades de dortoir qui l'avait un jour surprise. Néanmoins, il n'y avait pas l'ombre d'une présence masculine lors des rendez-vous de la demoiselle. Elle, elle préférait se lever tôt pour voir une Poufsouffle dans des toilettes hantées. Pas très glamour. Mais elle avait pris goût à ses rencontres, avaient beaucoup appris. Ces entrevues l'avaient changée, rendues plus matures et plus conscientes de toutes les choses qui se jouaient dans l'ombre autour d'elle.
Aujourd'hui, c'était la dernière fois qu'elle rejoindrait Ambre dans ces toilettes inhospitaliers. Leur aventure prenait fin. Madeleine repensa au tout début, quand l'ancien directeur, Andrew Gardner, un homme d'apparence sympathique, lui avait permis d'enquêter, avec celle qui allait devenir une de ses plus proches amies, sur les événements qui secouaient l'école depuis l'année précédente. Toute la mise en scène et les flatteries agencées par le professeur l'avait agacée à l'époque… elle devait découvrir plus tard qu'il n'était pas l'homme entièrement dévoué à la protection de l'école et à son bien en général qu'il prétendait être. Il y a quelques semaines, l'école s'était embrasée, et c'était Gardner qui avait réprimé violemment la rébellion, enfermant dans les sous-sols de Poudlard les dissidents. Madeleine avait été de ces derniers et elle en gardait un très mauvais souvenir.
Maintenant que le calme était revenu, que le professeur Grayce était devenu directrice de Poudlard et qu'Arseni Stoyanov avait pris la tête du Ministère, ses enquêtes avec Ambre n'avaient plus lieu d'être. Aujourd'hui, les deux amies se retrouvaient une dernière fois pour faire un peu de rangement, et remonter les quelques affaires qu'elles avaient amenées dans leur repère secret.
Madeleine regarda l'heure et se leva. Il était temps. Elle passa en silence dans la salle de bain pour se préparer, puis se rendit dans les toilettes des filles du deuxième étage : les fameux toilettes de Mimi Geignarde. Ambre était déjà là.
« Ah c’est toi ! J’ai eu peur que ce soit une autre fille… D’où le fait que je me lave les mains… »
Madeleine sourit et la salua. Elle ferma la porte derrière elle d'un Collaporta et les deux filles se placèrent côte à côte face aux robinets.
« Prête pour un dernier tour là-bas ? » lui demanda Ambre.
« Prête! » répondit simplement la préfète en sortant sa baguette, ne sachant pas trop quoi répondre d'autre.
Visant le petit serpent qui s'enroulait autour du robinet leur faisant face, la jeune gryffone prononça l'incantation mise au point spécialement pour elles :
« Serpenvita! »
Les lavabos s'écartèrent, laissant apercevoir un énorme trou circulaire à l'endroit où ils se tenaient quelques instant plus tôt. Finalement, l'un des lavabos s'enfonça dans le sol, leur dégageant le passage. Quelle émotion la jeune fille avait ressenti la première fois qu'elle avait assisté à ce spectacle ! Maintenant elle y était habituée, mais il lui manquerait.
Elle s'avança au bord du trou, contempla l'obscurité qui s'étendait sous ses pieds et lança :
« Comment je vais faire pour me passer de ce saut dans le vide hebdomadaire ? »
Elle avait effectivement pris goût à cette sensation d'apesanteur due à la chute et à l'obscurité, à la sensation de l'adrénaline dans ses veines à chaque fois qu'elle s'apprêtait à sauter. Souriant et bien décidée à profiter une dernière fois de cette sensation unique, Madeleine prit son élan, et sauta au milieu du trou, adressant en souriant un V de la victoire de la main à son amie.
Arrivée en bas, elle attendit Ambre, puis les deux sorcières allèrent rejoindre la Chambre en elle-même, ancienne demeure du Basilic, où elles avaient pris leur petites habitudes.
Madeleine s'affala sur un pouf (elles l'avaient un peu meublée la Chambre… le carrelage noir et froid, c'était pas trop leur truc) et soupira :
« Au début, ces sculptures me faisaient carrément flippée, mais maintenant, j'ai pas envie de les laisser. »
Elle contemplait les nombreuses sculptures de serpents qui parsemaient la salle, et surtout la plus grande, celle qui, jadis, avait contenu le Basilic.
« Bon, on s'y met ? » demanda Madeleine en commençant à ramasser les papiers devant elles. Il allait leur falloir tout rassembler puis remonter ses documents au professeur Grayce. Ensuite, elle devrait s'occuper des quelques meubles.
Aujourd'hui, c'était la dernière fois qu'elle rejoindrait Ambre dans ces toilettes inhospitaliers. Leur aventure prenait fin. Madeleine repensa au tout début, quand l'ancien directeur, Andrew Gardner, un homme d'apparence sympathique, lui avait permis d'enquêter, avec celle qui allait devenir une de ses plus proches amies, sur les événements qui secouaient l'école depuis l'année précédente. Toute la mise en scène et les flatteries agencées par le professeur l'avait agacée à l'époque… elle devait découvrir plus tard qu'il n'était pas l'homme entièrement dévoué à la protection de l'école et à son bien en général qu'il prétendait être. Il y a quelques semaines, l'école s'était embrasée, et c'était Gardner qui avait réprimé violemment la rébellion, enfermant dans les sous-sols de Poudlard les dissidents. Madeleine avait été de ces derniers et elle en gardait un très mauvais souvenir.
Maintenant que le calme était revenu, que le professeur Grayce était devenu directrice de Poudlard et qu'Arseni Stoyanov avait pris la tête du Ministère, ses enquêtes avec Ambre n'avaient plus lieu d'être. Aujourd'hui, les deux amies se retrouvaient une dernière fois pour faire un peu de rangement, et remonter les quelques affaires qu'elles avaient amenées dans leur repère secret.
Madeleine regarda l'heure et se leva. Il était temps. Elle passa en silence dans la salle de bain pour se préparer, puis se rendit dans les toilettes des filles du deuxième étage : les fameux toilettes de Mimi Geignarde. Ambre était déjà là.
« Ah c’est toi ! J’ai eu peur que ce soit une autre fille… D’où le fait que je me lave les mains… »
Madeleine sourit et la salua. Elle ferma la porte derrière elle d'un Collaporta et les deux filles se placèrent côte à côte face aux robinets.
« Prête pour un dernier tour là-bas ? » lui demanda Ambre.
« Prête! » répondit simplement la préfète en sortant sa baguette, ne sachant pas trop quoi répondre d'autre.
Visant le petit serpent qui s'enroulait autour du robinet leur faisant face, la jeune gryffone prononça l'incantation mise au point spécialement pour elles :
« Serpenvita! »
Les lavabos s'écartèrent, laissant apercevoir un énorme trou circulaire à l'endroit où ils se tenaient quelques instant plus tôt. Finalement, l'un des lavabos s'enfonça dans le sol, leur dégageant le passage. Quelle émotion la jeune fille avait ressenti la première fois qu'elle avait assisté à ce spectacle ! Maintenant elle y était habituée, mais il lui manquerait.
Elle s'avança au bord du trou, contempla l'obscurité qui s'étendait sous ses pieds et lança :
« Comment je vais faire pour me passer de ce saut dans le vide hebdomadaire ? »
Elle avait effectivement pris goût à cette sensation d'apesanteur due à la chute et à l'obscurité, à la sensation de l'adrénaline dans ses veines à chaque fois qu'elle s'apprêtait à sauter. Souriant et bien décidée à profiter une dernière fois de cette sensation unique, Madeleine prit son élan, et sauta au milieu du trou, adressant en souriant un V de la victoire de la main à son amie.
Arrivée en bas, elle attendit Ambre, puis les deux sorcières allèrent rejoindre la Chambre en elle-même, ancienne demeure du Basilic, où elles avaient pris leur petites habitudes.
Madeleine s'affala sur un pouf (elles l'avaient un peu meublée la Chambre… le carrelage noir et froid, c'était pas trop leur truc) et soupira :
« Au début, ces sculptures me faisaient carrément flippée, mais maintenant, j'ai pas envie de les laisser. »
Elle contemplait les nombreuses sculptures de serpents qui parsemaient la salle, et surtout la plus grande, celle qui, jadis, avait contenu le Basilic.
« Bon, on s'y met ? » demanda Madeleine en commençant à ramasser les papiers devant elles. Il allait leur falloir tout rassembler puis remonter ses documents au professeur Grayce. Ensuite, elle devrait s'occuper des quelques meubles.
Reducio
Désolée pour ce piètre RPG 
Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
9 juin 2015, 12:06
Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres...
Un long frisson s’empara de la troisième année. Aujourd’hui était bel et un bien le jour où elles allaient refermer un chapitre. Allaient-elles en rouvrir un autre ? Est-ce que quelqu’un d’autre qu’elles en avait l’intention ? Seul l’avenir pourrait leur dire. Pour l’instant, il fallait qu’elle profite de ces derniers instants.
Ambre laissa sa camarade s’occuper de l’ouverture du passage qui les mènerait là où elles désiraient se rendre : dans la Chambre des Secrets. Une fois les lavabos écartés grâce au sortilège que Madeleine venait de lancer, une voie, ou plutôt un trou, s’ouvrit devant elles. La Gryffondor s’approcha du trou et lança à la rouquine :
« Comment je vais faire pour me passer de ce saut dans le vide hebdomadaire ? »
Avant même qu’Ambre ait pu lui répondre, elle s’élança dans le vide. Sa dernière remarque ne manqua pas de faire sourire la troisième année. Elle se rappellera toujours de la première chose à laquelle elle avait pensé en découvrant le trou qui menait à la Chambre des Secrets : « Mais il est complètement zinzin le Gardner, j’suis sûre que ya rien pour amortir notre chute en plus ». C’était donc avec le cœur battant à plein régime qu’elle s’était élancée la première fois dans le vide, avant d’être retenue par un sortilège de lévitation à quelques centimètres du sol. Il faut également savoir que sa chute avait été accompagnée d’un long hurlement composé ça et là de petites injures envers le directeur de l’époque. Mais censurons le contenu de ces propos, il vaut mieux. N’empêche qu’elle avait eu raison sur un point : il n’y avait rien pour amortir la chute, juste un sortilège pour la stopper, nuance. Mais retournons à nos moutons, ou plutôt à nos deux déménageuses.
Tout en se remémorant sa première descente à la Chambre, la troisième année avait rejoint sa camarade et se trouvait maintenant dans la Chambre, affalée dans un pouf à côté de Madeleine :
« Au début, ces sculptures me faisaient carrément flippée, mais maintenant, j'ai pas envie de les laisser. »
Ambre tourna la tête en direction des sculptures dont parlait Madeleine. Elle, elle les avait aimés dès le premier jour.
« Moi j’les trouve plutôt cools ! Ça change des dortoirs douillets de Poufsouffle ! »
Elle termina sa remarque en rigolant. On lui avait déjà dit quelque fois qu’elle n’avait rien à voir avec les Poufsouffle, dans certaines situations. Elle doutait fortement que ses camarades préféreraient la Chambre des Secrets à leur dortoir. Pourtant, pour elle, c’était le cas. Elle sortie de ses pensées en entendant le bruit d’un froissement de papier et la voix de Madeleine par-dessus :
« Bon, on s'y met ? »
S’étirant dans le pouf, Ambre lâcha dans un bâillement :
« C’est parti mon kiki ! »
Elle se leva brusquement et alla se mettre en face de Madeleine, les mains dans les papiers. Le nombre de papiers était impressionnant. Le nombre de fautes sur les notes qu’Ambre avaient écrites l’était également. Après avoir fait une petite pile de document, elle s’adressa à Madeleine :
« Qu’est-ce que Miss Grayce va bien pouvoir faire avec ses documents ? Tu penses qu’elle va les brûler ? »
Ambre laissa sa camarade s’occuper de l’ouverture du passage qui les mènerait là où elles désiraient se rendre : dans la Chambre des Secrets. Une fois les lavabos écartés grâce au sortilège que Madeleine venait de lancer, une voie, ou plutôt un trou, s’ouvrit devant elles. La Gryffondor s’approcha du trou et lança à la rouquine :
« Comment je vais faire pour me passer de ce saut dans le vide hebdomadaire ? »
Avant même qu’Ambre ait pu lui répondre, elle s’élança dans le vide. Sa dernière remarque ne manqua pas de faire sourire la troisième année. Elle se rappellera toujours de la première chose à laquelle elle avait pensé en découvrant le trou qui menait à la Chambre des Secrets : « Mais il est complètement zinzin le Gardner, j’suis sûre que ya rien pour amortir notre chute en plus ». C’était donc avec le cœur battant à plein régime qu’elle s’était élancée la première fois dans le vide, avant d’être retenue par un sortilège de lévitation à quelques centimètres du sol. Il faut également savoir que sa chute avait été accompagnée d’un long hurlement composé ça et là de petites injures envers le directeur de l’époque. Mais censurons le contenu de ces propos, il vaut mieux. N’empêche qu’elle avait eu raison sur un point : il n’y avait rien pour amortir la chute, juste un sortilège pour la stopper, nuance. Mais retournons à nos moutons, ou plutôt à nos deux déménageuses.
Tout en se remémorant sa première descente à la Chambre, la troisième année avait rejoint sa camarade et se trouvait maintenant dans la Chambre, affalée dans un pouf à côté de Madeleine :
« Au début, ces sculptures me faisaient carrément flippée, mais maintenant, j'ai pas envie de les laisser. »
Ambre tourna la tête en direction des sculptures dont parlait Madeleine. Elle, elle les avait aimés dès le premier jour.
« Moi j’les trouve plutôt cools ! Ça change des dortoirs douillets de Poufsouffle ! »
Elle termina sa remarque en rigolant. On lui avait déjà dit quelque fois qu’elle n’avait rien à voir avec les Poufsouffle, dans certaines situations. Elle doutait fortement que ses camarades préféreraient la Chambre des Secrets à leur dortoir. Pourtant, pour elle, c’était le cas. Elle sortie de ses pensées en entendant le bruit d’un froissement de papier et la voix de Madeleine par-dessus :
« Bon, on s'y met ? »
S’étirant dans le pouf, Ambre lâcha dans un bâillement :
« C’est parti mon kiki ! »
Elle se leva brusquement et alla se mettre en face de Madeleine, les mains dans les papiers. Le nombre de papiers était impressionnant. Le nombre de fautes sur les notes qu’Ambre avaient écrites l’était également. Après avoir fait une petite pile de document, elle s’adressa à Madeleine :
« Qu’est-ce que Miss Grayce va bien pouvoir faire avec ses documents ? Tu penses qu’elle va les brûler ? »
« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
2 juil. 2015, 15:58
Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres...
Le regard de Madeleine courait sur le parchemin, lisant un mot par-ci par-là, afin de tenter d'en comprendre le sens pour trier la feuille. Après avoir laissé les papiers de côté pendant quelques temps, elle n'avait plus les documents, ni ses réflexions en tête et par moment, ses notes lui semblaient vraiment abstraites. Et comment s'y retrouver entre les différents commentaires rajoutés à l'arrache, là où il y avait de la place, des fois en pattes de mouche, la plupart du temps écrits de travers. Chaque feuille était constellée de flèches, de mentions « cf » et de la référence à un autre bout de papier, ou plutôt de quelques mots ayant pour but initial de décrire une autre bout de papier : « référence » sous-entend une administration beaucoup plus ordonnée que celle des deux jeunes filles.
« Mes notes sont tellement bizarres qu'on dirait qu'elles sont codées ! » commenta Madeleine à voix haute tout en se demandant ce qu'elle avait bien pu vouloir dire par « 9ème : Gardner/Vanche, 3/12/20 ».
Finalement, après avoir tourné et retourné la feuille dans tous les sens elle l'ajouta à un tas. Elle saisissait une nouvelle feuille quand Ambre lui demanda :
« Qu’est-ce que Miss Grayce va bien pouvoir faire avec ses documents ? Tu penses qu’elle va les brûler ? »
Madeleine leva le nez et contempla tous les documents qui gisaient pêle-mêle, étrange mélange de manuscrits officiels et officieux, de notes d'écolières, de missives et compte-rendu historiques. Au milieu de tout ça, des piles bien nettes commençaient à se former, résultat du travail des deux sorcières.
Qu'est-ce que miss Grayce allait bien pouvoir faire de tout cela ? Toutes les recherches des demoiselles s'étaient accès sur l'énorme manuscrit que leur avait confié Andrew Gardner lorsqu'il leur avait proposé de fonder cet Ordre de Magie. La lecture de ce manuscrit avait poussé les jeunes filles à s'interroger, à récolter toujours plus de documents, à les croiser, pour, patiemment, reconstruire la vérité et tenter de s'orienter dans tout un pan du monde magique qui leur était jusqu'ici inconnu. Elles avaient récolté des documents à droite, à gauche, écrit des dizaines de lettres à des dizaines de personnes, sous couvert d'un exposé scolaire, pour obtenir de nouveaux témoignages. Leurs recherches étaient allées bien plus loin que ce que le professeur aurait souhaité et avaient poussé les jeunes filles à prendre part à la résistance le moment venu. L'importance de ce qui gisait là, sous leurs yeux, était considérable. Miss Grayce avait-elle au moins connaissance de l'ampleur du travail des deux élèves ? A quoi s'attendait-elle ? Dans quelle mesure était-elle au courant des plans du professeur Gardner ?
Madeleine répondit finalement :
« Je ne pense pas qu'elle les brûlera. Elle est du côté de l'école, je ne vois pas pourquoi elle détruirait tout ça. Ces documents ont une grande valeur historique. Je l'espère en tout cas. »
Une pensée venait de lui traverser l'esprit : ces parchemins ont certes une valeur historique mais sur des faits très récents. Ils contiennent un certain nombre d'infos pas forcément connues du public. S'ils tombaient entre de mauvaises mains, ils pourraient avoir une grande utilité à leur détenteur. Madeleine chassa cette pensée de son esprit. Si cela ne tenait qu'à elle, elle laissera tout ça ici, bien rangé dans un coin, et continuerai peut-être même les recherches : après tout, elles étaient loin d'avoir compris tout ce que le manuscrit de Mr Gardner contenait.
Madeleine plongea la main dans les documents éparpillés et en saisit un au hasard : c'était une enveloppe encore fermée. Elle lut l'expéditeur, et soudain, sa colère explosa :
« En fait, ça me ferait vraiment chi** que tout ça soit détruit. On y a passé des mois entiers ! Déjà que ça m'emme*** de devoir tout laisser tomber et le donner à miss Grayce. On n'a même pas fini ! Regarde, c'est la réponse de miss Cram, la propriétaire de La fine Baguette ! On n'a même pas eu le temps de la lire. »
D'un geste rageur, Madeleine balança l'enveloppe sur un tas mais celle-ci en glissa aussitôt. La préfète jura et se leva pour aller la ramasser avant de continuer son travail.
« Mes notes sont tellement bizarres qu'on dirait qu'elles sont codées ! » commenta Madeleine à voix haute tout en se demandant ce qu'elle avait bien pu vouloir dire par « 9ème : Gardner/Vanche, 3/12/20 ».
Finalement, après avoir tourné et retourné la feuille dans tous les sens elle l'ajouta à un tas. Elle saisissait une nouvelle feuille quand Ambre lui demanda :
« Qu’est-ce que Miss Grayce va bien pouvoir faire avec ses documents ? Tu penses qu’elle va les brûler ? »
Madeleine leva le nez et contempla tous les documents qui gisaient pêle-mêle, étrange mélange de manuscrits officiels et officieux, de notes d'écolières, de missives et compte-rendu historiques. Au milieu de tout ça, des piles bien nettes commençaient à se former, résultat du travail des deux sorcières.
Qu'est-ce que miss Grayce allait bien pouvoir faire de tout cela ? Toutes les recherches des demoiselles s'étaient accès sur l'énorme manuscrit que leur avait confié Andrew Gardner lorsqu'il leur avait proposé de fonder cet Ordre de Magie. La lecture de ce manuscrit avait poussé les jeunes filles à s'interroger, à récolter toujours plus de documents, à les croiser, pour, patiemment, reconstruire la vérité et tenter de s'orienter dans tout un pan du monde magique qui leur était jusqu'ici inconnu. Elles avaient récolté des documents à droite, à gauche, écrit des dizaines de lettres à des dizaines de personnes, sous couvert d'un exposé scolaire, pour obtenir de nouveaux témoignages. Leurs recherches étaient allées bien plus loin que ce que le professeur aurait souhaité et avaient poussé les jeunes filles à prendre part à la résistance le moment venu. L'importance de ce qui gisait là, sous leurs yeux, était considérable. Miss Grayce avait-elle au moins connaissance de l'ampleur du travail des deux élèves ? A quoi s'attendait-elle ? Dans quelle mesure était-elle au courant des plans du professeur Gardner ?
Madeleine répondit finalement :
« Je ne pense pas qu'elle les brûlera. Elle est du côté de l'école, je ne vois pas pourquoi elle détruirait tout ça. Ces documents ont une grande valeur historique. Je l'espère en tout cas. »
Une pensée venait de lui traverser l'esprit : ces parchemins ont certes une valeur historique mais sur des faits très récents. Ils contiennent un certain nombre d'infos pas forcément connues du public. S'ils tombaient entre de mauvaises mains, ils pourraient avoir une grande utilité à leur détenteur. Madeleine chassa cette pensée de son esprit. Si cela ne tenait qu'à elle, elle laissera tout ça ici, bien rangé dans un coin, et continuerai peut-être même les recherches : après tout, elles étaient loin d'avoir compris tout ce que le manuscrit de Mr Gardner contenait.
Madeleine plongea la main dans les documents éparpillés et en saisit un au hasard : c'était une enveloppe encore fermée. Elle lut l'expéditeur, et soudain, sa colère explosa :
« En fait, ça me ferait vraiment chi** que tout ça soit détruit. On y a passé des mois entiers ! Déjà que ça m'emme*** de devoir tout laisser tomber et le donner à miss Grayce. On n'a même pas fini ! Regarde, c'est la réponse de miss Cram, la propriétaire de La fine Baguette ! On n'a même pas eu le temps de la lire. »
D'un geste rageur, Madeleine balança l'enveloppe sur un tas mais celle-ci en glissa aussitôt. La préfète jura et se leva pour aller la ramasser avant de continuer son travail.
Reducio
Désolée pour le retard. 
Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
31 oct. 2015, 10:43
Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres...
Ambre n’était vraiment pas douée pour le rangement. Il n’y avait qu’à voir sa chambre, chez elle, chez ses parents. Heureusement qu’elle n’y était que pendant les vacances, et encore pas toute, sinon elle ne sait vraiment pas comment elle pourrait encore accéder à son lit… C’était déjà le parcours du combattant lorsqu’elle n’était chez elle que depuis quelques jours… Des feuilles un peu partout, des livres, des vêtements… Sa mère avait beau lui répéter encore et toujours de ranger sa chambre, elle n’y arrivait pas. Et ce n’était pas faute d’essayer ! Mais à chaque fois son attention était attirée par un quelconque dessin, un quelconque livre, et tout ses faits et gestes s’arrêtaient pour contempler ce qu’elle venait de trouver. Résultat des courses, en deux heures de rangement il n’y avait qu’un pauvre livre remit à sa place sur une étagère. Pas très glorieux il faut l’avouer…
« Je ne pense pas qu'elle les brûlera. Elle est du côté de l'école, je ne vois pas pourquoi elle détruirait tout ça. Ces documents ont une grande valeur historique. Je l'espère en tout cas. »
Relevant la tête, elle aperçut sa camarade les yeux rivés sur les nombreux documents, feuilles et parchemins qui parsemaient la table. *Une valeur historique…* En imaginant que ces documents avaient effectivement une valeur historique dans le monde des sorciers, une boule se forma dans La gorge de la Poufsouffle. Il y avait toujours une chose qu’elle ne comprenait pas. Pourquoi demander à des élèves de s’occuper de ce genre de chose ? Si c’était aussi important que ce que Madeleine pensait, pourquoi donner cette tâche à de pauvres gamines comme elles ? En même temps… En même temps quand on y repensait c’était plutôt logique… N’oublions pas qu’Andrew Gardner était un traitre… Donner une ‘’mission’’ aussi importante à des adultes auraient pu attirer leur attention. Le contenu des recherches auraient forcément attiré leur attention. Alors que des fillettes comme Madeleine et Ambre… C’était leur directeur après tout, pourquoi auraient-ils voulu leur faire du mal ?
En y repensant, la rouquine poussa un long soupire. Se faire manipuler de la sorte, dans l’ultime espoir de pouvoir oublier ce qu’il s’était passé lors de ses deux premières années au château et ne plus avoir de cauchemars… Foutaise, cet Andrew Gardner, sous ses airs bienveillants n’était vraiment qu’un pauvre traitre…
« En fait, ça me ferait vraiment chi** que tout ça soit détruit. On y a passé des mois entiers ! Déjà que ça m'emme*** de devoir tout laisser tomber et le donner à miss Grayce. On n'a même pas fini ! Regarde, c'est la réponse de miss Cram, la propriétaire de La fine Baguette ! On n'a même pas eu le temps de la lire. »
Arrachée à ses pensées, la troisième année sursauta en entendant la voix de Madeleine aussi énervée. *Miss Cram… Miss Cram… Qui c’est celle-là ?...* Tout en essayant de se rappeler de cette personne, la jeune Poufsouffle observait la lettre toujours fermée, que Madeleine redéposa sur une pile de document avant de se remettre à trier les autres documents.
Avant qu’elle ne mette quoi que ce soit par-dessus cette fameuse lettre, Ambre tendit le bras et attrapa la lettre. Elle la regarda attentivement, lut elle-même l’expéditeur et la tendit à Madeleine lui disant d’un ton assuré :
« Ouvre-la. »
Madeleine allait sûrement la prendre pour une folle, leur travail était pourtant terminé, le professeur, si l’on pouvait encore l’appeler comme ça, Gardner avait été jugé comme traitre, pourquoi continuer ce travail dans ce cas ? Tout simplement car comme l’avait dit si justement la Gryffondor, leur travail avait peut-être une valeur historique. Et puis…
« On perd rien à ouvrir cette lettre non ? »
« Je ne pense pas qu'elle les brûlera. Elle est du côté de l'école, je ne vois pas pourquoi elle détruirait tout ça. Ces documents ont une grande valeur historique. Je l'espère en tout cas. »
Relevant la tête, elle aperçut sa camarade les yeux rivés sur les nombreux documents, feuilles et parchemins qui parsemaient la table. *Une valeur historique…* En imaginant que ces documents avaient effectivement une valeur historique dans le monde des sorciers, une boule se forma dans La gorge de la Poufsouffle. Il y avait toujours une chose qu’elle ne comprenait pas. Pourquoi demander à des élèves de s’occuper de ce genre de chose ? Si c’était aussi important que ce que Madeleine pensait, pourquoi donner cette tâche à de pauvres gamines comme elles ? En même temps… En même temps quand on y repensait c’était plutôt logique… N’oublions pas qu’Andrew Gardner était un traitre… Donner une ‘’mission’’ aussi importante à des adultes auraient pu attirer leur attention. Le contenu des recherches auraient forcément attiré leur attention. Alors que des fillettes comme Madeleine et Ambre… C’était leur directeur après tout, pourquoi auraient-ils voulu leur faire du mal ?
En y repensant, la rouquine poussa un long soupire. Se faire manipuler de la sorte, dans l’ultime espoir de pouvoir oublier ce qu’il s’était passé lors de ses deux premières années au château et ne plus avoir de cauchemars… Foutaise, cet Andrew Gardner, sous ses airs bienveillants n’était vraiment qu’un pauvre traitre…
« En fait, ça me ferait vraiment chi** que tout ça soit détruit. On y a passé des mois entiers ! Déjà que ça m'emme*** de devoir tout laisser tomber et le donner à miss Grayce. On n'a même pas fini ! Regarde, c'est la réponse de miss Cram, la propriétaire de La fine Baguette ! On n'a même pas eu le temps de la lire. »
Arrachée à ses pensées, la troisième année sursauta en entendant la voix de Madeleine aussi énervée. *Miss Cram… Miss Cram… Qui c’est celle-là ?...* Tout en essayant de se rappeler de cette personne, la jeune Poufsouffle observait la lettre toujours fermée, que Madeleine redéposa sur une pile de document avant de se remettre à trier les autres documents.
Avant qu’elle ne mette quoi que ce soit par-dessus cette fameuse lettre, Ambre tendit le bras et attrapa la lettre. Elle la regarda attentivement, lut elle-même l’expéditeur et la tendit à Madeleine lui disant d’un ton assuré :
« Ouvre-la. »
Madeleine allait sûrement la prendre pour une folle, leur travail était pourtant terminé, le professeur, si l’on pouvait encore l’appeler comme ça, Gardner avait été jugé comme traitre, pourquoi continuer ce travail dans ce cas ? Tout simplement car comme l’avait dit si justement la Gryffondor, leur travail avait peut-être une valeur historique. Et puis…
« On perd rien à ouvrir cette lettre non ? »
Reducio
Excuse moi pour cet énorme retard !
Reducio
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« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons