Erreur de destinataire PV

Abby dévalait les escaliers, nerveuse et fébrile, un grand sourire aux lèvres. Enfin ! Après des mois d’attente, elle allait enfin parvenir à son but, et la clé de tout ceci était soigneusement rangée dans son vieux sac en toile, celui-là même qui lui battait les hanches au gré de ses sauts. Difficile de manquer cette gamine excitée qui bondissait de marche en marche et manquait de se casser la figure tous les trois pas, mais rares étaient les élèves restés au château, et c’est sans problème qu’elle atteignit les toilettes des filles.

Comme elle l’avait escompté, il n’y avait personne entre les cabines et les lavabos et elle esquissa quelques pas de danse sur le carrelage. Oui, Abby était vraiment de très bonne humeur, et la raison en était toute simple : ce jour-là était celui de la sortie à Pré-au-Lard, et elle comptait bien en profiter. Qu’importait qu’elle n’ait que douze ans, grâce à Haley et à sa super carte elle était enfin en mesure de découvrir ce village qu’on lui avait tant vanté. Elle ne savait pas ce qu’il lui tardait plus de visiter : la boutique de bonbons Honeydukes, le pub des Trois Balais, le magasin Zonko, Scribenpenne… ? Peut-être même irait-elle jeter un coup d’œil à la Cabane Hurlante, la maison la plus hantée de Grande-Bretagne ! Oui, Céleste serait sûrement d’accord. Car c’était bien sa cousine que la petite Gryffondor attendait, adossée à la tuyauterie. Elle avait été vague pour lui faire la surprise : Samedi RDV 10h30 dans les toilettes du premier étage, titrait le message qu’elle avait rapidement signé A. La Serdaigle n’allait pas en revenir, lorsqu’Abby sortirait fièrement sa carte avant d’emprunter le passage secret de la Sorcière Borgne.

10h30. Abby se mordit la lèvre. Elle avait l’habitude des légendaires retards de Céleste, et elle avait prévu large, mais impatiente qu’elle était elle ne tenait plus en place. Et puis, Haley avait bien dit que le passage secret n’était pas un raccourci et qu’elles mettraient du temps avant d’enfin atteindre le village mythique. Pour profiter de cette belle journée, elles devaient s'assurer de partir tôt, et en toute discrétion. La petite fille s'était bien assurée de garder son projet secret et ni Kaeyann qui avait pourtant toute sa confiance, ni Ana sa voisine de lit ou même Amaëlle, complice et amie de toujours, n'étaient au courant. Si elle ne lui en avait soufflé mot, Haley devait s'en douter : après tout, il était tout naturel de vouloir essayer sa nouvelle acquisition à la première occasion. Du fond du cœur, la petite remerciait son aînée qui était devenue pour elle l'objet d'une vénération sans limite.

Enfin, la porte s'ouvrit, mais le sourire qui fleurissait déjà sur les lèvres d'Abby se fana très vite : la jeune sorcière qui entra n'était pas blonde, mais brune ; en outre elle était beaucoup plus grande que Céleste qui avait la taille d'un lutin de Cornouailles (et le caractère en prime). En fait, il y avait quelque chose dans ses traits qui lui rappelaient quelqu'un, mais elle ne savait plus qui. Et puis la mémoire lui revint : elles avaient des cours en communs, bien qu'elle ne se souvienne pas de sa Maison. Enfin, quelle qu'elle soit sa présence gênait la petite Galloise qui ne pourrait décemment pas exposer son projet top-secret à sa cousine avec une intruse dans les parages. Il fallait simplement espérer que la demoiselle ne resterait pas longtemps.

Mais au lieu de rejoindre une cabine ou un lavabo, elle restait plantée sur son bout de carrelage, immobile. Et Céleste qui n'arrivait pas ! Dévisageant sans aménité la malheureuse fillette (qui la dépassait de cinq bons centimètres), Abby lui lança, glaciale :


« Dis-moi, tu as l’intention de camper ici ? Si tu n'utilises pas ces toilettes, qu'est-ce que tu fais là ? Pour un brin de causette, c'est à l'étage du dessus qu'il faut s'adresser. »

Avec le bon ton, même la remarque la plus anodine peut paraître cinglante, or si Abby n'avait pas une répartie impressionnante, elle avait le ton.


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Comme ce RPG a été prévu durant la première année d'Abigail, je me place donc à cette époque pour une histoire de concordance :)

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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Erreur de destinataire PV
Debout devant la porte des toilettes des filles, immobile telle une statue les yeux rivés sur la porte et la main en suspend juste au-dessus de la poignée, voilà à quoi ressemblait Elena à cet instant. Elle avait déjà longuement réfléchit à la situation, mais elle n'avait toujours pas prit sa décision. Entrer ou ne pas entrer? Là était toute la question! *Est-ce vraiment une bonne idée? Je devrais faire demi-tour... Non, je dois savoir*
Remontons légèrement le temps pour comprendre tout cela...


Le matin même, elle s'était levée alors que le soleil pointait à peine le bout de son nez. Elle était sortie de son lit sans un bruit, avait prit ses affaires et s'était dirigée dans la salle de bain aussi silencieuse qu'un fantôme. Du moins, un fantôme muet parce qu'Elie avait put constater qu'ils étaient tous très bavard, ayant tous des tas d'histoires à raconter (pour ceux qu'elle avait rencontrer). C'est quand elle revint dans le dortoir qu'elle s’aperçut qu'il y avait quelque chose sur son lit. Elle s'approcha en regardant vaguement les autres filles du dortoir qui dormaient toujours à point fermé.
Une lettre. Toute simple sans nom ni adresse, ni aucun autre signe particulier. Elena saisit son sac et partit dans la salle commune afin d'être tranquille et ne pas déranger les autres. Il n'y avait personne d'autre qu'elle dans la pièce, et elle en profita pour s'assoir au plus prêt de la cheminée, laissant les flammes la réchauffée. Elle ouvrit enfin la petite enveloppe et en ressortit une petite feuille de parchemin où il était écrit :
Samedi RDV 10h30 dans les toilettes du premier étage
A.

Et rien d'autre. Directement, Elena se méfia. Elle s'était déjà faites avoir par une lettre anonyme, et s'était retrouvée enfermée dans le parc avec Tessa et Kaeyann. Oui, enfermée dans le parc, on dirait un gros mensonge, et pourtant c'était vrai! Et la fillette n'en avait pas gardé un bon souvenir. Cette fois pourtant, la lettre était signée A. Etait-ce pour Anonyme? Elena rejeta la tête en arrière et regarda le plafond en réfléchissant. Chez les Serdaigle, il y avait deux personnes dont le prénom commençait par cette lettre. Elle pensa immédiatement à son amie Ariana, puis à Alyce la préfète. Aucun autre nom ne lui vint en mémoire, elle ne connaissait pas vraiment ceux des autres maisons. De toute façon, ce ne pouvait être ses camarades Serdaigle, car les deux seraient venues lui parler plutôt que de lui laisser une lettre.

C'est donc après une grande hésitation qu'Elena descendit les escaliers après 10h20. Au bout de quelques marches pourtant, elle changea d'avis et commença à remonter. Puis, une fois en haut des marches, elle décida finalement de descendre, avant de s'arrêter et de monter à nouveau. Ce petit manège dura jusqu'à ce qu'elle atteigne enfin la porte des toilettes des filles, sous les yeux hilares des quelques élèves présents. Il lui fallut une dizaine de minutes pour atteindre sa destination, et au moins cinq de plus encore pour se décider enfin à ouvrir cette porte.
*Par Merlin Elie soit un peu plus courageuse et confiante*

Une fois à l'intérieur, Elie se glissa sur un côté non loin de la porte et ne bougea plus. Elle regarda vaguement la pièce, étant déjà venue plusieurs fois elle connaissait les lieux. Une chose pourtant était différente de la dernière fois : c'était cette fillette présente au milieu des toilettes qui la regardait comme si elle allait l’agresser. Ce qui fût effectivement le cas :


« Dis-moi, tu as l’intention de camper ici ? Si tu n'utilises pas ces toilettes, qu'est-ce que tu fais là ? Pour un brin de causette, c'est à l'étage du dessus qu'il faut s'adresser. »

A son tour, Elie regarda l'inconnue, contrariée. Mais qui était donc cette fille qui se permettait d’agresser les gens comme ça? Elena plongea ses yeux couleur d'orage dans ceux vert de la jeune fille, engageant ainsi une "guerre du regard" comme disait sa mère.


"Et toi alors? Que je saches ces toilettes ne te sont pas réservées, il y en à d'autres ailleurs si tu veux juste te planquer. Je camperais autant que je veux, tant que la personne que j'attends n'est pas arrivée."

Tremblante de colère, Elie redressa la lanière de son sac sur son épaule et sortit de sa poche de pantalon la lettre soigneusement pliée qu'elle avait reçue le matin même. Elle n'avait aucunement l'intention de la montrée à la fillette aux cheveux châtains qui l'avait énervée, mais c'était juste pour relire le lieux du rendez-vous. Avec un peu de chance, elle se serait trompée et pourrait sortir d'ici. Mais elle avait peut d'espoir d'avoir mal lu, car elle avait vérifié le parchemin plusieurs fois déjà.


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Désolée pour le retard

«Je crois que, lorsque vous avez de grands rêves, vous attirez d’autres grands rêveurs» – Dr Robert H. Schuller
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Abby pinça les lèvres. Cette fille lui était curieusement familière, bien qu'elle soit certaine de ne lui avoir jamais parlé. Elle s'appelait... Storm ? Bonstorm ? Non, Bonsorm. Impossible de se souvenir de sa Maison par contre, quoi que ce ne fut pas le problème.

« Et toi alors ? » répliqua l'inconnue plus si inconnue que ça avec un regard glacial. « Que je sache ces toilettes ne te sont pas réservées, il y en a d'autres ailleurs si tu veux juste te planquer. Je camperais autant que je veux, tant que la personne que j'attends n'est pas arrivée. »

Ben tiens ! Et puis pendant qu'on y était, elles allaient se rendre à Pré-au-Lard ensemble aussi ? Au fond, la fille n'avait rien fait de mal, mais Abigail ne pouvait s'empêcher de penser que Fortuna la laissait bien de côté ces temps-ci. Et cette journée était spéciale ; elle ne pouvait décidément pas laisser passer l'occasion et reporter son escapade à plus tard. Il lui fallait se débarrasser de l'intruse avant que Céleste n'arrive... ou alors que Céleste arrive et qu'elles puissent quitter l'endroit en vitesse. Toute agressive qu'elle soit ce jour-là, Abby n'aimait pas les conflits.

Avec l'envie pressante de s'arracher les cheveux, la petite Gryffondor jeta un coup d’œil vers la porte pour la soixante-dix-huitième fois en trois minutes et se retint de se prendre la tête dans les mains. Combien de temps son indisciplinée cousine allait-elle encore la faire attendre ? Elle avait beau adorer Céleste, ce n'était souvent pas l'envie de la maudire qui lui manquait. Sauf que bon, sa maman le lui avait répété, les malédictions étaient aussi imprévisibles que dangereuses et il ne fallait pas jouer avec.

Point sur la situation : Céleste allait arriver d'une minute à l'autre (du moins, elle l'espérait) et l'autre première année squattait toujours les toilettes. Cerise sur le gâteau, la demoiselle avait rendez-vous, ce qui signifiait que quelqu'un d'autre allait se pointer ; dans ces conditions, impossible de montrer la carte à sa cousine. Abby se demanda pourquoi elle n'avait pas préféré les toilettes de Mimi Geignarde, un étage au-dessus. Malgré la présence du fantôme qui s'en était autoproclamée locataire à l'année, sans loyer à payer qui plus est (par le boursouf rose de Marinette la Cruelle, une super bonne affaire !), elles auraient été tranquilles ; et en plus, c'était plus proche de leurs Salles Communes respectives. Tandis que là, elle se retrouvait coincée entre les lavabos en compagnie d'une demoiselle aussi agréable et bavarde qu'un robinet.

Réprimant un gros soupir, elle se tourna vers ladite demoiselle qui avait sorti un petit morceau de parchemin froissé et semblait plongée dans sa lecture. Un instant, elle eut un drôle de pressentiment qu'elle étouffa vite fait : puisque le côté cinglant n'avait pas marché, place à la diplomatie. Cachez l'artillerie, on sort le drapeau blanc.

« Écoute Bonsorm... » commença-t-elle en cherchant l'inspiration dans une fissure qui courait sur le mur. « J'ai vraiment besoin que les toilettes soient libres. Je... J'attends quelqu'un, moi aussi, et je... bref, est-ce que tu pourrais partir, s'il te plaît ? »

Elle adressa un sourire éblouissant d’innocence à la jeune fille et ajouta comme pour tuer dans l’œuf toute tentative de dialogue pacifique :

« Parce qu'on ne peut pas dire que tu sois très à l'aise ici. Tu es sûre qu'on t'a donné rendez-vous dans ces toilettes ? T’as l'air plutôt paumée pour être honnête. »

Là, elle n'avait plus qu'à se cogner la tête contre un mur en attendant l'explosion, si explosion il y avait. Et dire qu'elle allait passer les six prochaines années dans la même classe qu'une fille qu'elle avait délibérément provoquée ...!


Reducio
On ne peut pas dire que l'improvisation réussisse à Abby. Je m'excuse sincèrement pour mon odieux retard.


Reducio
Ce RPG a été bloqué car n'ayant pas reçu de réponse depuis plus de 6 mois. Pour demander sa ré-ouverture, vous pouvez contacter vos préfets ou professeurs.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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