14 déc. 2015, 09:14
Huit jours moins un
Reducio
PV une certaine Serdaigle de 7ème année, ou PV la plus jolie Serdaigle de 7ème année ne passait pas, désolée.
« ...et tu savais que le préfet de Poufsouffle, là... »
Les toilettes et les filles, c'était une grande histoire d'amour. Et puisque si vous lisez ça, c'est que vous êtes une fille (ou alors assez riche pour vous payer la dernière version de la cape d'invisibilité, anti radars et autres sorts d'apparition), vous me l'accorderez bien volontiers. Pour 90% de la gent féminine, c'était un lieu incontournable et particulièrement pittoresque avec ses miroirs pris d'assauts par des hordes d'apprenties sorcières, le bourdonnement sonore de ses bavardages incessants, ses taches d'encre sur le carrelage dues à on ne savait quoi et les lézardes qui couraient ses murs. Bref, vous l'aurez compris, les toilettes des filles de Poudlard pouvaient rivaliser de fréquentation avec l'infirmerie.
« Bricou ? »
Et Abigail ne faisait pas exception. La fillette n'était pas là pour une quelconque farce (le lancer de bombabouses lui donnait de l'urticaire), un rendez-vous manqué (elle avait suffisamment donné), ou une bataille d'eau (avec les températures actuelles, c'était plus que déconseillé). Pour tout vous dire, elle se... lavait les mains. Activité ô combien passionnante. Sérieusement, vous n'imaginez pas à quel point.
« Oui, lui ! Eh bien, il paraît qu'il a invité Nelly au bal. »
Elle se lavait les mains, disais-je, depuis moins d'une demie-seconde, et ce avec l'idée qu'il lui restait encore beaucoup de demie-secondes avant que ne sonne la grande horloge, tout en haut de la tour, annonçant par-là même la fin de la récréation, lorsqu'on poussa la porte des toilettes. Vu le nombre de filles qui gloussaient entre deux lavabos (parce que l'intercours était toujours la pause privilégiée pour se remaquiller, discuter avec les copines, commenter le sourire craquant du professeur Ainsworth ou recopier les devoirs de Sortilèges en vitesse), elle n'y prêta pas une grande attention, focalisée sur quelque chose d'autrement plus important : les ragots qui couraient, se faufilaient, sautaient, volaient, atterrissaient avec une grâce immatérielle d'oreille en oreille et soufflaient l'information jusqu'au cerveau. Et les ragots, ce matin-là, comme tous les matins depuis le 17 novembre, étaient particulièrement intéressant puisqu'ils parlaient du bal, du thème du bal, des couples du bal, des animations du bal, des tenues du bal, de l'heure du bal, ou autre élément d'une importance capitale mais toute relative ayant rapport au bal.
« Nelly ? Tu veux dire, Amaëlle Nelly, de Serpentard ? La préfète-en-chef ? Il était pas amoureux d'Elina, lui ? Et puis, j'avais entendu qu'il espérait tenter sa chance avec Minos, de Serdaigle. »
La notion de relativité s'appliquait sans problème au temps. Par exemple, en une demie-seconde, elle avait appris que sa meilleure amie l'avait trahie (ce qu'elle savait déjà), que le préfet de Poufsouffle s'était pris un râteau (ce qu'elle supposait), et que la meilleure amie autoproclamée de sa meilleure amie avait versé un philtre d'amour dans le verre de son futur allié (ce qu'elle déduisait). Et elle n'avait même pas encore attrapé le savon, à encore 0,03 millimètres de ses doigts.
« Elle ne devait pas y aller avec Baxrendhel, la batteuse de Poufsouffle ? »
La demie-seconde laissa place à une autre, qui laissa elle-même place à une autre, et comme elle se frottait les mains le miroir refléta un visage qu'elle connaissait (assez) bien, et qui la dépassait d'une bonne tête. Au milieu de la queue des cabines et des élèves surexcitées, Abby adressa un sourire à l'image dans le miroir.
« Salut Meilla, comment tu vas ? »
Le sang avait du mal à partir. Abby frotta ses mains avec une légère frénésie, sans se départir de son sourire. Flippante, la gamine.
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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14 déc. 2015, 21:56
Huit jours moins un
Reducio
Moi je le trouve très bien comme ça le PV, pas de favoritisme

Meilla se trouvait dans les toilettes des filles du premier étage à un horaire où elle n'aimait pas s'y trouver. A 10 heures, cet endroit était plus prisé que la cour de Buckingham palace lors de l'annonce d'un nouvel héritier. La rouquine évitait donc dans la mesure du possible d'y aller en milieu de matinée, et quand elle ne pouvait se retenir, elle se débrouillait pour aller à un autre étage où moins de salles se croisaient. Cependant, elle avait fait une exception aujourd'hui après avoir reçu un hibou d'une certaine Gryffone avec qui elle avait partagé une table le temps d'une soirée très spéciale l'année précédente. Elle ne savait pas vraiment pourquoi lui avoir donné rendez-vous dans un endroit bondé, peut-être s'était-elle dit que ce serait plus facile de se donner rendez-vous ici, c'était au milieu des salles de cours, il y avait de grandes chances pour qu'elle passe par-là. A priori, elle voulait la remercier... Pour quoi? L'Abbyversaire surprise peut-être? Ne pouvait-elle pas le faire par hibou? La Serdaigle ne lui en aurait pas voulu. Enfin de toute manière, pour être certaine de la raison de sa présence ici, il fallait d'abord qu'elle retrouve Abby.
La septième année sortait d'un cours de Métamorphose (heureusement pour elle d'ailleurs parce qu'elle n'avait eu qu'un étage à descendre pour atteindre les toilettes) assez intéressant... Original surtout, ils n'avaient pas vraiment fait de pratique, se contentant plutôt de s'asseoir et de discuter de certaines choses. Les cours de Poudlard étaient fréquemment atypiques en réalité. Meilla se rappelait de ce cours de sortliège en première année où ils avaient fait une sorte de colin-maillard amélioré. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment les profs faisaient pour trouver des idées aussi ludiques pour les cours, c'était quand même assez impressionnant! Certes, il y avait toujours des cours plus théoriques, mais globalement il y avait toujours une part d'improvisation, de renouveau et de changement. Bref, tout cela pour dire que la jeune fille aimait toujours autant tous ces différents cours enseignés dans le château.
En entrant dans les toilettes des filles, la rouquine eut directement envie de faire demi-tour. Elle ne pouvait pas supporter d'entendre parler du bal, depuis des semaines et des semaines c'était le seul mot que les élèves avaient dans la bouche (et même les professeurs d'ailleurs! Meilla avait entendu des rumeurs qui disaient que certains y allaient ensemble...). Il y avait plusieurs raisons à cette aversion pour ce mot. Tout d'abord, la Serdaigle détestait quand un sujet était récurrent dans le château. Certes, un bal, c'était important, mais moins que le tournoi des trois sorciers alors elle ne comprenait pas pourquoi on en parlait autant. Ensuite, elle n'aimait pas tellement les bals. Elle s'était bien amusée lors du bal de la St Valentin, mais elle trouvait que l'ambiance était assez spéciale et elle avait trop l'impression de ne pas être elle-même pendant ce genre d'événement. En fait, elle n'était pas très à l'aise avec cela. Enfin, personne ne lui avait demandé d'être sa cavalière et elle se sentait un peu seule. Elle même n'irait jamais demandé à quelqu'un de l’accompagner. D'une part parce qu'elle était trop timide, et d'autre part parce qu'elle n'était pas sûre de vraiment vouloir aller au bal, alors pourquoi priver quelqu'un d'une bonne soirée.
Pour toutes ces raisons, en entrant dans les toilettes, la septième année avait eu envie de tourner les talons, mais elle ne pouvait pas se résoudre à planter Abby. C'est pour cela qu'elle fit un effort et entra en ayant pour seul but de chercher Abby d'écouter ce qu'elle avait à dire vite fait et de repartir. Heureusement pour elle, grâce à sa taille (qui n'était pas extraordinaire pour une fille de son âge mais qui était largement suffisante ici entourée de plus jeunes filles qu'elle était) elle repéra assez vite sa camarade.
« Salut Meilla, comment tu vas ? »
« Salut Abby! Je vais très bien et toi? »
Evidemment, la jeune fille n'allait pas très bien, elle voulait juste partir d'ici, mais ça allait plus vite de faire semblant. Elle n'avait pas envie de s'expliquer auprès d'Abby, ça prendrait beaucoup plus de temps que de montrer une illusion de sa bonne humeur.
« Tu avais quelque chose à me dire? »
Meilla ne voulait pas presser Abby, et elle espérait que celle-ci ne le prendrait pas comme ça, elle espérait qu'Abby ne verrait rien en fait. Ce n'était pas très poli, mais la Serdaigle préférait en finir au plus vite, cette ambiance de filles qui se remaquillaient, se remettaient du parfum se repoudraient, très peu pour elle. Elle se maquillait avec le strict minimum et préférait ne pas regarder ses cheveux qui (bien qu'elle les avait coiffés le matin même) ne devaient plus ressembler à grand chose...
~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.
23 déc. 2015, 10:11
Huit jours moins un
Comme elle se frottait consciencieusement les doigts pour faire mousser le savon, les yeux fixés sur ses mains, la voix de Meilla retentit à son oreille, entre deux mentions d'Ambre Baxrendhel, Capitaine de l'équipe de Quidditch de Poudlard de l'année et habituellement batteuse des Frelons de Poufsouffle, et son cavalier, le batteur de Durmstrang apparemment (et dont elle ne se rappelait plus le nom, déjà qu'orthographiant tout juste correctement le nom de la meilleure batteuse de Poudlard – avec Pidloux bien sûr) :
« Salut Abby ! Je vais très bien et toi ? »
Meilla paraissait un peu pressée, mais d'une bonne humeur éclatante. Abby releva la tête pour fixer son interlocutrice dans les yeux, directement et non par l'intermédiaire du miroir, un sourire timide tirant sur ses commissures. La croiser si tôt la ravissait, ainsi qu'en trahissait le pétillement de ses yeux verts. Elle avait toujours les mains pleines de savons – le sang qui maculait ses doigts s'estompait doucement.
« Tu avais quelque chose à me dire ? » enchaînait la jeune fille.
Un peu prise de cours par cette avancée de la conversation, Abby n'en perdit pas son sourire pour autant, au contraire. Elle porta les mains à la besace qui lui servait de sac de cours, se rappela à la dernière minutes qu'elle ne les avait pas rincées, et retourna à ses lavabos dans de grands mouvements désorganisés. Une fille dans la file des toilettes lui donna plus ou moins malencontreusement un coup de coude, et la petite Gryffondor répliqua en lui écrasant consciencieusement les doigts de pieds avec un air on ne pouvait plus innocent.
« J'vais plutôt bien, enfin je suppose. En fait... »
Elle s'interrompit un instant, le temps de fermer les robinets qu'elle avait préalablement rincés de toute trace de poison en les aspergeant très généreusement d'eau, et secoua négligemment ses mains avant de les essuyer sur la robe la plus proche – pas la sienne, mais ce n'était que secondaire. Après quoi, pas le moins du monde coupable, elle tira de son sac une jolie broche bleue et bronze, à l'effigie de l'aigle représentatif de Serdaigle, qu'elle tendit à l'ancienne préfète :
« J'ai trouvé ça justement l'autre jour... Dans le placard à balai du sixième étage. Je savais pas si c'était à toi, donc... y'a gravé M.P, derrière » se justifia-t-elle sous le regard de la jeune fille. « Je connais pas des masses les filles de Serdaigle alors... »
Si ça appartenait à Minos, elle riait. Rien n'indiquait que le bijou appartenait à une Serdaigle, et il y avait beaucoup d'autres interprétations au sens de cette broche retrouvée dans un placard à balai et à son propriétaire, mais Abby avait fait au plus simple, sautant sur l'occasion. Et puis, les petites filles n'entendaient pas toujours grand chose à ces choses-là, et elle n'avait pas une seconde pensé à un possible amoureux transi mis dans l'embarras. Entre autres.
« J'voulais aussi te remercier pour... l'anniversaire surprise, même si c'était y'a un moment maintenant. J'étais contente de voir que tu étais là ! »
...surtout que les deux filles n'avaient pas eu l'occasion de se voir en tête à tête depuis le bal, à part pour diverses conversations de préfètes et peut-être une ronde de temps en temps – mais c'était se référer à une époque passée. Elle avait été touchée de voir cette grande fille rousse au sourire rayonnant surgir du placard à balai dans un tourbillon de gnomes et de robes de sorciers. Mais si elle avait tenu à la voir aujourd'hui, c'était aussi parce que...
« Et le mignon en 3ème année ? Tu sais, le blond de Gryffondor, Swanson, c'est ça ? Il a une cavalière ? »
« Ma cousine qui est amie avec une camarade de chambre dont le petit ami est remplaçant dans la même équipe de Quidditch que le frère d'une fille de Gryffondor m'a dit qu'il était pris. Elle est de sa Maison, je crois, tu sais, d'Errasium ? »
« Meilla ? Est-ce que tu as un cavalier ou une cavalière pour le bal...? »
« Raaah, zut... Et le type qui avait mis son nom dans la Coupe, à Durmstrang... »
« Est-ce que tu veux bien qu'on y aille ensemble, sinon ? »
Son nez la démangeait. Elle rejeta sa tresse en arrière et manqua de se prendre un coude dans le nez. C'était l'heure de pointe.
« Salut Abby ! Je vais très bien et toi ? »
Meilla paraissait un peu pressée, mais d'une bonne humeur éclatante. Abby releva la tête pour fixer son interlocutrice dans les yeux, directement et non par l'intermédiaire du miroir, un sourire timide tirant sur ses commissures. La croiser si tôt la ravissait, ainsi qu'en trahissait le pétillement de ses yeux verts. Elle avait toujours les mains pleines de savons – le sang qui maculait ses doigts s'estompait doucement.
« Tu avais quelque chose à me dire ? » enchaînait la jeune fille.
Un peu prise de cours par cette avancée de la conversation, Abby n'en perdit pas son sourire pour autant, au contraire. Elle porta les mains à la besace qui lui servait de sac de cours, se rappela à la dernière minutes qu'elle ne les avait pas rincées, et retourna à ses lavabos dans de grands mouvements désorganisés. Une fille dans la file des toilettes lui donna plus ou moins malencontreusement un coup de coude, et la petite Gryffondor répliqua en lui écrasant consciencieusement les doigts de pieds avec un air on ne pouvait plus innocent.
« J'vais plutôt bien, enfin je suppose. En fait... »
Elle s'interrompit un instant, le temps de fermer les robinets qu'elle avait préalablement rincés de toute trace de poison en les aspergeant très généreusement d'eau, et secoua négligemment ses mains avant de les essuyer sur la robe la plus proche – pas la sienne, mais ce n'était que secondaire. Après quoi, pas le moins du monde coupable, elle tira de son sac une jolie broche bleue et bronze, à l'effigie de l'aigle représentatif de Serdaigle, qu'elle tendit à l'ancienne préfète :
« J'ai trouvé ça justement l'autre jour... Dans le placard à balai du sixième étage. Je savais pas si c'était à toi, donc... y'a gravé M.P, derrière » se justifia-t-elle sous le regard de la jeune fille. « Je connais pas des masses les filles de Serdaigle alors... »
Si ça appartenait à Minos, elle riait. Rien n'indiquait que le bijou appartenait à une Serdaigle, et il y avait beaucoup d'autres interprétations au sens de cette broche retrouvée dans un placard à balai et à son propriétaire, mais Abby avait fait au plus simple, sautant sur l'occasion. Et puis, les petites filles n'entendaient pas toujours grand chose à ces choses-là, et elle n'avait pas une seconde pensé à un possible amoureux transi mis dans l'embarras. Entre autres.
« J'voulais aussi te remercier pour... l'anniversaire surprise, même si c'était y'a un moment maintenant. J'étais contente de voir que tu étais là ! »
...surtout que les deux filles n'avaient pas eu l'occasion de se voir en tête à tête depuis le bal, à part pour diverses conversations de préfètes et peut-être une ronde de temps en temps – mais c'était se référer à une époque passée. Elle avait été touchée de voir cette grande fille rousse au sourire rayonnant surgir du placard à balai dans un tourbillon de gnomes et de robes de sorciers. Mais si elle avait tenu à la voir aujourd'hui, c'était aussi parce que...
« Et le mignon en 3ème année ? Tu sais, le blond de Gryffondor, Swanson, c'est ça ? Il a une cavalière ? »
« Ma cousine qui est amie avec une camarade de chambre dont le petit ami est remplaçant dans la même équipe de Quidditch que le frère d'une fille de Gryffondor m'a dit qu'il était pris. Elle est de sa Maison, je crois, tu sais, d'Errasium ? »
« Meilla ? Est-ce que tu as un cavalier ou une cavalière pour le bal...? »
« Raaah, zut... Et le type qui avait mis son nom dans la Coupe, à Durmstrang... »
« Est-ce que tu veux bien qu'on y aille ensemble, sinon ? »
Son nez la démangeait. Elle rejeta sa tresse en arrière et manqua de se prendre un coude dans le nez. C'était l'heure de pointe.
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
Avatar: Aiwatan (https://www.zerochan.net/1279118)
28 déc. 2015, 11:29
Huit jours moins un
« J'vais plutôt bien, enfin je suppose. En fait... »
Meilla voyait bien qu'Abigail faisait des trucs étranges avec ses mains, elle avait bien vu qu'elle s'était essuyée sur la robe d'une petite Serpentard qui passait par là, ou encore qu'elle avait écrasé les pieds d'une petite Poufsouffle qui voulait passer devant elle, mais elle n'avait rien dit, se souciant guère de ce que la petite Gryffondor faisait de ses relations avec les autres personnes. Néanmoins, le "plutôt" et le "je suppose" l'avait fait tiquer. Avait-elle répondu cela pour ne pas l'embêter avec ses histoires, ou ne savait-elle vraiment pas quoi penser de la journée? Il y avait des jours comme cela, où on ne savait plus s'il fallait être content ou non tellement il y avait de choses qui arrivaient.
« J'ai trouvé ça justement l'autre jour... Dans le placard à balai du sixième étage. Je savais pas si c'était à toi, donc... y'a gravé M.P, derrière. Je connais pas des masses les filles de Serdaigle alors... »
Et la question était cette fois-ci de savoir ce qu'Abby faisait dans le placard à balai du sixième étage. A ce que la rouquine en savait, ce placard à balai était plus proche de leur salle commune que de celle des gryffondors. Mais après tout pourquoi pas, il se pouvait qu'elle ait des transactions plus ou moins douteuse à effectuer et c'était l'endroit idéal. Quand elle était encore préfète, Meilla restait quelques fois plusieurs minutes près de ce placard qui était le lieu des trocs de chocogrenouilles entre premières années, mais aussi le lieu de préparation de farces, ou encore un lieu de paris tous plus bizarres les uns que les autres. La Serdaigle préférait penser que sa camarade avait fait innocemment un troc de cartes chocogrenouilles comme la majorité des élèves de son âge. Enfin de toute manière, ce n'était pas son problème, elle pouvait être heureuse que ce soit Abby qui ait retrouvé sa broche.
D'où venait cette broche? En réalité, c'était Edna qui la lui avait offerte pour son anniversaire quelques années auparavant. Meilla supposait qu'à la base elle avait été achetée pour Elisabeth lors de son entrée à Poudlard, mais comme cette dernière n'était pas allée à Serdaigle comme le reste de sa famille, elle ne lui avait jamais été donnée. Lorsque la septième année était revenue de Ste Mangouste l'année précédente, et qu'elle avait alors définitivement coupé les ponts avec eux, elle l'avait jetée dans le couloir avant de retourner dans sa salle commune, énervée, désespérée et dépitée. Elle avait, par la suite, regretté de l'avoir jetée. Elle se disait que même si elle en voulait à la personne la lui ayant offert, elle pouvait toujours l'utiliser en faisant comme si elle ne venait pas de cette personne, surtout qu'elle allait si bien avec la couleur cobalt de ses yeux. Elle avait donc essayé de la trouver, sans aucun succès.
« J'voulais aussi te remercier pour... l'anniversaire surprise, même si c'était y'a un moment maintenant. J'étais contente de voir que tu étais là ! »
C'était tellement chou de sa part. Elle aurait pu le faire par hibou, mais elle avait préféré avoir l'occasion de le lui dire en personne. A côté d'elles, deux filles parlaient du bal. Les potins sur le bal, c'était exactement de cela que la rouquine ne voulait pas entendre parler. Elle n'en pouvait plus, et savoir que tout le monde avait déjà trouvé quelqu'un avait le don de la miner. De toute manière, elle n'irait pas au bal un point c'est tout. Elle pourrait ainsi rentrer plus tôt chez elle et y passer un peu plus de temps avant d'aller dans la famille Blodwell. Il fallait qu'elle aménage un peu plus son appartement, et le plus tôt elle commencerait, le moins elle aurait à faire pendant les vacances de Pâques. Elle aurait ainsi tout le loisir de se pencher sur son orientation, puisque pour le moment elle n'avait toujours aucune idée en tête. En fait, elle faisait un peu les choses à l'envers, elle avait trouvé un endroit où vivre avant de savoir où elle allait faire ses études...
« Meilla ? Est-ce que tu as un cavalier ou une cavalière pour le bal...? »
*Ah non, elle va pas s'y mettre elle aussi! Là elle va me sortir qu'elle y va avec le beau gosse de je ne sais quelle maison et elle va avoir pitié de moi parce que je n'ai encore personne. Mais je m'en fiche moi, de toute manière, je ne VEUX PAS y aller, pourquoi ne comprennent-ils pas cela?!*
Oui, Meilla faisait preuve de beaucoup de mauvaise foi et d'immaturité, bien sûr, si quelqu'un lui demandait d'y aller elle accepterait, mais elle ne voulait pas avouer qu'elle voulait y aller, préférant dire à qui voulait l'entendre que ce n'était qu'un événement mondain qui ne l'intéressait pas plus que cela. C'était peut-être d'ailleurs pour cette raison que personne ne lui avait demandé.
« Est-ce que tu veux bien qu'on y aille ensemble, sinon ? »
Et là, ce fut le choc. Meilla ne s'attendait pas DU TOUT à cela. Elle ne l'avait absolument pas vu venir, et Abby le lui avait demandé demandé de manière si innocente, comme si c'était tout à fait normal. Après s'être remise de sa stupeur, elle put enfin répondre à son interlocutrice, sans savoir comment elle avait fait pour que ce soit intelligible.
«Non je n'ai pas de cavalier, et je serais ravie de venir avec toi. Sinon, merci c'est bien ma broche je la cherchais depuis un bon bout de temps! »
La jeune fille pensa alors qu'elle avait vu qu'il était possible de rapprocher des tables pour le repas pendant le bal. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas rester exclusivement avec sa camarade, mais elle commençait à se dire qu'elles pourraient peut-être trouver une idée pour s'amuser autrement. Quelque chose qui ferait que leur bal serait très différent de celui de tous les autres. Connaissant un peu la Gryffondor, Meilla se dit qu'elle accepterait sûrement de faire quelque chose de spécial.
«Ca te dirait qu'on fasse quelque chose de spécial pendant le bal? Je ne sais pas trop quoi, mais quelque chose qui ferait qu'on aurait une occupation un peu spéciale... On pourrait se sacrer reporters du bal ou quelque chose dans le style, qu'est-ce que t'en penses? »
Meilla voyait bien qu'Abigail faisait des trucs étranges avec ses mains, elle avait bien vu qu'elle s'était essuyée sur la robe d'une petite Serpentard qui passait par là, ou encore qu'elle avait écrasé les pieds d'une petite Poufsouffle qui voulait passer devant elle, mais elle n'avait rien dit, se souciant guère de ce que la petite Gryffondor faisait de ses relations avec les autres personnes. Néanmoins, le "plutôt" et le "je suppose" l'avait fait tiquer. Avait-elle répondu cela pour ne pas l'embêter avec ses histoires, ou ne savait-elle vraiment pas quoi penser de la journée? Il y avait des jours comme cela, où on ne savait plus s'il fallait être content ou non tellement il y avait de choses qui arrivaient.
« J'ai trouvé ça justement l'autre jour... Dans le placard à balai du sixième étage. Je savais pas si c'était à toi, donc... y'a gravé M.P, derrière. Je connais pas des masses les filles de Serdaigle alors... »
Et la question était cette fois-ci de savoir ce qu'Abby faisait dans le placard à balai du sixième étage. A ce que la rouquine en savait, ce placard à balai était plus proche de leur salle commune que de celle des gryffondors. Mais après tout pourquoi pas, il se pouvait qu'elle ait des transactions plus ou moins douteuse à effectuer et c'était l'endroit idéal. Quand elle était encore préfète, Meilla restait quelques fois plusieurs minutes près de ce placard qui était le lieu des trocs de chocogrenouilles entre premières années, mais aussi le lieu de préparation de farces, ou encore un lieu de paris tous plus bizarres les uns que les autres. La Serdaigle préférait penser que sa camarade avait fait innocemment un troc de cartes chocogrenouilles comme la majorité des élèves de son âge. Enfin de toute manière, ce n'était pas son problème, elle pouvait être heureuse que ce soit Abby qui ait retrouvé sa broche.
D'où venait cette broche? En réalité, c'était Edna qui la lui avait offerte pour son anniversaire quelques années auparavant. Meilla supposait qu'à la base elle avait été achetée pour Elisabeth lors de son entrée à Poudlard, mais comme cette dernière n'était pas allée à Serdaigle comme le reste de sa famille, elle ne lui avait jamais été donnée. Lorsque la septième année était revenue de Ste Mangouste l'année précédente, et qu'elle avait alors définitivement coupé les ponts avec eux, elle l'avait jetée dans le couloir avant de retourner dans sa salle commune, énervée, désespérée et dépitée. Elle avait, par la suite, regretté de l'avoir jetée. Elle se disait que même si elle en voulait à la personne la lui ayant offert, elle pouvait toujours l'utiliser en faisant comme si elle ne venait pas de cette personne, surtout qu'elle allait si bien avec la couleur cobalt de ses yeux. Elle avait donc essayé de la trouver, sans aucun succès.
« J'voulais aussi te remercier pour... l'anniversaire surprise, même si c'était y'a un moment maintenant. J'étais contente de voir que tu étais là ! »
C'était tellement chou de sa part. Elle aurait pu le faire par hibou, mais elle avait préféré avoir l'occasion de le lui dire en personne. A côté d'elles, deux filles parlaient du bal. Les potins sur le bal, c'était exactement de cela que la rouquine ne voulait pas entendre parler. Elle n'en pouvait plus, et savoir que tout le monde avait déjà trouvé quelqu'un avait le don de la miner. De toute manière, elle n'irait pas au bal un point c'est tout. Elle pourrait ainsi rentrer plus tôt chez elle et y passer un peu plus de temps avant d'aller dans la famille Blodwell. Il fallait qu'elle aménage un peu plus son appartement, et le plus tôt elle commencerait, le moins elle aurait à faire pendant les vacances de Pâques. Elle aurait ainsi tout le loisir de se pencher sur son orientation, puisque pour le moment elle n'avait toujours aucune idée en tête. En fait, elle faisait un peu les choses à l'envers, elle avait trouvé un endroit où vivre avant de savoir où elle allait faire ses études...
« Meilla ? Est-ce que tu as un cavalier ou une cavalière pour le bal...? »
*Ah non, elle va pas s'y mettre elle aussi! Là elle va me sortir qu'elle y va avec le beau gosse de je ne sais quelle maison et elle va avoir pitié de moi parce que je n'ai encore personne. Mais je m'en fiche moi, de toute manière, je ne VEUX PAS y aller, pourquoi ne comprennent-ils pas cela?!*
Oui, Meilla faisait preuve de beaucoup de mauvaise foi et d'immaturité, bien sûr, si quelqu'un lui demandait d'y aller elle accepterait, mais elle ne voulait pas avouer qu'elle voulait y aller, préférant dire à qui voulait l'entendre que ce n'était qu'un événement mondain qui ne l'intéressait pas plus que cela. C'était peut-être d'ailleurs pour cette raison que personne ne lui avait demandé.
« Est-ce que tu veux bien qu'on y aille ensemble, sinon ? »
Et là, ce fut le choc. Meilla ne s'attendait pas DU TOUT à cela. Elle ne l'avait absolument pas vu venir, et Abby le lui avait demandé demandé de manière si innocente, comme si c'était tout à fait normal. Après s'être remise de sa stupeur, elle put enfin répondre à son interlocutrice, sans savoir comment elle avait fait pour que ce soit intelligible.
«Non je n'ai pas de cavalier, et je serais ravie de venir avec toi. Sinon, merci c'est bien ma broche je la cherchais depuis un bon bout de temps! »
La jeune fille pensa alors qu'elle avait vu qu'il était possible de rapprocher des tables pour le repas pendant le bal. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas rester exclusivement avec sa camarade, mais elle commençait à se dire qu'elles pourraient peut-être trouver une idée pour s'amuser autrement. Quelque chose qui ferait que leur bal serait très différent de celui de tous les autres. Connaissant un peu la Gryffondor, Meilla se dit qu'elle accepterait sûrement de faire quelque chose de spécial.
«Ca te dirait qu'on fasse quelque chose de spécial pendant le bal? Je ne sais pas trop quoi, mais quelque chose qui ferait qu'on aurait une occupation un peu spéciale... On pourrait se sacrer reporters du bal ou quelque chose dans le style, qu'est-ce que t'en penses? »
~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.
23 févr. 2016, 12:29
Huit jours moins un
Tandis que les filles autour d'elles se pressaient les unes contre les autres et prenaient d'assaut les cabines, Meilla affichait une mine... surprise ? stupéfaite ? ennuyée ? gênée ? Abby ne put s'empêcher de se mordre la lèvre, inquiète : peut-être la jeune fille cherchait-elle la meilleure façon de l'envoyer sur les citrouilles sans la blesser ? Meilla était l'une des plus gentilles parmi les élèves de 7ème année, notamment parce qu'en plus d'avoir toujours un mot pour chacun, elle ne prenait pas de haut les années inférieure. Sûrement qu'elle préférait y aller avec quelqu'un de plus âgé, au fait de ses préoccupations de sorcière majeure, et pas avec la gamine qu'elle s'était déjà coltinée l'année précédente. La fillette baissa la tête : sur le coup, ça lui avait paru une excellente idée, mais non seulement son aînée avait peut-être déjà un cavalier ou une cavalière, mais en plus, dans le cas contraire, rien indiquait qu'elle apprécierait de l'y accompagner, elle, la petite ex-préfète de Gryffondor à l'accent chantant.
« Non je n'ai pas de cavalier, et je serais ravie de venir avec toi » répondit finalement Meilla.
Bon, ça c'était fait. Abby s'apprêtait à quitter les toilettes dignement, comme une grande fille, quand les paroles de la Serdaigle remontèrent jusqu'à son cerveau : elle était d'accord. Inconsciente de son trouble, sa nouvelle cavalière poursuivait :
« Sinon, merci c'est bien ma broche je la cherchais depuis un bon bout de temps ! »
« Y'a pas de quoi » murmura Abby dans un sourire, si bas qu'elle doutât que l'autre l'ait entendue – mais ça n'avait pas la moindre importance : elle était d'accord !
« Ça te dirait qu'on fasse quelque chose de spécial pendant le bal ? » continua Meilla, qui avait visiblement une idée derrière la tête. « Je ne sais pas trop quoi, mais quelque chose qui ferait qu'on aurait une occupation un peu spéciale... On pourrait se sacrer reporters du bal ou quelque chose dans le style, qu'est-ce que t'en penses ? »
La jeune Galloise lui adressa un sourire enthousiaste, carrément emballée : elles allaient faire un malheur, définitivement. On allait s'arracher leur reportage, et elles auraient en prime l'occasion de s'amuser plus que n'importe qui, de se fourrer dans des situations pas possibles et...
« Quelque chose qui impliquerait de rapprocher les tables ? Une interview ? On pourrait poser des questions aux élèves, p'têt même aux champions... »
Ce qui comprenait Montmort. Tant pis, la jeune fille lui était toujours plus sympathique que Melpomène Minos – bon, certes, il ne lui en fallait pas beaucoup à ce sujet. Ou sinon, ou sinon...
« ...ou les profs ? Qui va venir, d'après toi ? J'ai entendu dire que M'sieur Ainsworth avait invité la prof de Soins aux Créatures Magiques, Miss Almeida... »
Pas Miss Tourmaline, en tous cas. La jeune femme plierait bagages dès la fin du trimestre, et nul ne savait encore qui la remplacerait à la Sous-Direction et en Sortilèges. Abby n'y pensait pas trop, dans un vain espoir que la française renonce quitter le château pour... pour... pour on ne savait trop quoi, mais sûrement quelque chose de très très important puisqu'il impliquait qu'elle abandonne ses élèves.
« Miss Holloway va au bal ? » demanda-t-elle finalement, après un instant de réflexion. « Elle vous a déjà prêté sa salle, elle accepterait peut-être de partager une table avec des élèves ? »
C'était bientôt la fin de la récréation : on se bousculait moins, on respirait mieux. Abby planta son regard vert dans les yeux bleu de Meilla :
« Dis, euh... Est-ce que je saigne encore du nez ? »
« Non je n'ai pas de cavalier, et je serais ravie de venir avec toi » répondit finalement Meilla.
Bon, ça c'était fait. Abby s'apprêtait à quitter les toilettes dignement, comme une grande fille, quand les paroles de la Serdaigle remontèrent jusqu'à son cerveau : elle était d'accord. Inconsciente de son trouble, sa nouvelle cavalière poursuivait :
« Sinon, merci c'est bien ma broche je la cherchais depuis un bon bout de temps ! »
« Y'a pas de quoi » murmura Abby dans un sourire, si bas qu'elle doutât que l'autre l'ait entendue – mais ça n'avait pas la moindre importance : elle était d'accord !
« Ça te dirait qu'on fasse quelque chose de spécial pendant le bal ? » continua Meilla, qui avait visiblement une idée derrière la tête. « Je ne sais pas trop quoi, mais quelque chose qui ferait qu'on aurait une occupation un peu spéciale... On pourrait se sacrer reporters du bal ou quelque chose dans le style, qu'est-ce que t'en penses ? »
La jeune Galloise lui adressa un sourire enthousiaste, carrément emballée : elles allaient faire un malheur, définitivement. On allait s'arracher leur reportage, et elles auraient en prime l'occasion de s'amuser plus que n'importe qui, de se fourrer dans des situations pas possibles et...
« Quelque chose qui impliquerait de rapprocher les tables ? Une interview ? On pourrait poser des questions aux élèves, p'têt même aux champions... »
Ce qui comprenait Montmort. Tant pis, la jeune fille lui était toujours plus sympathique que Melpomène Minos – bon, certes, il ne lui en fallait pas beaucoup à ce sujet. Ou sinon, ou sinon...
« ...ou les profs ? Qui va venir, d'après toi ? J'ai entendu dire que M'sieur Ainsworth avait invité la prof de Soins aux Créatures Magiques, Miss Almeida... »
Pas Miss Tourmaline, en tous cas. La jeune femme plierait bagages dès la fin du trimestre, et nul ne savait encore qui la remplacerait à la Sous-Direction et en Sortilèges. Abby n'y pensait pas trop, dans un vain espoir que la française renonce quitter le château pour... pour... pour on ne savait trop quoi, mais sûrement quelque chose de très très important puisqu'il impliquait qu'elle abandonne ses élèves.
« Miss Holloway va au bal ? » demanda-t-elle finalement, après un instant de réflexion. « Elle vous a déjà prêté sa salle, elle accepterait peut-être de partager une table avec des élèves ? »
C'était bientôt la fin de la récréation : on se bousculait moins, on respirait mieux. Abby planta son regard vert dans les yeux bleu de Meilla :
« Dis, euh... Est-ce que je saigne encore du nez ? »
Reducio
Sincèrement navrée pour le retard.
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
Avatar: Aiwatan (https://www.zerochan.net/1279118)
23 févr. 2016, 13:58
Huit jours moins un
Abby fit plusieurs propositions toutes plus farfelues les une que les autres, mais il fallait bien avouer que la proposition de base de la rouquine ne l'était pas moins. Néanmoins, l'idée de rapprocher leur table avec celle d'un autre couple plaisait beaucoup à la rouquine, cela leur permettrait d'enquêter tranquillement, et de passer une bonne soirée. Avec des champions... Pourquoi pas? A priori Elina y allait avec un garçon de Durmstrang, et peut-être qu'elle préférait rester seule avec lui. La Septième année ne connaissait pas les autres champions, et il semblerait donc déplacer de leur demander de rapprocher leur table avec elles.
Avec des profs, cela pouvait être intéressant, il fallait juste bien choisir le couple de profs. La Serdaigle n'était pas sûre que tous acceptent leur proposition. Elle passa donc en revue tous les profs un à un. D'après les informations de sa camarade, Miss Almeida et monsieur Ainsworth y allaient ensemble. De toute manière, elle se voyait mal demander à la sous-directrice si elle voulait rapprocher sa table de la leur. En fait en y réfléchissant, la seule professeure qu'elle connaissait vraiment était sa directrice de maison! Et puis, comme l'avait souligné Abby, elle avait accepté de leur prêter sa salle quand ils avaient fait l'abbyversaire surprise. Elle accepterait peut-être d'approcher sa table de celle des deux journalistes? Meilla avait entendu dire (ça jasait tellement en salle commune qu'elle était quand même un peu obligée de suivre les jacassements des autres élèves de temps en temps) qu'elle y allait avec le professeur de botanique monsieur Rhodes. On disait que monsieur Rhodes avait une femme. Si c'était réellement le cas, ce ne serait donc pas un rendez-vous romantique. Dans ce cadre-là, il y avait une chance pour qu'ils acceptent? Elles pouvaient toujours essayer, de toute manière, cela ne leur coûterait rien!
« Oui, je pense que c'est une très bonne idée de demander à Miss Holloway! Elle y va avec monsieur Rhodes d'après ce que j'ai entendu dire, mais ce ne serait pas un rendez-vous galant. On peut toujours essayer, de toute manière, cela ne nous coûtera rien! Et puis si on fait bien notre demande, ça devrait le faire. »
Bon, bah finalement on trouverait une Meilla au bal. Si on le lui avait dit quelques heures plutôt (et même quelques minutes plus tôt), elle n'y aurait pas cru. Bizarrement, elle avait changé d'avis sur ce bal, ce n'était pas une si mauvaise idée, ça permettait le rapprochement entre élèves de différentes nationalités!
« Dis, euh... Est-ce que je saigne encore du nez ? »
Ah c'était donc ça le sang, la pauvre Gryffondor avait saigné du nez! Meilla lui répondit par la négative après avoir jeté un coup d'oeil rapide en direction du nez de sa future et ex partenaire de bal. De toute manière, les cours allaient bientôt reprendre, il n'y avait presque plus personne dans les toilettes, et il était temps pour la Serdaigle de se rendre à son prochain cours.
« Il faut que j'y aille, si on ne se voit pas avant le bal eh bien je te souhaite une bonne semaine Abby. »
Et la jeune fille s'en alla, en se glissant à travers les élèves plantés en plein milieu du couloir.
Avec des profs, cela pouvait être intéressant, il fallait juste bien choisir le couple de profs. La Serdaigle n'était pas sûre que tous acceptent leur proposition. Elle passa donc en revue tous les profs un à un. D'après les informations de sa camarade, Miss Almeida et monsieur Ainsworth y allaient ensemble. De toute manière, elle se voyait mal demander à la sous-directrice si elle voulait rapprocher sa table de la leur. En fait en y réfléchissant, la seule professeure qu'elle connaissait vraiment était sa directrice de maison! Et puis, comme l'avait souligné Abby, elle avait accepté de leur prêter sa salle quand ils avaient fait l'abbyversaire surprise. Elle accepterait peut-être d'approcher sa table de celle des deux journalistes? Meilla avait entendu dire (ça jasait tellement en salle commune qu'elle était quand même un peu obligée de suivre les jacassements des autres élèves de temps en temps) qu'elle y allait avec le professeur de botanique monsieur Rhodes. On disait que monsieur Rhodes avait une femme. Si c'était réellement le cas, ce ne serait donc pas un rendez-vous romantique. Dans ce cadre-là, il y avait une chance pour qu'ils acceptent? Elles pouvaient toujours essayer, de toute manière, cela ne leur coûterait rien!
« Oui, je pense que c'est une très bonne idée de demander à Miss Holloway! Elle y va avec monsieur Rhodes d'après ce que j'ai entendu dire, mais ce ne serait pas un rendez-vous galant. On peut toujours essayer, de toute manière, cela ne nous coûtera rien! Et puis si on fait bien notre demande, ça devrait le faire. »
Bon, bah finalement on trouverait une Meilla au bal. Si on le lui avait dit quelques heures plutôt (et même quelques minutes plus tôt), elle n'y aurait pas cru. Bizarrement, elle avait changé d'avis sur ce bal, ce n'était pas une si mauvaise idée, ça permettait le rapprochement entre élèves de différentes nationalités!
« Dis, euh... Est-ce que je saigne encore du nez ? »
Ah c'était donc ça le sang, la pauvre Gryffondor avait saigné du nez! Meilla lui répondit par la négative après avoir jeté un coup d'oeil rapide en direction du nez de sa future et ex partenaire de bal. De toute manière, les cours allaient bientôt reprendre, il n'y avait presque plus personne dans les toilettes, et il était temps pour la Serdaigle de se rendre à son prochain cours.
« Il faut que j'y aille, si on ne se voit pas avant le bal eh bien je te souhaite une bonne semaine Abby. »
Et la jeune fille s'en alla, en se glissant à travers les élèves plantés en plein milieu du couloir.
Reducio
Toujours un plaisir de faire un Rp avec toi Abby 
~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.
4 juil. 2016, 14:36
Huit jours moins un
Meilla était de son avis, puisqu'elle lui répondit bientôt avec un enthousiasme appréciable :
« Oui, je pense que c'est une très bonne idée de demander à Miss Holloway ! Elle y va avec monsieur Rhodes d'après ce que j'ai entendu dire, mais ce ne serait pas un rendez-vous galant. »
Abby n'aurait pas vraiment vu le problème à s'incruster à la table d'un couple en plein rendez-vous galant, mais puisque Meilla paraissait plus tranquille à dénier la chose, elle acquiesça vivement. De toute manière, elles pourraient toujours faire en sorte, elles, de transformer cette soirée d'interview déjantée en parfait rancard. Ça pimenterait leur entretient, deux âmes en peine trouveraient enfin l'Amour avec un grand A, et elles s'amuseraient d'autant plus.
« On peut toujours essayer, de toute manière, cela ne nous coûtera rien ! Et puis si on fait bien notre demande, ça devrait le faire » continuait sa désormais cavalière – elle réalisait peu à peu que la rousse avait accepté sa demande, et l'idée la rendait toute chose.
Elle acquiesça joyeusement, puis salua la demoiselle lorsqu'elle effectua un repli stratégique vers sa salle de cours. Elle-même avait une heure de libre ; elle se plaqua contre le carrelage poisseux qui quadrillait le mur pour laisser passer le flot des étudiantes pressées – un agglomérat de sorcières de tous âges, toutes tailles et toutes formes, traduisible par une masse aussi grouillante et piétinante que gloussante – qui se bousculait à la porte et contre le lavabo, et attendit que les dernières portes de cabine aient été claquées pour faire quelques pas innocents au milieu des reliefs de la bataille, satisfaite.
Elle en sautillait presque, en évitant le cadavre déchiré d'un rouleau de papier-toilette vêtu de la plus indécente des manières des derniers confettis de son papier rose, en s'appuyant aux bacs de porcelaine pour observer d'un œil critique son reflet brouillé dans le miroir incrusté de saleté, en repositionnant la lanière de son sac de cours pour quitter la pièce à son tour.
*Du parchemin, il me faut du parchemin, et une plume aussi ! Noter les arguments en notre faveur. Mettre en avant nos expériences respectives. Il faut convaincre, il faut persuader, il faut argumenter. Ah, et puis éventuellement réfléchir aux questions. Après.*
Salle Commune de Gryffondor,
Collège de Sorcellerie Poudlard,
Le quatorzième jour du mois de décembre
Professeur,
Vous n’êtes pas sans savoir qu’un bal aura très prochainement lieu dans notre école, à l’honneur du Tournoi des Trois Sorciers. A la hauteur de cette occasion unique, les journaux des quatre Maisons ont monté une coalition et se sont mis d’accord pour déléguer deux de leurs représentants en tant que reporter sur le terrain ; au vu de nos expériences passées en tant que Rédactrices-en-Chef et Préfètes, c’est à mon ancienne collègue Meilla Primard et à sa cavalière – en d’autres termes, moi-même, Abigail Lewis IIème du nom – que la tâche a été confiée. Parce que nos (anciens) supérieurs attendent beaucoup de cette opération, et pour répondre au mieux aux attentes de nos lecteurs, nous avons pris la décision (audacieuse il est vrai) de nous rapprocher au plus près de notre première source de ragots.
C’est donc très humblement et avec les intentions les plus pures que nous vous proposons de partager avec Miss Holloway, professeur de Défense contre les Forces du Mal et Directrice de Serdaigle, votre cavalière, une table de quatre pour discuter en toute tranquillité et vous interviewer loin des oreilles indiscrètes – entre autres, nous serions enchantées d’un dialogue plus didactique ou au contraire moins professionnel, sans verser dans l’informel. Nous veillerons également à ne vous importuner qu’au dîner, après quoi nous nous éloignerons pour procéder à la suite de nos investigations et vous laisser plus d’intimité – toute retrouvaille sur la piste de danse ou au buffet serait bien évidemment purement fortuite. Cette soirée restant dans un cadre professionnel, elle ne changerait nullement nos rapports – sauf imprévu ou proposition de votre part, et encore.
Veuillez croire, professeur, en l’expression de mes sentiments distingués. Dans l’expectative de votre réponse,
« Oui, je pense que c'est une très bonne idée de demander à Miss Holloway ! Elle y va avec monsieur Rhodes d'après ce que j'ai entendu dire, mais ce ne serait pas un rendez-vous galant. »
Abby n'aurait pas vraiment vu le problème à s'incruster à la table d'un couple en plein rendez-vous galant, mais puisque Meilla paraissait plus tranquille à dénier la chose, elle acquiesça vivement. De toute manière, elles pourraient toujours faire en sorte, elles, de transformer cette soirée d'interview déjantée en parfait rancard. Ça pimenterait leur entretient, deux âmes en peine trouveraient enfin l'Amour avec un grand A, et elles s'amuseraient d'autant plus.
« On peut toujours essayer, de toute manière, cela ne nous coûtera rien ! Et puis si on fait bien notre demande, ça devrait le faire » continuait sa désormais cavalière – elle réalisait peu à peu que la rousse avait accepté sa demande, et l'idée la rendait toute chose.
Elle acquiesça joyeusement, puis salua la demoiselle lorsqu'elle effectua un repli stratégique vers sa salle de cours. Elle-même avait une heure de libre ; elle se plaqua contre le carrelage poisseux qui quadrillait le mur pour laisser passer le flot des étudiantes pressées – un agglomérat de sorcières de tous âges, toutes tailles et toutes formes, traduisible par une masse aussi grouillante et piétinante que gloussante – qui se bousculait à la porte et contre le lavabo, et attendit que les dernières portes de cabine aient été claquées pour faire quelques pas innocents au milieu des reliefs de la bataille, satisfaite.
Elle en sautillait presque, en évitant le cadavre déchiré d'un rouleau de papier-toilette vêtu de la plus indécente des manières des derniers confettis de son papier rose, en s'appuyant aux bacs de porcelaine pour observer d'un œil critique son reflet brouillé dans le miroir incrusté de saleté, en repositionnant la lanière de son sac de cours pour quitter la pièce à son tour.
*Du parchemin, il me faut du parchemin, et une plume aussi ! Noter les arguments en notre faveur. Mettre en avant nos expériences respectives. Il faut convaincre, il faut persuader, il faut argumenter. Ah, et puis éventuellement réfléchir aux questions. Après.*
***
Salle Commune de Gryffondor,
Collège de Sorcellerie Poudlard,
Le quatorzième jour du mois de décembre
Professeur,
Vous n’êtes pas sans savoir qu’un bal aura très prochainement lieu dans notre école, à l’honneur du Tournoi des Trois Sorciers. A la hauteur de cette occasion unique, les journaux des quatre Maisons ont monté une coalition et se sont mis d’accord pour déléguer deux de leurs représentants en tant que reporter sur le terrain ; au vu de nos expériences passées en tant que Rédactrices-en-Chef et Préfètes, c’est à mon ancienne collègue Meilla Primard et à sa cavalière – en d’autres termes, moi-même, Abigail Lewis IIème du nom – que la tâche a été confiée. Parce que nos (anciens) supérieurs attendent beaucoup de cette opération, et pour répondre au mieux aux attentes de nos lecteurs, nous avons pris la décision (audacieuse il est vrai) de nous rapprocher au plus près de notre première source de ragots.
C’est donc très humblement et avec les intentions les plus pures que nous vous proposons de partager avec Miss Holloway, professeur de Défense contre les Forces du Mal et Directrice de Serdaigle, votre cavalière, une table de quatre pour discuter en toute tranquillité et vous interviewer loin des oreilles indiscrètes – entre autres, nous serions enchantées d’un dialogue plus didactique ou au contraire moins professionnel, sans verser dans l’informel. Nous veillerons également à ne vous importuner qu’au dîner, après quoi nous nous éloignerons pour procéder à la suite de nos investigations et vous laisser plus d’intimité – toute retrouvaille sur la piste de danse ou au buffet serait bien évidemment purement fortuite. Cette soirée restant dans un cadre professionnel, elle ne changerait nullement nos rapports – sauf imprévu ou proposition de votre part, et encore.
Veuillez croire, professeur, en l’expression de mes sentiments distingués. Dans l’expectative de votre réponse,
Respectueusement,
A. Lewis
A. Lewis
Reducio
Plaisir partagé, très chère !
FIN DU RPG
Plaisir partagé, très chère !
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
Avatar: Aiwatan (https://www.zerochan.net/1279118)