11 mai 2023, 00:04
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Vendredi 10 avril 2048
Suite à ce RP
14h
Résidence de @Leann Hartley
Reducio
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Le voyage jusqu'à Londre, puis jusqu'à la résidence avait été particulièrement désagréable. Lorsque la famille de Narcisse avait été mise au courant de l'incident avec Leann lors de l'entraînement au club de duel, Oscar avait déjà du se battre becs et ongles pour ne pas qu'Honor aille directement briser les os de l'adolescente qui avait osé blesser son fils adoré. Par la suite, Narcisse avait vainement tenté de la raisonner et de mettre tout ça sous le tapis. De son point de vue, c'était un accident, il ne lui en voulait pas du tout, et nul doute qu'elle regrettait ce qu'elle avait fait, pas besoin d'en faire tout un plat ! Mais sa mère était intraitable. Elle avait exigé rencontrer la famille de Leann pour mettre les choses à plat. Narcisse dit qu'il en profiterait pour faire ses excuses également, car il se sentait responsable de la blessure à la cheville de son amie.

Oscar était évidemment de la partie, il avait catégoriquement refusé de ne pas venir, et Narcisse avait également forcé pour venir, quitte à s'infiltrer dans la voiture si elle refusait. Le voyage s'était toutefois fait dans le silence le plus absolu. Honor ne laissa échapper qu'une petite phrase, murmurée durant le trajet en voiture :

- Une épave cette caisse...

La voiture d'emprunt faisait pourtant l'affaire, mais Honor avait l'habitude de sa Camaro, qu'elle adorait. Narcisse était empli d'appréhension, mais n'avait pas peur, il espérait simplement que les choses se passent sans accroc. Une fois garé devant l'impressionnante résidence des Hartleys, Honor ne perdit pas un instant avant de descendre. Malgré la tiédeur d'avril, elle suivait le dicton qui disait de ne pas se découvrir d'un fil, et par précaution, elle préférait avoir tenue solide, juste au cas où. Elle palpa le holster sous sa veste en cuir, le forme de son glock se sentant sous ses doigts, et elle hocha la tête. En tant que militaire consultante, elle conservait le droit de porter une arme, et elle ne s'en privait pas. Narcisse lui avait toutefois formellement interdire de la sortir, mais rien à faire, impossible de la convaincre de ne pas la prendre du tout. Oscar avait aussi tenté de s'insurger, mais Honor et Narcisse partageaient un entêtement inébranlable.

Une fois face à la porte, Honor rangea les clés dans sa poche, Oscar rajustait les vêtements de Narcisse. Si Honor était habillée simplement, avec un pull à col roulé, une veste et des gants en cuir, un pantalon moulant, mais souple, et des rangers, Narcisse et Oscar portaient tous deux une chemise. Narcisse n'avait toutefois pas pu renoncer à ses baskets. Son père rajusta ses lunettes du doigt alors qu'Honor toqua à la porte, constatant l'absence de sonnette. Trois coups fermes et secs.

- Maman... Tu fais pas de bêtise hein ?

- Uniquement si tu réfléchis avant de parler.

- Et moi, je veillerai à ce qu'aucun de vous ne fasse l'idiot, capiche ?

L'intervention d'Oscar détendit l'atmosphère, il avait le don pour relaxer Honor en quelques mots, et elle ne put retenir son sourire. Elle l'effaça malgré tout rapidement, se tenant droite, attendant qu'on leur ouvre la porte.

Honor était véritablement très anxieuse. Elle avait fort heureusement passé toute sa vie à affronter cette angoisse et cette anxiété, la changeant en arme affûté qu'elle savait utiliser à son avantage. Mais l'idée de devoir se confronter ainsi au monde sorcier, à des gens qui, potentiellement, avaient fait partie de ceux responsables de sa blessure, ou encore d'avoir décimé son escadron... Cela l'emplissait de terreur. Mais cette terreur ne provenait pas du fait qu'elle avait peur d'eux. Non. Honor avait peur de sa réaction, elle avait peur de ce qu'elle était capable de faire si les choses tournaient mal. Il y a encore quelques années, elle aurait sans aucun doute tenté de réduire en charpie ces gens sans chercher à comprendre. Mais aujourd'hui, imbue d'une sagesse difficilement acquise après une longue remise en question et une longue introspection, Honor n'allait pas facilement perdre contenance. Ses pulsions de violence resteraient sous silence aujourd'hui, quoi qu'il arrive.

Discord t'es grand ouvert si quoi que ce soit te pose problème !
Dernière modification par Narcisse Brando le 25 oct. 2023, 11:12, modifié 1 fois.

13 mai 2023, 12:23
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Avril 2048, Résidence principale des Hartley.
Reducio
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APPARENCE (Leann): • Tenue monochrome : robe tube blanche, escarpins à brides blancs.
• Cheveux lâchés, décorés d'une broche en cristal à l'arrière de sa tête.
• Gloss transparent, trait d'eyeliner et mascara. Cicatrice visible.
APPARENCE (Lilibeth): Tailleur jupe bleu marine, col roulé noir, escarpins stilettos noirs.
• Cheveux lâchés, tombant jusqu'à la moitié de son dos.
• Rouge à lèvre bordeaux, trait d'eyeliner noir, fards foncés.
• Tatouages noirs visibles (de son poignet droit au début de son cou, recouvrant son bras en entier) seulement lorsqu'elle enlève sa veste.
Les paroles en italique sont celles en japonais.
Le début des vacances avait été très compliqué, puisque Leann n'avait pas voulu immédiatement prévenir sa mère de sa douleur fulgurante à la cheville. La souplesse se perdait rapidement, avait-elle pour seule excuse, et elle craignait de devoir recommencer tout le processus si le médecin décrétait qu'elle devait arrêter le sport pendant plus de deux semaines. Le premier jour, elle avait tenu à s'exercer toute seule à la barre, feignant une envie de calme qu'elle ne pourrait obtenir si sa grand-mère restait avec elle. Durant ces trois heures, enfermée à double tour pour ne pas être dérangée, elle avait pleuré, avait versé plus de larmes en trois heures qu'en trois ans à Poudlard, de frustration, de douleur, et de colère d'abord. Puis de déception. Finalement, elle avait tout avoué à James, qui était lui-même allé voir sa mère pour exiger ni plus ni moins l'arrêt complet de la discipline pendant trois jours, et une potion pour réparer sa cheville. Leann lui en fut profondément reconnaissante, puisqu'elle savait que jamais elle n'aurait pu mettre sa fierté de côté pour demander de l'aide à sa génitrice.

Seulement, le calme fut de courte durée, car quelques temps plus tard, les Hartley avaient été informés de l'envie que la famille de Narcisse avait de les rencontrer. Une nouvelle fois, Leann avait dû s'expliquer à ses parents, mettant bien en avant le fait que Narcisse était un né-moldu, et qu'il n'était pas nécessaire d'accepter de recevoir des moldus à la Résidence. Yoshiko n'avait rien dit, Nils avait soupiré. Mais tout deux s'accordaient à croire qu'il serait plus facile d'accepter la petite entrevue avec les parents en colère. Contre toute attente, Leann ne fut pas punie pour ce qu'elle avait fait, seulement sévèrement réprimandée à cause du temps que les deux sorciers perdaient par sa faute.

Lorsqu'enfin, le jour puis l'heure à laquelle les Brando devait arriver arriva, la japonaise se dévoua pour aller ouvrir la grande porte qui séparait le domaine de l'extérieur. Sa baguette dans la main, elle avançait péniblement, maudissant les basses températures.
Laza l'avait accompagnée, pour fermer la marche lorsque le groupe monterait la petite centaine de marche qui séparait les portes de l'entrée des jardins. Leann l'avait rejointe et se tenait derrière elle, immobile.

- Il y a du vent, couvrez-vous mieux.

C'était la seule phrase à l'attention de sa fille que la sorcière avait prononcé en 10 minutes. Leann répondit simplement, attendant que les portes s'ouvrent complètement.

- Je n'ai pas froid.
Dernière modification par Leann Hartley le 26 juil. 2023, 12:14, modifié 1 fois.

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16 mai 2023, 14:21
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Narcisse ne pouvait s'empêcher d'admirer la beauté des lieux, un grand sourire aux lèvres, les yeux écarquillés et emplis d'étoiles. Son père également se laissait prendre au jeu, souriant tranquillement en rajustant ses lunettes pour pouvoir mieux observer les alentours, relativement détendu. Ces deux-là contrastaient assez puissamment avec le comportement et la métacommunication d'Honor. Les mains dans le dos, l'index tapotant nerveusement le dos de sa main, elle observait également ce qui l'entourait, mais d'une autre manière. Elle cherchait de potentiels pièges, de potentielles cachettes, des endroits dissimulés, que les yeux de profanes ne pouvaient voir en temps normal. Cet immense jardin était véritablement opportun pour toute embuscade ; il le démontrait bien en ayant endormi la méfiance de sa famille. Une grande inspiration, sa nuque picota, quelqu'un approchait tandis que le grand portail s'ouvrait lentement.

Oscar posa sa main sur l'épaule de Narcisse, qui s'immobilisa, perdant légèrement son sourire en observant la femme qui accompagnait son amie. Il savait qui elle était : sa mère, sans le moindre doute, et il savait également ce que Leann pensait de cette dernière. Il savait qu'elle la terrifiait et lui pourrissait la vie d'une manière qu'il ne supportait pas. Et s'il n'avait pas été accompagné de ses parents, il lui aurait balancé ses quatre vérités au visage sans la moindre hésitation. L'idée qu'un parent puisse ainsi traumatiser son enfant sans le moindre remord apparent le révoltait. Mais ce sentiment de révolte se voyait également tempéré par une grande méfiance et une certaine terreur. Sa nuque le picotait, son instinct ne le trompait pas : cette femme était comme sa mère. Dangereuse, puissante, et intimidante. Son père rajusta ses lunettes, attendant le bon moment pour entrer en scène.

La nuque d'Honor s'enflamma, ainsi que ses tatouages qu'elles avaient dissimulés sous les nouveaux, tandis que son cœur s'emballa et que ses muscles se contractèrent imperceptiblement sous ses vêtements. Il était hors de question que cette femme n'approche son fils ne serait-ce que d'un mètre. Honor ne voyait d'ailleurs même pas un être humain, mais un serpent, un cobra incroyablement dangereux et redoutable. Elle ne s'y méprenait pas, l'observant sous toutes les coutures, reconnaissant le physique caractéristiques des pratiquants d'arts martiaux comme elle. Si en temps normal, elle respectait cela, respect pouvant bien souvent se transformer en sympathie, cette personne ne lui inspirait aucune confiance. Ses pieds glissèrent légèrement sur le côté, laissant Honor de profil, ses mains se glissant souplement sur les côtés de ses hanches, sa main prête à saisir son arme en cas d'urgence.

Un regard en arrière, et elle prit une grande inspiration, dissimulant tous ses doutes et ses émotions. Un parfait sourire de façade se dessina sur ses lèvres, alors qu'elle levait la main pour serrer celle de son hôte temporaire, prenant son ton le plus amical.

- Miss Hartley je présume ? Enchantée, je suis Honor Brando, la mère de Narcisse. Voici Oscar, son père. Je suppose que vous connaissez la raison de notre venue ?

Elle avait simplement montré Oscar de sa main libre en parlant, sans détourner le regard un instant de Lilibeth. Elle jeta simplement un regard coulé vers Leann, méfiante.

23 mai 2023, 05:27
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Leann demeurait silencieuse, tandis que Yoshiko arborait son plus chaleureux sourire. Il n'y avait rien à dire pour la jeune fille, si ce n'est les phrases habituelles qu'elle formulait pour saluer ses invités. Qui d'ailleurs, n'étaient pas les siens. Elle se connaissait la raison de la venue des Brando, mais sa mère n'avait rien voulu lui dire davantage, et peu désireuse de la voir s'énerver, la blonde n'avait pas insisté. Elle se demandait cependant si Narcisse lui en voulait, car elle-même, si elle était à sa place, lui en voudrait beaucoup.

Yoshiko serra la main de Honor, souriant de la même façon que lorsqu'elle les avait accueilli, son sourire ne bougeait pas, semblant complètement figé sur son visage.

- Bonjour miss Brando, les Hartley sont heureux de vous recevoir, répondit-elle simplement, s'adressant également aux deux autres. En effet, discutons-en à l'intérieur, voulez-vous ?

Leann tourna les talons en même temps que sa mère, se dirigeant d'un pas rigide vers les escaliers en marbre qui s'élevaient jusqu'à la cour principale dans laquelle les attendaient miss Gwent, et une autre femme pour les débarasser de leur manteau, juste devant les portes d'entrées donnant sur le hall circulaire. Laza fermait la marche, en silence, jetant parfois quelques coups d'oeil furtifs aux Brando, curieuse de voir des moldus s'aventurer dans la résidence.
Yoshiko avait cessé de sourire à peine fut-elle entrée dans la demeure, débarrassée de ses effets, laissant sa veste aux mains des deux femmes, son bras tatoué désormais visible. Aussitôt, elle se tourna vers la famille.

- Les baguettes sont habituellement à remettre, si vous possédez une autre arme, blanche ou à feu, nous apprécierons que vous la laissiez là.

Leann ne faisait pas confiance aux moldus, elle ne comprenait donc pas sa mère, qui ne procédait pas à une inspection plus avancée. La sorcière se tourna vers sa fille au même moment :

- Allez chercher Nils.

La blonde hocha la tête et quitta le hall, se dirigeant vers le bureau de son géniteur avec lequel elle rejoindrait l'un des salons préparés pour l'occasion en même temps que les autres.

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23 mai 2023, 10:56
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
- Cela nous conviendra tout à fait, en effet.

Honor répondit sans se départir de son sourire de façade, parfaitement maîtrisé, effaçant toutes ses pulsions de violence. Aussi tranquille qu'un arbre et apaisée que l'eau d'un lac sans vent. Toutefois, sous la surface, elle se tenait attentive et prête à tout, ses yeux observant attentivement ce qui se passait. Elle jeta ensuite un regard vers Oscar et Narcisse avant que la petite famille ne suive les pas de celle des Hartley. Narcisse avait salué joyeusement Leann avec un sourire en secouant la main.

Puis ils emboitèrent le pas à Honor et les autres. Narcisse ne s'arrêta toutefois pas d'observer les alentours avec délectation, impressionné, avant de rattraper sa mère pour prendre sa mère. Honor ralentit pour ensuite prendre celle d'Oscar dans celle qui lui restait. Elle se calma légèrement, et son sourire de façade devint plus sincère. Cette dernière observa ensuite Yoshiko se débarrasser de sa veste, et ne put retenir une petite émotion en observant ses tatouages. Similaires jusque dans l'apparence... En revanche, la requête des hôtes lui déplut tout particulièrement.

Honor était méfiante de nature, très méfiante. Jamais elle n'accordait sa confiance à moins d'une très bonne raison, et jamais elle ne s'exposait plus que nécessaire, et surveillait toujours ses arrières. Sa première pensée, toute naturelle, fut donc de refuser tout catégoriquement de déposer les armes, gardant sa veste pour les dissimuler. Mais elle sentit une main tirer sa veste. C'était Narcisse. Il lui lançait un regard implorant, suppliant presque, et elle comprit tout de suite. Ce fut presque comme si elle lisait dans ses pensées. "S'il te plaît maman... fais-leur confiance..."

Elle ferma les yeux, incapable de retenir son sentiment de pitié envers lui un bref instant. Il était si innocent et ignorant. Mais elle lui faisait confiance. Après avoir rouvert les yeux pour les braquer sur Yoshiko, elle ôta sa veste pour la poser à l'endroit indiqué, laissant à son tour apparaître ses nombreux tatouages recouvrant ses bras et son dos, mais également le holster de son arme. Son regard était presque provocateur, triomphant. Puis elle dégaina souplement son pistolet, retirant le chargeur dans un mouvement uni, activant la culassa pour faire jaillir la cartouche déjà insérée dans la chambre, que Narcisse réceptionna habilement pour la ranger dans sa poche. Honor déposa son arme sur la table appropriée.

Elle hésita un instant, puis s'accroupit pour dégainer le couteau de combat rangé dans sa botte, lame crantée, d'une vingtaine de centimètres, avant de la déposer sur la table à côté du pistolet. Narcisse déposa ensuite sa baguette à côté, et Oscar leva les mains en pouffant de rire, l'air de dire : "Moi je n'ai rien !" Puis il s'approcha de sa femme pour prendre sa main dans la sienne. Narcisse demeurait silencieux, attendant la suite. Honor avait bien remarqué qu'on ne les avait pas invité à s'assoir, et ils demeurèrent donc debout, faisant face d'un bloc uni aux Hartley. La stratégie conseillant d'attendre que Yoshiko reprenne la parole pour les enjoindre à parler.

Honor profita toutefois de cet instant de flottement pour observer les alentours, et chercher tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une arme. Ce n'est pas parce qu'elle était désarmée qu'elle était impuissante, bien au contraire. Le moindre objet pouvait devenir une arme. Un stylo, une chaise, un bougeoir, même un vêtement. Ses pensées se tournèrent vers sa ceinture, que l'on pouvait aisément déboucler et glisser hors de ses supports. Honor n'était pas désarmée, loin de là. Il aurait fallu lui trancher bras et jambes pour la rendre totalement inoffensive, et même là, elle aurait utilisé ses dents. Pour être honnête, la seule manière fiable de rendre Honor totalement inoffensive, c'était de la tuer, purement et simplement. Elle admirait le cran de son fils qui l'avait incité à se désarmer, mais cela ne l'étonnait pas, il avait toujours démontré un courage parfois suicidaire, au profit de ce qu'il considérait le bien. Cela l'inquiétait, très souvent, mais elle savait que s'il lui était très similaire sur certains points, sur d'autres, ils différaient drastiquement.

24 mai 2023, 06:48
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Arrivée devant le bureau de son père, Leann attendit un instant, puis frappa à la porte. Lorsqu'elle l'entendit répondre sèchement par un "entrez", elle s’exécuta en se postant en face de lui, droite comme un piquet.

- Nous vous attendons.

Le sorcier soupira, puis finit par se lever, laissant la lettre qu'il était entrain de rédiger posée sur la table, sans prendre la peine de la ranger. Lorsqu'il passa à côté de sa fille, un regard noir lui fut destiné, encore une fois à cause du temps qu'elle lui faisait perdre. Celle-ci ne répondit rien et se contenta de passer devant pour le conduire dans le salon prévu pour cette entrevue.

Yoshiko de son côté n'avait pas haussé un sourcil en voyant les deux armes être déposées, et se contenta de hocher la tête en les remerciant sobrement pour leur coopération. Elle continua alors son chemin vers les escaliers qui mèneraient au salon, en silence, et rencontra son mari et sa fille en chemin, qui prenaient la même direction. Les deux sorciers ne s'étaient pas adressés la parole de tout le petit trajet, et se tenaient à distance l'un de l'autre. Lorsqu'enfin, ils entrèrent dans le lieu prévu, Yoshiko s'arrêta.

Six fauteuils étaient disposés autour d'une table sur laquelle avaient été déposés une étagère de macarons, quelques autres viennoiseries, ainsi que des tasses à thé. Lorsque Nils s'assit sur un des fauteuils, Leann et sa mère l'imita, attendant que les Brando fassent de même. Il était très désagréable, pour tout le monde, de devoir s'assoir en compagnie de moldus. Si certaines autres familles apprenaient que les Hartley avaient invité la vermine dans leur domaine, cela serait vraiment très humiliant, alors ils avaient déprogrammé tous les rendez-vous de la journée pour éviter une rencontre inopportune entre un Sang-Pur et la famille de Narcisse.

La japonaise, à peine assise, avait rempli les tasses de tout le monde, faisant bien attention à correctement positionner ses mains et ses bras selon les coutumes anglaises, non japonaises. Si il était clair que la classe à l'anglaise était complètement différente qu'au Japon, son fonctionnement n'était pas évident et demandait un minimum de réflexion.

- Bien, commençons si vous le permettez, je ne voudrais pas y passer plus de temps que nécessaire.
Dernière modification par Leann Hartley le 26 juil. 2023, 12:17, modifié 1 fois.

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24 mai 2023, 18:11
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Honor baissa les yeux pour observer Narcisse, qui n'était en aucun cas méfiant, tout au plus était-il curieux et observait les alentours, un peu nerveux. Elle posa sa main sur son épaule pour l'inciter à s'assoir, et Oscar posa à son tour une main sur l'épaule de sa femme alors que tous trois s'asseyaient autour de la table. L'ambiance était de toute évidence pesante, et Honor observait avec attention chaque personne assise autour de la table, sans faire mine de toucher à ce qui était posé dessus, avant de croiser les mains face à elle.

- Je vous remercie.

Elle hocha la tête, son sourire de façade toujours apposé sur ses lèvres. Son regard alterna ensuite entre Narcisse et Leann.

- Bien, je serais brève. Il m'a été rapporté que votre fille a blessé mon fils. Il m'a longuement expliqué le contexte, et n'en veut en aucun cas à votre fille.

Un bref regard vers Leann.

- Toutefois, étant donné la gravité de l'incident, je tenais à m'assurer que les choses soient claires. Même si mon fils se blâme pour ce qui est arrivé, l'écart d'âge entre lui et votre fille entraîne de facto le partage au moins égal des torts.

Elle regarda ensuite Narcisse, qui se mordait l'intérieur des joues, se retenant de toutes ses forces. Honor plongea ensuite son regard noisette dans celui de Yoshiko.

- C'est tout ce que je souhaite, madame. De m'assurer que votre fille a bien compris la gravité des choses, et que ce genre... d'accident ne se reproduise plus jamais.

Son aura flamboyait autour d'elle, alors que sa colère parfaitement contenue irradiait à-travers ses pores, faisant presque vibrer l'air autour d'elle.
Dernière modification par Narcisse Brando le 29 juil. 2023, 19:40, modifié 1 fois.

28 juil. 2023, 14:02
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Aucun des sorciers n'avait envie d'être ici, c'était évident. Nils et Yoshiko affichaient des visages apathiques et fermés, ne laissant transparaître aucune véritable considération. Leann, quant à elle, demeurait silencieuse. Parler dans cette situation serait totalement inapproprié et risquerait d'attirer les foudres de sa mère, si elle disait quelque chose de travers. Elle préféra donc rester docile, se conformant aux attentes imposées.
D'une voix blanche, la japonaise répondit :

- Ma fille comprend parfaitement ce qu'elle a fait, et prend l'entière responsabilité de ce qui est arrivé.

Nils, afin de soutenir les propos de sa femme, acquiesça d'un léger mouvement de tête :

- Nous pouvons vous assurer que cela n'arrivera plus.

Le regard de Yoshiko n'avait pas quitté celui de Honor. La japonaise sentait parfaitement sa colère, cela la ravissait. Si d'habitude, elle aurait voulu initier un petit accrochage, elle n'en vit pas l'intérêt dans cette situation. Voulant donc mettre fin aux inquiétudes des Brando, elle déclara à la suite de son mari :

- Les enfants ont quelquefois besoin d'une correction, pour « filer droit ». Leann n'y échappera pas, c'est une certitude, vous n'avez pas à vous en faire.

Leann garda son regard droit, même si son assurance avait disparue, démontrant une étrange sérénité malgré l'horreur de la situation. Le peu d'appréhension qu'elle éprouvait à l'idée de devoir réitérer l'expérience de s'évanouir lors de sa série de fouettés révélait parfaitement une certaine affection pour l'environnement malsain dans lequel elle évoluait. Son silence était empreint d'une acceptation résignée, comme si elle avait intégré la notion que cette réalité était la seule voie. La jeune fille savait que la discipline était la clé, et que la perfection ne pouvait être atteinte qu'en subissant rigoureusement ces sanctions.

- Voyez-vous autre chose ? Je pense que si nos enfants évitaient à l'avenir de se fréquenter, ils ne pourraient que mieux s'en porter.

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29 juil. 2023, 20:00
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
Oscar posa une main sur l'épaule de Narcisse et Honor lui jeta un regard noir lorsque les parents de Leann commencèrent à parler. Ils perçurent tous deux sa volonté de s'exprimer, de se blâmer, de défendre celle qu'il considérait comme son amie. Il fut obligé de mettre une main devant sa bouche, son visage virant lentement au rouge vif sous l'effort. Honor serra les dents, avant de rediriger son regard vers ses interlocuteurs, toujours aussi maîtresse d'elle-même. Il fallait impérativement abréger cette discussion le plus rapidement possible, elle ne voulait pas laisser son fils s'exposer en succombant à son impulsivité habituelle. Elle fut rassurée par leurs paroles, jusqu'à ce qu'elle mentionne la correction. La famille Brando se figea, tous les trois.

Oscar glissa un regard angoissé à sa femme, le visage de Narcisse trahissait son inquiétude et son désespoir alors qu'il regardait ses parents, puis Leann, les sourcils froncés d'inquiétude. Honor ne broncha pas. Ses poings se serrèrent imperceptiblement, bien malgré elle. Elle sentit son fils qui voulut se lever brusquement, elle étendit le bras pour le placer juste devant lui, l'interrompant dans son mouvement. Lorsqu'il lui jeta un regard désespéré, elle secoua doucement la tête en fermant les yeux, avant de regarder Oscar qui prit Narcisse par les épaules pour le faire rassoir doucement. L'enfant semblait proprement révolté et hors de lui, choqué jusque dans ses tréfonds.

Elle ne voulait pas faire de vagues, elle voulait protéger à tout prix son fils, et cela impliquait parfois de le forcer à se taire. Son attention revint sur l'homme. Mais lorsqu'il ouvrit la bouche, ce fut au tour d'Honor de ressentir une vive fureur. Oscar et Narcisse n'avaient pas perçu tous les sous-entendus, Narcisse devait simplement croire innocemment que c'était pour les protéger. Oscar quant à lui, estimait qu'il s'agissait d'une punition quelque peu sévère. Mais Honor, elle, mesura tout le mépris et le poison de ces paroles. Ses mains s'entrecroisèrent, et elle demeura longuement silencieuse, la respiration régulière, contenant l'aura de colère qui menaçait de s'échapper par les pores de sa peau.

Enfin, en prenant une grande inspiration, elle hocha la tête, avant de se relever.

- Je vous remercie pour votre compréhension. J'avoue ne voir rien à ajouter, votre clarté a été entendue. Vous me voyez rassurée, permettez-nous de nous retirer désormais.

Elle regarda Narcisse et Oscar. Si Oscar commençait à son tour à se lever avant de saluer la famille Hartley de la tête dans un sourire, Narcisse ne put se contenir, malgré tous les efforts de sa mère et de son père.

- Mais ! C'est pas que d'la faute de Leann !! Et puis c'est mon amie pourquoi vous voudriez pas qu'elle...

En un éclair, Honor se retrouva aux côtés de son fils, sa main se posa fermement sur son épaule. Sans violence ni brusquement, mais avec fermeté. Il ferma la bouche, se mordant les lèvres, la respiration courte, les poings serrés, les yeux au bord des larmes, le visage rouge de colère.

- On y va Narcisse.

Elle se tourna vers les Hartley, le visage profondément neutre.

- Excusez-le. En vous souhaitant une très belle journée.

- Au revoir, merci de nous avoir accueilli !

L'attitude d'Oscar contrastait quelque peu avec celle de sa femme, il était léger et souriant, et Narcisse s'y trompa. Mais pas Honor, elle sentait bien que, d'eux trois, il était sans doute le plus révolté. Tous trois prirent ensuite lentement le chemin de la sortie, chacun des parents de Narcisse avait une main posée sur son épaule.

25 oct. 2023, 10:44
 CLOS  Laver le linge sale entre familles  Leann Hartley 
En voyant la famille Brando quitter la salle, suivie de Nils qui allait les raccompagner en silence jusqu'aux portes de sortie du domaine, Leann demeura muette. Elle sentait le regard de sa mère dans son dos, et n'osait tout bonnement pas se retourner.

Leann.

La concernée prit une inspiration, et se tourna pour répondre. Mais avant qu'elle ne puisse formuler la moindre phrase, sa mère prit son menton entre sa main froide, et la força à relever la tête, serrant son visage trop fort pour qu'elle n'ait pas mal.

La prochaine fois que vous nous embarrassez de la sorte, il y aura de réelles conséquences.

La japonaise parlait lentement, serrant son menton et le bas de ses joues toujours plus fort. Lorsqu'elle la lâcha enfin, et qu'elle se retourna pour quitter la pièce, Leann ne bougea pas d'un pouce, ayant parfaitement compris sa menace sans aucune envie de la voir mise à exécution.

Je vous veux prête en salle de danse dans 10 minutes, pointes à la sonorité parfaite, trancha-t-elle en tournant les talons à peine fut-elle dans le couloir.

Massant enfin son menton, Leann soupira discrètement. Les punitions sportives n'étaient pas les plus appréciées, surtout lorsque sa mère était remontée de cette manière. Puis les pointes à la sonorité parfaite n'étaient atteintes que sans les embouts en silicone, or la blonde connaissait le penchant de sa mère pour les séries de pirouettes ou de fouettés, et sans embouts...

Ça va piquer.

La dernière fois que sa charmante grand-mère lui avait interdit ces embouts sauveurs, Leann avait fini avec les pieds dans un très sale état. Cette fois, il fallait minimiser les dégâts. Peut-être que si son échauffement et sa série étaient parfaitement exécutés, Yoshiko s'adoucirait pour la suite.
Sur le chemin de sa chambre, traînant les pieds, elle distingua quatre formes se diriger vers les grandes portes. Leann s'arrêta, et les fusilla du regard à travers la fenêtre. Son père restait en retrait, à un peu plus d'un mètre.

Enfoirés, vous avez gâché ma journée, grinça-t-elle entre ses dents, à l'adresse de la famille Brando.

Comme si il aurait été difficile de faire cet échange par courrier ! Les parents de la jeune fille ne se seraient certainement pas énervés à ce point-là. Les faire passer pour des idiots était une chose, mais devant des moldus en était une autre. Si d'un côté, elle pouvait comprendre leur agacement, de l'autre, elle trouvait qu'ils surréagissaient un peu.
Sortant de sa chambre trois minutes plus tard, changée, et tenant ses pointes par le ruban noir, elle marchait lentement. Le couloir paraissait long, et semblait s'allonger au fur et à mesure que Leann avançait. Les portes lointaines, et le plafond bien trop haut donnaient un sentiment de vertige très désagréable.
Lorsqu'enfin, Leann franchit la porte de la salle aux murs miroirs, après une interminable ascension, elle se résigna en s'approchant de sa mère.
Et c'est la fin pour moi ! :wise:
Merci beaucoup !

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