17 juin 2024, 07:44
 NUIT  Il la ferme jamais c'est fou  Selma Puckle 
Vendredi 4 juin 2049
2h46 du matin
Avec @Selma Puckle
Comme tout un chacun, Narcisse était bien évidemment soumis au stress. C'était normal et naturel, une réaction tout à fait saine et raisonnable, à qui absolument personne, sauf condition particulière, n'échappait. Le corps avait besoin de se protéger, de réagir, pour se transcender et réagir aux événements extérieurs lorsqu'il se trouve face à diverses épreuves. Certaines personnes résistent très bien au stress, d'autres pas du tout. Narcisse se trouvait un peu entre ces deux catégories...

Disons qu'effectivement, le stress était présent chez lui, mais ne se manifestait pas vraiment de la manière classique. Enfin, si, se ronger les ongles et se mordre l'intérieur des joues, par exemple, était un symptômes des plus banals. Mais il n'était pas du genre à l'introspection ou à se poser pour réfléchir, pour se détendre, faire une pause, essayer de se changer les idées. Non non. Il était du genre à avancer et à progresser jusqu'à exploser, et jusqu'à ce que son corps le force de lui-même à prendre ce repos. Et ce soir était le bon soir. C'était le soir de trop. Quelques heures auparavant, le garçon s'était tout bonnement écroulé sur son lit, tout habillé, baguette en main, sans même se rappeler avoir fermé les yeux.

Mais même là, encore, son cerveau se trouvait avec trop d'informations à traiter pour réussir à dormir convenablement... Même quand il dormait, Narcisse ne la fermait pas. Et c'était quelque chose à laquelle ses camarades avaient hélas dû se faire. Et si encore ce n'était que ça...

A la lueur nocturne, une ombre errait désormais dans les couloirs, maugréant des formules de sortilèges, avançant lentement tel un zombie, sans but ni destination particulière. Laissant échapper un petit ronflement de temps à autres, Narcisse était le parfait exemple du somnambule. Se figeant parfois, de manière totalement aléatoire, pour fixer un mur qu'il ne voyait pas, ou au beau milieu d'un couloir, les cheveux en bataille, un petit filet de bave coulant de la commissure de ses lèvres. De loin, on aurait totalement pu le prendre pour quelqu'un de normalement réveillé.

"Gh... Levio'a... 'umos... 'otego..."