La balançoire
Mardi 3 mai 2050
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Depuis trois mois, leur relation reprenait son souffle. Un souffle nouveau, permit uniquement par le respect de l'autre, de ses attentes, de ses limites.
Tellement de choses s'étaient passées depuis leur rentrée à Poudlard quatre ans plus tôt. Elles avaient grandit, apprit, avait exploré leurs limites tout comme la définition de l'Amitié. Elles s'étaient fâchées, déchirées, s'étaient réconciliées, s'étaient quittées. Oui, leur Amitié était quelque chose tantôt stable, tantôt bancale sans jamais pour autant perdre sa valeur.
Élisabeth et Constance étaient deux adolescentes aux passés différents, aux choix différents mais qui étaient reliées par ce lien. Un lien magique qui s'était effiloché au point de se rompre, mais qui se réparait, via le sortilège du pardon.
Prendre le temps. C'était ce qu'elle lui avait demandé cette fameuse nuit au début du mois de février. Des actes et plus de promesses trop belles mais difficiles à tenir.
Depuis, Élisabeth avait tenu parole, lui laissant son espace personnel, avait assumé ses actes envers Gideon et elles évitaient au maximum le sujet "Redose" qui était un véritable tabou entre elles - l'une l'aimant, l'autre n'ayant aucune confiance en lui. Elles se côtoyaient comme avant mais au lieu de la froideur qui s'était installée entre elles durant des mois, la tension s'était effacée pour laisser place à un mélange de timidité et de prudence.
De son côté, Constance s'était laissée envahir par la sérénité et le soulagement au fur et à mesure des semaines qui s'écoulaient. Éli ne cherchait pas à attirer son attention en permanence, et ne lui parlait pas de Redose. La brune se montrait plus studieuse, plus "sérieuse" et la châtaine n'avait pas eu connaissance de choses illégales ou incorrectes perpétuées par la première. Éli changeait vraiment, elle redevenait celle qu'elle appréciait tant "avant". Alors oui, elle ne "savait" pas tout ce qui se passait dans la vie d'Élisabeth mais ça faisait partie de leur "accord", et cela lui convenait car cela permettait de reprendre une relation plus saine sur des bases plus stables et nettes.
L'adolescente était en train de réviser dans la salle commune, avec Merlin bien entendu, lorsque Élisabeth s'était matérialisée en face d'elle. Elle avait besoin d'elle. Le ton emprunté, l'air sur son visage, la maladie chronique qui l'habitait malheureusement, et la stabilité de leur "relation" firent que Constance n'hésite pas plus d'une seconde. Laissant Merlin et la table recouverte de manuels derrière elle, Constance suit son amie hors du Terrier. Dans le couloir, Éli lui explique la recrudescence de ses symptômes, sa fatigue chronique et ses nuits compliquées. La brune avait beau essayer de prendre sur elle, Constance n'était pas dupe et l'inquiétude monta en elle. Après avoir tenté de la rassurer, en mentionnant notamment les compétences de l'infirmier, la châtaine l'accompagne donc jusqu'à l'infirmerie.
Quelques minutes d'attente et finalement le visage de Mr O'Belt apparait. Élisabeth se lève, sous le regard attentif et soucieux de Constance, et disparait avec l'adulte.
Assise dans la salle d'attente, Constance attend.
C'était plus fort qu'elle, son esprit retraçait leur cheminement. Et comment elle se retrouvait à attendre Élisabeth, l'inquiétude au creux de la poitrine. Une sensation qu'elle n'avait pas éprouvé depuis un moment.
Et si la maladie d'Élisabeth s'aggravait ?
Que pouvait-elle y faire ? Comment pouvait-elle...
Les doigts pianotant sur sa cuisse, la jeune fille lance de brefs regards vers la porte avant de reporter son attention sur le tableau de l'infirmière. Bref sourire poli vers elle et regard qui fuie.
Elle ne regrettait pas d'être là. Bien que leur relation n'était plus "comme avant", elle avait accepté de redonner une chance à Élisabeth, et cela impliquait d'être présente quand celle-ci en avait vraiment besoin. Et puis, il y avait cette partie d'elle, celle qui se souciait d'Éli, qui avait en mémoire tous les moments partagés depuis 4 ans...
Pour autant, Constance ne pouvait s'empêcher de se questionner. Quelle serait la suite ? Il y avait deux options, n'est ce pas ? Soit Élisabeth ressortirait de là le visage défait, signe que sa maladie s'empirait et qu'il fallait qu'elle l'accepte, soit elle en ressortirait le visage plus serein grâce aux solutions apportées par Mr O'Belt. Dans l'un des cas, tout irait pour le mieux, dans l'autre, c'était l'incertitude.
704 actions vues avec @Élisabeth Willis
@Diarmuid O'Belt pour la mention
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La balançoire
Diarmuid avait proposé un compromis à Elisabeth. Sa situation demandait à ne pas être prise à la légère; pas qu'il prenne une grippe à la légère, mais là entre ses antécédents médicaux et cette nouvelle condition, il préférait prendre des précautions. La jeune fille l'avait accepté. De bon cœur rien n'était moins sûr. Mais il espérait - et croyait sincèrement - que la promesse de venir à l'infirmerie si ça n'allait pas ou au moindre doute n'engageait pas que lui. Alors il reconduisit l'adolescente dans la salle d'attente pour qu'elle puisse quitter les lieux.
Son amie l'y attendait. L'infirmier la repéra rapidement, alors qu'il était en train d'adresser une dernière recommandation à la Poufsouffle. "Pensez à vous reposer. Pas d'excès de magie. Et mangez ce soir, même léger." Préconisa-t-il à une distance intermédiaire entre celle du soignant et celle d'un proche. Son regard glissa ensuite vers la camarade de maison de sa patiente. Elle avait certainement entendu ces ultimes recommandations qui ne dévoilaient rien de particulier sur l'état de santé de son amie. Ce n'était peut-être pas plus mal, même s'il était possible qu'Élisabeth n'apprécie que moyennement. De toute façon c'était fait.
Il laissa les deux jeunes se retrouver puis les salua poliment, leur souhaitant une bonne soirée. Il n'y avait plus qu'à compter sur le fait que ça se passe pour le mieux et que les potions permettent à l'adolescente de se sentir suffisamment mieux pour pouvoir se sustenter le soir et dormir correctement.
Post unique pour faire la transition avec Crise majeure. Bon RP à vous!
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Son amie l'y attendait. L'infirmier la repéra rapidement, alors qu'il était en train d'adresser une dernière recommandation à la Poufsouffle. "Pensez à vous reposer. Pas d'excès de magie. Et mangez ce soir, même léger." Préconisa-t-il à une distance intermédiaire entre celle du soignant et celle d'un proche. Son regard glissa ensuite vers la camarade de maison de sa patiente. Elle avait certainement entendu ces ultimes recommandations qui ne dévoilaient rien de particulier sur l'état de santé de son amie. Ce n'était peut-être pas plus mal, même s'il était possible qu'Élisabeth n'apprécie que moyennement. De toute façon c'était fait.
Il laissa les deux jeunes se retrouver puis les salua poliment, leur souhaitant une bonne soirée. Il n'y avait plus qu'à compter sur le fait que ça se passe pour le mieux et que les potions permettent à l'adolescente de se sentir suffisamment mieux pour pouvoir se sustenter le soir et dormir correctement.
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La balançoire
Éli n'avait aucune notion du temps qu'elle avait passé dans ce bureau, mais à l'instant même ou elle se retrouva en dehors, tout lui parut si différent. Les murs semblaient laisser un peu moins d'espace pour le passage, donnant une sensation presque oppressante à la poufsouffle, les dernières paroles prononcées par Mister O'Belt lui parurent plus lointaines, comme si le message ne lui était pas vraiment destiné, ses propres pas, rejoignant sa meilleure amie, étaient presque inefficaces tant ils étaient lents. Est-ce qu'inconsciemment son corps voulait rallonger le moment ?
La jeune fille était arrivée le visage tiré, prise en étau entre la fatigue et la douleur, mais l'annonce faite par Diarmuid avait suscité un choc si énorme que son visage était encore plus tiré lorsqu'elle retrouva la salle d'attente. Elle ne s'était pas doutée une seule seconde que ce qui allait se jouer dans ce bureau serait aussi déterminant pour le reste de sa vie, et malheureusement les prochains jours n'allaient pas l'aider à redescendre en intensité. Éli se força malgré tout à répondre d'un "oui" de la tête lorsque le pédiatromage lui donna ses derniers conseils. Tenter au mieux de le rassurer sur son respect des consignes, c'était l'objectif pour ne pas risquer de remettre en cause sa sortie imminente. Juste avant que Mister O'Belt ne referme la porte sur lui-même, elle articula difficilement un très discret "Merci", c'est tout ce dont elle était capable à cet instant. Ce petit mot à peine audible était vraiment très très loin de ce que, quelques semaines plus tard, elle aurait envie de lui dire. Malgré sa profession, rien ne l'obligeait à être si présent pour elle à cet instant, rien ne l'obligeait à lui renouveler son soutien pour la suite, à l'aider à avoir confiance en elle, à lui faire comprendre qu'elle restait maître de son destin peu importe le choix qu'elle ferait. Rien ne le forçait à être si impliqué, et même si les mots du jeune homme ne résonneraient en elle que plus tard, sa façon de réagir face au "problème" aujourd'hui ferait toute la différence pour elle lorsqu'elle en prendrait la mesure.
C'était vrai...Tout était vrai...
Comment allait elle faire maintenant ? En théorie, elle savait ce qu'elle était censée faire, et ce qui allait arriver, Diarmuid le lui avait parfaitement expliqué : la lettre à ses parents, l'annonce aux adultes concernés, la discussion qu'elle devrait avoir absolument avec Redose... Le déroulé des prochaines heures était inscrit en lettres rouges dans sa tête, et il fallait que certaines taches ne tardent pas, pourtant une sorte de force invisible la tétaniser. Constance était juste là, son amie avait accepté de l'accompagner malgré leur lien encore compliqué, elle l'avait suivie sans hésitation, elle l'avait attendue seule ici, elle s'était peut-être même angoissée pour elle. D'ailleurs, que s'était elle imaginée pendant ce temps ? Et qu'avait-elle entendu des mots du pédiatromage à leur retour en salle d'attente ? Qu'était-elle en train d'en conclure de tout cela à l'instant ? Peu importe, c'était sûrement à des centaines de kilomètres de la réalité.
Seule face à Constance, Éli allait devoir assumer maintenant. Elle allait devoir faire face au regard de son amie sur la nouvelle personne qu'elle était devenue en quelques minutes, et elle n'était pas prête à voir de nouveau la déception dans ses yeux. La future mère s'avait très bien qu'un "Alors, qu'est ce qu'il a dit ?" serait probablement la prochaine question très légitime de Constance, et elle savait très bien que si c'était le cas, elle ne lui cacherait rien. Éli ne voulait plus jamais, jamais mentir à sa meilleure amie, mais tout ça c'était trop....
...Un regard perdu, et des larmes silencieuses glissant sur ses joues, c'est tout ce qu'Éli réussit à offrir à Constance sur le moment.
@Constance Nelson
La jeune fille était arrivée le visage tiré, prise en étau entre la fatigue et la douleur, mais l'annonce faite par Diarmuid avait suscité un choc si énorme que son visage était encore plus tiré lorsqu'elle retrouva la salle d'attente. Elle ne s'était pas doutée une seule seconde que ce qui allait se jouer dans ce bureau serait aussi déterminant pour le reste de sa vie, et malheureusement les prochains jours n'allaient pas l'aider à redescendre en intensité. Éli se força malgré tout à répondre d'un "oui" de la tête lorsque le pédiatromage lui donna ses derniers conseils. Tenter au mieux de le rassurer sur son respect des consignes, c'était l'objectif pour ne pas risquer de remettre en cause sa sortie imminente. Juste avant que Mister O'Belt ne referme la porte sur lui-même, elle articula difficilement un très discret "Merci", c'est tout ce dont elle était capable à cet instant. Ce petit mot à peine audible était vraiment très très loin de ce que, quelques semaines plus tard, elle aurait envie de lui dire. Malgré sa profession, rien ne l'obligeait à être si présent pour elle à cet instant, rien ne l'obligeait à lui renouveler son soutien pour la suite, à l'aider à avoir confiance en elle, à lui faire comprendre qu'elle restait maître de son destin peu importe le choix qu'elle ferait. Rien ne le forçait à être si impliqué, et même si les mots du jeune homme ne résonneraient en elle que plus tard, sa façon de réagir face au "problème" aujourd'hui ferait toute la différence pour elle lorsqu'elle en prendrait la mesure.
C'était vrai...Tout était vrai...
Comment allait elle faire maintenant ? En théorie, elle savait ce qu'elle était censée faire, et ce qui allait arriver, Diarmuid le lui avait parfaitement expliqué : la lettre à ses parents, l'annonce aux adultes concernés, la discussion qu'elle devrait avoir absolument avec Redose... Le déroulé des prochaines heures était inscrit en lettres rouges dans sa tête, et il fallait que certaines taches ne tardent pas, pourtant une sorte de force invisible la tétaniser. Constance était juste là, son amie avait accepté de l'accompagner malgré leur lien encore compliqué, elle l'avait suivie sans hésitation, elle l'avait attendue seule ici, elle s'était peut-être même angoissée pour elle. D'ailleurs, que s'était elle imaginée pendant ce temps ? Et qu'avait-elle entendu des mots du pédiatromage à leur retour en salle d'attente ? Qu'était-elle en train d'en conclure de tout cela à l'instant ? Peu importe, c'était sûrement à des centaines de kilomètres de la réalité.
Seule face à Constance, Éli allait devoir assumer maintenant. Elle allait devoir faire face au regard de son amie sur la nouvelle personne qu'elle était devenue en quelques minutes, et elle n'était pas prête à voir de nouveau la déception dans ses yeux. La future mère s'avait très bien qu'un "Alors, qu'est ce qu'il a dit ?" serait probablement la prochaine question très légitime de Constance, et elle savait très bien que si c'était le cas, elle ne lui cacherait rien. Éli ne voulait plus jamais, jamais mentir à sa meilleure amie, mais tout ça c'était trop....
...Un regard perdu, et des larmes silencieuses glissant sur ses joues, c'est tout ce qu'Éli réussit à offrir à Constance sur le moment.
@Constance Nelson
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
La balançoire
Combien de temps s'était écoulé depuis que la porte s'était refermée sur Mr O'Belt et Élisabeth ? Constance ne le savait pas et se demandait si, par hasard, elle avait eu le réflexe de regarder sa montre en s'asseyant. Elle avait beau retourner cette question dans sa tête encore et encore, la situation restait inchangée : elle n'avait pas idée depuis combien de temps elle patientait. Ce qui voulait dire quelque chose, n'est ce pas ? Cela impliquait que cela faisait un bon moment. Et autant dire que plus les minutes où Élisabeth passait du temps avec l'infirmier et plus l'idée que quelque chose de mal se tramait. Surtout avec les symptômes et le passé médical de la brune.
De fait, Constance était passé d'un état inquiet, mais bien calme en apparence - mis à part ses doigts qui pianotaient sur son genou - à un état plus... altéré. Le pied commençait à battre la mesure, ses lèvres avaient souffert de ses tergiversions et désormais, elle triturait du bout des dents l'ongle de son pouce. Son regard se tournait vers la porte close dès qu'elle pressentait avoir entendu quelque chose. Ça fait trop longtemps là, pour qu'il n'y ai rien de grave. Merdouille. Merdouille de merdouille.
Finalement, la porte s'ouvre à la volée, laissant voir dans l'encadrure l'infirmier droit, le regard mi-soucieux mi-prévenant, et une Élisabeth au visage tiré. Comme si elle avait pleuré. Ou bien si elle ressortait d'un semi-marathon sans aucune préparation.
A l'instar d'une marionnette montée sur ressorts, Constance se lève, silencieuse. Elle ne sait pas quoi faire, quoi dire - elle se doute que ce n'était pas vraiment le moment pour interroger Mr O'Belt. Aussi reste-t-elle là, droite, le regard inquiet, les lèvres closes.
Les courtes paroles de l'adulte vers son amie lui souffle une vérité : quelque chose se tramait, mais Mr O'Belt avait compris et... résolu la situation ? En vérité, peu importe quel maux avait la brune, elle était apte à retourner au Terrier. Cela était donc... une bonne nouvelle, non ?
Alors pourquoi sa poitrine était si contractée ? Pourquoi Constance sentait que le poids dans son estomac ne s'était pas complètement envolé ?
Peut être avait-elle besoin d'un sourire entendu de son amie, qui voudrait dire que "ça irait".
Pour autant, ce qui était étrange c'était que justement, Constance n'arrivait pas à croiser le regard d'Élisabeth. Voilà où était le problème.
La porte se referme sur des salutations polies de l'infirmier, Constance y répondit avec un sourire tout aussi poli mais froid tant elle était focus sur Élisabeth. Qu'est c'qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette tête ? Il t'a ausculté et... t'as fait faire des exercices pour que t'ai l'air aussi crevée ? Mais qu'est c'qu'il y a bon sang ? Éli, r'garde moi !
Enfin, la brune se tourne vers elle et lui fait face. Une tristesse sans nom voilait son regard chocolat et Constance sentit sa gorge se serrer. En fait, ta maladie s'est empiré, c'est ça ?
Des larmes glissent alors silencieusement sur les joues d'Élisabeth. Des larmes qui avaient une force aussi imposante qu'un typhon. Déglutissant doucement, Constance sentit le poids dans son estomac s'alourdir. Quelque chose clochait. Quelque chose d'énorme.
En silence, la Quatrième année saisit la main de son amie. Seulement sa main, comme on tiendrait celle d'un enfant tombé dans une descente en cailloux et aux genoux arrachés. Pas plus, au risque de l'étouffer. Sa main voulait dire "je suis là" et elle espérait qu'Élisabeth comprenne l'intention. Je ne veux pas t'étouffer. Quelque chose cloche. Si tu veux en parler, et Seigneur j'espère que oui car je déteste te voir dans cet état, alors je suis là.
Doucement, la jeune fille tire sur la main et s'assoit, invitant du regard la brune à en faire de même.
- Éli, souffle-t-elle finalement d'une voix cassée. Je ne veux te forcer à rien mais... malgré son conseil, malgré qu'tu sois là et pas à l'intérieur... ton visage... il s'est passé quelque chose n'est ce pas ?
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De fait, Constance était passé d'un état inquiet, mais bien calme en apparence - mis à part ses doigts qui pianotaient sur son genou - à un état plus... altéré. Le pied commençait à battre la mesure, ses lèvres avaient souffert de ses tergiversions et désormais, elle triturait du bout des dents l'ongle de son pouce. Son regard se tournait vers la porte close dès qu'elle pressentait avoir entendu quelque chose. Ça fait trop longtemps là, pour qu'il n'y ai rien de grave. Merdouille. Merdouille de merdouille.
Finalement, la porte s'ouvre à la volée, laissant voir dans l'encadrure l'infirmier droit, le regard mi-soucieux mi-prévenant, et une Élisabeth au visage tiré. Comme si elle avait pleuré. Ou bien si elle ressortait d'un semi-marathon sans aucune préparation.
A l'instar d'une marionnette montée sur ressorts, Constance se lève, silencieuse. Elle ne sait pas quoi faire, quoi dire - elle se doute que ce n'était pas vraiment le moment pour interroger Mr O'Belt. Aussi reste-t-elle là, droite, le regard inquiet, les lèvres closes.
Les courtes paroles de l'adulte vers son amie lui souffle une vérité : quelque chose se tramait, mais Mr O'Belt avait compris et... résolu la situation ? En vérité, peu importe quel maux avait la brune, elle était apte à retourner au Terrier. Cela était donc... une bonne nouvelle, non ?
Alors pourquoi sa poitrine était si contractée ? Pourquoi Constance sentait que le poids dans son estomac ne s'était pas complètement envolé ?
Peut être avait-elle besoin d'un sourire entendu de son amie, qui voudrait dire que "ça irait".
Pour autant, ce qui était étrange c'était que justement, Constance n'arrivait pas à croiser le regard d'Élisabeth. Voilà où était le problème.
La porte se referme sur des salutations polies de l'infirmier, Constance y répondit avec un sourire tout aussi poli mais froid tant elle était focus sur Élisabeth. Qu'est c'qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette tête ? Il t'a ausculté et... t'as fait faire des exercices pour que t'ai l'air aussi crevée ? Mais qu'est c'qu'il y a bon sang ? Éli, r'garde moi !
Enfin, la brune se tourne vers elle et lui fait face. Une tristesse sans nom voilait son regard chocolat et Constance sentit sa gorge se serrer. En fait, ta maladie s'est empiré, c'est ça ?
Des larmes glissent alors silencieusement sur les joues d'Élisabeth. Des larmes qui avaient une force aussi imposante qu'un typhon. Déglutissant doucement, Constance sentit le poids dans son estomac s'alourdir. Quelque chose clochait. Quelque chose d'énorme.
En silence, la Quatrième année saisit la main de son amie. Seulement sa main, comme on tiendrait celle d'un enfant tombé dans une descente en cailloux et aux genoux arrachés. Pas plus, au risque de l'étouffer. Sa main voulait dire "je suis là" et elle espérait qu'Élisabeth comprenne l'intention. Je ne veux pas t'étouffer. Quelque chose cloche. Si tu veux en parler, et Seigneur j'espère que oui car je déteste te voir dans cet état, alors je suis là.
Doucement, la jeune fille tire sur la main et s'assoit, invitant du regard la brune à en faire de même.
- Éli, souffle-t-elle finalement d'une voix cassée. Je ne veux te forcer à rien mais... malgré son conseil, malgré qu'tu sois là et pas à l'intérieur... ton visage... il s'est passé quelque chose n'est ce pas ?
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La balançoire
Dépassée par les événements, Éli fixait son amie qui paraissait un peu floue à travers ses larmes. Mais, contrairement à ce qu'elle avait imaginé, ce ne fut pas une question qu'elle reçut en premier, mais bien le contact de la main de Constance dans la sienne. Étrangement, ce geste accentua encore plus ses sanglots, mais la jeune fille se laissa entraîner sans résistance et s'assit à côté de son amie. Les mots qui coulèrent ensuite étaient remplis d'une crainte qu'elle n'avait que peu eu l'occasion de voir chez Constance. Même si elle n'avait mis aucune pression dans sa demande et qu'elle la laissait libre de lui raconter ou non ce qu'il s'était passé, Éli ne pouvait pas la laisser dans l'ignorance bien longtemps. La jeune fille savait ce qu'elle risquait à parler, elle savait que leur amitié serait une fois de plus mise à mal dès que Constance saurait. Après tout, elle non plus ne se doutait pas des conséquences énormissimes qu'auraient ses actes. C'était injuste, depuis ce fameux soir, elle avait respecté toutes les règles pour que leur amitié retrouve un certain équilibre, elle avait été patiente, elle s'était mise à l'écart, elle avait respecté ce que Constance voulait. Est-ce qu'aujourd'hui tout ça allait être remis en question quand elle apprendrait ?
- ... il s'est passé quelque chose, n'est-ce pas ?
Cette phrase résonna quelques secondes avant de faire réagir Éli. Est-ce qu'il s'était passé quelque chose ? Il était presque étonnant que tout Poudlard n'ait pas senti l'onde de choc du tremblement de terre que la jeune fille venait de subir dans cette pièce, mais s'il fallait répondre... D'un signe de tête, le visage grimaçant, elle répondit positivement à son amie avant de directement baisser les yeux pour ne pas croiser son regard. Essuyant du mieux possible ses larmes dans les manches de sa chemise, observant avec attention les boutons refermant le tissu autour de ses poignets, elle avala difficilement sa salive avant de parler d'une toute petite voix.
- ... j'sais même pas comment te dire ça.... tu t'souviens de cette nuit où j't'ai réveillée et où tu m'as dit que tu avais besoin de prendre tes distances... cette nuit ou j'ai...enfin...avec Red... La mention du garçon n'allait vraiment pas aider dans la confidence, et Éli, bien trop mal à l'aise, stoppa net la description de ce souvenir commun assez douloureux. Non, il fallait peut-être présenter les choses sous un autre angle j'suis vraiment dans la merde Constance... mes symptômes c'est pas l'Erisciusitelle... enfin si, mais c'est pas que ça... et ça n'va pas te plaire. Elle avait beau vouloir lui dire, les mots n'arrivaient pas à sortir de ses lèvres. Fermant les yeux pour se cacher encore un peu plus, elle était presque plus stressée par la réaction qu'allait avoir Constance que celle qu'aurait ses parents dans quelques heures. Est-ce qu'elle pouvait comprendre juste avec ce qu'elle venait de dire ? Est-ce qu'elle pouvait en déduire la conclusion rien qu'avec ça ? Relevant la tête, rouge de honte et de pleurs, elle chercha le regard de son amie pour checker si la Poufsouffle montrait des signes de compréhension.
@Constance Nelson
- ... il s'est passé quelque chose, n'est-ce pas ?
Cette phrase résonna quelques secondes avant de faire réagir Éli. Est-ce qu'il s'était passé quelque chose ? Il était presque étonnant que tout Poudlard n'ait pas senti l'onde de choc du tremblement de terre que la jeune fille venait de subir dans cette pièce, mais s'il fallait répondre... D'un signe de tête, le visage grimaçant, elle répondit positivement à son amie avant de directement baisser les yeux pour ne pas croiser son regard. Essuyant du mieux possible ses larmes dans les manches de sa chemise, observant avec attention les boutons refermant le tissu autour de ses poignets, elle avala difficilement sa salive avant de parler d'une toute petite voix.
- ... j'sais même pas comment te dire ça.... tu t'souviens de cette nuit où j't'ai réveillée et où tu m'as dit que tu avais besoin de prendre tes distances... cette nuit ou j'ai...enfin...avec Red... La mention du garçon n'allait vraiment pas aider dans la confidence, et Éli, bien trop mal à l'aise, stoppa net la description de ce souvenir commun assez douloureux. Non, il fallait peut-être présenter les choses sous un autre angle j'suis vraiment dans la merde Constance... mes symptômes c'est pas l'Erisciusitelle... enfin si, mais c'est pas que ça... et ça n'va pas te plaire. Elle avait beau vouloir lui dire, les mots n'arrivaient pas à sortir de ses lèvres. Fermant les yeux pour se cacher encore un peu plus, elle était presque plus stressée par la réaction qu'allait avoir Constance que celle qu'aurait ses parents dans quelques heures. Est-ce qu'elle pouvait comprendre juste avec ce qu'elle venait de dire ? Est-ce qu'elle pouvait en déduire la conclusion rien qu'avec ça ? Relevant la tête, rouge de honte et de pleurs, elle chercha le regard de son amie pour checker si la Poufsouffle montrait des signes de compréhension.
@Constance Nelson
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La balançoire
Les sanglots d'Éli se renforcèrent et Constance sentit son coeur se serrer davantage. C'était... douloureux. La brune se laissa faire sans résistance et s'assied aux côtés de la châtaine.
Son regard noisette rivé au visage humide, Constance ose parler d'une voix cassée, tentant de lui faire comprendre qu'elle ne la forcerait à rien - bien qu'elle crevait de savoir ce qu'il se passait pour qu'Éli soit dans un tel état.
Se préparant au pire - enfin, essayant de se préparer au pire, c'est à dire que la maladie s'était malheureusement empirée - Constance reste coite.
Quelques secondes de silence. Longues comme le bras et Constance perçoit distinctement les battements de son coeur. Boum boum. Boum boum. Boum boum.
L'expression d'Élisabeth était déchirante, comme si quelque chose d'horrible était scellé entre ses lèvres. Et soudain, un doute s'instille dans l'esprit de Constance.
Tu... Attends. Tu vas pas mourir hein ?
Non. Non... M'sieur O'Belt t'aurait pas... 'fin, il aurait pas... Non... NON.
Dis quelque chose bon sang ! T'voir dans cet état... c'est pas possible en fait ! PARLE !
Comme si elles étaient soudainement connectées, la petite voix de la brune résonne. La laissant d'abord sur sa faim puis décontenancée.
Comment pouvait-elle avoir oublié ? Cette nuit était marquée au fer rouge dans sa mémoire. Leur dispute, leurs regards échangés, les mots prononcés... Cette aveu qui l'avait tellement secoué... Puis cette promesse entre elles. C'était le point de départ de leur nouveau chapitre.
Mais il fallait rester calme, vu la tête de son amie, Constance pressentait qu'il fallait qu'elle aille dans son sens. Aussi, se contente-t-elle d'acquiescer silencieusement.
La mention de Redose la tend un peu intérieurement - en même temps, il était son némésis, comment faire autrement ? Elle était humaine après tout. Mais extérieurement, l'adolescente fait de son mieux pour garder un visage le plus impassible possible. Elle devait attendre. Élisabeth allait tout lui dire, elle le... pressentait ?
- J'suis vraiment dans la merde Constance...
Pourquoi ? Vas y, enfin, si tu le souhaites hein... Mais vas y j'suis toute ouïe. Je suis là. Je t'écoute. Ça s'trouve, c'est pas si horrible que ça.
Si elle allait mourir, elle ne dirait pas simplement qu'elle serait "dans la merde" n'est ce pas ? La mort, c'est trop tragique.
- Mes symptômes c'est pas l'Erisciusitelle... enfin si, mais c'est pas que ça...
Comment ça, "pas que ça" ?
- Et ça n'va pas te plaire.
Froncement de sourcils de Constance. Son cerveau se met en branle, prêt à évaluer toutes les hypothèses qui pourraient la percuter.
Tout d'un coup, son esprit barre automatiquement l'hypothèse de fin de vie ; en effet, Élisabeth ne prendrait pas cela autant à la légère.
Ce n'est pas "que" sa maladie.
Attends deux secondes ! Pourquoi elle m'parlait d'Redose y'a deux s'condes ?!
C'est forcément en rapport.
Oh. OMG.
- Han merde ! C'est pas vrai ! Il t'a r'filé un truc ! Il t'a refilé une MST !
Ses yeux sont écarquillés sous le choc et brutalement, ses mains s'écrasent sur ses lèvres comme si elle avait prononcé un mot interdit.
Son regard volète piteusement vers le tableau de l'infirmière qui surveillait la salle d'attente. Elle l'avait entendu n'est ce pas ?
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Son regard noisette rivé au visage humide, Constance ose parler d'une voix cassée, tentant de lui faire comprendre qu'elle ne la forcerait à rien - bien qu'elle crevait de savoir ce qu'il se passait pour qu'Éli soit dans un tel état.
Se préparant au pire - enfin, essayant de se préparer au pire, c'est à dire que la maladie s'était malheureusement empirée - Constance reste coite.
Quelques secondes de silence. Longues comme le bras et Constance perçoit distinctement les battements de son coeur. Boum boum. Boum boum. Boum boum.
L'expression d'Élisabeth était déchirante, comme si quelque chose d'horrible était scellé entre ses lèvres. Et soudain, un doute s'instille dans l'esprit de Constance.
Tu... Attends. Tu vas pas mourir hein ?
Non. Non... M'sieur O'Belt t'aurait pas... 'fin, il aurait pas... Non... NON.
Dis quelque chose bon sang ! T'voir dans cet état... c'est pas possible en fait ! PARLE !
Comme si elles étaient soudainement connectées, la petite voix de la brune résonne. La laissant d'abord sur sa faim puis décontenancée.
Comment pouvait-elle avoir oublié ? Cette nuit était marquée au fer rouge dans sa mémoire. Leur dispute, leurs regards échangés, les mots prononcés... Cette aveu qui l'avait tellement secoué... Puis cette promesse entre elles. C'était le point de départ de leur nouveau chapitre.
Mais il fallait rester calme, vu la tête de son amie, Constance pressentait qu'il fallait qu'elle aille dans son sens. Aussi, se contente-t-elle d'acquiescer silencieusement.
La mention de Redose la tend un peu intérieurement - en même temps, il était son némésis, comment faire autrement ? Elle était humaine après tout. Mais extérieurement, l'adolescente fait de son mieux pour garder un visage le plus impassible possible. Elle devait attendre. Élisabeth allait tout lui dire, elle le... pressentait ?
- J'suis vraiment dans la merde Constance...
Pourquoi ? Vas y, enfin, si tu le souhaites hein... Mais vas y j'suis toute ouïe. Je suis là. Je t'écoute. Ça s'trouve, c'est pas si horrible que ça.
Si elle allait mourir, elle ne dirait pas simplement qu'elle serait "dans la merde" n'est ce pas ? La mort, c'est trop tragique.
- Mes symptômes c'est pas l'Erisciusitelle... enfin si, mais c'est pas que ça...
Comment ça, "pas que ça" ?
- Et ça n'va pas te plaire.
Froncement de sourcils de Constance. Son cerveau se met en branle, prêt à évaluer toutes les hypothèses qui pourraient la percuter.
Tout d'un coup, son esprit barre automatiquement l'hypothèse de fin de vie ; en effet, Élisabeth ne prendrait pas cela autant à la légère.
Ce n'est pas "que" sa maladie.
Attends deux secondes ! Pourquoi elle m'parlait d'Redose y'a deux s'condes ?!
C'est forcément en rapport.
Oh. OMG.
- Han merde ! C'est pas vrai ! Il t'a r'filé un truc ! Il t'a refilé une MST !
Ses yeux sont écarquillés sous le choc et brutalement, ses mains s'écrasent sur ses lèvres comme si elle avait prononcé un mot interdit.
Son regard volète piteusement vers le tableau de l'infirmière qui surveillait la salle d'attente. Elle l'avait entendu n'est ce pas ?
512
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La balançoire
Le regard de Constance passa par plusieurs expressions qu'Éli n'arriva pas à capter avec précision, mais la posture et la phrase que posa son amie juste après firent s'étrangler la jeune fille. Quoi une MST... ? NON ! Elle était presque aussi choquée d'entendre ces mots, que semblait l'être Constance de les avoir prononcés. Sans réfléchir, Éli voulut rassurer son amie en niant directement l'information erronée d'un signe de tête. Comme pour renforcer sa négation, sans se soucier de qui pourrait l'entendre, le volume sonore de la jeune fille fit son retour, alerté par l'état d'affolement de son amie.
- MAIS NON PAS DU TOUT ! Il m'a rien r'filé t'inquiètes. Par Helga heureusement ! En prononçant ces mots, la jeune fille ressentit une légère vague de soulagement, vu leur insouciance elle aurait très bien pu se retrouver dans cette situation. Mais heureusement...non.
A peine avait elle répondu qu'elle regretta de l'avoir fait avec autant de rapidité. Heureusement de quoi ?! Espèce de goule ! tu penses que c'est mieux ?! Elle venait de rassurer Constance sur ce point, et c'était vrai elle n'avait pas de MST, mais si elle voulait être tout à fait honnête, Redose lui avait bien refilé quelque chose. Pourquoi l'avait elle rassurée si vite, pour devoir lui avouer plus grave ensuite ? Complètement stupide ce que tu as fait... Sérieux Éli !!! Si elle pense que c'est beaucoup moins grave que ça, comment veux tu qu'elle en déduise la vérité maintenant ?! Dis lui.. dis lui maintenant !
- enfin si...dans un sens il m'a r'filé un truc, mais c'est ma faute aussi... Les lèvres pincées, la poufsouffle observa son amie encore plus gênée qu'avant. J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi...ça s'est fait comme ça...et maintenant... maintenant on va avoir... parc'que j'suis... j'suis... Elle voulait lui dire, elle voulait vraiment lui dire...mais les sanglots et la peur l'empêchaient de sortir le fameux mot.
@Constance Nelson
- MAIS NON PAS DU TOUT ! Il m'a rien r'filé t'inquiètes. Par Helga heureusement ! En prononçant ces mots, la jeune fille ressentit une légère vague de soulagement, vu leur insouciance elle aurait très bien pu se retrouver dans cette situation. Mais heureusement...non.
A peine avait elle répondu qu'elle regretta de l'avoir fait avec autant de rapidité. Heureusement de quoi ?! Espèce de goule ! tu penses que c'est mieux ?! Elle venait de rassurer Constance sur ce point, et c'était vrai elle n'avait pas de MST, mais si elle voulait être tout à fait honnête, Redose lui avait bien refilé quelque chose. Pourquoi l'avait elle rassurée si vite, pour devoir lui avouer plus grave ensuite ? Complètement stupide ce que tu as fait... Sérieux Éli !!! Si elle pense que c'est beaucoup moins grave que ça, comment veux tu qu'elle en déduise la vérité maintenant ?! Dis lui.. dis lui maintenant !
- enfin si...dans un sens il m'a r'filé un truc, mais c'est ma faute aussi... Les lèvres pincées, la poufsouffle observa son amie encore plus gênée qu'avant. J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi...ça s'est fait comme ça...et maintenant... maintenant on va avoir... parc'que j'suis... j'suis... Elle voulait lui dire, elle voulait vraiment lui dire...mais les sanglots et la peur l'empêchaient de sortir le fameux mot.
@Constance Nelson
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La balançoire
La surprise se dessine un instant sur les traits d'Éli. En même temps, vu l'énormité de la bombe que Constance avait osé lancer !!
Le volume sonore de la réponse de la brune la fit froncer les sourcils de nouveau. Bah j'sais pas moi ! Alors ?! C'est quoi ? Pourquoi tu dis qu't'es dans la merde ? Et qu'c'est pas "que" ta maladie ? Et que tu m'parles d'Redose alors que tu sais qu't'as pas besoin d'me parler d'lui ??!
Pinçant les lèvres pour réfréner, de justesse, le débit de ses pensées, Constance coule un nouveau regard embarrassé vers le portrait de l'infirmière qui surveillant la salle d'attente. Et si M'sieur O'Belt revenait ?
La voix d'Élisabeth récupère son attention avec de nouveaux mots sybillins : "Enfin si...dans un sens il m'a r'filé un truc, mais c'est ma faute aussi..."
Se reculant sur son séant, Constance dévisage la brune à ses côtés qui semblait aussi gênée que si elle avait été prise la main dans le sac en piégeant le bureau de la Directrice avec des bombabouses. Plus aucun sanglot l'animait et... apparemment, l'heure était grave.
Mais qu'est c'que t'as encore fait ? Éli ! Explique toi !
Secouant légèrement son visage décontenancé, levant les mains dans un signe silencieux d'incompréhension, Constance essaie tant bien que mal de deviner la vérité derrière les sous-entendus de son amie. Il t'a refilé un truc, c'était un peu ta faute, mais c'est pas une MST. Euh, bah j'sais pas. Qu'est c'que ça peut être d'autre ?!
- J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi...ça s'est fait comme ça...et maintenant... maintenant on va avoir... parc'que j'suis... j'suis...
Aussi simple que semblait la déduction, l'esprit de Constance n'était pas actuellement apte à envisager une dernière éventualité. Un bébé. Non, elles étaient jeunes, elles n'avaient que 15 ans ! Enfin, Constance allait bientôt les avoir. De fait, l'esprit de la londonienne était totalement dans le déni. Bien que les derniers mots prononcés de la malade laisse deviner quelque chose.
Se mordant machinalement la lèvre, Constance secoue encore son visage, repoussant machinalement des mèches imaginaires derrière ses oreilles. Les paroles de son amie tournaient en boucle dans son esprit et des flashbacks de cette fameuse nuit percutait son esprit avec brutalité.
"J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi..."
Ce soir-là, Éli avait couché avec Redose. La phase aussi inéluctable que choquante s'était produite. Elle avait trompé Gideon. De la pire des façons. Et Constance lui en avait voulu sur le moment. Bien qu'une partie d'elle savait. Malgré leur déni, Élisabeth et Redose étaient irrésistiblement - contre tout bon sens - attirés l'un par l'autre. Malgré les répercussions outrageuses. Malgré le comportement abject du garçon.
Depuis, en signe de sa bonne volonté, du fait qu'elle prenait conscience de ses actes et de leurs répercussions, la brunette avait entamé une phase de changement dans sa vie. Délivrant la vérité à Gideon, cessant leur idylle. Elles avaient toutes deux entamé un nouveau chapitre malgré l'inimitié reconnue entre Redose et Constance - cette-dernière ayant compris qu'il ne lui appartenait pas de demander à Élisabeth de choisir entre elle et Redose. Un chapitre basé sur le respect des limites de chacune, sur la transparence et l'arrêt des secrets.
Et aujourd'hui était apparemment un renouvellement de ce voeu de transparence. Élisabeth était là, démunie, visiblement dans une impasse... "dans la merde" comme elle le disait si bien. Elle ne le lui cachait pas. Et la vérité, aussi horrible semblait-elle vu les traces sur son visage, allait finir par éclater le silence pleins de non-dits.
"Et maintenant... maintenant on va avoir...
Parc'que j'suis... j'suis..."
Les sanglots reprirent de plus belle, déchirant de nouveau le visage d'Élisabeth, et ce fut comme une fulgurance dans l'esprit de Constance.
- Et maintenant, répète-t-elle machinalement le regard dans le vide alors que la réflexion faisait son petit bonhomme de chemin, combattant avec la vigueur de Godric son déni si puissant jadis. Tu es...
Non... Ce n'est pas possible. Pas ça.
Ses prunelles vinrent se ficher dans celles noyées de larmes de la brune. Éli...
Ohoh :eyes
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Le volume sonore de la réponse de la brune la fit froncer les sourcils de nouveau. Bah j'sais pas moi ! Alors ?! C'est quoi ? Pourquoi tu dis qu't'es dans la merde ? Et qu'c'est pas "que" ta maladie ? Et que tu m'parles d'Redose alors que tu sais qu't'as pas besoin d'me parler d'lui ??!
Pinçant les lèvres pour réfréner, de justesse, le débit de ses pensées, Constance coule un nouveau regard embarrassé vers le portrait de l'infirmière qui surveillant la salle d'attente. Et si M'sieur O'Belt revenait ?
La voix d'Élisabeth récupère son attention avec de nouveaux mots sybillins : "Enfin si...dans un sens il m'a r'filé un truc, mais c'est ma faute aussi..."
Se reculant sur son séant, Constance dévisage la brune à ses côtés qui semblait aussi gênée que si elle avait été prise la main dans le sac en piégeant le bureau de la Directrice avec des bombabouses. Plus aucun sanglot l'animait et... apparemment, l'heure était grave.
Mais qu'est c'que t'as encore fait ? Éli ! Explique toi !
Secouant légèrement son visage décontenancé, levant les mains dans un signe silencieux d'incompréhension, Constance essaie tant bien que mal de deviner la vérité derrière les sous-entendus de son amie. Il t'a refilé un truc, c'était un peu ta faute, mais c'est pas une MST. Euh, bah j'sais pas. Qu'est c'que ça peut être d'autre ?!
- J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi...ça s'est fait comme ça...et maintenant... maintenant on va avoir... parc'que j'suis... j'suis...
Aussi simple que semblait la déduction, l'esprit de Constance n'était pas actuellement apte à envisager une dernière éventualité. Un bébé. Non, elles étaient jeunes, elles n'avaient que 15 ans ! Enfin, Constance allait bientôt les avoir. De fait, l'esprit de la londonienne était totalement dans le déni. Bien que les derniers mots prononcés de la malade laisse deviner quelque chose.
Se mordant machinalement la lèvre, Constance secoue encore son visage, repoussant machinalement des mèches imaginaires derrière ses oreilles. Les paroles de son amie tournaient en boucle dans son esprit et des flashbacks de cette fameuse nuit percutait son esprit avec brutalité.
"J'sais pas pourquoi ce soir là on a pas réfléchi..."
Ce soir-là, Éli avait couché avec Redose. La phase aussi inéluctable que choquante s'était produite. Elle avait trompé Gideon. De la pire des façons. Et Constance lui en avait voulu sur le moment. Bien qu'une partie d'elle savait. Malgré leur déni, Élisabeth et Redose étaient irrésistiblement - contre tout bon sens - attirés l'un par l'autre. Malgré les répercussions outrageuses. Malgré le comportement abject du garçon.
Depuis, en signe de sa bonne volonté, du fait qu'elle prenait conscience de ses actes et de leurs répercussions, la brunette avait entamé une phase de changement dans sa vie. Délivrant la vérité à Gideon, cessant leur idylle. Elles avaient toutes deux entamé un nouveau chapitre malgré l'inimitié reconnue entre Redose et Constance - cette-dernière ayant compris qu'il ne lui appartenait pas de demander à Élisabeth de choisir entre elle et Redose. Un chapitre basé sur le respect des limites de chacune, sur la transparence et l'arrêt des secrets.
Et aujourd'hui était apparemment un renouvellement de ce voeu de transparence. Élisabeth était là, démunie, visiblement dans une impasse... "dans la merde" comme elle le disait si bien. Elle ne le lui cachait pas. Et la vérité, aussi horrible semblait-elle vu les traces sur son visage, allait finir par éclater le silence pleins de non-dits.
"Et maintenant... maintenant on va avoir...
Parc'que j'suis... j'suis..."
Les sanglots reprirent de plus belle, déchirant de nouveau le visage d'Élisabeth, et ce fut comme une fulgurance dans l'esprit de Constance.
- Et maintenant, répète-t-elle machinalement le regard dans le vide alors que la réflexion faisait son petit bonhomme de chemin, combattant avec la vigueur de Godric son déni si puissant jadis. Tu es...
Non... Ce n'est pas possible. Pas ça.
Ses prunelles vinrent se ficher dans celles noyées de larmes de la brune. Éli...
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La balançoire
Non, Constance n'allait pas lui laisser le loisir de se défiler ; Éli n'avait d'autre choix que d'aller jusqu'au bout de ses aveux, avec un courage qu'elle n'arrivait plus à trouver. Est-ce que son amie avait compris ? Est-ce qu'elle la forçait juste à le dire à voix haute pour vérifier qu'elle était complètement sincère, pour la punir ? Non, Constance n'était pas comme ça. Contrairement à elle, elle s'était toujours montrée loyale et droite ; elle ne tremperait pas dans des manipulations de ce genre, encore moins sur un sujet aussi grave.
Ce regard pénétrant ancré dans le sien, Éli n'arrivait pas à l'interpréter. Elle ne voulait pas la décevoir, et encore moins la perdre, mais elle savait que, dans quelques secondes, elle ne pourrait plus éviter cette fatale issue. Cette grossesse, cet enfant, ce père, c'était sûrement la goutte de potion qui ferait déborder le chaudron de Constance. Elle ne voyait pas comment ce moment pouvait se finir autrement que mal. Raclant sa gorge, respirant une énième fois pour réussir à faire passer des sons au travers de ses sanglots, la jeune fille finit par poser ses aveux, la culpabilité attenuant sa voix.
- j'ai pas voulu tout ça, j'te jure... C'était une précision qui n'avait pas lieu d'être ; forcément qu'elle n'avait pas voulu ça, il faudrait être complètement inconsciente, mais les mots étaient sortis tout seuls par panique, ou par détresse peut-être.
Si avec Mister O'Belt elle avait réagi spontanément à l'annonce, en totale confiance devant lui pour laisser exploser ses angoisses et ses premières interrogations, devant son amie, exempte de toutes barrières hiérarchiques, certaines choses semblaient encore arriver sur elle sans prévenir. La culpabilité s'intensifiait de plus en plus... celle de n'avoir pas écouté les mises en garde de Constance. Et maintenant ? Son amie toujours muette, la situation ne se débloquerait pas si elles gardaient le silence toutes les deux.
- T'avais raison, j'ai fait n'importe quoi... ça fait trois mois, Constance... Tout en parlant, la Poufsouffle plaça ses mains sur son ventre qui n'avait rien d'un ventre rond, pour l'instant, mais qui associait aux mots ne pouvait plus tromper sur ce qu'il cachait. Trois mois et j'm en suis même pas rendu compte...et maintenant... Maintenant... Redose....mes parents... personne le sais, ils vont tous être furieux... C'est toi qui avais raison... Un bébé Constance ! C'est vraiment la merde cette fois.
Son débit de parole avait augmenté au fur et à mesure pour devenir beaucoup trop rapide à prononcer... Suffoquant légèrement, Éli s'arrêta là. Ses mains vinrent se poser sur ses yeux pour cacher sa honte, et sa peur de ce qui allait suivre. Ses larmes étaient déjà de retour en torrent sur ses joues, et ne lui laisseraient plus rajouter de précisions.
@Constance Nelson
Ce regard pénétrant ancré dans le sien, Éli n'arrivait pas à l'interpréter. Elle ne voulait pas la décevoir, et encore moins la perdre, mais elle savait que, dans quelques secondes, elle ne pourrait plus éviter cette fatale issue. Cette grossesse, cet enfant, ce père, c'était sûrement la goutte de potion qui ferait déborder le chaudron de Constance. Elle ne voyait pas comment ce moment pouvait se finir autrement que mal. Raclant sa gorge, respirant une énième fois pour réussir à faire passer des sons au travers de ses sanglots, la jeune fille finit par poser ses aveux, la culpabilité attenuant sa voix.
- j'ai pas voulu tout ça, j'te jure... C'était une précision qui n'avait pas lieu d'être ; forcément qu'elle n'avait pas voulu ça, il faudrait être complètement inconsciente, mais les mots étaient sortis tout seuls par panique, ou par détresse peut-être.
Si avec Mister O'Belt elle avait réagi spontanément à l'annonce, en totale confiance devant lui pour laisser exploser ses angoisses et ses premières interrogations, devant son amie, exempte de toutes barrières hiérarchiques, certaines choses semblaient encore arriver sur elle sans prévenir. La culpabilité s'intensifiait de plus en plus... celle de n'avoir pas écouté les mises en garde de Constance. Et maintenant ? Son amie toujours muette, la situation ne se débloquerait pas si elles gardaient le silence toutes les deux.
- T'avais raison, j'ai fait n'importe quoi... ça fait trois mois, Constance... Tout en parlant, la Poufsouffle plaça ses mains sur son ventre qui n'avait rien d'un ventre rond, pour l'instant, mais qui associait aux mots ne pouvait plus tromper sur ce qu'il cachait. Trois mois et j'm en suis même pas rendu compte...et maintenant... Maintenant... Redose....mes parents... personne le sais, ils vont tous être furieux... C'est toi qui avais raison... Un bébé Constance ! C'est vraiment la merde cette fois.
Son débit de parole avait augmenté au fur et à mesure pour devenir beaucoup trop rapide à prononcer... Suffoquant légèrement, Éli s'arrêta là. Ses mains vinrent se poser sur ses yeux pour cacher sa honte, et sa peur de ce qui allait suivre. Ses larmes étaient déjà de retour en torrent sur ses joues, et ne lui laisseraient plus rajouter de précisions.
@Constance Nelson
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La balançoire
Pendant un bref instant, leurs regards se croisent et une part de Constance espéra qu'Eli allait lui trouver une autre raison que celle sous-entendue.
Non, tu ne peux pas être... ce n'est pas possible Eli. On est trop jeunes. On est trop jeunes pour ça.
La parentalité, c'était pour les adultes. Les gens qui avaient terminé leurs études, qui avaient un travail, un logement, qui étaient en couple...
Est ce qu'Elisabeth cochait toutes ces cases ? Pas du tout !
- J'ai pas voulu tout ça, j'te jure...
Ce filet de voix imprégné de de culpabilité contenue avait de quoi vous fendre le coeur mais en cet instant, Constance était trop ébahie par cette nouvelle qui commençait à se dessiner dans son esprit.
Secouant lentement, mécaniquement, son visage de gauche à droite, Constance peine à trouver les mots.
Tu m'étonnes qu'tu voulais rien d'ça ! On est beaucoup trop jeunes pour penser à ça ! Comment est ce même possible !?
Elle ressentait la détresse qui habitait son amie. Celle qui avait affronté une maladie horrible, silencieuse du dehors. Celle qui était du genre à faire les quatre cents coups, à se faire renvoyer, à tester les limites...
En vérité, est ce que tout ceci n'était pas un énième test des limites ? Comme si une partie d'elle tentait de repousser encore et encore les limites du possible ?
Non mais n'importe quoi hein ! Arrête d'trop réfléchir !! T'vois bien qu'elle est en détresse là ! Elle est hyper giga super mal ! Elle... elle... ne veut pas d'tout ça. Ça lui ai arrivé par... par malchance.
Déglutissant à ce mot soufflé par sa voix intérieure, Constance détourne le regard. Cherchant à faire le tri dans ses pensées virevoltant comme un nuages de feuilles ocres et brunes en plein automne. Cette nouvelle donnait le vertige. Un peu comme lorsque vous êtes enfant, sur la balançoire et que l'on vous pousse trop fort. Beaucoup trop fort. Vous vous agrippez aux cordes, vous clouez vos paupières et priez tout bas (ou très haut) que ça ralentisse. Que cela s'arrête.
- T'avais raison, j'ai fait n'importe quoi... ça fait trois mois, Constance...
Trois mois. Alors qu'une partie de son esprit se remettait en branle, convoquant ses souvenirs quant à ce qu'elle avait pu entendre de la bouche de sa mère infirmière, l'adolescente sentit une boule se former dans sa gorge. Elle sentit la main d'Elisabeth quitter la sienne et Constance relève les yeux pour aviser les mains tremblantes posées sur le ventre plat.
Trois mois. C'est réel. Vraiment réel.
Et pourtant, la brune n'avait pas encore prononcé le mot fatidique, comme si le dire à voix haute était un gros mot ou bien une manière définitive d'ancrer cette situation irréelle.
Pour autant, tous ces mots, cette gestuelle... on ne pouvait plus se méprendre ou nier la vérité. Tu es en-
- (...) Un bébé Constance ! C'est vraiment la merde cette fois.
Un bébé. Un véritable être humain en devenir était en train de se former dans son ventre. Un foetus qui prenait forme alors que le temps se débitait inexorablement.
C'était réel, c'était fort, c'était indéniable, c'était... choquant.
Une partie d'elle aurait pu mettre la parole de son amie en doute. Lui demander si elle était bien sûre, lui aurait demandé combien de tests de grossesse elle avait effectué... Mais on était dans une communauté magique. Mr O'Belt avait sûrement pratiqué un test au résultat sûr à 100%. Non. On ne pouvait nier l'existence de cette petite source de vie.
Les mains d'Elisabeth tantôt posées sur son ventre se rabattent brutalement sur son visage et Constance, après lui avoir jeté un coup d'oeil, reporte ses prunelles sur le ventre de la brune.
Un bébé.
Comment est-ce possible ? Sois pas niaise, Consty ! Tu sais comment on fait les bébés !
Mais on... on est trop jeunes ! Apparemment pas.
Non mais j'veux dire... on est censé avoir la vie d'vant nous. Passer nos Buses, nos Aspics, entrer en études supp', trouver un job, un logement... on aurait qui sait même pu être en coloc' !
Bah changement d'plan hein.
Ou pas ?
Secouant son visage, déconcertée, encore une fois, la londonienne ne sait plus quoi penser et encore moins quoi dire. Trois mois. Ce qui veut dire...
Cette question commençait à la hanter. Car elle pouvait être très mal prise par son amie en pleine crise de panique.
Et merde, sa maladie en plus !
Constance clos les paupières, expire sèchement pour se donner du courage et reprendre le contrôle des évènements et finalement ouvre les lèvres :
- Eli, calme-toi. On veut pas déclencher une crise de ta maladie.
Sa voix est posée mais atone d'autre sentiment. Jusqu'à finalement se trahir.
- Je... je suis désolée. De ce qui t'arrives. J'veux dire... j'comprends qu'tu te sentes piégée. Mais... si on essaie de... prendre les choses dans leur... 'fin, dans leur globalité, tu as plusieurs choix qui s'offrent à toi, fit-elle en s'exhortant à rester calme.
C'était compréhensible que Elisabeth ne soit pas "calme". Qui le serait dans son état ?! Mais Constance, en tant qu'amie, devait ramener du calme. Et non pas envenimer la situation. Elisabeth n'avait pas besoin de davantage de drama dans son état.
Et bien qu'elle soit vraiment déboussolée de cette nouvelle, Constance se force à se concentrer sur cela. Bien qu'elle ne sache pas comment aborder la suite.
Dès lors qu'elle croisera à nouveau le regard ami - bien qu'une partie d'elle commence à réaliser qu'Elisabeth est en train de changer, qu'elle se trouve à un carrefour de sa propre vie, ce qui est quelque peu effrayant - la châtaine lui adressera un sourire... embarrassé. Bien qu'elle l'aurait voulu encourageant.
- Faut être honnête, j'suis... un peu choquée. Mais c'est pas... j'veux dire, ce n'est pas ce que je ressens là maintenant qui compte. C'est toi, c'que tu ressens là maintenant. Après... j'pense que t'es assez choquée toi aussi. Normal. Donc... euh... j'te propose qu'on... euh... qu'on s'mette debout. Et qu'on sorte d'ici.
Constance acquiesce machinalement et se lève.
Tout son être se sentait submergé par une vague d'urgence. Il fallait qu'elles s'en aillent. Qu'elles bougent de là. Elles ne pouvaient pas rester là ! N'importe qui pouvait franchir la porte de la salle d'attente !!
Mais on n'peut pas retourner au Terrier. Il fallait voir la tête de Elisabeth : pas besoin d'être Einstein pour comprendre que quelque chose de grave venait de se produire dans sa vie. Bien qu'elle ne fut pas le genre de fille blasée à la vie non-mouvementée.
Et on n'peut pas aller au Parc. Pas dans son état.
Les couloirs étaient arpentés autant par les élèves que les professeurs ou le concierge.
Non, il fallait qu'elles trouvent un endroit plus... discret. Et un seul endroit répondait à cette description.
- Viens, fit-elle simplement en lui tendant la main pour l'aider à se relever. Je sais exactement où on peut aller.
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Sûrement mon dernier post ici 👀
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Non, tu ne peux pas être... ce n'est pas possible Eli. On est trop jeunes. On est trop jeunes pour ça.
La parentalité, c'était pour les adultes. Les gens qui avaient terminé leurs études, qui avaient un travail, un logement, qui étaient en couple...
Est ce qu'Elisabeth cochait toutes ces cases ? Pas du tout !
- J'ai pas voulu tout ça, j'te jure...
Ce filet de voix imprégné de de culpabilité contenue avait de quoi vous fendre le coeur mais en cet instant, Constance était trop ébahie par cette nouvelle qui commençait à se dessiner dans son esprit.
Secouant lentement, mécaniquement, son visage de gauche à droite, Constance peine à trouver les mots.
Tu m'étonnes qu'tu voulais rien d'ça ! On est beaucoup trop jeunes pour penser à ça ! Comment est ce même possible !?
Elle ressentait la détresse qui habitait son amie. Celle qui avait affronté une maladie horrible, silencieuse du dehors. Celle qui était du genre à faire les quatre cents coups, à se faire renvoyer, à tester les limites...
En vérité, est ce que tout ceci n'était pas un énième test des limites ? Comme si une partie d'elle tentait de repousser encore et encore les limites du possible ?
Non mais n'importe quoi hein ! Arrête d'trop réfléchir !! T'vois bien qu'elle est en détresse là ! Elle est hyper giga super mal ! Elle... elle... ne veut pas d'tout ça. Ça lui ai arrivé par... par malchance.
Déglutissant à ce mot soufflé par sa voix intérieure, Constance détourne le regard. Cherchant à faire le tri dans ses pensées virevoltant comme un nuages de feuilles ocres et brunes en plein automne. Cette nouvelle donnait le vertige. Un peu comme lorsque vous êtes enfant, sur la balançoire et que l'on vous pousse trop fort. Beaucoup trop fort. Vous vous agrippez aux cordes, vous clouez vos paupières et priez tout bas (ou très haut) que ça ralentisse. Que cela s'arrête.
- T'avais raison, j'ai fait n'importe quoi... ça fait trois mois, Constance...
Trois mois. Alors qu'une partie de son esprit se remettait en branle, convoquant ses souvenirs quant à ce qu'elle avait pu entendre de la bouche de sa mère infirmière, l'adolescente sentit une boule se former dans sa gorge. Elle sentit la main d'Elisabeth quitter la sienne et Constance relève les yeux pour aviser les mains tremblantes posées sur le ventre plat.
Trois mois. C'est réel. Vraiment réel.
Et pourtant, la brune n'avait pas encore prononcé le mot fatidique, comme si le dire à voix haute était un gros mot ou bien une manière définitive d'ancrer cette situation irréelle.
Pour autant, tous ces mots, cette gestuelle... on ne pouvait plus se méprendre ou nier la vérité. Tu es en-
- (...) Un bébé Constance ! C'est vraiment la merde cette fois.
Un bébé. Un véritable être humain en devenir était en train de se former dans son ventre. Un foetus qui prenait forme alors que le temps se débitait inexorablement.
C'était réel, c'était fort, c'était indéniable, c'était... choquant.
Une partie d'elle aurait pu mettre la parole de son amie en doute. Lui demander si elle était bien sûre, lui aurait demandé combien de tests de grossesse elle avait effectué... Mais on était dans une communauté magique. Mr O'Belt avait sûrement pratiqué un test au résultat sûr à 100%. Non. On ne pouvait nier l'existence de cette petite source de vie.
Les mains d'Elisabeth tantôt posées sur son ventre se rabattent brutalement sur son visage et Constance, après lui avoir jeté un coup d'oeil, reporte ses prunelles sur le ventre de la brune.
Un bébé.
Comment est-ce possible ? Sois pas niaise, Consty ! Tu sais comment on fait les bébés !
Mais on... on est trop jeunes ! Apparemment pas.
Non mais j'veux dire... on est censé avoir la vie d'vant nous. Passer nos Buses, nos Aspics, entrer en études supp', trouver un job, un logement... on aurait qui sait même pu être en coloc' !
Bah changement d'plan hein.
Ou pas ?
Secouant son visage, déconcertée, encore une fois, la londonienne ne sait plus quoi penser et encore moins quoi dire. Trois mois. Ce qui veut dire...
Cette question commençait à la hanter. Car elle pouvait être très mal prise par son amie en pleine crise de panique.
Et merde, sa maladie en plus !
Constance clos les paupières, expire sèchement pour se donner du courage et reprendre le contrôle des évènements et finalement ouvre les lèvres :
- Eli, calme-toi. On veut pas déclencher une crise de ta maladie.
Sa voix est posée mais atone d'autre sentiment. Jusqu'à finalement se trahir.
- Je... je suis désolée. De ce qui t'arrives. J'veux dire... j'comprends qu'tu te sentes piégée. Mais... si on essaie de... prendre les choses dans leur... 'fin, dans leur globalité, tu as plusieurs choix qui s'offrent à toi, fit-elle en s'exhortant à rester calme.
C'était compréhensible que Elisabeth ne soit pas "calme". Qui le serait dans son état ?! Mais Constance, en tant qu'amie, devait ramener du calme. Et non pas envenimer la situation. Elisabeth n'avait pas besoin de davantage de drama dans son état.
Et bien qu'elle soit vraiment déboussolée de cette nouvelle, Constance se force à se concentrer sur cela. Bien qu'elle ne sache pas comment aborder la suite.
Dès lors qu'elle croisera à nouveau le regard ami - bien qu'une partie d'elle commence à réaliser qu'Elisabeth est en train de changer, qu'elle se trouve à un carrefour de sa propre vie, ce qui est quelque peu effrayant - la châtaine lui adressera un sourire... embarrassé. Bien qu'elle l'aurait voulu encourageant.
- Faut être honnête, j'suis... un peu choquée. Mais c'est pas... j'veux dire, ce n'est pas ce que je ressens là maintenant qui compte. C'est toi, c'que tu ressens là maintenant. Après... j'pense que t'es assez choquée toi aussi. Normal. Donc... euh... j'te propose qu'on... euh... qu'on s'mette debout. Et qu'on sorte d'ici.
Constance acquiesce machinalement et se lève.
Tout son être se sentait submergé par une vague d'urgence. Il fallait qu'elles s'en aillent. Qu'elles bougent de là. Elles ne pouvaient pas rester là ! N'importe qui pouvait franchir la porte de la salle d'attente !!
Mais on n'peut pas retourner au Terrier. Il fallait voir la tête de Elisabeth : pas besoin d'être Einstein pour comprendre que quelque chose de grave venait de se produire dans sa vie. Bien qu'elle ne fut pas le genre de fille blasée à la vie non-mouvementée.
Et on n'peut pas aller au Parc. Pas dans son état.
Les couloirs étaient arpentés autant par les élèves que les professeurs ou le concierge.
Non, il fallait qu'elles trouvent un endroit plus... discret. Et un seul endroit répondait à cette description.
- Viens, fit-elle simplement en lui tendant la main pour l'aider à se relever. Je sais exactement où on peut aller.
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Sûrement mon dernier post ici 👀
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥