28 mars 2024, 03:23
Apologising...
Mercredi 24 mars 2049 vers 15h,


Éli avait déjà connu ce genre de journée, ou dès le réveil, elle savait par intuition que tout irait mal, ce genre de journée ou elle aurait mieux fait de se recoucher directement pour ne pas provoquer l'orage, ce genre de journée ou se prendre la foudre à tout instant ne l'aurait pas tant étonnée. Elle connaissait tout ça, mais elle n’était absolument pas préparé à le supporter si longtemps, et sa fatigue morale commençait à s'accumuler.

Depuis des mois, la jeune fille avait cette sensation de nuages brumeux par-dessus chacun de ses choix, comme si une force négative l'a forcé malgré elle à systématiquement faire ce qu'il ne fallait pas, dire ce qu'elle aurait mieux fait de taire, d'agir bien trop spontanément avant de réfléchir, jusqu’à ce qu'elle ne retombe finalement au sol, guidé par sa stupidité passagère.

Mais cette après-midi, en arrivant dans la cour, Éli était bien décidé à profiter une nouvelle fois du calme, et de l'apaisement que lui procurer cet endroit. La jeune fille s’était résignée à revêtir sans retenue, dans la solitude de son endroit préféré, le brouillard d’émotions, de sentiments révoltés, de pulsions incompréhensibles, et de tout un tas d'autres agitations qui tournait en elle sans qu'elle n'arrive à en comprendre le sens. Elle avait vraiment besoin de ces petits moments de tranquillités ou son esprit lâcher prise sans réfléchir, sans le jugement des autres pour tout parasiter, pourtant, dès les premiers pas qu'elle marqua sur les pavés, la présence de Narcisse un peu plus loin eut le mérite de contrecarrer ses plans.

Il y a un mois, Mister O'belt en abandonnant son suivi médical pour une durée indéterminée, lui fit comprendre indirectement ce qu'elle risquait de perdre si elle ne changeait pas son comportement. Elle y avait beaucoup réfléchi, souvent, trop, cherchant à chacune des fois comment faire pour rattraper les choses, pour mériter de nouveau la confiance du pédiatromage, mais la présence de Narcisse juste là, lui apparus comme une occasion de rédemption.

La gorge serrée, la jeune fille avança d'un pas mal assuré vers lui, comme si ses jambes à contrecœur, marchaient vers une obligation inéluctable. Elle avait fait du mal, elle devait réparer maintenant.
- Narc'...je... Jamais elle n'avait été aussi stressée de lui parler, mais cette fois ses angoisses étaient justifiés. Comment allait-il prendre la suite de ses mots ? Elle n'en savait rien, mais malgré l'appréhension qui la dévoré, elle devait le faire. J'crois que j'dois t'dire un truc. On peut parler?

@Narcisse Brando
Dernière modification par Élisabeth Willis le 6 avr. 2024, 16:55, modifié 1 fois.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

28 mars 2024, 07:56
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Narcisse aimait beaucoup la Cour de la tour de l'horloge. C'était l'un de ses endroits préférés, au sein de cet immense château duquel il n'avait pu encore faire le tour, malgré tous ses efforts acharnés. Désormais, la chose lui apparaissait de plus en plus clair : ce lieu n'aurait jamais pu être construit par des gens qui n'étaient pas des sorciers. Rien que ces fichus escaliers magiques, c'était extraordinaire, et même encore aujourd'hui, il lui arrivait de se faire avoir ! Mais il adorait ça, il adorait cet endroit de tout son cœur et tout ce qu'il pouvait lui offrir.

Et l'un des plus beaux cadeaux que ce château lui faisait était cette fontaine, au pied de la quelle il adorait passer de très longues heures, à simplement lire, réviser ou faire ses devoirs. Quand il n'était pas avec des amis, évidemment.

Il était seul, aujourd'hui, le nez plongé dans un livre d'Histoire de la magie. Cette matière l'ennuyait fortement, mais s'il ne fournissait pas quatre fois plus d'efforts que pour les matières où il avait des facilités, il aurait décroché. Et ça, c'était hors de question ! Mais qu'est-ce que c'était ennuyant... Heureusement qu'une réaction de Klee attira son attention, posée sur son épaule.

Cette dernière poussa un grand couinement, avant de venir rouler dans ses cheveux, derrière sa nuque, poussant quelques grognements.

"Hey, Klee, y'a quoi ?"

Et c'est là qu'il repéra l'arrivée d'Eli, un immense sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle s'approcha, et il la salua d'un geste de main, toujours assis au pied de la fontaine.

"Yo ! Eli !"

Son livre claqua lorsqu'il le referma, et il se serait presque attendu à ce qu'il soulève un nuage de poussière, mais non. Décevant, un peu.

Il pencha la tête sur le côté lorsqu'elle se mit à parler, les sourcils légèrement froncés. Klee n'arrêtait pas de s'agiter, et le comportement de son aînée contrastait avec l'habitude. Mais bon, rien d'inquiétant, pas vrai ? Pas pour lui ! Son sourire revint et il hocha énergiquement la tête, s'essayant en tailleur et posant ses mains sur ses genoux.

"Bien sûr !! Dis-moi, tout va bien ? Y t'es arrivé un truc ? T'as pas l'air bien..."

Petite inquiétude au fond de ses yeux, froncement de sourcils.

28 mars 2024, 15:10
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Assis au pied de la fontaine, Narcisse arborait son éternel sourire sans imaginer la lourdeur de ce que la jeune fille, par cette demande, voulait lui révéler, ce sourire qui énervait toujours autant Éli, encore plus maintenant qu'elle savait qu'il serait sûrement l'un des derniers auquel elle aurait droit, responsable elle-même de sa disparition précoce.

Mais ce sourire éphémère n'était vraiment pas le plus déstabilisant pour elle, toujours collée à son maître, le comportement d'une Klee agitée resserrait beaucoup plus son angoisse. Très prévenant comme toujours, Narcisse ne semblait pas faire de rapprochement entre la peur de son chewing-gum sur pattes, et le mur de franchise et de déception auquel il allait se heurter, en moins de secondes qu'il ne fallait pour dire boursouflet.

Se préparant, en bon ami à écouter la jeune fille, le Poufsouffle avait déjà le regard empli d'une réelle inquiétude et d'une compassion qu'il ne feintait jamais, forçant Éli à tourner son attention sur la fontaine derrière lui, pour éviter de croiser cette vision trop culpabilisante. Même si elle n'avait jamais vraiment réussi à le considérer comme un ami, voir une nouvelle fois la déception dans le regard de quelqu'un, lui donnait déjà la nausée.

Il fallait qu'elle s'assoit elle aussi, ce face-à-face en deux hauteurs n'aiderait absolument pas au dialogue, et encore moins à celui qui allait suivre. La troisième année s'approcha du muret et se laissa glisser elle aussi au sol, assise à côté de Narcisse une étrange sensation de déjà-vu la plongea quelques secondes dans ses pensées, celles d'une époque pas si lointaine, ou ils avaient réussi à s'ouvrir et à se laisser une chance, époque qui n'avait plus rien à voir avec aujourd'hui pour elle.

Après une profonde inspiration, tortillant l'une de ses mèches de cheveux, Éli finit par poser enfin, maladroitement, les mots qui la rongé depuis bien trop longtemps.
- non je... enfin si, si, ça va c'est pas ça. Pourquoi avait-elle voulu faire ça déjà ? À cet instant, elle ne savait plus quel élan suicidaire l'avait poussé à se dénoncer, plus rien ne faisait sens, elle sentait le regard du garçon sur elle qui renforçait son angoisse. Fermant les yeux, elle bascula sa tête en arrière énervée contre elle-même, complètement déstabilisée, avant de revenir poser son regard dans celui du blaireau, qu'elle abandonna aussi vite pour scruter le sol.

Elle n'avait pas pensé que de simples mots seraient si dur à sortir de ses lèvres.
- c'est moi... pour Klee... je... c'était...mon idée..

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

4 avr. 2024, 08:29
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Narcisse n'était pas habitué aux longs silences contemplatifs ou aux hésitations. Lui-même, quand il hésitait, il comblait malgré tout le silence avec quelques onomatopées, ces fameux "euh" qui le caractérisaient si bien, entre autres. Et sa réponse, il ne comprenait rien à ce qu'elle racontait... mais qu'est-ce qui lui arrivait ? Son inquiétude n'allait que croissante à chaque seconde, et même Klee commençait à s'y montrer sensible, se contentant de regarder Elisabeth avec une bouille dédaigneuse.

Il se redressa légèrement, en laissant glisser ses genoux sous lui, les sourcils froncés de confusion, la bouche entrouverte. Quelques mots hésitèrent à sortir, mais une soudaine pression dans sa poitrine l'en empêcha. Vraiment, quelque chose n'allait pas, et ça l'inquiétait. D'habitude, elle ne se montrait jamais autant... et pourquoi fuyait-elle son regard au lieu de...

Quoi ?

"Mais..."

Son visage devint livide, ses lèvres se refermèrent. Son silence dura bien plus longtemps qu'il ne l'aurait voulu, mais il se rendit compte qu'il n'était pas certain de ce qu'il voulait répondre. Tout simplement car il n'avait aucune idée de ce qu'il ressentait, en cet instant. Une vive pique de colère, aussi brève que violente, son visage déformé une courte seconde par la fureur.

Et immédiatement après, l'apaisement. Une expiration. Son pouce frotta contre son index, nerveusement, d'un air hésitant, son regard s'abaissa vers Klee, qu'il regarda avec une patience infinie au fond des yeux. Il inspira, ouvrit la bouche, regarda Elisabeth. Il savait ce dont il avait besoin pour continuer à réfléchir. Un simple mot :

"Pourquoi ?"

Sa voix étranglée par les émotions, un mélange entre la colère et la révolte, le désespoir et la trahison, l'impression de sombrer dans un puits sans fond. Manquer une marche dans le noir, découvrir une dent cariée du bout de la langue, sans y penser, il posa la main sur Klee, protecteur, sans détacher son regard de celui de sa camarade. Quelques étincelles blanches dansaient au fond de ses pupilles noires.

5 avr. 2024, 13:13
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Le changement dans l'attitude de Narcisse finit par arriver, comme elle s'y attendait, mais le voir ainsi était encore pire que ce qu'elle redoutait. Le silence était bien plus dur, elle aurait voulu l'entendre crier, l'engueuler, la traiter de tous les noms, lui dire de partir même, tout aurait était mieux que ce silence pesant et dévastateur.

Elle l'avait mérité, bien sûr qu'elle l'avait mérité, mais lui non. Depuis le début, la colère de la jeune fille et son rejet d'une amitié qu'il lui offrait sans retenue n'avait rien à voir avec lui, elle le savait et malgré ce qu'elle avait dit, elle n'avait pas franchement fait d'effort pour que ça change. L'escalade de cette aversion contre le Poufsouffle s'était vite reportée aussi vers tout ce qui le touchait de près ou de loin sans qu'elle en soit vraiment consciente, malheureusement, Klee n'avait été qu'un dommage collatéral de plus.

Les dernières semaines lui avait révélé l'ampleur des répercussions de sa méchanceté gratuite, tout autour d'elle commençait à s'étioler, Gideon, Aly, Diarmuid, même Constance... Elle ressentait clairement le poids de ses méfaits sur eux, et à cet instant elle le voyais aussi dans les yeux de Narcisse. Tout un tas de sentiments conflictuels semblait passer dans ses yeux, et enfin... Posant sur elle un simple mot, le garçon ravagea les barrières fragiles de la jeune fille.

Pourquoi ?

Elle ne supporta pas la pression de son regard, déglutissant difficilement elle finit par baisser la tête pour l'éviter. Pourquoi ? Elle n'était même pas sur de savoir vraiment pourquoi. Pourquoi elle s'opstiné inéluctablement à détruire tout ce qui lui faisait du bien, tout ce qu'elle avait de plus important ? Elle avait failli détruire son amitié avec Lukas par son mensonge, elle risquait chaque jour de faire exploser son couple avec cette ambiguïté malsaine qu'elle pousser avec Redose, elle avait complètement craqué avec Aly, et Constance avait été déçu de son comportement, tout comme Mister O'Belt tellement de fois ces dernières semaines, qu'Éli se demandait si inconsciemment elle n'avait pas chercher à se mettre tout le monde à dos.

Non, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle l'avait fait, juste que sa colère et tous ses ressentiments envers Narcisse c'était mélangé et transformé en une boule d'énergie négative qu'elle n'avait pas su gérer. Rien ne justifié ce qu'elle avait fait, rien ne serait assez explicable pour le Poufsouffle.

La tête rentrée, la jeune fille ferma les yeux honteuse.
- ... parc'que j'fais du mal à tous l'monde en c'moment... parc'qu'que j'suis pas capable de t'voir juste toi... parc'qu' j'fais n'imp' , j'avais l'impression qu'sa m'f'rais du bien de m'énerver sur elle autant qu'elle m'énerver moi... Autant que TU m'énervait. J'sais pas pourquoi... parc'que j'suis trop bête voilà. La mine désolé, les yeux toujours clos, elle se rendait bien compte que tout ça n'avait aucun sens, ni pour elle ni pour lui, ça ne justifiait rien, et ça excusé encore moins son attitude, mais c'était vrai pourtant. Un gros mélange de connerie et de colère qu'elle ne contrôlait plus vraiment coulait dans ses veines, et coula sur ses joues en même temps, laissant le sel se déposer sur son flou émotionnel.

@Constance Nelson, @Gideon Atwood, @Alyssa Wright, @Redose Omniak, @Diarmuid O'Belt pour les mentions

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

5 avr. 2024, 13:38
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Silence.

Contemplation. Le regard de Narcisse ne bougeait pas d'un millimètre. Son visage était dur et fermé, sa respiration profonde et régulière, malgré son cœur battant dans la poitrine et cette bulle d'incompréhension et de fureur qui gonflait petit à petit. Il n'avait aucune idée de ce qu'il espérait, ni même de ce qu'il voulait entendre. Il avait juste été obligé de demander, il ne pouvait pas faire autrement, il ne pouvait pas continuer sa réflexion sans qu'elle se soit expliquée. C'était impossible pour lui.

Elle ferma les yeux. Il ne cessa pas pour autant de la regarder. Ses pupilles transperçant les paupières de sa camarade, son dos était droit contre le mur de la fontaine. Klee se tenait dans une immobilité absolue, fixant Élisabeth d'un air plus que pas contente.

Et elle parla. Et il se taisait. Chaque mot glissant l'un sur l'autre contribuait petit à petit à apaiser le garçon. Peu importe le fond, au final, ce qui comptait, pour lui, était qu'elle lui parle. Et qu'elle la vérité. Et en cet instant, il ne pouvait pas se résoudre à imaginer qu'elle puisse dire autre chose que vrai. Il ne comprenait pas ce qu'elle disait. Il ne comprenait pas en quoi cela expliquait ses agissements. Mais il n'était pas doué pour se mettre à la place des gens, Narcisse. Non, ce n'était pas cela qu'il savait faire. Même lorsqu'elle eut fini, il ne put se résoudre à répondre. Il ne pouvait rien répondre, puisque rien ne faisais de sens, rien n'était compréhensible.

Mais, malgré tout. Tout ce brouillard impénétrable derrière lequel sa camarade semblait s'abriter éternellement, il en retira une conclusion, qui lui apparaissait plus qu'évidente. Son amie souffrait. Énormément. Plus qu'il ne pouvait et n'avait pu l'imaginer. Les pleurs étaient inutiles, ce n'était pas ce dont il avait besoin. Mais, de quoi avait-il besoin... Ça, il aurait bien été incapable de le dire.

Sa poitrine se leva lorsqu'il pris une grande inspiration. Son regard passa sur Klee, qui lui rendit, avant de revenir sur Élisabeth, et le tout dans le plus grand silence, sans que son visage ne traduise la moindre émotion.

"Et ?"

Un infime froncement de sourcil, un petit tic des lèvres, avant qu'il ne reprenne.

"Ça t'a fait du bien ?"

Sa tête pencha imperceptiblement sur le côté. Il commençait à sentir, tout au fond de sa poitrine, qui montait indiciblement, la chaleur de l'acceptation. De la compassion. Plus fort que lui, au-delà de toute réflexion sensée. Un doux sourire commença à étirer la commissure de ses lèvres. Un tout petit sourit, patient et ouvert, chaleureux et compréhensif. Il ne réfléchissait pas le moins du monde.

6 avr. 2024, 00:20
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Comment ça, ça m'a fait du bien ?
Est-ce que c’était une question ironique ou était-il vraiment en train de se soucier d'elle alors qu'elle venait de lui avouer ses péchés ?
Qui es-tu Narcisse Brando ? Qui t'as donné cette patience et cette maîtrise de soi malgré les émotions qui te traverse ? Je veux ça ! Je veux ce contrôle...

Spontanément, alors que sa gorge serrée lui empêchait de répondre pour l'instant, sa tête elle, matérialisa d'un mouvement rapide un "non" visuel. Bien sûr que ça ne lui avait procuré aucune espèce de soulagement, rien du tout, même pas un peu. À part de la culpabilité supplémentaire, rien n'était ressorti de tout ça, sauf peut-être sa rencontre avec Niks, qui l'avait aussi entraîné dans des problèmes pas plus reluisants donc... non, rien de tout ça ne l'avait soulagé.

Même si devant les autres, elle gardait la face d'une fille sûre et fière de ses méfaits, au fond elle n'était qu'une petite fille honteuse et déstabilisée qui n'avait pas réussi à faire autrement pour gérer ses incertitudes face à lui, que de l'affaiblir de la façon la plus hypocrite, et qui, dissimulée derrière un groupe qu'elle avait entraîné dans sa vengeance gratuite, n'avait même pas été capable d'assumer jusqu’à maintenant, mais c’était terminé.

Relevant la tête, plongeant de nouveau ses yeux dans les siens, elle renouvela son mouvement de droite à gauche avec un air dépité. Non, pas du tout. J'suis désolé... c'était vraiment nul, j'm'en rends compte maintenant. J'comprendrais qu'tu m'détestes...j'me déteste aussi en c'moment.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

11 avr. 2024, 17:36
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Il l'observa secouer nerveusement sa tête. Non, donc. L'esquisse de son sourire s'élargit imperceptiblement, et il y répondit par un léger hochement de tête réconfortant. Très bien, j'ai compris, merci d'avoir pu répondre. Un ballon rempli d'air, trop gonflé, se dégonfla soudainement dans sa poitrine, emportant au passage avec lui une bonne partie du ressentiment qui pouvait encore se tapir au fond de son cœur.

Il la voyait. Sa honte. Son embarras, ses regrets. Il écarquilla les yeux, tant cela le surprenait. Il voyait tout cela. Il ne le devinait pas, elle ne lui avait pas dit, mais cet éclair de lucidité le traversa de part en part et picota sa nuque. Il soutint sans difficulté son regard, appréciant de pouvoir se perdre un peu dans les pupilles de son amie, suivant le mouvement de sa tête sans bouger les yeux.

La question se posait. La détestait-il ? Il garda le silence, et pencha doucement la tête sur le côté, une petite moue déformant ses lèvres durant les quelques secondes de son introspection. La détestait-il ?

Les marques de son ressentiment étaient là, elles grattaient à l'intérieur de son cœur, la colère aussi, elle eut été là. La vengeance ? Non, hors de question. La haine ? Non. Pas le moins du monde. Narcisse portait sur le monde un regard sans haine, aussi secoua-t-il doucement la tête en souriant.

"Non, je te déteste pas. Pas du tout. Et tu devrais pas te détester, ça sert à rien. C'est fait, c'est passé."

Une petite inspiration, il plaqua le bout de sa langue contre l'intérieur de sa joue.

"Tu le referas pas, hein ? Avec personne. Tu imagines, si on avait ça avec ton hibou ?"

Il l'avait déjà aperçu dans la volière, quand sa camarade s'occupait de lui, et son incessant quête d'en savoir davantage sur ses amis avait payé suffisamment pour faire le lien.

14 avr. 2024, 22:27
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Elle avait enfin tout dit, et étrangement elle se sentait encore plus mal, comme si avouer ses péchés, et savoir qu'il savait, la rendait sale. Elle aurait dû être un peu allégée du fardeau de son mensonge révélé, mais en le voyant soutenir son regard, et garder pourtant le silence, elle avait juste l'impression qu'il l'a jugé. Accumulait-il les points négatifs pour faire pencher la balance vers de la haine contre elle ? Il était tout à fait dans son droit vu la situation.

Pourtant, d'un mouvement négatif de la tête il mit un stop assez franc aux pensées d'Éli, renforçant juste après de ses mots, le trait qu'il semblait tirer sur cette histoire avec une facilité déconcertante. Il ne la détestait pas...Comment pouvait-il faire ça ? Mais ne pas se détester elle, c'était un peu trop demander pour l'instant, malgré tout, le fait qu'il lui suggère allégea sa conscience.

La Poufsouffle sentit dans sa dernière phrase l'angoisse d'une rechute, d'un revirement de situation qui pourrait anéantir le pas en avant qu'elle venait de faire. Il n'avait pas totalement confiance, mais elle comprenait, bien sûr qu'elle comprenait !!! Narcisse n'avait pas tort, si quelqu'un s'en été pris à Nightingale, elle aurait retourné le château pour se venger, elle n'avait pas réfléchi, ou peut-être que si, et c'était bien pire encore. Resserrant ses mains autour de ses bras comme pour se réchauffer, la jeune fille avait juste besoin de soutiens et de réconfort à cet instant, mais son copain n'etait pas la pour l'aider cette fois, elle devait affronter ses bêtises seule.

- oui...je sais. J'aurais été folle et triste si on avait touché à Nighy, et j'aurais sûrement pas été si sympa qu'toi. J'te promets j'le r'frais plus... Observant Klee, le regard gêné J'suis désolé Klee. Tu...Tu veux m'mordre une chaussure pour qu'on soit quitte ? Elle se trouvait particulièrement ridicule de faire ça, mais elle n'avait rien trouvé d'autre pour rompre la glace, souriant légèrement pour essayer de rendre son malaise moins pesant. La Poufsouffle reporta assez rapidement son attention sur Narcisse, le visage sérieux. On arrive pas à être ami, ça n'marche pas t'es d'accord ? et c'est complet'ment d'ma faute, je sais, j'vais plus t'embêter ni toi ni Klee promis, mais... j'peux pas faire mieux. Pas pour l'instant. J'suis désolé.

Essayer de forcer cette simili amitié ne leur avaient pas réussit depuis deux ans, et c'était vraiment pas le moment pour elle de s'attirer encore plus de colère et de problèmes. Elle savait qu'il fallait abandonner ce combat pour l'instant. Il fallait qu'elle apaise les choses, sans vouloir tout réparer forcément. Il y avait beaucoup trop de chose qui lui échappé en ce moment, aujourd'hui, elle avait juste besoin de calmer les choses avec Narcisse, le reste viendrait peut-être, mais pas maintenant.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

18 avr. 2024, 21:35
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Sans même réfléchir un seul instant, lorsque Narcisse observa Élisabeth se replier sur elle-même en se serrant les bras, il ne put s'empêcher de tendre sa main pour la déposer sur son épaule. Il se contenta de doucement la presser des doigts d'un geste rassurant et chaleureux, en la regardant avec un sourire, et dans un hochement de tête, il lâcha juste après. Il ne réfléchissait absolument pas, il se contentait d'agir, sans se poser de question, sans chercher plus loin que faire ce qui lui paraissait être la bonne chose à faire.

Ce fut sans difficulté, sans appréhension et sans jugement qu'il écouta la réponse de son amie à sa question. Patiemment, avec calme et détente, sans bouger ne serait-ce qu'un muscle, laissant Klee se blottir contre sa nuque alors qu'elle grognait doucement. Il secoua doucement la tête en souriant lorsqu'elle lui promit. Elle n'avait pas besoin de le faire, il ne demandait certainement pas ça.

Il pouffa d'un rire léger lorsqu'elle proposé à Klee de mordiller sa chaussure, et il secoua la tête à nouveau.

"C'est pas à moi de décider, t'en penses quoi Klee ?"

Il se tourna vers elle, attendit patiemment qu'elle regarde Élisabeth. Puis, elle tira brusquement sa longue langue à la Poufsouffle, avant de se tourner en boudant, d'un air digne et méprisant. Pour Narcisse, il n'en fallait pas plus, il répondit en penchant sa tête sur le côté, accompagné d'un petit rire.

"Elle dit, trop tard pour les excuses, je t'ai déjà pardonné. Hein, Klee ?"

Tout en lui gratouillant le derrière, il reporta son attention sur son amie. Elle lui demanda s'il était d'accord, il n'en était pas certain. Il n'était même pas sûr de comprendre de quoi elle parlait. Son regard se hasarda de droite à gauche, de bas en haut, tandis qu'il s'efforçait de réfléchir longuement. Ses épaules s'élevèrent doucement.

"J'suis pas sûr de comprendre. T'es mon amie, tu sais ? Genre, j'ai jamais pensé autrement, pas une fois."

Et même maintenant, il ne pensait pas autrement. Son index vint frotter le sommet de sa tête, il laissa échapper un soupir de réflexion, fermant l'une de ses paupières.

"T'as le droit de vouloir prendre tes distances, si c'est ça que tu veux faire, encore une fois j'suis pas sûr d'avoir compris. Mais dans tous les cas, bah, ça changera pas comment je te vois, rassure-toi, ok ? Si t'as besoin, je s'rai toujours là."

Son sourire s'élargit et rayonna de plus belle, tandis que le haut de ses joues se teinta d'un léger rouge. Depuis qu'il avait rencontré Élisabeth, il était clair qu'il y avait eu bien plus de bas que de hauts. Mais pour lui, ce n'était pas un problème, il ne s'était jamais formalisé pour ces incidents et ces accrochages. De son point de vue, Élisabeth était juste quelqu'un qui avait besoin d'aide et désespérément besoin d'être écoutée, c'était aussi simple que ça.