13 avr. 2023, 23:31
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Mercredi 5 février 2048, 10h du matin
Maison des Brando
Avec @Diarmuid O'Belt
Reducio

Représentation physique la plus fidèle d'Honor (sans la cicatrice).
Reducio

Image peu représentative, et est là surtout pour aider à la représentation de la cicatrice, mais la couleur de cette dernière devrait être un peu plus blanchâtre.
Lettre manuscrite, écriture droite et parfaitement maîtrisée.
Reducio
Mister O'Belt,

J'ai cru comprendre que mon fils s'était entretenu avec vous sur mon état de santé. J'ose espérer que ce n'est pas quelque chose qui vous a pris de court, Narcisse a tendance à être un peu impulsif. Suite à l'annonce de cet entretien, il m'a demandé de vous laisser m'examiner.

Étant donné qu'il s'agit d'une requête particulièrement importante à ses yeux, j'ai accepté, pour lui. En revanche, mon emploi du temps étant particulièrement remplit en ce début d'année, je vous invite à vous présenter à ma résidence, à partir du 1er février, à la date qui vous arrangera.

Avec mes sincères salutations,
Honor Brando.
Honor appréhendait ce jour. Elle avait passé tout le mois à prendre sur elle-même, méditant et s'entraînant encore plus que d'habitude malgré ses obligations professionnelles pour ne pas y penser. L'idée de se présenter face à un sorcier sans être au maximum de sa forme lui paraissait insupportable. Et la pensée de prêter de l'importance à cela l'irritait encore davantage. Elle aurait dû pouvoir passer au-dessus de cela, ne pas y faire attention, considérer cet homme comme n'importe quel autre médecin, sans plus. Mais c'était impossible. À chaque fois que le monde la magie était mentionné en sa présence, la seule chose qu'elle voyait, c'était l'incendie du Ministère, l'affrontement des Obscurus, et la mort de ses hommes, et de dizaines d'autres.

Assise sur le bord de son lit, le réveil indiquant 5 heures du matin, couverte de sueur, le souffle court, elle serrait les draps de son côté du lit. Elle prit sa tête entre ses mains, reprenant son calme. Sa psychiatre et elle avaient fait de gros progrès, et Honor était une personne quasiment invincible mentalement. Mais elle restait humaine. Elle jeta un œil à son mari, qui dormait paisiblement. Oscar savait tout, elle lui disait tout, et bientôt, Narcisse aussi saurait tout. C'est en réalité cet instant qu'elle appréhendait plus que tout. Elle déposa un baiser sur le front d'Oscar, qui remua à peine, avant de se diriger vers la salle de bains pour prendre une douche.

La matinée passa comme dans un rêve, tandis qu'elle demeurait assise sur le canapé, fixant le mur face à elle, ressassant ses pensées, méditant du mieux qu'elle le pouvait. Elle s'était habillée avec un legging moulant noirs, avec deux bandes blanches le long de ses jambes, et portait pour haut une brassière de sport. En temps normal, elle n'avait aucun problème à se montrer dénudée devant quelqu'un, et encore moins devant un médecin. Mais l'idée d'apparaître aussi vulnérable devant un sorcier... Ses poings se crispèrent, c'était inenvisageable.

Elle guettait l'heure tant attendue, décomptant les tics de l'horloge du salon, se rassemblant, se préparant, retrouvant peu à peu son calme et sa maîtrise d'elle. Ses yeux se fermèrent, elle se réfugia dans son palais mental, dans l'attente de l'arrivée de Mister O'Belt.
Dernière modification par Narcisse Brando le 13 sept. 2023, 15:16, modifié 2 fois.

19 avr. 2023, 21:09
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Diarmuid venait de recevoir un courrier de la part de la mère du jeune Narcisse Brando et il cherchait maintenant la meilleure formulation possible pour y répondre. Il savait peut de chose de cette femme. Militaire moldue, elle avait de toute évidence gardé une cicatrice de l'incendie qui avait fait rage dans Londres en mars 2045. C'était ce qu'il avait conclu des dires du garçon le quatorze septembre dernier.
Miss Brando,

Mon devoir d'infirmier scolaire est aussi d'écouter les élèves qui ont besoin de parler. Je suis soumis au secret médical, ce qu'ils me disent ne sort de la salle de consultation que s'il est nécessaire pour leurs santés qu'une autre personne soit mise au courant.

Je vous confirme par ce courrier ma proposition, si vous le souhaitez, je veux bien me déplacer afin de discuter avec vous de ce qui vous est arrivée, de soins que vous avez eu et des recours qui pourrait être envisagé de mon point de vue. Comme je l'ai dit à Narcisse, je ne peux promettre aucun résultat.

Je peux vous proposer de venir à votre domicile le 05 février prochain pour 10h. Si cela vous convient, confiez un courrier avec votre adresse au hibou qui vous apportera ce pli. Si vous avez changé d'avis ou si la date ne vous convient pas, vous pouvez également lui donner un courrier. Il s'appelle Hermès et est prévenu que vous êtes moldus vous et votre mari. Il attendra le temps nécessaire, un peu de bacon devrait l'aider à se tenir sage.

Dans l'attente de votre retour,
Bien sincèrement

Diarmuid O'Belt
Médicomage

Quelques jours plus tard, il avait eu confirmation du rendez-vous. C'était donc après une nuit relativement calme à l'infirmerie, une nuit où il s'était arrangé pour ne pas avoir de ronde à faire dans l'optique de pouvoir dormir si l'occasion se présentait, qu'il passa par son appartement afin de se changer et de passer des vêtements moldus mais aussi prendre le temps de fermer les yeux une ou deux heures supplémentaires. Il avait ensuite transplané au plus près possible, dans un vieille cabane en campagne - heureusement qu'il connaissait la région de Cork grâce à Owen -, avant de marcher jusqu'à la maison de la famille Brando. Là, il hésita un instant devant le petit bouton poussoir qui servait à manifester sa présence, est-ce que sa magie allait lui rendre possible l'utilisation de ce dernier sans soucis? Et puis il se lança, ça ne servit à rien d'attendre plus que nécessaire, mais il doubla ce geste de trois coups sur la porte, juste au cas où ça ne fonctionnerait pas.

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21 avr. 2023, 13:04
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Honor fut tiré de son palais mental, une demi-seconde avant d'entendre la sonnette, doublée des coups sur la porte. Elle ouvrit les yeux, calme et apaisée. C'était davantage que ce qu'elle espérait, ses mains ne tremblaient pas, elle ne suait pas. Elle était maîtresse d'elle-même. Ses poings se serrèrent juste avant qu'elle ne se lèvre du canapé, dos à la baie vitrée qui donnait sur le jardin, sans jeter un coup d'oeil à la cuisine qui s'étendait à sa droite, visible par la grande ouverture dans le mur. Ses pieds nus se posaient de manière rythmé sur le sol doux de la moquette avant d'arriver vers le petit couloir d'entrée. Un meuble pour y ranger les vestes avec des cintres, et un plus petit meuble pour y ranger les chaussures, la porte était au bout.

Ses doigts enserrèrent la poignée, et elle prit une inspiration juste avant de l'ouvrir, refusant de céder à ses émotions, les enfermant à double tour au fond de son cœur. Elle osa même afficher un petit sourire confiant. Un homme légèrement plus petit qu'Oscar, elle devait baisser les yeux pour regarder les siens, marrons. De courts cheveux châtains. Sa tête se pencha légèrement sur le côté alors qu'elle finissait de l'analyser, de l'observer, s'imprégnant de toutes les informations qu'elle pouvait, avant de tendre sa main.

- Mister O'Belt, je présume. J'ose espérer que le voyage n'a pas été trop pénible ? C'est assez courant que les gens se perdent la première fois qu'ils viennent chez nous.

Et c'était volontaire de sa part. Sa paranoïa lancinante l'avait poussée à acquérir cette maison loin de tout, tranquille, protégée. La poignée de main qu'elle s'apprêtait à donner allait être ferme et stable, peut-être légèrement plus forte que nécessaire, mais hors de question qu'elle lui broie la main, elle valait mieux que cela. Même si l'envie ne manquait pas.

Tout ce qu'elle arrivait à voir en regardant cet homme, était un bâtiment en flamme, et les cris de ses compagnons d'arme résonnaient encore à ses oreilles. Son visage était dur, son sourire narquois s'était effacé aussitôt.

30 avr. 2023, 14:17
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Le médicomage n'eut pas à patienter bien longtemps avant que la porte ne s'ouvre sur une femme qui devait avoir une dizaine d'année de moins que ses parents et bien dix centimètres de plus que lui. Même si les capacités des moldus avec leurs armes l'inquiétait, il n'avait pas peur en cet instant. Peut-être était-il trop confiant. "C'est exact." Acquiescça-t-il avant de demander confirmation. "Honor Brando?" Puis, il répondit à sa question sur son trajet. "Je connais un peu la région, un ami est originaire de Cork. Il m'a fallu une carte, mais j'ai réussi à trouver le chemin le plus direct."

Il serra ensuite la main tendu, fermement, assurément, mais pas de manière imposante ou écrasante. Ce n'était ni dans sa nature, ni dans son intérêt. Et ce faisant, il se permit d'observer son interlocutrice. Sa manière de se tenir et de s'adresser à lui étaient assez révélatrice. Comme tout le monde, le non-verbal parlait; ses cicatrices, sa posture, son visage fermé étaient autant d'indices que l'irlandais à l'accent marqué du Donegal venait de compiler, là, sur le pas de la porte.

Un pas de porte que son hôte semblait ne pas vouloir quitter. Aussi, le jeune homme demanda "
Vous allez bien Miss Brando?" Il n'avait pas manqué le regard absent de la mère de famille, celui que beaucoup prenaient quand ils se plongeaient dans leurs souvenirs.

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4 mai 2023, 22:13
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Honor hocha sèchement la tête pour confirmer son identité. Sage réaction de vérifier cette information, il serait dommage de révéler sa vraie nature à une personne qui n'avait rien à voir n'est-ce pas ? Elle ne put retenir un léger sourire en se décrispant très légèrement. L'imaginer en train d'utiliser une carte en se rendant jusqu'ici... C'était assez drôle, et cela détonnait avec absolument chaque être vivant non-sorcier, qui aurait utilisé un téléphone. Narcisse lui avait expliqué l'interaction entre la magie et l'électricité. Cela expliquait beaucoup de choses sur l'état des appareils électriques de la maison, qui depuis quelques temps, en présence de Narcisse, connaissaient de légers troubles.

Elle hocha mentalement la tête à sa poignée de main. Ferme et appropriée, Honor s'aidait beaucoup de cette simple petite interaction pour en apprendre beaucoup. Il était surprenant de voir à quel point une simple poignée de main pouvait être révélatrice.

La question de l'infirmier la ramena à la réalité, et ses joues chauffèrent sous la honte manifeste qui s'empara de sa poitrine. Prenant conscience de sa position qui empêchait l'homme de rentrer, ses pieds glissèrent pour s'écarter, lui laissant le passage, avec un geste discret de la main.

- Évidemment. Je vous en prie, entrez. Installez-vous.

Sans attendre le premier mouvement de l'infirmier, elle retourna à l'intérieur, parcourant prestement le couloir qui séparait l'entrée du salon. Le temps qu'il arrive, elle se posta au milieu de la pièce, les mains croisées sur son ventre, prenant de grandes inspirations, avant de se tourner vers l'endroit d'où il devrait arriver, croisant les mains dans son dos. Une fois que l'infirmier serait arrivé, elle lui demandera :

- Comment souhaitez-vous procédez ? Si vous avez besoin, je peux vous fournir des informations.

Elle prendrait ensuite une grande inspiration.

- S'il y a bien une chose que je sais, c'est qu'il ne faut rien cacher à son médecin.

14 mai 2023, 19:22
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
La mère de famille affirma qu'elle allait bien et Diarmuid en doutait, mais il ne se voyait pas le dire haut et fort alors que Honor Brando s'effaçait pour le laisser entrer puis que lui même la laissait passer pour qu'elle le guide jusqu'au salon. Là, il la retrouva, debout, raide, militaire. Il n'y avait pas meilleur mot pour la décrire quoique... Il pressentait autre chose que sa posture liée à son travail devait bien masquer, une sorte de tension ou de nervosité. Jusqu'alors ses intuitions avaient pu le tromper, mais c'était de plus en plus rare.

La suite des dires de la femme lui tira un haussement du coin droit de ses lèvres. Il passait son temps à rappeler - de diverses façons - aux élèves que lui cacher quelque chose ne ferait que leur faire perdre du temps à tous. Mais certains, ou certaines, étaient plus têtus et fiers que des hippogriffes que l'on venait d'insulter. Toujours debout puisqu'elle ne l'avait pas invité formellement à s'asseoir, Diarmuid eut une nouvelle impression. Honor Brando avait peut-être déjà pris une décision avant même de savoir si oui ou non il était en mesure de faire quelque chose pour sa cicatrice et les potentielles conséquences internes dues à la blessure. Il n'était certain de rien encore une fois, des faisceaux d'indices, toujours.

Lui aussi main derrière le dos et la posture droite mais moins rigide que celui de sa vis à vis, le médicomage capta son regard et répondit alors à sa sollicitation. "
Votre fils Narcisse n'a pas donné de détails, simplement la date. Fin mars 2045, j'en ai déduit qu'il me parlait de l'incendie ayant eu lieu dans le quartier de Westminster le 26 mars." Posa l'irlandais tranquillement avec en tête l'impossibilité de savoir si l'enfant s'était tu par méconnaissance ou envie de laisser sa mère en parler elle même. Il ajouta par la suite: "Je veux bien que vous me disiez ce qu'il s'est passé, pour que je puisse avoir un maximum d'éléments."

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17 mai 2023, 12:14
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Honor écouta calmement l'infirmier raconter ce qu'il savait déjà. Elle ne réagit pas, demeura parfaitement imperturbable, les sourcils légèrement froncés, les mains croisées dans le dos, son index tapotant nerveusement le dos de sa main. Elle ne put s'empêcher de frémir et de détourner les yeux imperceptiblement à la mention de mars 2045. Honor ne pensait pas qu'il aurait pu faire un lien si rapidement. Elle avait certes envisagée à la seconde où la véritable nature de son fils avait été révélé qu'il aurait finit par apprendre la vérité, mais elle ne pensait pas que cela arriverait si vite. Tôt ou tard, elle lui en aurait parlé de toute manière. Mais cette sensation d'être prise à la gorge de cette manière lui fit grincer les dents.

Elle poussa une grande expiration après qu'il ait terminé de parler, laissant un petit silence s'installer. Finalement, fermant les yeux et expirant à nouveau, elle désigna le fauteuil installé devant la baie vitrée de la main.

- Je vous en prie, asseyez-vous.

Elle s'assit ensuite sur le fauteuil face à celui qu'elle venait de désigner, avant de croiser les jambes et les mains devant le bas de son visage. Ses pensées se rassemblèrent lentement. Elle laissa finalement ses mains glisser le long de son visage avant de les poser sur les accoudoirs.

- Il n'a pas donné de détails car il n'en sait pas davantage que ça. Je ne pouvais rien lui dire à l'époque, secret défense.

Elle prit une grande inspiration.

- Par où commencer... Oui, j'étais aux premières loges lors de l'incendie du Ministère de la magie, et encore aujourd'hui, je refuse de croire qu'il n'avait aucun lien avec une potentielle intervention magique.

Elles croisa machinalement ses bras, regardant Diarmuid sans la moindre émotion.

- J'ai eu de la chance lors de l'attentat de l'hôpital Sainte-Mangouste, je n'ai rien eu de grave, mais là...

Ses bras s'écartèrent, et elle baissa les yeux pour regarder sa cicatrice.

- Je ne me rappelle pas de grand-chose. Tout est allé si vite. C'était l'enfer.

Ses yeux se tournèrent derrière l'infirmier, regardant le jardin apparaissant derrière la baie vitrée devant laquelle il était assit.

- Je portais le corps d'un de mes camarades. Et à un moment, une explosion plus puissante que les autres m'a balayé. Je me souviens avoir violemment atterri sur quelque chose, une vive douleur m'a traversé la poitrine, et... Plus rien.

Sa voix avait légèrement tremblé sur les derniers mots, mais elle se ressaisit, prenant sur elle, avant de plonger son regard dans celui de Diarmuid.

- Je me suis ensuite réveillée à l'hôpital. Je vous aurais bien montré les dossiers médicaux, mais ils ont tellement été modifiés pour ne rien révéler que j'ignore s'ils sont précis...

Un silence, elle croisa les bras.

- Avez-vous d'autres questions ?

25 mai 2023, 15:21
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Même si la femme en face de lui semblait imperturbable, Diarmuid était suffisamment habitué à ce genre de simagrées pour savoir qu'il ne fallait pas s'y fier. Et puis il avait aussi son instinct qui lui soufflait qu'il y avait bien plus, un instinct qui reçu confirmation quand la femme prit le temps de plusieurs respirations plus profondes que les autres, yeux clos. Le jeune homme patienta donc, ne prenant de place assise que lorsqu'il y fut invité. La mère de Narcisse Brando était toujours aussi rigide dans le fauteuil qui faisait face au sien; lui même gardait cette posture très droite de circonstance, sans croiser les jambes, les bras placés automatiquement tel qu'on le lui avait toujours appris. Avec es vêtements qu'il avait passé, bien que moldus, il pouvait sembler venir d'une famille particulièrement aisée respectant certains codes pouvant être considérés comme vieux jeu. Et quelque part, même chez les sorciers c'était le cas donc...

Honor reprit alors la parole, lui expliquant que son fils ne savait rien de plus que ce qu'il lui avait dit. Le médicomage fit un signe de tête d'assentiment et la laissa poursuivre. Notant les détails qui avaient de l'importance. Elle avait été présente à Ste Mangouste, se doutait que l'incendie du Ministère n'avait pas pour origine une simple étincelle. Mais Diarmuid ne fit aucun geste pour confirmer ou infirmer ses doutes. Il ne bougea que pour baisser les yeux sur la cicatrice qui barrait tout l'abdomen de la militaire, prenant naissance sous sa brassière à droite et mourant sous l'élastique de son bas à gauche. Elle avait déjà blanchi - trois ans après rien de plus normal. Il releva le regard lorsque la voix de la femme trembla et cette dernière y accrocha le sien pour poursuivre ses maigres explications.

Des questions... bien sûr qu'il en avait et de taille! "
Merci." Parce qu'il fallait bien commencer par là tout de même. "Ces dossiers, même s'ils ont été modifiés, est-ce qu'ils donnent des informations sur ce qui vous aurait blessée? Et sur les conséquences de cette plaie au niveau de vos organes?" C'était de ça qu'il pensait avoir besoin surtout pour juger de ce qu'il était possible de faire, ça un potentiellement un examen magique à l'aide de ses mains, pour ne pas avoir à lancer de sorts dans une zone moldue. L'endroit était reculé, les brigades en charge de la surveillance des actes magiques le repérerait avec une facilité sans nom dans cette maison où un né-moldu vivait en dehors du temps scolaire. Un né-moldu actuellement à Poudlard et ne pourrait être à l'origine de l'acte, même involontairement.

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26 mai 2023, 15:10
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Honor maintint ses bras croisés sur sa poitrine, frissonnant en sentant le regard de l'infirmier sur sa cicatrice. Elle se rendit que cette situation lui déplaisait tout particulièrement. Depuis qu'elle était sortie de l'hôpital pour la dernière fois, elle s'était jurée de ne pas ressasser le passé, ce qui était arrivé était hier, inutile de se torturer avec cela. Elle porterait une cicatrice pour le restant de ses jours ? Soit. Elle ne pourrait plus jamais enfanter ? Soit. Elle avait déjà Narcisse, et elle l'aimait plus que tout, et Oscar était là également. Au fond d'elle, Honor espérait que Diarmuid ne puisse rien faire pour elle. Mais elle se devait d'au moins essayer, pour son fils.

Elle prit une grande inspiration.

- Mes souvenirs sont incomplets. Je n'ai pas pu voir sur quoi j'ai été projetée. Et étant donné le... contexte dans lequel j'ai été secourue, il fut impossible pour les équipes d'observer précisément à quoi mon corps s'est heurté.

Son index glissa machinalement sur sa cicatrice au niveau de sa poitrine. L'avait-elle toujours autant démangé ?

- Les médecins ont simplement conclus qu'il s'agissait qu'un fragment de bâtiment. Avec une arête suffisamment solide pour ne pas se rompre sous mon poids lors de l'impact, mais avec un angle suffisamment aigu pour pénétrer mon corps.

Elle se revoyait écouter les docteurs. Narcisse et Oscar n'avaient jamais su les détails. Il était désormais plus que temps que tout cela change.

- Quant aux dommages sur mes organes...

Elle avala difficilement sa salive, avant de prendre contenance. Elle décroisa ses bras pour les apposer sur les accoudoirs, avant d'inverser ses jambes croisées.

- Fracture du sternum et des côtes environnantes, perforation de mes poumons, déchirure d'une partie de mon foie. J'ai dû subir une ablation de la vésicule biliaire... et...

Elle sentit le bas de son ventre chauffer et une boule se former dans sa gorge, descendant lentement jusqu'en haut de sa poitrine.

- Un fragment a pénétré plus profondément le bas de mon ventre qu'ailleurs. J'ai dû subir une hystérectomie totale. Ce dernier n'était de toute manière plus fonctionnel après cet accident.

Ses yeux devinrent humides malgré elle, et elle serra les dents, se maudissant de sa propre faiblesse. Puis elle plongea le regard dans celui de l'infirmier, posant son coude sur l'accoudoir, et sa tête sur ses doigts. Elle faisait bravement face à la réalité, refusant de se détourner. C'était ainsi qu'elle était aujourd'hui ? Et bien soit, il fallait faire avec. Elle ne s'était jamais lamentée, et aussitôt sa convalescence terminée, son entraînement avait repris, encore plus difficile qu'auparavant, refusant de se laisser aller en se reposant sur sa blessure.

- Aucun effet secondaire indésirable à signaler, encore aujourd'hui. Je suppose que j'ai été particulièrement chanceuse dans mon malheur. Avez-vous d'autres questions ?

2 juin 2023, 00:40
 CLOS   Ballinglanna  Celle qui tuait, celui qui soignait  Diarmuid O'Belt 
Diarmuid n'avait pas manquer le frisson qui avait parcouru le corps de la femme lorsqu'il avait pris le temps d'observer la cicatrice qui barrait une bonne partie de son tronc. La cause était possiblement multifactorielle mais il se doutait que l'inspection ne devait pas être des plus agréables même s'il s'était voulu discret, ou du moins peu insistant, malgré le réflexe professionnel. Mais même si elle en avait été incommodée, la militaire n'en dit rien, se contentant de répondre aux questions qu'il avait pu lui poser. Et, si elle commença avec un détachement qu'il n'avait jamais pu constater que dans ces familles qui ressemblaient à la sienne, il lui fallu tout de même une longue inspiration avant de débuter.

Diarmuid l'écoutait silencieusement et surtout concentré sur ce qu'il pouvait apprendre. Sila vaut été étudiant face à un cas clinique qu'il devrait ensuite présenter à un enseignant, il aurait prit des notes pour ne rien laisser au hasard. Mais de ses études et de son expérience sur le terrain, il avait appris à s'en passer petit à petit pour faire fonctionner sa mémoire de travail jusqu'au moment où il pourrait tout retranscrire, loin du regard du patient concerné.

Ainsi, la plaie était supposément attribué à de la pierre ou du métal. Il y avait une hypothèse qui n'apparaissait pas, un sortilège ou pire, une association de sortilèges, dont la nature était également une hypothèse, charme, maléfice, malédiction, magie noire... Si la magie était là cause de cette cicatrice il y aurait encore tour ça a tenter d'éclaircir.

Évoquer les dommages internes sembla ébranler la femme. Et pour cause, une des conséquences à sa présence au Ministère s'était soldée par ce qui pouvait sembler être le plus rude pour une femme. Perdre sa capacité à porter et donner la vie était pour certains quelque chose de terrible, comme si elle devait alors renier leur féminité. Toute militaire endurcie qu'elle puisse être, Honor Brando avait été affectée par cette ablation et les symboles que cela pouvait avoir, même si aussitôt, elle braqua ses yeux dans les siens, de nouveau maîtresse d'elle même. Cette attitude, il l'avait déjà vu chez de nombreuses personnes, certaines particulièrement proches de lui, et il savait qu'il fonctionnait de même devant des étrangers.

- "
Votre capacité à relativiser et voir le positif est un capacité rare." Dit-il quand elle eut terminé. Et si la phrase pouvait paraître circonstanciée, le jeune homme de vingt-quatre ans était sincère. Quand bien même il se tenait droit et était posé, cela se ressentait, parce qu'en tant que soignant, il ne refoulait jamais l'intégralité de ses émotions. Il fallait que de l'humanité perle. "Je pense avoir pu me faire une idée globale suffisante avec vos informations rapportées. Lors de mes échanges avec Narcisse je lui ai dit que selon la cause de vos blessures et leur état actuel il était possible, mais pas certains, que je puisse apporter mon aide pour en améliorer l'aspect, potentiellement jusqu'à disparition des cicatrices." Rappela l'irlandais avant de poursuivre toujours professionnel. "J'ai donc une question pour vous. Êtes-vous d'accord pour que je procède à une auscultation qui me permettra de vous dire ce que je pense ou non pouvoir faire?" De la réponse à cette question dépendrait la suite de cette entrevue. Prendrait-elle fin immédiatement ou bien testerait-il pour la première fois ce genre d'examens sur une moldue?

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75