Table de Poufsouffle
Leurs visages se modifièrent à mesure qu'elle parlait. Elam combattit sa peine, tordant ses traits pour retenir des larmes traîtresses. Tandis que Dorian, petite tête blonde au sourire rayonnant, se réfugia derrière une moue renfrognée. Ce n'était pas simple de les voir comme ça, surtout en sachant que c'était entièrement de sa faute. Si elle avait évité de parler du passé, du temps qui s'était écoulé, ils auraient pu passer un bon repas, à papoter de tout et de rien. Seulement, la mélancolie d'Émeline avait fini par pointer le bout de son nez. Terminés les sourires forcés et les discussions de couloirs pour sublimer le décor.
Les mots lui étaient venus naturellement, mais comment savoir qu'ils allaient provoquer un tel raz de marée ?
Vérité. Il ne s'agissait que de la vérité. L'unique réalité qui les accueillait.
En sentant la main de Dorian s'arracher à la sienne, elle crut, durant un instant, qu'il allait totalement la repousser. Son cœur se serra à cette terrible possibilité, car elle n'était pas fautive de tout ça. L'ordre des choses faisait qu'elle devait s'en aller, il ne pouvait en être autrement. Mais comment expliquer ça au garçon sans qu'il n'hurle à l'injustice ?
Elle voulut rattraper sa main, lui dire à quel point elle était désolée. Désolée d'être plus grande qu'eux. Désolée de ne pas pouvoir rester près d'eux. Désolée de ne pas avoir géré cette dernière année. Désolée de leur faire de la peine, alors qu'elle souhaitait uniquement leur bonheur.
Dorian fut plus rapide en passant de force sous la table pour aller se réfugier dans ses bras. Sur le coup, l'aiglonne fut surprise de sentir son corps chaud se coller au sien. Il n'était plus un gamin, et pourtant, elle l'entendit pleurer à chaudes larmes contre son uniforme, lui arrachant une triste grimace. Circée savait à quel point Émeline détestait le voir dans cet état. Il semblait si fragile à cet instant qu'elle avait peur de le casser.
La scène devait sûrement commencer à attirer la curiosité des autres élèves. Émeline n'en avait rien à faire de ce qu'ils pouvaient en penser. Ils pouvaient bien murmurer des choses, se moquer de cet étrange lien qui les reliait. Là, le plus important, c'était de sécher les perles sur les joues de son frère.
Doucement, elle referma ses bras autour de lui, le serrant fort contre elle. Il baragouina des mots, des plaintes, un refus. Cette peine qu'ils partageaient faisait mal à entendre. Émeline prit une longue inspiration pour ne pas craquer là, en plein dans la Grande salle.
- Poudlard restera Poudlard même après que je sois partie, lui souffla-t-elle. Je te le promets.
Elam, qui avait gardé le silence depuis un moment, tenta de détendre l'atmosphère alors que lui-même peinait à garder la face. L'adolescente porta son regard sur lui et sourit douloureusement, touchée par ce sentiment de fierté qu'elle ressentait. Lui aussi, il avait évolué. Et il allait continuer à le faire, qu'elle soit là ou non.
- Si tout est bon, oui, je serai en Irlande, répondit-elle avec Dorian toujours contre elle. J'aurais pu aller à l'autre bout de la Terre, mais je savais que je ne pourrais pas me débarrasser de vous.
Même l'humour faisait mal à employer. Sa légèreté habituelle avait laissé place au poids du plomb dans sa gorge.
Rester là devenait une vraie épreuve pour la Serdaigle qui percevait les regards indiscrets leur brûler la peau. Est-ce que Mattew était en train de les regarder, lui aussi ? Il viendra sûrement lui en parler plus tard, quand elle n'aura plus un deuxième année en larmes dans les bras.
Émeline força Dorian à se détacher, juste de quoi lui permettre de rencontrer ses yeux verts.
- Perso, je n'ai plus très faim. On prend quelques gâteaux et on va dehors, ça vous dit ? proposa-t-elle à l'un et à l'autre.
Il valait mieux qu'ils continuent cette discussion ailleurs, là où personne ne viendrait leur voler leurs larmes.
661 mots
@Dorian Peachey / @Elam Thomais : je pense que c'est mon dernier post
@Mattew Thomas - pour la mention !
Les mots lui étaient venus naturellement, mais comment savoir qu'ils allaient provoquer un tel raz de marée ?
Vérité. Il ne s'agissait que de la vérité. L'unique réalité qui les accueillait.
En sentant la main de Dorian s'arracher à la sienne, elle crut, durant un instant, qu'il allait totalement la repousser. Son cœur se serra à cette terrible possibilité, car elle n'était pas fautive de tout ça. L'ordre des choses faisait qu'elle devait s'en aller, il ne pouvait en être autrement. Mais comment expliquer ça au garçon sans qu'il n'hurle à l'injustice ?
Elle voulut rattraper sa main, lui dire à quel point elle était désolée. Désolée d'être plus grande qu'eux. Désolée de ne pas pouvoir rester près d'eux. Désolée de ne pas avoir géré cette dernière année. Désolée de leur faire de la peine, alors qu'elle souhaitait uniquement leur bonheur.
Dorian fut plus rapide en passant de force sous la table pour aller se réfugier dans ses bras. Sur le coup, l'aiglonne fut surprise de sentir son corps chaud se coller au sien. Il n'était plus un gamin, et pourtant, elle l'entendit pleurer à chaudes larmes contre son uniforme, lui arrachant une triste grimace. Circée savait à quel point Émeline détestait le voir dans cet état. Il semblait si fragile à cet instant qu'elle avait peur de le casser.
La scène devait sûrement commencer à attirer la curiosité des autres élèves. Émeline n'en avait rien à faire de ce qu'ils pouvaient en penser. Ils pouvaient bien murmurer des choses, se moquer de cet étrange lien qui les reliait. Là, le plus important, c'était de sécher les perles sur les joues de son frère.
Doucement, elle referma ses bras autour de lui, le serrant fort contre elle. Il baragouina des mots, des plaintes, un refus. Cette peine qu'ils partageaient faisait mal à entendre. Émeline prit une longue inspiration pour ne pas craquer là, en plein dans la Grande salle.
- Poudlard restera Poudlard même après que je sois partie, lui souffla-t-elle. Je te le promets.
Elam, qui avait gardé le silence depuis un moment, tenta de détendre l'atmosphère alors que lui-même peinait à garder la face. L'adolescente porta son regard sur lui et sourit douloureusement, touchée par ce sentiment de fierté qu'elle ressentait. Lui aussi, il avait évolué. Et il allait continuer à le faire, qu'elle soit là ou non.
- Si tout est bon, oui, je serai en Irlande, répondit-elle avec Dorian toujours contre elle. J'aurais pu aller à l'autre bout de la Terre, mais je savais que je ne pourrais pas me débarrasser de vous.
Même l'humour faisait mal à employer. Sa légèreté habituelle avait laissé place au poids du plomb dans sa gorge.
Rester là devenait une vraie épreuve pour la Serdaigle qui percevait les regards indiscrets leur brûler la peau. Est-ce que Mattew était en train de les regarder, lui aussi ? Il viendra sûrement lui en parler plus tard, quand elle n'aura plus un deuxième année en larmes dans les bras.
Émeline força Dorian à se détacher, juste de quoi lui permettre de rencontrer ses yeux verts.
- Perso, je n'ai plus très faim. On prend quelques gâteaux et on va dehors, ça vous dit ? proposa-t-elle à l'un et à l'autre.
Il valait mieux qu'ils continuent cette discussion ailleurs, là où personne ne viendrait leur voler leurs larmes.
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@Dorian Peachey / @Elam Thomais : je pense que c'est mon dernier post
@Mattew Thomas - pour la mention !
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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