L'accidentel boum !
DIMANCHE 14 FÉVRIER 2049
12H35, GRANDE SALLE
@Émeline Joyner
Contexte inspiré de cette péripétie
12H35, GRANDE SALLE
@Émeline Joyner
Contexte inspiré de cette péripétie
La matinée avait été étrangement étrange. En réalité, la Saint-Valentin, c'était étrange tout court. Voir des gens s'offrir des roses ou se rouler des galoches dans les couloirs... Quelle horreur. Orion n'avait rien contre un petit rencard avec une fille, mais de là à lui offrir des cadeaux... Non, très peu pour lui. Il préférait marcher dans une bouse d'éruptif. En revanche, la Saint-Valentin était aussi la période des confessions. Dans les joues rougissantes et les doux regards partagés, certains osaient dévoiler un amour naissant et espéraient que la réponse serait réciproque.
Orion, dans tout ça ? Non, toujours très peu pour lui. Enfin... À peu près. S'il ne comptait confesser son amour à personne, une petite troisième année était venue le trouver le matin même pour lui remettre une boîte de quelques chocolats parfumés à la rose. D'abord un peu gêné par l'attention — et probablement aussi par le fait qu'il n'avait aucune foutue idée du prénom de l'intéressée —, il finit par capituler et accepter le cadeau. Elle avait lourdement insisté pour qu'il en mange un avec elle, mais il avait dit qu'il préférait les garder pour le goûter. Par l'art subtil de trouver des excuses, développé depuis sa plus tendre enfance, il réussit à s'extirper de sa prise et à filer dans sa salle commune.
Midi vint bien rapidement et, n'ayant pas vraiment l'intention de manger tous les chocolats offerts, il les prit malgré tout pour les donner au reste de la tablée ; il pariait sur un Poufsouffle pour être le premier à en déguster un. Assis par hasard sur l'une des tables de la Grande Salle, il mangeait donc paisiblement son déjeuner, guettant malgré tout que la jeune fille ne se repointe pas tout de suite. Ayant mis les chocolats à disposition, quelques personnes en prirent avant de quitter la pièce, le déjeuner touchant à sa fin. En regardant vers le paquet, il n'en restait que deux et décida d'en goûter — après tout, ils étaient à son attention. Il le plaça sur sa langue et commença à le faire fondre. Pas mauvais, songea-t-il en haussant les épaules. Il releva ensuite les yeux et remarqua alors Émeline Joyner, non loin de lui, en train de manger également. Elle aussi, elle va se goinf- Elle va s- Oh ! Oh... Ses pensées s'obstruèrent. Que venait-il de dire à son cerveau ? Qu'elle avait des beaux chev- Non, bien sûr que non. Pas Émeline Joyner. Pas elle.
Oh, pourquoi pas, finalement... Le cœur d'Orion commença à battre de manière irrégulière et ses joues se teintèrent de rose. Il ne le réalisait pas, mais les pralines avaient été trempées dans un philtre d'amour. Sûrement un truc envoyé par les parents de l'intéressée pour l'occasion. Misère... Elle est pas si mal, en vrai. Rien de bien puissant, mais assez pour perturber les pensées du garçon au point que lui-même ne s'en rende pas compte. Embarrassé, et parce qu'il ne savait pas quoi dire ou faire d'autre, il poussa le paquet vers elle.
« Il en reste un, si tu veux… »
Sa voix était tremblante, incertaine. En revanche, Orion avait l'impression que son esprit était plus au clair que jamais : il voulait être près d'elle. Terriblement. Une force invisible semblait le tirer vers l'arrière, mais il n'avait qu'une seule envie. Bondir, lui sourire et, si elle l'autorisait... lui tenir la main ?
Bonzoir
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...
L'accidentel boum !
Du rose, du rouge, des cœurs...Il y en avait partout et ça donnait la nausée à Émeline.
L'adolescente n'avait jamais porté une grande importance à la fête de l'amour. À ses yeux, il s'agissait surtout du jour où son père forçait la main à sa mère pour qu'ils aillent au restaurant. À l'époque, la petite Émeline pensait que sa mère avait surtout la flemme de sortir durant l'un de ses jours de repos. Avec la cadence de son travail, il n'était pas étonnant qu'elle préfère de loin son canapé et un bon film, plutôt qu'une salle bondée d'autres couples amourachés.
Maintenant, le doute avait pointé le bout de son nez. Elle se demandait s'il n'y avait pas eu autre chose derrière sa réticence à sortir. Dans sa dernière lettre, Jonathan lui disait que sa mère ne l'aimait plus, que c'était la raison du divorce annoncé quelques mois plus tôt. Cela avait tenu dans une unique phrase, sans déboires ni dérapages. Fini. C'était fini.
Dix-huit ans de mariage qui se terminaient aussi facilement ? Émeline n'arrivait pas à le concevoir. L'amour de sa mère, depuis quand s'était-il évanoui ? Depuis combien de temps la passion n'existait plus dans son cœur ? La Serdaigle n'avait aucune réponse à toutes ses questions et elle n'oserait sûrement pas les poser à la principale concernée. Le sujet de leur séparation était déjà à vif, elle ne voulait pas rajouter du sel sur la plaie encore béante.
Il ne lui restait plus que l'attente. Et la honte, aussi.
Elle n'avait toujours pas digéré le scandale entre Edmund, Orphéa et elle. Cet abruti d'Ed avait osé lui mentir dans les yeux et jeter sa camarade en plein milieu. Comme si le fait de la quitter ce n'était pas suffisant, il fallait encore qu'il invoque toujours plus de dramas autour de lui. Depuis sa discussion avec la Serpentard, elle avait un mal de chien pour se rendre vers les cachots et assister à ses cours de Potions, de peur de la croiser.
Donc bon, la Saint-Valentin, ils pouvaient tous la mettre dans le postérieur d'un troll. L'amour, c'était juste un truc pour faire mal. Rien de plus.
C'était ce qu'elle disait alors qu'elle esquivait une déclaration vers la porte de la Grande salle. En plus de déranger tout le monde en bloquant le passage, ils était complètement ridicules. Leurs sourires béat, n'était-ce pas le même genre qu'elle avait donné à Edmund ? Cette vérité lui broya un peu plus son cœur et rendit son visage plus triste qu'il ne l'était déjà.
Elle parvint à trouver une place au milieu du chahut ambiant et elle se servit de quoi grignoter. La faim n'était pas au rendez-vous. Bien cachée au fin fond de son estomac, elle restait à couvert, ne lui donnant même pas l'occasion de se jeter sur la nourriture pour atténuer sa peine. Sa fourchette jouait mollement avec les aliments qui étaient désormais dans son assiette, mais rien n'allait jusqu'à sa bouche.
Je devrais peut-être partir, pensa-t-elle, le yeux perdus entre deux bouts de jambon.
Sur le point de prendre sa décision, quelqu'un lui proposa un chocolat en poussant un paquet dans sa direction. Par le tremblotement de la voix, elle eût du mal à savoir qui venait de lui faire ce cadeau. Elle releva son regard, passant d'abord sur la boîte qui ne contenait plus qu'un unique chocolat, pour finir sur Orion Blackburn. S'il s'était agi d'une quelconque autre personne, elle aurait très bien pu accepter le présent, touchée par la gentille attention.
Mais là, il ne s'agissait pas de n'importe quel élève. C'était Blackburn...Blackburn quoi !
Dans quel monde elle irait accepter un chocolat de ce gars ?
La semaine juste avant, il avait fait un cinéma pas possible dans les toilettes abandonnées, la mettant dans la bouse d'éruptif, et désormais il venait faire le gentil garçon tout timide ? Il n'avait toujours pas compris que ses "charmes" ne lui faisaient ni chaud ni froid ? Elle était peut-être quelqu'un de plutôt simplet par moments, mais elle n'était pas née la tête dans un grille-pain. Sa fausse bouille d'ange n'allait pas lui permettre de la rouler dans la panade.
- Non merci, Blackburn. Tu n'as qu'à le manger toi, répondit-elle avec distance.
Son doigt repoussa la boite en direction du Serpentard, comme pour signer la fin de cet échange qui ne présageait rien de bon. Manger un chocolat empoisonné par ses soins ? Il pouvait rêver.
740 mots
@Orion Blackburn
L'adolescente n'avait jamais porté une grande importance à la fête de l'amour. À ses yeux, il s'agissait surtout du jour où son père forçait la main à sa mère pour qu'ils aillent au restaurant. À l'époque, la petite Émeline pensait que sa mère avait surtout la flemme de sortir durant l'un de ses jours de repos. Avec la cadence de son travail, il n'était pas étonnant qu'elle préfère de loin son canapé et un bon film, plutôt qu'une salle bondée d'autres couples amourachés.
Maintenant, le doute avait pointé le bout de son nez. Elle se demandait s'il n'y avait pas eu autre chose derrière sa réticence à sortir. Dans sa dernière lettre, Jonathan lui disait que sa mère ne l'aimait plus, que c'était la raison du divorce annoncé quelques mois plus tôt. Cela avait tenu dans une unique phrase, sans déboires ni dérapages. Fini. C'était fini.
Dix-huit ans de mariage qui se terminaient aussi facilement ? Émeline n'arrivait pas à le concevoir. L'amour de sa mère, depuis quand s'était-il évanoui ? Depuis combien de temps la passion n'existait plus dans son cœur ? La Serdaigle n'avait aucune réponse à toutes ses questions et elle n'oserait sûrement pas les poser à la principale concernée. Le sujet de leur séparation était déjà à vif, elle ne voulait pas rajouter du sel sur la plaie encore béante.
Il ne lui restait plus que l'attente. Et la honte, aussi.
Elle n'avait toujours pas digéré le scandale entre Edmund, Orphéa et elle. Cet abruti d'Ed avait osé lui mentir dans les yeux et jeter sa camarade en plein milieu. Comme si le fait de la quitter ce n'était pas suffisant, il fallait encore qu'il invoque toujours plus de dramas autour de lui. Depuis sa discussion avec la Serpentard, elle avait un mal de chien pour se rendre vers les cachots et assister à ses cours de Potions, de peur de la croiser.
Donc bon, la Saint-Valentin, ils pouvaient tous la mettre dans le postérieur d'un troll. L'amour, c'était juste un truc pour faire mal. Rien de plus.
C'était ce qu'elle disait alors qu'elle esquivait une déclaration vers la porte de la Grande salle. En plus de déranger tout le monde en bloquant le passage, ils était complètement ridicules. Leurs sourires béat, n'était-ce pas le même genre qu'elle avait donné à Edmund ? Cette vérité lui broya un peu plus son cœur et rendit son visage plus triste qu'il ne l'était déjà.
Elle parvint à trouver une place au milieu du chahut ambiant et elle se servit de quoi grignoter. La faim n'était pas au rendez-vous. Bien cachée au fin fond de son estomac, elle restait à couvert, ne lui donnant même pas l'occasion de se jeter sur la nourriture pour atténuer sa peine. Sa fourchette jouait mollement avec les aliments qui étaient désormais dans son assiette, mais rien n'allait jusqu'à sa bouche.
Je devrais peut-être partir, pensa-t-elle, le yeux perdus entre deux bouts de jambon.
Sur le point de prendre sa décision, quelqu'un lui proposa un chocolat en poussant un paquet dans sa direction. Par le tremblotement de la voix, elle eût du mal à savoir qui venait de lui faire ce cadeau. Elle releva son regard, passant d'abord sur la boîte qui ne contenait plus qu'un unique chocolat, pour finir sur Orion Blackburn. S'il s'était agi d'une quelconque autre personne, elle aurait très bien pu accepter le présent, touchée par la gentille attention.
Mais là, il ne s'agissait pas de n'importe quel élève. C'était Blackburn...Blackburn quoi !
Dans quel monde elle irait accepter un chocolat de ce gars ?
La semaine juste avant, il avait fait un cinéma pas possible dans les toilettes abandonnées, la mettant dans la bouse d'éruptif, et désormais il venait faire le gentil garçon tout timide ? Il n'avait toujours pas compris que ses "charmes" ne lui faisaient ni chaud ni froid ? Elle était peut-être quelqu'un de plutôt simplet par moments, mais elle n'était pas née la tête dans un grille-pain. Sa fausse bouille d'ange n'allait pas lui permettre de la rouler dans la panade.
- Non merci, Blackburn. Tu n'as qu'à le manger toi, répondit-elle avec distance.
Son doigt repoussa la boite en direction du Serpentard, comme pour signer la fin de cet échange qui ne présageait rien de bon. Manger un chocolat empoisonné par ses soins ? Il pouvait rêver.
740 mots
@Orion Blackburn
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
L'accidentel boum !
Émeline Joyner. Le petit Moine Gras. Ne pouvait-elle pas devenir... son petit Moine Gras ? Il était vrai que les deux ne s'étaient jamais vraiment entendus. Après tout, comment pourraient-ils ? Elle ne mangeait pas très proprement, elle avait essayé de l'envoyer en retenue... La liste était longue — plus ou moins. Et lui... Bon, c'était Orion, quoi. Il n'avait jamais été des plus chaleureux envers elle. Et pourtant, sa longue chevelure sombre ne lui avait jamais paru aussi soyeuse, ses yeux perdus dans son assiette n'avaient jamais eu l'air aussi ensorcelants et sa peau claire ne l'avait jamais fait autant rougir. Comment un être pouvait-il être aussi délicieux ? Orion n'avait pas la réponse et son cerveau embrûmé n'aidait pas à la chercher non plus.
Quand elle releva les yeux vers lui, il faillit s'étouffer sur sa propre salive. Mais quelle bombe ! Il ne se souvenait pas avoir eu un jour une telle pensée à son égard — ni pour personne, en réalité —, mais il ne comprenait pas non plus comment cela n'avait jamais pu traverser son esprit. Joyner le toisa et, l'espace d'un instant, il espéra secrètement qu'elle le trouve aussi charmant. Pire, il se sentait bête de ne pas avoir soigné son apparence. Orion était maniaque, oui, mais ce n'était pas le plus ordonné et ses vêtements ne faisaient pas exception. Sur son dos, il avait simplement jeté une polaire chaude pour combattre l'hiver écossais et n'avait toujours pas veillé à ce que son pantalon en jean soit repassé ou que ses chaussettes soient les mêmes. Misère, il n'avait même pas pensé à prendre une rose pour la lui offrir ! Pourquoi cette pensée ne lui avait-elle pas effleuré l'esprit en se réveillant ?
Peut-être parce qu'ils avaient tous les deux tenté d'envoyer l'autre en retenue il y a une semaine ? Ou parce qu'il n'avait jamais eu de mots doux à son égard ? Ou bien même parce qu'il l'avait toujours méprisée jusqu'à maintenant ? Ces idées lui paraissaient bien saugrenues, maintenant qu'il la voyait d'aussi près et éclairée par la lumière enivrante de la Grande Salle. Laissant son visage reposer au creux de sa main, il l'admirait aussi secrètement que possible, les yeux adoucis. Émeline, en revanche, le regardait d'un drôle d'air. Sceptique, elle avait même repoussé la boîte vers Orion ; ce refus lui donna la sensation qu'on venait d'enfoncer un couteau chauffé à blanc dans sa gorge. Il se sentait... Embarrassé ? Blessé ? Terrassé ? Ses joues rougirent automatiquement et sa tête se recroquevilla entre ses épaules.
« Non... C'était pour toi... », répliqua-t-il à voix basse.
Orion pleurait rarement, voire jamais, mais il semblait que ses émotions soient sans dessus-dessous, car il pouvait sentir sa gorge se nouer de la même manière qu'elle l'aurait fait si les larmes lui montaient. Le problème était qu'ainsi pelotonné, il n'avait plus une vision d'ensemble sur son beau visage. Alors, en se donnant un peu de courage, il soupira et releva le regard pour l'admirer d'emblée. Les yeux transis, il lui adressa un petit sourire timide.
« Tu sais, c'est la Saint-Valentin... La fête des amoureux. Je voulais te faire plaisir. T'offrir un petit quelque chose. Je t'ai déjà dit que tu étais jolie ? »
Jamais, ô grand jamais Orion Blackburn n'avait prononcé de telles niaiseries. S'il se voyait, il se serait probablement giflé. Et de toutes les personnes à qui il sortait ce baratin, il fallait surtout qu'il s'agisse d'Émeline Joyner. Quel fiasco. Peu importe, son esprit n'était pas encore aux pensées sensées. À la place, il repoussa une nouvelle fois le paquet de chocolat vers elle.
« Je sais que tu penses que je leur ai fait quelque chose. Mais on me les a offerts et j'aime pas ça... T'es sûre que t'en veux pas un ? Je crois me souvenir que tu es plutôt friande de sucreries », dit-il avec un ton taquin et les yeux rieurs. Tu vois que je te connais bien, Émeline ! Il aurait presque gloussé.
@Émeline Joyner, oh Lord...
670 mots
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Quand elle releva les yeux vers lui, il faillit s'étouffer sur sa propre salive. Mais quelle bombe ! Il ne se souvenait pas avoir eu un jour une telle pensée à son égard — ni pour personne, en réalité —, mais il ne comprenait pas non plus comment cela n'avait jamais pu traverser son esprit. Joyner le toisa et, l'espace d'un instant, il espéra secrètement qu'elle le trouve aussi charmant. Pire, il se sentait bête de ne pas avoir soigné son apparence. Orion était maniaque, oui, mais ce n'était pas le plus ordonné et ses vêtements ne faisaient pas exception. Sur son dos, il avait simplement jeté une polaire chaude pour combattre l'hiver écossais et n'avait toujours pas veillé à ce que son pantalon en jean soit repassé ou que ses chaussettes soient les mêmes. Misère, il n'avait même pas pensé à prendre une rose pour la lui offrir ! Pourquoi cette pensée ne lui avait-elle pas effleuré l'esprit en se réveillant ?
Peut-être parce qu'ils avaient tous les deux tenté d'envoyer l'autre en retenue il y a une semaine ? Ou parce qu'il n'avait jamais eu de mots doux à son égard ? Ou bien même parce qu'il l'avait toujours méprisée jusqu'à maintenant ? Ces idées lui paraissaient bien saugrenues, maintenant qu'il la voyait d'aussi près et éclairée par la lumière enivrante de la Grande Salle. Laissant son visage reposer au creux de sa main, il l'admirait aussi secrètement que possible, les yeux adoucis. Émeline, en revanche, le regardait d'un drôle d'air. Sceptique, elle avait même repoussé la boîte vers Orion ; ce refus lui donna la sensation qu'on venait d'enfoncer un couteau chauffé à blanc dans sa gorge. Il se sentait... Embarrassé ? Blessé ? Terrassé ? Ses joues rougirent automatiquement et sa tête se recroquevilla entre ses épaules.
« Non... C'était pour toi... », répliqua-t-il à voix basse.
Orion pleurait rarement, voire jamais, mais il semblait que ses émotions soient sans dessus-dessous, car il pouvait sentir sa gorge se nouer de la même manière qu'elle l'aurait fait si les larmes lui montaient. Le problème était qu'ainsi pelotonné, il n'avait plus une vision d'ensemble sur son beau visage. Alors, en se donnant un peu de courage, il soupira et releva le regard pour l'admirer d'emblée. Les yeux transis, il lui adressa un petit sourire timide.
« Tu sais, c'est la Saint-Valentin... La fête des amoureux. Je voulais te faire plaisir. T'offrir un petit quelque chose. Je t'ai déjà dit que tu étais jolie ? »
Jamais, ô grand jamais Orion Blackburn n'avait prononcé de telles niaiseries. S'il se voyait, il se serait probablement giflé. Et de toutes les personnes à qui il sortait ce baratin, il fallait surtout qu'il s'agisse d'Émeline Joyner. Quel fiasco. Peu importe, son esprit n'était pas encore aux pensées sensées. À la place, il repoussa une nouvelle fois le paquet de chocolat vers elle.
« Je sais que tu penses que je leur ai fait quelque chose. Mais on me les a offerts et j'aime pas ça... T'es sûre que t'en veux pas un ? Je crois me souvenir que tu es plutôt friande de sucreries », dit-il avec un ton taquin et les yeux rieurs. Tu vois que je te connais bien, Émeline ! Il aurait presque gloussé.
@Émeline Joyner, oh Lord...
670 mots
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...