En rouge et jaune
17 Avril 2049
Avec @Onyx Willard
& @Narcisse Brando
Avec @Onyx Willard
& @Narcisse Brando
Comme il s'y était préparé, prendre la jeune Onyx avec eux s'était avéré être bien plus simple et rapide que n'avait été le cas du Poufsouffle. Si sa discussion privée avec Honor Brando n'avait pas vraiment été ce qu'on pouvait qualifier de temps perdu, il n'en restait pas moins qu'ils avaient amplement mordu sur le temps qui leur était alloué. Ainsi, à peine leurs affaires déposées dans les deux chambres vides de l'étage, Suileabhan avait entraîné les deux adolescents vers l'arrière-cour du cottage. Pas le temps de souffler qu'il leur faisait déjà débuter par un duel simulé l'un contre l'autre, autant pour mesurer à nouveau leur progrès actuel que pour les habituer l'un à l'autre.
Quand il en eu assez, il arrêta la Gryffondor qui avait pris de justesse le dessus, son âge supérieur avantageant un peu les choses, et les fit s'asseoir devant lui. L'irlandais fit apparaître deux verres d'eau pour les enfants avant de s'asseoir lui aussi, en tailleur.
- Bien. Nul doute que ce qui va suivre ne va pas vous plaire, mais vous n'aurez pas le choix. Enfin, si : soit vous acceptez mes mots, et vous devenez meilleurs, soit vous repartez chez vos parents, et tant pis pour vous.
Braquant ses yeux sur les deux adolescents, il continua.
- Avant que vous ne puissiez répondre, laissez-moi vous expliquer. Votre jeunesse peut souvent être une faiblesse, mais aujourd'hui, c'est une force, c'est elle qui bâtira votre futur. Lorsque nous sortons d'un usage quotidien, banal de la magie - que nous touchons aux sorts défensifs, aux sorts offensifs et leur contexte global - nous avons quatre éléments à faire progresser. Notre magie, bien sûr, mais aussi notre corps, nos sens, et, pour accompagner tout cela, notre esprit. Mais comment lancer votre sort, si vous ne savez pas pourquoi ? Comment esquiver, si vous ne savez pas dans quelle direction ? Comment vous repérer, si vous ne savez pas où vous êtes ? Nous allons répondre à toutes ces questions, en commençant pas travailler votre esprit. Vous allez apprendre, où réapprenndre à méditer.
En rouge et jaune
Narcisse n'hésita pas à avaler d'une traite le verre d'eau matérialisé par le concierge, savourant le trait froid traversant sa poitrine. Il laissa échapper un grand soupir de contentement en le reposant, les yeux fermés pour mieux profiter de la sensation un court instant. Appréciant les ressentis de son corps, picoté par l'adrénaline et rafraichi par la sueur, il tourna son regard vers Onyx, juste avant que Kohler se mette à parler.
Étendant sa main vers sa camarade, un immense sourire aux lèvres, il n'eut aucune hésitation à la saluer d'un hochement de tête rayonnant.
"Trop forte ! Merci héhé !"
Son sourire le fit légèrement rougir, et rosit le bout de son nez. Wow, il avait adoré ce duel ! Le souvenir de leur précédent était toujours là, et quel plaisir il ressentait rien qu'à y repenser. Il adorait tellement manier sa baguette, bouger son corps, esquiver, se dissimuler, improviser ses stratégies et ses parades... Affronter quelqu'un qu'il estimait plus fort que lui (c'était le cas de tout le monde) était quelque chose qui le stimulait au-delà de tout entendement.
Et cela se voyait aux étoiles au fond de ses yeux, qui ne s'éteignirent pas le moins du monde lorsque le concierge leur exposa son plan d'entraînement.
Tandis que sa baguette virevoltait encore à son poignet, son esprit enchaînait les pensées toutes plus excitées les unes que les autres. Toute la détermination de l'univers transparaissait sur ses traits, prêt à tout dépasser, à foncer sans hésiter, s'exploser et se reconstruire s'il le fallait ! De quoi il allait parler ? C'était quoi son plan ?
Ses yeux s'écarquillèrent, son sourire se figea, un petit frisson s'empara de lui. Oh misère... Il avait TELLEMENT de mal avec la méditation... Mais pourtant... il avait énormément essayé depuis le début de sa scolarité, tout le monde le lui avait recommandé, et il avait été aidé par beaucoup de ses camarades. Sans compter les sessions avec sa mère. Une petite expiration, il se redressa, le verre toujours entre ses mains, oubliant son existence, le visage décidé.
"Oui ! On commence quand ??"
On aurait presque pu voir la fumée jaillir de ses narines...
Étendant sa main vers sa camarade, un immense sourire aux lèvres, il n'eut aucune hésitation à la saluer d'un hochement de tête rayonnant.
"Trop forte ! Merci héhé !"
Son sourire le fit légèrement rougir, et rosit le bout de son nez. Wow, il avait adoré ce duel ! Le souvenir de leur précédent était toujours là, et quel plaisir il ressentait rien qu'à y repenser. Il adorait tellement manier sa baguette, bouger son corps, esquiver, se dissimuler, improviser ses stratégies et ses parades... Affronter quelqu'un qu'il estimait plus fort que lui (c'était le cas de tout le monde) était quelque chose qui le stimulait au-delà de tout entendement.
Et cela se voyait aux étoiles au fond de ses yeux, qui ne s'éteignirent pas le moins du monde lorsque le concierge leur exposa son plan d'entraînement.
Tandis que sa baguette virevoltait encore à son poignet, son esprit enchaînait les pensées toutes plus excitées les unes que les autres. Toute la détermination de l'univers transparaissait sur ses traits, prêt à tout dépasser, à foncer sans hésiter, s'exploser et se reconstruire s'il le fallait ! De quoi il allait parler ? C'était quoi son plan ?
Ses yeux s'écarquillèrent, son sourire se figea, un petit frisson s'empara de lui. Oh misère... Il avait TELLEMENT de mal avec la méditation... Mais pourtant... il avait énormément essayé depuis le début de sa scolarité, tout le monde le lui avait recommandé, et il avait été aidé par beaucoup de ses camarades. Sans compter les sessions avec sa mère. Une petite expiration, il se redressa, le verre toujours entre ses mains, oubliant son existence, le visage décidé.
"Oui ! On commence quand ??"
On aurait presque pu voir la fumée jaillir de ses narines...
En rouge et jaune
Si un jour quelqu'un m'avait dit que je me retrouverais au cottage de Mister Kohler pour recevoir une formation de cet homme, avec Narcisse Brando qui plus est, je crois que j'aurais franchement ri au nez de cette personne. Était-il nécessaire de rappeler que tout cela était parti de ces retenues dans le club de duel, il y a maintenant plus d'un an, à cause ou grâce à cette cruche de Serdaigle ? Que jamais sans ce Protego, que mes sorts seuls n'avaient fait que chatouiller, je n'aurais pu constater la puissance ridicule que mon flux magique m'imposait, et donc la nécessité de comprendre son évolution. Car comment renforcer quelque chose qu'on ne saisit pas, ou qu'on ne cherche tout du moins pas à saisir ? Voilà les réflexions que j'avais amenées avec moi à l'issue de ces infinies heures de colle, lorsqu'enfin Melissandre eut décidé de fermer son grand bec, et que j'avais exposées à l'homme dans l'espoir qu'il puisse me guider. Lui, parce qu'il m'avait vu me battre contre son sortilège du bouclier, et que c'était de ce qu'il m'avait fait endurer qu'avaient pu naître mes conclusions. Mais aussi, car je voyais en lui un sorcier assez rigoureux et puissant pour pouvoir m'aiguiller.
Et cette demande que j’avais formulée au cinquantenaire, il ne l'avait pas été écartée, non, simplement... repoussée à plus tard, disons. À une seule condition cependant, avec une seule indication, celle de devoir maîtriser le sortilège de pesanteur. Ce que j'avais fait, ou plutôt, ce que j'avais mis près d'un an à faire. Je n’avais pas compris au début, pourquoi Merlin maitriser ce sort m'aiderait en quoi que ce soit ? C’est en essayant, mais surtout en réussissant, que j’avais saisi ce qu’il souhaitait me montrer : mon flux avait évolué. Au rythme de mes incessants entraînements, au fil des mois qui s’étaient succédés, ma magie était déjà devenue… autre chose. Quelque chose que j’avais néanmoins encore du mal à déchiffrer, mais qui avait bel et bien changé.
Ma présence ici, dans ce lieu bien loin de Poudlard, n’est donc pas un hasard. Le fait que je fasse à nouveau un duel contre l’autre agité de Poufsouffle n’en est pas un non plus. Le fait qu’il me sourie en me tendant sa… ew, mais qu’est-ce qu’il fait ?
… brève grimace. Je regarde un instant sa main, que j’imagine moite, avant de la lui serrer à contrecœur en énonçant un "merci", qui n’a pour mérite que d’être purement conventionnel, et m’en vais m’asseoir devant Kohler sans plus de manière. Et sans montrer non plus que je suis satisfaite d’avoir pris l’ascendant lors de ce duel : Narcisse a beau être mon cadet, et aussi insupportable puisse t-il être, il n’en reste pas moins un adversaire redoutable. L’inverse aurait donc pu arriver – et a de toute façon failli arriver, mon état physique en étant la preuve. Lorsqu'il apparait, je me saisis doucement du verre qui se retrouve devant moi, écoutant l'homme qui s'assied en tailleur devant nous. Et qui nous explique que ce qui va suivre ne va pas nous plaire. Mon visage prend un air perplexe, fronçant les sourcils. Je suis prête à supporter bien des choses pour rester, pour continuer à jouir de l'entrainement privé que l'on accepte de m'offrir aujourd'hui. Non, je ne partirai pas, ce qui ne m'empêche pas de rester néanmoins méfiante malgré mon intérêt. Alors je laisse calmement le concierge s'expliquer, buvant mon verre autant que ses paroles pour déterminer où il veut en venir.
Faire de la méditation ? Mais il ne croit pas j’en fais déjà assez avec le brun à côté de moi ? Plus sérieusement, peut-être en fais-je sans le vouloir ou sans même le savoir, mais je dois avouer que ce n'est pas vraiment mon truc et que ça ne m'a jamais intéressée. Je n'en ai jamais eu l'utilité, n'en vois pas, et ne sais d'ailleurs même pas comment m'y prendre. Pourtant, je tente à ce moment de ne pas montrer mes réticences ; je peux bien essayer. Je me disais être prête à tout, ce n'est pas ça qui devrait me poser problème. Je repose mon verre avant d'opiner de la tête.
- D'accord.
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
5ème année RP (2050-2051) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
Et cette demande que j’avais formulée au cinquantenaire, il ne l'avait pas été écartée, non, simplement... repoussée à plus tard, disons. À une seule condition cependant, avec une seule indication, celle de devoir maîtriser le sortilège de pesanteur. Ce que j'avais fait, ou plutôt, ce que j'avais mis près d'un an à faire. Je n’avais pas compris au début, pourquoi Merlin maitriser ce sort m'aiderait en quoi que ce soit ? C’est en essayant, mais surtout en réussissant, que j’avais saisi ce qu’il souhaitait me montrer : mon flux avait évolué. Au rythme de mes incessants entraînements, au fil des mois qui s’étaient succédés, ma magie était déjà devenue… autre chose. Quelque chose que j’avais néanmoins encore du mal à déchiffrer, mais qui avait bel et bien changé.
Ma présence ici, dans ce lieu bien loin de Poudlard, n’est donc pas un hasard. Le fait que je fasse à nouveau un duel contre l’autre agité de Poufsouffle n’en est pas un non plus. Le fait qu’il me sourie en me tendant sa… ew, mais qu’est-ce qu’il fait ?
… brève grimace. Je regarde un instant sa main, que j’imagine moite, avant de la lui serrer à contrecœur en énonçant un "merci", qui n’a pour mérite que d’être purement conventionnel, et m’en vais m’asseoir devant Kohler sans plus de manière. Et sans montrer non plus que je suis satisfaite d’avoir pris l’ascendant lors de ce duel : Narcisse a beau être mon cadet, et aussi insupportable puisse t-il être, il n’en reste pas moins un adversaire redoutable. L’inverse aurait donc pu arriver – et a de toute façon failli arriver, mon état physique en étant la preuve. Lorsqu'il apparait, je me saisis doucement du verre qui se retrouve devant moi, écoutant l'homme qui s'assied en tailleur devant nous. Et qui nous explique que ce qui va suivre ne va pas nous plaire. Mon visage prend un air perplexe, fronçant les sourcils. Je suis prête à supporter bien des choses pour rester, pour continuer à jouir de l'entrainement privé que l'on accepte de m'offrir aujourd'hui. Non, je ne partirai pas, ce qui ne m'empêche pas de rester néanmoins méfiante malgré mon intérêt. Alors je laisse calmement le concierge s'expliquer, buvant mon verre autant que ses paroles pour déterminer où il veut en venir.
Faire de la méditation ? Mais il ne croit pas j’en fais déjà assez avec le brun à côté de moi ? Plus sérieusement, peut-être en fais-je sans le vouloir ou sans même le savoir, mais je dois avouer que ce n'est pas vraiment mon truc et que ça ne m'a jamais intéressée. Je n'en ai jamais eu l'utilité, n'en vois pas, et ne sais d'ailleurs même pas comment m'y prendre. Pourtant, je tente à ce moment de ne pas montrer mes réticences ; je peux bien essayer. Je me disais être prête à tout, ce n'est pas ça qui devrait me poser problème. Je repose mon verre avant d'opiner de la tête.
- D'accord.
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
5ème année RP (2050-2051) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
En rouge et jaune
Regardant sans vraiment observer l'attitude et la réaction des deux adolescents, Suileabhan s'étira. Bien sûr, c'était une bonne chose qu'ils grandissent en tant que sorciers respectables et respectueux des un et des autres, mais Brando et Willard n'étaient pas comme les jeunes de l'UDS. S'il entraînait ces deux-là aujourd'hui, c'était avant tout pour leur talent naturel qui ne devait pas les faire devenir un jour une micro version de lui-même. Le plus important alors, indépendamment de son attachement graduel aux deux adolescents, était leur attitude face à l'entraînement et l'effort. Et, là dessus, les deux sorciers étaient irréprochables. C'était peut-être là leur talent le plus important.
- Bien. Je vous précise malgré tout que tant que nous n'en aurons pas fini avec la méditation, nous ne passerons pas à la suite. Ce qui veut dire qu'il ne tient qu'à vous, et à votre concentration, que nous ne passions pas tous ces jours qu'il nous reste à simplement travailler une étape de base.
L'irlandais fixa l'un, puis l'autre élève de Poudlard, avant de reprendre.
- Je ne sais pas ce qu'on vous a appris sur la méditation, et à vrai dire, je m'en fous. Fermez les yeux. Inspirez, expirez. Relâchez vos épaules. Visualisez un endroit, un lieu. Ce lieu n'a pas vocation à être accueillant, mais il s'impose à vous comme étant votre lui. Dans cet endroit, vous êtes à votre place. Inspirez, expirez. Gardez ce lieu en tête, imaginez le aussi bien que vous visualisez un sort de métamorphose. Inspirez, expirez. Commencez à méditer.
Suileabhan, lui aussi, se prêta au jeu qui n'en était pas vraiment un. Seulement, lui, maîtrisant sans aucun problème la méditation les yeux ouverts, les garda fixés sur les deux apprentis sorciers. À chaque fois qu'il voyait l'un d'eux grimacer, froncer les sourcils, s'agiter sur sa posture ou pire encore, il répétait inlassablement la même chose.
- Non. Recommencez.
La première fois qu'ils tinrent plus de quelques minutes, le concierge commença à les déconcentrer de lui-même, claquant des doigts ou de la langue, se raclant la gorge encore parfois, attendant une réaction des adolescents ou, plutôt, une absence de réaction de leur part.
- Bien. Je vous précise malgré tout que tant que nous n'en aurons pas fini avec la méditation, nous ne passerons pas à la suite. Ce qui veut dire qu'il ne tient qu'à vous, et à votre concentration, que nous ne passions pas tous ces jours qu'il nous reste à simplement travailler une étape de base.
L'irlandais fixa l'un, puis l'autre élève de Poudlard, avant de reprendre.
- Je ne sais pas ce qu'on vous a appris sur la méditation, et à vrai dire, je m'en fous. Fermez les yeux. Inspirez, expirez. Relâchez vos épaules. Visualisez un endroit, un lieu. Ce lieu n'a pas vocation à être accueillant, mais il s'impose à vous comme étant votre lui. Dans cet endroit, vous êtes à votre place. Inspirez, expirez. Gardez ce lieu en tête, imaginez le aussi bien que vous visualisez un sort de métamorphose. Inspirez, expirez. Commencez à méditer.
Suileabhan, lui aussi, se prêta au jeu qui n'en était pas vraiment un. Seulement, lui, maîtrisant sans aucun problème la méditation les yeux ouverts, les garda fixés sur les deux apprentis sorciers. À chaque fois qu'il voyait l'un d'eux grimacer, froncer les sourcils, s'agiter sur sa posture ou pire encore, il répétait inlassablement la même chose.
- Non. Recommencez.
La première fois qu'ils tinrent plus de quelques minutes, le concierge commença à les déconcentrer de lui-même, claquant des doigts ou de la langue, se raclant la gorge encore parfois, attendant une réaction des adolescents ou, plutôt, une absence de réaction de leur part.
En rouge et jaune
L'excitation montait, encore et encore, jusqu'au point de rupture, qui aurait explosé si leur professeur n'avait pas continué de parler. Le souffle court, se redressant de plus en plus sur ses appuis, le regard presque fou sous l'impatience qu'il ressentait, Narcisse buvait les paroles du concierge. Un hochement de tête déterminé. Bien ! Une super motivation ! Rester ici jusqu'à réussir, ça c'était une logique qu'il comprenait et approuvait !
Il lui rendait sans hésiter son regard, bouillonnant de l'intérieur, débordant d'énergie, jusqu'à ce qu'il se rende compte que ça n'allait pas l'aider. Et là, comme un petit coup de fouet, il se remit en tailleur, se racla la gorge, et se renferma brusquement. Il suivit méthodiquement les instructions, au mot près.
Fermer les yeux, inspirer, expirer. Jusqu'ici, facile. Ah, oui, les épaules, les relâcher. Ok, visualiser... visualiser un effet de sort, héhé... non, non ! Concentre-toi ! Tient, ça lui disait un truc ça... visualiser un endroit à nous... comme le palais mental de maman ? Trop bien ! Il connaissait ça, et il en avait déjà un ! Donc, imaginer un lieu... euh... peut-être qu'il peut en inventer un nouveau ? Pourquoi pas... la salle sur demande ! Mais oui ! Génial !
Non, se calmer, inspirer, expirer ! Et ensuite, ah, si, il avait raison ! Visualiser un sort de métamorphose ! Aha ! Non... Attends, expire...
Narcisse avait beaucoup de mal à se lancer, puis à s'ancrer. Son esprit virevoltant dans toutes les directions, ses pensées incapables de s'accrocher à quoi que ce soit de solide pendant plus d'une seconde. Il se balançait imperceptiblement, ses yeux s'agitaient sous ses paupières, comme pendant un rêve particulièrement intense. Ses doigts trépignaient sur ses genoux, on visage se crispait régulièrement sous l'effort, au point de finalement se mettre à suer plus lourdement que sous l'effort physique de tout à l'heure.
Tressaillant sous les rappels du concierge, il mit plus d'une heure à réussir à se maintenir quelques minutes dans cet état. Quasiment à bout de souffle tant il oubliait de respirer parfois, il devait constamment se remémorer de détendre ses muscles et ses articulations, qui commençaient à lourdement lui faire mal. Il finit par comprendre que contracter le visage et les muscles n'étaient pas le but, mais ce fut désormais son esprit qui s'acharna activement à se détendre. Et plus il essayait, plus il s'éloignait.
Les tentatives pour le déconcentrer réussissaient brillamment, et à chaque fois, il recommençait depuis le début. Sans se lasser un seul instant. Redoublant d'effort, de détermination, malgré le fait que son corps et son esprit ne soient plus qu'une énorme boule de douleur. La migraine qui commençait à poindre sous son crâne ne le distrayait pas, sa gorge desséchée non plus. Il voulait y arriver !
Une heure de plus, puis une autre. Il s'accrochait, encore et encore, avant que finalement, la tentative de distraction change.
Il l'entendit, mais il ne blêmit pas sur-le-champ. Il fallut plusieurs secondes à son esprit pour faire remonter le message. Cela le perturba un court instant, c'était tellement bizarre. C'était comme s'il avait la tête plongée sous l'eau. Et s'il ne s'était pas concentré sur sa respiration, il penserait qu'il était en train de faire une syncope ! Peut-être qu'il pouvait...
Enfin, alors qu'il était à bout, en nage, perclus de douleurs, ce fut comme si deux bols s'emboîtaient dans sa tête. Deux pièces de légo l'une dans l'autre, et tout lui parut facile. Dans sa salle sur demande, il lança son sort. C'était comme s'il avait oublié son corps réel. Maintenant, il était passé à l'autre extrême, et il faudrait un contact physique appuyé pour le tirer de sa transe...
Il lui rendait sans hésiter son regard, bouillonnant de l'intérieur, débordant d'énergie, jusqu'à ce qu'il se rende compte que ça n'allait pas l'aider. Et là, comme un petit coup de fouet, il se remit en tailleur, se racla la gorge, et se renferma brusquement. Il suivit méthodiquement les instructions, au mot près.
Fermer les yeux, inspirer, expirer. Jusqu'ici, facile. Ah, oui, les épaules, les relâcher. Ok, visualiser... visualiser un effet de sort, héhé... non, non ! Concentre-toi ! Tient, ça lui disait un truc ça... visualiser un endroit à nous... comme le palais mental de maman ? Trop bien ! Il connaissait ça, et il en avait déjà un ! Donc, imaginer un lieu... euh... peut-être qu'il peut en inventer un nouveau ? Pourquoi pas... la salle sur demande ! Mais oui ! Génial !
Non, se calmer, inspirer, expirer ! Et ensuite, ah, si, il avait raison ! Visualiser un sort de métamorphose ! Aha ! Non... Attends, expire...
Narcisse avait beaucoup de mal à se lancer, puis à s'ancrer. Son esprit virevoltant dans toutes les directions, ses pensées incapables de s'accrocher à quoi que ce soit de solide pendant plus d'une seconde. Il se balançait imperceptiblement, ses yeux s'agitaient sous ses paupières, comme pendant un rêve particulièrement intense. Ses doigts trépignaient sur ses genoux, on visage se crispait régulièrement sous l'effort, au point de finalement se mettre à suer plus lourdement que sous l'effort physique de tout à l'heure.
Tressaillant sous les rappels du concierge, il mit plus d'une heure à réussir à se maintenir quelques minutes dans cet état. Quasiment à bout de souffle tant il oubliait de respirer parfois, il devait constamment se remémorer de détendre ses muscles et ses articulations, qui commençaient à lourdement lui faire mal. Il finit par comprendre que contracter le visage et les muscles n'étaient pas le but, mais ce fut désormais son esprit qui s'acharna activement à se détendre. Et plus il essayait, plus il s'éloignait.
Les tentatives pour le déconcentrer réussissaient brillamment, et à chaque fois, il recommençait depuis le début. Sans se lasser un seul instant. Redoublant d'effort, de détermination, malgré le fait que son corps et son esprit ne soient plus qu'une énorme boule de douleur. La migraine qui commençait à poindre sous son crâne ne le distrayait pas, sa gorge desséchée non plus. Il voulait y arriver !
Une heure de plus, puis une autre. Il s'accrochait, encore et encore, avant que finalement, la tentative de distraction change.
Il l'entendit, mais il ne blêmit pas sur-le-champ. Il fallut plusieurs secondes à son esprit pour faire remonter le message. Cela le perturba un court instant, c'était tellement bizarre. C'était comme s'il avait la tête plongée sous l'eau. Et s'il ne s'était pas concentré sur sa respiration, il penserait qu'il était en train de faire une syncope ! Peut-être qu'il pouvait...
Enfin, alors qu'il était à bout, en nage, perclus de douleurs, ce fut comme si deux bols s'emboîtaient dans sa tête. Deux pièces de légo l'une dans l'autre, et tout lui parut facile. Dans sa salle sur demande, il lança son sort. C'était comme s'il avait oublié son corps réel. Maintenant, il était passé à l'autre extrême, et il faudrait un contact physique appuyé pour le tirer de sa transe...
En rouge et jaune
Mes lèvres se pincent légèrement lorsque Kohler nous prévient qu'on ne passera pas à autre chose avant d'en avoir fini avec la méditation. Super, ça. Une étape de base, bon, j'hoche doucement la tête : on va l'écouter sinon on n'est pas sortis du Chaudron Baveur, en fait. Alors qu'il nous fixe, j'inspire déjà, surtout pour me préparer à ce qui va venir et à ce que je vais devoir faire. Mes yeux se ferment à sa demande, j'inspire à nouveau, expire calmement, pour me concentrer uniquement sur les consignes qu'il nous donne. Et si je me sens prête à cet instant à faire cet effort, je déchante autant que je bloque lorsque l'adulte mentionne un lieu à trouver. Un lieu... à nous ? Qui m'appartient et dans lequel je me sens à ma place ? Euh. J'avoue n'avoir jamais expérimenté ce genre d'endroit, en réalité. Mentalement, je fais le tri et élimine un par un les potentiels candidats, tous existants. Pas un seul ne remplit ces conditions.
Je réouvre un instant les paupières pour regarder le concierge, un peu perdue. Mais il ne m'aidera pas, il n'y a que moi qui puisse. Je les clos à nouveau ; s'en suivent de très longues minutes à uniquement me retourner le cerveau. La comparaison avec un sortilège de métamorphose ne m'aide pas, bien au contraire. Parce-qu'au lieu de penser simplement précision, je ne peux pas m'empêcher d'essayer de visualiser un lieu... comme on imagine une théière se transformer en tortue, par exemple. Mais n'ayant aucune référence, zéro base, autant dire que ce n'est pas tellement concluant. Non, je ne me sens ni chez moi à Londres, dans cet appartement aussi rempli de livres que vide de vie, ni vraiment à Poudlard, où chaque élève se retrouve entassé sur l’autre. Bref.
Je hais la méditation, ça me fait réfléchir à des choses auxquelles je n'ai pas envie de penser.
Et puis Circé, l'autre Poufsouffle à côté de moi ne me facilite pas la tâche. D'habitude, j'arrive à me concentrer en faisant fi des mouvements à proximité, une certaine tête blonde débordante d'énergie m'ayant contrainte à apprendre ça, mais comme je commence à m'agacer... il faut bien que je trouve un coupable. Et même lorsque le garçon est presque calme, je ressens son agitation. Je n'ai qu'une envie, celle de m'éloigner et de faire les cents pas pour réfléchir à ce fichu lieu. Je fronce les sourcils, et directement, Kohler me reprend pour me dire de recommencer. Eh. Non mais je n'ai même pas commencé ? Nouvelle inspiration, nouvelle expiration, toute expression s'efface une fois encore de mon visage.
J'ai une idée. Ou plutôt, je commence à percevoir comment penser cet endroit que je n'ai pas : je peux tout simplement le voler à quelqu'un pour me l'approprier. Je pense d'abord au château, l'idée qu'il puisse complètement m'appartenir est plutôt séduisante, mais trop compliquée. Trop de lieux, trop grand, trop complexe... pas assez précis. C'est finalement assez naturellement que je me tourne vers les archives de mon père ; endroit interdit, convoité si longtemps, mais aussi le berceau de ma magie, la pièce dans laquelle celle-ci a pris forme pour la première fois. Et que je connais bien, pour m'y être rendue plusieurs fois par effraction ensuite. Le fait de la voir peu à peu se dessiner dans mon esprit me rassure. Ses rangements, ses livres par centaines, ses recoins. Je modèle tout ce qui n'est pas à portée de mes souvenirs, j'arrange ce qui m'échappe et modifie ce qui ne me plaît pas. Oubliée sur la carte, elle n'est plus dans la capitale, elle est ailleurs. Elle est plus petite aussi, car beaucoup plus ordonnée, sauf en son centre. Et surtout, je la possède.
Je ne sais pas vraiment ce qui est attendu d'une méditation, mais dedans, au cœur de la pièce, j'ai l'impression de percevoir ma magie comme à ses débuts. Faible, instable, troublée. J'inspire. Au milieu des piles de bouquins écroulées, elle est moi et l'image de l'enfant que j'étais il y a encore peu de temps. Je la touche du bout des doigts et...
Et commence le cirque du concierge. Pas un pour rattraper l'autre, je me dis. J'ouvre très clairement les yeux pour affronter son regard. Parce-que lui, il le fait exprès. J'enrage. Va t-il vraiment que je fasse la même chose que lorsqu'Alyssa joue avec sa créature violette, ou que sais-je encore ? D'accord. Aucun mot ne sort de ma bouche, aucune contestation autre que ce regard jeté plus tôt ; je serre les dents un instant et cette fois-ci, me voilà effectivement obligée de tout recommencer.
Je reprends, je reconstruis tout. De la luminosité à la plus petite poussière. Silencieuse, ici rien ne bouge sans que je ne le veuille. La montre que je porte d'ordinaire sur mon poignet gauche n'existe plus. Si je parais à l'extérieur impassible et immobile, à l'intérieur j'approche cette forme aperçue plus tôt. Enjambant les livres pour la rejoindre, mes doigts l'effleurent mais je n'ose pas vraiment y toucher. Je reste là, debout, à l'observer, puis cherche à la ressentir sans néanmoins interagir avec elle. Les yeux d'ors et déjà fermés, je les ferme également dans ce lieu.
Je ne sais exactement combien de temps ça a pris à Onyx, elle non plus, sans doute longtemps le temps de construire son lieu, mais j'imagine moins que Narcisse, sauf si on la laisse dans cet état!
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
5ème année RP (2050-2051) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
Je réouvre un instant les paupières pour regarder le concierge, un peu perdue. Mais il ne m'aidera pas, il n'y a que moi qui puisse. Je les clos à nouveau ; s'en suivent de très longues minutes à uniquement me retourner le cerveau. La comparaison avec un sortilège de métamorphose ne m'aide pas, bien au contraire. Parce-qu'au lieu de penser simplement précision, je ne peux pas m'empêcher d'essayer de visualiser un lieu... comme on imagine une théière se transformer en tortue, par exemple. Mais n'ayant aucune référence, zéro base, autant dire que ce n'est pas tellement concluant. Non, je ne me sens ni chez moi à Londres, dans cet appartement aussi rempli de livres que vide de vie, ni vraiment à Poudlard, où chaque élève se retrouve entassé sur l’autre. Bref.
Je hais la méditation, ça me fait réfléchir à des choses auxquelles je n'ai pas envie de penser.
Et puis Circé, l'autre Poufsouffle à côté de moi ne me facilite pas la tâche. D'habitude, j'arrive à me concentrer en faisant fi des mouvements à proximité, une certaine tête blonde débordante d'énergie m'ayant contrainte à apprendre ça, mais comme je commence à m'agacer... il faut bien que je trouve un coupable. Et même lorsque le garçon est presque calme, je ressens son agitation. Je n'ai qu'une envie, celle de m'éloigner et de faire les cents pas pour réfléchir à ce fichu lieu. Je fronce les sourcils, et directement, Kohler me reprend pour me dire de recommencer. Eh. Non mais je n'ai même pas commencé ? Nouvelle inspiration, nouvelle expiration, toute expression s'efface une fois encore de mon visage.
J'ai une idée. Ou plutôt, je commence à percevoir comment penser cet endroit que je n'ai pas : je peux tout simplement le voler à quelqu'un pour me l'approprier. Je pense d'abord au château, l'idée qu'il puisse complètement m'appartenir est plutôt séduisante, mais trop compliquée. Trop de lieux, trop grand, trop complexe... pas assez précis. C'est finalement assez naturellement que je me tourne vers les archives de mon père ; endroit interdit, convoité si longtemps, mais aussi le berceau de ma magie, la pièce dans laquelle celle-ci a pris forme pour la première fois. Et que je connais bien, pour m'y être rendue plusieurs fois par effraction ensuite. Le fait de la voir peu à peu se dessiner dans mon esprit me rassure. Ses rangements, ses livres par centaines, ses recoins. Je modèle tout ce qui n'est pas à portée de mes souvenirs, j'arrange ce qui m'échappe et modifie ce qui ne me plaît pas. Oubliée sur la carte, elle n'est plus dans la capitale, elle est ailleurs. Elle est plus petite aussi, car beaucoup plus ordonnée, sauf en son centre. Et surtout, je la possède.
Je ne sais pas vraiment ce qui est attendu d'une méditation, mais dedans, au cœur de la pièce, j'ai l'impression de percevoir ma magie comme à ses débuts. Faible, instable, troublée. J'inspire. Au milieu des piles de bouquins écroulées, elle est moi et l'image de l'enfant que j'étais il y a encore peu de temps. Je la touche du bout des doigts et...
Et commence le cirque du concierge. Pas un pour rattraper l'autre, je me dis. J'ouvre très clairement les yeux pour affronter son regard. Parce-que lui, il le fait exprès. J'enrage. Va t-il vraiment que je fasse la même chose que lorsqu'Alyssa joue avec sa créature violette, ou que sais-je encore ? D'accord. Aucun mot ne sort de ma bouche, aucune contestation autre que ce regard jeté plus tôt ; je serre les dents un instant et cette fois-ci, me voilà effectivement obligée de tout recommencer.
Je reprends, je reconstruis tout. De la luminosité à la plus petite poussière. Silencieuse, ici rien ne bouge sans que je ne le veuille. La montre que je porte d'ordinaire sur mon poignet gauche n'existe plus. Si je parais à l'extérieur impassible et immobile, à l'intérieur j'approche cette forme aperçue plus tôt. Enjambant les livres pour la rejoindre, mes doigts l'effleurent mais je n'ose pas vraiment y toucher. Je reste là, debout, à l'observer, puis cherche à la ressentir sans néanmoins interagir avec elle. Les yeux d'ors et déjà fermés, je les ferme également dans ce lieu.
Je ne sais exactement combien de temps ça a pris à Onyx, elle non plus, sans doute longtemps le temps de construire son lieu, mais j'imagine moins que Narcisse, sauf si on la laisse dans cet état!
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
5ème année RP (2050-2051) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
En rouge et jaune
La moindre des choses que Suileabhan pouvait penser, c'était qu'il venait visiblement de trouver un domaine où les deux adolescents étaient particulièrement mauvais. Pour lui, la méditation avait toujours été presque naturelle. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, dans ce qui semblait presque être une autre vie, le sorcier avait été d'un naturel enjoué mais tranquille. Si les farces et la fête étaient parties prenantes de sa personnalité, il n'avait jamais été une boule d'énergie, mais plutôt une mer inlassable et implacable, qui savait quand s'amuser et quand immédiatement retrouver son sérieux. De là, tout s'était accordé pour qu'il continue ainsi, de sa pratique de la divination jusqu'à ses longues heures à étudier l'histoire, graver les runes et le bois.
Lorsque, bien plus tard, il avait appris à mettre ces facilités au service de sa magie, c'étaient sur bien d'autres points que s'étaient portées ses difficultés. Ses émotions, qu'à l'époque, il n'avait eu ni à subir, ni à contrôler. Avec les deux étudiants de Poudlard, il y avait encore beaucoup à faire avant d'espérer en arriver là. Raison supplémentaire pour Suileabhan d'être intransigeant avec eux, et de continuer à s'appliquer sur sa tâche de déconcentration. Bien sûr, il connaissait suffisamment les deux adolescents pour savoir qu'ils n'étaient pas égaux dans leurs difficultés. L'irlandais aurait sans mal pu parier sur le premier d'entre eux à convenablement s'en tirer, et Onyx Willard lui donna raison au bout d'un peu moins d'un couple d'heures. Dès qu'il sentit la Gryffondor ne pas se tendre pendant une dizaine de minutes, il toucha simplement son épaule avant de lui faire signe qu'elle pouvait arrêter. Ne restait plus qu'à attendre les progrès de la puce jaune.
Au terme de plus d'une heure supplémentaire, Narcisse progressa soudainement alors que le concierge commençait à lui-même perdre patience. Dix minutes plus tard, il répéta le même schéma avec le Poufsouffle, avant de se rendre compte que ce dernier ne sortait pas de sa transe. Suileabhan soupira, avant de sortir sa baguette et de lancer son plus faible Aguamenti en direction de la tête du garçon.
- On se réveille. Si vous vouliez dormir, Brando, il fallait rester chez vous.
Pour autant, dans ce que le bruit et l'inconfort pouvait représenter d'une quelconque adversité, les deux adolescents avaient largement progressé, atteignant plus ou moins le niveau de base qu'il attendait de Dawn avant qu'elle ne passe aux choses sérieuses. Mais ça, Suileabhan ne l'evoquerait jamais avec eux. Laissant le Poufsouffle se débrouiller les cheveux trempés écho d'un exercice que les deux enfants vivraient peut-être dans les heures qui viennent, le sorcier reprit.
- Bien. Maintenant que vous savez tous deux vous concentrer un peu, voyons à quoi cela pourrait bien vous servir. Fermez les yeux.
Dès qu'ils se furent exécutés, l'irlandais relança un Aguamenti fin et puissant, pointant quelque part autour d'eux trois.
- À vous de me dire. Vers où ce sort est-il parti ?
Lorsque, bien plus tard, il avait appris à mettre ces facilités au service de sa magie, c'étaient sur bien d'autres points que s'étaient portées ses difficultés. Ses émotions, qu'à l'époque, il n'avait eu ni à subir, ni à contrôler. Avec les deux étudiants de Poudlard, il y avait encore beaucoup à faire avant d'espérer en arriver là. Raison supplémentaire pour Suileabhan d'être intransigeant avec eux, et de continuer à s'appliquer sur sa tâche de déconcentration. Bien sûr, il connaissait suffisamment les deux adolescents pour savoir qu'ils n'étaient pas égaux dans leurs difficultés. L'irlandais aurait sans mal pu parier sur le premier d'entre eux à convenablement s'en tirer, et Onyx Willard lui donna raison au bout d'un peu moins d'un couple d'heures. Dès qu'il sentit la Gryffondor ne pas se tendre pendant une dizaine de minutes, il toucha simplement son épaule avant de lui faire signe qu'elle pouvait arrêter. Ne restait plus qu'à attendre les progrès de la puce jaune.
Au terme de plus d'une heure supplémentaire, Narcisse progressa soudainement alors que le concierge commençait à lui-même perdre patience. Dix minutes plus tard, il répéta le même schéma avec le Poufsouffle, avant de se rendre compte que ce dernier ne sortait pas de sa transe. Suileabhan soupira, avant de sortir sa baguette et de lancer son plus faible Aguamenti en direction de la tête du garçon.
- On se réveille. Si vous vouliez dormir, Brando, il fallait rester chez vous.
Pour autant, dans ce que le bruit et l'inconfort pouvait représenter d'une quelconque adversité, les deux adolescents avaient largement progressé, atteignant plus ou moins le niveau de base qu'il attendait de Dawn avant qu'elle ne passe aux choses sérieuses. Mais ça, Suileabhan ne l'evoquerait jamais avec eux. Laissant le Poufsouffle se débrouiller les cheveux trempés écho d'un exercice que les deux enfants vivraient peut-être dans les heures qui viennent, le sorcier reprit.
- Bien. Maintenant que vous savez tous deux vous concentrer un peu, voyons à quoi cela pourrait bien vous servir. Fermez les yeux.
Dès qu'ils se furent exécutés, l'irlandais relança un Aguamenti fin et puissant, pointant quelque part autour d'eux trois.
- À vous de me dire. Vers où ce sort est-il parti ?
En rouge et jaune
"BLBLBL BLAH ?! Eh ??"
DE L'EAU ?? EEEH ? Mais ça sort d'où ?? C'est quoi ce binz ?! Evidemment, par réflexe, je bondis sur mes jambes, me sentant étrangement perturbé par ce simple contact qui, en temps normal, m'aurait simplement fait mourir de rire. Mais là, c'est presque comme s'il me donnait le tournis d'un coup, comme si on venait de prendre ma perception du haut et du bas, pour brusquement l'inverser sans demander à mon cerveau préalablement s'il était d'accord.
"Woh..."
Donc, sagement, ou en réalité, davantage par absence de choix que par sagesse, je me rassois immédiatement, en respirant rapidement, tant le choc avait été efficace. L'impression de sentir mon cœur battre dans mon cou était déstabilisante. Ce n'est que lorsque Mister Kohler se remit à parler que je réalise brusquement l'accusation qu'il vient de lâcher !
"Oïe ! J'dormais p..."
Main sur la bouche pour me faire taire, dans un brusque accès de rougeur alors que je me redresse. Il parle ! Ah putaaain, mais calme-toi sérieux. Écoute ! Bien, j'inspire. Je reprends la vague, je me replonge dans ma concentration. Les mollets sous mes fesses, mains sur les genoux, je ferme les yeux comme indiqué.
Heh ? C'était quoi ce bruit ?
Un sort ? Oh... Purée, j'aime trop cet exercice !! Mon sourire revient sur mes lèvres, avant de me rendre compte que... Eh, comment je fais ça moi ? Euuuh... Vite, vite, pense. Non, pense pas justement, c'est l'exercice ! Raaah ! Tais-toi ! Ok, zen, chill.
Le corps. Écoute avec ton corps. Attends, y'a une sensation que j'ai ressenti, quand il a lancé le sort, dans ma nuque, sur mon épaule. Une sorte de picotement... C'est comme si... Heh ? Je rouvre les yeux quand je réalise que mon bras s'est levé, mon index tendu dans une direction, sans que j'ai pu réfléchir.
"Euh, euh... par là ?"
DE L'EAU ?? EEEH ? Mais ça sort d'où ?? C'est quoi ce binz ?! Evidemment, par réflexe, je bondis sur mes jambes, me sentant étrangement perturbé par ce simple contact qui, en temps normal, m'aurait simplement fait mourir de rire. Mais là, c'est presque comme s'il me donnait le tournis d'un coup, comme si on venait de prendre ma perception du haut et du bas, pour brusquement l'inverser sans demander à mon cerveau préalablement s'il était d'accord.
"Woh..."
Donc, sagement, ou en réalité, davantage par absence de choix que par sagesse, je me rassois immédiatement, en respirant rapidement, tant le choc avait été efficace. L'impression de sentir mon cœur battre dans mon cou était déstabilisante. Ce n'est que lorsque Mister Kohler se remit à parler que je réalise brusquement l'accusation qu'il vient de lâcher !
"Oïe ! J'dormais p..."
Main sur la bouche pour me faire taire, dans un brusque accès de rougeur alors que je me redresse. Il parle ! Ah putaaain, mais calme-toi sérieux. Écoute ! Bien, j'inspire. Je reprends la vague, je me replonge dans ma concentration. Les mollets sous mes fesses, mains sur les genoux, je ferme les yeux comme indiqué.
Heh ? C'était quoi ce bruit ?
Un sort ? Oh... Purée, j'aime trop cet exercice !! Mon sourire revient sur mes lèvres, avant de me rendre compte que... Eh, comment je fais ça moi ? Euuuh... Vite, vite, pense. Non, pense pas justement, c'est l'exercice ! Raaah ! Tais-toi ! Ok, zen, chill.
Le corps. Écoute avec ton corps. Attends, y'a une sensation que j'ai ressenti, quand il a lancé le sort, dans ma nuque, sur mon épaule. Une sorte de picotement... C'est comme si... Heh ? Je rouvre les yeux quand je réalise que mon bras s'est levé, mon index tendu dans une direction, sans que j'ai pu réfléchir.
"Euh, euh... par là ?"
Hésitant mais disposant d'un excellent instinct (encore en développement), Narcisse pointe dans la direction du sort, avec environ 30% de marge d'erreur.