Fine feathers make fine birds
Reducio
- Votre PJ est présent ? Oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Mathias Huggins (père du PJ, PNJ actif), Elise Huggins (mère du PJ, PNJ actif) et Helen Parson (grand-mère maternelle du PJ, PNJ prétexte)
- Lien vers la fiche du PNJ : Portoloin
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Développer des relations sociales et familiales, avec un impact sur le développement de mon PJ. Ceci est un RP annexe à un RP avec un PJ, afin d'exploiter l'environnement familiale à cette période et ainsi mieux développer l'état d'esprit de mon PJ.
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La soirée était déjà bien entamée. Assise sur son matelas, le dos appuyé contre la tête de lit, Britanny feuilletait distraitement un vieux livre de potions qu'elle avait posé sur ses jambes repliées. Il appartenait à son frère Nathan, qui l'avait laissé dans son ancienne chambre lors de son déménagement il y avait maintenant trois ans. Elle cornait les pages qui l'intéressaient, lunettes sur le nez, et avec sa radio sorcière en fond sonore, à la recherche de quelques baumes qui pouvaient s'appliquer sur les créatures magiques. La dernière fois qu'elle s'était intéressée à cette manière remontait à deux ans, alors elle n'avait plus vraiment de souvenir. Enfin, elle avait en tête les noms de celles dont avait parlé son professeur de Soins aux Créatures Magiques, mais aucune idée de comment y préparer. Son père ayant quelques notions de potions, elle espérait qu'il lui montre comment les réaliser durant l'été. Sinon elle attendrait le retour de l'ainé des Huggins.
Tout à coup, un coup se fit entendre à la porte de sa chambre. La rouquine lança un bref "Oui" afin d'autoriser la personne à entrer. Sa mère ouvrit la porte avec un sourire, déjà en pyjama. La rousse détacha son regard du bouquin et porta son attention sur Elise, qui tendait une enveloppe entre ses doigts.
- Bri, on vient de recevoir une lettre pour toi. Par hibou, précisa-t-elle afin de l'informer de la provenance sorcière.
La rousse fronça les sourcils. Si sa mère n'avait pas parler de ses frères, c'est qu'elle n'avait tout simplement pas reconnu l'écriture. Il était rare qu'elle reçoive du courrier qui venait de quelqu'un d'autre que de ces derniers - ou ses parents. Elle tendit la main alors que sa mère approchait déjà.
- Oh, merci.
Avisant l'écriture, des lettres penchées écrites au stylos bille, il lui sembla reconnaitre de qui cela provenait. Elle repoussa le livre et s'assit en tailleur sur le lit. Elise, étant très respectueuse de la vie privée de ses enfants, quitta la pièce avec un sourire après lui avoir souhaiter une bonne nuit. Elle savait très bien que s'il y avait un souci, Britanny saurait la trouver. Cette dernière défit le sceau et déplia la lettre. Comme toujours, son regard alla directement trouver l'expéditeur. Instinctivement, un sourire prit place sur ses lèvres. Elle avait vu juste, c'était Alex. S'installant pus confortablement sur son lit, Britanny commença à lire sa lettre, un léger sourire sur ses lèvres.
A la mention des photos, la rouquine se saisit de l'enveloppe et écarta l'ouverture. En effet, elle en trouva deux. Elle eut une mine attendrit devant la première où Pito, le chat du garçon, semblait pleinement à l'aise dans l'herbe, les quatre pattes en l'air. Elle s'empara de la seconde où cette fois, son ami avait aussi posé avec l'animal. Elle reprit sa lecture tranquillement, les images posées sur sa couette.
Alors qu'elle venait de finir de lire les mots de son ami, Britanny mis sa main devant sa bouche et bailla. Le sommeil la guettait, elle se couchait rarement tard, préférant se lever tôt le matin. Elle posa la lettre et son bouquin sur la table de nuit et se saisit des photos. Se retournant vers sa tête de lit, elle se mis à genoux et observa le mur décoré. Il restait pas mal de petites pinces en bois de libres sur sa petite guirlande lumineuse, accrochée en zigzag sur ce mur. Elle suspendit alors ces photos au milieu des autres avant de se lever pour éteindre la lumière de sa chambre ainsi que la radio. Les douces lumières blanches de sa guirlande éclairaient toutes les images qu'elle avait, de sa famille, d'Oslo, de Stockholm, de Sowen, et maintenant, d'Alex et Pito. Elle se coucha et rabattit la couverture sur elle avant de fermer les yeux pour la nuit. Elle était sincèrement contente d'avoir reçu cette lettre et avait hâte de pouvoir y répondre. Elle se dit qu'il fallait qu'elle aussi glisse des photos dans l'enveloppe, avant de sombrer.
Tout à coup, un coup se fit entendre à la porte de sa chambre. La rouquine lança un bref "Oui" afin d'autoriser la personne à entrer. Sa mère ouvrit la porte avec un sourire, déjà en pyjama. La rousse détacha son regard du bouquin et porta son attention sur Elise, qui tendait une enveloppe entre ses doigts.
- Bri, on vient de recevoir une lettre pour toi. Par hibou, précisa-t-elle afin de l'informer de la provenance sorcière.
La rousse fronça les sourcils. Si sa mère n'avait pas parler de ses frères, c'est qu'elle n'avait tout simplement pas reconnu l'écriture. Il était rare qu'elle reçoive du courrier qui venait de quelqu'un d'autre que de ces derniers - ou ses parents. Elle tendit la main alors que sa mère approchait déjà.
- Oh, merci.
Avisant l'écriture, des lettres penchées écrites au stylos bille, il lui sembla reconnaitre de qui cela provenait. Elle repoussa le livre et s'assit en tailleur sur le lit. Elise, étant très respectueuse de la vie privée de ses enfants, quitta la pièce avec un sourire après lui avoir souhaiter une bonne nuit. Elle savait très bien que s'il y avait un souci, Britanny saurait la trouver. Cette dernière défit le sceau et déplia la lettre. Comme toujours, son regard alla directement trouver l'expéditeur. Instinctivement, un sourire prit place sur ses lèvres. Elle avait vu juste, c'était Alex. S'installant pus confortablement sur son lit, Britanny commença à lire sa lettre, un léger sourire sur ses lèvres.
A la mention des photos, la rouquine se saisit de l'enveloppe et écarta l'ouverture. En effet, elle en trouva deux. Elle eut une mine attendrit devant la première où Pito, le chat du garçon, semblait pleinement à l'aise dans l'herbe, les quatre pattes en l'air. Elle s'empara de la seconde où cette fois, son ami avait aussi posé avec l'animal. Elle reprit sa lecture tranquillement, les images posées sur sa couette.
Alors qu'elle venait de finir de lire les mots de son ami, Britanny mis sa main devant sa bouche et bailla. Le sommeil la guettait, elle se couchait rarement tard, préférant se lever tôt le matin. Elle posa la lettre et son bouquin sur la table de nuit et se saisit des photos. Se retournant vers sa tête de lit, elle se mis à genoux et observa le mur décoré. Il restait pas mal de petites pinces en bois de libres sur sa petite guirlande lumineuse, accrochée en zigzag sur ce mur. Elle suspendit alors ces photos au milieu des autres avant de se lever pour éteindre la lumière de sa chambre ainsi que la radio. Les douces lumières blanches de sa guirlande éclairaient toutes les images qu'elle avait, de sa famille, d'Oslo, de Stockholm, de Sowen, et maintenant, d'Alex et Pito. Elle se coucha et rabattit la couverture sur elle avant de fermer les yeux pour la nuit. Elle était sincèrement contente d'avoir reçu cette lettre et avait hâte de pouvoir y répondre. Elle se dit qu'il fallait qu'elle aussi glisse des photos dans l'enveloppe, avant de sombrer.
Dernière modification par Britanny Huggins le 25 mars 2025, 15:38, modifié 5 fois.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Fine feathers make fine birds
Lundi 13 juillet 2048
Résidence des Huggins
Résidence des Huggins
Britanny sortit de la douche, définitivement débarrassée de sa transpiration due à son entrainement du matin. Elle s'enroula dans une serviette afin de s'occuper des ses cheveux roux. Enfin, occuper est un bien grand mot puisque comme à son habitude, elle se contenta de les brosser avant de les attacher en un chignon sommaire, sans même les sécher. Elle mit une tenue confortable avant de descendre au rez-de-chaussée. Oslo était allongé en bas des marches. C'était un jour sans, il était fatigué et n'avait pas pu monter les marches pour se mettre juste devant la porte de la salle de bain aujourd'hui. L'anglaise ralentit en fronçant les sourcils, avant d'enjamber son compagnon et de s'asseoir face à lui.
- Hey, je suis là, Oslo. Tu veux pas t'approcher un peu plus du salon ? demanda-t-elle en lui grattant la tête. Mais il ne bougea que les yeux. C'est pas grave, on est juste là avec papa.
Elle le caressa encore une minute avant de s'installer dans le canapé où son père était en train de régler la radio pour pouvoir écouter le premier match de la Coupe du Monde. Elise étant au travail, il n'y avant qu'eux.
- Papa... Il est vraiment fatigué, non ?
Mathias porta son attention sur sa fille avant de regarder le chien de la famille. Elle ne loupa rien de sa grimace. Il souffla doucement et se tourna complètement vers Britanny, le regard à la fois sérieux et désolé.
- Tu sais Bri, Oslo est vieux maintenant, il a presque quinze ans... Et c'est un pur race, alors oui, il est très fatigué, répondit-il, essayant de faire passer un message à sa fille.
Cette dernière se mordit la lèvre et baissa le regard sur le tapis. Elle avait très bien compris de ce qu'il voulait parler. Elle n'était pas stupide, elle savait que son chien n'était pas éternel. Mais c'était son meilleur ami. Elle ramena ses jambes contre elle silencieusement et sentit ses yeux s'embuer. Tu croyais qu'il répondrait quoi de toute façon ? Elle se rendait juste compte qu'en étant en internat en Ecosse, elle passait bien moins de temps avec lui, et que ce temps était précieux, compté.
- Viens par là.
Le patriarche ramena sa petite fille contre elle. Il détestait la voir pleurer, et il redoutait peut-être plus qu'elle le moment où le chien s'en irait.
- Tu sais, maman a pris rendez-vous au véto. Histoire qu'on essaie de le soulager un peu quand il a mal. Et nous, on va continuer de lui donner des câlins, parce que je suis sûre qu'il préfère ça aux médicaments, ils sont amers, finit-il en haussant les épaules, taquin.
La rouquine sourit légèrement et parla sans lever les yeux.
- Je sais bien que ça va pas aller en s'arrangeant, c'est juste...
Elle n'arrivait pas à résumer son ressentit. Juste qu'il lui manquait à Poudlard, juste que leurs journées à courir ensemble lui manquaient, juste que celui lui faisait mal au cœur de le voir comme ça, juste qu'elle voulait le garder pour la vie, juste qu'elle ne voulait pas retourner à Poudlard. Parce qu'elle avait juste peur de le laisser seul, de ne pas passer assez de temps avec lui, de finalement ne jamais le revoir.
- Je sais.
Le match opposant le Japon à la France avait commencé maintenant. Les commentateurs applaudissaient les prouesses françaises. Mais l'esprit de Britanny était ailleurs.
- Et si on envoyait une lettre à Miss Montmort ? Pour lui demander une dérogation ? Lui expliquer qu'Oslo a besoin de moi, il est malade et je veux prendre soin de lui. Je t'avais dit que pour la formation Animagus, parfois on doit s'occuper de chiens, alors pourquoi Oslo pourrait pas faire un séjour à Poudlard ? En plus, Mr Dawson pourrait aussi s'occuper de lui ?
Peut-être que si ses parents se déplaçaient en Ecosse pour expliquer la situation, cela aurait encore plus de poids. Si seulement la directrice pouvait connaitre le lien qui unissait Britanny et Oslo, elle comprendrait. Mais la mine de son père ne laissait pas entendre qu'il irait dans son sens.
- Non on ne va pas faire ça, Bri. D'abord parce que les animaux admis à Poudlard sont listés dans le règlement et le chien n'en fait pas partie. Si elle accepte, tout le monde demandera et...
- Et alors ? Ce serait si mauvais d'avoir des chiens à Poudlard ? le coupa-t-elle, passablement agacée.
- S'ils sont refusés c'est pour une raison, fit-il simplement. Le fait est que Mr Dawson a déjà ses créatures à s'occuper, Poudlard est trop loin pour Oslo, et que ta mère et moi on est là pour lui. De ton côté, cette année tu as la formation, le Quidditch et les BUSES. Donc on s'occupe d'Oslo et toi, tu t'occupes de tes études.
Le ton était doux mais ne laissait pas de place aux contestations. Les épaules de la benjamine s'affaissèrent légèrement.
- Je vais être toute seule...
Cela n'avait été qu'un murmure. L'idée que dans quelques mois son meilleur ami ne soit plus à ses côtés lui fit lâcher une larme. Son père resserra son emprise et resta silencieux plusieurs minutes pour laisser à sa fille le loisir de se relâcher. Finalement, il parla.
- Tu as toujours tes frères, ta mère, moi, Stockholm et son air bougon, et tes amis... D'ailleurs, je savais pas que toi et Alexander étiez proches.
A la première partie de sa phrase, la rousse n'osa pas le contredire pour lui dire qu'en réalité, elle n'avait pas tant d'amis que ça. Des connaissances, des coéquipiers, des camarades de promotion, oui. Mais des vrais amis... Elle pouvait les compter sur les doigts d'une seule main. Elle fronça les sourcils à la suite.
- Bah, c'est un ami quoi.
Elle ne comprenait pas vraiment son commentaire. Il entendait parler de lui depuis plus de deux ans maintenant, au même titre que ses autres coéquipiers de Quidditch. Les amis s'envoient des lettres aussi, non ? Elle savait qu'elle n'avait pas une grande expérience de l'amitié, mais quand même.
- Oui, oui, simplement vous vous écrivez cet été... précisa-t-il, avec un regard faussement détaché.
Elle voyait bien qu'encore une fois, il essayait de faire passer quelque chose, elle ne voyait cependant pas où il voulait en venir.
- Euh oui... ?
Il y eut un blanc, où les deux Huggins se regardèrent, l'un avec un air de sincère incompréhension, et l'autre qui jugeait son expression. Finalement, Mathias reprit la parole.
- Non je notais juste. Bon, on le commente ce match ?
- Hey, je suis là, Oslo. Tu veux pas t'approcher un peu plus du salon ? demanda-t-elle en lui grattant la tête. Mais il ne bougea que les yeux. C'est pas grave, on est juste là avec papa.
Elle le caressa encore une minute avant de s'installer dans le canapé où son père était en train de régler la radio pour pouvoir écouter le premier match de la Coupe du Monde. Elise étant au travail, il n'y avant qu'eux.
- Papa... Il est vraiment fatigué, non ?
Mathias porta son attention sur sa fille avant de regarder le chien de la famille. Elle ne loupa rien de sa grimace. Il souffla doucement et se tourna complètement vers Britanny, le regard à la fois sérieux et désolé.
- Tu sais Bri, Oslo est vieux maintenant, il a presque quinze ans... Et c'est un pur race, alors oui, il est très fatigué, répondit-il, essayant de faire passer un message à sa fille.
Cette dernière se mordit la lèvre et baissa le regard sur le tapis. Elle avait très bien compris de ce qu'il voulait parler. Elle n'était pas stupide, elle savait que son chien n'était pas éternel. Mais c'était son meilleur ami. Elle ramena ses jambes contre elle silencieusement et sentit ses yeux s'embuer. Tu croyais qu'il répondrait quoi de toute façon ? Elle se rendait juste compte qu'en étant en internat en Ecosse, elle passait bien moins de temps avec lui, et que ce temps était précieux, compté.
- Viens par là.
Le patriarche ramena sa petite fille contre elle. Il détestait la voir pleurer, et il redoutait peut-être plus qu'elle le moment où le chien s'en irait.
- Tu sais, maman a pris rendez-vous au véto. Histoire qu'on essaie de le soulager un peu quand il a mal. Et nous, on va continuer de lui donner des câlins, parce que je suis sûre qu'il préfère ça aux médicaments, ils sont amers, finit-il en haussant les épaules, taquin.
La rouquine sourit légèrement et parla sans lever les yeux.
- Je sais bien que ça va pas aller en s'arrangeant, c'est juste...
Elle n'arrivait pas à résumer son ressentit. Juste qu'il lui manquait à Poudlard, juste que leurs journées à courir ensemble lui manquaient, juste que celui lui faisait mal au cœur de le voir comme ça, juste qu'elle voulait le garder pour la vie, juste qu'elle ne voulait pas retourner à Poudlard. Parce qu'elle avait juste peur de le laisser seul, de ne pas passer assez de temps avec lui, de finalement ne jamais le revoir.
- Je sais.
Le match opposant le Japon à la France avait commencé maintenant. Les commentateurs applaudissaient les prouesses françaises. Mais l'esprit de Britanny était ailleurs.
- Et si on envoyait une lettre à Miss Montmort ? Pour lui demander une dérogation ? Lui expliquer qu'Oslo a besoin de moi, il est malade et je veux prendre soin de lui. Je t'avais dit que pour la formation Animagus, parfois on doit s'occuper de chiens, alors pourquoi Oslo pourrait pas faire un séjour à Poudlard ? En plus, Mr Dawson pourrait aussi s'occuper de lui ?
Peut-être que si ses parents se déplaçaient en Ecosse pour expliquer la situation, cela aurait encore plus de poids. Si seulement la directrice pouvait connaitre le lien qui unissait Britanny et Oslo, elle comprendrait. Mais la mine de son père ne laissait pas entendre qu'il irait dans son sens.
- Non on ne va pas faire ça, Bri. D'abord parce que les animaux admis à Poudlard sont listés dans le règlement et le chien n'en fait pas partie. Si elle accepte, tout le monde demandera et...
- Et alors ? Ce serait si mauvais d'avoir des chiens à Poudlard ? le coupa-t-elle, passablement agacée.
- S'ils sont refusés c'est pour une raison, fit-il simplement. Le fait est que Mr Dawson a déjà ses créatures à s'occuper, Poudlard est trop loin pour Oslo, et que ta mère et moi on est là pour lui. De ton côté, cette année tu as la formation, le Quidditch et les BUSES. Donc on s'occupe d'Oslo et toi, tu t'occupes de tes études.
Le ton était doux mais ne laissait pas de place aux contestations. Les épaules de la benjamine s'affaissèrent légèrement.
- Je vais être toute seule...
Cela n'avait été qu'un murmure. L'idée que dans quelques mois son meilleur ami ne soit plus à ses côtés lui fit lâcher une larme. Son père resserra son emprise et resta silencieux plusieurs minutes pour laisser à sa fille le loisir de se relâcher. Finalement, il parla.
- Tu as toujours tes frères, ta mère, moi, Stockholm et son air bougon, et tes amis... D'ailleurs, je savais pas que toi et Alexander étiez proches.
A la première partie de sa phrase, la rousse n'osa pas le contredire pour lui dire qu'en réalité, elle n'avait pas tant d'amis que ça. Des connaissances, des coéquipiers, des camarades de promotion, oui. Mais des vrais amis... Elle pouvait les compter sur les doigts d'une seule main. Elle fronça les sourcils à la suite.
- Bah, c'est un ami quoi.
Elle ne comprenait pas vraiment son commentaire. Il entendait parler de lui depuis plus de deux ans maintenant, au même titre que ses autres coéquipiers de Quidditch. Les amis s'envoient des lettres aussi, non ? Elle savait qu'elle n'avait pas une grande expérience de l'amitié, mais quand même.
- Oui, oui, simplement vous vous écrivez cet été... précisa-t-il, avec un regard faussement détaché.
Elle voyait bien qu'encore une fois, il essayait de faire passer quelque chose, elle ne voyait cependant pas où il voulait en venir.
- Euh oui... ?
Il y eut un blanc, où les deux Huggins se regardèrent, l'un avec un air de sincère incompréhension, et l'autre qui jugeait son expression. Finalement, Mathias reprit la parole.
- Non je notais juste. Bon, on le commente ce match ?
Dernière modification par Britanny Huggins le 25 mars 2025, 15:51, modifié 2 fois.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Fine feathers make fine birds
- Alors ton collègue il fabrique de l'os ?!
Elise ria à la question de sa fille. Les deux étaient assises à la table de la cuisine, en train d'éplucher et couper les légumes pour le dîner. Il était dix-sept heures trente, le Soleil était ainsi plus bas et Stockholm en avait profité pour se poser sur le rebord de la fenêtre et nettoyer ses plumes. Oslo était installé sous les pieds de l'adolescente.
- Non, il fait différencier les cellules souches en ostéoblastes, pour être sûr qu'elles possèdent les mêmes caractéristiques que celles qu'on trouve dans le corps.
- Oui, mais les ostéoblastes, ils forment les os, affirma Britanny.
- C'est vrai, mais il obtient pas des os dans le puit, c'est de la culture cellulaire en deux dimensions. Il se retrouve avec un tapis cellulaire opaque, qui montre qu'elles ont bien communiqué entre elles pour s'agencer de façon à en faire un, mais ça s'arrête là, on est pas au stade ostéocyte, nuança l'autre rousse.
- ... Oui bon, de l'os en deux dimensions, mais de l'os quand même.
Si la recherche médicale n'était pas une carrière que Britanny avait envisagé, elle adorait que sa mère lui apprenne plus sur le corps humain et son travail au sein de son laboratoire. Elle aimait surtout comprendre les mécanismes. Lorsqu'elle se blessait petite, Elise parvenait toujours à détourner son attention en lui expliquant comment les différentes cellules de son corps allaient se mobiliser pour la soigner et guérir la plaie. Elle savait qu'est-ce qui était bon pour son corps parce que ses parents lui avaient expliqué comment sont digérés les aliments, et comment le corps les exploitaient. Elle avait compris l'importance du pancréas pour le foie et de ce dernier pour sa glycémie. Pleins de petites informations qu'elle apprenait au fil du temps et dont elle ne se lassait pas de connaitre. Alors il n'était pas rare de trouver les deux filles de la maison en train de discuter biologie. D'autant que cela lui servait pour ses cours de Soins aux Créatures magiques et sa pratique sportive.
Alors que l'adolescente allait demander plus de détails quant à la différenciation des cellules souches, un battement d'ailes les fit se retourner vers la fenêtre. La chouette de la famille poussa un hululement mécontent en volant à l'intérieur de la pièce.
- Stockholm on a dit pas dedans !
Mais la raison était qu'un autre rapace venait de s'échouer à sa place. Le premier volatile lança un regard noire à la Moldue - lui faisant comprendre qu'il ne méritait aucune remarque - avant de ressortir par la fenêtre du salon.
- T'as vu son regard ? Il a vraiment un sale caractère... s'amusa Britanny.
Elle secoua la tête en souriant et continua sa tâche. En effet, sa mère s'était déjà levée pour se laver les mains et pouvoir accueillir le nouvel arrivant.
- Je crois que c'est Alexander, c'est la même chouette que la semaine dernière.
La réaction ne se fit pas attendre. Britanny reposa économe et courgette, descendit de sa chaise pour se rincer rapidement, s'essuya les mains grossièrement avant de foncer vers l'animal. Cela faisait maintenant quatre jours qu'elle avait répondu à son ami et elle était impatiente de recevoir sa lettre. Elle espérait que les photos qu'elle avait récupéré de son propre mur dans sa chambre lui avait plu et qu'il n'avait pas déjà prévu d'aller voir la finale de Quidditch avec quelqu'un. Elle aimait passer du temps avec Alex, alors si c'était pour regarder du Quidditch en plus de ça, c'était génial.
- Tu dois être Olga, alors, salua-t-elle l'animal.
Elle décrocha la lettre à sa patte et défit le cachet de cire sans attendre. Elle se stoppa dans sa lecture lorsque sa mère, qui caressait aussi la chouette, repris la parole.
- Je la trouve fatiguée, non ? On devrait la garder là pour qu'elle se repose. Elle repartira avec ta lettre d'ici deux jours si tu l'auras écrite.
- Oui, Alex dit justement qu'elle commence à se faire vieille, répondit-elle en soulevant légèrement la lettre, confirmant par la même occasion sa provenance. J'enverrai ma lettre jeudi.
Elise intima à l'oiseau de ne pas bouger alors qu'elle allait récupérer des Miamhibou dans le salon. Elle aperçut Stockholm sur un arbre plus loin et lui demanda de bien traiter Olga qui allait faire un séjour ici. Le rapace fit mine de n'avoir rien entendu.
Secouant à son tour la tête, l'adulte avisa sa fille qui était perdue dans sa lecture. Elle sourit et repris sa place sur sa chaise, l'air de rien.
- Il va bien ? Il joue aussi un peu au Quidditch cet été ?
Britanny prit le temps de terminer sa lecture avant de répondre, laissant la lettre sur le plan de travail pour retourner à sa tâche.
- Oui ça va... Enfin c'est pas génial avec sa mère, mais ça va. Elle est moldue et je crois qu'elle est un peu... réticente à la magie. Ça l'énerve. Elle grimaça, se souvenant du ton qu'il employait lorsqu'il l'évoquait, de façon très rapide d'ailleurs, écartant rapidement le sujet. Non, il peut pas jouer, il habite à Bristol. Mais on a dit qu'on devrait se retrouver à la Coupe du Monde ! Vu qu'on va tous les deux voir la finale !
Elle mesurait toujours la chance qu'elle avait d'avoir un père entraîneur de Quidditch, qui pouvait donc l'amener sur un terrain au moins une fois par semaine. Et maintenant qu'elle habitait dans un village semi-magique, elle se sentait aussi bien plus à l'aise et pouvait s'occuper de son balai au milieu de son jardin.
La rousse ramassa les épluchures pour y mettre dans le sac dédié avant de reporter son attention sur sa mère. Elle faisait le lien assez facilement entre le comportement de la mère de son ami et ses grands-parents.
- Pourquoi tu veux pas effacer la mémoire de papy et mamie ?
la question était posée de but en blanc. Elle ne comprenait pas l'intérêt de les garder dans la confidence s'ils n'arrivaient pas à accepter cette vérité.
- De toute façon, ça changerait rien, on peut pas parler de Poudlard ou du travail de Nathan et Charlie parce qu'ils aiment pas ça. Au moins, ils feraient une meilleure tête devant papa...
C'était un sujet de discussion récurrent à l'approche d'une visite des parents d'Elise. Si Nathan ne s'exprimait pas à ce sujet, ce n'était pas le cas de Charlie, très agacé par le comportement des deux adultes. C'était la première fois que Britanny en parlait avec sa mère, ayant plutôt l'habitude de se plaindre seule avec son frère.
La femme ne répondit pas de suite, mettant les légumes à chauffer avant de se retourner et de prendre la parole.
- Quand le secret a été révélé, on a préféré leur dire plutôt qu'ils le découvrent. On pouvait pas savoir que l'affaire serait étouffée. Maintenant qu'ils savent, je ne suis pas pour effacer ces souvenirs. Je trouve ça malsain de jouer avec la mémoire des gens.
Le même discours à chaque fois.
- Oui mais ils sont pas censé être au courant. Ils nous regardent plus pareil, maintenant.
Aucun des cinq membre de la famille, sans concertation, ne craignait pour une potentielle divulgation de ce secret par les deux concernés. Non, ils arrivaient à peine à en parler alors le raconter était impensable. C'est sûrement pour cela que les parents de la rousse ne prenaient pas de décision radicale. Cependant, leurs enfants n'aimaient pas l'atmosphère qui régnait en leur présence. De la gêne, de l'inquiétude, et un réel éloignement à comparé de leur enfance. Le pire était en effet pour Mathias.
- Ils sont pas cools avec papa.
Sur visage de Britanny se lisait son agacement face à ce constat. Elle qui militait pour l'égalité et le vivre ensemble avec le M.E.R.L.I.N., elle se retrouvait bien désabusée avec ses grands-parents.
- Papa est d'accord avec moi, c'est une décision commune.
La discussion était close.
Elise ria à la question de sa fille. Les deux étaient assises à la table de la cuisine, en train d'éplucher et couper les légumes pour le dîner. Il était dix-sept heures trente, le Soleil était ainsi plus bas et Stockholm en avait profité pour se poser sur le rebord de la fenêtre et nettoyer ses plumes. Oslo était installé sous les pieds de l'adolescente.
- Non, il fait différencier les cellules souches en ostéoblastes, pour être sûr qu'elles possèdent les mêmes caractéristiques que celles qu'on trouve dans le corps.
- Oui, mais les ostéoblastes, ils forment les os, affirma Britanny.
- C'est vrai, mais il obtient pas des os dans le puit, c'est de la culture cellulaire en deux dimensions. Il se retrouve avec un tapis cellulaire opaque, qui montre qu'elles ont bien communiqué entre elles pour s'agencer de façon à en faire un, mais ça s'arrête là, on est pas au stade ostéocyte, nuança l'autre rousse.
- ... Oui bon, de l'os en deux dimensions, mais de l'os quand même.
Si la recherche médicale n'était pas une carrière que Britanny avait envisagé, elle adorait que sa mère lui apprenne plus sur le corps humain et son travail au sein de son laboratoire. Elle aimait surtout comprendre les mécanismes. Lorsqu'elle se blessait petite, Elise parvenait toujours à détourner son attention en lui expliquant comment les différentes cellules de son corps allaient se mobiliser pour la soigner et guérir la plaie. Elle savait qu'est-ce qui était bon pour son corps parce que ses parents lui avaient expliqué comment sont digérés les aliments, et comment le corps les exploitaient. Elle avait compris l'importance du pancréas pour le foie et de ce dernier pour sa glycémie. Pleins de petites informations qu'elle apprenait au fil du temps et dont elle ne se lassait pas de connaitre. Alors il n'était pas rare de trouver les deux filles de la maison en train de discuter biologie. D'autant que cela lui servait pour ses cours de Soins aux Créatures magiques et sa pratique sportive.
Alors que l'adolescente allait demander plus de détails quant à la différenciation des cellules souches, un battement d'ailes les fit se retourner vers la fenêtre. La chouette de la famille poussa un hululement mécontent en volant à l'intérieur de la pièce.
- Stockholm on a dit pas dedans !
Mais la raison était qu'un autre rapace venait de s'échouer à sa place. Le premier volatile lança un regard noire à la Moldue - lui faisant comprendre qu'il ne méritait aucune remarque - avant de ressortir par la fenêtre du salon.
- T'as vu son regard ? Il a vraiment un sale caractère... s'amusa Britanny.
Elle secoua la tête en souriant et continua sa tâche. En effet, sa mère s'était déjà levée pour se laver les mains et pouvoir accueillir le nouvel arrivant.
- Je crois que c'est Alexander, c'est la même chouette que la semaine dernière.
La réaction ne se fit pas attendre. Britanny reposa économe et courgette, descendit de sa chaise pour se rincer rapidement, s'essuya les mains grossièrement avant de foncer vers l'animal. Cela faisait maintenant quatre jours qu'elle avait répondu à son ami et elle était impatiente de recevoir sa lettre. Elle espérait que les photos qu'elle avait récupéré de son propre mur dans sa chambre lui avait plu et qu'il n'avait pas déjà prévu d'aller voir la finale de Quidditch avec quelqu'un. Elle aimait passer du temps avec Alex, alors si c'était pour regarder du Quidditch en plus de ça, c'était génial.
- Tu dois être Olga, alors, salua-t-elle l'animal.
Elle décrocha la lettre à sa patte et défit le cachet de cire sans attendre. Elle se stoppa dans sa lecture lorsque sa mère, qui caressait aussi la chouette, repris la parole.
- Je la trouve fatiguée, non ? On devrait la garder là pour qu'elle se repose. Elle repartira avec ta lettre d'ici deux jours si tu l'auras écrite.
- Oui, Alex dit justement qu'elle commence à se faire vieille, répondit-elle en soulevant légèrement la lettre, confirmant par la même occasion sa provenance. J'enverrai ma lettre jeudi.
Elise intima à l'oiseau de ne pas bouger alors qu'elle allait récupérer des Miamhibou dans le salon. Elle aperçut Stockholm sur un arbre plus loin et lui demanda de bien traiter Olga qui allait faire un séjour ici. Le rapace fit mine de n'avoir rien entendu.
Secouant à son tour la tête, l'adulte avisa sa fille qui était perdue dans sa lecture. Elle sourit et repris sa place sur sa chaise, l'air de rien.
- Il va bien ? Il joue aussi un peu au Quidditch cet été ?
Britanny prit le temps de terminer sa lecture avant de répondre, laissant la lettre sur le plan de travail pour retourner à sa tâche.
- Oui ça va... Enfin c'est pas génial avec sa mère, mais ça va. Elle est moldue et je crois qu'elle est un peu... réticente à la magie. Ça l'énerve. Elle grimaça, se souvenant du ton qu'il employait lorsqu'il l'évoquait, de façon très rapide d'ailleurs, écartant rapidement le sujet. Non, il peut pas jouer, il habite à Bristol. Mais on a dit qu'on devrait se retrouver à la Coupe du Monde ! Vu qu'on va tous les deux voir la finale !
Elle mesurait toujours la chance qu'elle avait d'avoir un père entraîneur de Quidditch, qui pouvait donc l'amener sur un terrain au moins une fois par semaine. Et maintenant qu'elle habitait dans un village semi-magique, elle se sentait aussi bien plus à l'aise et pouvait s'occuper de son balai au milieu de son jardin.
La rousse ramassa les épluchures pour y mettre dans le sac dédié avant de reporter son attention sur sa mère. Elle faisait le lien assez facilement entre le comportement de la mère de son ami et ses grands-parents.
- Pourquoi tu veux pas effacer la mémoire de papy et mamie ?
la question était posée de but en blanc. Elle ne comprenait pas l'intérêt de les garder dans la confidence s'ils n'arrivaient pas à accepter cette vérité.
- De toute façon, ça changerait rien, on peut pas parler de Poudlard ou du travail de Nathan et Charlie parce qu'ils aiment pas ça. Au moins, ils feraient une meilleure tête devant papa...
C'était un sujet de discussion récurrent à l'approche d'une visite des parents d'Elise. Si Nathan ne s'exprimait pas à ce sujet, ce n'était pas le cas de Charlie, très agacé par le comportement des deux adultes. C'était la première fois que Britanny en parlait avec sa mère, ayant plutôt l'habitude de se plaindre seule avec son frère.
La femme ne répondit pas de suite, mettant les légumes à chauffer avant de se retourner et de prendre la parole.
- Quand le secret a été révélé, on a préféré leur dire plutôt qu'ils le découvrent. On pouvait pas savoir que l'affaire serait étouffée. Maintenant qu'ils savent, je ne suis pas pour effacer ces souvenirs. Je trouve ça malsain de jouer avec la mémoire des gens.
Le même discours à chaque fois.
- Oui mais ils sont pas censé être au courant. Ils nous regardent plus pareil, maintenant.
Aucun des cinq membre de la famille, sans concertation, ne craignait pour une potentielle divulgation de ce secret par les deux concernés. Non, ils arrivaient à peine à en parler alors le raconter était impensable. C'est sûrement pour cela que les parents de la rousse ne prenaient pas de décision radicale. Cependant, leurs enfants n'aimaient pas l'atmosphère qui régnait en leur présence. De la gêne, de l'inquiétude, et un réel éloignement à comparé de leur enfance. Le pire était en effet pour Mathias.
- Ils sont pas cools avec papa.
Sur visage de Britanny se lisait son agacement face à ce constat. Elle qui militait pour l'égalité et le vivre ensemble avec le M.E.R.L.I.N., elle se retrouvait bien désabusée avec ses grands-parents.
- Papa est d'accord avec moi, c'est une décision commune.
La discussion était close.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Fine feathers make fine birds
Ce dimanche matin, Britanny était assise en tailleur sur une des chaises de la cuisine. Il était tôt, la maison dormait encore, et elle prenait silencieusement son petit-déjeuner. Le but de cette manœuvre était de s'éviter un autre repas de famille.
Vendredi soir, ses grands-parents du côté de sa mère, Tobias et Helen, étaient arrivés de Sheffield. La rouquine avait donc passé la journée à ranger la maison, et également sa chambre, qui avait demandé plusieurs heures à elle toute seule. Si elle admettait que l'organisation de son espace laissait à désirer, elle ne comprenait pas en quoi cela pouvait déranger les autres. L'adolescente n'avait cependant pas eu le choix, après que son père ait haussé le ton. Ce soir-là, elle s'était donc trouvée dans une chambre propre et rangée, où ses manuels scolaires étaient retournés dans sa malle, et son balai caché sous son lit. Une chambre qui ne lui ressemblait absolument pas. Et pourtant, les deux adultes étaient au courant du statut de sorcière de la jeune fille. Il s'agissait de ne pas trop l'exposer. Stupide. Mais en allant voir la nouvelle chambre de Britanny - puisque ni Helen ni Tobias n'étaient venu à Flagley-le-Haut depuis l'emménagement des Huggins deux années plus tôt - ils la complimentèrent sur l'impeccabilité de la pièce. Je suis sûre ils étaient soulagés de pas voir de trucs bizarres. Alors que cette bizarrerie n'était rien d'autre que des objets liés à sa nature de sorcière. Le premier dîné s'était donc déroulé sans encombres, et l'adolescente réussit à éclipser ce point noir et profiter de la soirée. Après tout, même si elle est déçue de leur comportement, elle les aime quand même.
Cependant, le lendemain fut tout autre. Tout commença par le départ de Mathias pour son travail. Evènement banal, sauf qu'il était entraineur de Quidditch, un sport sorcier. Les grands-parents de Britanny avaient tiqué, et un malaise s'était installé durant tout le petit-déjeuner. La rousse avait tenté de percer l'abcès en demandant des informations sur le match, mais son père n'avait que vaguement répondu, avant de s'éclipser rapidement. L'adolescente avait lancé un regard appuyé à sa mère, l'air de dire "Tu vois pas le soucis ?" mais Elise n'avait pas relevé, énonçant le programme de la journée. Programme auquel elle devait participer. En effet, Helen et son mari étaient aussi venu pour voir leurs petits-enfants. Sauf qu'étant donné que Nathan n'avait pas pu de obtenir de semaine de vacance en juillet en plus de celle d'août, et que Charlie avait prétexté être pris dans ses recherches de travail, elle s'était retrouvée à être la seule représentante des enfants Huggins. Elle avait maudit ses frères de l'abandonner. D'ailleurs, elle n'avait pas manqué d'écrire une lettre à chacun d'eux le soir venu, dans sa chambre. Cela aurait pu être une beuglante si elle n'était pas de nature si peu à l'aise à l'idée de faire un scandale.
La journée était allée de mal en pire. Déjà que Britanny n'était pas très bavarde, elle ne savait pas quoi dire en devant éviter le sujet "Poudlard". Sujet qui pourtant occupait quatre-vingt dix pourcent de son esprit. Elle fut d'ailleurs surprise que sa grand-mère lui demande comment se passait les cours, le midi. Un léger sourire avait fleuri sur son visage. Elle commença alors à parler de sa quatrième année qui venait de se terminer, de ses examens réussi, puis dévia sur le Quidditch. Le pire fut certainement lorsqu'elle aborda la formation Animagus.
- Te... Te transformer ?
- Oui, en un animal qui me correspondrait. C'est une formation assez sélective, tout le monde ne peut pas devenir un Animagus ! Et c'est assez sympa, je veux dire, c'est comme si je réapprenais à me connaitre. La directrice est un Animagus d'ailleurs, une genette.
Ce fut certainement trop à encaisser. Ils n'attendaient pas autant de détails en posant une simple question à la base. En même temps si je m'étais arrêté à "oui tout va bien", on m'aurait reproché de pas parler. Elle avait donc trainé des pieds le reste de la journée, ne sachant que dire pour alimenter les discussions.
Mais le pire était arrivé le soir, lors du repas. Ses grands-parents étaient évidemment habitués à Stockholm, présent depuis de nombreuses années. Au début, ils avaient été surpris que la famille ait adopté un rapace comme animal de compagnie, mais comme il ne rentrait jamais dans la maison, ils s'y étaient fait. En revanche, lorsqu'ils avait appris la vérité et donc par la même occasion que la chouette était là pour le courrier sorcier, ce fut différent. Et justement, Olga venait livrer une nouvelle lettre. Son arrivée n'était toujours pas un ravissement pour la chouette de la famille, qui s'était encore invitée à l'intérieur. La rouquine, pas le moins du monde perturbée, s'était levée instinctivement de table pour accueillir la chouette et récupérer la lettre d'Alexander à sa patte. Elle avait déjà oublié la présence des adultes, le garçon offrant sans le savoir une distraction des plus appréciées.
- Britanny on mange, s'il te plait.
Son prénom complet dans la bouche de son père n'était jamais bon présage. Elle avait froncé les sourcils et levé un peu la lettre.
- C'est Alex, je veux juste lire ce qu'il dit, offrit-elle comme simple justification.
- Je me fiche de qui ça vient, ferme la fenêtre et viens t'asseoir.
L'agacement avait pris place sur les traits de Britanny. Elle savait son père tendu, peu à l'aise en présence de ses beaux-parents, mais elle n'y était pour rien. Charlie et elle avaient dit que c'était une mauvaise idée de les garder dans la confidence, ce sont eux qui ont décidé de ne rien changer. Et fermer la fenêtre ? Olga vient d'arriver... Certes, au moins aucun animal ne s'inviterai dans la maison, mais quand même.
- On va pas mettre Olga dehors, avait-elle répondu en lançant un autre regard à sa mère.
Alors que Mathias allait riposter - sur un ton encore moins sympathique que précédemment - sa mère avait posé une main sur son bras avant de se lever. Elle avait dit à sa fille qu'elle allait amener la chouette vers le nichoir pour qu'elle se repose en paix, et que l'anglaise devait se remettre à table maintenant. Elle avait pris la lettre des mains de Britanny et l'avait posé sur le plan de travail. Cette dernière avait serré les dents mais obéit.
Elle n'avait pu récupérer la lettre que le soir venu. Dans sa chambre, elle avait d'abord découvert son contenu. Elle n'avait eu aucune envie de parler à son père à cet instant. Elle avait donc préféré écrire les fameuses lettres à ses deux frères.
Elle était donc installée dans la cuisine ce matin, attendant que Stockholm daigne arrêter de bouder pour porter les lettres à Nathan et Charlie. Lorsque le rapace s'envola, elle se leva à son tour pour se changer. Elle croisa son père en sortant de sa chambre, encore à moitié endormi.
- Bri, t'es déjà debout ?
- Je vais courir.
Le ton était froid, et elle claqua la porte.
Vendredi soir, ses grands-parents du côté de sa mère, Tobias et Helen, étaient arrivés de Sheffield. La rouquine avait donc passé la journée à ranger la maison, et également sa chambre, qui avait demandé plusieurs heures à elle toute seule. Si elle admettait que l'organisation de son espace laissait à désirer, elle ne comprenait pas en quoi cela pouvait déranger les autres. L'adolescente n'avait cependant pas eu le choix, après que son père ait haussé le ton. Ce soir-là, elle s'était donc trouvée dans une chambre propre et rangée, où ses manuels scolaires étaient retournés dans sa malle, et son balai caché sous son lit. Une chambre qui ne lui ressemblait absolument pas. Et pourtant, les deux adultes étaient au courant du statut de sorcière de la jeune fille. Il s'agissait de ne pas trop l'exposer. Stupide. Mais en allant voir la nouvelle chambre de Britanny - puisque ni Helen ni Tobias n'étaient venu à Flagley-le-Haut depuis l'emménagement des Huggins deux années plus tôt - ils la complimentèrent sur l'impeccabilité de la pièce. Je suis sûre ils étaient soulagés de pas voir de trucs bizarres. Alors que cette bizarrerie n'était rien d'autre que des objets liés à sa nature de sorcière. Le premier dîné s'était donc déroulé sans encombres, et l'adolescente réussit à éclipser ce point noir et profiter de la soirée. Après tout, même si elle est déçue de leur comportement, elle les aime quand même.
Cependant, le lendemain fut tout autre. Tout commença par le départ de Mathias pour son travail. Evènement banal, sauf qu'il était entraineur de Quidditch, un sport sorcier. Les grands-parents de Britanny avaient tiqué, et un malaise s'était installé durant tout le petit-déjeuner. La rousse avait tenté de percer l'abcès en demandant des informations sur le match, mais son père n'avait que vaguement répondu, avant de s'éclipser rapidement. L'adolescente avait lancé un regard appuyé à sa mère, l'air de dire "Tu vois pas le soucis ?" mais Elise n'avait pas relevé, énonçant le programme de la journée. Programme auquel elle devait participer. En effet, Helen et son mari étaient aussi venu pour voir leurs petits-enfants. Sauf qu'étant donné que Nathan n'avait pas pu de obtenir de semaine de vacance en juillet en plus de celle d'août, et que Charlie avait prétexté être pris dans ses recherches de travail, elle s'était retrouvée à être la seule représentante des enfants Huggins. Elle avait maudit ses frères de l'abandonner. D'ailleurs, elle n'avait pas manqué d'écrire une lettre à chacun d'eux le soir venu, dans sa chambre. Cela aurait pu être une beuglante si elle n'était pas de nature si peu à l'aise à l'idée de faire un scandale.
La journée était allée de mal en pire. Déjà que Britanny n'était pas très bavarde, elle ne savait pas quoi dire en devant éviter le sujet "Poudlard". Sujet qui pourtant occupait quatre-vingt dix pourcent de son esprit. Elle fut d'ailleurs surprise que sa grand-mère lui demande comment se passait les cours, le midi. Un léger sourire avait fleuri sur son visage. Elle commença alors à parler de sa quatrième année qui venait de se terminer, de ses examens réussi, puis dévia sur le Quidditch. Le pire fut certainement lorsqu'elle aborda la formation Animagus.
- Te... Te transformer ?
- Oui, en un animal qui me correspondrait. C'est une formation assez sélective, tout le monde ne peut pas devenir un Animagus ! Et c'est assez sympa, je veux dire, c'est comme si je réapprenais à me connaitre. La directrice est un Animagus d'ailleurs, une genette.
Ce fut certainement trop à encaisser. Ils n'attendaient pas autant de détails en posant une simple question à la base. En même temps si je m'étais arrêté à "oui tout va bien", on m'aurait reproché de pas parler. Elle avait donc trainé des pieds le reste de la journée, ne sachant que dire pour alimenter les discussions.
Mais le pire était arrivé le soir, lors du repas. Ses grands-parents étaient évidemment habitués à Stockholm, présent depuis de nombreuses années. Au début, ils avaient été surpris que la famille ait adopté un rapace comme animal de compagnie, mais comme il ne rentrait jamais dans la maison, ils s'y étaient fait. En revanche, lorsqu'ils avait appris la vérité et donc par la même occasion que la chouette était là pour le courrier sorcier, ce fut différent. Et justement, Olga venait livrer une nouvelle lettre. Son arrivée n'était toujours pas un ravissement pour la chouette de la famille, qui s'était encore invitée à l'intérieur. La rouquine, pas le moins du monde perturbée, s'était levée instinctivement de table pour accueillir la chouette et récupérer la lettre d'Alexander à sa patte. Elle avait déjà oublié la présence des adultes, le garçon offrant sans le savoir une distraction des plus appréciées.
- Britanny on mange, s'il te plait.
Son prénom complet dans la bouche de son père n'était jamais bon présage. Elle avait froncé les sourcils et levé un peu la lettre.
- C'est Alex, je veux juste lire ce qu'il dit, offrit-elle comme simple justification.
- Je me fiche de qui ça vient, ferme la fenêtre et viens t'asseoir.
L'agacement avait pris place sur les traits de Britanny. Elle savait son père tendu, peu à l'aise en présence de ses beaux-parents, mais elle n'y était pour rien. Charlie et elle avaient dit que c'était une mauvaise idée de les garder dans la confidence, ce sont eux qui ont décidé de ne rien changer. Et fermer la fenêtre ? Olga vient d'arriver... Certes, au moins aucun animal ne s'inviterai dans la maison, mais quand même.
- On va pas mettre Olga dehors, avait-elle répondu en lançant un autre regard à sa mère.
Alors que Mathias allait riposter - sur un ton encore moins sympathique que précédemment - sa mère avait posé une main sur son bras avant de se lever. Elle avait dit à sa fille qu'elle allait amener la chouette vers le nichoir pour qu'elle se repose en paix, et que l'anglaise devait se remettre à table maintenant. Elle avait pris la lettre des mains de Britanny et l'avait posé sur le plan de travail. Cette dernière avait serré les dents mais obéit.
Elle n'avait pu récupérer la lettre que le soir venu. Dans sa chambre, elle avait d'abord découvert son contenu. Elle n'avait eu aucune envie de parler à son père à cet instant. Elle avait donc préféré écrire les fameuses lettres à ses deux frères.
Elle était donc installée dans la cuisine ce matin, attendant que Stockholm daigne arrêter de bouder pour porter les lettres à Nathan et Charlie. Lorsque le rapace s'envola, elle se leva à son tour pour se changer. Elle croisa son père en sortant de sa chambre, encore à moitié endormi.
- Bri, t'es déjà debout ?
- Je vais courir.
Le ton était froid, et elle claqua la porte.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Fine feathers make fine birds
Mardi 21 juillet 2048
Résidence des Huggins
709 mots
Résidence des Huggins
709 mots
Le souafle tapa sur le mur de la maison, en plein sur le centre de la cible peinte. Cela faisait maintenant plusieurs minutes que Britanny entrainait sa précision - et se libérait par la même occasion des tensions accumulées ces derniers jours. Elle avait fait profil bas durant la fin du séjour de ses grands-parents, préférant s'isoler dans sa chambre que se prendre plus la tête avec ses parents. Lors de sa course du dimanche dernier, elle s'était souvenue des propos de Maddison ce jour-là à Keedle et Leather. Son père, ainsi que sa mère, faisaient comme ils pouvaient, et souffraient certainement aussi de la situation. C'était applicable à la situation. Elle devait simplement accepter la décision qu'ils avaient pris et faire avec. La loose quand même.
- Tu te challenges pas beaucoup en restant sur place.
La rouquine tourna la tête et aperçût son père à l'angle du mur. Elle fit tourner la balle dans ses mains avant d'hausser les épaules.
- J'avais juste envie de lancer quelques souafles. Elle souleva un peu ce dernier avant de reprendre la parole. Hmm.. Ca te dit ?
Sa façon à elle de lui dire qu'elle ne boudait pas. Mathias reçu le message puisqu'il s'avança légèrement, avant de s'arrêter à une dizaines de mètres de sa fille. Il leva un bras, signe qu'il était prêt. Les premiers échanges furent silencieux, mais l'adolescente apprécia. Elle ne savait pas comment s'excuser de son comportement. Rien de grave, évidemment, mais elle accordait de l'importance au respect, et elle en avait manqué. Mathias lui laissait son espace, donnant parfois quelques effets au souafle pour défier un peu Britanny. Finalement, après un énième rattrapage réussi, la rousse stoppa son mouvement.
- Je suis désolée.
Elle se mordit les lèvres avant d'envoyer le souafle vers son père. Une fois ses mains libres, elle continua.
- C'est... Je sais pas trop comment agir avec papy et mamie. J'ai envie de leur parler de tout ça, mais eux non. Mais vous y êtes pour rien dans leur réaction. Et même si je comprends pas pourquoi on s'entête à les garder dans le secret, j'ai rien à dire.
Son père avait une expression neutre. Il finit par souffler au bout de quelques secondes et renvoya la balle.
- Je suis désolée aussi, Bri. Je comprends que ce soit compliqué pour toi, et j'aurais pas dû m'énerver l'autre soir.
Il ne revint pas sur les raisons de ce choix, il n'aimait pas se répéter. L'anglaise lança un sourire à son père, qui le lui rendit, et ils continuèrent à se faire passer le souafle. Tout à coup, le contenu de la lettre d'Alexander lui revint en mémoire. Il voulait des conseils de l'entraineur de Quidditch pour ne pas perdre le rythme et ses capacités pendant l'été. L'épisode précédent clos, elle se décida à lui en parler avec entrain.
- Dis, Alex voulait des conseils pour son entrainement d'été. Histoire d'arriver en forme devant Leo à la rentrée. Tu pourrais lui préparer un programme comme pour moi ?
Le souafle ne revint pas dans ses mains, coincé dans celles de Mathias qui observait sa fille avec un sourcil levé. Il esquissa un sourire curieux avant de répondre, l'air de rien.
- Ah oui ? Gardien c'est ça ? La rouquine acquiesça et il poursuivit. Je peux lui préparer quelque chose, oui. Seulement si je fais pas ça pour rien.
- Non il s'y tiendra, assura-t-elle. Sinon il demanderait pas.
Mathias hocha pensivement la tête. Britanny savait qu'il ferait ce petit programme maintenant qu'il avait accepté. Il doit déjà être en train d'y réfléchir. Mais elle fut surprise que la question ne porte pas sur les prouesses techniques de son coéquipier.
- Tu passes beaucoup de temps avec lui ?
La rouquine fronça les sourcils.
- Bah oui, on doit se voir presque tous les jours. Il est à Gryffondor ET dans l'équipe de Quid, précisa-t-elle. Pensant savoir où il voulait en venir, elle ajouta : Promis il est sérieux en sport, tu verras. D'ailleurs, tu pourra lui demander toi-même où il en est, il vient voir la finale aussi.
- Ah ? Eh bien, ça me fera l'occasion de le rencontrer !
Elle sourit à l'enthousiaste non feint de son père
- Tu te challenges pas beaucoup en restant sur place.
La rouquine tourna la tête et aperçût son père à l'angle du mur. Elle fit tourner la balle dans ses mains avant d'hausser les épaules.
- J'avais juste envie de lancer quelques souafles. Elle souleva un peu ce dernier avant de reprendre la parole. Hmm.. Ca te dit ?
Sa façon à elle de lui dire qu'elle ne boudait pas. Mathias reçu le message puisqu'il s'avança légèrement, avant de s'arrêter à une dizaines de mètres de sa fille. Il leva un bras, signe qu'il était prêt. Les premiers échanges furent silencieux, mais l'adolescente apprécia. Elle ne savait pas comment s'excuser de son comportement. Rien de grave, évidemment, mais elle accordait de l'importance au respect, et elle en avait manqué. Mathias lui laissait son espace, donnant parfois quelques effets au souafle pour défier un peu Britanny. Finalement, après un énième rattrapage réussi, la rousse stoppa son mouvement.
- Je suis désolée.
Elle se mordit les lèvres avant d'envoyer le souafle vers son père. Une fois ses mains libres, elle continua.
- C'est... Je sais pas trop comment agir avec papy et mamie. J'ai envie de leur parler de tout ça, mais eux non. Mais vous y êtes pour rien dans leur réaction. Et même si je comprends pas pourquoi on s'entête à les garder dans le secret, j'ai rien à dire.
Son père avait une expression neutre. Il finit par souffler au bout de quelques secondes et renvoya la balle.
- Je suis désolée aussi, Bri. Je comprends que ce soit compliqué pour toi, et j'aurais pas dû m'énerver l'autre soir.
Il ne revint pas sur les raisons de ce choix, il n'aimait pas se répéter. L'anglaise lança un sourire à son père, qui le lui rendit, et ils continuèrent à se faire passer le souafle. Tout à coup, le contenu de la lettre d'Alexander lui revint en mémoire. Il voulait des conseils de l'entraineur de Quidditch pour ne pas perdre le rythme et ses capacités pendant l'été. L'épisode précédent clos, elle se décida à lui en parler avec entrain.
- Dis, Alex voulait des conseils pour son entrainement d'été. Histoire d'arriver en forme devant Leo à la rentrée. Tu pourrais lui préparer un programme comme pour moi ?
Le souafle ne revint pas dans ses mains, coincé dans celles de Mathias qui observait sa fille avec un sourcil levé. Il esquissa un sourire curieux avant de répondre, l'air de rien.
- Ah oui ? Gardien c'est ça ? La rouquine acquiesça et il poursuivit. Je peux lui préparer quelque chose, oui. Seulement si je fais pas ça pour rien.
- Non il s'y tiendra, assura-t-elle. Sinon il demanderait pas.
Mathias hocha pensivement la tête. Britanny savait qu'il ferait ce petit programme maintenant qu'il avait accepté. Il doit déjà être en train d'y réfléchir. Mais elle fut surprise que la question ne porte pas sur les prouesses techniques de son coéquipier.
- Tu passes beaucoup de temps avec lui ?
La rouquine fronça les sourcils.
- Bah oui, on doit se voir presque tous les jours. Il est à Gryffondor ET dans l'équipe de Quid, précisa-t-elle. Pensant savoir où il voulait en venir, elle ajouta : Promis il est sérieux en sport, tu verras. D'ailleurs, tu pourra lui demander toi-même où il en est, il vient voir la finale aussi.
- Ah ? Eh bien, ça me fera l'occasion de le rencontrer !
Elle sourit à l'enthousiaste non feint de son père
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- Stockholm est rentré !
La voix d'Elise, assise à son bureau à l'étage, résonna dans toute la maison et parvint aux oreilles de Britanny et de son père, tous deux assis sur le canapé. Ils étaient jusque là penchés vers la radio sorcière qui diffusait le match Ecosse - Fidji, qui se battaient pour une place en quart de final de la 146ème Coupe du Monde de Quidditch. A l'annonce, Britanny releva immédiatement la tête. C'est Alex ! Elle posa rapidement son bloc notes sur l'assise et couru à l'étage pour réceptionner le courrier. Sa mère était en train de donner un Miamhibou à la chouette en la câlinant, et tendit la missive à sa fille en souriant. La rousse s'empara de cette dernière et gratta l'animal sous le bec.
- Content d'être rentré ? C'était bien avec Olga ?
Alors qu'elle avait utilisé un ton moqueur, certaine qu'il lancerait un petit cri exaspéré, Stockholm se contenta de tourner la tête vers la matriarche. Oh, il l'aime bien je crois. Elle haussa les sourcils en direction de sa mère et secoua la tête. Elle ne fit pas de commentaire supplémentaire, se contentant de remercier la chouette pour lui avoir rapporter la lettre de son ami. Elle défit le cachet, jeta l'enveloppe dans la poubelle du bureau, et commença sa lecture tout en quittant la pièce. Elle ferma la porte au ralenti, et descendit les escaliers sur le même rythme. A la fin du premier paragraphe, la rousse se stoppa. Elle n'avait même pas réfléchit à cela. Elle termina sa marche jusqu'au salon et questionna son père.
- Papa, le Conseil, il peut rien dire que papy et mamie savent pour nous ?
Mathias finit d'inscrire quelques informations sur son propre carnet, les sourcils froncés de concentration, et répondit machinalement.
- S'ils sont pas au courant, non. Et je vois pas tes grands-parents faire de vagues à ce propos, on leur a expliqué, fit-il en se tournant vers Britanny. Et même, ils font parti de la famille proche, s'il faut on expliquera. Je m'inquiète pas pour ça. Après, on peut aussi éviter d'ébruiter l'information, au cas où, finit-il en avisant la lettre que sa fille tenait entre ses mains.
Cette dernière lança un sourire contrit, et s'installa sur le canapé pour continuer sa lecture, ayant totalement délaissé le match à la radio. Elle fit la grimace à la mention du fractionné. Papa a dû vendre la mèche. Elle appréciait la proposition du garçon mais n'était pas sûre que sa simple présence lui fasse aimer cette pratique.
- Alex te remercie pour les entrainements. Il dit, je cite, qu'il est "génial", informa-t-elle son père avec un sourire. Apparemment t'es bon en entraineur.
Le ton moqueur était le même qu'utilisait sa mère parfois. Mathias la remercia en levant les yeux au ciel et se reconcentra sur le match en souriant et secouant la tête de gauche à droite.
- Je rêve, Stockholm a eu droit à son propre perchoir ! Je comprends mieux pourquoi il était de meilleure humeur...
Il avait dû se sentir important, à lui offrir son perchoir à lui. Elle était cependant contente que la cohabitation avec Olga se soit apparemment bien passée. Tiens, je suis pas la seule qui va pratiquer un peu les potions l'été. Elle fronça cependant les sourcils au paragraphe destiné à la mère d'Alexander. Elle savait qu'elle n'était pas fan de ce monde, mais tout de même... Elle ne comprenait pas non plus sa vision des choses, avoir accepté d'épouser un sorcier et rejeter à présent sa nature. Elle finit la lettre et demanda simplement confirmation à son père pour la forme, quant à la proposition qu'elle avait fait à son ami.
- Dis, Alex pourrait venir à la maison ?
Elle repris son calepin et se reconcentra sur le match, peu étonnée que l'Ecosse - son équipe favorite - soit en train de détruire l'équipe des Fidji.
- Alex ?
- Oui, Alex.
Sans réponse, elle décida de se tourner vers son père. Ce dernier l'observait, un air indéchiffrable sur le visage. La rouquine fronça les sourcils.
- Quoi ?
La mine de Mathias se fronça, à l'image de sa fille. Elle l'observait sans comprendre quel était le souci. Elle allait expliquer qu'elle avait proposé l'idée au garçon et qu'il semblait content de pouvoir se voir quelques jours à Flaglet-le-Haut. Mais tout à coup, les commentateurs à la radio hurlèrent alors la victoire de l'Ecosse. Ceci fit complètement oublier à Britanny sa question et elle sauta du canapé avec enthousiasme.
- L'Ecosse est en quart de final ! MAMAN ! cria-t-elle en remontant les escaliers. L'Ecosse est en quart de final de la Coupe du Monde !
La voix d'Elise, assise à son bureau à l'étage, résonna dans toute la maison et parvint aux oreilles de Britanny et de son père, tous deux assis sur le canapé. Ils étaient jusque là penchés vers la radio sorcière qui diffusait le match Ecosse - Fidji, qui se battaient pour une place en quart de final de la 146ème Coupe du Monde de Quidditch. A l'annonce, Britanny releva immédiatement la tête. C'est Alex ! Elle posa rapidement son bloc notes sur l'assise et couru à l'étage pour réceptionner le courrier. Sa mère était en train de donner un Miamhibou à la chouette en la câlinant, et tendit la missive à sa fille en souriant. La rousse s'empara de cette dernière et gratta l'animal sous le bec.
- Content d'être rentré ? C'était bien avec Olga ?
Alors qu'elle avait utilisé un ton moqueur, certaine qu'il lancerait un petit cri exaspéré, Stockholm se contenta de tourner la tête vers la matriarche. Oh, il l'aime bien je crois. Elle haussa les sourcils en direction de sa mère et secoua la tête. Elle ne fit pas de commentaire supplémentaire, se contentant de remercier la chouette pour lui avoir rapporter la lettre de son ami. Elle défit le cachet, jeta l'enveloppe dans la poubelle du bureau, et commença sa lecture tout en quittant la pièce. Elle ferma la porte au ralenti, et descendit les escaliers sur le même rythme. A la fin du premier paragraphe, la rousse se stoppa. Elle n'avait même pas réfléchit à cela. Elle termina sa marche jusqu'au salon et questionna son père.
- Papa, le Conseil, il peut rien dire que papy et mamie savent pour nous ?
Mathias finit d'inscrire quelques informations sur son propre carnet, les sourcils froncés de concentration, et répondit machinalement.
- S'ils sont pas au courant, non. Et je vois pas tes grands-parents faire de vagues à ce propos, on leur a expliqué, fit-il en se tournant vers Britanny. Et même, ils font parti de la famille proche, s'il faut on expliquera. Je m'inquiète pas pour ça. Après, on peut aussi éviter d'ébruiter l'information, au cas où, finit-il en avisant la lettre que sa fille tenait entre ses mains.
Cette dernière lança un sourire contrit, et s'installa sur le canapé pour continuer sa lecture, ayant totalement délaissé le match à la radio. Elle fit la grimace à la mention du fractionné. Papa a dû vendre la mèche. Elle appréciait la proposition du garçon mais n'était pas sûre que sa simple présence lui fasse aimer cette pratique.
- Alex te remercie pour les entrainements. Il dit, je cite, qu'il est "génial", informa-t-elle son père avec un sourire. Apparemment t'es bon en entraineur.
Le ton moqueur était le même qu'utilisait sa mère parfois. Mathias la remercia en levant les yeux au ciel et se reconcentra sur le match en souriant et secouant la tête de gauche à droite.
- Je rêve, Stockholm a eu droit à son propre perchoir ! Je comprends mieux pourquoi il était de meilleure humeur...
Il avait dû se sentir important, à lui offrir son perchoir à lui. Elle était cependant contente que la cohabitation avec Olga se soit apparemment bien passée. Tiens, je suis pas la seule qui va pratiquer un peu les potions l'été. Elle fronça cependant les sourcils au paragraphe destiné à la mère d'Alexander. Elle savait qu'elle n'était pas fan de ce monde, mais tout de même... Elle ne comprenait pas non plus sa vision des choses, avoir accepté d'épouser un sorcier et rejeter à présent sa nature. Elle finit la lettre et demanda simplement confirmation à son père pour la forme, quant à la proposition qu'elle avait fait à son ami.
- Dis, Alex pourrait venir à la maison ?
Elle repris son calepin et se reconcentra sur le match, peu étonnée que l'Ecosse - son équipe favorite - soit en train de détruire l'équipe des Fidji.
- Alex ?
- Oui, Alex.
Sans réponse, elle décida de se tourner vers son père. Ce dernier l'observait, un air indéchiffrable sur le visage. La rouquine fronça les sourcils.
- Quoi ?
La mine de Mathias se fronça, à l'image de sa fille. Elle l'observait sans comprendre quel était le souci. Elle allait expliquer qu'elle avait proposé l'idée au garçon et qu'il semblait content de pouvoir se voir quelques jours à Flaglet-le-Haut. Mais tout à coup, les commentateurs à la radio hurlèrent alors la victoire de l'Ecosse. Ceci fit complètement oublier à Britanny sa question et elle sauta du canapé avec enthousiasme.
- L'Ecosse est en quart de final ! MAMAN ! cria-t-elle en remontant les escaliers. L'Ecosse est en quart de final de la Coupe du Monde !
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Fine feathers make fine birds
Dimanche 26 juillet 2048
Résidence des Huggins
Résidence des Huggins
Britanny sentit une chaleur sur son visage. Cela faisait un moment maintenant, mais il semblait que l'intensité augmentait au fil des minutes, la tirant finalement de son sommeil. Elle ouvrit un œil et le referma aussitôt, aveuglée par la lumière du Soleil. C'est pas vrai. Elle se retourna dans son lit, afin d'être dos à sa fenêtre, et souffla. Après quelques minutes cependant, c'est son dos qui commença à chauffer. Elle se mit sur son avant bras et frotta ses yeux de ses doigts. Mais c'est quelle heure ? C'est vrai que maintenant qu'elle y pensait, le Soleil était plutôt haut. Elle se saisit de sa montre à gousset sur sa table de nuit, les yeux encore à moitié fermés. Ces derniers s'ouvrirent complètement de stupéfaction, en voyant que la petite aiguille avait passé le chiffre neuf et se dirigeait vers le suivant. Wow ça faisait longtemps. En effet, l'anglaise n'était pas une adepte des grasses matinées. Du moins, son maximum était huit heures trente. Elle reposa l'objet près d'elle et s'étira, avant de s'asseoir sur son lit. J'ai faim. C'est ainsi vêtue de son pyjama - un vieux t-shirt et un short de sport - qu'elle descendit les escaliers de la maison.
- Je reste sur ma position.
- Mat, ils vont pas...
Elise ne termina pas sa phrase en voyant sa fille entrer dans la cuisine. Elle lui adressa un sourire et l'embrassa sur le crâne en passant près d'elle.
- T'avais besoin de dormir ?
- Apparemment, fit-elle en haussant les épaules.
Elle donna une caresse à Oslo qui était couché au pieds de son père avant de se mettre à la table de la cuisine et tartiner un toast avec du fromage frais. Concentrée sur sa tâche, elle ne capta rien du regard lourd que se lancèrent ses parents. Finalement, il sembla que Mathias perdit puisqu'il souffla avant de s'appuyer sur la table.
- Bri ?
L'adolescente releva la tête au ton sérieux de son père. Elle avisa sa mère, qui s'assit et porta sa tasse de thé à ses lèvres, avant de reporter son attention sur lui.
- Hier tu as demandé si Alex pouvait venir à la maison. Ta mère et moi, on a réfléchit, et... Ca va être compliqué cet été.
- Compliqué ?
Elle senti une pierre tomber au fond de son ventre. C'est quoi qui est compliqué ? A présent parfaitement réveillée, elle attendait une réponse de son géniteur. La faim venait de la quitter. Et d'ailleurs, pourquoi ils ont eu besoin d'y "réfléchir" ? Maintenant qu'elle y pensait, il n'avait pas répondu la veille, mais il lui semblait évident que son père était d'accord.
- Oui, tu sais, on va voir la demi-finale, c'est vite là. Tes frères seront là, puis papy et mamie viennent après. Il y a aussi les achats scolaires à faire... On risque d'avoir un gros planning d'ici septembre.
Elle avait entendu ses arguments mais ne les comprenait pas. Pourquoi la présence de Charlie et Nathan était gênante pour inviter Alex ? Quand ils invitaient des amis, toute la famille était au complet aussi. Pourquoi ne pas l'inviter juste après la finale ? Pourquoi ne pas l'emmener avec eux sur le Chemin de Traverse ? Pourquoi pensaient-ils que ce serait compliqué ? Ce n'était pas un enfant à gérer ou occuper, ils avaient pratiquement le même âge. La rouquine regarda ses parents, abasourdie.
- Vous refusez qu'il vienne ?
- C'est pas qu'on veut pas. Simplement, on pourra pas l'accueillir correctement...
- Mais je vous demande rien, on va trainer ensemble, on aura besoin de personne.
Elise posa sa tasse et décida de prendre la parole. Le rouge montait aux joues de Britanny, alors qu'elle comprenait que ses parents étaient en train de refuser quelque chose qu'elle n'avait encore jamais demandé.
- Est-ce qu'il a une cheminée chez lui ? Tu m'a dit qu'il habite à Bristol, ça fait loin s'il en a pas. Et trouver des jours avec une autre chambre libre c'est...
- Bah il peut dormir dans ma chambre.
Son père s'étouffa dans son café. Avant même de reprendre son souffle, il secouait l'index de gauche à droite, pour exprimer son refus. La femme tendit une serviette à son mari avec un sourire amusé aux lèvres. Britanny reprit la parole, peu concernée par la toux de Mathias sur le moment.
- Je peux lui demander s'il a une cheminée. Juste... C'est la première fois que je veux inviter un ami à la maison, que je demande, et... Vous trouvez des excuses débiles.
- Britanny s'il te plait.
L'adolescente serra les dents et reporta son regard sur son verre de jus d'orange. Elle était en colère. Et déçue. Elle sentie ses yeux s'humidifier. Elle était d'autant plus en colère de se laisser submerger ainsi. Essayant de contenir ses émotions, elle resta silencieuse un long moment, mangeant son petit-déjeuner sans adresser un seul regard de plus aux deux adultes. Elle entendit son père souffler au bout de quelques minutes.
- Bon, je suppose qu'Alexander aussi doit faire ses achats scolaires ?
Britanny releva immédiatement la tête. Mathias ne semblait pas plus enjoué que précédemment mais il posait un regard doux sur son unique fille. Elle haussa les épaules. Son ami avait mentionné le faire certainement en Août, donc il n'y était normalement pas encore allé.
- Si ses parents sont d'accord pour qu'il nous accompagne cette année, il pourrait passer deux ou trois jours à la maison en même temps. S'il a une cheminée. Mais sinon il viendra une autre fois.
La rousse hocha doucement la tête. Elle n'avait pas à cœur d'ouvrir la bouche de toute façon, même si c'était mieux que rien. Fallait-il encore que ses parents veulent bien le laisser faire ses achats pour Poudlard sans eux. Enfin, sans son père. Certainement que la mère d'Alexander voulait simplement ne pas y participer.
- Je reste sur ma position.
- Mat, ils vont pas...
Elise ne termina pas sa phrase en voyant sa fille entrer dans la cuisine. Elle lui adressa un sourire et l'embrassa sur le crâne en passant près d'elle.
- T'avais besoin de dormir ?
- Apparemment, fit-elle en haussant les épaules.
Elle donna une caresse à Oslo qui était couché au pieds de son père avant de se mettre à la table de la cuisine et tartiner un toast avec du fromage frais. Concentrée sur sa tâche, elle ne capta rien du regard lourd que se lancèrent ses parents. Finalement, il sembla que Mathias perdit puisqu'il souffla avant de s'appuyer sur la table.
- Bri ?
L'adolescente releva la tête au ton sérieux de son père. Elle avisa sa mère, qui s'assit et porta sa tasse de thé à ses lèvres, avant de reporter son attention sur lui.
- Hier tu as demandé si Alex pouvait venir à la maison. Ta mère et moi, on a réfléchit, et... Ca va être compliqué cet été.
- Compliqué ?
Elle senti une pierre tomber au fond de son ventre. C'est quoi qui est compliqué ? A présent parfaitement réveillée, elle attendait une réponse de son géniteur. La faim venait de la quitter. Et d'ailleurs, pourquoi ils ont eu besoin d'y "réfléchir" ? Maintenant qu'elle y pensait, il n'avait pas répondu la veille, mais il lui semblait évident que son père était d'accord.
- Oui, tu sais, on va voir la demi-finale, c'est vite là. Tes frères seront là, puis papy et mamie viennent après. Il y a aussi les achats scolaires à faire... On risque d'avoir un gros planning d'ici septembre.
Elle avait entendu ses arguments mais ne les comprenait pas. Pourquoi la présence de Charlie et Nathan était gênante pour inviter Alex ? Quand ils invitaient des amis, toute la famille était au complet aussi. Pourquoi ne pas l'inviter juste après la finale ? Pourquoi ne pas l'emmener avec eux sur le Chemin de Traverse ? Pourquoi pensaient-ils que ce serait compliqué ? Ce n'était pas un enfant à gérer ou occuper, ils avaient pratiquement le même âge. La rouquine regarda ses parents, abasourdie.
- Vous refusez qu'il vienne ?
- C'est pas qu'on veut pas. Simplement, on pourra pas l'accueillir correctement...
- Mais je vous demande rien, on va trainer ensemble, on aura besoin de personne.
Elise posa sa tasse et décida de prendre la parole. Le rouge montait aux joues de Britanny, alors qu'elle comprenait que ses parents étaient en train de refuser quelque chose qu'elle n'avait encore jamais demandé.
- Est-ce qu'il a une cheminée chez lui ? Tu m'a dit qu'il habite à Bristol, ça fait loin s'il en a pas. Et trouver des jours avec une autre chambre libre c'est...
- Bah il peut dormir dans ma chambre.
Son père s'étouffa dans son café. Avant même de reprendre son souffle, il secouait l'index de gauche à droite, pour exprimer son refus. La femme tendit une serviette à son mari avec un sourire amusé aux lèvres. Britanny reprit la parole, peu concernée par la toux de Mathias sur le moment.
- Je peux lui demander s'il a une cheminée. Juste... C'est la première fois que je veux inviter un ami à la maison, que je demande, et... Vous trouvez des excuses débiles.
- Britanny s'il te plait.
L'adolescente serra les dents et reporta son regard sur son verre de jus d'orange. Elle était en colère. Et déçue. Elle sentie ses yeux s'humidifier. Elle était d'autant plus en colère de se laisser submerger ainsi. Essayant de contenir ses émotions, elle resta silencieuse un long moment, mangeant son petit-déjeuner sans adresser un seul regard de plus aux deux adultes. Elle entendit son père souffler au bout de quelques minutes.
- Bon, je suppose qu'Alexander aussi doit faire ses achats scolaires ?
Britanny releva immédiatement la tête. Mathias ne semblait pas plus enjoué que précédemment mais il posait un regard doux sur son unique fille. Elle haussa les épaules. Son ami avait mentionné le faire certainement en Août, donc il n'y était normalement pas encore allé.
- Si ses parents sont d'accord pour qu'il nous accompagne cette année, il pourrait passer deux ou trois jours à la maison en même temps. S'il a une cheminée. Mais sinon il viendra une autre fois.
La rousse hocha doucement la tête. Elle n'avait pas à cœur d'ouvrir la bouche de toute façon, même si c'était mieux que rien. Fallait-il encore que ses parents veulent bien le laisser faire ses achats pour Poudlard sans eux. Enfin, sans son père. Certainement que la mère d'Alexander voulait simplement ne pas y participer.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
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