Dark Souls +

Tu vois l'amusement dans son regard, et tu manques de lui  cracher dessus. 
Le sentiment qui t'habite, en ce moment, c'est l'aversion. Il te dégoûte. Te donne envie de tout balancer, de hurler. Pour évacuer tout, pour pouvoir partir le coeur plus léger.
Mais tu te retiens. Tu t'empêches. Tu te refuses à perdre la face. 
Il te cherche. Il veut voir ta réaction, reprendre le dessus.
Ne te laisse pas faire, surtout. Gardes le contrôle. De toi, de tes émotions. De tes gestes et de tes actions.
De toute manière, ce ne sont que des Mots. Des Mots blessants, des Mots destinés à te faire perdre la face. Mais seulement des Mots. Ils n'ont aucune puissance si tu ne les autorises pas à en posséder. Ils n'ont aucun pouvoir si tu ne leur en donnes pas.
Aucune influence.
Ne les fuis pas. Combats-les.  De toutes tes forces.
Ne les laisse pas te faire de mal. 
Repousses les. 
Renvoies les. Sur le Garçon.
Fais lui regretter ce qu'il t'a dit. 
Malgré tout, même la carapace de fortune que tu t'es fabriquée semble bien fragile face à ce qu'il te crache à la figure. 
Tu fais pitié. Ah oui ? 
Cependant, ta douleur ne perce pas. Tu n'as rien à lui prouver, aucun reproche à recevoir venant de lui. Aucune remarque. 

*S'il se taisait ça f'rait le même effet. L'est pathétique.*
Dis lui ça, Kyana. Prouves lui qu'il ne t'atteint pas. Que tu es plus puissante. Maîtresse de tes émotions.
Que tu peux, malgré le fait qu'il soit plus grand que toi, lui tenir tête.
Tu sens les mots, aussi sournois que des flèches enduites de poison, se planter partout dans ton coeur.
Tu sens comme une porte qui se ferme en toi. Comme si tu te renfermais sur toi même pour ne plus que sa haine t'atteigne.
Comme si tu t'envolais loin de tout, pour ne plus que les flèches te touchent et te blessent.
Comme si tu reprenais de ta superbe, que tu te dressais contre lui de toute tes forces, alors qu'on fond, tu le sais, il a détruit quelque chose.
Comme s'il avait rompu un fil. Un fil de Confiance en Toi. Comme s'il avait brisé un lien qui te maintenait sur pieds.
Ta colère froide n'en est qu'accrue.
Des frissons glacés barrent ton dos, et tu baisses la tête.
D'un point de vue extérieur, on croirait que tu renonces. Mais tu n'en fais rien, bien au contraire.
Tes yeux, pourtant d'une couleur très claire, paraissent tout à coup bien sombres. Comme s'ils étaient un ciel d'orage, prêt à exploser.
Inspiration, expiration.
Tu relèves la tête, plante à nouveau ton regard dans le sien. Tes sourcils se lèvent légèrement.
A présent, tu es détachée. Désinvolte.
Peut-être que c'est cela, qui fait le plus mal. Le détachement.
Souviens-t-en, pour plus tard.
Tu renifles, de manière hautaine et sarcastique, esquisses un sourire ironique.
Aucun son ne sort de ta bouche. Le Silence se réinstalle entre vous, reprenant sa place avec l'aisance d'un rêve.

• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •

ent‘r‘êvée

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C'était un peu fort, non ? La dernière phrase qu'il avait prononcé était sorti comme un boulet de canon. Au moment de son énonciation, Mike eut tout de même une hésitation : n'y avait-il pas été un peu fort ? Il ne la laissa pas voir son hésitation, ce serait trop facile. Il se contenta de froncer les sourcils davantage, comme pour enfouir sa culpabilité, pour la refouler, qu'elle ne vînt pas perturber ce moment où il prenait le dessus.

Mais alors qu'il pensait l'avoir atteinte, la rouquine baissa la tête sans rien dire. Mais ce n'était pas pour dire qu'il avait gagné, mais comme un moment d'accalmie avant que gronde le tonnerre. Elle releva la tête aussitôt, perforant de ses yeux sombres l'assurance qu'il avait gagnée les quelques secondes auparavant. Il avait réveillé le dragon qui dormait, et voyait dans le regard de la jeune fille toutes les flammes qu'elle aurait voulu lui lancer si elle avait pu.

Le Serdaigle ne se laissa pas faire et maintint son regard dans le sien, lançant toute la haine qu'il éprouvait envers cette enfant qui le méprisait. Une bataille de regard qui semblait sans fin, ponctué par les flocons de neige qui tombaient sur eux, uniques témoins du fait que le temps s'écoulait toujours.

Je la déteste. Pensait-il. Comme de l'essence de Murlap.
Il détestait la manière dont elle le regardait, il détestait ce mépris dans ses yeux, il détestait le silence qui grandissait autour d'eux, s’aplatissant sur eux, suffoquant et malaisant. A ce jeu, elle était meilleure que lui, elle était Reine du Silence, elle savait manier son pouvoir pour qu'il se sentît mal. Mais il soutint son regard malgré tout, comme s'il luttait contre des chaînes invisibles qui n'existaient que dans les yeux de Kyana.

Il fallait briser ce silence, briser l'élément dans lequel elle excellait. Lui répondre par la parole était le seul moyen de parvenir à reprendre le dessus. Chaque pensée qui remontait dans son esprit était alors comme une force qui s'ajoutait dans ce bras de fer infernal, une nouvelle position dans cette Guerre Froide qui risquait à chaque instant de voir exploser les deux camps.

Il commença à s'avancer, puis il dit à la jeune fille.

« Puisque t'as rien à dire, je n'ai rien à faire avec toi. Pousse-toi de là. »

Il la poussa légèrement en passant, sans gentillesse certes, mais sans violence non plus. Chaque geste était contrôlé. Il commença alors à s'éloigner, chaque pas succédant au précédent avec une lourdeur croissante, la neige frappant son visage de sa froideur au passage. Il partait, en lui ayant déversé tout le mépris qu'il avait pour elle.

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
8è Année RP (je sais, ça n'existe pas). Ex-Préfet de Serdaigle (entre janvier et août 2045).

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Lui non plus ne dit rien. 
Lorsque tu relèves la tête, désireuse de terminer de le déstabiliser, pour gagner ce combat que tu étais destinée à perdre,  tu le sens qui se fige. 
De manière imperceptible.
C'est suffisant pour que ton sourire fier réapparaisse. 
Pour que tu te sentes à nouveau puissante. Au-dessus de lui. 
Pour que tu ressentes à nouveau cette sensation si agréable qui fourmille partout sur ta peau. Pour que tu te sentes légère.
Pour que tout ce qui te semblait écrasant, tout ce qui te fait tant de mal d'habitude, pour que le regard de Maë, pourtant si lourd, te paraissent envolés.
Ou bien c'est toi qui t'envoles. Qui prends du recul. 
Ou bien tu t'attaches trop à cette sensation de pouvoir. Elle te perdra.
Quoi qu'il en soit, ce sentiment est bien réel, et tu ne parviens pas à t'en détacher. Il est bien trop plaisant. Il s'accroche à toi comme tu t'accroches à lui.
Tu ne peux t'en défaire, mais ne fais rien pour lui échapper. Tu veux le garder avec toi le plus longtemps possible, parce qu'être toute-puissante, et sentir son malaise, te fait plus de bien que n'importe quoi.
Mais tu sens qu'il veut rompre le Silence. Qu'il veut te déstabiliser et te faire perdre de ta superbe.
Tu en aurais ri, mais tu te dis qu'il ne vaut mieux pas le sous estimer. 
Qu'il serait, tout comme toi d'ailleurs, capable de n'importe quoi pour gagner votre combat.
Lorsque tu le vois s'avancer, tout ton corps se tend, tes bras, déjà presque immobiles, se figent. 
Un frisson glacé remonte le long de ta colonne, faisant écho à la neige qui se dépose toujours sur tes cheveux et au froid qui te gèle les mains. 
Tu comprends soudainement que ce n'est plus un jeu. Que ce qui va se passer, là, va certainement te marquer. Peut-être que tu regretteras. Que tu t'en voudras. Ou bien qu'en y repensant tu ressentiras une fierté immense.
Tu n'en sais rien, tu devines simplement que l'instant qui suivra sera décisif. Décidera-t-il de celui qui gagnera la Danse ? Sans doute.
Il se rapproche davantage, te bouscule.
Ce n'est pas violent. Son désir n'est pas de te faire mal, mais plutôt de te remettre à ta place.
Son ordre sonne creux, tout comme le reste de sa phrase, et tu n'y prêtes absolument aucune attention.
Tu te contentes de redresser la tête, et ton regard s'assombrit davantage. 
Tes yeux ne sont à présent plus que deux taches sombres, deux lacs dans lesquels il est bien trop facile de se noyer.
Deux lacs-de-pétrole, dans lesquels bout une haine sans limite. Deux puits sans fond dans lesquels tu rêves de faire tomber le Garçon. 
Tu te ramasses légèrement sur toi-même, prenant une sorte de position de combat qui s'apparenterait à celle d'un chat à l'aguet. 
Ta main, repliée sur elle même, fuse vers sa pommette, et s'y écrase violemment, accompagnant dans son élan ce visage que tu ne veux plus jamais voir. 
Une onde de douleur sourde se diffuse dans ton bras, sans doute un écho de celle qui doit à présent palpiter dans toute sa joue. 
Tu restes la tête haute et le regard fier, pantelante. Jamais tu n'avais frappé quelqu'un aussi violemment. Jamais tu ne t'étais permis une telle chose.
Mais là, c'était trop. La tension était insoutenable.

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ent‘r‘êvée

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Alors qu'il la longeait, prêt à s'en aller, il la sentit mouvoir. Il n'eut que le temps de se retourner vers elle pour voir une masse sombre s'écraser sur son visage. Le poing de la fillette cogna d'un gros bloc sur sa joue, qui fit s'entrechoquer ses dents. Il recula sous l'effet de ce qu'il venait de subir.

Elle est complètement folle! Se dit-il alors. Elle ne sait même pas se contenir! Quelle violence, quel manque d'intelligence, je ne vois pas ce qu'elle fait dans ma maison!

Par réflexe, il porta sa main en direction de sa poche, là où d'habitude se trouvait sa baguette. Il ne l'avait évidemment pas. Ils étaient dans le monde moldu, et il n'aurait de toute manière pas pu l'utiliser. Cela était bien dommage, il aurait bien transformer la jeune serdaigle en poulet ou lui faire cracher des limaces.

Il la regardait alors, l'air le plus méchant et empli de rage. Il ne prononça rien, attendant de voir ce qu'il allait lui faire. Il hésitait sur la sentence qu'il allait lui attribuer.
Devait-il rendre le coup? C'est sûrement ce qu'il aurait fait avec un autre garçon, mais il se voyait mal frapper la fillette qui se trouvait devant lui, avec une tête de moins.
Il serra les points, il sentait encore le feu qu'avait provoqué son poing sur sa joue. Il garda son bras le long de son corps pour éviter de masser sa blessure, pour ne pas montrer qu'il avait eu mal.
La tension entre les deux enfants était revenue de plus en plus forte. Mike savait qu'il allait lui déverser toute la haine qu'il éprouvait à son égard. Mais comment allait-il s'y prendre. Là se portait son attention. Il voulait lui faire aussi mal, mais sans donner de coup.
Plus il la regardait, plus sa rage grandissait en lui. Il sentait à chaque instant son cœur battre de rage, et la tension qui tordait ses veines.

Puis soudain, il dit:

"C'est tellement minable de frapper les gens. Tu sais même pas retenir les coups, tu ne serais rien sans la violence... Tu viens donc me voir juste pour me donner des coups? N'as-tu rien d'autres à faire que ta haine sur des gens que tu ne connais pas?... T'as un problème, c'est ça? Du coup tu t'en prends aux autres?... Faut vraiment être taré pour être comme toi. C'est pathétique... Tu es pathétique... Ça ne m'étonnerait pas que personne t'aime!"

Les paroles sont violente, surtout envers une gamine de onze, voire douze ans. Mais cela lui importe peu, il serait bien content de la voir pleurer.
Après avoir déversé une partie de sa haine, ses sourcils se relâchèrent un peu. Un peu, mais pas complètement. Il avait envie de s'en aller, il n'avait plus rien à lui dire. Il commença à s'éloigner, et disparut entre les flocons qui commençaient à devenir de plus en plus nombreux. Neige blanche sur deux âmes sombres.

FIN DU RP pour moi, merci :)

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
8è Année RP (je sais, ça n'existe pas). Ex-Préfet de Serdaigle (entre janvier et août 2045).