Tu en veux ? Pv Adulith Wen

En parlant de fantôme, Siam se fit la réflexion que c'était plutôt elle le fantôme. A peine vivante, errant dans sa propre vie comme les fantômes errent dans les couloirs du château. Pourtant elle ne se sentait pas morte, pas encore... Adulith mangea un des derniers chocolats et expliqua qu'elle pensait que ça n'allait pas s'arranger.

-C'est sur... Ça ne risque pas...

Tout allait en s'empirant depuis mai. Tout les repères de Siam s’effondraient. Un a uns. Ils tombaient dans un gouffre profond. Et elle ne pourrait jamais les récupérer. On lui arrachait les choses auxquelles elle se raccrochait. Elle avait l'impression que chaque chose qu'elle perdait, c'était définitif. Qu'elle ne le récupérerait jamais. Elle aurait voulu s'agripper à toutes ses choses avant qu'elle ne les perdes, les garder serrer contre elle. Comme une enfant qui refuserait de se séparer de son doudou.

Mais jusqu’où pouvait on la priver de ce à quoi elle tenait ? Quand est-ce qu'elle allait craquer ? A force de tout perdre, allait il rester quelque chose d'elle ? Pourtant elle n'était pas tant à plaindre que ça. Elle détestait s'entendre se plaindre, ne se trouvait pas légitime pour se lamenter sur sort.

-La cruauté est humaine...

C'était une affirmation. Sortie de ses lèvres comme un murmure. Pourtant Adulith devait l'avoir entendu. "Stupide" pensa t'elle. Bien besoin de ramener le sujet sur le tapis. Pourquoi par Merlin avait-elle parlé à voix haute ? Elle se maudit intérieurement. Pourtant elle n'osa pas reprendre la parole pour changer de sujet.

Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-

Tu en veux ? Pv Adulith Wen
La phrase murmurée par Siam résonna en elle.

"Tu le penses vraiment ?"

Si c'était vrai, cela signifiait qu'on ne pouvait rien faire. A y penser de plus près, la cruauté semblait vraiment être un trait humain, mais elle avait déjà vu son chat s'amuser avec un lézard pour le plaisir, est-ce que c'était de la cruauté ? Non, seul l'humain a conscience de faire du mal, à juger son action, et à la poursuivre pourtant. Cette pensée était désespérante. Adulith se demanda comment on pouvait devenir cruel, méchant. Est-ce qu'on a tous une partie de nous égoïste et méchante, voire cruelle ? Est-ce qu'il faudrait se résigner à ce que cette cruauté fasse partie de leur vie d'humain. La question était compliquée, elle avait l'impression que dans la nature humaine tout est mystère, et la clé d’un mystère est un autre mystère.
Elle ne pouvait pas accepter cette idée, cela signifiait que ceux qui apportent le malheur aux autres le font parce que ce serait dans leur nature. Elle ne pouvait le croire. En tout cas, elle ne pouvait s'y résigner et embrasser cette idée. Sinon cela voulait dire que les choses allaient de soi. Que si on s'en prenait à un sorcier ou à un moldu, c'était à cause d'une cruauté naturelle. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être que ça. Les humains ont une conscience, ils font des choix, ils peuvent choisir ou non d'agir comme ils le font et de se laisser entraîner par leur méchanceté et leur égoïsme.

Elle regarda Siam pour qu'elle l'aide à démêler la question, qu'elle la conforte dans l'idée que tout n'est pas écrit dans la nature humaine :
"Tu penses vraiment que la cruauté est humaine ? Je veux dire... Bien sûr il y a des personnes cruelles, mais dit comme ça on dirait... Que c'est une fatalité... Qu'on peut rien faire... ça fait un peu peur dit comme ça non ?".
Elle jeta un œil à la boîte de chocolats, heureusement qu'ils étaient là.

Adulithwen_Septième année rp_MERLIN : Atari. #900000
Le pire n'est jamais décevant.

Tu en veux ? Pv Adulith Wen
Naïve. C'était le mot qui lui venait à l'esprit en entendant la réponse d'Adulith. Elle le rangea bien vite, après tout elle ne savait rien de sa voisine. Elle ne se permettrais pas de juger. Elle entrepris plutôt d'expliquer ce qu'elle entendait par là.

-Le monde est cruel, chaque animal est cruel lorsqu'il tue un autre, mais l'homme est bien plus cruel encore. Il ne fait pas que tuer et il le fait sans nécessité. La race à le monopole de l'assassinat car il est conscient de ses gestes mais le fait quand même.

Mais bien sur que ça fait peur, surtout si on n'en est pas conscient. Par contre une fatalité, elle ne sais pas, c'est comme ça depuis longtemps mais il y a des hommes moins cruels que d'autres. Des époques ou la paix à d'avantage régné que d'autres. Après tout rien n'est totalement Noir ou totalement Blanc. Ce ne sont que des nuances, à chacun de voir la manière dont il les interprète.

La jeune fille regarda autour d'elle, elle commençait à avoir mal à la tête et avait envie de retrouver sa tranquillité.

-Je vais y aller, j'aimerais pas m'enraciner ici.

Siam se leva du banc sur lequel elle était assise et rabattit sa capuche sur sa tête, cachant ses longs cheveux blonds. Elle jeta un regard vers la boîte vide et repris :

-Et puis j'ai réussi à me débarrasser des chocolats.

Elle fit un tout petit sourire à sa voisine de table et partit sans se retourner. Loin de l'agitation et des bruits qui lui agressait les oreilles. Noël était passé, les cours allaient reprendre, juste la fin de l'année. Mais elle ne se faisait aucune illusion, l'année 2045 ne s'annonçait pas meilleure que cette année-ci. Rien ne changerais, ou bien plutôt dans le mauvais sens.


Fin du Rp pour moi. Ce fut un plaisir, merci à toi :)

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Tu en veux ? Pv Adulith Wen
Adulith écoutait le point de de vue de Siam, elle voyait ce qu'elle voulait dire sur le fait que l'être humain tue sans nécessité. Il est vrai que le portrait du genre humain n'était pas toujours reluisant. Avant qu'elle ait pu y réfléchir et répondre, Siam montra des signes de fatigue et fit mine de partir. Adulith comprenait, elle n'avait déjà pas l'air d'humeur à bavarder au début, décidément, c'était compliqué d'oublier ses problèmes, d'aller vers les autres.
Elle espéra qu'elle n'avait pas vexé la jeune fille, mais ça n'avait pas l'air d'être le cas, elle crut deviner un sourire dans l'ombre de son visage masqué par sa capuche. Cette fille était un peu étrange mais ce n'était pas première personne qu'Adulith rencontrait qui se comportait de manière peu loquace. Elle s'en fichait un peu en fait, elle était contente de retrouver le cours de ses pensées. Elle se demanda si Alvy lui répondrait, elle savait que non, pas tout de suite. Elle songeait aux paroles de Siam, elle la trouvait bien pessimiste. Si elle comprenait son point de vue, Adulith ne pouvait accepter de juger les humains aussi sévèrement. On est tous le fruit de notre éducation de nos rencontres, elle ne pouvait accepter que les choses soient actées pour l'être humain.
Autour d'elle, les autres commençaient à quitter la salle, sûrement pour aller trainer dehors ou se réfugier dans les salles communes à l'abri du froid. Elle voulait être seule. Elle quitta donc sa place et partie à la suite de Siam pour prendre le direction de la bibliothèque où l'attendait le calme et la tranquillité nécessaire à ses pensées.

Fin du rp

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