Occasion immanquable
Ces quelques mots te laissèrent le temps de te ressaisir, de faire taire cette infime part de sentiments qui revient toujours à la charge au pire moment. Rapidement, tu fis le point de la situation qui ne te semblait pas glorieuse. Tu te remémoras les mots tranchants de la Jaune allant même jusqu'à réentendre leur sonorité dans tes oreilles malgré le son de sa voix qui agressait tes tympans. Elle remonta quelques instant le temps et appliqua ce qui venait d'être dit à la plupart des situations dans lesquelles elle s'était retrouvé.
Indéniablement, tes pesées te menèrent tout droit au dépôt de l'urne dans la Grande Salle. Quand était-ce déjà ? Ce sombre souvenir te parut tellement lointain en ce mois de mars. Ce jour-ci, les Grands n'avaient pas réellement répondu à leurs questions. Tu avais obtenu des informations partielles inexploitables et tu étais restée dans l'incompréhension de ce qu'il se passait. Qui trouve cela suffisant ? *Personne.*Finalement, il se pouvait bien que l'autre fille aie réellement raison, que ce principe pouvait se rapporter à bien d'autres instant liant bien d'autres personnes. Si tel était le cas, tu n'avais plus rien à faire ici. L'espace de quelques secondes, tu te trouvas un peu naïve d'avoir espéré que cette entrevue servirait vraiment à quelque chose. Tu te dis que tu aurais mieux fait de dépasser la cinquième année et de filer à la bibliothèque te renseigner au lieu d'attendre bêtement un éclair de gentillesse d'une personne à qui tu n'avais jamais parlé, si bien qu'au moment où la blonde pris son air de philosophe, tu ne t'agaças même pas. Car c'est vrai, si elle te parle comme une enfant à qui on apprend la vie, c'est peut-être parce que tu en as besoin.
Vint enfin la suite tant attendue. Si Aelle voulait partir, cela réglait ton problème de savoir qui de vous deux mettrait un terme à la conversation qui maintenant n'avait plus vraiment de sens. L'entendre te demander si elle pouvait partir rima avec un mélange de satisfaction et d'étonnement chez toi. Amusée par la question qui lui sembla absurde de son interlocutrice, tu répondis d'une voix basse ponctuée d'un léger sourire amusé sur le coin de tes lèvres :
- Comme si au fond de toi tu te souciais vraiment des questions que je me pose. Si on ne prend pas la peine d'y répondre, je ne prendrais pas la peine de les poser.
Ce n'était là qu'une partie de la réponse, même si en pensant à l'avenir, tu te dis rapidement que ce n'était pas une sorcière de ton niveau pourtant élevé pour son âge qui allait retenir une jeune fille de quinze ou seize ans si elle voulait partir. *Alors 'est comme ça qu'elle fonctionne ? les seules questions qu'elle pose sont rhétoriques ?*. Tu conclus finalement que de tout ce qui pouvait arriver, l'autre ne resterait pas, et qu'elle aussi devait le savoir. Alors, pourquoi demander l'autorisation ? Etait-ce sa façon à elle de faire preuve d'un peu d'humour sarcastique ? Pourtant, elle n'avait pas l'air de trouver ses paroles particulièrement agréables à devoir prononcer. Elle ne comptait tout de même pas ... *attendre ?*. Elle voulut en avoir le coeur net même si cela ne faisait presque aucun doute :
- Tu peux partir. De toute manière, si je te demandais de rester, le ferais-tu ?
Tu reculas de quelques pas e signe d'annonciateur d'un départ imminent, laissas ta tête glisser sur le côté et tes yeux dériver sur le sol entre les rainures des pierres. Tu pensas alors pendant un laps de temps à la façon dont tu réagirais si Aelle répondait par l'affirmatif. Tu n'en avais pas la moindre idée.
Mes excuses pour ce léger retard... J'ai bien l'impression qu'une fin se profile... En fonction de la réaction de ta Protégée, il se peut que nous arrivions à une fin. Merci beaucoup ! Voilà qui va faire cogiter un bon moment ma Gamine... Tes Mots sont toujours aussi beaux, merci de m'avoir offert ces quelques Pas en ta compagnie.
Indéniablement, tes pesées te menèrent tout droit au dépôt de l'urne dans la Grande Salle. Quand était-ce déjà ? Ce sombre souvenir te parut tellement lointain en ce mois de mars. Ce jour-ci, les Grands n'avaient pas réellement répondu à leurs questions. Tu avais obtenu des informations partielles inexploitables et tu étais restée dans l'incompréhension de ce qu'il se passait. Qui trouve cela suffisant ? *Personne.*Finalement, il se pouvait bien que l'autre fille aie réellement raison, que ce principe pouvait se rapporter à bien d'autres instant liant bien d'autres personnes. Si tel était le cas, tu n'avais plus rien à faire ici. L'espace de quelques secondes, tu te trouvas un peu naïve d'avoir espéré que cette entrevue servirait vraiment à quelque chose. Tu te dis que tu aurais mieux fait de dépasser la cinquième année et de filer à la bibliothèque te renseigner au lieu d'attendre bêtement un éclair de gentillesse d'une personne à qui tu n'avais jamais parlé, si bien qu'au moment où la blonde pris son air de philosophe, tu ne t'agaças même pas. Car c'est vrai, si elle te parle comme une enfant à qui on apprend la vie, c'est peut-être parce que tu en as besoin.
Vint enfin la suite tant attendue. Si Aelle voulait partir, cela réglait ton problème de savoir qui de vous deux mettrait un terme à la conversation qui maintenant n'avait plus vraiment de sens. L'entendre te demander si elle pouvait partir rima avec un mélange de satisfaction et d'étonnement chez toi. Amusée par la question qui lui sembla absurde de son interlocutrice, tu répondis d'une voix basse ponctuée d'un léger sourire amusé sur le coin de tes lèvres :
- Comme si au fond de toi tu te souciais vraiment des questions que je me pose. Si on ne prend pas la peine d'y répondre, je ne prendrais pas la peine de les poser.
Ce n'était là qu'une partie de la réponse, même si en pensant à l'avenir, tu te dis rapidement que ce n'était pas une sorcière de ton niveau pourtant élevé pour son âge qui allait retenir une jeune fille de quinze ou seize ans si elle voulait partir. *Alors 'est comme ça qu'elle fonctionne ? les seules questions qu'elle pose sont rhétoriques ?*. Tu conclus finalement que de tout ce qui pouvait arriver, l'autre ne resterait pas, et qu'elle aussi devait le savoir. Alors, pourquoi demander l'autorisation ? Etait-ce sa façon à elle de faire preuve d'un peu d'humour sarcastique ? Pourtant, elle n'avait pas l'air de trouver ses paroles particulièrement agréables à devoir prononcer. Elle ne comptait tout de même pas ... *attendre ?*. Elle voulut en avoir le coeur net même si cela ne faisait presque aucun doute :
- Tu peux partir. De toute manière, si je te demandais de rester, le ferais-tu ?
Tu reculas de quelques pas e signe d'annonciateur d'un départ imminent, laissas ta tête glisser sur le côté et tes yeux dériver sur le sol entre les rainures des pierres. Tu pensas alors pendant un laps de temps à la façon dont tu réagirais si Aelle répondait par l'affirmatif. Tu n'en avais pas la moindre idée.
Mes excuses pour ce léger retard... J'ai bien l'impression qu'une fin se profile... En fonction de la réaction de ta Protégée, il se peut que nous arrivions à une fin. Merci beaucoup ! Voilà qui va faire cogiter un bon moment ma Gamine... Tes Mots sont toujours aussi beaux, merci de m'avoir offert ces quelques Pas en ta compagnie.
Occasion immanquable
Je me demande ce qui motive cette fille, au fond. Qu’est-ce qui lui a donné la force de venir me parler, de m’approcher alors qu’elle est si petite et que je suis si grande ? Où a-t-elle trouvé ce courage ? Qu’est-ce qui la motive réellement ? En savoir davantage sur mes compagnons ? Non, ça ne peut pas être que cela. Zikomo et Nyakane sont seulement deux Messagers des rêves, qu’est-ce que ça peut lui faire à cette fille qu’une inconnue se trimbale avec un Mngwi qui ressemble à un renard et un drôle d’esprit en forme d’oiseau ? Je n’arrive pas à la comprendre, je n’arrive pas saisir ce qui lui donne la force de continuer à se tenir devant moi malgré l’humiliation qu’elle est en train de subir. Qu’est-ce qui est plus fort que le ridicule ? Je n’en ai pas la moindre idée. Après tout, cela ne m’intéresse pas tant que ça de savoir ce qu’il se passe dans la tête de cette fille. Cette Autre est comme tous les Autres. Elle pose des questions idiotes et sans intérêt, elle ne s’intéresse pas aux choses qui sont réellement intéressantes et elle est terriblement, terriblement banale. C’est ennuyant les personnes comme ça, les gens sans consistance qui ressemblent à tous les autres. J’ai une pensée pour Elowen qui, elle, au moins ne ressemble à personne. Elle est tellement différente des autres, elle est tellement unique, tellement elle. C’est pour cela, certainement, que lorsque je pense à elle mon esprit se teinte d’une couleur unique que je ne prête à personne d’autre.
Les paroles de la petite Gryffondor me font un drôle d’effet : je souris, je penche la tête sur le côté et j’expulse même un petit rire un peu surpris. C’est qu’elle m’étonne, cette gamine, à ne pas comprendre des choses aussi simples que le sarcasme.
« Tu as tout compris, je me fiche de tes questions tout simplement parce que tu sais pas les poser. C’était du sarcasme, rétorqué-je sur un ton moqueur. Je dois aussi t’expliquer ce qu’est le sarcasme, c’est ça ? »
Les mains dans les poches, le menton dressé, je la regarde de tellement haut que j’en ai le vertige. Ce que je ressens actuellement est assez étrange, assez perturbant. Je me sens tellement mieux qu’elle, tellement plus grande, tellement plus intelligente, débrouillarde, futée. Et pourtant, j’ai conscience que ce que je ressens n’est pas acceptable, que ce n’est pas une chose que l’on ressent quand on est une fille gentille, qui vient d’une famille toute gentille, une famille qui fait attention à ce que peuvent bien ressentir les autres. Sauf que moi, je ne suis pas une fille gentille et que j’en ai sincèrement rien à faire de cette gamine. Elle m’intéresse si peu, finalement, que je pourrais la planter là et l’oublier sans que cela ne me fasse quoi que ce soit — la culpabilité qui accompagnerait le geste serait facile à oublier, elle aussi. À vrai dire, je crois que si elle était à ma place et que j’étais à la sienne (chose inconcevable, évidemment), je me sentirais tellement frustrée et tellement mal que j’en exploserais littéralement. J’ai un peu l’impression de ressentir ce genre de choses parfois, face à Loewy. Quand elle se dresse de toute sa hauteur, avec ses traits froids comme la glace, et qu’elle plante son regard sur moi en me disant quelque chose comme : « Mais bien sûr, que tu es en colère, tu as seize ans !». Je me demande si cette petite première année se sent comme je me sens parfois devant la femme. Complètement démunie et impuissante, étouffée par l’injustice, par cette impression que la femme se pense mieux que moi et que je n’arriverai jamais à lui prouver que je suis aussi bien mieux qu’elle, voire mieux.
Un petit soupir s’échappe d’entre mes lèvres, je fronce les sourcils en revenant à l’instant présent.
« Non, je ne resterais si tu me le demandais. » Je hausse les épaules. « J’ai aucun intérêt à faire ça, tu m’intéresses pas. »
Ce qui est très vrai.
Elle ne m’intéresse pas.
Elle m’ennuie, même.
Certes mais une petite voix dans ma tête me dit que ce ne doit pas être agréable de se voir recevoir ces mots. Bah ! après tout, c’est elle qui les reçoit, pas moi, alors cela n’est pas très important, n’est-ce pas ?
Cette fois-ci, je me détourne sans un mot, réellement agacée. Par mon propre comportement ou par celui de la fille ? aucune idée. Je ne compte pas lui laisser une nouvelle occasion de me poser une question idiote alors je reprends mon chemin sans aucune transition, sans lui jeter un regard, sans lui dire au revoir. J’ai peur, un peu, qu’elle me coure après ou qu’elle me lance une dernière parole. Ce serait à ses risques et périls, après tout — et une preuve de plus qu’elle est vraiment idiote et qu’elle ne comprend rien à ce que je lui dis. *Fais-le*, chuchote une voix dans ma tête. Montre-moi que tu es vraiment idiote, que tu ne comprends rien, court-moi après, pose moi des questions, insiste, comme ça ma colère aura de quoi être légitime et je pourrais m’énerver contre toi sans culpabiliser.
Si Scary ne dit rien à Aelle, cette dernière partira et notre Danse prendra effectivement fin ! À toi devoir en fonction de ta Protégée. Quoi qu'il arrive, j'ai été ravie aussi d'écrire avec toi, même si encore une fois ça me fait prendre conscience qu'Aelle n'est vraiment pas une personne agréable. La liste de ses défauts augmente peu à peu, c'est effrayant.
Les paroles de la petite Gryffondor me font un drôle d’effet : je souris, je penche la tête sur le côté et j’expulse même un petit rire un peu surpris. C’est qu’elle m’étonne, cette gamine, à ne pas comprendre des choses aussi simples que le sarcasme.
« Tu as tout compris, je me fiche de tes questions tout simplement parce que tu sais pas les poser. C’était du sarcasme, rétorqué-je sur un ton moqueur. Je dois aussi t’expliquer ce qu’est le sarcasme, c’est ça ? »
Les mains dans les poches, le menton dressé, je la regarde de tellement haut que j’en ai le vertige. Ce que je ressens actuellement est assez étrange, assez perturbant. Je me sens tellement mieux qu’elle, tellement plus grande, tellement plus intelligente, débrouillarde, futée. Et pourtant, j’ai conscience que ce que je ressens n’est pas acceptable, que ce n’est pas une chose que l’on ressent quand on est une fille gentille, qui vient d’une famille toute gentille, une famille qui fait attention à ce que peuvent bien ressentir les autres. Sauf que moi, je ne suis pas une fille gentille et que j’en ai sincèrement rien à faire de cette gamine. Elle m’intéresse si peu, finalement, que je pourrais la planter là et l’oublier sans que cela ne me fasse quoi que ce soit — la culpabilité qui accompagnerait le geste serait facile à oublier, elle aussi. À vrai dire, je crois que si elle était à ma place et que j’étais à la sienne (chose inconcevable, évidemment), je me sentirais tellement frustrée et tellement mal que j’en exploserais littéralement. J’ai un peu l’impression de ressentir ce genre de choses parfois, face à Loewy. Quand elle se dresse de toute sa hauteur, avec ses traits froids comme la glace, et qu’elle plante son regard sur moi en me disant quelque chose comme : « Mais bien sûr, que tu es en colère, tu as seize ans !». Je me demande si cette petite première année se sent comme je me sens parfois devant la femme. Complètement démunie et impuissante, étouffée par l’injustice, par cette impression que la femme se pense mieux que moi et que je n’arriverai jamais à lui prouver que je suis aussi bien mieux qu’elle, voire mieux.
Un petit soupir s’échappe d’entre mes lèvres, je fronce les sourcils en revenant à l’instant présent.
« Non, je ne resterais si tu me le demandais. » Je hausse les épaules. « J’ai aucun intérêt à faire ça, tu m’intéresses pas. »
Ce qui est très vrai.
Elle ne m’intéresse pas.
Elle m’ennuie, même.
Certes mais une petite voix dans ma tête me dit que ce ne doit pas être agréable de se voir recevoir ces mots. Bah ! après tout, c’est elle qui les reçoit, pas moi, alors cela n’est pas très important, n’est-ce pas ?
Cette fois-ci, je me détourne sans un mot, réellement agacée. Par mon propre comportement ou par celui de la fille ? aucune idée. Je ne compte pas lui laisser une nouvelle occasion de me poser une question idiote alors je reprends mon chemin sans aucune transition, sans lui jeter un regard, sans lui dire au revoir. J’ai peur, un peu, qu’elle me coure après ou qu’elle me lance une dernière parole. Ce serait à ses risques et périls, après tout — et une preuve de plus qu’elle est vraiment idiote et qu’elle ne comprend rien à ce que je lui dis. *Fais-le*, chuchote une voix dans ma tête. Montre-moi que tu es vraiment idiote, que tu ne comprends rien, court-moi après, pose moi des questions, insiste, comme ça ma colère aura de quoi être légitime et je pourrais m’énerver contre toi sans culpabiliser.
Si Scary ne dit rien à Aelle, cette dernière partira et notre Danse prendra effectivement fin ! À toi devoir en fonction de ta Protégée. Quoi qu'il arrive, j'ai été ravie aussi d'écrire avec toi, même si encore une fois ça me fait prendre conscience qu'Aelle n'est vraiment pas une personne agréable. La liste de ses défauts augmente peu à peu, c'est effrayant.
Occasion immanquable
Bien sûr, il fallait toujours que la Grande en rajoute une couche, elle ne pouvait pas juste se taire et soupirer comme n'importe quelle autre personne l'aurait fait. Mais non, cela semble si évident à présent. La Poufsouffle se balade avec des créatures interdites, la Poufsouffle se permet de te lancer ses paroles violentes, la Poufssoufle se prend pour la reine du monde, ce n'est pas n'importe quelle autre personne. Sinon, elle t'aurait répondu calmement que ce sujet était personnel *ah bon ?*, sinon, elle aurait embrayé sur la pluie et le beau temps. Tu vois fillette, les gens aussi narcissiques que celle-là pensent que tout les Autres son stupides. Oh oui, tu le vois bien cela. Pas la peine d'être narcissique pour le penser, parce que, dans un sens, les Autres ne sont ils pas réellement stupides ?*Si. Mais pas moi*.
Voilà que toi aussi tu t'élevais au dessus des Autres. Tu essayas de te dire que tu n'étais pas comme elle, que tu savais reconnaître les gens dotés d'une intelligence notable, et que toi, tu n'aurais pas balancé ces mots sans avoir connu un peu mieux ton interlocuteur. Bien sûr, tu n'allais pas te dire que tu étais ce que tu détestes ; tu es bien incapable de te remettre en question à ce point. Les gens fermés d'esprit t'agacent, certes, mais ce n'est pas de l'agacement qui t'habitais lorsque tu en venais à penser à elle. Bien sûr, tu n'appréciais pas ses manières, sa façon de parler, et pourtant, tu étais encore là à la regarder s'éloigner sans partir à ton tour. La vérité, c'est que si tu avais voulu bougé, tu n'aurais probablement pas réussi. Immobile, tu regardas son corps disparaître de ta vision sans avoir la détermination pour la retenir, avant de quitter la scène de vos houleuses discussions et de rejoindre ta salle commune.
A présent, restent comme toujours les questions qui resteront tant qu'il n'y aura pas de réponse. Qui est-elle, et qui sont ses mystérieux compagnons, les certains Zikomo et Nyakane. Ce n'est pas avec cela que tu vas faire grand chose, ou du moins, c'est ce que tu penses. Tu gardes cette mauvaise impression de travail inachevé, et lâche un soupir. Tu voulais te prouver que tu étais capable de finir ce que tu avais commencé ; on dirait que cela reste à faire. Tu voulais lui prouver que tu n'étais pas une simple Autre, et alors qu'elle ne te connaissait pas, elle te prend maintenant pour tu ne sais pas trop quoi de pas très glorieux.
*Belle journée*.
Mais tout de même, te dis tu, c'est sa faute. C'est elle qui n'a pas su voir ce que je lui montrait. C'est elle qui se prend pour un être supérieur et qui traite les autres comme s'ils étaient stupides. *Elle va voir.*. Tu n'es pas une moins-que-rien. Tu n'es pas stupide, tu n'es pas dépendante, tu n'es pas narcissique comme elle. D'ordinaire, tu aurais préparé une bonne vengeance bien ficelée, mais la cinquième année n'est pas une personne que l'on souhaite se mettre à dos. Tu trouveras tes réponses toute seule comme elle te l'a si bien suggéré, et ensuite, elle rira moins de toi quand vous vous croiserez.
Oh, en plus, *j'me fous d'elle*. Après, tu comptes bien la faire sortir de ta vie.
Voilà que toi aussi tu t'élevais au dessus des Autres. Tu essayas de te dire que tu n'étais pas comme elle, que tu savais reconnaître les gens dotés d'une intelligence notable, et que toi, tu n'aurais pas balancé ces mots sans avoir connu un peu mieux ton interlocuteur. Bien sûr, tu n'allais pas te dire que tu étais ce que tu détestes ; tu es bien incapable de te remettre en question à ce point. Les gens fermés d'esprit t'agacent, certes, mais ce n'est pas de l'agacement qui t'habitais lorsque tu en venais à penser à elle. Bien sûr, tu n'appréciais pas ses manières, sa façon de parler, et pourtant, tu étais encore là à la regarder s'éloigner sans partir à ton tour. La vérité, c'est que si tu avais voulu bougé, tu n'aurais probablement pas réussi. Immobile, tu regardas son corps disparaître de ta vision sans avoir la détermination pour la retenir, avant de quitter la scène de vos houleuses discussions et de rejoindre ta salle commune.
Tard dans la nuit ~ sur un canapé
A présent, restent comme toujours les questions qui resteront tant qu'il n'y aura pas de réponse. Qui est-elle, et qui sont ses mystérieux compagnons, les certains Zikomo et Nyakane. Ce n'est pas avec cela que tu vas faire grand chose, ou du moins, c'est ce que tu penses. Tu gardes cette mauvaise impression de travail inachevé, et lâche un soupir. Tu voulais te prouver que tu étais capable de finir ce que tu avais commencé ; on dirait que cela reste à faire. Tu voulais lui prouver que tu n'étais pas une simple Autre, et alors qu'elle ne te connaissait pas, elle te prend maintenant pour tu ne sais pas trop quoi de pas très glorieux.
*Belle journée*.
Mais tout de même, te dis tu, c'est sa faute. C'est elle qui n'a pas su voir ce que je lui montrait. C'est elle qui se prend pour un être supérieur et qui traite les autres comme s'ils étaient stupides. *Elle va voir.*. Tu n'es pas une moins-que-rien. Tu n'es pas stupide, tu n'es pas dépendante, tu n'es pas narcissique comme elle. D'ordinaire, tu aurais préparé une bonne vengeance bien ficelée, mais la cinquième année n'est pas une personne que l'on souhaite se mettre à dos. Tu trouveras tes réponses toute seule comme elle te l'a si bien suggéré, et ensuite, elle rira moins de toi quand vous vous croiserez.
Oh, en plus, *j'me fous d'elle*. Après, tu comptes bien la faire sortir de ta vie.
C'est donc effectivement la fin pour moi ! Libre à toi de conclure si tu le souhaite ! Espérons qu'il y ait quelques qualités bien cachées sous ses défauts ...