Les K. Jones en mission ''Polynectar''! PV: Katherine J.

La grosse tête couverte d'une croute d'un vert immonde retomba sur son bras droit. ''Aucune Responsabilité!'' Voilà les mots qui emplissaient la cervelle dépitée de Katy Jones et se sentit immergée par l'angoisse ténébreuse avant de s'y noyer. Les deux K. Jones avaient organisé leur plan, leur potion ensemble. Mais à présent, Katy qui était la plus âgée des deux avait fini par entraîner Katherine avec elle dans les ennuis jusqu'au cou et de sombrer... Ensemble. Son cœur se serra et la Préfète dû à grands regrets se retenir de s'excuser à plates coutures et de finir par accepter à elle seule toutes les conséquences désastreuses de leurs actes pour le moins risqués. La Serdaigle releva très lentement les yeux sur les murs gris, si ternes et moroses, presque morts alors qu'il y avait quelques heures Jones considérait cet endroit comme un lieu excitant où tant de bons souvenirs s'y étaient entassés. A présent, ces toilettes feraient parti de ces pièces où la jeune bleue et bronze préfèrera ne plus y fourrer son nez.

Katherine se releva alors, toujours aussi docile, mais Katy tourna les yeux, pensant amèrement au fait qu'elle allait encore lui demander d'exécuter une tâche pas forcément plaisante. La préfète reporta son attention sur la Première Année. Il y avait une chose qu’elle était bien capable de faire. Une petite action afin de l'aider dans sa petite escapade dans les couloirs vides alors qu'elle était pliée à un inconvénient que le résultat de sa transformation ajoutait. Ses pieds palmés. Géants qui mesuraient dans les environs d'un mètre. La Troisième Année sortit sa baguette et lança un sortilège de désillusion d'une voix rauque sur la jeune brune. Ce sort, elle l'avait appris en Métamorphose, donc elle le maitrisait plutôt bien. Souhaitant devenir Animagus, ses capacités en Métamorphose se devaient d'être parfaites afin d'atteindre son but tant désiré. Katherine disparut alors, sa silhouette s'étant confondue avec la couleur fade des murs en pierres glacés.

Lorsque les échos des bruits de pas sonores de sa camarade finirent par se taire dans les environs silencieux, Katy lâcha un très profond soupir. Elle avait l'impression qu'il n'y avait vraiment personne à Poudlard et que le château était vide. Pourtant celle-ci se doutait bien que les salles communes grouillaient de vie, de joie et y faisait bon y vivre en ce nouvel an inoubliable. Enfin ce n'était malheureusement pas du même aspect comme Jones aurait tant aimé qu'il se retrouve. Être transformée en garçon et passer un super nouvel an avec Calie, voilà comment elle s'était imaginée sa soirée. Malheureusement, c'était vraiment loin d'être le cas! Quel enfer. Quelle poisseuse poisse.

Katy eut l'impression que plusieurs heures s'étaient écoulés entre le moment où elle se retrouva seule à broyer du noir et lorsque Katherine revint les joues rosies à forces d'avoir couru à travers tout le château en subissant le poids de ses pieds.


"- Pouah, quand même, c'que c'est moche, un Troll ! Et c'que ça pue !"


Katy laissa échapper un rire horriblement transformé par sa nouvelle apparence de Troll. C'est vrai qu'une créature plus hideuse n'existait pas et surtout encore plus idiote. Et si la créature aurait été un détraqueur? La situation se serait avérée encore pire. Tout le monde aurait senti l'air glacial qui aurait commencé à emplir les lieux et auraient tous accouru jusqu'à l'origine de la source qui pouvait créer tant de mal.

''- Ouais, c'clair que c'carrément le top du top. Mais t'pas mal non plus avec t'pieds d'un mètre d'long!''


La Serdaigle laissa échapper une grimace. Décidément même la voix des Troll était vraiment laide! Tout chez le Troll était laid. Mais là le temps qui passait commençait à devenir atroce également. Le temps que Katherine revienne après avoir envoyé le hibou, ça avait dû lui prendre dans les environs des vingt-cinq minutes pour revenir en se dandinant. Plus d'une demi-heure à tout casser venait de défiler si lentement. A croire que la soirée ne se terminera jamais.


''-C'est étrange que t'chouette prenne tant d'temps...Elle allait bien quand t'l'as envoyé? Il y avait pas d'risques qu'elle s'évanouisse ou quoique ce soit?''

Katy soupira à nouveau laissant échapper une horrible haleine de chou périmé. Dégoutée, la Troisième Année referma aussitôt la bouche, plaçant une main charnue devant ses lèvres. Il ne manquait plus que la professeure de Potions. Son ventre se serra en pensant qu'il y avait des chances que Miss Grayce ne connaisse pas la solution. Pas de super soirée. Pas de bal. Pas de rigolades. Katy eut alors la soudaine envie de balancer son bras en avant et il suffisait d'un effleurement pour mettre la pièce sens dessus – dessous jusqu'à ce que la pièce soit au final méconnaissable et en ruines. En charpie. En poussière. Mais la Serdaigle se ravisa, la Professeure allait rappliquer d'un moment à l'autre du moins elle l'espérait.

Et Plop comme par magie. Plop. Tel un claquement de doigt, un-peu-en-retard, Miss Grayce apparut dans la pièce amenant un courant d'air frais provenant du couloir. Brr. Katy remarqua sans aucune difficulté que la Directrice des Gryffondor avait crispé ses joues pour s'empêcher de s'écrouler de rire. La Préfète cligna des paupières, toujours aussi indifférente. Miss Grayce pouvait bien rigoler comme bon lui semblait, cela n'aurait pas touché la Serdaigle. Tout ce que celle-ci souhaitait c'était rentrer dans la salle commune, retrouver Calie en mode beau gosse et s'éclater. Miss Grayce retrouva son masque de pierre insensible, une face à vous donner envie de prendre vos jambes à votre cou. Mais Katy posa tout simplement les yeux sur sa main et s'entreprit de gratter une petite croute sur sa peau terne avant de les relever ses yeux lorsque la Professeure prit la parole :


"-Et bien et bien, qu'avons-nous là ? Un troll et une moitié de perroquet, pris la main dans le sac à voler dans ma réserve."


Pardooon? Katy tira en ce moment même une tête épique. A croire que ses yeux globuleux allaient sortir de leurs orbites. Sa chère Professeure de Potions les traitait de … Voleuses? Jones baissa les yeux, profondément déçue. C'est donc ainsi qu'elle les considérait? Des voleuses. Des indignes. Des moins que rien réduit à voler? Les mots qui suivirent étaient cependant bien pires.

"-J'attends vos explications ! Et soyez convaincantes si vous ne voulez pas rentrées chez vous dès les premières lueurs de la matinée. Il va sans dire, bien sûr, que cela fera cinquante points de moins pour votre maison. Cinquante points, chacune !"


CENT POINTS?! Katy émit un petit gémissement et dû se rattraper contre le robinet pour ne pas s'affaler en mode gros tas par terre.

Crash! Mais celle-ci oublia momentanément la taille et donc le poids que le robinet devait supporter, qui finit finalement par céder et s'écraser sur les dalles glacées. Cent points. Quelle horrible horreur. A un tel point que ça vous donnait envie de vous suicider là. Oui. Sur le champ. Sauter par la fenêtre par exemple. Seulement, deux jeunes filles n'attendaient plus qu'elles. Patiemment, elle l'espérait. Katy fit une petite grimace face aux débris du lavabo qui gisait au sol et releva un regard désolé face au Professeure avant d'adopter une mine sérieuse. Plus rien ne transparaissait sur le visage de la Troisième Année.

Je jure de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité, rien que la vérité. C'était ce qui allait se produire. Pourquoi mentir? Ce n'était pas comme si elles voulaient utiliser leur potion pour de mauvaises fins puisque c'était tout le contraire.


''-Miss Grayce. Merci d'être venue. Nous n'avions pas réalisé le Polynectar pour atteindre de mauvais objectifs comme vous pouvez peut-être le penser au premier abord. Nous pensions utiliser la potion pour pouvoir accompagner deux jeunes filles de Serdaigle au bal que nous organisons dans notre Salle Commune. Les garçons sont peut-être timides... il en est que beaucoup de filles de notre maison se sont retrouvées seules. Moi et Katherine avions juste pensé à leur faire plaisir et venir en garçon pour accompagner deux Serdaigle. Enfin c'était notre objectif du moins.''

Clair, concis et pas trop long... ni trop court. Katy plissa les paupières, elle avait parlé d'une voix convaincante. Ni trop rapidement et sans tremblements apparents dans sa voix rauque. Envie de convaincre accentué par une mine concentrée. Aucune grimace. Cependant, Jones ne comprenait toujours pas en quoi Miss Grayce voulait parler dans le sens de … Voler. Ses ingrédients rares lui venaient du Grand Père de Gemma habitant au Japon, soit disant en conséquence du Grand Père de Katy également. S'était-il trompé d'ingrédients? D'où le fait de leur potion ratée?

Merde.

Katy se retourna très lentement en direction de sa camarade, le visage blême avant de répliquer d'une voix tremblotante. Contraste parfait avec l'assurance qu'elle arborait précédemment.

''-Katherine... Je crois que Pépé s'est trompé dans la peau de serpent du Cap. Il ne parle que Japonais, il a peut être mal compris.''

La Serdaigle afficha une grimace devant Katherine qui semblait devenir rouge comme une tomate à mesure que les secondes passaient. Crotte. Elle était morte avant l'heure-là.

''-Je suis désolée Katherine. Je suis vraiment nulle! ''


On aurait dit que la première année allait exploser d'un moment à l'autre. Ce n’était pas bon ...du tout! La mâchoire de la bleue et bronze se crispa et dû se retenir de ne pas s'enfuir en courant devant le visage dur de la brune.
Les K. Jones en mission ''Polynectar''! PV: Katherine J.
Longue attente. Longue longue attente. Cette foutue et longue attente qui vous pousse à vouloir vous mordre les doigts pour vous occuper. Sauf qu'avec un bec, il est difficile de se mordre les doigts. Donc, il est difficile de s'occuper. Surtout avec des pieds de deux mètres de longs. Surtout avec sur la conscience un tas de paroles pas très sympathiques à balancer. Surtout avec une mauvaise humeur grandissante. Surtout le 31 décembre au soir. Surtout le soir du bal où elle avait la ferme intention de s'amuser. Surtout... Surtout. Il n'y avait pas grand chose de plus à ajouter à la liste désespérante prouvant à quel point Katherine se tournait les pouces sans but dans la vie. C'terrible, cet ennui incontrôlable, qui vous rend totalement imperméable à toute sensation. M'enfin, faut pas grand chose pour les relancer, les émotions, hein, vous faites pas trop de mouron de ce côté là. C'était une partie pour laquelle la bleue gérait. Enfin non, elle le gérait pas, justement, ce qui donnait des trucs plutôt pas mal. Bien sûr, tout dépend le point de vue avec laquelle on décide d'observer les choses, of course, comme disent les british.

Bref Kate était lasse d'attendre que Miss Grayce vienne. Je suis pas sûre que ça vous étonne grandement que je vous dise qu'elle était plutôt du genre à pas être patiente du tout. Et puis, même si ça vous étonne, en fait, ça y changera rien. Katherine Jones était pas patiente. Pas un chouillat de son corps l'était. Découlait de ça une sensibilité très rapide à l'ennui. L'ennui est le pire des ennemis. Il faut savoir s'ennuyer, je dis pas. Et puis c'est dur, de s'ennuyer, des fois, mais il le faut, pour reposer la tête. M'enfin, c'est que des théories, tout ça. Et ça ne nous intéresse pas forcément pour la suite des évènements, ce qui rend donc les trois dernières phrases à peu près aussi utiles et palpitantes que si je vous y racontais la vie d'un phasme bleu d'Italie.

Pif paf pouf. On y était. Le petit craquement magique, qui fait penser à quand vous balancez un coup dans le Cognard, en moins koul, bien sûr, mais tout de même, reconnaissez que ça reste top. Donc Katherine accueillit plutôt bien le craquement. Même si elle avait envie de mettre sa montre au bout de son bec pour venir l'agiter sous le nez de la professeure... au regard moqueur. Enfin, c'était moqueur pas dans le sens où elle souriait, mais dans le sens où elle devait pleinement savourer ce qui était en train de leur arriver à elles, deux pauvres innocentes et chastes jeunes filles à l'âme tellement blanche que même le nouvel Omo aurait pas pu concurrencer. C'était tout concentré dans ses yeux. Tout au fond du fond, ça se sentait qu'elle se foutait bien d'elles deux et de la position délicate dans laquelle elles se trouvaient. C'est pourtant deux orbites où toute la Sibérie avait dû être concentrée, avec un petit bout de l'Arctique, aussi, peut-être qui les fixèrent avec sévérité.


"- Et bien et bien, qu'avons-nous là ? Un troll et une moitié de perroquet, pris la main dans le sac à voler dans ma réserve."

Hinhinhinhin. Si ça avait pas été une prof, sûrement que Katherine se serait pas laissée ridiculiser comme ça. N'empêche qu'elle devenait verte. Si son homonyme avait volé dans la réserve, ça allait lui retomber dessus, elle, la petite et angélique Kate. Non mais quand même. Voilà qui aurait été trop fort. On peut rigoler un instant, mais à un moment, faut pas déconner, non plus. Or, si la Préfète avait volé, ce qui ne lui ressemblait guère, ça aurait fait d'elle, en plus d'une chapardeuse, une menteuse et puis une fille totalement indigne de son rôle. Bizarrement, ça collait vraiment pas avec ce qu'elle était. Ou qu'elle semblait être, s'il s'avérait qu'elle avait bel et bien commis l'impardonnable. Enfin, le presque impardonnable, quoi. On allait pas non plus lui creuser un trou dans le crâne pour lui boire le cerveau pour si peu. Quoique, un cerveau de Jones, ça devait avoir pas mal de saveur. C'est tout ce à quoi pu penser la Première Année, se frottant pensivement le menton, avant que Mlle Grayce ne reprenne de plus belle :

"- J'attends vos explications ! Et soyez convaincantes si vous ne voulez pas rentrées chez vous dès les premières lueurs de la matinée. Il va sans dire, bien sûr, que cela fera cinquante points de moins pour votre maison. Cinquante points, chacune !"

Kate, dans un élan d'enfantillage presque justifié exécuta sans s'en rendre compte le réflexe de la gamine qui en a dans le crâne qui veut se faire passer pour une simple d'esprit. Elle venait de faire perdre cent points à sa maison. Et ça faisait un peu mal à l'ego. Son but, maintenant, c'était de jouer du chacun pour soi. Ses yeux ne lui piquaient pas. Elle n'était pas en colère, parce que la grande, c'était Katy. Or, Katy porterait de ce fait le chapeau, dans presque tous les cas. Surtout si elle avait volé. Surtout si Mlle Grayce avait jamais entendu parler de Kate. Sinon, ça compliquait les choses. Quoique, avec tous ces "surtout", je pense que les choses étaient pas simples, de toute manière. C'est alors que l'autre Jones ouvrit la bouche :

''- Miss Grayce. Merci d'être venue. Nous n'avions pas réalisé le Polynectar pour atteindre de mauvais objectifs comme vous pouvez peut-être le penser au premier abord. Nous pensions utiliser la potion pour pouvoir accompagner deux jeunes filles de Serdaigle au bal que nous organisons dans notre Salle Commune. Les garçons sont peut-être timides... il en est que beaucoup de filles de notre maison se sont retrouvées seules. Moi et Katherine avions juste pensé à leur faire plaisir et venir en garçon pour accompagner deux Serdaigle. Enfin c'était notre objectif du moins.''

Pas mal. Si c'était un peu long, ça avait le mérite d'exposer les faits sans trop parler de ce que Katherine avait réellement derrière la tête. Et puis, de toute manière, elle voulait, comme tout le monde, s'amuser un peu. A sa manière, c'était tout. Tout à coup, alors que Katy semblait un peu mal, la Première Année se tapa le front du plat de la main. Et dire qu'elle voulait aspirer la cervelle de la Préfète à l'aide d'une paille. Quelle idiote elle faisait. En fait, la chose était simple. Et puis Katy lui en avait parlé, avant qu'elles passent à l'acte. Sauf que Kate, elle oubliait ces choses-là, les trois quarts du temps. Alors fallait pas trop lui en tenir rigueur. Elle avait du pas écouter la troisième année, pendant toute la partie où elle expliquait comment son grand père venu d'un pays où les bonshommes sont jaunes et ont les yeux bridés était un fifou des potions et avait pleins d'ingrédients chez lui. Comment elle avait pu faire l'impasse sur un truc pareil ? Peut-être parce qu'elle avait senti qu'un détail allait pêcher, et elle avait sûrement enfermé ce détail dans un tiroir mental pour éviter d'exploser. Sauf que le dit détail prenait en grosseur, et venait de faire péter la serrure. Et l'implosion que ça suscitait allumait dans le regard de Kate une lueur démente pas forcément cordiale. Katy, qui avait entre-temps changé radicalement de comportement, troquant son assurance habituelle contre une certaine hésitation qui lui allait pas très bien. Elle déclara, peu sûre d'elle, probablement aussi parce qu'en plus de la pression imposée par Miss Grayce, elle voyait en face d'elle la bombe Katherine dont le retardement arrivait tout doucement à sa fin.

''- Katherine... Je crois que Pépé s'est trompé dans la peau de serpent du Cap. Il ne parle que Japonais, il a peut être mal compris.''

Raclement de gorge de la Première année. Pendant ce temps, un spasme, ou autre, en tout cas un truc, agita le visage de sa partenaire en une morphologie étrange et inattendue. L'air était-il chargé d'électricité, où était-ce simplement la respiration saccadée de Jones qui donnait cette impression. La colère lui brouillait presque la vue. Elle allait réellement tuer quelqu'un si elle faisait pas vite un truc.Katy continua, l'air un peu carrément au bord de l'explosion aussi, mais paraissant plutôt pluie qu'orage.

''- Je suis désolée Katherine. Je suis vraiment nulle !''

Plates excuses. Inspiration. Expiration. Regard posé sur Katy. Regard fixé sur Katy. Travelling sur toute la pièce. Arrivée lente sur Mlle Grayce. Plan Américain sur Mlle Grayce. Mlle Grayce, qui face à cet échange était plantée là comme un pot de fleur sur le bord de l'autoroute. Curieusement, Katherine choisit ce chemin-là pour laisser s'échapper la haine dont elle venait de se gorger. Il fallait bien qu'elle évacue, d'une façon ou d'une autre. Et si c'était celle qui lui rappelait le plus des trucs qu'elle voulait éviter de se rappeler, elle pouvait pas se résigner à penser qu'elle avait pas d'autre façon de pas lobotomiser son homonyme.

Elle éclata de rire. Simplement. Enfin non, c'était un peu plus compliqué que ça. C'était plus un râle qu'un rire. Les yeux grand ouverts, elle forçait son corps à renvoyer toute la haine à laquelle elle était en proie par le biais d'agitation de son ventre, de son corps et puis de son esprit aussi. Elle continuait de se répéter en boucle que Mlle Grayce était un pot de fleur planté sur le bord de l'autoroute, et son rire de dément continuait. D'ailleurs, elle mit bien deux minutes à reprendre son calme. Elle ne savait pas si les autres avaient partagé son hilarité, mes les choses redevenaient soudain sérieuses. Il fallait la jouer fine. Le calme avant la tempête, vous connaissez ? Si Kate s'était calmée en apparence, son combat interne contre une explosion incontrôlable la rendait presque malade. Fallait pas qu'elle regarde Katy, fallait pas qu'elle regarde Katy. Elle tourna un oeil. La Préfète, enfin, le troll, croisa son regard. Trop tard. Elle se mit à ne plus rire du tout. Son sourire, probablement le seul qu'elle avait eu depuis le début, se déforma en un rictus curieux. Elle lâcha, les yeux brillants de haine :


"- T'es trop naze. Franchement, t'es trop naze ! Sérieux, mais qui m'a collé quelqu'un d'pareil ?"

Puis, jetant un regard suppliant vers Mlle Grayce, Katherine de rajouter, pleine de colère à l'égard de Katy, en ayant à peine conscience de la lame à double tranchant constituée par ses paroles, si jamais la professeur les interprétait mal. Le fait était que son énervement ne laissait pas place à une réflexion constructive :

"- Nan mais sérieux, vous croyez franchement que quelqu'un comme elle s'rait capable de voler dans vot' réserve ? L'aurait pas les boules de l'faire. Puis elle est Préfète. Bonjour l'truc qui entacherait sa réputation, moi j'vous l'dis. Le fait est que Mademoiselle était censée avoir tout préparé avec son Grand-Père spécialiste des mixtures là. Enfin, des potions, paraît. Apparemment, le dit Grand-Père ferait mieux d'arrêter d'exercer, vu ce que ça donne, ses conseils niveau ingrédients. Ceci dit, on s'est transformées, non ? Moi j'sais pas, mais j'trouve que, si ça a marché en partie, c'est qu'on a été plutôt..."

Katherine, qui se calmait petit à petit, troquant un peu sa haine contre de belles paroles, se passa la langue sur les lèvres, pour les humecter, et rendre la fin de sa phrase plus délectable et ironique.

"- ...Rigoureuses."

A cela s'ajouta un sourire Colgate que même la nana de la pub pour moldus elle peut pas faire mieux. Puis, Kate jeta un regard dédaigneux autour d'elle-même, avant d'ajouter pour Katy et Mlle Grayce :

"- Bon... Tout l'monde fait des erreurs. Nous on voulait juste pas finir toutes seules comme des débiles pour le bal, c'tout. C'pas comme si on avait voulu se faire passer pour quelqu'un d'autre à des fins plutôt pas catholiques. J'veux dire qu'on a bien payé, là, pour l'coup, à vouloir faire les malines. Y aurait-il moyen de retrouver notre forme normale, qu'on puisse aller profiter du bal en étant nous-mêmes, au moins, s'il vous plait ? Enfin... Si tant est qu'on soit acceptées en tant que filles..."

Parler était l'activité favorite de Katherine. Elle adorait ça. Y prenait un certain plaisir, parce que c'est tranquille, de parler. Ca coule tout seul, quand on sait à peu près où on va et le message qu'on veut faire passer. Et pour ça, fallait avouer qu'elle avait des talents de comédiennes indéniables, la jeune bleue, ne serait-ce que dans les inflexions de la voix ou encore les lueurs qu'on fait briller dans le fond du regard pour faire croire aux autres qu'elles y sont pour de vrai. Bref, elle espérait vraiment que Mlle Grayce allait comprendre qu'elles n'étaient ni des voleuses, ni des nanas déterminées à garder cette forme pour le restant de leurs jours.
Les K. Jones en mission ''Polynectar''! PV: Katherine J.
Inutile, en cet instant, à la sous directrice de faire appel à ses facultés de legilimens pour comprendre ce qui se passait dans la tête des deux Serdaigle. L'une, aînée et préfète, se culpabilisait tandis que l'autre enrageait. Pendant que Katy se creusait la cervelle pour expliquer au mieux le contexte de leur bêtise, Katherine luttait pour contenir son énervement - avec visiblement de plus en plus de mal. Et là où l'une faillit arranger la situation, l'autre échoua lamentablement. Quel beau binôme ! Même pas solidaires dans l'adversité, s'il y avait bien une chose qui pouvait rendre Erin encore plus implacable, c'était bien ça ! Peut-être que l'une avait, au départ, entrainé l'autre mais elles étaient deux fautives, inutile de chercher à se défiler ! La première année n'était pas sous imperium, ni même enchaînée au chaudron donc, rien ne l'obligeait à se tenir là si ce n'est sa volonté !

Enfin, peu importait ! Pour le moment, Erin préférait observer. Et ce qu'elle vit était riche d'informations. Katy semblait sincèrement blessée de l'accusation de vol. Peut-être était-elle honnête de ce point de vue là, auquel cas, la potion avait mal tourné pour des raisons inconnues. Pas de chance pour les apprenties potionnistes ! Humm, peut-être bien oui. Mais la situation n'en restait pas moins inchangée : faire du Polynectar en dehors des cours était non seulement interdit mais aussi très dangereux. Que serait-il advenu d'elles si, au lieu de se trouver transformée de la sorte, elles avaient ingéré un poison ? Auraient-elles eu le temps d'appeler à l'aide ? Les règles n'étaient pas faites pour les empêcher de tourner en rond mais bien pour leur sécurité ! Et celle de leurs camarades car une autre jeune fille aurait pu tomber sur la potion et qui sait ce qu'elle en aurait fait ? Les deux Serdaigle savaient parfaitement tout ça, preuve en était le choix des toilettes des filles. Plusieurs jours de mensonges alors qu'elles préparaient leur coup en douce. Et, de toute évidence, deux autres de leurs camarades devaient être au courant s'il fallait en croire l'excuse avancée. Eh bien, eh bien, voilà qui allait ravir Djuline.

Mais si le speech de la préfète bleue semblait alors légèrement - très légèrement - radouci les traits de la professeur de potions, c'était sans compter sur la première année. Etait-ce ses nerfs qui lâchaient ? Toujours est-il que son comportement était hautement irritant. L'impertinence de son ton, sa façon de faire comme si son professeur n'était pas là puis de prendre les choses à la légère… si elle avait été plus attentive à son entourage, elle aurait vu poindre l'orage qu'elle aggravait seconde après seconde. Et voilà maintenant qu'elle agissait comme si c'était une simple plaisanterie à laquelle il fallait juste mettre un terme. Eh bien soit, Erin allait s'y employer ! Mais certainement pas de la façon dont elle s'y attendait !

Son regard braqué sur Katherine, la voix encore plus glaciale, si c'était possible, Erin dit calmement :


"Cessez vos enfantillages ! Et puisque vous semblez prendre tout cela sur le ton de la plaisanterie, qu'à cela ne tienne. Vous allez retourner au bal, comme vous le souhaitez si ardemment, et j'espère que vous vous y amuserez car soyez-en sûres : je m'assurerais que vous y êtes allées et que vous êtes même restées jusqu'au bout… sans causer d'ennuis à personne !"

Si la jeune femme s'adressait exclusivement à la première année, il était clair que le message était destiné aux deux fillettes. Et sûrement avaient-elles noté que leur professeur n'avait nullement parlé de leur rendre leur forme initiale lorsqu'elle reprit :

"Demain soir, lorsque vous aurez profité de votre journée de vacances pour aller là où tous vos camarades seront, de sorte à ce que tous vous aient bien vu, vous viendrez me voir dans les cachots. Et seulement, à ce moment-là, je vous donnerai l'antidote. Et inutile d'essayer de feinter sinon, retour chez vous sans aucun espoir de finir votre scolarité."

La punition était dure, certes, mais bien qu'en apparence, elle était le calme personnifié, Erin bouillait intérieurement. Au moins lorsqu'elle s'était faite prendre, enfant, n'avait-elle jamais été irrespectueuse ou effrontée envers les adultes !

"Et maintenant, partez ! Et ne trainez pas en route !"

La jeune femme se tourna alors vers le chaudron, sortit une fiole et prit un échantillon de potion avant de faire disparaître tout le contenu de la préparation ratée. Bon eh bien, elle avait du boulot si elle voulait que l'antidote soit prêt pour le lendemain soir.

Reducio
FIN DU RP pour moi.


@Katy et Katherine : vous écopez donc d'une punition, à la fin de ce rp :P
Vous allez donc devoir poster, soit dans la grande salle, soit dans le parc, sous vos apparences actuelles, de sorte à ce que tous les élèves puissent venir vous voir s'ils le souhaitent. Uniquement à la fin de ce rp, vous pourrez considérer que je vous ai donné l'antidote et que vous avez retrouvé vos apparences normales. Bonne chance !

Décédée
Les K. Jones en mission ''Polynectar''! PV: Katherine J.
Cents points de perdus?!! Cents petites pierres bleues azur évaporées du sablier! Ça vaut vingt bonnes réponses à donner en cours pour cinq points donnés ! Ou réussir vingt contrôles pour avoir la note d'Optimal de cinq points. Déjà la Préfète se préparait mentalement et mettait en route des stratagèmes possibles pour regagner le nombre de points qui avaient quitté le sablier emblématique de sa maison, et ce, pour le plus vite possible. Déjà, la culpabilité envahissait le cœur de la Serdaigle à la même vitesse que le soleil prenait pour disparaître derrière les montagnes en un magnifique coucher de soleil. C'est à dire en seulement à peine quelques minutes. De plus quelle que soit leur situation ici présente, les deux jeunes Serdaigles ne pourraient pas s'en sortir. Katy en était bien consciente, même si c'était pour une bonne cause, la potion réalisée dans de telles circonstances restait illégale. Dit comme ça, j'aurais bien pu ajouter '' Bonjour la prison d'Azkaban!'', mais la jeune bleue le savait bien, elle ne posera pas les pieds là bas. Tout simplement, parce que sa place ne se trouvait pas avec des criminels ayant commis tous les péchés du monde. Jones écarquilla les paupières, surprise qu'elle puisse penser à cet endroit sinistre à un tel moment avant de se souvenir des mots que lui répétait souvent sa mère : « On apprend de ses erreurs Katy ». En ce moment précis, on distinguait bien facilement les grosses lèvres gercées de la créature hideuse en laquelle l'aiglonne s'était transformée. Alors que ce qui était impossible à distinguer était le coté droit de ses grosses lèvres légèrement relevé et qui formait un minuscule sourire. La Préfète assumait pleinement et était prête à endosser les pleines conséquences à elle seule s'il le fallait, contrairement à Katherine, vu les mots qui venait de sortir de son bec :

"- T'es trop naze. Franchement, t'es trop naze ! Sérieux, mais qui m'a collé quelqu'un d'pareil ?" 


Katy se tourna vers sa camarade de sa masse corporelle imposante et lui lança un regard ironique en ne prenant même pas la peine de répondre à cette question inutile, car il est évident que ses mots seraient : « Bah.. toi même bécasse! Et de deux, c'pas moi qui l'est, mais Pépé! ». Cependant la lueur visible dans ces yeux transparaissait bien sa pensée. Et pourtant Katy n'en dit rien également pour une deuxième raison, la bleue n'avait pas assez prêter d'attention. Celle ci aurait dû passer plus de temps pour expliquer dans les moindres détails quel était l'ingrédient qu'elle souhaitait.

"- Nan mais sérieux, vous croyez franchement que quelqu'un comme elle s'rait capable de voler dans vot' réserve ? L'aurait pas les boules de l'faire. Puis elle est Préfète. Bonjour l'truc qui entacherait sa réputation, moi j'vous l'dis. Le fait est que Mademoiselle était censée avoir tout préparé avec son Grand-Père spécialiste des mixtures là. Enfin, des potions, paraît. Apparemment, le dit Grand-Père ferait mieux d'arrêter d'exercer, vu ce que ça donne, ses conseils niveau ingrédients. Ceci dit, on s'est transformées, non ? Moi j'sais pas, mais j'trouve que, si ça a marché en partie, c'est qu'on a été plutôt...Rigoureuses." 

Katy fronça les sourcils et crispa les mâchoires face aux paroles de la bleue. Pour qui se prenait elle à parler de cette façon à Miss Grayce? On aurait dit qu'elle la prenait plus pour sa pote que pour sa professeure de Potions. Pire. Pour la sous directrice. Jones fit discrètement une pichenette dans le dos de sa camarade pour lui faire comprendre qu'elle se devait de montrer plus de respect. Pourtant la Première Année continua son discours et c'est impuissante, que Katy observa le visage de sa Professeure se crisper à mesure que les mots s'échappaient du bec de Katherine. Mais tais toi pour l'amour du ciel !!

La bleue et bronze cessa de respirer, attendant sa sentence ou plutôt leur sentence qui allait tomber. Du coin de l'œil, elle aperçut vaguement le chaudron de malheur qui reposait sur les dalles glacées. Un chaudron d'apparence totalement banal mais qui, à présent, était considéré comme maudit. Une envie irrésistible s'étendit dans ses doigts, un brûlant désir de réduire cet objet en poussière. Mais par pure politesse, la Préfète resta immobile, la gorge nouée par la sanction qui allait être prononcée:


"Demain soir, lorsque vous aurez profité de votre journée de vacances pour aller là où tous vos camarades seront, de sorte à ce que tous vous aient bien vu, vous viendrez me voir dans les cachots. Et seulement, à ce moment-là, je vous donnerai l'antidote. Et inutile d'essayer de feinter sinon, retour chez vous sans aucun espoir de finir votre scolarité."


Katy avait eu l'impression de ne pas avoir bien assimilé ses paroles. Du genre, ai je halluciné ? Ou l'info est mal passée dans les neurones? La fillette dû donc se secouer la tête pour se rendre compte de la réalité écrasante et du poids de la punition. Haha. Merde. Haha. Merde. Voilà les mots qui défilaient en ce moment dans sa cervelle. Et alors que Miss Grayce sortait une fiole de sa poche et recueillait quelques gouttes du Polynectar raté, elle fit disparaître l'ensemble du contenu avec un coup de baguette magique et sortit de la salle de bain sans un dernier regard.

L'aiglonne commença alors à bouillonner. Des semaines et des semaines de travail et tout ça pour quoi?! Pour une humiliation, deux Serdaigle sans cavalier, cents points en moins et une journée qui s'annonçait être un véritable calvaire!! Alors qu'un cri restait bloqué dans sa gorge, Jones se rua furieusement vers le chaudron, l'empoigna de ses gros doigts et utilisant la force que le Troll le lui laissait, le chaudron devint une petite boule de métal dans la paume de sa main avant de finir par s'écraser contre le mur. Ne tenant plus compte de Katherine, l'adolescente s'immobilisa aussitôt et baissa les yeux sur son insigne de Préfète avant de l'arracher de son uniforme et de le fixer, étincelant dans la paume de sa main. Katy Jones se retourna, les yeux brillants, plongea ses pupilles dans ceux de la Première Année avant de se diriger calmement de la fenêtre et usant de la puissance de son bras, lança l'insigne qui tomba dans l'herbe près de la lisière de la forêt. La Troisième Année finit par se retourner, et d'un pas vif, sortit des toilettes en répliquant :


« Allez. On se casse. »


C'est ainsi que se termina l'aventure pour les K. Jones.


Reducio
Je te laisse le soin de poster afin de clôturer ce RP Katherine :)
Les K. Jones en mission ''Polynectar''! PV: Katherine J.
Bon ok, peut-être que Katherine y était allée un peu fort, sur ce coup là. Peut-être qu'elle avait forcé la démonstration et qu'elle avait revêtit le mauvais costume. Celui de la gamine désolée et apeurée aurait mieux fait l'affaire dans la situation dans laquelle Katy et elle se trouvait. Et si celle qui était maintenant l'ancienne Préfète de Serdaigle avait foiré sur le fond, c'était dans la forme que la Première Année avait totalement déconné. Mais bon, personne n'est parfait, hein, comme dirait l'autre, et au moins, ça lui servirait de leçon. Cependant, ce qui agaçait la jeune fille, c'était que les paroles de son frère, celle qu'il balançait avec froideur et déception lorsqu'elle poussait trop le bouchon, lui revenaient en tête, et sifflaient à ses oreilles. "Tu sais jamais où sont les limites, hein, Kate ?"

Quand vous tenez à quelqu'un, souvent, le truc qui peut vous mettre le plus mal, c'est de décevoir cette personne. Et quand vous le faites à plusieurs reprises, vous vous en sentez d'autant plus coupable que vous savez à l'avance ce que l'être cher va en penser. Mais vous le faites quand même. Et plus vous grandissez, plus vous vous sentez mal de le faire, parce que vous commencez un peu à comprendre comment fonctionne le principe de conscience. Ce qui, soit dit en passant n'est pas toujours génial. Mais bref, ainsi va la vie. Et présentement, la vie de Kate allait de la façon suivante : elle était un semi-perroquet qui avait des ennuis grandissants puisque Miss Grayce avait très mal pris la façon dont elle s'était adressée à elle un peu auparavant.

Oui, définitivement, on ne jouait plus. Enfin si, mais le jeu n'était plus contrôlé ni par Kate ni par Katy. Elles avaient perdu les dernières cartes qu'elles avaient entre leurs mains. Et Miss Grayce avait le pouvoir de contrôler toutes les directions que la partie pouvait prendre. Après tout, mieux valait que ça soit le cas : c'était la sous-directrice. Katherine fronça les sourcils, en se rendant compte de ce dernier point. Ceci lui était totalement sorti de l'esprit. Des fois, elle avait un sérieux problème avec l'autorité, mais là, ça lui arriva en plein dessus, comme une comète. Ça l'écrasa de tout son poids, ça la fit se sentir un peu mal. Pour elle. Pour Katy aussi. Mais avant tout, pour elle. Parce qu'elle était égoïste.

Cependant, tandis que tout semblait noir et morose, sa camarade eut un soupçon d'arrogance. Comme un sursaut d'orgueil final, un doigt d'honneur fait à l'humiliation. Une façon de dire qu'elle était et resterait une K. Jones, et que rien n'y ferait jamais rien. Et pour une fois, Kate dut reconnaître que jamais, au grand jamais, dans une telle situation, elle aurait eu le cran de faire ce que l'autre venait de faire. Respect. C'est tout ce qui lui vint à la bouche, tandis qu'elle observa son aînée lancer son insigne de Préfète par la fenêtre. Admiration. Katherine se ressaisit soudain. C'était pas le moment de baisser les bras. Il y avait toujours un moyen de pas se faire avoir complètement, de dire au monde qu'on était plus fort. Histoire de dire à la dignité qu'on a pas fini de la rendre fière.


"- Allez. On se casse."

C'est tout ce que la 3ème année put asséner. C'était clair, direct, précis. Bref, c'était tout à fait ce qu'il fallait qu'elle dise. Se répandre en explications, c'était pour les faibles. Et le fait qu'elle ne se justifie pas prouvait deux choses : premièrement, elle assumait pleinement son acte, et deuxièmement, elle trouvait Katherine assez maligne, d'une certaine façon, pour piger que son acte avait tout de naturel chez elle. Et puis à cela s'ajoutait le fait qu'elle affirmait le fait d'avoir toujours une emprise sur quelque chose. Tout ne lui glissait jamais entre les doigts.

Tandis que Katy prenait la porte, Kate tenta de la suivre avec ses pieds de deux mètres de long. C'était pas facile, et ces trucs commençaient vraiment à lui taper sur les nerfs... Mais allez, il fallait voir le verre à moitié plein : plus que 24h à tenir de la sorte. C'était rapide, non, 24h ? Enfin, du moins, c'est ce dont elle essayait de se convaincre.