A l'encre de l'été
J'étendais mes bras comme j'étendais mes rêves ici perché sur mon parapente. Un immense bol d'air frais, la sensation de la liberté totale que j'aimais. Pas juste dans l'abstrait. Non, intensément réelle, si vertigineuse et si prenante à la fois. Si partagée aussi : le fait de le vivre nous deux décuplait le plaisir d'y être, à crier nos pensées sans peur, à ressentir tout sans frein, à essayer de réaliser la portée de nos paroles dans cette sensation si directe et si vertigineuse à la fois.
***
Retourné en bas dans le monde marqué par la chaleur de l'été qui me semblait moins réel après avoir volé, j'aurais pu perdre mon regard dans cette colonie de portraits qui peuplaient les murs sombres du café, laisser porter mes oreilles vers le tintement des verres sur ces grandes tablées animées. Mains sur la table, j'aurais apprécié le contact même du bois, pas de celui du balai mais de la table cette fois. Je me serais laissé porté par ce souvenir du moment avec toi en attendant ma mère. Pour l'instant, dans la salle à l'étage plus calme, plus distinguée, moins animée, que je trouvais trop fade, trop "mirabelle", pas assez colorée, elle descendrait pour 13 heures qui très bientôt sonneraient à l'horloge du café. Mais non.
Je voulais profiter du présent avec toi. J'aime bien regarder ton regard. Ecouter ta voix. Ce que tu dis aussi, bien sûr. Mais les accents, les inflexions, ta façon de prononcer comme si cela pouvait m'éclairer encore davantage sur ta façon de ressentir et de percevoir. Pas forcément pour rationnellement te comprendre. Pour ressentir avec toi. J'aime juste bien, les doigts de mes mains contre les tiens. Je soufflais : "Cette horloge dans mon dos est une horloge sorcière. Elle fait résonner une mélodie qu'on souhaite de toutes nos forces aux heures pile. Si tu devais souhaiter en entendre une pile là, que serait-ce ?" Il y a quelque chose de différent de la malice dans mon regard posé sur toi. Différent de la curiosité aussi. Quelque chose qui relève de l'attirance. Et décompte des deux minutes avant le déclenchement de l'horloge ou pas, mon coeur s'était lancé tout seul dans un contre-la-montre.
***
Retourné en bas dans le monde marqué par la chaleur de l'été qui me semblait moins réel après avoir volé, j'aurais pu perdre mon regard dans cette colonie de portraits qui peuplaient les murs sombres du café, laisser porter mes oreilles vers le tintement des verres sur ces grandes tablées animées. Mains sur la table, j'aurais apprécié le contact même du bois, pas de celui du balai mais de la table cette fois. Je me serais laissé porté par ce souvenir du moment avec toi en attendant ma mère. Pour l'instant, dans la salle à l'étage plus calme, plus distinguée, moins animée, que je trouvais trop fade, trop "mirabelle", pas assez colorée, elle descendrait pour 13 heures qui très bientôt sonneraient à l'horloge du café. Mais non.
Je voulais profiter du présent avec toi. J'aime bien regarder ton regard. Ecouter ta voix. Ce que tu dis aussi, bien sûr. Mais les accents, les inflexions, ta façon de prononcer comme si cela pouvait m'éclairer encore davantage sur ta façon de ressentir et de percevoir. Pas forcément pour rationnellement te comprendre. Pour ressentir avec toi. J'aime juste bien, les doigts de mes mains contre les tiens. Je soufflais : "Cette horloge dans mon dos est une horloge sorcière. Elle fait résonner une mélodie qu'on souhaite de toutes nos forces aux heures pile. Si tu devais souhaiter en entendre une pile là, que serait-ce ?" Il y a quelque chose de différent de la malice dans mon regard posé sur toi. Différent de la curiosité aussi. Quelque chose qui relève de l'attirance. Et décompte des deux minutes avant le déclenchement de l'horloge ou pas, mon coeur s'était lancé tout seul dans un contre-la-montre.
A l'encre de l'été
Une mélodie, tu dis ? Que j'aimerais entendre maintenant, une mélodie pour décrire ou accompagner cet instant ?
Je pourrais plonger dans les derniers picotements d’exaltation de cette impression de voler qui perdure toujours quelque temps même une fois de retour sur terre. Tu m'as emmenée frapper à la porte de "Mr. Bluesky", où il a été si grisant de planer plus haut que jamais. Je pourrais dire que "your love keeps lifting me higher and higher," littéralement.
"Hmmm, je réfléchis."
Bref coup d'oeil à la fameuse horloge puis je tourne à nouveau la tête vers toi. Rien que ta présence suffit pour capturer toute mon attention. Je t'aime Jacob, dans tout ce que tu es, "love your curves and all your edges, all your perfect imperfections." Et j'aime comment tout ce que je fais et dis est sincère et naturel, avec toi. Mais ce n'est pas cette chanson-là que j'ai élue parmi toutes celles que je pourrais faire sonner ici.
"Ok, j'ai choisi. Quelque chose qu'à peu près tout le monde connaît à Liverpool, peut-être que tu as déjà entendu aussi. Pas les Beatles. A Liverpool, ce sont les supporters de foot moldu qui le chantent, mais pour moi c'est pas que ça. Tu verras."
Encore un rapide coup d'oeil à l'horloge pour vérifier le temps. Plus qu'une dizaine de secondes. Cette fois, je ferme les yeux pour me concentrer plus intensément sur la musique en question. En tout cas, ça marche pour lancer des sorts lorsqu'on cherche à ne pas être distrait par ce qui nous entoure. Oh non, je dois dire que ce ne sont pas les bruissements typiques d'un café qui me déconcentrent, mais si je me laisse simplement porter par le moment "my eyes will see only you."
Je r'ouvre les paupières, pose le regard sur toi. Le mécanisme de la montre murale magique a marché. Doucement, j'entonne sur la mélodie :
Je serre un peu plus mes doigts entremêlés aux tiens puis lève nos deux mains en les désignant du menton. You'll never walk alone, parce que je suis et serai avec toi, c'est aussi simple que ça.
"C'est tellement simple comme chanson, mais avec tellement d'espoir. Je ne sais pas combien de fois je l'ai entendue, à la maison."
Je m'arrête un tout petit instant, avec l'arrivée d'une image-souvenir qui surgit. Puis le retour au moment présent.
"Oh, et pendant qu'on y est, d'une autre chanson :" je me penche pour embrasser ta main, celle qui tient la mienne," Jacob, you're my Wonderwall."
Très cool cette horloge, j'aurais volontiers la même dans mon salon !
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Je pourrais plonger dans les derniers picotements d’exaltation de cette impression de voler qui perdure toujours quelque temps même une fois de retour sur terre. Tu m'as emmenée frapper à la porte de "Mr. Bluesky", où il a été si grisant de planer plus haut que jamais. Je pourrais dire que "your love keeps lifting me higher and higher," littéralement.
"Hmmm, je réfléchis."
Bref coup d'oeil à la fameuse horloge puis je tourne à nouveau la tête vers toi. Rien que ta présence suffit pour capturer toute mon attention. Je t'aime Jacob, dans tout ce que tu es, "love your curves and all your edges, all your perfect imperfections." Et j'aime comment tout ce que je fais et dis est sincère et naturel, avec toi. Mais ce n'est pas cette chanson-là que j'ai élue parmi toutes celles que je pourrais faire sonner ici.
"Ok, j'ai choisi. Quelque chose qu'à peu près tout le monde connaît à Liverpool, peut-être que tu as déjà entendu aussi. Pas les Beatles. A Liverpool, ce sont les supporters de foot moldu qui le chantent, mais pour moi c'est pas que ça. Tu verras."
Encore un rapide coup d'oeil à l'horloge pour vérifier le temps. Plus qu'une dizaine de secondes. Cette fois, je ferme les yeux pour me concentrer plus intensément sur la musique en question. En tout cas, ça marche pour lancer des sorts lorsqu'on cherche à ne pas être distrait par ce qui nous entoure. Oh non, je dois dire que ce ne sont pas les bruissements typiques d'un café qui me déconcentrent, mais si je me laisse simplement porter par le moment "my eyes will see only you."
Je r'ouvre les paupières, pose le regard sur toi. Le mécanisme de la montre murale magique a marché. Doucement, j'entonne sur la mélodie :
"Walk on, walk on
With hope in your heart
And you'll never walk alone..."
With hope in your heart
And you'll never walk alone..."
Je serre un peu plus mes doigts entremêlés aux tiens puis lève nos deux mains en les désignant du menton. You'll never walk alone, parce que je suis et serai avec toi, c'est aussi simple que ça.
"C'est tellement simple comme chanson, mais avec tellement d'espoir. Je ne sais pas combien de fois je l'ai entendue, à la maison."
Je m'arrête un tout petit instant, avec l'arrivée d'une image-souvenir qui surgit. Puis le retour au moment présent.
"Oh, et pendant qu'on y est, d'une autre chanson :" je me penche pour embrasser ta main, celle qui tient la mienne," Jacob, you're my Wonderwall."
Très cool cette horloge, j'aurais volontiers la même dans mon salon !
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
A l'encre de l'été
'Oh, le temps de l'amour, c'est long et c'est court...'
Les distorsions du temps sous l'effet des sentiments. Han.
Deux minutes passent si vite au cadran, à la cadence d'un coeur qui bat.
Comme si les instants filaient en voiles de parapente jusqu'à planer dans le ciel doré de ta chanson. Je te suis pour entonner, en te regardant, la suite des sons qui enveloppent ce coin du café :
Ce ciel doré, je sais que c'est celui d'une des scènes de ce film hollywoodien que tu connais [1]. Une scène de promesse déterminée : Je jure que je ne me laisserai pas abattre. J’aurai le dernier mot et lorsque ce cauchemar sera terminé, je ne connaîtrai jamais plus cela, non, ni moi-même, ni les miens. Je prends quelques instants pour me le formuler dans l'intensité d'un regard tout simple, d'un regard échangé. Un regard qui exprime, après ceux pour t'écouter. Un regard pour confirmer que je partage tout ce que tu as signifié, que je comprends ce que cette référence à une tempête essuyée a pour nous de particulier.
Et je sais que tu as raison : on va avancer l'un avec l'autre, par-delà les obstacles. Liverpool et Cambridge, comme nous reprenons ensemble le fil d'une même chanson. Avancer l'un vers l'autre, aussi. Et après la rencontre de nos deux univers du bout de nos lèvres qui chantent, ton Liverpool et mon goût pour la musique, une rencontre d'un autre type, de celui que tu as initié par ton geste sur ma main. Je me penche pour franchir l'espace qui sépare nos lèvres.
Il y a plusieurs types de pression, celle associée au stress des tests que tous, on déteste, et celles que je t'associe, ta main contre la mienne, tes lèvres il y a un instant contre ma main, la pression d'un pic d'adrénaline, celle d'un baiser échangé.
Les distorsions du temps sous l'effet des sentiments. Han.
Deux minutes passent si vite au cadran, à la cadence d'un coeur qui bat.
Comme si les instants filaient en voiles de parapente jusqu'à planer dans le ciel doré de ta chanson. Je te suis pour entonner, en te regardant, la suite des sons qui enveloppent ce coin du café :
"At the end of a storm
There's a golden sky"
There's a golden sky"
Ce ciel doré, je sais que c'est celui d'une des scènes de ce film hollywoodien que tu connais [1]. Une scène de promesse déterminée : Je jure que je ne me laisserai pas abattre. J’aurai le dernier mot et lorsque ce cauchemar sera terminé, je ne connaîtrai jamais plus cela, non, ni moi-même, ni les miens. Je prends quelques instants pour me le formuler dans l'intensité d'un regard tout simple, d'un regard échangé. Un regard qui exprime, après ceux pour t'écouter. Un regard pour confirmer que je partage tout ce que tu as signifié, que je comprends ce que cette référence à une tempête essuyée a pour nous de particulier.
Et je sais que tu as raison : on va avancer l'un avec l'autre, par-delà les obstacles. Liverpool et Cambridge, comme nous reprenons ensemble le fil d'une même chanson. Avancer l'un vers l'autre, aussi. Et après la rencontre de nos deux univers du bout de nos lèvres qui chantent, ton Liverpool et mon goût pour la musique, une rencontre d'un autre type, de celui que tu as initié par ton geste sur ma main. Je me penche pour franchir l'espace qui sépare nos lèvres.
Il y a plusieurs types de pression, celle associée au stress des tests que tous, on déteste, et celles que je t'associe, ta main contre la mienne, tes lèvres il y a un instant contre ma main, la pression d'un pic d'adrénaline, celle d'un baiser échangé.
Reducio
[1] Référence un peu réadaptée à ta propre référence des dernières lignes de ce post 
A l'encre de l'été
L'esprit quelque part entre le ciel d'Huntingdon, le coin du café où on a doucement chanté, le souvenir tout récent de la délicate pression de tes lèvres sur les miennes et le moment présent.
Je tiens toujours ou à nouveau - je ne sais pas trop - ta main, une fois de retour à bord du Magicobus que ta mère a rappelé d'un coup de baguette après être descendue pour nous rejoindre à l'étage inférieur du café qu'on a finalement quitté.
Distraitement, mon pouce, dans son rayon d'action, glisse sur ta peau, cherche et suit les lignes de ta main. Je ne connais pas grand chose à la Divination, mais il me semble qu'il existe une pratique qui utilise ça pour lire l'avenir. C'est étrange comme idée, celle d'un avenir tracé, lisible dans les lignes d'une paume. Je dois dire que je ne l'aime pas vraiment, cette idée d'avenir tracé, mais de toute manière, je n'y crois pas réellement. Je préfère ta vision à toi : vivre dans le moment présent. Oui, j’aime bien croire que ce qui est important est ce qu'il se passe dans le moment présent et que ce moment présent est tout dans le spontané.
Au bout d'un moment, je me rends compte que ce ne sont plus ces lignes-là que j'effleure, mais l'autre type de traces qu'il y a sur ta main. Celles qui témoignent d'un certain élément passé mais pas oublié. Moins droites, moins régulières, à profondeur variée : les cicatrices de ronces gravées dans ta peau. Souvenir et rappel du Dominion. Dès que je remarque, j'arrête. Je ne veux pas risquer de provoquer de malaise ou de trouble chez toi. Je me tais, interromps brièvement ce que j'étais en train de raconter et te glisse un court regard pour voir si tu as remarqué.
Finalement, je reprends quand même pour terminer ce que j'étais en train de dire à Madame Tramontane :
"... c'était incroyable de voler au-dessus de tout. Jacob m'a montré les falaises. Vous avez déjà eu l'occasion d'essayer le vol, en parapente ou sur balai ? En tout cas, merci de nous avoir permis le trajet."
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Je tiens toujours ou à nouveau - je ne sais pas trop - ta main, une fois de retour à bord du Magicobus que ta mère a rappelé d'un coup de baguette après être descendue pour nous rejoindre à l'étage inférieur du café qu'on a finalement quitté.
Distraitement, mon pouce, dans son rayon d'action, glisse sur ta peau, cherche et suit les lignes de ta main. Je ne connais pas grand chose à la Divination, mais il me semble qu'il existe une pratique qui utilise ça pour lire l'avenir. C'est étrange comme idée, celle d'un avenir tracé, lisible dans les lignes d'une paume. Je dois dire que je ne l'aime pas vraiment, cette idée d'avenir tracé, mais de toute manière, je n'y crois pas réellement. Je préfère ta vision à toi : vivre dans le moment présent. Oui, j’aime bien croire que ce qui est important est ce qu'il se passe dans le moment présent et que ce moment présent est tout dans le spontané.
Au bout d'un moment, je me rends compte que ce ne sont plus ces lignes-là que j'effleure, mais l'autre type de traces qu'il y a sur ta main. Celles qui témoignent d'un certain élément passé mais pas oublié. Moins droites, moins régulières, à profondeur variée : les cicatrices de ronces gravées dans ta peau. Souvenir et rappel du Dominion. Dès que je remarque, j'arrête. Je ne veux pas risquer de provoquer de malaise ou de trouble chez toi. Je me tais, interromps brièvement ce que j'étais en train de raconter et te glisse un court regard pour voir si tu as remarqué.
Finalement, je reprends quand même pour terminer ce que j'étais en train de dire à Madame Tramontane :
"... c'était incroyable de voler au-dessus de tout. Jacob m'a montré les falaises. Vous avez déjà eu l'occasion d'essayer le vol, en parapente ou sur balai ? En tout cas, merci de nous avoir permis le trajet."
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
A l'encre de l'été
Magicobus
[PDV Ava] Après le plat du jour au déjeuner, Ava Tramontane de retour dans le bus regarde la compagne de son fils - comment dit-on : "copine" ? Femme mariée, elle n'est pas habituée à un langage d'une telle familiarité dans le domaine des sentiments. Elle est fière, toujours. Sa famille sera une rayonnante famille sorcière. "Mes fils sont un peu... trop... casse-cou, voyez." Elle s'arrêta un instant, jaugeant la situation, de ce petit air charismatique et mystérieux qui la caractérisait - elle était face non pas à un, mais deux Gryffondor. "En particulier les trois derniers." Elle finit par un léger sourire poli : "Il est vrai qu'ils ont passé du temps -beaucoup- sur cette falaise." Commenté : "Vous vous êtes bien trouvés si vous aimez tous les deux autant le vol." A Poudlard (elle pensait surtout "à Serpentard" en pensant au château), elle aimait surtout l'histoire de la magie et les runes - son mari, les matières à baguette. Elle se souvenait encore du caractère buté de son fils, pas décidé pour un sou pour une filière Auror, qui était tout de même de l'avis universel pensait-elle, son intelligent mari avait d'ailleurs toujours raison, la meilleure. Son sourire léger au remerciement dévoilait néanmoins, il semblait, sa satisfaction : au moins, ce trajet rocambolesque - avait-on déjà vu conduite au volant aussi extravagante ?- avait porté ses fruits.
[PDV Jacob]
Je sens ton pouce sur ma main zébrée de cicatrices, frissonne. Ma main est tout en reliefs, et c'est encore très nouveau pour moi. Je te regarde. Je ne me fais pas d'illusion. Je sais que ça, ça ne partira pas. Pas tant les lignes irrégulières que tu touches, ça aussi, certes, mais plutôt le vécu qui les a gravées. Et je ne veux pas que ça parte, pour des raisons indépendantes de toi. Ces cicatrices, ça veut dire pour les autres : j'ai été là-bas ; et pour moi : j'en suis revenu. Et je te fais signe des yeux que tu peux continuer. Si nos corps se touchent, alors je veux qu'ils se touchent dans leur vérité. Je ne mettrai jamais de gant pour nous séparer.
Quant à ma mère, je lève un peu les yeux à l'évocation des casse-cou. Comment dit-on déjà ? Prévisible. Et là, normalement elle divise la famille. Tobias, l'aîné, le raisonnable et les trois autres. Bingo ! Pour le vol, je grimace en espérant qu'elle ne l'évoque pas. S'il te plaît ! Et je suis presque reconnaissant qu'elle s'en tienne à la falaise. Je souffle à Leo en descendant du Magicobus : "Hum, le vol, il a une histoire particulière dans ma famille. Il faudra que je t'en parle."
[PDV Ava] Ava Tramontane salue d'un léger signe de tête les deux jeunes gens pour en prendre congé : "Je vous retrouve au dîner.". Elle lève le regard vers son benjamin, attentivement. Puis part dans un glissement de vêtements amples et légers au parfum subtilement boisé, qui rappelle quelque peu l'été. Son travail l'attendait.
***
Maison des Tramontane (le retour) - salon
Un petit temps pour chacun une fois de retour à la maison, et nous étions tous deux de retour dans le salon pour jouer de malicieux tours. Et dans la fatigue du parapente et du trajet, le temps canapé-discussions aux petits airs de salon gryffon faisait son apparition.
Tu connais toi-même notre maison. Tu me connais. Alors tu connais ce regard espiègle aussi : tu n'as plus qu'à deviner.
"Et alors... dis-moi l'action la plus audacieuse que tu ais jamais faite ? D'après toi, la mienne ?"
(...)
"Si tu pouvais faire une action courageuse maintenant, tu ferais quoi ? Et moi, à ton avis ?"
(...)
"Tu oserais descendre à la table des Gryffons en pyjama crocodile ? Et moi, tu penses que je le ferais ?"
Toutes les qualités et moindres qualités de la maison y passaient. Godric aurait été fier de ses protégés.
C'était tout autant un jeu de reconnaissance que de connaissance en vérité, inutile de faire comme si on ne connaissait pas une grande partie des réponses pour l'autre. Mais entendre l'autre version de l'anecdote ou répéter un souvenir en commun était loin d'être déplaisant.
***
Salle de bain
L'heure du dîner approchait [1]. Aussi, je me levais en te montrant de la tête la salle de bain, avançant dans le couloir et dans le temps : "Après-demain le 28, la première course de la Coupe a lieu à 14 heures. Si on veut s'installer à partir du temps de midi dans les tribunes, on ferait bien de partir après le petit-déjeuner ici." Le temps de s'installer dans l'hôtel le matin, de prendre ses repères, les prospectus, de chercher les tickets réservés. Je passe mes mains savonnées sous l'eau le temps de te laisser réaliser.
Puis tortille un peu le cou pour te jeter un coup d'oeil tout en les rinçant. "Ce soir, après le dîner, on peut sortir voir Cambridge si ça te dit ?" Pop, étape serviette, lavage de mains effectué, je suis tout au programme. J'ai hésité à t'éclabousser, j'avoue. C'aurait été tentant de voir ta réaction. Et puis je me suis ravisé. Arriver mouillés devant les parents... hum. Mais c'aurait été amusant.
"Peut-être alors que tu voudras demain faire la grasse matinée pour prendre des forces avant le trajet d'après-demain ? J'ai vu que la communauté sorcière organisait une après-midi quiz (dans ce genre) : tout le monde sera là. Tu pourrais rencontrer les sorciers de Cambridge ? Ou alors on fait quelque chose tous les deux ? Qu'est-ce que tu préfères ?" Je te tends une petite serviette pour t'essuyer les mains. A toi la parole. Ce qui libère si tu m'as suivi mes lèvres, je dépose donc avec plaisir un baiser sur ton front avant de t'écouter.
C'était tout un art de subtilité, l'équilibre entre la surprise, le suspense et le choix partagé.
[PDV Ava] Après le plat du jour au déjeuner, Ava Tramontane de retour dans le bus regarde la compagne de son fils - comment dit-on : "copine" ? Femme mariée, elle n'est pas habituée à un langage d'une telle familiarité dans le domaine des sentiments. Elle est fière, toujours. Sa famille sera une rayonnante famille sorcière. "Mes fils sont un peu... trop... casse-cou, voyez." Elle s'arrêta un instant, jaugeant la situation, de ce petit air charismatique et mystérieux qui la caractérisait - elle était face non pas à un, mais deux Gryffondor. "En particulier les trois derniers." Elle finit par un léger sourire poli : "Il est vrai qu'ils ont passé du temps -beaucoup- sur cette falaise." Commenté : "Vous vous êtes bien trouvés si vous aimez tous les deux autant le vol." A Poudlard (elle pensait surtout "à Serpentard" en pensant au château), elle aimait surtout l'histoire de la magie et les runes - son mari, les matières à baguette. Elle se souvenait encore du caractère buté de son fils, pas décidé pour un sou pour une filière Auror, qui était tout de même de l'avis universel pensait-elle, son intelligent mari avait d'ailleurs toujours raison, la meilleure. Son sourire léger au remerciement dévoilait néanmoins, il semblait, sa satisfaction : au moins, ce trajet rocambolesque - avait-on déjà vu conduite au volant aussi extravagante ?- avait porté ses fruits.
[PDV Jacob]
Je sens ton pouce sur ma main zébrée de cicatrices, frissonne. Ma main est tout en reliefs, et c'est encore très nouveau pour moi. Je te regarde. Je ne me fais pas d'illusion. Je sais que ça, ça ne partira pas. Pas tant les lignes irrégulières que tu touches, ça aussi, certes, mais plutôt le vécu qui les a gravées. Et je ne veux pas que ça parte, pour des raisons indépendantes de toi. Ces cicatrices, ça veut dire pour les autres : j'ai été là-bas ; et pour moi : j'en suis revenu. Et je te fais signe des yeux que tu peux continuer. Si nos corps se touchent, alors je veux qu'ils se touchent dans leur vérité. Je ne mettrai jamais de gant pour nous séparer.
Quant à ma mère, je lève un peu les yeux à l'évocation des casse-cou. Comment dit-on déjà ? Prévisible. Et là, normalement elle divise la famille. Tobias, l'aîné, le raisonnable et les trois autres. Bingo ! Pour le vol, je grimace en espérant qu'elle ne l'évoque pas. S'il te plaît ! Et je suis presque reconnaissant qu'elle s'en tienne à la falaise. Je souffle à Leo en descendant du Magicobus : "Hum, le vol, il a une histoire particulière dans ma famille. Il faudra que je t'en parle."
[PDV Ava] Ava Tramontane salue d'un léger signe de tête les deux jeunes gens pour en prendre congé : "Je vous retrouve au dîner.". Elle lève le regard vers son benjamin, attentivement. Puis part dans un glissement de vêtements amples et légers au parfum subtilement boisé, qui rappelle quelque peu l'été. Son travail l'attendait.
***
Maison des Tramontane (le retour) - salon
Un petit temps pour chacun une fois de retour à la maison, et nous étions tous deux de retour dans le salon pour jouer de malicieux tours. Et dans la fatigue du parapente et du trajet, le temps canapé-discussions aux petits airs de salon gryffon faisait son apparition.
Tu connais toi-même notre maison. Tu me connais. Alors tu connais ce regard espiègle aussi : tu n'as plus qu'à deviner.
"Et alors... dis-moi l'action la plus audacieuse que tu ais jamais faite ? D'après toi, la mienne ?"
(...)
"Si tu pouvais faire une action courageuse maintenant, tu ferais quoi ? Et moi, à ton avis ?"
(...)
"Tu oserais descendre à la table des Gryffons en pyjama crocodile ? Et moi, tu penses que je le ferais ?"
Toutes les qualités et moindres qualités de la maison y passaient. Godric aurait été fier de ses protégés.
C'était tout autant un jeu de reconnaissance que de connaissance en vérité, inutile de faire comme si on ne connaissait pas une grande partie des réponses pour l'autre. Mais entendre l'autre version de l'anecdote ou répéter un souvenir en commun était loin d'être déplaisant.
***
Salle de bain
L'heure du dîner approchait [1]. Aussi, je me levais en te montrant de la tête la salle de bain, avançant dans le couloir et dans le temps : "Après-demain le 28, la première course de la Coupe a lieu à 14 heures. Si on veut s'installer à partir du temps de midi dans les tribunes, on ferait bien de partir après le petit-déjeuner ici." Le temps de s'installer dans l'hôtel le matin, de prendre ses repères, les prospectus, de chercher les tickets réservés. Je passe mes mains savonnées sous l'eau le temps de te laisser réaliser.
Puis tortille un peu le cou pour te jeter un coup d'oeil tout en les rinçant. "Ce soir, après le dîner, on peut sortir voir Cambridge si ça te dit ?" Pop, étape serviette, lavage de mains effectué, je suis tout au programme. J'ai hésité à t'éclabousser, j'avoue. C'aurait été tentant de voir ta réaction. Et puis je me suis ravisé. Arriver mouillés devant les parents... hum. Mais c'aurait été amusant.
"Peut-être alors que tu voudras demain faire la grasse matinée pour prendre des forces avant le trajet d'après-demain ? J'ai vu que la communauté sorcière organisait une après-midi quiz (dans ce genre) : tout le monde sera là. Tu pourrais rencontrer les sorciers de Cambridge ? Ou alors on fait quelque chose tous les deux ? Qu'est-ce que tu préfères ?" Je te tends une petite serviette pour t'essuyer les mains. A toi la parole. Ce qui libère si tu m'as suivi mes lèvres, je dépose donc avec plaisir un baiser sur ton front avant de t'écouter.
C'était tout un art de subtilité, l'équilibre entre la surprise, le suspense et le choix partagé.
Reducio
[1] Je vais jouer les deux parents de Jacob avec Jacob pour le dîner, je pense, tu peux considérer qu'ils arrivent en fin de post si on rejoint la salle à manger dans ton post
A l'encre de l'été
Action audacieuse. C'est pas évident de juger soi-même. Pour Jacob c'est plus simple, déjà. Aller et revenir du pire des endroits, difficile de faire mieux en terme de courage. Mais je n'ai pas trop trop envie de rappeler quelque chose d'aussi sérieux, là maintenant, histoire de ne pas alourdir la légèreté détendue de cet instant.
"Hmm, je dirais que se lancer dans le vide avec une grande voile suspendue par quelques fils c'est déjà pas mal ? Pour toi... un jour d'orage. T'es allé parler à une rousse tâchée et tout à fait trempée. Pfiou, courageux, je te dis. Impossible de t'en débarrasser depuis !"
Je passe les bras autour de son cou pour m'approcher, l'embrasser d'un sourire avant lui lancer un regard taquin.
"Embêtant, hein ?"
Décidément, ce sont des questions rouge Gryffondor auxquelles je me soumets-là.
"J'irais volontiers toquer à la porte du Conseil pour récupérer ma baguette. Mais c'est pas réaliste. Pour toi... je sais pas ? Surprends-moi."
Pyjama crocodile. Surprenante, elle l'est en tout cas, cette prochaine question. Ou est-ce que je serais sensée trouver quelque chose comme ça, déjà !
"Si c'est un défi - même si ce serait un peu idiot comme défi - j'imagine que oui... si tu le faisais avec moi. Et si je te le demandais bien gentiment, je crois que tu le ferais. "
En revanche, je crois qui si le défi était de descendre au dîner ce soir en pyjama crocodile, je n'oserais pas.
"Tiens, toujours dans la catégorie d'peu idiot, j'ai un vrai défi pour toi. Quand on sera de retour à Poudlard, cap de m'embrasser en présence d'un adulte... sans se faire remarquer ?"
***
Après-demain. Rien que la pensée est excitante. Je vais pour la première fois voir un vrai dragon, en chair et en os. Je vais pour la première fois prendre un portoloin. Et vais pour la première fois me retrouver dans un pays qui n'est pas la Grande-Bretagne. J'espère que je suis bien équipée avec ce que j'ai pris dans ma valise. Je doute qu'on puisse comparer les étés anglais que je connais à l'été chilien que je vais rencontrer. Apparemment, il peut faire froid la nuit mais très chaud en journée, dans le désert d'Atacama. J'acquiesce d'un hochement de tête enthousiaste tout en passant les mains sous l'eau.
"Bien sûr que voir Cambridge ça me dit !"
Les villes le soir, ça a toujours quelque chose de particulier. Des rues plus calmes ou particulièrement animées, ça dépend des coins. L'atmosphère spéciale des lampadaires allumés qui projettent des ombres mystérieuses un peu partout dans l'obscurité. Oui, sortir ce soir ça me tente bien. Pour demain matin...
"Je crois que je devrais aller courir plutôt... tu sais... historie de capitaine qui peut pas se permettre de ne plus réussir ses tours de terrain à la rentrée. Tu viendrais avec moi ? "
Avant le petit déjeuner. Par contre, faudrait me dénicher un réveil ou venir me réveiller, sinon c'est la grasse matinée involontaire assurée.
"Ils sont sympa, les sorciers de Cambridge ? Dans ce cas, le quizz ça me va. "
En réalité, peu importe ce qu'il propose, tous les choix me conviennent. Je prends le linge qu'il me tend, sèche mes mains, avant de quitter la salle de bain pour descendre direction salle à manger.
"J'ai une faim de lion, en tout cas !"
Dû à une journée bien animée. Même si je crois que "lion" et "Gryffondor" font partie des sujets à éviter à table. Tout comme "vol", de toute évidence. Pas particulièrement pratique, tout deux faisant partie de mes sujets préférés. Mais bon.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
"Hmm, je dirais que se lancer dans le vide avec une grande voile suspendue par quelques fils c'est déjà pas mal ? Pour toi... un jour d'orage. T'es allé parler à une rousse tâchée et tout à fait trempée. Pfiou, courageux, je te dis. Impossible de t'en débarrasser depuis !"
Je passe les bras autour de son cou pour m'approcher, l'embrasser d'un sourire avant lui lancer un regard taquin.
"Embêtant, hein ?"
Décidément, ce sont des questions rouge Gryffondor auxquelles je me soumets-là.
"J'irais volontiers toquer à la porte du Conseil pour récupérer ma baguette. Mais c'est pas réaliste. Pour toi... je sais pas ? Surprends-moi."
Pyjama crocodile. Surprenante, elle l'est en tout cas, cette prochaine question. Ou est-ce que je serais sensée trouver quelque chose comme ça, déjà !
"Si c'est un défi - même si ce serait un peu idiot comme défi - j'imagine que oui... si tu le faisais avec moi. Et si je te le demandais bien gentiment, je crois que tu le ferais. "
En revanche, je crois qui si le défi était de descendre au dîner ce soir en pyjama crocodile, je n'oserais pas.
"Tiens, toujours dans la catégorie d'peu idiot, j'ai un vrai défi pour toi. Quand on sera de retour à Poudlard, cap de m'embrasser en présence d'un adulte... sans se faire remarquer ?"
***
Après-demain. Rien que la pensée est excitante. Je vais pour la première fois voir un vrai dragon, en chair et en os. Je vais pour la première fois prendre un portoloin. Et vais pour la première fois me retrouver dans un pays qui n'est pas la Grande-Bretagne. J'espère que je suis bien équipée avec ce que j'ai pris dans ma valise. Je doute qu'on puisse comparer les étés anglais que je connais à l'été chilien que je vais rencontrer. Apparemment, il peut faire froid la nuit mais très chaud en journée, dans le désert d'Atacama. J'acquiesce d'un hochement de tête enthousiaste tout en passant les mains sous l'eau.
"Bien sûr que voir Cambridge ça me dit !"
Les villes le soir, ça a toujours quelque chose de particulier. Des rues plus calmes ou particulièrement animées, ça dépend des coins. L'atmosphère spéciale des lampadaires allumés qui projettent des ombres mystérieuses un peu partout dans l'obscurité. Oui, sortir ce soir ça me tente bien. Pour demain matin...
"Je crois que je devrais aller courir plutôt... tu sais... historie de capitaine qui peut pas se permettre de ne plus réussir ses tours de terrain à la rentrée. Tu viendrais avec moi ? "
Avant le petit déjeuner. Par contre, faudrait me dénicher un réveil ou venir me réveiller, sinon c'est la grasse matinée involontaire assurée.
"Ils sont sympa, les sorciers de Cambridge ? Dans ce cas, le quizz ça me va. "
En réalité, peu importe ce qu'il propose, tous les choix me conviennent. Je prends le linge qu'il me tend, sèche mes mains, avant de quitter la salle de bain pour descendre direction salle à manger.
"J'ai une faim de lion, en tout cas !"
Dû à une journée bien animée. Même si je crois que "lion" et "Gryffondor" font partie des sujets à éviter à table. Tout comme "vol", de toute évidence. Pas particulièrement pratique, tout deux faisant partie de mes sujets préférés. Mais bon.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
A l'encre de l'été
A presque 16 ans, Jacob était à la limite entre deux âges, sans doute. Celui de l'amusement sans frein, des défis - auxquels il hochait la tête avec malice, aveuglément, dans la force de l'instant, comme toujours : action courageuse surprenante réservée, Leo ! -, des jeux, des occasions sur lesquelles on bondissait comme en parapente, des fêtes comme en organisaient ces autres jeunes de Cambridge, qu'il connaissait - comme partout, « il y en a des drôles, des mystérieux, des malins, des plus timides, des sympas aussi comme tu dis »… de cette folie Gryffondor, un peu irréfléchie, mais si spontanée, et si grisante, également. L’effet de masse, l’effet de génération, l’effet d’audace. Savoureux, coloré, acidulé comme une dragée surprise agrume orangé. Cette folie à la Cyndi Lauper, parce « boys just want to have fun, too », il n’y a pas de raison. Et il avait droit comme tout le monde, à une semaine de détente alors qu’il s’était acharné sur ce stage en juillet et allait enchaîner pour rattraper son retard scolaire dû à un certain évènement externe déstabilisant en août. Alors qu'il était dans un internat à chemise toute l'année. Avait droit -pas après l’année qu’il avait passée, non, mais au même titre que tout jeune- de ne penser qu’à sa copine et à lui, dans une bulle de bonheur et de sourires. Il avait droit à une jeunesse d'exploration et d'énergie. Il se souvenait de leur première rencontre en toute insouciance dans le hall un jour d'orage, alors que fusait un conflit de Serpentard sur des questions de sang, évidemment. Un sourire malicieux se dessina : « Coup de foudre, cette rencontre à côté de l'orage, tu crois ? » Il aimait l'enthousiasme de sa petite amie, il aimait sa malice, il aimait l'entendre, la voir... oui, il l'aimait, elle, en fait.
Ils en avaient passé des orages ensemble depuis le premier orage météréologique, des vrais et des figurés aussi, rien que lors des derniers mois : un vol plané par clé. Une urne noire. Des colliers de ronces. Des muffins. Un Dominion. Une vélane. La thérapie quotidienne avec Alexei. Le juillet Liverpool-Cambridge. Pour atterrir en cette fin juillet ensemble à Cambridge. Et il aimait autant voir comment ils avaient grandi ensemble, comment ils avaient tout affronté, tout tenu du haut de leur détermination de Gryffon depuis leur première rencontre que le souvenir de comment ils s'étaient rencontrés. Justement, cette idée de grandir se colorait doucement en lui d’une envie de construire. Il avait vu quel était l’effet produit quand tout était détruit. Il constatait au présent la nécessité de davantage réfléchir lorsqu’on prévoyait pour d’autres que soi, de planifier l’instant pour en profiter ensuite. A Poudlard, on était servi comme sur un plateau d’argent, jamais responsabilisés, ici, c’était autre chose, ses parents n’étaient pas très protecteurs, ils étaient surtout occupés et il mesurait ce que cela signifiait d’anticiper. Surtout avec Leo. Cela donnait une tournure particulière à « préparer la suite » quand cela signifiait « vouloir partager un moment futur et le futur avec quelqu’un ». Et c’était ce regard chargé d’une autre profondeur, celle de l'envie de poursuivre une histoire en commun, qu’il portait parfois sur Leo, entre deux oeillades malicieuses, pleines de cette joie de la perspective des moments en commun chipés aux conventions des vieux : le « A ton avis ? » mi-espiègle mi-provocateur qui répondait au défi spécial de sa petite amie s’associait de la pensée de la réalité, de la façon de lui donner forme. « Un défi ne se refuse pas. Principe gryffon. »
Ainsi Poudlard serait un nouveau défi, à ne pas perdre la folie (ou sagesse Sparrow ?) de leur jeunesse dans le château sérieux, morne et gris, tout en continuant le chemin ensemble, dans un sens différent que toutes les précédentes fois : en couple, tout cela sous le radar des regards. Elle était capitaine de quidditch, il était Dominié. Ils n’étaient donc vraiment pas inconnus. Sa relation avec une des plus charismatiques Serdaigle de 6ème année l’an dernier. Celle de Leo avec le capitaine de quidditch de Serpentard qui l'avait quittée en l’injuriant devant un stade de quidditch de finale de coupe rempli. Rectification : ils n’étaient vraiment pas inconnus pour leurs précédentes histoires amoureuses aussi. Et à Poudlard, tout était public, alors tout le serait à la rentrée. Alors à un moment ou un autre, il faudrait qu'ils pensent ce futur ensemble, et Jacob l'intuitait quand elle parlait de s'embrasser là-bas - mais il ne renoncerait pas au sourire rayonnant dans le présent, au moment ressenti intensément : « Polopop, entraîner la cap'tain des Griffes, la géniale Leo, la grande grande classe ! - Tu veux que je passe frapper à la porte de ta chambre demain pour te réveiller ? ». Lui tendant une main : « On y va ? » Avancer l'un avec l'autre, comme d'habitude, ils allaient gérer. Il lui fit un clin d'oeil, ses parents étaient... ses parents. Mais ils se retrouveraient après tous les deux, de toute façon. Et puis comme Leo le disait, quand on pouvait se lancer dans le vide avec "une grande voile suspendue par quelques fils", et crier sans retenue, on pouvait tout, même entrer dans ce monde de retenue étriqué qu'était celui des parents.
Ils en avaient passé des orages ensemble depuis le premier orage météréologique, des vrais et des figurés aussi, rien que lors des derniers mois : un vol plané par clé. Une urne noire. Des colliers de ronces. Des muffins. Un Dominion. Une vélane. La thérapie quotidienne avec Alexei. Le juillet Liverpool-Cambridge. Pour atterrir en cette fin juillet ensemble à Cambridge. Et il aimait autant voir comment ils avaient grandi ensemble, comment ils avaient tout affronté, tout tenu du haut de leur détermination de Gryffon depuis leur première rencontre que le souvenir de comment ils s'étaient rencontrés. Justement, cette idée de grandir se colorait doucement en lui d’une envie de construire. Il avait vu quel était l’effet produit quand tout était détruit. Il constatait au présent la nécessité de davantage réfléchir lorsqu’on prévoyait pour d’autres que soi, de planifier l’instant pour en profiter ensuite. A Poudlard, on était servi comme sur un plateau d’argent, jamais responsabilisés, ici, c’était autre chose, ses parents n’étaient pas très protecteurs, ils étaient surtout occupés et il mesurait ce que cela signifiait d’anticiper. Surtout avec Leo. Cela donnait une tournure particulière à « préparer la suite » quand cela signifiait « vouloir partager un moment futur et le futur avec quelqu’un ». Et c’était ce regard chargé d’une autre profondeur, celle de l'envie de poursuivre une histoire en commun, qu’il portait parfois sur Leo, entre deux oeillades malicieuses, pleines de cette joie de la perspective des moments en commun chipés aux conventions des vieux : le « A ton avis ? » mi-espiègle mi-provocateur qui répondait au défi spécial de sa petite amie s’associait de la pensée de la réalité, de la façon de lui donner forme. « Un défi ne se refuse pas. Principe gryffon. »
Ainsi Poudlard serait un nouveau défi, à ne pas perdre la folie (ou sagesse Sparrow ?) de leur jeunesse dans le château sérieux, morne et gris, tout en continuant le chemin ensemble, dans un sens différent que toutes les précédentes fois : en couple, tout cela sous le radar des regards. Elle était capitaine de quidditch, il était Dominié. Ils n’étaient donc vraiment pas inconnus. Sa relation avec une des plus charismatiques Serdaigle de 6ème année l’an dernier. Celle de Leo avec le capitaine de quidditch de Serpentard qui l'avait quittée en l’injuriant devant un stade de quidditch de finale de coupe rempli. Rectification : ils n’étaient vraiment pas inconnus pour leurs précédentes histoires amoureuses aussi. Et à Poudlard, tout était public, alors tout le serait à la rentrée. Alors à un moment ou un autre, il faudrait qu'ils pensent ce futur ensemble, et Jacob l'intuitait quand elle parlait de s'embrasser là-bas - mais il ne renoncerait pas au sourire rayonnant dans le présent, au moment ressenti intensément : « Polopop, entraîner la cap'tain des Griffes, la géniale Leo, la grande grande classe ! - Tu veux que je passe frapper à la porte de ta chambre demain pour te réveiller ? ». Lui tendant une main : « On y va ? » Avancer l'un avec l'autre, comme d'habitude, ils allaient gérer. Il lui fit un clin d'oeil, ses parents étaient... ses parents. Mais ils se retrouveraient après tous les deux, de toute façon. Et puis comme Leo le disait, quand on pouvait se lancer dans le vide avec "une grande voile suspendue par quelques fils", et crier sans retenue, on pouvait tout, même entrer dans ce monde de retenue étriqué qu'était celui des parents.
Et la tendance à écrire des pavés revient au galop. J'essaie d'être plus synthétique la prochaine fois
A l'encre de l'été
Coup de foudre. Sans parvenir à en déterminer la forme exacte, le mot sonne approprié pour décrire quelque chose de grand et de profond, irréversible et flamboyant - le tout dans son imprévisibilité spontanée. Une longueur d'onde instantanément partagée, un courant rapidement passé, des étincelles de joie colorée attisées par des rires en ricochets contre les murs de la salle commune, des pétillants regards échangés.
Je m'empare de la main tendue et on descend des escaliers. Alors c'est décidé, demain un petit jogging matinal, ce soir la découverte de la ville, mais là maintenant on s'installe d'abord à table. Même si j’ai cru comprendre que Madame Tramontane est plutôt “mirabelle”, sa cuisine - du moins ce à quoi j’ai pu goûter hier soir - satisfait également plus que tout à fait ceux qui préfèrent l’acide de la confiture groseille au petit déjeuner. Quelques instants encore avant l’arrivée des parents et le retour à la modération des gestes et paroles.
C’est surtout la mère de Jacob qui mène la discussion. J’ai l’impression que tout ce qu’elle dit est tellement mesuré, toujours énoncé avec une certaine forme de dignité. J’essaie vraiment de réfléchir un minimum avant de parler, histoire de ne pas aborder encore une fois un sujet délicat comme le vol cet après-midi dans le bus.
Un regard à mon verre vide, un second qui la table… devant Monsieur Tramontane. Des deux parents, il reste le plus intimidant. Je prends quelques instants pour formuler la phrase dans ma tête avant de l’interpeller dans un court instant de silence qui n’interrompt personne afin de lui demander :
“Monsieur ? Je pourrais avoir la carafe d’eau, s’il vous plaît ? ”
Pas de “tu m’passes l’eau ?” tel que j’aurais pu le lancer au milieu d’une discussion à plus ou moins n’importe qui de la tablée rouge à Poudlard ou à mes grands-parents à la maison. Toutes ces formules, c’est tellement peu naturel et tellement encombrant. Mais je fais l’effort.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Je m'empare de la main tendue et on descend des escaliers. Alors c'est décidé, demain un petit jogging matinal, ce soir la découverte de la ville, mais là maintenant on s'installe d'abord à table. Même si j’ai cru comprendre que Madame Tramontane est plutôt “mirabelle”, sa cuisine - du moins ce à quoi j’ai pu goûter hier soir - satisfait également plus que tout à fait ceux qui préfèrent l’acide de la confiture groseille au petit déjeuner. Quelques instants encore avant l’arrivée des parents et le retour à la modération des gestes et paroles.
C’est surtout la mère de Jacob qui mène la discussion. J’ai l’impression que tout ce qu’elle dit est tellement mesuré, toujours énoncé avec une certaine forme de dignité. J’essaie vraiment de réfléchir un minimum avant de parler, histoire de ne pas aborder encore une fois un sujet délicat comme le vol cet après-midi dans le bus.
Un regard à mon verre vide, un second qui la table… devant Monsieur Tramontane. Des deux parents, il reste le plus intimidant. Je prends quelques instants pour formuler la phrase dans ma tête avant de l’interpeller dans un court instant de silence qui n’interrompt personne afin de lui demander :
“Monsieur ? Je pourrais avoir la carafe d’eau, s’il vous plaît ? ”
Pas de “tu m’passes l’eau ?” tel que j’aurais pu le lancer au milieu d’une discussion à plus ou moins n’importe qui de la tablée rouge à Poudlard ou à mes grands-parents à la maison. Toutes ces formules, c’est tellement peu naturel et tellement encombrant. Mais je fais l’effort.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
A l'encre de l'été
Reducio
Ava était... fière. Fière de son salon, où elle aimait recevoir. Fière de sa cuisine issue de sorts qu'elle maîtrisait tout à fait. Fière des compliments qu'on lui faisait - et qu'elle méritait, elle le pensait. Plus : elle en était convaincue. C'était une femme habile qui transportait le plat de porcelaine jusqu'au centre de la table. La nappe, d'un vert émeraude, était aussi de sa couleur préférée - si bien qu'elle portait toujours cette chevalière émeraude qu'elle faisait tourner autour de ses doigts alors que ses paupières, légèrement closes, jaugeait ses interlocuteurs dans ce petit air subtilement insondable qui lui ressemblait tant.
Trevor était... maladroit. Aussi peu habile que sa femme avait une habileté de fée. Il fonçait droit dans le chemin de ses ambitions, et la façon dont il découpait le plat d'un poing ferme et fixé laissait sans peine lire sa détermination de géant. Ses mains noueuses attiraient le regard. Le sien, il le levait très peu souvent dans celui des interlocuteurs. Quand il le levait, c'était pour le planter droit comme un éclair. Il savait y exprimer le reproche à l'égard de son dernier fils comme pas deux. En bref, ce n'était pas sa subtilité qui faisait qu'on souhaitait être son allié.
Mais ce soir, les deux parents étaient fiers. Ils avaient beau avoir un fils têtu, qui rechignait à être Auror, à dire à quel point le Conseil des Sorciers était merveilleux et son frère Simon pas suffisamment ambitieux, et pas suffisamment fier du Dominion (le Do-mi-nion quand même, n'était-ce pas un merveilleux nom qui rimait tout pile avec accroître sa ré-pu-ta-tion) et un peu trop de sa maison qui n'était pas la bonne, il était désormais Dominié et il avait une copine de sang né-sorcier. C'était merveilleux, non ?
Trevor était... maladroit. Aussi peu habile que sa femme avait une habileté de fée. Il fonçait droit dans le chemin de ses ambitions, et la façon dont il découpait le plat d'un poing ferme et fixé laissait sans peine lire sa détermination de géant. Ses mains noueuses attiraient le regard. Le sien, il le levait très peu souvent dans celui des interlocuteurs. Quand il le levait, c'était pour le planter droit comme un éclair. Il savait y exprimer le reproche à l'égard de son dernier fils comme pas deux. En bref, ce n'était pas sa subtilité qui faisait qu'on souhaitait être son allié.
Mais ce soir, les deux parents étaient fiers. Ils avaient beau avoir un fils têtu, qui rechignait à être Auror, à dire à quel point le Conseil des Sorciers était merveilleux et son frère Simon pas suffisamment ambitieux, et pas suffisamment fier du Dominion (le Do-mi-nion quand même, n'était-ce pas un merveilleux nom qui rimait tout pile avec accroître sa ré-pu-ta-tion) et un peu trop de sa maison qui n'était pas la bonne, il était désormais Dominié et il avait une copine de sang né-sorcier. C'était merveilleux, non ?
Aussi, c'était Ava qui conduisait subtilement la conversation : "Et donc, vous nous disiez, Leo, que vous estimiez le vol. Je crois savoir que vous êtes capitaine de quidditch également." Un soupçon de fierté éclaira son visage, et sa fossette subtilement dessinée. "Comptez-vous en faire votre métier ?" C'est le moment que Trevor choisit pour ajouter, pas tout à fait en subtilité, en tendant la carafe à Leo : "Notre fils voudrait être Auror." Ava ajouta, prête à arrondir les angles de son demi-sourire mystérieux. "C'est un beau métier aussi qu'Auror." Elle alterna son regard sur les deux jeunes gens puis son mari. "Peut-être que tu l'as envisagé à un moment, Leo ?" Ce tutoiement avait ce je-ne-sais-quoi électif du raffinement, prononcé avec cet accent parfait imité du Cambridge aisé. Elle ajouta en jetant une oeillade à son fils qui agitait son regard dans sa direction : "Tu peux nous tutoyer, nous appeler par nos prénoms, tu sais." Dans son esprit, cela voulait dire : tu feras partie de notre famille.
En temps normal, les conversations auror étaient le genre de conversations pendant lesquelles Jacob regardait joyeusement le plafond. Il y avait très exactement 18 chandeliers accrochés au lustre du salon, et c'était le moment de la journée où il avait maintes fois eu l'occasion de les compter, le temps de laisser passer les orages, laissant parfois vibrer le son du silence des désaccords. Mais cette fois, non, il activait son regard des trois côtés et notamment de celui de Leo. C'était en ces temps particulier qu'être bavard s'avérait d'une forte utilité, pour reproduire en tout temps le semblant de liant d'une conversation animée. Il ajouta pour essayer de mettre Leo à l'aise, la consultant du regard -allô allô au secours père pénible et mère pénible ET fascinante- : "Nous aimons le quidditch tous les deux. Les Griffes ardentes ont fait une très belle saison cette année. J'ai aimé vous admirer. Vous avez été prodigieuses." Ses yeux suivaient le regard de Leo. "Si tu le souhaites, il y a des épices à côté." Sans ses parents, il aurait volontiers ajouté : pour le plat, hein. La conversation ne manquait déjà pas de piquant. Il regarda si Leo voulait répondre sur le métier ou non - autrement il relancerait avec alacrité : "Leo et moi allons sortir voir Cambridge ce soir. C'est toujours très agréable de se promener en ta compagnie, Leo !" D'être avec toi tout court d'ailleurs. "Le vert émeraude est la couleur préférée de Mère... sais-tu que mes grands-parents ont aussi cette chevalière. Atypique, non ?" Il forçait son vocabulaire dans un sens, tendait toute sa force pour encourager l'autre côté. *Tu aurais une tradition familiale bateau à évoquer ?* Et ensuite, on s'étonnait de sa capacité à combler les blancs dans toute conversation à chape de plomb. "Je suis sûr que ta journée au travail a dû être éprouvante, Père." Consultation de Leo du regard : "Nous apprécions tous deux, avec Leo, ces moments de dîner après nos journées à Poudlard. C'est toujours des moments de conversation de grand intérêt." Regard à Leo pour faire passer l'ironie de sa phrase dans le contexte de l'inconfort potentiel du présent, et peut-être faire apparaître un sourire à cette occasion sur son visage. "On y échange sur nos journées." Regard souriant. *Tu aurais un souvenir à partager ?* Nouveau regard d'encouragement appuyé, allez, on va y arriver, tu sais que je suis de ton côté.
Les plats importaient peu ; dès qu'ils auraient fini, il ferait signe en souriant à Leo qu'ils pourraient remonter ensemble. Au moins, pour être de l'immersion et se figurer la réserve de Jacob sur ses parents à l'écart desquels il s'était construit, ça l'était. Et peut-être comprendre au plus près comment il avait forgé ce caractère collé à sa peau avec la force d'un tatouage, si têtu, si souriant (dans un bal de sombrals, danse toujours au moins un sourire) et si bavard, aussi.
acide aurait bien collé aussi pour ce post
A l'encre de l'été
Qui aurait cru qu'une discussion à table pouvait avoir des allures de parcours d'agilité rappelant vaguement le parcours d'obstacles de l'examen de vol de fin d'année ? À la différence que si sur un balai dans l'air, je suis clairement dans mon élément, collée à une chaise pour mener une discussion distinguée de dîner en me faufilant entre les sujets à éviter… beaucoup mois.
Euh ? Mais je croyais que vol et dérivés sont justement à éviter ! Un peu déstabilisée, je lance un regard à Jacob, mais comme il renchérit je réponds aussi, après lui avoir souri en réponse au compliment.
“C’est ça. Pour une première année de capitanat chez les Griffes Ardentes, je dirais que je m'en suis bien sortie.”
Je pourrais dire aussi que je suis tellement fière d'avoir gagné la coupe et la troisième étoile dorénavant brodée au-dessus du blason de Gryffondor sur nos robes de Quidditch. Que je suis super satisfaite de nos trois victoires sur trois matchs. Que le score de la finale contre Serpentard a été particulièrement spectaculaire. Que, que, que - je pourrais continuer sur la lancée tout le repas. Mais je crois que ni la défaite de Serpentard ni la grande victoire de Gryffondor ne sont des sujets à évoquer trop longtemps.
Prochain obstacle à contourner habilement : mot-clé Auror. Je glisse un regard un peu étonné à Jacob. C'est sensé être lui, le fils qui, apparemment, aimerait devenir Auror ? Je ravale le "ah bon" sceptique et me contente de récupérer la carafe avec un sourire poli, songeant à comment expliquer que...
"Moi, Auror ? Hum, je crois pas... je suis bien plus douée en Quidditch. Tu as raison Ava - je luis souris légèrement : pouvoir tutoyer les parents de Jacob est déjà un premier petit soulagement, j'ai directement l'impression que ce que je dis sonne plus détendu, plus familier, plus moi, et que de toute manière je sais que je ne trompe personne, que j'ai beau réfléchir à ce que je dis, ce n'est pas le scouse qui va camoufler l'autre note de mon élocution, l'accent de ceux qui n'ont très certainement pas de lustre au plafond - j'espère pouvoir continuer sur cette voie-là après Poudlard."
Comment expliquer que rien dans le métier d'Auror ne m'attire, que pour moi, le mot ne veut plus dire grand-chose maintenant qu'il n'y a plus de Ministère de la Magie, que l'idée d'être une sorte de police magique veillant à l'application de lois qui ne me plaisent pas ne me tente pas - le tout sans heurter ceux que je sais être favorable au Conseil des Sorciers... le mieux est probablement de ne rien expliquer de tout et de plutôt me servir en épices tout en rebondissant sur un des sujets-sauveurs de Jacob.
"Je suis vraiment curieuse de voir un peu la ville. Le Magicobus a été une sacrée aventure mais je dois dire qu'il n'a pas laissé beaucoup de temps au regard pour admirer Cambridge."
Même si au fil des minutes et des fourchettes menées à la bouche, je commence à être plus détendue (ou peut-être que j’abandonne juste progressivement les efforts d’un langage voulu adéquat face aux parents de Jacob dans cette pièce à lustre mais qui sonne pour moi si artificiel), j’ai hâte de sortir de table.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Euh ? Mais je croyais que vol et dérivés sont justement à éviter ! Un peu déstabilisée, je lance un regard à Jacob, mais comme il renchérit je réponds aussi, après lui avoir souri en réponse au compliment.
“C’est ça. Pour une première année de capitanat chez les Griffes Ardentes, je dirais que je m'en suis bien sortie.”
Je pourrais dire aussi que je suis tellement fière d'avoir gagné la coupe et la troisième étoile dorénavant brodée au-dessus du blason de Gryffondor sur nos robes de Quidditch. Que je suis super satisfaite de nos trois victoires sur trois matchs. Que le score de la finale contre Serpentard a été particulièrement spectaculaire. Que, que, que - je pourrais continuer sur la lancée tout le repas. Mais je crois que ni la défaite de Serpentard ni la grande victoire de Gryffondor ne sont des sujets à évoquer trop longtemps.
Prochain obstacle à contourner habilement : mot-clé Auror. Je glisse un regard un peu étonné à Jacob. C'est sensé être lui, le fils qui, apparemment, aimerait devenir Auror ? Je ravale le "ah bon" sceptique et me contente de récupérer la carafe avec un sourire poli, songeant à comment expliquer que...
"Moi, Auror ? Hum, je crois pas... je suis bien plus douée en Quidditch. Tu as raison Ava - je luis souris légèrement : pouvoir tutoyer les parents de Jacob est déjà un premier petit soulagement, j'ai directement l'impression que ce que je dis sonne plus détendu, plus familier, plus moi, et que de toute manière je sais que je ne trompe personne, que j'ai beau réfléchir à ce que je dis, ce n'est pas le scouse qui va camoufler l'autre note de mon élocution, l'accent de ceux qui n'ont très certainement pas de lustre au plafond - j'espère pouvoir continuer sur cette voie-là après Poudlard."
Comment expliquer que rien dans le métier d'Auror ne m'attire, que pour moi, le mot ne veut plus dire grand-chose maintenant qu'il n'y a plus de Ministère de la Magie, que l'idée d'être une sorte de police magique veillant à l'application de lois qui ne me plaisent pas ne me tente pas - le tout sans heurter ceux que je sais être favorable au Conseil des Sorciers... le mieux est probablement de ne rien expliquer de tout et de plutôt me servir en épices tout en rebondissant sur un des sujets-sauveurs de Jacob.
"Je suis vraiment curieuse de voir un peu la ville. Le Magicobus a été une sacrée aventure mais je dois dire qu'il n'a pas laissé beaucoup de temps au regard pour admirer Cambridge."
Même si au fil des minutes et des fourchettes menées à la bouche, je commence à être plus détendue (ou peut-être que j’abandonne juste progressivement les efforts d’un langage voulu adéquat face aux parents de Jacob dans cette pièce à lustre mais qui sonne pour moi si artificiel), j’ai hâte de sortir de table.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin