12 déc. 2021, 13:37
Conte pas sur moi
Eden, fier d'avoir réussi à braver l'escalier grâce à un sortilège, choisit alors de prendre la baguette de sureau afin d'accroître sa puissance. Avec cette alliée, ils pourraient se défendre sans mal. Il en était certain. À moins que...
Ah Ah Ah Ah
Peeves s’en alla dans un éclat de rire qui fit dégringoler la confiance du garçon. Avec Sophie, ils échangèrent un regard qui, pour une fois, n'était pas rempli de mépris l’un pour l’autre. Ils semblaient plutôt sur la même longueur d’onde.
— Tu crois qu’on a bien fait de prendre la baguette ? Elle a quand même beaucoup de pouvoirs... dit Sophie, soucieuse.
— Ça reste une baguette ! répondit Eden, qui ne voulait pas exprimer son inquiétude. Allez, avançons. dit-il en prenant les devants.
Sophie, sur ses gardes, le suivit de près.
— Ça va, tranquille. Tu comptes te cacher derrière moi tout le long ? dit le garçon en se retournant face à sa camarade.
— C’est toi qui as la baguette, je te signale ! se défendit Sophie. Eden allait lui sortir une nouvelle réplique désagréable, lorsqu’il vit que la jeune fille était devenue blême et que ses yeux renvoyaient une expression de terreur.
Clac, clac, clac – entendit le garçon dans son dos. Avant même qu’il n’eut le temps de se retourner, une voix s’éleva :
— Non, mais qu’est-ce que vous faites là tous les deux ?! Et qu’est-ce que… Mais vous m’avez volé ma baguette !
— Non, miss Loewy, c’est pas ce que vous pensez ! répondit Sophie. Eden, lui, était figé par la peur. La directrice de l’école semblait fondre sur eux à une vitesse folle. En un instant, elle avait récupéré son bien et s’était mise de nouveau à crier sur les deux élèves, sans que ceux-ci parviennent à placer un mot pour se défendre.
— Misérables veracrasses ! Si je vous reprends à me voler, je vous jetterais au milieu de la forêt interdite. Elle avait maintenant saisi le bras de chacun des adolescents et les entraînait avec force dans l’escalier qu’ils étaient parvenus à franchir quelques minutes plus tôt.
— Voilà, nettoyez-moi toute la volière et ça m’est égal que ça vous prenne toute la nuit ! Et pouf, voici qu’elle disparut à peine son dernier mot achevé, laissant les enfants aussi circonspects que terrorisés.
Reducio
- 8 -
Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 21:55, modifié 1 fois.
12 déc. 2021, 13:47
Conte pas sur moi
Le choix semble soudain bien difficile... Pourquoi n'arrivait-il donc pas à prendre des décisions ce soir ?
— Raah, ils sont tous géniaux, ces cadeaux.
— Si tu hésites, on peut aussi ne rien prendre. Elle ajouta tout bas. Je fais moyennement confiance à Peeves.
— Mais ça va pas non ! Allez, je prends la pierre.
Eden songea que dans le pire des cas, si par malheur la préfète avait raison, cela l'aiderait à se débarrasser de Peeves. Il faisait bien parti de la catégorie des morts, non ?
— BOUAHAHAHAHA ! éclata l'esprit frappeur en ramassant ses autres biens avant de s'éloigner. Bon courage... susurra t-il avant que sa tête ne disparaisse à travers un des murs de pierres. Qu'est ce que cela pouvait bien vouloir dire ?
Des pas résonnèrent soudain dans le couloir vide. Qui pouvait se promener à une heure pareille ? En tout cas, le son était franc, trahissant une démarche décidée. Nul doute que cette personne était autorisée à être là, contrairement aux deux jeunes Poufsouffle.
— Ca, c'est pas un fantôme. Tu fais ce que tu veux mais moi je n'ai aucune envie de tomber sur la directrice maintenant. Je me tire.
Sur ce, le garçon commença à avancer dans le couloir, essayant d'ouvrir les portes qui se trouvaient le long des murs. Malheureusement, à cette heure, les salles de classe étaient toutes fermées à double sort et il n'avait pas choisi la baguette magique la plus puissante du monde pour pouvoir faire sauter discrètement les serrures. Après un temps d'hésitation, Sophie, légèrement paniquée au son des talons qui montaient de plus en plus dans l'obscurité des lieux, décida de lui venir en aide et c'est avec un soulagement non dissimulé qu'elle parvint enfin à ouvrir une porte.
— Eden ! Viens par là !
Les deux adolescents s'engouffrèrent dans la pièce et refermèrent doucement la porte. Dos à la porte, ils retenaient leur respiration alors que les pas semblèrent s'arrêter juste derrière eux, bloquant toute possibilité de sortie pour le moment. Eden ouvrit soudain de grands yeux et un sourire narquois apparut sur son visage.
— Mais... C'est les toilettes des filles !
Reducio
Les objets jouent un rôle majeur dans le rythme du conte en accélérant ou en ralentissant le temps (les bottes de sept lieues, les retourneurs de temps, les quenouilles empoisonnées…).
Le conte nous propose finalement une réflexion sur le bon usage des objets. Il faut apprendre à voir au-delà des apparences pour faire les bons choix. La véritable richesse, le véritable pouvoir n’est pas toujours là où on le croit ou du moins là ou on le voit.
Les objets jouent un rôle majeur dans le rythme du conte en accélérant ou en ralentissant le temps (les bottes de sept lieues, les retourneurs de temps, les quenouilles empoisonnées…).
Le conte nous propose finalement une réflexion sur le bon usage des objets. Il faut apprendre à voir au-delà des apparences pour faire les bons choix. La véritable richesse, le véritable pouvoir n’est pas toujours là où on le croit ou du moins là ou on le voit.
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Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 23:07, modifié 2 fois.
12 déc. 2021, 13:51
Conte pas sur moi
Le choix était difficile pour Eden. Chacun de ces objets l'intéressait. Il faut dire qu'ils lui semblaient tous fort utiles. Devant cette hésitation qui dura bien trop longtemps pour elle, Sophie intervint.
— Décide-toi Eden. Nous n'avons pas l'éternité devant nous. Prends le cadeau que tu souhaites et allons-nous-en ! J'ai un mauvais pressentiment...
En effet, Sophie fixait Peeves d'un œil méfiant. Le sourire de ce dernier ne lui inspirait aucune confiance. Elle avait même la sensation qu'ils étaient tous les deux tombés dans un piège.
— Eden, s'il te plaît ! Dépêche-toi. Il y a botruc sous racine, je t'assure.
— Arrête un peu de me presser. Ce n'est pas un choix à prendre à la légère ! répondit soudainement le garçon, quelque peu énervé par la jeune sorcière. Et puis d'abord, comment connais-tu cette expression, toi ?
— Est-ce vraiment tout ce que tu retiens ? soupira Sophie de désespoir.
Eden la fixa d'un œil mauvais durant quelques secondes avant de regarder à nouveau Peeves. Ce dernier semblait se délecter du spectacle qui se produisait devant lui.
— Je choisis la cape d'invisibilité!
Ça y est, il avait fait son choix et semblait sûr de lui. Eden souriait de toutes ses dents, persuadé d'avoir fait une affaire. Même plus, L'Affaire de l'année. Il imaginait déjà tout ce qu'il pourrait faire avec cette cape. Entrer où bon lui semble sans que Sophie la moldue puisse interférer, par exemple. Cette pensée lui plaisait beaucoup mais il fut rapidement sorti de ses pensées. Il venait de sentir une pression assez désagréable au niveau de son bras gauche. Il se tourna vivement vers l'élève qui lui tenait compagnie et qui était responsable de cette attaque.
— Mais qu'est-ce que tu fais ? Lâche mon bras tout de suite ! scanda-t-il à l'encontre de la préfète.
— E-E-Eden ! déglutit Sophie, en tremblant.
— Quoi, encore ?
— Re-Re-Regarde Peeves!
La jeune fille semblait avoir peur de l'esprit malin alors Eden commença à se moquer d'elle. Il se disait que sans lui, elle serait vraiment perdue et condamnée à son triste sort. Mais lorsqu'il tourna la tête pour regarder Peeves, il eut lui aussi un choc. Il ne souriait plus. Peeves semblait, non pas en colère, mais triste. Ou... Déçu ? Qu'importe. Il n'était plus du tout dans son état normal. Il donna d'ailleurs la cape d'invisibilité aux élèves avant de disparaître sans prononcer le moindre mot.
— Tu crois que nous l'avons énervé ? Est-ce qu'il va revenir s'en prendre à nous ? s'inquiéta Sophie qui regardait partout autour d'elle en continuant de tenir et serrer le bras d'Eden.
— Il pourra toujours essayer de revenir, il ne nous trouvera plus.
Eden s'empressa alors de jeter la cape sur eux afin de les rendre invisibles à quiconque pourrait les croiser dans le château. Après tout, si Peeves était là, il se pourrait qu'ils rencontrent d'autres personnes. Mais ce n'était pas vraiment par mesure de précaution qu'il souhaitait essayer la cape, il voulait surtout ressentir ce que cela faisait de pouvoir faire tout et n'importe quoi sans que personne ne sache qu'il est l'auteur de ces actions.
— Allons-y. Mais lâche mon bras, maintenant !
Sophie le regardait d'un œil réprobateur mais accepta de se décoller et de marcher simplement à côté de lui. Les deux jeunes gens s'avancèrent alors dans les innombrables couloirs de l'école. Un silence de plomb régnait. Seuls quelques murmures se faisaient entendre sur leur passage. Quelques personnages de tableau conversaient sans se douter qu'on les écoutait.
— Tu as entendu ? demanda soudainement Sophie en retenant son partenaire, de nouveau, par le bras. Elle s'était arrêtée et regardait partout autour d'eux à la recherche d'à peu près tout et n'importe quoi à la fois.
— Tu n'es vraiment pas la baguette la plus vive de chez Ollivander, toi !
Et sur ces mots, Eden décida de la pousser pour la forcer à se décoller. Il n'aimait vraiment pas ce contact et tentait par tous les moyens de s'en défaire. Jusqu'à ce que...
— BÊÊÊH !
Les deux enfants arrêtent soudainement de se battre pour regarder derrière eux et s'apercevoir qu'ils étaient suivis et observés par une chèvre.
— Beurk ! Je déteste les chèvres. Et puis... Qu'est-ce qu'elle pue ! Allons-nous-en avant qu'elle ne me prive de mon odorat à vie.
— Tu n'as pas l'impression qu'elle arrive à nous voir ?
— C'est impossible, on a la cape d'invisibilité sur nous.
Pourtant Sophie avait raison. Et ils ne tardèrent pas à s'en rendre compte puisque la chèvre continuait de les talonner et semblait bien décidée à se faire comprendre. Elle tendit alors sa tête vers eux et, avec une rapidité folle, elle attrapa la cape d'invisibilité pour commencer à la manger.
— MAIS ELLE EST COMPLÈTEMENT FOLLE CETTE CHÈVRE ! MA CAPE !!
Sophie regarda la scène et ne put s'empêcher de rire en voyant l'expression d'Eden, qui était complètement abattu.
Reducio
Dans la version moderne (à partir du XIXe siècle), Grincheuse était une chèvre blanche achetée récemment par un mauvais bougre à la foire du village. Malheureusement, la bête avait mauvais caractère et ne produisait pas de lait.
Délaissée par son propriétaire, un beau jour, son poil se mit à ternir et des croûtes à s’y former. Le phénomène se produisait à chaque fois que l’animal râlait. Peu à peu, elle devint de plus en plus sale, si bien qu’elle attirait les mouches. Son propriétaire, un mauvais bougre, décida alors de l’abandonner et la chèvre erra longuement.
Toutes les personnes qu’elle approchait la repoussaient du fait de son allure répugnante. Jusqu’au jour où elle rencontra un orphelin qui se prit d’affection pour elle malgré son mauvais caractère et sa saleté. À force de confiance et de bons traitements, la chèvre redevint blanche, puis se métamorphosa en femme. Ainsi, l’animagus s’occupa à son tour de l’enfant, lui offrant la famille dont il avait toujours rêvé.
Délaissée par son propriétaire, un beau jour, son poil se mit à ternir et des croûtes à s’y former. Le phénomène se produisait à chaque fois que l’animal râlait. Peu à peu, elle devint de plus en plus sale, si bien qu’elle attirait les mouches. Son propriétaire, un mauvais bougre, décida alors de l’abandonner et la chèvre erra longuement.
Toutes les personnes qu’elle approchait la repoussaient du fait de son allure répugnante. Jusqu’au jour où elle rencontra un orphelin qui se prit d’affection pour elle malgré son mauvais caractère et sa saleté. À force de confiance et de bons traitements, la chèvre redevint blanche, puis se métamorphosa en femme. Ainsi, l’animagus s’occupa à son tour de l’enfant, lui offrant la famille dont il avait toujours rêvé.
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Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 22:42, modifié 1 fois.
12 déc. 2021, 21:55
Conte pas sur moi
Et voilà que nos deux compères sont de retour à la case départ. Ils étaient pourtant bien partis mais une mauvaise décision devant Peeves leur avait coûté la colère de leur directrice. Sophie fixa Eden et son regard était lourd de sens.
— Quoi ? Qu'est-ce que tu as à me fixer ainsi ? Tu n'es pas mon genre alors laisse tomber. déclara le garçon soudainement.
— Mais qu'est-ce que tu me racontes ? Je ne te regarde absolument pas pour ça ! Tu t'es fait avoir et par ta faute, nous revoilà au point de départ, je te signale !
— Ah bah c'est sûr que l'erreur ne pouvait pas venir de toi vu comme tu faisais ta peureuse !
Eden s'amusa à narguer la jeune fille et cette dernière rougit de gêne. Il sourit, fier de sa répartie, et regarda ensuite tout autour d'eux en soupirant.
— C'est pas si grave... Il nous suffit de recommencer.
— Ce n'est pas si simple, Eden... se plaignit Sophie. Elle se demandait si en descendant de nouveau ces longs escaliers, Peeves referait son apparition. Et si tel était le cas, il leur faudrait bien réfléchir pour ne pas se faire avoir une nouvelle fois. Elle tenait à son rôle de préfète et le fait d'avoir énervé la directrice en personne la mettait réellement au plus mal.
— Par la barbe de Merlin, la moldue ! Tu vas te détendre un peu ?
— Est-ce qu'au moins tu te souviens de ce qu'il faut faire pour redescendre sans encombres ?
— Bien sûr ! Pour qui me prends-tu ?
Que faire ?
Reducio
- 11 -
12 déc. 2021, 22:08
Conte pas sur moi
Eden pestait dans sa barbe alors que Sophie le soutenait comme elle le pouvait. Cela semblait d’autant plus agacer Eden qui avait dû se résoudre à accepter son aide après avoir fait quelques pas laborieux. Franchement, devoir s'appuyer sur une crevette dans le genre de Sophie… Tout ça à cause d’un fichu escalier !
Il arrivèrent enfin devant l’infirmerie et, après avoir passé la grande porte de bois foncé, ils tombèrent face à l’infirmière. Elle était de dos, blonde, la taille fine et perchée sur des petits escarpins qui donnaient un galbe magnifique à ses jambes, sa coupe au carré laissant une vue sur sa nuque fine et longue. D’un regard en biais, Sophie vit la tête d’Eden avant de le secouer pour qu’il détache les yeux de l’infirmière. En plus il se faisait lourd le garçon ! L’infirmière se retourna, ses cheveux fouettant l’air avec une grâce peu commune, et retombant autour de son visage, l'encadrant jusque sous l'ovale de son menton, marquant d'autant plus sa mâchoire parfaitement symétrique, comme tout droit sortie d’un film moldu. Elle s’avança vers le duo, un grand sourire Ultra Brite sur les lèvres.
— Bonjour, que puis-je faire pour vous ?
Eden commença à balbutier quelques mots avant que Sophie, après avoir levé les yeux au ciel d’indignation, ne prenne le contrôle de la situation.
— Il s’est tordu la cheville dans les escaliers. On aurait besoin de quelque chose contre la douleur et de remettre en place sa cheville.
L’infirmière se pencha vers Eden, se cambrant un peu trop au goût de Sophie, mais cela semblait parfaitement satisfaire le garçon.
— Bien, viens t’allonger, on sera plus à l’aise.
L’infirmière attrapa le bras d’Eden pour aider Sophie à l’installer sur un lit. Celle-ci se recula, estimant que la sorcière allait faire son travail.
Celle-ci se pencha au-dessus de la cheville du garçon et commença à la manipuler.
— Comment m’as-tu dit que tu t’appelais, mon garçon ?
— Eden.
— Magnifique prénom.
Sophie, d'un regard extérieur à la scène qui se déroulait, constata que l’infirmière réalisait plus un massage au pied du garçon qu’une auscultation classique. C’en était presque gênant.
— Vous ne vous êtes pas raté. Un garçon comme vous, ça ne doit pas souvent vous arriver, vous avez l’air… Bien solide.
La main de la blonde vola jusqu’à l’épaule d’Eden qu’elle commença à palper. C’est certainement à ce moment-là que le garçon se rendit compte qu’ô combien il était en plaisante compagnie, cette femme se comportait d’une façon étrange.
— Euh, oui… Et ma cheville ?
— Un peu de repos, une immobilisation et tout devrait être bon, tu n’auras qu’à rester ici une petite semaine avec moi. L’infirmière passa une mèche de ses cheveux d’or derrière son oreille sans lâcher Eden du regard.
Le garçon ouvrit de grands yeux. Rester une semaine, mais..? Non, certainement pas ! Il se tourna vers Sophie, ne sachant comment se défaire de cette situation. C’était quand même l’infirmière…
— Il n’y a pas plus rapide ? On peut pas vraiment rester ici.
— Oh vous, vous pouvez partir, il est entre de bonnes mains.
Elle resserra sa prise autour de l’épaule du garçon.
— Je pense que vous devez avoir ça, non ? Des trucs magiques, ce serait génial.
La blonde tourna la tête vers Eden, quelque peu surprise. Elle lâcha son épaule et se recula un peu, visiblement prise au dépourvu.
— Mh… Si vous ne voulez pas de la méthode traditionnelle, vous pouvez avoir le choix. J’ai deux trois artefacts pouvant vous aider. Artefacts de ma propre conception.
Elle lança un sourire charmeur à Eden avant de se tourner vers la grand armoire. Son postérieur roulait divinement dans sa blouse blanche et ses jambes interminables frappaient le sol avec une détermination et une confiance qui ébranleraient n’importe qui. Même Sophie se prit à observer ses jambes se déplacer avec tant de grâce.
L’infirmière se retourna, apportant un petit chariot au pied du lit d’Eden.
— Une aiguille, une simple piqûre au bout du doigt et la douleur s’évaporera. Elle reposa la petite aiguille et pointa du doigt une pomme. Une belle pomme bien croquante, la nourriture guérit tout et cela s’avère vrai avec cette pomme.
Puis elle se tourna vers une marmite présente depuis le début dans un coin de la pièce.
— Cette marmite contient toujours le remède aux maux de mes patients, mais pour l’instant ce n’est pas votre remède qui est présent à l’intérieur. Il faudrait le distribuer aux autres patients pour qu’elle se remplisse de la potion qui vous guérira.
Eden tourna la tête vers Sophie. Tout semblait absurde mais pourtant…
Que faire?
Reducio
Depuis quelques années, les psychomages, utilisent les contes pour aider les lecteurs (enfants ou adultes) à résoudre les problèmes en analysant les conflits présentés de façon directe ou indirecte dans l’histoire. Ainsi, les récits permettent aux sorciers de surmonter leurs peurs, leurs angoisses ou leurs dégoûts, d’effacer les sentiments hostiles ou les émotions destructrices.
![]() |
Aider son prochain et soigner les maux font partie des classiques des contes (sorciers ou moldus). Et oui, car, en vérité, les contes sont avant tout un enseignement. |
Depuis quelques années, les psychomages, utilisent les contes pour aider les lecteurs (enfants ou adultes) à résoudre les problèmes en analysant les conflits présentés de façon directe ou indirecte dans l’histoire. Ainsi, les récits permettent aux sorciers de surmonter leurs peurs, leurs angoisses ou leurs dégoûts, d’effacer les sentiments hostiles ou les émotions destructrices.
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Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 22:33, modifié 1 fois.
12 déc. 2021, 22:18
Conte pas sur moi
Malgré les douces paroles de l'infirmière qui s'était maintenant écartée, Eden faisait la grimace. C'est que sa cheville commençait à être vraiment douloureuse. Tout ça à cause des conseils d'une espèce de moldue !
— Tu sais quoi, j'ai pas spécialement envie de rester ici pendant des heures et j'ai vraiment mal alors... allons-y pour la piqûre.
— Entre nous, je ne vois pas bien comment une piqûre pourrait...
Mais déjà le garçon s'était levé et posait son doigt sur la fine pointe.
— Aïe !
Il lança un regard noir à Sophie, s'attendant déjà à des remarques de sa part. Non, il n'était pas si douillet d'habitude, mais lààà... Voilà le vaillant Poufsouffle qui baillait à s'en décrocher la mâchoire. Ses paupières étaient lourdes, si lourdes. Titubant, il s'assit sur le lit juste à côté de lui, résistant tant bien que mal à l'envie de s'allonger.
— Eden ? Pourquoi tu... Mais ne t'endors pas espèce de feignasse ! À moins que... Oh non ! C'est comme dans La Belle au bois dormant !
Le garçon fronça les sourcils, cherchant de quoi elle pouvait bien parler, et se souvint soudain. Puisant dans ses dernières forces, il se redressa d'un bond.
— N'essaye même pas de m'embrasser ! C'est clair !
— Beurk... Comme si je pouvais en avoir envie. Embrasser un troll, très peu pour moi.
— Non mais tu t'es bien regardée la binoclarde ? Trouve plutôt une solution, et vite. C'est pas une histoire de potion ? Peut-être que si je mange un peu, je me sentirai mieux.
Sophie se retint de lui répondre sur le même ton. La provocation ne ferait pas avancer les choses. Elle devait réfléchir.
Que faire ?
Reducio
Prenons l’exemple de La Belle au bois dormant ou encore de Blanche-Neige. Vous pouvez essayer autant de fois que vous le voulez, tenter de réveiller une personne en surdose de goutte du mort-vivant en l’embrassant ne sera pas bien utile à part, peut-être, si vous souhaitez faire un petit somme à votre tour. La vérité est tout autre et les sorciers savent bien que les fameuses princesses ont tout simplement été éveillées grâce à une bonne dose de potion Wiggenweld. Laeticia Somnolens, la harpie potionniste, et Malodora Grymm ont grandement marqué la littérature moldue de part leurs exactions durant le Moyen Âge.
Dans ce conte, l’auteur se moque donc de ces croyances moldues, montrant ainsi aux jeunes ou moins jeunes lecteurs l’absurdité de telles idées et la bêtise que serait le fait d’attendre une solution au lieu de s’activer pour résoudre les problèmes.
Dans ce conte, l’auteur se moque donc de ces croyances moldues, montrant ainsi aux jeunes ou moins jeunes lecteurs l’absurdité de telles idées et la bêtise que serait le fait d’attendre une solution au lieu de s’activer pour résoudre les problèmes.
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Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 22:32, modifié 1 fois.
12 déc. 2021, 22:27
Conte pas sur moi
Cette pomme était délicieuse. Pourtant elle avait un arrière goût de... de... de quoi d'ailleurs ? Eden, qui s'était redressé après le départ de l'infirmière, sentit son esprit s'embrumer. Il avait tellement envie de dormir. Il déposa la pomme entamée sur la table en se frottant les yeux.
— Non ! Pourquoi tu as croqué cette pomme ? Tu ne connais donc pas l'histoire de Blanche-Neige ? Nous voilà bien... il nous faut un remède contre la goutte du Mort Vivant.
— La quoi ? Un remède ? Mais qu'est ce que tu racontes ? Je vais faire une petite sieste, je crois. Je suis sûr que ça ira mieux ensuite.
— Tu préfères donc attendre l'arrivée de ta bien-aimée pour un baiser salvateur ?
Le Poufsouffle qui s'était déjà allongé se redressa soudain.
— C'est hors de question ! Ne me regarde pas comme ça. Je conçois que je puisse être terriblement séduisant mais c'est non. Je vais me relever et on va trouver ton... enfin mon remède.
Sophie retint un commentaire acerbe et se mit à chercher aux alentours. Le remède était bien connu de tous bons sorciers, la potion de Winggenweld, mais où en trouver dans l'immédiat ?
Que faire ?
Reducio
Prenons l’exemple de La Belle au bois dormant ou encore de Blanche-Neige. Vous pouvez essayer autant de fois que vous le voulez, tenter de réveiller une personne en surdose de goutte du mort-vivant en l’embrassant ne sera pas bien utile à part, peut-être, si vous souhaitez faire un petit somme à votre tour. La vérité est tout autre et les sorciers savent bien que les fameuses princesses ont tout simplement été éveillées grâce à une bonne dose de potion Wiggenweld. Laeticia Somnolens, la harpie potionniste, et Malodora Grymm ont grandement marqué la littérature moldue de part leurs exactions durant le Moyen Âge.
Dans ce conte, l’auteur se moque donc de ces croyances moldues, montrant ainsi aux jeunes ou moins jeunes lecteurs l’absurdité de telles idées et la bêtise que serait le fait d’attendre une solution au lieu de s’activer pour résoudre les problèmes.
Dans ce conte, l’auteur se moque donc de ces croyances moldues, montrant ainsi aux jeunes ou moins jeunes lecteurs l’absurdité de telles idées et la bêtise que serait le fait d’attendre une solution au lieu de s’activer pour résoudre les problèmes.
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Dernière modification par Deryn O'Connors le 12 déc. 2021, 22:31, modifié 1 fois.
12 déc. 2021, 22:30
Conte pas sur moi
Il y avait du monde dans l'infirmerie. Beaucoup de monde et la belle blonde semblait littéralement bouder dans son coin en gardant malgré tout un regard... intéressé sur le blond aux yeux bleus.
— Bon, on commence par le premier lit et on avance doucement.
— Ouais, mais je t'avoue que d'aider ces gens... En plus, j'ai terriblement mal et je me sens épuisé, vraiment.
Sophie lança un regard noir lourd de reproches au garçon. C'est lui qui avait besoin d'un remède urgent, pas elle, dans le fond. Elle pouvait très bien sortir et le laisser passer une semaine, voir plus, à l'infirmerie. Aucun des professeurs ne se plaindrait de l'absence de ce comique de service.
— Ok, ok. Je t'aide de mon mieux. Je porte la marmite... enfin le chaudron et tu administres les soins. Mais on fait vite, d'accord ? Je n'en peux plus.
Comme pour appuyer ses mots, une douleur à la cheville lui arracha un petit cri plaintif. Au moins, ça le tiendrait éveillé. À chaque mouvement, il serrait un peu plus les dents. Les deux élèves administrèrent aux patients des soins en tout genre. Pimentine pour la gorge, infusion de dictame pour les maux de ventre, potion anti-furoncles... Tout y passa sous le regard dégouté du Poufsouffle et les gestes doux de sa camarade.
— Mais attends... C'est même pas tous des élèves, ces gens. Il y en a... Lui là, regarde, c'est même pas un sorcier, je suis sûr !
— Oui, c'est un peu étrange mais ça change quoi ? De toute façon, il faut soigner tout le monde avant toi.
— Dire que je passe après des inconnus... Pire, après des moldus. Merlin tout puissant, cette école va mal.
Sophie leva les yeux au ciel. Combien de temps allait-elle encore devoir passer avec cet énergumène ? Enfin, les lits furent vidés et la petite marmite se remplit d'un mélange inconnu. Eden l'avala dans une grimace de dégoût et se sentit aussitôt bien plus en forme.
— Allez ! On file d'ici !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux Poufsouffle prirent la porte de sortie quand soudain l'infirmière poussa un cri.
— Revenez, sales petits veracrasses !
Reducio
Le conte de Beedle a été réécrit vers le milieu du XVIe siècle pour effacer le message pro-moldu défendu par son auteur. En effet, ce dernier préconisait d’utiliser la magie pour venir en aide à tous quel que soit leur statut et d’avoir pitié des moldus qui n’avaient pas la chance d’avoir un accès à la magie. Dans cette nouvelle version, le chaudron ne pourchassait pas le sorcier pour l’encourager à mettre ses dons aux services des autres mais pour le protéger en avalant les agresseurs moldus.
Dans Conte pas sur moi, l’auteur mélange ces deux versions, transformant le chaudron en une source de soins pour eux mais les obligeant à s’ouvrir aux autres car les soins ne s’offrent qu’après avoir fait preuve de compassion. Il place donc les élèves face à des choix complexes. Seront-ils capables malgré leur jeune âge de consacrer du temps aux autres avant de ne penser qu’à leur propre avantage personnel ? Sauront-ils trouver dans la marmite le remède à leur maux ?
Le conte de Beedle a été réécrit vers le milieu du XVIe siècle pour effacer le message pro-moldu défendu par son auteur. En effet, ce dernier préconisait d’utiliser la magie pour venir en aide à tous quel que soit leur statut et d’avoir pitié des moldus qui n’avaient pas la chance d’avoir un accès à la magie. Dans cette nouvelle version, le chaudron ne pourchassait pas le sorcier pour l’encourager à mettre ses dons aux services des autres mais pour le protéger en avalant les agresseurs moldus.
Dans Conte pas sur moi, l’auteur mélange ces deux versions, transformant le chaudron en une source de soins pour eux mais les obligeant à s’ouvrir aux autres car les soins ne s’offrent qu’après avoir fait preuve de compassion. Il place donc les élèves face à des choix complexes. Seront-ils capables malgré leur jeune âge de consacrer du temps aux autres avant de ne penser qu’à leur propre avantage personnel ? Sauront-ils trouver dans la marmite le remède à leur maux ?
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12 déc. 2021, 22:42
Conte pas sur moi
Eden et Sophie continuaient de marcher dans des couloirs toujours aussi déserts mais bien moins silencieux qu'au début. La mystérieuse chèvre apparue un peu plus tôt continuait de les poursuivre en bêlant de plus en plus fort.
— NOM D'UN DRAGON, MAIS TU VAS TE TAIRE À LA FIN ? DÉJÀ QUE TU AS MANGÉ MA CAPE D'INVISIBILITÉ... TU DEVRAIS TE FAIRE TOUTE PETITE ! cria le garçon, sur les nerfs. Plus la chèvre insistait et plus il s'énervait.
— Ce n'est pas en lui criant dessus qu'elle va s'arrêter, je te signale. Et puis, tu vas finir par nous faire repérer, avec tes bêtises... accusa ouvertement Sophie.
— Va te faire cuire une bouse de dragon, mademoiselle la préfète parfaite. Prends cette chèvre et disparaissez toutes les deux. Vous m'énervez l'une comme l'autre !
— Tu n'es vraiment qu'un gobelin mal léché, Eden Brown.
Les deux élèves de Poudlard ne s'adressèrent plus la parole pendant un long moment. Le silence n'était coupé que par les cris de plus en plus virulents de leur nouvel animal de compagnie.
— BÊÊÊH ! BÊÊÊH !
Le trio finit par arriver à l'extérieur de ces murs, plus précisément dans la cour de la tour de l'horloge. Prendre l'air allait très certainement leur faire du bien. Pour une fois, ils étaient d'accord sur quelque chose. Pour autant, aucun des deux élèves ne décida de rompre le silence pour renouer le contact avec son acolyte.
— BÊÊÊH ! BÊÊÊH !
Eden se crispait. Il était à deux doigts du craquage. Il décida de, véritablement, faire face à la chèvre. Il était décidé à s'en faire une ennemie. Il n'en pouvait plus de l'entendre bêler à tout bout de champ. Il détestait cette espèce et celle-ci en particulier la poussait à les haïr davantage. Sophie, quant à elle, soupirait. Elle regardait la scène, exaspérée par l'immaturité du garçon qui l'accompagnait dans cette aventure. Elle décida alors de regarder ailleurs, afin de se changer les idées et surtout de vérifier qu'il ne leur arriverait rien d'étrange ici.
— La fontaine... murmura-t-elle pour elle même. Sophie regarda, de nouveau, en direction d'Eden et de la chèvre. Ces deux-là semblaient prêts à s'affronter en combat à mort et elle leva les yeux au ciel. Elle venait d'avoir une idée et elle espérait que le jeune garçon ne trouverait pas encore quelque chose à dire pour la contrarier.
— Et si elle était en colère ? La chèvre. Comme tu l'as si bien dit, elle pue. Et il est évident qu'elle manque d'entretien, vu le nombre de mouches qui virevoltent autour d'elle. On pourrait la laver dans la fontaine et peut-être qu'ainsi, elle arrêtera de bêler et de nous suivre.
Eden fut si surpris par sa proposition qu'il arrêta tout ce qu'il était en train de faire pour fixer Sophie. Il n'arrivait pas à croire qu'elle puisse lui soumettre une idée aussi grotesque. Décidément, pour lui, ils ne vivaient vraiment pas dans le même monde.
— Eh bien vas-y. Je t'en prie. Je te regarde.
— Je vais avoir besoin de ton aide pour la porter jusqu'à la fontaine. Je ne vais pas y arriver toute seule.
Il ne put s'empêcher de rire. Voilà quelle était sa réponse. Lui, porter une chèvre pour ensuite la laver ? Jamais.
— Tu rêves éveillée. Je te propose une bien meilleure idée, à la place. On l'attache, on l'abandonne ici et elle n'aura qu'à bêler jusqu'à épuisement.
— Il est hors de question que l'on fasse une chose pareille ! rétorqua Sophie en croisant les bras, mécontente.
— Bien. Alors on a qu'à s'enfuir et le dernier à partir de la cour n'aura qu'à rester avec la chèvre ! menaça Eden qui souhaitait se débarrasser d'elles.
Que faire ?
Reducio
Il y est aussi question de solidarité et de compassion, puisque les quatre protagonistes s’unissent pour avancer dans leur quête. En effet, au début de l’histoire, le chevalier décide d’abandonner, pensant qu’il ne fait pas le poids face à des sorcières, mais les femmes le retiennent. Nous pouvons également voir un autre acte de compassion lorsqu'une fois arrivée à destination, Asha, malade et à bout de force, s’effondre. Les autres décident que ce sera elle qui bénéficiera des pouvoirs de la fontaine. Ils se sacrifient donc pour lui venir en aide.
Au final, Asha est trop faible pour se rendre dans la fontaine et là encore, c’est la compassion et la solidarité qui vont être la clef qui entraînera pour tous un dénouement heureux. En effet, Altheda lui concocte une potion qui va la guérir. Ni l’une ni l’autre n’a alors besoin de la fontaine, Athelda réalisant qu’elle deviendrait riche grâce à ses potions guérisseuses. La place est donc laissée à Amata. Cependant, celle-ci constate qu’elle non plus n’a plus besoin des effets de la fontaine. En acceptant de payer le passage avec ses souvenirs concernant son ancien amoureux, elle réalise quel goujat il était et n’est donc plus triste d’en être séparée. Toutes trois laissent alors leur place au chevalier afin de le remercier de son aide. Ce dernier ressort de la fontaine gonflé par la gloire et, ainsi confiant, demande la main d’Amata. Tous les quatre finissent par avoir une belle vie.
Dans Conte pas sur moi, Humphrey Le Puff pose ici la fontaine dans le décor. À nos héros de trouver la force de s’y rendre.
Au final, Asha est trop faible pour se rendre dans la fontaine et là encore, c’est la compassion et la solidarité qui vont être la clef qui entraînera pour tous un dénouement heureux. En effet, Altheda lui concocte une potion qui va la guérir. Ni l’une ni l’autre n’a alors besoin de la fontaine, Athelda réalisant qu’elle deviendrait riche grâce à ses potions guérisseuses. La place est donc laissée à Amata. Cependant, celle-ci constate qu’elle non plus n’a plus besoin des effets de la fontaine. En acceptant de payer le passage avec ses souvenirs concernant son ancien amoureux, elle réalise quel goujat il était et n’est donc plus triste d’en être séparée. Toutes trois laissent alors leur place au chevalier afin de le remercier de son aide. Ce dernier ressort de la fontaine gonflé par la gloire et, ainsi confiant, demande la main d’Amata. Tous les quatre finissent par avoir une belle vie.
Dans Conte pas sur moi, Humphrey Le Puff pose ici la fontaine dans le décor. À nos héros de trouver la force de s’y rendre.
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12 déc. 2021, 22:46
Conte pas sur moi
La dernière proposition d'Eden énerva Sophie.
— Oh mais tu ne vas pas me laisser toute seule avec cette chèvre, face de troll ! Pour une fois, tu peux bien faire preuve de bonne volonté et aider ce pauvre animal qui a besoin d'une bonne douche !
— Pfeu ! La charité, je laisse ça pour les moldus ! C'est pas demain la veille que tu me verras aider cette chèvre.
Il afficha un air buté et hautain que la jeune fille avait l'habitude de voir sur son visage. Sophie voulait lui faire entendre raison d'une manière ou d'une autre et il n'y avait alors pas trente-six solutions. Elle était certaine que laver la bête était une bonne idée. Et puis ils étaient si proches de la bibliothèque qu'il était hors de question qu'elle laisse son avenir entre les mains de l'autre gus. Elle l'attrapa par la manche et le traîna avec force vers la bête.
— Bien. Maintenant, tu vas m'écouter. Cette fontaine ressemble bizarrement à une fontaine magique dans un conte. Pour profiter de ses pouvoirs, il faut s'entraider.
Étrangement, l'animal bêla, comme pour montrer son assentiment.
— BÊÊÊH !
Cela sembla décider Eden qui attrapa la chèvre tout en continuant de ronchonner après Sophie et ce qu'elle lui faisait subir.
— Eh la moldue, tu répètes à personne que j'ai fait ça, tu m'entends ? Personne !
Puis il s'adressa à l'animal.
— Et toi la chèvre, t'as intérêt à te taire sinon on t'abandonne là et je laisserai plus jamais môdame Grace faire ce qu'elle veut.
La chèvre, bien que maigre, était plutôt lourde et il était certain que la fille aurait été incapable de la porter seule. La grimace visible sur le visage d'Eden montrait son dégoût pour cette bête bien malheureuse dont ils devaient s'occuper. Alors qu'ils se déplaçaient doucement vers la fontaine, il ne put s'empêcher de ronchonner encore une fois, ce qui fit bondir Sophie.
— Mais t'as pas fini un peu ! Peut-être que ça irait plus vite si tu y mettais du cœur !
Une fois la chèvre portée dans la fontaine, il abandonna Sophie à son sort et se dépêcha de se nettoyer avant de se reculer pour regarder la scène d'un air hautain. La jeune fille, elle, nettoya la biquette avec l'eau du mieux qu'elle put tout en chassant les mouches. Elle décrocha saleté après saleté et tenta de lustrer le poil de la chèvre pour qu'elle redevienne belle à souhait comme elle l'était certainement avant, il y a fort longtemps. Une fois la tâche exécutée, elle s'écarta et chuchota à l'animal.
— Te voilà toute belle, madame la chèvre. Enfuis-toi vite avant que l'autre ne te transforme en steak de Croup.
La chèvre bêla de reconnaissance une dernière fois et sauta par dessus le rebord de la fontaine en s'enfuyant vers le parc.
— AH ! Ben nous voilà débarrassés de cette étrange bête ! ENFIN !
S'il avait été un peu plus insouciant, il en aurait dansé, mais il ne s'abaisserait jamais à ce genre de choses devant quelqu'un. Sophie conclut cette affaire.
— Allez vite ! Filons à la bibliothèque avant qu'il ne nous arrive encore je ne sais quelle mésaventure !
Une fois arrivés devant la porte, Eden grommela.
— Bah tu vas voir que la porte va être fermée, maintenant, et on devra retourner chercher la chèvre...
Sophie attrapa le loquet et tourna la poignée. La porte s'entrouvrit de quelques centimètres et ils s'y engouffrèrent.
— Tu vois, tu racontes toujours n'importe quoi ! Allez ! À la bibliothèque !
Reducio
En effet, dans le conte, les quatre héros ont, au lieu de subir leurs problèmes, transformé ces malheurs en force. Ils ont accepté leur passé et se sont rendus compte de leur potentiel présent. Ils ont ainsi bâti eux-mêmes leur bonheur en apprenant le respect de l’autre et la compassion.
Dans notre conte, c’est bel et bien le respect et la compassion qui sauveront nos deux sorciers. Si Eden tend la main à Sophie pour aider cet animal en détresse, tout sera possible.
Dans notre conte, c’est bel et bien le respect et la compassion qui sauveront nos deux sorciers. Si Eden tend la main à Sophie pour aider cet animal en détresse, tout sera possible.
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