{ Les Ailes de Morphée }
Je suis définitivement calme. Maintenant que j'ai repris le contrôle, je me sens beaucoup plus à même de discuter avec cette fille. Et je ne vois même pas l'intérêt de m'agacer ; je suis en train de lui raconter quelque chose, elle m'écoute. Certes, elle pose des questions un peu stupides qui pourraient presque me faire croire qu'elle est en Première Année (et encore) mais cela me fait simplement sourire intérieurement. Le sourire de la personne qui sait et qui a bien décidé de le montrer. Mais je ravale bien vite ce venin qu'est l'orgueil, car j'ai horreur de ces relents de vantardise qui naviguent librement dans mon Âme. J'enfouis tout ça le plus loin possible en espérant que ça ne ressorte jamais — même si je sais que c'est impossible.
Elle montre de l'intérêt ! Qui l'eût cru ! Je ne relève même pas son ignorance sur le sujet. Je suis heureuse, car la discussion devient vraiment intéressante. La passion dans mon regard est visible, car non seulement je suis intéressée par ce que je dis mais en plus je maîtrise à peu près le sujet. Je repousse une mèche qui refuse de se mettre avec les autres — d'un autre côté, comment lui en vouloir ? Je suis d'accord avec elle, sur le fond — avant de me lancer dans une nouvelle explication.
« Je vais m'expliquer plus en détail. Si tu dis que tu penses qu'un être humain, c'est un Corps, une Âme et un Esprit, ou que c'est seulement un Corps et une Âme, cela relève du spirituel. Mais je t'accorde que tu n'es pas la seule à confondre spiritualité et religion. Même les Adultes font cette erreur régulièrement. »
Et d'ailleurs, la notion de religion est extrêmement complexe ; tout le monde n'est même pas d'accord sur l'étymologie du mot ! A partir de ce moment là, comment demander à chaque être d'être capable de définir le terme religion ? C'est extrêmement difficile, mais je trouve le sujet sacrément intéressant. Les croyances sont un sujet qui me passionne follement, j'adore axer mes recherches là-dessus. Je me souviens souvent de cette phrase de Marx qui disait : La religion est l'opium du peuple. Et Machiavel lui répondant, aiguisant comme il le pouvait (depuis sa tombe) : Si la religion n'existait pas, il faudrait l'inventer. Oui, ma tête est constamment le théâtre de débats fabuleux. Dès fois, cela devient insupportable tant les rhéteurs se disputent en moi mais souvent c'est enrichissant. J'aime, d'une manière générale, sentir en moi la Connaissance se déverser comme une vague sur le sable fin.
Maintenant que mon agacement s'est éteint, l'intérêt réapparaît : je me demande ce que cette fille peut bien faire de ses journées. Pourquoi vient-elle ici ?A-t-elle des amis que je connais ? Je me maudis de ne pas être intéressée par ce qu'il se passe au sein de la Salle Commune ; j'aurais pu en savoir plus sur cette fille, alors qu'elle ne m'évoque que de vagues souvenirs. En tout cas une chose est sûre, nous ne nous sommes jamais parlé. Je ne saurais dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Seule la suite de cette *altercation* me permettra de le savoir.
Elle montre de l'intérêt ! Qui l'eût cru ! Je ne relève même pas son ignorance sur le sujet. Je suis heureuse, car la discussion devient vraiment intéressante. La passion dans mon regard est visible, car non seulement je suis intéressée par ce que je dis mais en plus je maîtrise à peu près le sujet. Je repousse une mèche qui refuse de se mettre avec les autres — d'un autre côté, comment lui en vouloir ? Je suis d'accord avec elle, sur le fond — avant de me lancer dans une nouvelle explication.
« Je vais m'expliquer plus en détail. Si tu dis que tu penses qu'un être humain, c'est un Corps, une Âme et un Esprit, ou que c'est seulement un Corps et une Âme, cela relève du spirituel. Mais je t'accorde que tu n'es pas la seule à confondre spiritualité et religion. Même les Adultes font cette erreur régulièrement. »
Et d'ailleurs, la notion de religion est extrêmement complexe ; tout le monde n'est même pas d'accord sur l'étymologie du mot ! A partir de ce moment là, comment demander à chaque être d'être capable de définir le terme religion ? C'est extrêmement difficile, mais je trouve le sujet sacrément intéressant. Les croyances sont un sujet qui me passionne follement, j'adore axer mes recherches là-dessus. Je me souviens souvent de cette phrase de Marx qui disait : La religion est l'opium du peuple. Et Machiavel lui répondant, aiguisant comme il le pouvait (depuis sa tombe) : Si la religion n'existait pas, il faudrait l'inventer. Oui, ma tête est constamment le théâtre de débats fabuleux. Dès fois, cela devient insupportable tant les rhéteurs se disputent en moi mais souvent c'est enrichissant. J'aime, d'une manière générale, sentir en moi la Connaissance se déverser comme une vague sur le sable fin.
Maintenant que mon agacement s'est éteint, l'intérêt réapparaît : je me demande ce que cette fille peut bien faire de ses journées. Pourquoi vient-elle ici ?A-t-elle des amis que je connais ? Je me maudis de ne pas être intéressée par ce qu'il se passe au sein de la Salle Commune ; j'aurais pu en savoir plus sur cette fille, alors qu'elle ne m'évoque que de vagues souvenirs. En tout cas une chose est sûre, nous ne nous sommes jamais parlé. Je ne saurais dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Seule la suite de cette *altercation* me permettra de le savoir.
Résurgence
{ Les Ailes de Morphée }
Du recul… du recul… Ah, c’était bien beau de demander du recul ! Encore fallait-il qu’elle arrive à comprendre tout cela. Les circonstances qui avaient fait évoluer la discussion vers un terrain aussi laborieux, ce que lui racontait cette inconnue, en bref toutes ses perceptions qui se mélangeaient dans son esprit. Tentant une inspiration, Lahya se concentra. Il fallait commencer par le début, et faire rapidement.
Certes, l’attitude de cette fille lui tapait un peu sur les nerfs, mais rien de bien méchant. Puis, coup de chance, l'adolescente n’était pas de trop mauvaise humeur… Fatiguée, lassée, oui. Mais justement, la colère fatiguait davantage, et Lahya ne souhaitait que se reposer tranquillement, non s’énerver. En deuxième partie, les propos émis par son interlocutrice n’avaient rien de fondamentalement méchants. La Serdaigle pouvait donc tenter de classer cette fille parmi ceux qui détenaient un tant soit peu de savoir vivre. Cependant... Là entrait un dernier critère important : la compréhension. Cette fille n’avait beau pas être fondamentalement méchante, elle sortait des phrases toutes plus complexes les unes que les autres. Or, Lahya était fatiguée. Intriguée, certainement, mais n’avait pas vraiment envie de faire un effort afin de saisir ce que cette fille tentait de lui faire passer. Donc cette inconnue pouvait être classée comme une personne compliquée. Ou alors, le problème venait simplement de la jeune sorcière et sa fatigue ?
Chemin, esprit, âme, spiritualité, tous ces mots se mélangeaient en une belle soupe dans l’esprit maladroit de Lahya, au point qu’elle soupirât sans le vouloir. Comment se dépêtrer de cette masse imposante ? Trouver une répartie à laquelle la fille en face n’aurait rien à redire ? Plus la bleue y songeait, plus cela lui semblait être la solution adéquate. Il fallait donc qu’elle trouve la faille du raisonnement… Les adultes ! Voilà, Lahya venait de trouver un parfait moyen de contourner la conversation, d’éviter cette mêlée d’âmes furieuses qui la poursuivraient si elle n’osait dire un seul mot incorrect à leur sujet.
- Les adultes ne sont pas au-dessus de tout.
Il fallait qu’elle étaye son raisonnement. Mais comment expliquer à l’inconnue que sa tentative de minimiser son incompréhension l’énervait, alors qu’elle-même incitait quiconque venait l’embêter avec ses problèmes d’aller voir un adulte ? Se passant une main sur le visage, Lahya inspira. Il y avait des moments où elle se désespérait elle-même.
- Désolé, laisse, je suis un peu à cran aujourd’hui.
Une vague s’emparant de Lahya, elle eut tout simplement envie de se plaindre. Les professeurs qui donnaient trop de travail, les tensions entre né-moldus et sang-pur, ses insomnies à répétition… Un tout qu’elle avait simplement besoin de décharger mais qu’elle n’osait pas imposer à ses amies. En effet, se plaindre ne ferait qu’en rajouter. Chacun était conscient des évènements à Poudlard, et si en plus elle ajoutait ses problèmes sur le tas… Déjà qu’Élina était sensible, et que Lau’ avait également un peu de mal, en parler ne ferait qu’alourdir la situation.
Certes, l’attitude de cette fille lui tapait un peu sur les nerfs, mais rien de bien méchant. Puis, coup de chance, l'adolescente n’était pas de trop mauvaise humeur… Fatiguée, lassée, oui. Mais justement, la colère fatiguait davantage, et Lahya ne souhaitait que se reposer tranquillement, non s’énerver. En deuxième partie, les propos émis par son interlocutrice n’avaient rien de fondamentalement méchants. La Serdaigle pouvait donc tenter de classer cette fille parmi ceux qui détenaient un tant soit peu de savoir vivre. Cependant... Là entrait un dernier critère important : la compréhension. Cette fille n’avait beau pas être fondamentalement méchante, elle sortait des phrases toutes plus complexes les unes que les autres. Or, Lahya était fatiguée. Intriguée, certainement, mais n’avait pas vraiment envie de faire un effort afin de saisir ce que cette fille tentait de lui faire passer. Donc cette inconnue pouvait être classée comme une personne compliquée. Ou alors, le problème venait simplement de la jeune sorcière et sa fatigue ?
Chemin, esprit, âme, spiritualité, tous ces mots se mélangeaient en une belle soupe dans l’esprit maladroit de Lahya, au point qu’elle soupirât sans le vouloir. Comment se dépêtrer de cette masse imposante ? Trouver une répartie à laquelle la fille en face n’aurait rien à redire ? Plus la bleue y songeait, plus cela lui semblait être la solution adéquate. Il fallait donc qu’elle trouve la faille du raisonnement… Les adultes ! Voilà, Lahya venait de trouver un parfait moyen de contourner la conversation, d’éviter cette mêlée d’âmes furieuses qui la poursuivraient si elle n’osait dire un seul mot incorrect à leur sujet.
- Les adultes ne sont pas au-dessus de tout.
Il fallait qu’elle étaye son raisonnement. Mais comment expliquer à l’inconnue que sa tentative de minimiser son incompréhension l’énervait, alors qu’elle-même incitait quiconque venait l’embêter avec ses problèmes d’aller voir un adulte ? Se passant une main sur le visage, Lahya inspira. Il y avait des moments où elle se désespérait elle-même.
- Désolé, laisse, je suis un peu à cran aujourd’hui.
Une vague s’emparant de Lahya, elle eut tout simplement envie de se plaindre. Les professeurs qui donnaient trop de travail, les tensions entre né-moldus et sang-pur, ses insomnies à répétition… Un tout qu’elle avait simplement besoin de décharger mais qu’elle n’osait pas imposer à ses amies. En effet, se plaindre ne ferait qu’en rajouter. Chacun était conscient des évènements à Poudlard, et si en plus elle ajoutait ses problèmes sur le tas… Déjà qu’Élina était sensible, et que Lau’ avait également un peu de mal, en parler ne ferait qu’alourdir la situation.
J'ai mis 300 ans pour comprendre là où en venait Hannah... Et Lahya, honnêtement je crois qu'on l'a perdue.
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#408040 — 3ème année RP — heart on fire
#408040 — 3ème année RP — heart on fire
{ Les Ailes de Morphée }
Cette fille a le don, Merlin, de sortir un nombre de banalités effrayant. *Évidemment qu'on peut pas compter sur les Adultes !* me dis-je avec emportement. Comment peut-on croire le contraire, à moins d'avancer avec des œillères. Mais même si la réflexion de cette fille m'exaspère, je me dis qu'au moins elle n'a pas énoncé une nouvelle bêtise — parce que ça aussi, elle sait faire ! Cela me rassure un petit peu, et c'est cette impression qui l'emporte sur l'agacement. Mon visage ne change pas, Zeus merci, et la discussion peut continuer.
Mais le combat n'est pas remporté pour autant ; *j'me demande qu'est-ce que je suis allée foutre ici* L'agacement revient de plus belle, il me poursuit comme le Érinyes. Moi, j'ai perdu mon temps alors que mon seul souhait était de me reposer, et plus précisément de m'Élever. Résultat : je me retrouve avec la définition même de ce qu'est un Semblable : aucune aptitude à réfléchir, un esprit obtus, des phrases sans importance, sans saveur. Je ne suis pas venue ici pour assister à ce triste spectacle. Dans le Dortoir, tout aurait été mieux. J'aurais peut-être même pu travailler, tant le calme est grand.
Ah eh bien voilà ! L'intéressée est à cran. Ainsi il faudrait lui pardonner ses phrases complètement débiles et ses capacités de réflexions dignes d'un enfant de quatre ans ! Par tout l'Olympe réuni, il ne manquait plus que ça. Comme si cette excuse suffisait à faire cesser ma grande Colère contenue depuis maintenant quelques minutes. Comme si cette excuse suffisait pour que je passe l'éponge sur son arrogance et sa science à la noix. L'esprit des Lumières, hein ? Je lui foutrais bien dans la figure !
« T'es à cran, c'est ça ? Eh bien reviens me parler dès que tu l'seras moins et pt'être que ça se passera mieux. »
Mon ton est plus tranchant que la lame d'un couteau et dans mes yeux dansent les flammes de la colère. Je me suis brusquement approchée d'elle, assez pour sentir son odeur *qu'est-ce que je raconte ?!*, assez pour que ma Lame vienne s'échouer sur son visage. J'ai envie qu'elle sente ma colère avec tant de puissance qu'elle sortira de sa foutue torpeur. Je veux marquer cet objet mobile, le mettre en mouvement ; cependant je n'effleure même pas. Les Mots suffisent pour détruire.
Une fois que j'ai terminé mon petit tour de force, je tourne les talons et je repars en direction du château. Mes pas prennent la direction du cinquième étage ; ma colère, comme un chien enragé, a besoin d'être calmée.
Et le visage de cette fille-dont-je-ne-connais-pas le-nom restera à jamais dans la catégorie de ceux qu'il vaut mieux ne jamais revoir de trop près.
Mais le combat n'est pas remporté pour autant ; *j'me demande qu'est-ce que je suis allée foutre ici* L'agacement revient de plus belle, il me poursuit comme le Érinyes. Moi, j'ai perdu mon temps alors que mon seul souhait était de me reposer, et plus précisément de m'Élever. Résultat : je me retrouve avec la définition même de ce qu'est un Semblable : aucune aptitude à réfléchir, un esprit obtus, des phrases sans importance, sans saveur. Je ne suis pas venue ici pour assister à ce triste spectacle. Dans le Dortoir, tout aurait été mieux. J'aurais peut-être même pu travailler, tant le calme est grand.
Ah eh bien voilà ! L'intéressée est à cran. Ainsi il faudrait lui pardonner ses phrases complètement débiles et ses capacités de réflexions dignes d'un enfant de quatre ans ! Par tout l'Olympe réuni, il ne manquait plus que ça. Comme si cette excuse suffisait à faire cesser ma grande Colère contenue depuis maintenant quelques minutes. Comme si cette excuse suffisait pour que je passe l'éponge sur son arrogance et sa science à la noix. L'esprit des Lumières, hein ? Je lui foutrais bien dans la figure !
« T'es à cran, c'est ça ? Eh bien reviens me parler dès que tu l'seras moins et pt'être que ça se passera mieux. »
Mon ton est plus tranchant que la lame d'un couteau et dans mes yeux dansent les flammes de la colère. Je me suis brusquement approchée d'elle, assez pour sentir son odeur *qu'est-ce que je raconte ?!*, assez pour que ma Lame vienne s'échouer sur son visage. J'ai envie qu'elle sente ma colère avec tant de puissance qu'elle sortira de sa foutue torpeur. Je veux marquer cet objet mobile, le mettre en mouvement ; cependant je n'effleure même pas. Les Mots suffisent pour détruire.
Une fois que j'ai terminé mon petit tour de force, je tourne les talons et je repars en direction du château. Mes pas prennent la direction du cinquième étage ; ma colère, comme un chien enragé, a besoin d'être calmée.
Et le visage de cette fille-dont-je-ne-connais-pas le-nom restera à jamais dans la catégorie de ceux qu'il vaut mieux ne jamais revoir de trop près.
Ce sera mon dernier Pas ! Ravi d'avoir pu allier mes Mots aux tiens, mes excuses pour l'attitude d'Hannah qui fut... Exécrable ?
Résurgence
{ Les Ailes de Morphée }
Lahya ne songeait qu’à cette rentrée. Cette troisième rentrée qui avait été aussi importante qu’épuisante. Revoir ses amies lui avait procuré tant de joie, cependant, le rythme des cours l’avait surpris. Après tout, l’apprentissage différencié commençait déjà, ce qui impliquait des cours plus poussés, où il fallait davantage de concentration. Mais Lahya n’était pas prête, et être plongé là-dedans dès la semaine de la rentrée avait plus qu’abimé sa motivation. Si elle s’était jurée de tout faire pour obtenir des notes correctes, plus les années passaient et plus elle se rendait compte que les efforts à fournir dépassaient ses croyances.
Et puis soudainement, une phrase emplie de fiel la sortit de sa torpeur. Oui, il ne fallait pas oublier qu’elle se trouvait en compagnie d’une fille, comment l’oublier d’ailleurs ?
« Eh bien reviens me parler dès que tu l'seras moins et pt'être que ça se passera mieux. »
Les mots vinrent agresser la Serdaigle en plein visage, ils la surprirent au point qu’elle recula d’un pas. Cette fille était vraiment effrayante… Et énervante. Oui, très. L’incompréhension se peignit sur les traits de Lahya alors qu’elle l’observait se mettre en mouvement. Qu’est-ce qui lui prenait ? Pourquoi changeait-elle d’état aussi soudainement ? En son for intérieur, la bleue se demanda même si cette étrangère n’était pas bipolaire, avant d’écarter l’idée. Il n’y avait pas de bipolaires à Poudlard, elle en aurait entendu parler. Et dans le pire des cas, une psychomage avait élu domicile à Poudlard depuis septembre, cette inconnue n’avait qu’à s’y rendre.
Celle-ci s’approchait d'ailleurs dangereusement, trop. Elle envahissait l'espace personnel de la jeune fille qui sentit la chaleur monter brusquement. Elle n’avait rien à faire là. Saisie d’une angoisse sourde, la panique montait à travers les membres de Lahya, depuis les pieds jusqu’à la tête. Une sensation indescriptible, elle n’aurait même pas pu appeler cela de la peur. Juste un besoin de s’éloigner, de ne pas sentir cette fille trop près, d’être seule, de pouvoir respirer. Un besoin vital de respirer, oui. Et alors que cette fille faisait enfin demi-tour, s’en allant plus loin, laissant Lahya imprégnée de cette sensation d’étouffement, elle poussa un soupir. Certes, il aurait été faux d’affirmer que la bleue n’en voulait pas à cette inconnue, mais à l’instant, le sentiment de soulagement prédominait largement. Oh, elle lui en voulait, certainement. Car ce n’était pas des manières ça, de s’introduire aussi brutalement dans l’espace personnel de quelqu’un. Oui, ça ne se faisait pas. Mais…
Elle n’avait pas la force. Pas la force de poursuivre cette fille à travers le château, à travers le temps. Alors la vie de Lahya, la vie de cette fille, leur vie, continuerait ainsi, un souvenir désagréable parmi tant d’autres en plus. Et puis avec un peu de chance, Lahya oublierait cela dans quelques années, et rien de tout cela n’importerait plus.
L’adolescente fit quelques pas pour se laisser tomber sur le bord de la fontaine, prenant bien garde à ne pas échouer dans le bassin. Cela aurait été le comble.
Et puis soudainement, une phrase emplie de fiel la sortit de sa torpeur. Oui, il ne fallait pas oublier qu’elle se trouvait en compagnie d’une fille, comment l’oublier d’ailleurs ?
« Eh bien reviens me parler dès que tu l'seras moins et pt'être que ça se passera mieux. »
Les mots vinrent agresser la Serdaigle en plein visage, ils la surprirent au point qu’elle recula d’un pas. Cette fille était vraiment effrayante… Et énervante. Oui, très. L’incompréhension se peignit sur les traits de Lahya alors qu’elle l’observait se mettre en mouvement. Qu’est-ce qui lui prenait ? Pourquoi changeait-elle d’état aussi soudainement ? En son for intérieur, la bleue se demanda même si cette étrangère n’était pas bipolaire, avant d’écarter l’idée. Il n’y avait pas de bipolaires à Poudlard, elle en aurait entendu parler. Et dans le pire des cas, une psychomage avait élu domicile à Poudlard depuis septembre, cette inconnue n’avait qu’à s’y rendre.
Celle-ci s’approchait d'ailleurs dangereusement, trop. Elle envahissait l'espace personnel de la jeune fille qui sentit la chaleur monter brusquement. Elle n’avait rien à faire là. Saisie d’une angoisse sourde, la panique montait à travers les membres de Lahya, depuis les pieds jusqu’à la tête. Une sensation indescriptible, elle n’aurait même pas pu appeler cela de la peur. Juste un besoin de s’éloigner, de ne pas sentir cette fille trop près, d’être seule, de pouvoir respirer. Un besoin vital de respirer, oui. Et alors que cette fille faisait enfin demi-tour, s’en allant plus loin, laissant Lahya imprégnée de cette sensation d’étouffement, elle poussa un soupir. Certes, il aurait été faux d’affirmer que la bleue n’en voulait pas à cette inconnue, mais à l’instant, le sentiment de soulagement prédominait largement. Oh, elle lui en voulait, certainement. Car ce n’était pas des manières ça, de s’introduire aussi brutalement dans l’espace personnel de quelqu’un. Oui, ça ne se faisait pas. Mais…
Elle n’avait pas la force. Pas la force de poursuivre cette fille à travers le château, à travers le temps. Alors la vie de Lahya, la vie de cette fille, leur vie, continuerait ainsi, un souvenir désagréable parmi tant d’autres en plus. Et puis avec un peu de chance, Lahya oublierait cela dans quelques années, et rien de tout cela n’importerait plus.
L’adolescente fit quelques pas pour se laisser tomber sur le bord de la fontaine, prenant bien garde à ne pas échouer dans le bassin. Cela aurait été le comble.
Pas besoin d'excuse, tu n'y peux pas grand chose.. Dernier post aussi, et de même, ravie de ce RP avec toi !
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#408040 — 3ème année RP — heart on fire
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