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12 sept. 2020, 10:59
Puisse le sort vous être favorable
SAMEDI 09 JANVIER 2044
20H58

Feat. @Charlotte Lewis


« Ce sort va me rendre fou. »

S'il ne l'a pas déjà fait...

Pour la je-ne-sais-combientième fois, je pointe ma baguette vers cette maudite bouteille de plastique qui traînait dans le parc. Je me concentre. Je me dis que je suis le meilleur. Je visualise cette bouteille se faire écraser de toute ma haine.

Flipendo.

« RAAAAH ! »

Elle s'est légèrement contractée ! Elle me trolle, là, c'est pas possible !

« J'en peux plus : j'abandonne. Ça m'a saoulé. »

Je soupire longuement avant de m'adosser contre un socle de bois. Yeux clos, menton dirigé vers le haut, jambes repliées, genoux en l'air, avant-bras sur genoux. Telle est ma posture. La parfaite posture de la dépression, en somme. Très proche de mon état d'esprit actuel.

Je laisse échapper un soupir.

Je médite à ce qui m'a poussé à me retrouver ici pour ne pas arranger ma dépression : ras-le-bol de la neige, ennui un samedi après-midi, un manuel d'une des meilleures matières — alias Défense contre les Forces du Mal — à portée de main...

Je laisse échapper un soupir.

Le chemin de mon destin était tout tracé : j'allais naturellement quitter les dortoirs envahi de garçons, quitter la salle de commune envahi de Serpentard, quitter la salle d'études envahi de studieux, quitter le parc envahi de neige... Oui, le seul endroit où je pouvais espérer un peu de calme était la salle des trophées. Qui y va ? Personne. S'il y a bien une salle inutile, c'est celle-là.

Je laisse échapper un soupir.

La suite logique était bien logique : l'apprentissage de sorts. Je ne suis d'ailleurs pas peu fier de mes progrès cette après-midi entre Fumos, Bombarda ou même Locomotor Mortis. Tout ce dont j'ai besoin pour ce dernier est d'un peu de pratique sur des élèves innocents qui n'ont rien demandé... Mais bon. J'ai la théorie, c'est déjà ça.

Je me garde de laisser échapper un soupir.

Bien sûr, cette après-midi ne pouvait être parfaite... Et oui, sinon, ce ne serait pas drôle ! Ayant commencé à étudier ce maudit Flipendo en tout premier, cela fait maintenant la quatrième fois que je craque. Les trois dernières fois, je me suis penché sur un autre sort pour compenser... Peut-être que je vais m'y tenter, cette fois-ci également, après tout : les sorts ne s'appelant pas Flipendo sont étrangement peu relous, au contraire de celui-ci.

Je laisse échapper un soupir. Encore.

J'ai la tête qui tourne, maintenant. Peut-être que j'ai un peu abusé sur les soupirs pour me donner un genre aux yeux de... Personne. La salle est toujours vide.

Et puis mince, hein !

J'ai chaud ! J'essaye de repousser cette pensée depuis que j'ai retiré mon sweat mais je crève de chaud, même si je suis en T-shirt ! Et j'ai rien en-dessous, pour tout arranger.

Je pince le tissu noir de mon haut afin d'essayer de m'éventer tant bien que mal.

Je souffre. J'aurais dû sortir en short au lieu d'en jean... Même si je n'ai pas de short. Qu'importe : je souffre.

Mes yeux finissent par se poser sur mon grimoire. Il est posé, là. À côté du tas de tissus que forment mon manteau de neige, ma veste de cuir et mon sweat à capuche de braise avec bonus écharpe et bonnet de ténèbres. Ce tas semble mélodieux, d'un certain point de vue : ce combat de noir foncé, noir clair, blanc délavé et rouge éclatant donne un rendu où noirceur et lumière tentent chacun de prédominer l'autre avec du feu, on ne sait pas ce qu'il fait là... J'aurais dû porter du bleu avec, tiens : cela aurait donner un feu et glace en parallèle de ce combat de luminosité. Cela aurait été magnifique.

« Attends. »

Mes sourcils se froncent tandis que mon regard descend. Lentement. Jusqu'à mes cuisses où un bleu jean de glace attend fièrement d'être utilisé.

« Ouais, nan, je vais éviter, en fait. »

Et puis mince ! De base, je voulais reprendre mon manuel. Comment j'ai fait pour autant dériver ?

5ème année RP
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT

13 sept. 2020, 18:44
Puisse le sort vous être favorable
 « Un phénix, un dragon, un focifère
le bleu du ciel, un beau sourire du bout des lèvres
un farfadet, une nifleur, du soleil
et ce soir je m'endors au pays des merveilles. »
 

Par Merlin, quand est-ce que cette chanson finira par sortir de ma tête ? D'un coup d’œil, j'envisage la possibilité de m'enfoncer le crâne contre la pierre froide des murs. Maudite comptine pour enfants. La logique fait que je retiens bien mieux ces chansonnettes que la plupart de mes cours, voir tous mes cours quand j'y pense. Quelle mémoire bien trop sélective j'ai. Un courant d'air glacé m’arrache un frisson, l'hiver semble habiter le couloir et instinctivement j'enfonce le nez dans mon écharpe en quête de chaleur. Les mains réfugiées dans les poches de ma salopette je me surprend à rêver de ma cape alors que jusqu'à preuve du contraire, je suis bel et bien à l'intérieur. Le froid écossais ne fais pas dans la demi-mesure lui non plus. Je dévale les dernière marches de mes bottines d'hiver et arrive dans un énième couloir, pas étonnant que j'aille aussi peu souvent à la volière, un véritable parcours d'orientation. Néanmoins, je savoure la victoire de constater que mes bras sont dispensés de nouvelles griffures de ces maudits volatiles, bien au chaud sous mon pull en maille vert et gris. Jusqu'au bout ma maison me protégera il faut croire.

J'ai horreur de cette volière, peu étonnant que je n'envoi que très peu d'hiboux depuis bientôt trois ans, bien que je préfère prétexter une maturité ou distance familiale. Et puis quoi encore, je ne vais pas me vanter de craindre ses pigeons diaboliques ? Néanmoins, pour mon premier hiver passé ici, je me retrouve bien forcée de prendre des nouvelles sur l'actualité familiale, et puis, ces gros titres angoissants. Enfin, voilà une bonne chose de faite.

Tout ce temps perdu pour ça, cela valait bien la peine de me dépêcher au dîner, maintenant j'ai faim. Peut-être que si je me dépêche... diantre l'horloge coupe ma nouvelle idée en sonnant neuf coups que qui annonce le passage à la nouvelle heure. Je bascule la tête en arrière et soupire d'agacement, je vais encore avoir le ventre qui gargouille, c'est malin ça. Agacée par ma débilité évidente, je traîne des pieds sans but réel, aucunement envie de retourner dans les cachots. Un regard à la fenêtre me dissuade bien vite de sortir, très peu pour moi l'envie de finir congelée dans la nuit noire. Ainsi, c'est hasardeuse que je m'enfonce un peu plus dans les sombres et froids couloirs de l'école, à la recherche d'un nouveau lieu à découvrir. Il en reste tant. Les joues gonflées d'ennui, je contemple les quelques tableaux que les portes closes se succèdent. Quelle idée j'ai encore eut ? Il n'y a personne ici à cette heure ci, tous sont attroupés dans la chaleur des salles communes tandis que les préfets vont bientôt débuter leur ronde. Oh mais en voilà une révélation inintéressante, imbécile que je suis, à tous les coups je vais croiser un...

Un cri avoisinant me fait m’arrêter net dans le dédale de pierres. Toute personne logique serait allée à l'opposé de cette présence mais au lieu de ça, je décide de m'y approcher en quête d'adrénaline. L'ennui aura décidément ma perte, parole de Lewis. Silencieuse, je m'avance avant de m'arrêter à nouveau lorsqu'un bruit sourd se fait entendre sur ma droite, la salle des trophées. Encore un lieu poussiéreux. Qui est ce qui... Rampant tel un serpent, j’aperçois un vaste tas de ce qui semble être des vêtements sur le sol. L'hypothèse d'un quelconque danger balayé, car oui j'ai du mal à croire que préfets ou professeurs fassent leur linge ici, j'ose plus franchement m'avancer au travers de cette galerie de glace. Tiens c'est marrant, une coupe de Quidditch pour Minerva McGonagall, j'ai du mal à voir la sorcière sur un balais, une image en tête d'un chat sur un balai je souris avant de secouer la tête. Je m'égare.

Un garçon au cheveux foncés me tourne le dos, à la vu de son chandail noir je ne peux m’empêcher d'avoir froid pour lui, un vrai malade celui-là. Arquant un sourcil, milles et une questions me brûlent les lèvres mais l'une l'emporte, envolant avec elle ma volonté première d'observer en silence. C’est plus fort que moi, je souris amusée de la situation, les sourcils froncés d’incompréhension.

- Mais qu'est ce que tu fais là toi ? Tu comptes les trophées ou t'es de corvée ménage ?

@Edmund Dale :cute:

.

Moond restera mon vilain bougre.

27 sept. 2020, 09:04
Puisse le sort vous être favorable
Je me penche alors dans l'optique de prendre mon manuel en tendant le bras... Non. Bah non. Il est à trois mètres, mon bras n'est pas aussi long. Mais j'ai pas envie de me lever. Je suis bien, là, loin de la page dédiée au sortilège de la massue. Enfin, loin... Tout est relatif : pour une fourmi, ce serait loin. Pour une bactérie, ce serait à l'autre bout de la Terre ! Enfin, à l'autre bout de la Terre... L'autre bout de la Terre serait l'autre bout de la Terre pour une bactérie. Mais si, moi, je me mettais à sa place, j'aurais déjà mon propre ressenti de l'autre bout de la Terre et je l'assimilerais à ce dangereux périple. Donc voilà, je préférerais me mettre à la place d'une bactérie : cela serait donc symbole de long voyage nécessitant des provisions et plusieurs arrêts. J'aurais une excuse pour ne pas me lancer de suite dans cette expédition risquée au fin fond de la galaxie ! Euh, de la Terre.

Bon. C'est bien beau d'avoir un débat mental sur les distances mais ça ne m'aide pas à attraper mon bouquin, ça.

« Si seulement il contenait le sortilège d'attraction... »

Cela me donnerait une bonne raison de m'en saisir, au moins. Là, la seule raison valable que j'ai est de repartir pour une séance de torture avec le sortilège de la massue. Très motivant.

Par je-ne-sais quel miracle, je finis par lever mon dos du socle qui était pourtant si confortable... Ou pas. À peine dépourvus de dossier, mes omoplates se mettent à hurler à la mort tandis que ma colonne vertébrale menace de se briser. Le bois, ça fait mal.

Je me contente d'une grimace, comme si ça allait atténuer la douleur, avant de faire basculer le haut de mon corps vers l'avant dans un mouvement nécessitant la mobilisation d'un peu trop de muscles de mes jambes. Réception sur mes mains. Vooilà. Même pas besoin de se lever, je suis trop fort.

Je me saisis finalement du grimoire d'une main avant de... Me dire que lire un bouquin à quatre pattes en tenant le livre de deux mains relève de l'impossible.

« 'Tain. »

'Chier, je passe mes jambes devant et j'en parle plus. Il ne faut pas trop solliciter mes muscles, tout de même : au bout d'un moment, ça passe plus. Peut-être devrais-je me mettre au sport, tiens, histoire d'éviter ce genre d'inconvénient.

Je finis assis en tailleur, le manuel tenu des deux côtés par mes deux mains, ouvert à la légendaire page du Flipendo, à lire sans vraiment lire les instructions que j'ai déjà lues et relues environ trente-six fois cet après-midi. Le seul fait de voir cette page me donne envie de briser chacune des délicates vitres qui m'entourent. Une par une, histoire d'avoir la satisfaction de les voir lentement se fissurer. Très lentement. Je comprends les antagonistes dans les livres quand ils veulent voir mourir le personnage principal en le faisant bien souffrir lentement au préalable : il est tellement réconfortant de voir quelqu'un souffrir plus que nous lorsque c'est notre cas... Même si je n'en suis resté qu'à des objets, pour l'instant. Ce qui m'a d'ailleurs trop souvent attiré les foudres de Papa, Maman, July et June. Il faudrait que j'essaye sur des humains un jour, tiens. Quoique... Ceux que j'ai fait souffrir sans le vouloir ne m'ont pas fait beaucoup de bien, pour l'instant. Après, peut-être était-ce parce que je ne me sentais pas particulièrement souffrant au moment voulu ? À voi-...

AH !

Mon cri fut accompagné d'un immense sursaut et d'une tentative semi-désespérée de se retourner. Diantre, elle m'a fait peur, cette bougresse.

« Mais que qu'est-ce qu'elle fait là, elle ? Et avec ce kilo de vêtements, de plus ?! Et à me faire peur, en plus ! »

Mais je te retourne la question !

Un air un peu trop accusateur ? Moi ? Noon. Un ton beaucoup trop indigné ? Mais pas du toout ! Je ne suis pas encore sous le choc et mon coeur ne bat pas encore à mille à l'heure. Pas. Du. Tout.

... Si, totalement. Il faut que je cesse de me mentir : je suis sur le point de vomir mon petit organe sanguin, tant je ne me suis pas remis du choc. Ma réponse était tout droit sortie de mon système d'auto-défense, d'ailleurs. J'espère ne pas l'avoir vexée dans les deux secondes suivant notre rencontre : ce serait vraiment bête.

5ème année RP
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT

17 nov. 2020, 12:38
Puisse le sort vous être favorable
Et bien dites donc, une véritable fillette celui là. De son de cri suraigu, à deux doigts de me percer un tympan, je souris, tandis que son sursaut, à transpercer le plafond, provoque en moi un ricanement moqueur face à tant de sensibilité. Décidément, il doit préparer un truc pas net pour être à ce point à fleur de peau. Contre toute attente, à la vue de sa seule compagnie venant d'un vieux bouquin, je doute d'avoir affaire à quelque chose d'intéressant, persuadée d'avoir affaire à un rat de bibliothèque égaré. Bien qu'il soit étrange de préparer sa lecture dans une pièce telle que la salle des trophées, un fétichiste peut-être. Le visage du brun familier, je ne parviens pourtant pas à poser un nom dessus, sans doute un premier année, encore un, mais est il au courant de l'heure du couvre feu ? Quoi qu'il en soit ce n'est pas moi qui lui dirait, ça lui fera le dos une petite heure de colle tiens, et puis je ne fais pas dans le bénévolat. Mon adrénaline retournée au fond de mes chaussettes, je le toise médisante et dépitée d'avoir espérée une quelconque bêtise, décidément j'ai vraiment besoin de me trouver un compagnon, me voilà à faire la quête à l'animation tant je tourne en rond. M'apprêtant à repartir, d'hors et déjà ennuyée de la situation, je soupire, après tout même l'embêter semble bien trop accessible.

Cependant son interpellation me fige un instant avant de faire naitre un sourire carnassier sur mon visage illuminé. Il est désormais clair que le nigaud vient tout juste de se trahir par le ton bien trop accusateur de sa voix, cela sent à plein nez l'interdit. Et par Merlin que j'adore ça. N'importe qui se serait écrasé et muré dans le silence dans une situation comme celle-ci, à moins d'être une âme esseulée en quête de réconfort mais ... hum gerbant. Fort heureusement pour moi, ce dernier transpire d'avantage l'insolence et la confiance en lui, et il s'avère que la panique a ce don de délier les langues, plus efficace que du Véritaserum. Des cornes poussant au travers de ma chevelure rousse, je jubile, bien meilleure menteuse qu'il ne peut l'être, définitivement, et satisfaite je fends un léger rictus, les bras croisés sur ma poitrine. La soirée s'annonce bien plus délicieuse que je ne l'avais prévu, tout compte fait j'ai peut-être bien fait de me rendre à cette maudite volière.

- Qu'est ce qu'un premier année peut bien préparer dans la salle des trophées, je me le demande. Je ne sais pas de quelle maison tu viens mais je doute que ta salle commune soit par ici, surtout que..., Je marque un temps d'arrêt faisant mine de regarder une montre imaginaire sur mon poignet droit., Oh lala, il est déjà si tard et le couvre-feu qui approche mince, il ne faudrait pas qu'un préfet passe par ici, ou pire un professeur ! Il serait dommage de se retrouver punit et de faire perdre des points à sa maison dès sa première année, tu sais. dis-je d'un air faussement alarmant

Tout en sortant mon petit monologue, je viens à m'avancer sournoisement dans la direction de mon mystérieux inconnu avant de m'accroupir à son niveau, les coudes posés sur mes genoux, telle une majestueuse grenouille. La bonne blague, comme si cet animal tout gluant pouvait être gracieux. Les yeux fixés dans les siens j'attends de le voir réagir, prenant mon petit essai théâtral pour un test sur les intentions et la force de caractère du propriétaire de ses iris aussi noir que sa chevelure. Si nombreux sont les prétentieux, beaucoup sont ceux qui ne savent que parler, se défilant à la première occasion et ce même chez les Gryffondor. Silencieuse, je me balance sur mes talons, l'écharpe aux couleurs de Serpentard qui traine sur le sol tandis que je penche la tête afin de tenter une lecture du fameux parpaing qui semble servir de livre et d'ami. Sans trop pouvoir saisir la majorité des mots, la lecture inversée n'étant pas mon fort, je crois néanmoins y lire des sortilèges, tout compte fait ai-je affaire à un imprudent ou à un simple perfectionniste voulant prendre de l'avance ? Parce que ma préférence est évidente, Charlotte Lewis ne fait pas dans la mesure.

Moond restera mon vilain bougre.

7 mars 2022, 12:57
Puisse le sort vous être favorable
Je l'observe en plissant des yeux lorsqu'elle se moque ouvertement du cri de surprise que j'ai eu. Non mais oh ! Certes, je sais que je n'ai pas mué, mais ce n'était pas un cri de fillette, ça va ! Je vois pas pourquoi un tel cri engendrait la moquerie. Je parie qu'elle n'aurait pas ri autant, ou du moins pas de cette manière bien moqueuse, si ce cri avait été poussé par une fille. Raciste des garçons. Nah.

Elle m'agace. Je n'aime pas ses manies. Sous prétexte qu'elle est plus âgée que moi - je n'ai pas le souvenir d'avoir vu sa tête à la cérémonie de répartition -, elle se permet cet air constamment hautain et supérieur avec son sourire où elle se croit trop maligne, là. Je n'aime pas ça. Je déteste ça. Je l'ai déjà vu des milliers de fois avec les adultes. Je ne pensais pas que j'aurais à le subir un jour avec un enfant. Avec une personne qui est censée comprendre ce sentiment et le partager, non faire exactement la même chose. En plus, excuse-moi mais tu ne sembles pas âgée de tellement plus d'années que moi, en plus. Tu aurais presque pu participer à la cérémonie de répartition, cette année, vu ta taille et ta tête. Donc je ne comprends pas de quel droit tu te permets d'être aussi hautaine.

« Et gngn, je me demande bien quelles bêtises peut faire un première année tout seul dans la salle des trophées et gngn, je suis plus âgée et gngn, il est si taard, tu devrais être dans ta salle commune au lieu d'être ici. »

Et elle se permet de s'accroupir pour être ma hauteur, en plus ?! Non mais... J'hallucine ! Non seulement elle est plus grande mais en plus les filles grandissent plus vite que les garçons. C'est totalement injuste et c'est... Insultant. Mais de quel droit... ?

Elle m'insupporte. Quand elle bouge ses bras, quand elle tord les traits de son visage, quand elle ouvre sa bouche... Quoi qu'elle fasse, elle m'insupporte. Rien n'est supportable dans ses manières et son comport-...

MAIS C'EST QU'ELLE A RAISON, EN PLUS.

Je suis passé d'une tête blasée, l'air pas du tout impressionné pour une noise, voire peut-être même avec un petit air de défi, à une tête paniquée. La raison ? J'ai regardé ma montre entre temps. Et elle affichait vingt-et-une heure cinq.

J'ai juste débordé sur le couvre-feu de trente-cinq minutes, c'est tout. Mon père va me lancer un Confringo quand je sortirai du Poudlard Express, je vais rien comprendre.

Mais hors de question de me laisser impressionner par une peste pareil pour autant, oh !

Et- Et toi, alors ?

Je n'avais que trois mots à dire. Quatre toutes petites syllabes. Qui n'étaient même pas un virelangue ! Et pourtant, j'ai réussi à bégayer.

Il faut que je me reprenne. Ça ne va pas du tout.

T'es pas prof', que je sache. T'es pas préfète non plus, ou tu as été bien snobée lorsqu'ils les ont présentés en début d'année. T'es rien. T'es qu'une élève, comme moi. Toi aussi, tu risques de faire perdre des points à ta maison. Première année ou pas n'y change rien. Je sais ce que je fais. C'est pas parce que je suis en première année que je suis un idiot. Je suis même bien plus intelligent que la plupart des élèves de cette école. L'âge ne signifie rien.

Nah.

Comme ça, je pars mais je pars la tête haute.

Maintenant, si tu veux bien m'excuser : au vu de ton immeeense discrétion, il devrait s'écouler moins de trente secondes avant de te faire interpeller par un prof'. Donc excuse-moi si je m'éloigne de toi pour éviter de me faire repérer.

Je n'attends pas une seconde de plus pour rassembler mes affaires éparpillées un peu partout dans la salle des trophées en un tas qui encombre désormais mes mains. Je n'ai pas envie de rester dans la même pièce qu'elle une seule seconde de plus. J'en ai déjà eu droit à trop. Trop pour toute l'année, voire toute une vie ! En salle commune, au moins, elle ne pourra pas me suivre.

Fin fort tardive mais fin tout de même :wise:

5ème année RP
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT