...à identifier et maîtriser ses émotions
Un souvenir autour d'un rêve ? Dans un premier temps, cette consigne me paraît abstraite mais en y réfléchissant, je commence à peu près à comprendre ce qui est attendu de moi. Je dois associer cet espoir d'être capable de réaliser des motifs complexes à des souvenirs réels et existants, de moments où je me suis adonné à la broderie. Il suffira alors que j'associe le sentiment provoqué par l'un -ce rêve, mon espoir, à l'autre : le souvenir bien réel qui est aussi clair dans mon esprit que mes émotions passées ne le sont pas. L'idée reste abstraite et purement théorique, mais je parviens à y déceler une forme de logique qui me rassure sur la faisabilité de cette dernière.
« Ma.. maintenant ? » m'enquis-je toutefois, surpris. N'ayant pas encore eu de cours pratique sur ce sortilège, je ne pensais pas avoir à essayer de le lancer dès aujourd'hui devant la professeure. Prétendre qu'il s'agirait là de mon premier essai serait mentir : après de nombreuses semaines à apprendre la théorie, je m'étais bien évidemment essayé à la pratique loin des regards -en vain toutefois, puisque ma plus grande réussite se résumait à un mince et ridicule filet de fumée argentée que mon regard était à peine parvenu à capturer avant son évanouissement.
Comprenant que la demande a été formulée avec sérieux, je déglutis et acquiesce.
« Très bien, je vais essayer, professeure. »
Ma main un peu tremblante disparaît sous les pans de ma cape et en revient en compagnie de la baguette dont je ne pensais pas avoir usage jusqu'au lendemain. Fermant les yeux comme pour me soustraire au regard de Miss Valérion, je prends une grande inspiration, me tourne légèrement et tente de me mettre en condition.
Tenter, c'est le bon mot. Au moins, mes cinq précédentes années de scolarité m'ont entraîné à lancer des sorts sous les regards attentifs des professeurs -ainsi même si le regard de l'adulte est pesant, il ne m'est pas non plus inhabituel.
Ce n'est pas mon premier essai. Et je connais la théorie : ma gestuelle et la prononciation sera parfaite, je me suis suffisamment entraîné pour cela, donc je n'ai pas à m'inquiéter.
L'angoisse me tord quand même le ventre. Curieux quand l'émotion que l'on vise est plutôt la joie.
Je reprends une profonde inspiration et tente de figer dans mon esprit cette image de broderie, afin qu'elle ne s'échappe pas à nouveau au profit de l'anxiété. Je l'imagine comme plutôt douce -délicate, telle que je ne l'ai jamais réalisée mais le pourrai peut-être un jour -et j'y mets aussi le souvenir de ma première broderie, -d'une esthétique plus que douteuse mais mêlée à une satisfaction d'avoir achevé quelque chose par moi-même.
« Spero patronum... » dis-je enfin en dessinant un cercle vers la gauche avec ma baguette.
Rien. Pas même une volute de fumée.
« Je peux recommencer, si vous le permettez ? Je n'étais peut-être pas très bien préparé... » hésité-je avec embarras.
« Ma.. maintenant ? » m'enquis-je toutefois, surpris. N'ayant pas encore eu de cours pratique sur ce sortilège, je ne pensais pas avoir à essayer de le lancer dès aujourd'hui devant la professeure. Prétendre qu'il s'agirait là de mon premier essai serait mentir : après de nombreuses semaines à apprendre la théorie, je m'étais bien évidemment essayé à la pratique loin des regards -en vain toutefois, puisque ma plus grande réussite se résumait à un mince et ridicule filet de fumée argentée que mon regard était à peine parvenu à capturer avant son évanouissement.
Comprenant que la demande a été formulée avec sérieux, je déglutis et acquiesce.
« Très bien, je vais essayer, professeure. »
Ma main un peu tremblante disparaît sous les pans de ma cape et en revient en compagnie de la baguette dont je ne pensais pas avoir usage jusqu'au lendemain. Fermant les yeux comme pour me soustraire au regard de Miss Valérion, je prends une grande inspiration, me tourne légèrement et tente de me mettre en condition.
Tenter, c'est le bon mot. Au moins, mes cinq précédentes années de scolarité m'ont entraîné à lancer des sorts sous les regards attentifs des professeurs -ainsi même si le regard de l'adulte est pesant, il ne m'est pas non plus inhabituel.
Ce n'est pas mon premier essai. Et je connais la théorie : ma gestuelle et la prononciation sera parfaite, je me suis suffisamment entraîné pour cela, donc je n'ai pas à m'inquiéter.
L'angoisse me tord quand même le ventre. Curieux quand l'émotion que l'on vise est plutôt la joie.
Je reprends une profonde inspiration et tente de figer dans mon esprit cette image de broderie, afin qu'elle ne s'échappe pas à nouveau au profit de l'anxiété. Je l'imagine comme plutôt douce -délicate, telle que je ne l'ai jamais réalisée mais le pourrai peut-être un jour -et j'y mets aussi le souvenir de ma première broderie, -d'une esthétique plus que douteuse mais mêlée à une satisfaction d'avoir achevé quelque chose par moi-même.
« Spero patronum... » dis-je enfin en dessinant un cercle vers la gauche avec ma baguette.
Rien. Pas même une volute de fumée.
« Je peux recommencer, si vous le permettez ? Je n'étais peut-être pas très bien préparé... » hésité-je avec embarras.
♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06 ♦
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦
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Le sixième année semblait étonné par le fait de devoir lancer le sortilège si tôt. Si tôt dans l'année ou bien maintenant alors qu'il n'avait eu que quelques minutes pour se créer un souvenir. Malgré ses appréhensions, ses doutes et peut être ses craintes, il accepta de faire l'exercice et ce simple fait, fit sourire Sixtine, il venait de gagner des points.
Elle ne fit pas un bruit pour qu'il puisse se concentrer entièrement sur son sortilège. Ainsi, il pourrait se plonger entièrement dans son souvenir confectionné de toute pièce par l'élève lui-même. Il fallait qu'il puisse se plonger dans l'ambiance jusqu'à presque s'y perdre. Elle s'arma de patiente et ne perdit pas une miette des mimiques de son élève. On ne s'en rendait pas toujours compte car après tout, personne ne se voit en pleine concentration mais souvent, l'humain faisait des têtes étranges et parfois même hilarante. Bien sur, Sixtine ne regardait pas élève pour s'en moquer mais plutôt pour observer son niveau de concentration. Pour être sur que si son sortilège loupe, ça ne soit pas à cause d'une mauvaise concentration. Il y avait tant de chose à prendre en compte que chaque détails avait son importance.
Après avoir respiré profondément, il se lança. Sixtine lui apporta toute son attention mais rien. Même pas un petit nuage de fumée. La professeure pouvait ressentir la déception de son élève mais elle savait que ce n'était pas un exercice facile et qu'il allait falloir plus d'un essai pour réussir.
- Ce n'est pas grave, c'est dans l'échec que l'on apprend. Allez y, recommencez, prenez le temps de souffler. Détendez-vous ce n'est pas un examen, soyez serein et pensez bien aux cinq étapes surtout.
Elle ne fit pas un bruit pour qu'il puisse se concentrer entièrement sur son sortilège. Ainsi, il pourrait se plonger entièrement dans son souvenir confectionné de toute pièce par l'élève lui-même. Il fallait qu'il puisse se plonger dans l'ambiance jusqu'à presque s'y perdre. Elle s'arma de patiente et ne perdit pas une miette des mimiques de son élève. On ne s'en rendait pas toujours compte car après tout, personne ne se voit en pleine concentration mais souvent, l'humain faisait des têtes étranges et parfois même hilarante. Bien sur, Sixtine ne regardait pas élève pour s'en moquer mais plutôt pour observer son niveau de concentration. Pour être sur que si son sortilège loupe, ça ne soit pas à cause d'une mauvaise concentration. Il y avait tant de chose à prendre en compte que chaque détails avait son importance.
Après avoir respiré profondément, il se lança. Sixtine lui apporta toute son attention mais rien. Même pas un petit nuage de fumée. La professeure pouvait ressentir la déception de son élève mais elle savait que ce n'était pas un exercice facile et qu'il allait falloir plus d'un essai pour réussir.
- Ce n'est pas grave, c'est dans l'échec que l'on apprend. Allez y, recommencez, prenez le temps de souffler. Détendez-vous ce n'est pas un examen, soyez serein et pensez bien aux cinq étapes surtout.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
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Ce n'est pas un examen. Elle a raison : il n'y a rien ici en jeu. Je suis simplement venu lui poser une question puis elle a souhaité me voir à l'action -bientôt, nous irons dîner dans la Grande Salle et il ne fait nul doute que la professeure oubliera tout de cette interaction lorsqu'elle se retrouvera face à une succulente côte de porc. Et elle enseigne à Poudlard depuis quelques mois déjà, donc ce n'est pas la première fois qu'elle me voit faire usage de la magie : je n'ai donc aucune raison de m'inquiéter.
Rationnaliser porte ses fruits, mes muscles commençant déjà à se détendre légèrement. Avec les années et malgré mes difficultés pour utiliser la magie, créer un lien avec ma baguette est devenu plus aisé. Les yeux clos à nouveau, il m'est plus simple de me concentrer ainsi, je me focalise sur le contact du bois de ma baguette réchauffé à la chaleur de mes doigts, et frissonne en sentant ma magie parcourir mon corps et glisser dans cette dernière.
J'imagine alors cette belle rosace, si riche en détails qu'elle me paraît irréaliste et pourtant, je l'ai déjà vue dans des manuels d'apprentissage. Un jour, je saurai la faire -et en attendant, j'ai beaucoup progressé en l'espace d'une seule année. Pour noël, j'ai brodé des fleurs directement sur un chemisier pour ma petite sœur. Son sourire en recevant ce cadeau était absolument extraordinaire. Que dirait-elle en voyant la rosace que j'aspire à créer ? Elle serait heureuse, sans nul doute. Je n'avais jamais réalisé à quel point son bonheur était important pour moi et imaginer son sourire provoque un petit picotement dans mes yeux pourtant clos.
L'image de la broderie s'efface peu à peu dans mon esprit, je tente d'imaginer à la place une projection de toutes les émotions qui m'envahissent actuellement. Comme une matérialisation de cette joie, comme si le sourire d'Ame se mêlait à ma magie pour faire apparaître la plus belle des lumières argentées, douce, réconfortante et protectrice.
Me sentant prêt, j'ouvre les yeux et inspire un bon coup.
« Spero patronum. » prononcé-je en dessinant souplement la gestuelle avec ma baguette.
« Oh.. ! »
Une petite fumée argentée, lumineuse et douce est sortie de ma baguette magique. Je l'observe virevolter un petit instant dans les airs, trop faible encore pour dessiner la moindre forme, avant qu'elle ne s'évapore. Je reste un petit moment hébété, incertain de s'il s'agit bien là de ma magie ou d'une plaisanterie faite par la professeure. Non, il n'y a aucune raison pour qu'elle se moque de moi : c'est bien moi qui suis parvenu à aller plus loin que lors de mes premiers essais.
« Le mouvement que le filet de fumée a fait avant de s'évaporer, on aurait un peu dit le sourire de ma petite-sœur » remarqué-je toujours un peu ébahi.
Rationnaliser porte ses fruits, mes muscles commençant déjà à se détendre légèrement. Avec les années et malgré mes difficultés pour utiliser la magie, créer un lien avec ma baguette est devenu plus aisé. Les yeux clos à nouveau, il m'est plus simple de me concentrer ainsi, je me focalise sur le contact du bois de ma baguette réchauffé à la chaleur de mes doigts, et frissonne en sentant ma magie parcourir mon corps et glisser dans cette dernière.
J'imagine alors cette belle rosace, si riche en détails qu'elle me paraît irréaliste et pourtant, je l'ai déjà vue dans des manuels d'apprentissage. Un jour, je saurai la faire -et en attendant, j'ai beaucoup progressé en l'espace d'une seule année. Pour noël, j'ai brodé des fleurs directement sur un chemisier pour ma petite sœur. Son sourire en recevant ce cadeau était absolument extraordinaire. Que dirait-elle en voyant la rosace que j'aspire à créer ? Elle serait heureuse, sans nul doute. Je n'avais jamais réalisé à quel point son bonheur était important pour moi et imaginer son sourire provoque un petit picotement dans mes yeux pourtant clos.
L'image de la broderie s'efface peu à peu dans mon esprit, je tente d'imaginer à la place une projection de toutes les émotions qui m'envahissent actuellement. Comme une matérialisation de cette joie, comme si le sourire d'Ame se mêlait à ma magie pour faire apparaître la plus belle des lumières argentées, douce, réconfortante et protectrice.
Me sentant prêt, j'ouvre les yeux et inspire un bon coup.
« Spero patronum. » prononcé-je en dessinant souplement la gestuelle avec ma baguette.
« Oh.. ! »
Une petite fumée argentée, lumineuse et douce est sortie de ma baguette magique. Je l'observe virevolter un petit instant dans les airs, trop faible encore pour dessiner la moindre forme, avant qu'elle ne s'évapore. Je reste un petit moment hébété, incertain de s'il s'agit bien là de ma magie ou d'une plaisanterie faite par la professeure. Non, il n'y a aucune raison pour qu'elle se moque de moi : c'est bien moi qui suis parvenu à aller plus loin que lors de mes premiers essais.
« Le mouvement que le filet de fumée a fait avant de s'évaporer, on aurait un peu dit le sourire de ma petite-sœur » remarqué-je toujours un peu ébahi.
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Sixtine avait l'impression d'avoir donné de bons conseils mais, elle ne se faisait pas d'illusion et pensait que ce petit blondinet n'allait pas réussir à faire grand chose car après tout, la pratique n'était pas pour lui, elle le savait. Cependant, à la surprise générale, le jeune homme de la maison de Rowena venait de réussir. Oui, il avait réussi à faire apparaitre un patronus incorporel. La professeure était surprise mais pas peu fière d'avoir pu participer à cette réussite, elle se félicita intérieurement et se demanda si finalement, il n'avait pas sa place dans son club.
- Merveilleux ! C'est assez exceptionnel d'avoir réussi un tel sortilège en seulement deux essais. Vous venez de réaliser un patronus incorporel et plus tard, à force d'entrainement, vous arriverez à faire apparaitre votre patronus corporel et qui sait, peut être prendra t-il la forme d'une petite sourie comme vous dites.
Elle se replongea très rapidement dans ses souvenirs à la recherche des notes de cet élève. Elle n'avait pas souvenir qu'il ait eu une note inférieure à O lors des devoirs théoriques. En revanche en pratique, c'était un peu plus compliqué mais peut être que l'ambiance de la salle de classe et de la pression des autres élèves étaient à l'origine d'un certain blocage chez l'adolescent. Sixtine souhaitait vérifier cette théorie.
- Maintenant, pourriez vous, s'il vous plait, lancer le maléfice explosif sur ce mannequin, juste là ?
- Merveilleux ! C'est assez exceptionnel d'avoir réussi un tel sortilège en seulement deux essais. Vous venez de réaliser un patronus incorporel et plus tard, à force d'entrainement, vous arriverez à faire apparaitre votre patronus corporel et qui sait, peut être prendra t-il la forme d'une petite sourie comme vous dites.
Elle se replongea très rapidement dans ses souvenirs à la recherche des notes de cet élève. Elle n'avait pas souvenir qu'il ait eu une note inférieure à O lors des devoirs théoriques. En revanche en pratique, c'était un peu plus compliqué mais peut être que l'ambiance de la salle de classe et de la pression des autres élèves étaient à l'origine d'un certain blocage chez l'adolescent. Sixtine souhaitait vérifier cette théorie.
- Maintenant, pourriez vous, s'il vous plait, lancer le maléfice explosif sur ce mannequin, juste là ?
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« Oh non professeure ne vous méprenez pas, » corrigé-je aussitôt, bien trop honnête pour m'attribuer une réussite que je ne mérite pas. « C'est loin d'être mon premier essai, je me suis déjà beaucoup entraîné ces dernières semaines ! » Mais j'ai réussi. Pour la première fois : je n'étais jamais allé aussi loin, j'ai réellement fait des progrès et c'est une nouvelle incroyable. « Merci, professeure, » parce que j'ai rarement tiré autant de satisfaction suite à la réussite d'un de mes sortilèges. Et pour cela, j'en suis très reconnaissant.
Vient un deuxième exercice : lancer le maléfice explosif. Un sort de type malédiction, soit les plus difficiles pour moi qui suis incapable de souhaiter du tort à qui que ce soit. Même le mannequin proposé pour l'entraînement me semble presque humain : pourtant, je sais rationnellement qu'il ne s'agit que d'un objet et que je ne risque pas de blesser qui que ce soit. Autrement dit, je n'ai pas à me limiter. Pas comme dans les cours avec les autres élèves, où ma maladresse et mes soucis de visée me bloquent, craignant toujours de lancer accidentellement un sort dangereux sur un camarade.
« Je vais essayer. »
Je quitte le confort de ma chaise pour me placer debout, à quelques mètres face au mannequin. Les étapes me reviennent facilement, ayant étudié ce sort il y a peu en cours -c'est juste que jusqu'ici, les résultats n'étaient pas très.. mémorables, on va dire. Je lève ma baguette et vise à peu près la poitrine de l'objet-ce qui me semble être une cible correcte, et visualise une explosion naître à l'endroit visé et s'étendre sur l'ensemble du mannequin -bon sang que c'est cruel, et lorsque je me sens prêt je trace un V avec ma baguette magique et prononce « Confringo. » avec toute l'assurance dont je suis capable -c'est-à-dire pas des masses si l'objet d'étude ne concerne pas un chaudron ou une plante dans les serres de botanique.
Rien, évidemment. Je ne suis pas très étonné. « C'est un beau mannequin, » dis-je avec un air interdit pour combler le silence de mon échec.
Vient un deuxième exercice : lancer le maléfice explosif. Un sort de type malédiction, soit les plus difficiles pour moi qui suis incapable de souhaiter du tort à qui que ce soit. Même le mannequin proposé pour l'entraînement me semble presque humain : pourtant, je sais rationnellement qu'il ne s'agit que d'un objet et que je ne risque pas de blesser qui que ce soit. Autrement dit, je n'ai pas à me limiter. Pas comme dans les cours avec les autres élèves, où ma maladresse et mes soucis de visée me bloquent, craignant toujours de lancer accidentellement un sort dangereux sur un camarade.
« Je vais essayer. »
Je quitte le confort de ma chaise pour me placer debout, à quelques mètres face au mannequin. Les étapes me reviennent facilement, ayant étudié ce sort il y a peu en cours -c'est juste que jusqu'ici, les résultats n'étaient pas très.. mémorables, on va dire. Je lève ma baguette et vise à peu près la poitrine de l'objet-ce qui me semble être une cible correcte, et visualise une explosion naître à l'endroit visé et s'étendre sur l'ensemble du mannequin -bon sang que c'est cruel, et lorsque je me sens prêt je trace un V avec ma baguette magique et prononce « Confringo. » avec toute l'assurance dont je suis capable -c'est-à-dire pas des masses si l'objet d'étude ne concerne pas un chaudron ou une plante dans les serres de botanique.
Rien, évidemment. Je ne suis pas très étonné. « C'est un beau mannequin, » dis-je avec un air interdit pour combler le silence de mon échec.
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Echec.
Voilà ce que c'était, un échec tout simplement. Qu'elle déception pour Sixtine qui pensait avoir face à elle un futur petit prodige. Finalement, elle avait eu tout faux, il n'était qu'un petit ras de bibliothèque ayant eu un coup de chance en réalisant un patronus incorporel presque parfait pour ne pas dire parfait. Elle aurait du s'en douter, elle avait bien vu lors de ses cours demandant de la pratique qu'il n'avait pas le niveau. Il n'était pas le dernier non plus mais il était loin d'être le premier. Il se situait plutôt au milieu, un élève moyen qui avait la chance de remonter grâce à son savoir théorique.
En observant son élève se remettre de son échec, Sixtine se demanda si elle devait lui laisser une nouvelle chance. Après tout, elle était presque sur d'avoir vu du potentiel en cet élève comme elle avait du potentiel en Aliénor. Cette formidable batteuse à la rage incontrôlable. Elle se demanda aussi si le fait d'avoir précédemment parfaitement réussi le sortilège de patronus incorporel ne l'avait pas vidé de ses forces magiques. Elle lui en avait certainement demandé trop, trop tôt, trop vite.
- Ce n'est pas grave, je vous en demande beaucoup. Réussir le sortilège de patronus comme vous l'avez fait vous a sans doute épuisé plus que je le pensais. Tenez, mangez ça. Lui dit-elle en lui donnant une chocogrenouille. Un peu de sucre devrait vous redonner la force nécéssaire pour tenter un dernier essai, si, vous le voulez bien.
Elle n'aimait pas rester sur un échec.
Si cette fois-ci, il venait à échouer alors, elle n'essayerait pas de chercher plus loin, elle le laisserait sans invitation pour son club. Mais, elle préférait en avoir le coeur net pour éviter les regrets.
Voilà ce que c'était, un échec tout simplement. Qu'elle déception pour Sixtine qui pensait avoir face à elle un futur petit prodige. Finalement, elle avait eu tout faux, il n'était qu'un petit ras de bibliothèque ayant eu un coup de chance en réalisant un patronus incorporel presque parfait pour ne pas dire parfait. Elle aurait du s'en douter, elle avait bien vu lors de ses cours demandant de la pratique qu'il n'avait pas le niveau. Il n'était pas le dernier non plus mais il était loin d'être le premier. Il se situait plutôt au milieu, un élève moyen qui avait la chance de remonter grâce à son savoir théorique.
En observant son élève se remettre de son échec, Sixtine se demanda si elle devait lui laisser une nouvelle chance. Après tout, elle était presque sur d'avoir vu du potentiel en cet élève comme elle avait du potentiel en Aliénor. Cette formidable batteuse à la rage incontrôlable. Elle se demanda aussi si le fait d'avoir précédemment parfaitement réussi le sortilège de patronus incorporel ne l'avait pas vidé de ses forces magiques. Elle lui en avait certainement demandé trop, trop tôt, trop vite.
- Ce n'est pas grave, je vous en demande beaucoup. Réussir le sortilège de patronus comme vous l'avez fait vous a sans doute épuisé plus que je le pensais. Tenez, mangez ça. Lui dit-elle en lui donnant une chocogrenouille. Un peu de sucre devrait vous redonner la force nécéssaire pour tenter un dernier essai, si, vous le voulez bien.
Elle n'aimait pas rester sur un échec.
Si cette fois-ci, il venait à échouer alors, elle n'essayerait pas de chercher plus loin, elle le laisserait sans invitation pour son club. Mais, elle préférait en avoir le coeur net pour éviter les regrets.
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Après une brève hésitation et un « Merci » j'accepte la friandise proposée. Je n'aime pas consommer du sucre juste avant un repas mais hors de question de contrarier la professeure. Je commence à me questionner sur ce qu'elle attend réellement de moi : venu initialement la questionner sur le sortilège du Patronus pour bénéficier de quelques conseils, il m'a été demandé après courte discussion de passer à des exercices pratiques, et si s'exercer sur le patronus incorporel fait sens avec la raison de ma venue, je ne saisis pas le lien avec le maléfice explosif maintenant demandé par deux fois. Ces deux sortilèges étant très différents et nécessitant des approches distinctes, je ne vois pas en quoi m'entraîner sur l'un m'aiderait pour l'autre. Qu'a-t-elle réellement en tête ? A l'issue de ce deuxième essai, en ressortirais-je avec des réponses plus complètes sur ce qui me pose problème ?
Comme demandé, je me place à nouveau face au mannequin, prêt à peut-être le faire exploser cette fois. De manière similaire à mon premier essai, je vise sa poitrine et imagine une explosion naître à ce point précis en tâchant de me rappeler que ma cible n'a rien de vivant et que je ne blesserai personne.
J'essaie de visualiser cette détonation en moi un peu sur le principe de l'entropie, tandis que rationnaliser l'exercice et réfléchir aux aspects physiques permet de m'affranchir de ma crainte d'abîmer du matériel. J'imagine l'énergie emmagasinée dans ce mannequin, puis cette même énergie perturbée par celle émanant de ma baguette, venant éparpiller tout ce beau monde. Je sens ma magie prête à se manifester à travers ma baguette magique et se répandre sur le mannequin en une explosion bien contrôlée. Le goût du sucre dans ma bouche m'agace, c'est peut-être une émotion adéquate à mettre dans le sort. Un peu de colère, aussi envers mes difficultés dont je suis le premier frustré. Une fois prêt, ma baguette dessine avec précision la gestuelle et un « Confringo » plus tard ; YES ! pfiou enfin BURN THEM ALL BWAHAHAHA une lumière violacée jaillit de celle-ci et vient toucher le mannequin en une véritable explosion, l'embrasant au passage tout entier.
Par réflexe, mes deux mains viennent se coller sur mes oreilles -sans toutefois lâcher ma baguette, pour me protéger du bruit agressif, puis passé le choc elles retombent un peu pataudes le long de mon corps, tandis que j'observe yeux tout écarquillés les conséquences de mon sort.
« Professeure, » repris-je une fois remis de mes émotions, « sans vouloir remettre en doute l'exercice, en quoi réussir le maléfice explosif m'aidera avec le sortilège du patronus ? Pardonnez-moi mais j'ai du mal à saisir le lien entre les deux. »
Comme demandé, je me place à nouveau face au mannequin, prêt à peut-être le faire exploser cette fois. De manière similaire à mon premier essai, je vise sa poitrine et imagine une explosion naître à ce point précis en tâchant de me rappeler que ma cible n'a rien de vivant et que je ne blesserai personne.
J'essaie de visualiser cette détonation en moi un peu sur le principe de l'entropie, tandis que rationnaliser l'exercice et réfléchir aux aspects physiques permet de m'affranchir de ma crainte d'abîmer du matériel. J'imagine l'énergie emmagasinée dans ce mannequin, puis cette même énergie perturbée par celle émanant de ma baguette, venant éparpiller tout ce beau monde. Je sens ma magie prête à se manifester à travers ma baguette magique et se répandre sur le mannequin en une explosion bien contrôlée. Le goût du sucre dans ma bouche m'agace, c'est peut-être une émotion adéquate à mettre dans le sort. Un peu de colère, aussi envers mes difficultés dont je suis le premier frustré. Une fois prêt, ma baguette dessine avec précision la gestuelle et un « Confringo » plus tard ; YES ! pfiou enfin BURN THEM ALL BWAHAHAHA une lumière violacée jaillit de celle-ci et vient toucher le mannequin en une véritable explosion, l'embrasant au passage tout entier.
Par réflexe, mes deux mains viennent se coller sur mes oreilles -sans toutefois lâcher ma baguette, pour me protéger du bruit agressif, puis passé le choc elles retombent un peu pataudes le long de mon corps, tandis que j'observe yeux tout écarquillés les conséquences de mon sort.
« Professeure, » repris-je une fois remis de mes émotions, « sans vouloir remettre en doute l'exercice, en quoi réussir le maléfice explosif m'aidera avec le sortilège du patronus ? Pardonnez-moi mais j'ai du mal à saisir le lien entre les deux. »
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Le blond avait accepté le sucre proposé par la professeure et mieux encore, il avait accepté sa proposition de lancer encore une fois un sort. Même si, en l'apparence, il n'était pas doué avec sa baguette, il avait la force de l'esprit, un plus pour Sixtine. Lorsqu'il s'exécuta et lança de nouveau le maléfice d'explosif, le mannequin n'eut aucune chance de s'en sortir. Il avait réussi son lancé.
Elle était satisfaite de ce qu'elle avait pu observer aujourd'hui malgré tout, elle resta retissante à l'idée de l'inviter dans son club si prestigieux. Certes il avait toutes les qualités et disposait d'un cerveau brillant mais son manque de pratique était inadmissible. Elle en conclut qu'il était peut être encore trop tôt pour lui faire une telle proposition. Dans quelques mois, l'année prochaine, elle changera peut être d'avis mais, pour le moment, elle se contenta de répondre à ses questions.
- Je voulais simplement voir de quoi vous étiez capable. Et, vous êtes capable de lancer un sort sans vous morfondre. Vous pensez bien que dans le monde de la magie, tout le monde n'est pas aussi bienveillant que vous, pensez qu'un jour peut être que mes cours vous sauveront la vie.
Elle ne voulait pas le mettre de dehors mais, elle considérait que aujourd'hui, elle avait fait le maximum pour cet élève, elle ne pouvait pas faire plus. Elle ne pouvait pas lui donner plus. C'était maintenant à lui de prendre les choses en main, à lui de réagir. Elle l'invita donc gentiment à quitter la salle.
- Mister Noestlinger, je pense que nous avons terminé pour aujourd'hui, croyez en vous, vous êtes bourré de talent.
Fin du rp, merci !
Elle était satisfaite de ce qu'elle avait pu observer aujourd'hui malgré tout, elle resta retissante à l'idée de l'inviter dans son club si prestigieux. Certes il avait toutes les qualités et disposait d'un cerveau brillant mais son manque de pratique était inadmissible. Elle en conclut qu'il était peut être encore trop tôt pour lui faire une telle proposition. Dans quelques mois, l'année prochaine, elle changera peut être d'avis mais, pour le moment, elle se contenta de répondre à ses questions.
- Je voulais simplement voir de quoi vous étiez capable. Et, vous êtes capable de lancer un sort sans vous morfondre. Vous pensez bien que dans le monde de la magie, tout le monde n'est pas aussi bienveillant que vous, pensez qu'un jour peut être que mes cours vous sauveront la vie.
Elle ne voulait pas le mettre de dehors mais, elle considérait que aujourd'hui, elle avait fait le maximum pour cet élève, elle ne pouvait pas faire plus. Elle ne pouvait pas lui donner plus. C'était maintenant à lui de prendre les choses en main, à lui de réagir. Elle l'invita donc gentiment à quitter la salle.
- Mister Noestlinger, je pense que nous avons terminé pour aujourd'hui, croyez en vous, vous êtes bourré de talent.
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