A la rencontre d'Alfred PV Serre N°6

Mortes. Mortes. Bien sûr, il est certainement plus facile de se procurer des souris mortes que vivantes, mais la nouvelle me fait tout de même un petit choc et j'imagine alors la Serpentard entourée de cadavres et attrapant souris par la queue pour les balancer gaiement à son morfale de serpent. Le tableau n'est guère réjouissant si bien que je détourne légèrement le regard, gêné. Et une livraison par mois ? Comment cela se passe-t-il au niveau de la conservation des vivres, afin qu'elles ne moisissent pas ? Sont-elles stockées dans un coffre enchanté avec un sortilège réfrigérant ?

Diantre. Ceci a beau être naturel -après tout, les prédateurs sont aussi essentiels pour le bon maintien des écosystèmes, je préfère me concentrer sur Alfred qui me semble bien plus sympathique. Il ne m'étonne pas du tout, après ces histoires de rongeurs morts, que mon amie ait des préférences envers les végétaux pourvus de dents : cette image lui va plutôt bien.
Bien que nous nous côtoyons désormais plus régulièrement, je ne suis pas au courant de tous les détails de sa vie -ça serait probablement bien ennuyeux et je n'ai pas le temps pour ce type d'échanges entre mes devoirs, mes recherches supplémentaires et tous mes loisirs et passages obligatoires à la bibliothèque. Ainsi, ses histoires de frère et de compagne m'interrogent mais je n'y prête pas grande attention, davantage concentré sur Alfred et les bons soins qui doivent lui être apportés pendant les vacances.

« Parce que... c'est son prénom. Et toi, pourquoi t'appelles-tu Sybil alors que tu aurais pu te nommer Hazel ? Alfred se nomme Alfred, c'est tout. »

Le soleil est certainement camouflé par un nuage, voilà que la sansevière perd de son brillant. L'ombre me permet de mieux apprécier les contours verdoyants de la plante et encore une fois, mon cœur est empli de joie en la voyant si belle après des temps que je devine être difficiles. Sybil ne me décevra probablement pas, elle semble avoir de l'expérience. C'est rassurant.

« J'ai hâte de voir ta nouvelle plante, alors. On la tiendra juste éloignée d'Alfred si elle a des dents. Je t'écrirai une fiche récapitulative avant les vacances, pour que tu n'oublies rien. »

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Lest Noestlinger n'aime pas répondre au questions, c'est un fait. Je n'arrive toujours pas à déterminer si oui ou non, il a choisi le nom de sa plante. Sa réponse me parait être évasive, bien qu'ironique. Parce que, techniquement, je m'appelle aussi Hazel. Comment a t'il su ? Ais-je vraiment une tête à m'appeler Hazel ? J'ai de nombreux frère et sœurs à Serdaigle, mais il y a peu de chance qu'ils aient déjà parlé ensemble, vu le peu de vie sociale du propriétaire d'Alfred. Étrange histoire.

- Tu vas rire, mais Hazel fait partie de mes prénoms.


Le soleil s'efface derrière un nuage, et emportant avec la lumière dorée qui faisait resplendir la plante. Et c'est là que Lest recommence à me prendre pour une enfant. Sérieusement, des fiches ? C'est une sansevière, elle a besoin d'eau une fois tout les sept jours et d'un peu de luminosité, c'est banal, comme entretien. Je parie que même si je ne venais pas l'entretenir, elle survivrait très bien, cependant je me garde de faire cet observation à voix haute, car elle mettrait en péril la confiance que Lest m'accorde (visiblement, minime, puisqu'il juge utile de me faire des fiches pour un végétal parfaitement autonome).

Cela me rappelle pourquoi j'ai pris des géraniums dentus, et ses paroles me donnent envie d'en racheter à nouveau, juste pour voir sa réaction. Et je ne parle même pas du moment ou je ferais semblant de placer mes nouveaux végétaux à côté d'Alfred.

- Je ne risque pas d'oublier que ta plante n'a besoin de rien, à part d'un arrosage hebdomadaire et des visites de contrôle. Pas besoin de me faire une fiche, je sais encore me débrouiller avec une sansevière.

Voilà, je n'ai pas pu réprimer ma contrariété. Une part de moi espère qu'il me fera confiance et abandonnera l'idée de me faire des fiches, l'autre me dit que je sais pertinemment qu'il ne pourra pas s'en empêcher. C'est Lest, après tout.

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Intéressante remarque, je m'étais dit que ce prénom lui irait parfaitement bien mais je n'avais aucune idée qu'elle le portait déjà. Est-ce que ses parents plusieurs années plus tôt, lorsqu'on a posé l'affreux nourrisson tout fripé dans leurs bras se sont dit, mh effectivement elle a une tête à s'appeler Hazel, de la même manière que je me suis fait cette remarque à propos de l'adolescente qu'elle est aujourd'hui ?
Point le temps de me questionner davantage, puisque le refus de recevoir l'aide d'une fiche tombe, me détournant aussitôt de mes réflexions pour me plonger dans une angoisse étrange et inattendue.

Je ne saurais expliquer pourquoi, mais j'ai besoin que la jeune sorcière accepte cette fiche et la garde avec elle. Qu'elle m'affirme être capable de se souvenir de tout, je la crois -de même que je lui fais confiance il me semble, et c'est là un immense pas considérant mes difficultés relationnelles générales, mais il y a toujours quelque chose qui me dérange et m'empêche de me détendre totalement. Pire encore, j'ai l'impression qu'une boule d'angoisse se forme au creux de mon ventre tordant mes entrailles dans une douleur habituelle.

Mon regard alterne entre Alfred, puis Sybil -à nouveau Alfred, comme si la petite sansevière pouvait me sortir de cette étrange confusion mais mon malaise ne fait que croître.
Pourquoi est-ce que la Serpentard ne se contente pas juste d'accepter cette fiche ? Au moins, j'aurai la certitude que tout se passera bien ainsi. C'est contrariant. Et ça l'est encore plus de ne pas être capable de définir clairement ce qui me perturbe. L'angoisse remonte tout doucement le long de ma gorge d'une manière si familière que je sais une exacerbation de ce sentiment jusqu'à explosion possible si je ne verbalise pas le problème rapidement.

« Non. Je vais faire une fiche et tu devras la prendre, Sybil. J'ai besoin que tu la prennes. S'il te plaît. »

Sinon, je sais que je n'irai pas bien. Je sais que c'est stupide et irrationnel, Alfred n'est qu'une plante, mais une partie de moi refuse de s'en détacher et de perdre cette sensation de contrôle sur ce minuscule bout de vie à Poudlard qui m'appartient.

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Bon. C'est encore reparti pour un tour. Son regard alterne entre moi et Alfred, comme si il cherchait un échappatoire.
Et zut. Pourquoi est-ce que tout le monde se comporte bizarrement quand je suis dans les parages ?
Entre Livingstone et son concert aux flocons du parc de Poudlard et celui qui a absolument besoin de me faire des fiches pour je-ne-sais-quelles-raisons, je suis servie.

J'ai l'impression de retrouver le Lest des sabliers, celui qui n'arrive plus du tout à relativiser : le voir ainsi est un peu étrange, mais je suppose que c'est une partie de sa personnalité. Je déteste quand on se comporte anormalement en ma présence, car cela m'oblige à essayer de faire preuve d'empathie pour me tirer d'affaire : exercice fatiguant et peu efficace.Étant donné que j'aimerais rester son amie, j'hésite sur la conduite à suivre : abonder en son sens, prendre la fiche, et abandonner, en essayant de le calmer, ou en persévérant dans mon refus, en essayant de le convaincre de l'absurdité de sa requête ?
Le problème, c'est que je doute très fort que la dernière méthode puisse fonctionner sur mon interlocuteur.

Je lève les yeux au ciel avant de lui répondre, parce que oui, ses fiches, je vais les prendre, mais c'est bien pour lui faire plaisir.

- D'accord, je vais les prendre, si c'est ce que tu veux. Je pourrais même te donner des nouvelles d'Alfred de temps en temps. Ne le prends pas mal, mais j'ai juste une question : pourquoi tu as besoin de tout contrôler ? Tes notes, ta plante ...


J'ai bien précisé que mon intention n'était pas de le vexer. C'est à peu près délicat, comme approche, non ?

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A-t-elle levé les yeux au ciel ? Mon dieu, je crois que oui. De mon expérience et selon les fiches que j'ai rédigées pour comprendre les autres et les communications non-verbales, c'est un signe évident d'agacement. La sorcière est contrariée. Et au milieu de tout cela, bien que j'ai enfin son accord pour les fiches, vient une question qui sonne pour moi comme un reproche et vient exacerber ce malaise qui continue de prendre de l'ampleur. L'angoisse d'abord cantonnée à mon ventre et ma gorge semble se répandre dans mon corps tout entier et je sens malgré moi quelques tremblements me parcourir tandis que mes doigts tapotent nerveusement le sol. Mon regard se détourne aussitôt de celui de la jeune fille, parce que je sais que si je continue à l'observer et pire, si ses yeux croisent les miens, je risque de pleurer. Et j'ai dix-sept ans, et paraît-il je suis un garçon, de ce fait il ne m'est pas autorisé d'exprimer mes émotions.

« Parce que.. parce que... »
Les mots meurent avant de franchir mes lèvres. Je reste un moment à fixer le sol, cherchant à réorganiser mes idées entre elles tandis qu'elles semblent toutes absorbées dans un trou noir d'anxiété qui empêche toute réflexion. Je déteste ce genre de situation, j'ai besoin que tout soit parfaitement logique en tout temps et circonstance. Hors à cet instant précis je me sais incapable de faire preuve de rationalité, et ça me dérange presque davantage que le refus initial de Sybil et ses questions déplacées.
Et mince, est-ce que la formule ne le prends pas mal est un totem d'immunité permettant de poser n'importe quelle question sortant de nulle part ensuite, en s'assurant que la personne derrière ne ressentira rien en conséquence parce qu'on lui a demandé ? C'est stupide. A cet instant, j'en veux beaucoup à Sybil mais aussi, une part de moi me dit qu'elle est mon amie -et la seule de Poudlard, et donc que je dois arranger cette situation. Mais j'ai envie de pleurer.
« Il y a.. toujours beaucoup trop de choses qui se passent à Poudlard, tout le temps. On doit suivre un emploi du temps sur lequel on a aucun contrôle, se rendre à des cours sans possibilité d'absence hormis grâce à une poignée ridicules d'excuses jugées comme légitimes. Des travaux supplémentaires sont imposées, il n'y a jamais de répit. A aucun moment. Et...
On a aucun contrôle aussi sur ce qu'il se passe, à l'école ou ailleurs. Un jour, on pense avoir des certitudes, et un semblant de pouvoir sur une situation donnée et le lendemain, l'école est attaquée, ou un attentat frappe quelque part -une tragédie arrive ailleurs, des morts et toujours des morts partout, tout le temps. C'est tout le temps comme ça. Même chez les professeurs, ça va et vient sans aucune stabilité, c'est devenu rare d'avoir un professeur qui enseigne pendant une année entière. Tu trouves ça normal, Sybil ? Il y a quelque chose qui ne va pas avec cette école.
Alfred, c'est... certes pas grand chose, mais elle est sous ma responsabilité. J'ai tout pouvoir sur elle. Pour mes notes, c'est aussi ma responsabilité et elles ne dépendent que de moi. J'ai besoin d'avoir l'assurance d'un minimum de stabilité, un sentiment de contrôle au moins sur quelque chose même si ça paraît insignifiant aux yeux des autres. Sinon, je.. je... »

Et merde, pour reprendre les expressions disgracieuses de certaines personnes, voilà que je pleure. Bon sang Sybil, j'ai aucunement envie que tu me vois comme ça. S'il te plaît, pars...

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Je suis vraiment trop stupide. Bien sûr qu'il l'a mal prit. Et j'ai beau ne pas être une professionnelle du décodage de visage, on voit bien qu'il réprime ses larmes. J'ai un peu du mal à voir ou cette conversation a dérapé, mais c'est sûr que ma dernière phrase était un faux pas.

Et là, il lâche tout ce qu'il a sur le cœur. Ça doit lui peser depuis un moment, parce que son discours est plutôt construit. Et convainquant.

Ledit discours fait désagréablement écho à des impressions que je met en sourdine quand elle me viennent, souvent lorsque je n'ai rien à faire; Mais je préfère les ignorer, et avancer quand même. Si on oublie, on n'y pense plus, et si on n'y pense pas, cela ne peut pas nous atteindre. Je me rends compte que bien qu'avec des ressentis similaires, nous n'avons pas tous la même tactique pour se protéger: il contrôle ce qu'il peut et moi, je préfère mettre de coté.

Lorsqu'il se met vraiment à pleurer, j'hésite sur la marche à suivre. Je n'aime pas toucher les gens, et vu ses gants, Lest non plus. En février, il m'avait pris par les épaule, je peux donc aller juste que là, non ?

Je lui tapote donc timidement l'épaule droite, en déposant dans sa main un mouchoir immaculé; je ne veux pas paraître insistante, il en fera ce qu'il veut. Alors je lui récite ce que je dis à moi même, depuis ... je pense, depuis la sorcière chinoise qui est allée mourir dans la Grande Salle.

- Non, c'est pas normal, Lest. Mais ça, on ne peut rien y faire. Il faut se dire que on a un peu plus d'un an a tenir, encore. Et après tu sera libre. Et Alfred en sécurité.

Ma voix se brise un peu au denier mot. Par Merlin ... je suis en train de me laisser avoir à mon tour. Grâce à Linbury, je sais comment réprimer mes larmes malgré tout. J'imagine tout rentrer en moi, j'enferme mes émotions dans ma poitrine, et je me barricade, en appuyant sur mes yeux.

Voilà, c'est passé. Je peux les rouvrir. Cela ne me dérange pas que Lest pleure, mais moi, je n'en ai pas le droit. Au Manoir, nous n'avons pas le droit de nous plaindre.

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Un frisson parcourt l'intégralité de mon corps quand une petite main se pose sur mon épaule, venant la tapoter avec une hésitation palpable. Fermement mais avec douceur, je saisis cette main et l'éloigne de moi, avant de la relâcher et m'écarter pour instaurer une petite distance entre la Serpentard et moi. Je n'aime pas être touché, surtout dans ce type de situation. L'inconfort provoqué est si intense qu'il en devient douloureux.

« Un an, c'est long, et je suis.. fatigué. » lâché-je avec un soupir. Et la sécurité, c'est relatif. Etre éloigné de Poudlard ne m'empêchera pas de m'inquiéter pour les personnes qui y étudient toujours, y compris ma petite-sœur. L'imaginer loin de moi et seule dans cette immense et effrayante école provoque en moi une tension que même la vue d'Alfred et la présence de ma seule amie ne parviennent à apaiser. Heureusement, Ame est toujours très entourée : c'est l'avantage d'être aussi sociable, je suppose.
Après une profonde inspiration, j'utilise enfin le mouchoir gentiment proposé et adresse un regard navré à Sybil.

« Je suis désolé, Sybil, que tu m'aies vu dans cet état. » Que doit-elle penser de moi désormais ? Au moins, la tension planant dans l'air a eu l'efficace effet de faire taire mes larmes, et je retrouve ainsi une expression habituelle et distante. Demeure alors un vide, accompagné de la sensation douloureuse résiduelle sur mon épaule, comme si la main de la sorcière y était toujours accrochée et c'est tout juste si je parviens à me retenir de frotter mon épaule pour effacer ce geste. Mais je reste immobile : je ne veux rien faire qui puisse être mal interprété par cette personne qui est étonnamment importante pour moi.

« Merci d'avoir accepté. Pour ma plante. Même si ce n'est pas grand chose, que ce n'est que deux semaines et qu'elle ira parfaitement bien dans tous les cas. J'en avais besoin. Et je suis content de savoir que je peux compter sur toi. »

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Il a l'air d'être un peu ailleurs, et je ne chercherais pas ou. J'ai posé un peu trop de questions aujourd'hui. Au moins, même si visiblement le contact n'est vraiment pas sa tasse de thé, il a accepté mon mouchoir, signe de sa bonne volonté.

- Ne te sens pas désolé. C'est normal ... d'avoir besoin d'extérioriser de temps en temps.

Je suis très douée pour dire des choses et ne pas les appliquer à moi même. Le comportement de lest ne me dérange pas, mais je me garde bien de faire de même; c'est pas comme cela que l'on m'a élevé, c'est tout.

Ne sachant plus trop quoi dire, je me met à jeter un coup d'oeil à ma montre. Le temps passe vite, dis donc. Et je dois retourner m'assurer que Thémistocle est bien dans son terrarium. On ne dirais pas, mais ça bouge vite, un serpent, et je suis sa responsable.


Je m'en veux un peu de laisser Lest à son sort, mais je dois vraiment y aller, et de toute façon, il n'y a plus grand chose à dire pour aujourd'hui.

- Ne t'en fais pas, je vais bien m'occuper d'Alfred. Mais là, je suis désolée mais je dois aller vérifier que Thémistocle est toujours dans son terrarium.

Après avoir regardé une dernière fois Alfred, puis son propriétaire je me relève.

- A plus tard, Lest.

Je part sans me retourner, mais je regarderais une fois sortie de la serre si il a l'air d'aller bien. Et si il m'appelle, je me retourne tout de suite.

De toute façon, je ne vais pas tarder à le revoir.

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Je n'ai pas à me sentir désolé, et pourtant comme par hasard, c'est à ce moment exact que mon amie m'annonce devoir partir en vitesse. Coïncidence ou gêne installée après cette extériorisation inopportune je n'en sais rien, mais ça n'a pas vraiment d'importance. Après avoir tant lâché ce que j'avais sur le cœur, je me sens un peu vide et c'est à peine si je réagis au départ de Sybil.

Je lâche un « à plus tard, Sybil » qui a le mérite de ne pas être un adieu contrairement à certains de mes échanges qui ont connu une fin plus brutale, et recentre mon attention sur Alfred.

Cet bref échange avec Sybil m'a fatigué. Il est plus que temps que les vacances arrivent, un peu de distance avec Poudlard sera agréable, de même que le temps passé dans ma maison d'enfance qui me manque malgré mes rapports conflictuels avec mes parents.

« Tout ira bien, Alfred, » soufflé-je à ma petite plante avec un sourire fatigué. Tout ira bien, c'est ce que j'aime me répéter à chaque fois que rien ne semble prendre une bonne direction. Plus le temps passe et moins il m'est facile d'y croire. La découverte de Poudlard quelques années plus tôt et mes premières années d'études, teintées tant de solitude que des joies d'apprentissages nouveaux et d'expérimentation de magie me paraissent lointaines et me laissent aujourd'hui un goût d'amertume désabusée. Peut-être est-ce ça, grandir.
Fin du RP

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