27 sept. 2022, 17:30
Nostalgie insulaire
DERNIÈRE SEMAINE DE SEPTEMBRE
16H00
~
ft. @Narcisse Brando
16H00
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ft. @Narcisse Brando
Le silence est de rigueur en salle d'études.
Les plumes grattent le papier.
Et les élèves retiennent leur souffle.
On se demande même si ils respirent.
Quand soudain ...
Les yeux plein à ras bord, prêts à exploser, Tamsin ne tient plus et se met à chialer. Le flot de tristesse accumulée est bien trop puissant pour s'arrêter, pour être retenu encore quelques instants par le barrage de la dignité. Et puis après tout, à cet âge, on a bien le droit de pleurer, la distance avec ses parents. Elle reste persuadée de n'avoir vu personne verser la moindre larme depuis le début de l'année. Comment font-ils, ces insensibles les maudit-elle. Sa gorge serrée jusqu'alors libère un son étrange et monstrueux, semblable à celui d'un dinosaure quémandant sa mère. De son nez s'échappe la morve qu'elle ne peut retenir qu'avec le dos de sa main, inondant le revers de sa robe de sorcier. Évidemment, on grimace autour d'elle. Quelques rires s'échappent peut-être même des langues bien pendues de certains élèves devenus trop âgés pour comprendre ce que ça fait. Son voisin de table en a pris pour son grade avec une voisine aussi bruyante. Peut-être même que celui d'en face a reçu quelques gouttelettes non identifiées, mais bref passons. Ce n'est pas le bagne, ni l'orphelinat, mais les kilomètres qui la séparent de sa famille sont aussi longs que le torrent qui s'échappe de ses pupilles fragiles et inondées.
Tamsin a honte.
Mais l'émotion est trop forte, elle la submerge, l'empêche de se lever pour fuir. Quitter cette table, ce couloir, ce château. Elle n'a que deux petites jambes et aucun moyen de locomotion valable. Elle n'ose pas lever la tête, ses mains noircies d'encre cachant son visage et n'étouffant qu'à demi les sanglots qui l'étreignent et la secouent.
Tamsin pleure et tout le monde s'en fou.
Dernière modification par Tamsin Gillies le 20 oct. 2022, 22:13, modifié 2 fois.
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27 sept. 2022, 20:58
Nostalgie insulaire
Le sortilège du bouclier... Oui... Il voyait. Enfin, il pensait voir, il pensait comprendre. En réalité, c'était un sortilège bien trop compliqué pour sa petite tête, mais Narcisse était trop fier pour le reconnaître. Il voulait s'avancer un peu en Défense contre les Forces du Mal. Déjà parce qu'il adorait cette matière, et c'était celle où il avait le plus de facilités. C'était également la matière qu'il jugeait la plus importante, aussi tenait-il à se renseigner le plus possible. Surtout pour se défendre.
Wow... C'était quoi ce bruit ? Et des gouttelettes ?? Mais qu'est ce qui... Narcisse baissa son livre de ses yeux, et contempla une vision des plus tragiques. Une première année probablement, de Serpentard il lui semblait, était totalement effondrée et en larmes sur le bureau. Aïe... Une situation peu enviable, il se demandait si tout allait bien pour elle. Dans tous les cas, elle pleurait et c'était inacceptable. Il ferma son livre pour le protéger de potentielles autres gouttelettes et fouilla dans sa poche avant de sortir un paquet de mouchoir qu'il lui tendit.
« Tiens... Ça évitera que tu salisse tes vêtements. J'te jure on dirait qu'on t'as jeté le sort de crotte de nez haha ! » Il réfréna un petit éclat de rire, même s'il estimait que l'humour était une excellente approche pour quelqu'un qui pleurait, il préférait ne pas trop s'avancer avant d'en savoir plus. « Ça va aller ? Tu veux en parler p't'être ? Au fait, moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! »
Wow... C'était quoi ce bruit ? Et des gouttelettes ?? Mais qu'est ce qui... Narcisse baissa son livre de ses yeux, et contempla une vision des plus tragiques. Une première année probablement, de Serpentard il lui semblait, était totalement effondrée et en larmes sur le bureau. Aïe... Une situation peu enviable, il se demandait si tout allait bien pour elle. Dans tous les cas, elle pleurait et c'était inacceptable. Il ferma son livre pour le protéger de potentielles autres gouttelettes et fouilla dans sa poche avant de sortir un paquet de mouchoir qu'il lui tendit.
« Tiens... Ça évitera que tu salisse tes vêtements. J'te jure on dirait qu'on t'as jeté le sort de crotte de nez haha ! » Il réfréna un petit éclat de rire, même s'il estimait que l'humour était une excellente approche pour quelqu'un qui pleurait, il préférait ne pas trop s'avancer avant d'en savoir plus. « Ça va aller ? Tu veux en parler p't'être ? Au fait, moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! »
29 sept. 2022, 11:59
Nostalgie insulaire
La honte n'a pas le temps d'envahir ses joues. Les sanglots sont trop puissants pour être domptés, ses pommettes trop humides pour se permettre de rosir. Alors quel est ce sentiment qui la pousse à baisser les yeux et à tenter d'étouffer la tristesse qui la ronge. Le regard de cette grande sorcière sur sa gauche, qui glousse et semble trouver la situation appropriée pour une blague à son groupe restreint. Tamsin a le sentiment d'avoir déclenché l'hilarité de la salle, ou bien est-ce simplement l'amplification de son imagination qui lui joue des tours. Il y a forcément quelqu'un au milieu de ces gens qui comprend. Oui, il y a Narcisse, Narcisse Brando comme il se présente. Une tête brune, amicale, qui certes use de l'humour face à la crise de larmes de la gamine, mais d'une manière qui interpèle Tamsin. Les larmes ne cessent pas, mais les sanglots si. Les yeux ouverts comme des soucoupes, la môme le prend au pied de la lettre, lâchant dans un hoquet de surprise : « Un... Un sort de qu-quoi ?! » Sa question déclenche un nouveau rire dans la rangée d'à côté. Peu importe, Tamsin a trouvé une ancre cet élève bienveillant.
Entre eux, il y a les mouchoirs que Narcisse lui tend et peu à peu, l'incident n'intéresse plus personne. Après tout, des gamins qui chouinent, on en trouve à tous les coins de couloirs. La salle studieuse, retrouve peu à peu sa quiétude initiale. Ici, les devoirs n'attendent pas. Le souffle amoindri par son état, Tamsin préfère finalement chuchoter, ses doigts gluants s'emparant d'un morceau de tissu pour essuyer ... ce qui doit être essuyé. « M-Merci » bégaye-t-elle. « Je suis Tamsin. » Elle ose prendre un second mouchoir pour achever d'éponger les dernières larmes qui s'échappent de ses prunelles. Sans détour Narcisse lui offre et ses mouchoirs, et ses oreilles, prêt à écouter les jérémiades d'une inconnue. Impossible de discerner correctement son âge, peut-être est-il plus vieux, d'où sa vigilance, mais il ne semble pas avoir atteint encore les dernières années de sa scolarité. Tamsin elle, a beau être grande pour son âge, la scène qu'elle vient d'offrir à son public prouve bel et bien qu'elle est encore une enfant. Elle glisse les mouchoirs usagés dans la poche de sa robe pour faire (vite) oublier ce qui vient de se passer. « C'est assez ridicule, ça passera je suppose. » Elle parcourt les écoliers affairés du regard, comme pour envoyer le signe que oui en grandissant, en devenant comme eux, le manque passera. Pourtant elle fini par murmurer ce qui la tracasse, si bas que peut-être Narcisse n'entendra pas. « Ma famille me manque. »
Entre eux, il y a les mouchoirs que Narcisse lui tend et peu à peu, l'incident n'intéresse plus personne. Après tout, des gamins qui chouinent, on en trouve à tous les coins de couloirs. La salle studieuse, retrouve peu à peu sa quiétude initiale. Ici, les devoirs n'attendent pas. Le souffle amoindri par son état, Tamsin préfère finalement chuchoter, ses doigts gluants s'emparant d'un morceau de tissu pour essuyer ... ce qui doit être essuyé. « M-Merci » bégaye-t-elle. « Je suis Tamsin. » Elle ose prendre un second mouchoir pour achever d'éponger les dernières larmes qui s'échappent de ses prunelles. Sans détour Narcisse lui offre et ses mouchoirs, et ses oreilles, prêt à écouter les jérémiades d'une inconnue. Impossible de discerner correctement son âge, peut-être est-il plus vieux, d'où sa vigilance, mais il ne semble pas avoir atteint encore les dernières années de sa scolarité. Tamsin elle, a beau être grande pour son âge, la scène qu'elle vient d'offrir à son public prouve bel et bien qu'elle est encore une enfant. Elle glisse les mouchoirs usagés dans la poche de sa robe pour faire (vite) oublier ce qui vient de se passer. « C'est assez ridicule, ça passera je suppose. » Elle parcourt les écoliers affairés du regard, comme pour envoyer le signe que oui en grandissant, en devenant comme eux, le manque passera. Pourtant elle fini par murmurer ce qui la tracasse, si bas que peut-être Narcisse n'entendra pas. « Ma famille me manque. »
Dernière modification par Tamsin Gillies le 20 oct. 2022, 22:14, modifié 1 fois.
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2 oct. 2022, 23:09
Nostalgie insulaire
« Enchanté Tasmin ! Euh... Tamsin ! Désolé haha, j'pensais à Jasmin en fait, mais j'suppose qu'on t'la déjà faite celle-là ! »
Narcisse se frotta l'arrière de la tête en rigolant, affichant un grand sourire niais. Puis il se maîtrisa, pour écouter calmement qu'elle avait à dire, ça avait l'air sérieux, tout du moins pour elle. Il désapprouva subrepticement quand elle mentionna le mot ridicule. Pour lui, il ne pouvait pas exister de raison de pleurer ridicule, s'il fallait qu'on pleure, alors on pleurait, basta. Chaque personne avait ses propres limites, et c'était au rôle de l'interlocuteur de les comprendre pour essayer de ne pas les franchir et aider la personne. Il se pencha en avant pour tapoter doucement l'épaule de Tamsin.
« Dit pas qu'c'est ridicule, c'est important la famille tu sais. Perso, la mienne me manque aussi énormément, mais c'est comme ça, on peut pas tout contrôler. » Narcisse ne prêta pas la moindre attention aux potentiels élèves alentours, il veillait simplement à ne pas trop monter la voix pour éviter de déranger.
« T'as pas emporté un p'tit objet avec toi pour te rappeler d'eux ? Genre une photo, ou même un truc moins en rapport ? Genre un souvenir ? Moi j'ai l'échiquier d'ma mère, et à chaque fois que je le sors, je pense un peu à elle, et j'me sens tout d'suite mieux. Pour mon père, disons qu'j'ai simplement à prendre un livre pour penser à lui haha ! » Il retint un éclat de rire et pouffa légèrement, sa main devant la bouche.
« Pff ! Désolé désolé... Bref, t'as besoin de quelque chose ? »
Narcisse se frotta l'arrière de la tête en rigolant, affichant un grand sourire niais. Puis il se maîtrisa, pour écouter calmement qu'elle avait à dire, ça avait l'air sérieux, tout du moins pour elle. Il désapprouva subrepticement quand elle mentionna le mot ridicule. Pour lui, il ne pouvait pas exister de raison de pleurer ridicule, s'il fallait qu'on pleure, alors on pleurait, basta. Chaque personne avait ses propres limites, et c'était au rôle de l'interlocuteur de les comprendre pour essayer de ne pas les franchir et aider la personne. Il se pencha en avant pour tapoter doucement l'épaule de Tamsin.
« Dit pas qu'c'est ridicule, c'est important la famille tu sais. Perso, la mienne me manque aussi énormément, mais c'est comme ça, on peut pas tout contrôler. » Narcisse ne prêta pas la moindre attention aux potentiels élèves alentours, il veillait simplement à ne pas trop monter la voix pour éviter de déranger.
« T'as pas emporté un p'tit objet avec toi pour te rappeler d'eux ? Genre une photo, ou même un truc moins en rapport ? Genre un souvenir ? Moi j'ai l'échiquier d'ma mère, et à chaque fois que je le sors, je pense un peu à elle, et j'me sens tout d'suite mieux. Pour mon père, disons qu'j'ai simplement à prendre un livre pour penser à lui haha ! » Il retint un éclat de rire et pouffa légèrement, sa main devant la bouche.
« Pff ! Désolé désolé... Bref, t'as besoin de quelque chose ? »
5 oct. 2022, 21:43
Nostalgie insulaire
« Tamsin, ça se prononce Ta-meu-sssine » articula-t-elle, en appuyant sur les voyelles et en faisant bien siffler le -s-. Aussi bien qu'un serpent de Serpentard. Elle esquissa l'ombre d'un sourire, ne s'offusquant pas de la petite erreur de son interlocuteur. Il était le seul à ne pas la juger pour la scène qu'elle venait de faire. Se donner en spectacle n'était pas dans ses habitudes, mais il est parfois difficile de ne pas se laisser submerger par ses émotions. Et d'autant plus dans la situation dans laquelle se trouvait les jeunes sorciers intégrants Poudlard. D'après ce que Tamsin avait pu percevoir, entre les couloirs et les conversations où elle tendait l'oreille, il y avait plusieurs types de sorciers, et tous n'étaient pas issus de famille forcément au fait de ce nouveau monde. Elle la première, même si Théodora sa mère se trouvait être une sorcière, le mode d'éducation des Gillies restait à la mode Moldue. D'ailleurs Narcisse qui tentait, avec bienveillance de la rassurer, venait d'évoquer un objet moldu bien familier à Tamsin. Au son d'échiquier, un sourire éclaira instantément le visage de la gamine, si bien qu'elle en oublia de répondre aux questions de Narcisse. Non elle n'avait pas pensé à embarquer un souvenir des Hébrides. Elle avait fait sa valise avec tellement de fébrilité que celle-ci ne comptait pas grand chose. Et Aliocha qui la toisait depuis l'entrée de leur chambre semblait scruter le moindre de ses mouvements, comme pour vérifier qu'elle n'emmenait rien là-bas. Essayant d'oublier cette pensée attristante, Tamsin raccrocha les wagons de la conversation. « J'avoue que le départ de la maison fut... compliqué, je n'ai pas pensé à emmener de souvenir non. Mais tu as bien dit échiquier ? » Elle hocha vivement la tête, retrouvant un peu de son panache. « Une partie d'échecs, ça ça me remonterait bien le moral ! »
Dernière modification par Tamsin Gillies le 20 oct. 2022, 22:14, modifié 1 fois.
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6 oct. 2022, 14:32
Nostalgie insulaire
Narcisse fixait les lèvres de son interlocutrice alors qu'elle lui expliquait la prononciation de son prénom, il fit de son mieux pour le reproduire tout en rigolant. Il s'identifiait un peu à elle quand elle lui parla du départ de chez elle. C'est vrai que ça avait été dur de dire au revoir à ses parents pour plusieurs mois. Jusqu'à présent, il allait à l'école le matin, rentrait le soir, parfois le midi aussi quand il avait le temps. Il les voyait tous les jours, notamment les week-ends, et plus il y pensait, plus ces moments avec ses parents lui manquaient. Il poussa un petit soupir en regardant dans le vide, il avait hâte de les revoir. Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire en ce moment ?
Ses yeux pétillèrent quand elle rebondit sur l'échiquier, une autre pratiquante de cette noble discipline ? Ce ne pouvait être qu'une bonne personne, d'autant qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de rejouer sérieusement depuis qu'il était arrivé ici. Et puis il y avait le jeu d'échec magique quelqu'un lui avait offert.
« Intéressée ? Je l'ai pas avec moi, mais j'te préviens, ma mère est sacrément forte, et j'y ai beaucoup joué haha ! Enfin, j'ai aussi un échiquier sorcier, mais j'l'ai encore jamais vraiment utilisé celui-là... Tu préfère lequel ? »
Il ignorait totalement si elle était née-moldue ou pas, et il s'en fichait, tout ce qui lui importait, c'était de savoir si elle savait jouer, et si oui, à quelle version. En fonction de la situation, les rôles seraient inversés, mais ce serait intéressant dans tous les cas. Il adorait les échecs, il n'y brillait pas particulièrement, mais connaissait des petites techniques stratégiques que sa mère lui avait enseigné, son père était encore plus nul que lui face à elle, il ne comprenait pas trop l'intérêt de ce jeu et préférait s'émerveiller de la qualité des pièces ou du plateau. Narcisse sourit à cette pensée.
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Ses yeux pétillèrent quand elle rebondit sur l'échiquier, une autre pratiquante de cette noble discipline ? Ce ne pouvait être qu'une bonne personne, d'autant qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de rejouer sérieusement depuis qu'il était arrivé ici. Et puis il y avait le jeu d'échec magique quelqu'un lui avait offert.
« Intéressée ? Je l'ai pas avec moi, mais j'te préviens, ma mère est sacrément forte, et j'y ai beaucoup joué haha ! Enfin, j'ai aussi un échiquier sorcier, mais j'l'ai encore jamais vraiment utilisé celui-là... Tu préfère lequel ? »
Il ignorait totalement si elle était née-moldue ou pas, et il s'en fichait, tout ce qui lui importait, c'était de savoir si elle savait jouer, et si oui, à quelle version. En fonction de la situation, les rôles seraient inversés, mais ce serait intéressant dans tous les cas. Il adorait les échecs, il n'y brillait pas particulièrement, mais connaissait des petites techniques stratégiques que sa mère lui avait enseigné, son père était encore plus nul que lui face à elle, il ne comprenait pas trop l'intérêt de ce jeu et préférait s'émerveiller de la qualité des pièces ou du plateau. Narcisse sourit à cette pensée.
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11 oct. 2022, 10:33
Nostalgie insulaire
Envolé le sentiment de honte. Narcisse avait bien fait son job, car déjà la perspective d'une partie d'échec redonnait le sourire à la petite gamine blonde qui chouinait quelques minutes avant. C'est l'avantage avec les enfants, il suffit de détourner leur attention pour qu'en quelques minutes les tracas qu'ils s'infligent soient oubliés. Peut-être Tamsin n'avait-elle emmené aucun souvenir matériel comme le lui avait suggéré Narcisse, mais à l'évocation du jeu de stratégie, l'odeur de la mer s'insinuait pernicieusement en elle, menaçant de faire rejaillir des larmes au coin de ses yeux. Certes, son attention avait été détournée, mais le manque profond de sa maison restait douloureusement accroché à son petit cœur flétrit. Elle choisit de se concentrer sur les paroles du petit joueur d'échec, chez qui l'idée d'une partie avait aussi allumé l'envie de s'y remettre. Haussant un sourcil, elle apprit qu'il existait une version sorcier également. Tiens donc, comme ça ne l'étonnait plus. Elle en ignorait toutefois le fonctionnement, n'ayant chez elle pratiqué que la version dite moldue. « Mon père n'était pas mauvais pour m'apprendre non plus. Je crois que je me débrouille bien » argumenta-t-elle en gonflant ses biceps, se fendant enfin d'un véritable sourire. Dans sa tête, résonnait comme un petit singe avec des cymbales et en rythme : la compèt', la compèt', la compèt'. Après tout, l'ambition n'était-il pas un trait particulier à Serpentard ? Loin de vouloir massacrer sa nouvelle connaissance, elle était au contraire contente de trouver quelqu'un qui possédait un centre d'intérêt commun avec elle. Et surtout qu'elle maîtrisait. Parce que la magie c'est bien beau, mais pour le moment, Tamsin nageait complètement dedans, on peut même dire qu'elle s'y noyait en beauté. « Je ne connais pas encore la version sorcier pour être honnête. Mais ça me plairait d'essayer de t'y défier ! Comme ça on serait égaux, puisque ni toi ni moi ne la connaissons. » En tant normal, peut-être qu'elle aurait préféré partir en terrain connu, mais l'aide que lui avait porté Narcisse donnait à ses envies de gagner une direction plutôt bon enfant.
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13 oct. 2022, 21:57
Nostalgie insulaire
Narcisse sourit en l'entendant parler de son père. Peu importe de qui il s'agissait, il ne pouvait pas être meilleur que sa mère, et il en tirait une vive satisfaction. Il ne put par la suite absolument pas retenir son fou rire en la voyant jouer des biceps, essuyant une petite larme au coin de son œil. Il avait de temps à autre sa mère faire ce geste, ce qui ne manquait pas de l'impressionner, et de le faire rire quand son père essayait de se joindre à elle. Bon sang, qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour faire une partie avec sa mère pendant que son père et lui essayaient de la battre.
Il était fort content de constater que plusieurs personnes semblaient s'intéresser à ce jeu, davantage que dans les écoles précédentes où il avait pu aller. Au début perplexe, il finit par doucement acquiescer à la proposition de Tamsin. C'était une idée très intéressante, il n'avait certes pas réellement joué encore à ce jeu, mais vu les pièces, les règles lui semblaient toutefois particulièrement similaires, et si quelques subtilités existaient, il ne les connaissait pas. Ce serait donc amusant. Il releva le menton en se retenant de rire, essayant de prendre l'air le plus grave possible.
« Saches que tu ne me défie pas femme ! Mais que tu signes ta défaite prochaine ! »
Il tendit vers elle un index faussement accusateur et impérieux, avant d'éclater à nouveau de rire. Puis il tendit sa main ouverte, comme pour sceller l'accord.
« Où tu veux, quand tu veux, on s'retrouve où ? »
Il avait hâte de disputer une nouvelle partie avec un nouvel adversaire. En comparaison de sa mère, il n'avait pour le moment rencontré aucun adversaire difficile. Il avait beaucoup aimé enseigner à sa camarade de Poufsouffle, mais jouer contre un adversaire qui connaissait déjà les bases lui fera du bien, ça évitera de devoir tout expliquer avant de jouer. Cela ne lui posait aucun problème, mais disons que c'était reposant.
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Il était fort content de constater que plusieurs personnes semblaient s'intéresser à ce jeu, davantage que dans les écoles précédentes où il avait pu aller. Au début perplexe, il finit par doucement acquiescer à la proposition de Tamsin. C'était une idée très intéressante, il n'avait certes pas réellement joué encore à ce jeu, mais vu les pièces, les règles lui semblaient toutefois particulièrement similaires, et si quelques subtilités existaient, il ne les connaissait pas. Ce serait donc amusant. Il releva le menton en se retenant de rire, essayant de prendre l'air le plus grave possible.
« Saches que tu ne me défie pas femme ! Mais que tu signes ta défaite prochaine ! »
Il tendit vers elle un index faussement accusateur et impérieux, avant d'éclater à nouveau de rire. Puis il tendit sa main ouverte, comme pour sceller l'accord.
« Où tu veux, quand tu veux, on s'retrouve où ? »
Il avait hâte de disputer une nouvelle partie avec un nouvel adversaire. En comparaison de sa mère, il n'avait pour le moment rencontré aucun adversaire difficile. Il avait beaucoup aimé enseigner à sa camarade de Poufsouffle, mais jouer contre un adversaire qui connaissait déjà les bases lui fera du bien, ça évitera de devoir tout expliquer avant de jouer. Cela ne lui posait aucun problème, mais disons que c'était reposant.
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17 oct. 2022, 12:04
Nostalgie insulaire
Narcisse sembla prendre très à cœur cette mise au défi. Tel un chevalier de l'ordre médiéval, le voilà qui prenait de faux air de supériorité masculine. Le rire qui accompagnait son index pointé comme une épée vers Tamsin fut rapidement contagieux. Elle regarda autour d'elle, faisant mine de jeter un coup d'œil derrière son épaule, comme dans l'attente d'un ennemi qui n'arrive pas. « Ma défaire ? Quelle défaite ? » lui demanda-t-elle avec un sourire goguenard. À cet âge, tout est sujet à l'humour et aux éclats de rire. Tant mieux, la gamine blonde en avait bien besoin. La perspective de retrouver un jeu qui lui était familier, à l'exception prêt qu'il était ensorcelé, lui redonna un peu de baume au cœur. Tous les enfants de cette école n'était sensiblement pas des sorciers hautains et imbus de leur magie. Il y avait des gens comme elle, et son petit doigt lui disait que Narcisse en faisait partie. Elle observa rapidement la montagne de devoirs qui l'attendait encore, ne faisant que grossir à mesure que les semaines passaient. Trouver un instant pour souffler dans tout ça n'allait pas être une mince affaire. Peut-être qu'un week-end serait l'idéal ? Ses yeux observèrent à la dérobée la robe de sorcier de son camarade, il n'y avait là ni vert, ni argent. La Salle Commune était exclue. « Dans la Grande Salle ? » proposa-t-elle d'emblée. « Dimanche ? » compléta-t-elle. Loin de se dégonfler, la perspective d'un match amical lui fit oublier l'accident tragique de l'après-midi dans cette salle d'étude, à la vue de tous, lui insufflant adrénaline et motivation pour le reste de la journée. Elle était d'autant plus excitée à la perspective de raconter cette rencontre à son père Rab, dans sa lettre de demain. Demain c'était jeudi, et sans déroger à sa règle, Tamsin irait jusqu'à la volière porter sa missive hebdomadaire. Enfin une histoire agréable à lui raconter, et quelque chose auquel il pourra se raccrocher, parce que son paternel et la magie ça faisait plutôt trois que deux.
Dernière modification par Tamsin Gillies le 20 oct. 2022, 22:14, modifié 1 fois.
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18 oct. 2022, 08:59
Nostalgie insulaire
Hoho. La voilà qui relevait son défi sans la moindre trace de peur sur son visage, bien au contraire. Elle paraissait assurée et confiante, toutefois un sourire chassa vite l'ombre sérieuse planant sur son visage. Narcisse appréciait les gens qui savaient accepter un défi, tout en le prenant légèrement. Mais elle n'avait pas l'air de sous-estimer la tâcher, simplement, elle n'allait probablement pas se rendre malade à cause de ça. Il réfléchissait déjà à plusieurs tactiques possibles, tout en se refusant à tester son jeu avant le duel, ce serait déloyal, et moins drôle admettons-le.
Il tendit la main pour sceller l'accord du duel, comme si c'était une étape absolument indispensable. Même s'il était vrai que pour Narcisse, une poignée de main était capitale avant tout duel qui se respecte.
« Va pour Dimanche, disons... Après le petit-déjeuner ? Quand nos esprits sont encore frais et dispos ! »
Narcisse aimait beaucoup le matin, c'était dans ces moments où il se sentait le mieux. L'esprit clair après une bonne nuit de sommeil, c'était l'idéal pour disputer une partie d'un nouveau type d'échecs. Il se sentait satisfait de voir que la jeune fille avait regagné quelques couleurs. Même si un léger rouge teintaient encore ses joues. Elle était jolie, pensa-t-il. N'était-il pas beaucoup plus agréable de voir les gens sourire plutôt que pleurer ? Evidemment que si. Narcisse n'appréciait pas du tout voir des camarades pleurer, en même temps, qui pourrait apprécier cela ?
Morale de l'histoire, rien ne vaut une bonne partie d'échecs pour oublier ses soucis !
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Il tendit la main pour sceller l'accord du duel, comme si c'était une étape absolument indispensable. Même s'il était vrai que pour Narcisse, une poignée de main était capitale avant tout duel qui se respecte.
« Va pour Dimanche, disons... Après le petit-déjeuner ? Quand nos esprits sont encore frais et dispos ! »
Narcisse aimait beaucoup le matin, c'était dans ces moments où il se sentait le mieux. L'esprit clair après une bonne nuit de sommeil, c'était l'idéal pour disputer une partie d'un nouveau type d'échecs. Il se sentait satisfait de voir que la jeune fille avait regagné quelques couleurs. Même si un léger rouge teintaient encore ses joues. Elle était jolie, pensa-t-il. N'était-il pas beaucoup plus agréable de voir les gens sourire plutôt que pleurer ? Evidemment que si. Narcisse n'appréciait pas du tout voir des camarades pleurer, en même temps, qui pourrait apprécier cela ?
Morale de l'histoire, rien ne vaut une bonne partie d'échecs pour oublier ses soucis !
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