29 oct. 2022, 20:30
La légende dit que…

Vous connaissez tous l'histoire de cette citrouille à laquelle on donne un visage effrayant le jour de la fête d'Halloween, la légende de Jack O'Lantern ? Un homme avare, mauvais et égocentrique qui aurait tenté de berner plusieurs fois le diable qui était venu réclamer son âme ; si bien qu'à sa mort, ni le paradis, ni l'enfer ne voulurent de lui et il fut condamné à errer sans but avec pour seule lumière un charbon incandescent qu'il plaça dans un navet évidé pour improviser une lanterne...
Et bien lors de cette nuit de Samain de l'an deux mille quarante-sept, vous allez avoir l'occasion de créer votre propre légende sur un autre élément de la fête.

Participation HRP :
Participation InRP :Créer un conte... oui mais comment ? Vous devez choisir un élément caractérique de la fête de Samain et en créer son histoire de la même manière que ce bon vieux Jack a donné son nom au navet/à la citrouille que l'on décore le soir du 31 octobre. Bien évidemment vous n'avez pas le droit de choisir le légume lanterne, ce serait trop simple. De plus, votre contre devra obligatoirement avoir un lien avec la fin d'un cycle. Laissez-donc libre cours à votre imagination, soyez effrayants... ou pas ! Ayez un esprit halloweenesque et surtout, faites-vous plaisir ! Aucune restriction sur la longueur mais pensez tout de même qu'il faut que ce soit un minimum constructif et que la concurrence peut être rude.Mais d'une façon générale, privilégiez la qualité à la quantité !
Vous avez jusqu'au 13 Novembre à 23h59 pour transmettre votre œuvre par hibou à Owen Locke avec pour objet [Samain]Conte. Votre hibou devra comporter les formules de politesse élémentaires, et si vous désirez que votre création ne soit pas rendue publique. Par défaut, nous considérerons que nous avons votre autorisation pour la publier.
La participation à ce jeu créatif vous permettra de cumuler des points pour le classement général de l'animation selon ce barème : Premier - 15 points, Deuxième - 10 points, Troisième - 8 points, Hors podium - 4 points.
Récompense interne :Pour les participants à la péripétie de la Serre, Owen vous attend autour d'une table avec le matériel nécessaire à l'écriture (plumes et parchemins). Si vous avez des questions ou un doute il est là pour vous aiguiller. A la fin de la soirée, les contes sont lus à voix haute par Owen devant tout le monde et celui jugé le meilleur se verra la possibilité d'être rendu public dans la bibliothèque du château (livre à part entière en unique exemplaire) et consultable/empruntable à tout moment pas les résidents. Et chacun repartira bien évidement avec son conte.
Le meilleur conte aura la possibilité d'être publié dans les rayonnages de la bibliothèque HRP, et sera considéré comme livre à part entière de la bibliothèque InRP également. Exemple avec un conte de Noël (tout ce qui est graphismes n'est pas nécessaire pour votre participation et peut être ajouté après).
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
22 nov. 2022, 13:23
La légende dit que…
RÉSULTATS
Merci à tous vos participations, très originales et émouvantes, elles ont été très difficiles à départager, mais voici les résultats !
1ère place
MEGAN ARRINGTON
2ème place
ELLANA DUCHÊNE
3ème place
OXY WRIGHT
Encore merci et bravo à vous trois !
@Megan Arrington, je vous contacte sous peu par hibou pour la récompense “Livre figure dans la bibliothèque”.
@Megan Arrington, je vous contacte sous peu par hibou pour la récompense “Livre figure dans la bibliothèque”.
Les contes
Megan Arrington :
Reducio
Il était une fois un village où à chaque nouvelle année, il était coutume pour les habitants de se réunir pour partager tous ensemble les récoltes avant le début de la saison sombre.
Cependant, il vint une année où un des habitants, un vieil homme acariâtre, ne souhaita pas s'y rendre. À part son mauvais caractère qui lui jouait déjà régulièrement des tours depuis quelques temps, il n'avait aucune raison de ne pas rejoindre sa famille et toutes ses connaissances. Ceux-ci essayèrent bien de le persuader de venir quand même, mais ce fut peine perdue.
La soirée commença donc dans un esprit joyeux pour les habitants qui se réunirent autour d'un grand feu, tandis que notre homme était bien plus morose devant sa cheminée également allumée. De là où il se trouvait, il pouvait entendre les festivités, mais n'avait toujours aucune envie de les rejoindre. Pourquoi le faire, après tout ? Ce n'était pas la première fois, et il était tout aussi bien installé dans son fauteuil.
Dans le calme de son habitation éclairée par le grand feu non loin, il attendit donc tranquillement que la nuit s'installe et avance. Un peu plus loin, les druides s'affairaient autour des flammes afin d'éloigner les mauvais esprits. C'était en effet lors de cette nuit particulière que le voile entre le monde des vivants et celui des morts était le plus fin, et les esprits malins cherchaient à se réchauffer auprès des feux non protégés par les druides.
Mais si le vieil homme pensait être protégé avec le petit feu de sa cheminée, il n'en était rien : sous ses yeux presque endormis, il put voir une première personne translucide s'approcher de sa maison et y entrer, puis une seconde, avant que toute une foule le rejoigne.
Désormais figé par la peur, l'homme resta dans son fauteuil à observer les esprits qui passaient leurs mains devant le feu. Ceux-ci ne le virent pas immédiatement, mais il sut lorsque ce fut le cas : ils se dirigèrent alors brutalement vers lui pour le toucher de leurs paumes translucides, certainement dans le but de se réchauffer.
En quelques minutes à peine, le vieil homme eut froid, de plus en plus froid, avant de ne finalement plus être capable de bouger du tout. Au moment précis où la nouvelle année commença, il rendit son dernier souffle et fut changé en pierre. Les esprits, quant à eux, retournèrent dans leur monde au lever du soleil, contents d'avoir pu se réchauffer.
Mais comment se fait-il que le feu de la cheminée n'ait pas protégé notre homme ? Comme indiqué plus tôt, c'est la bénédiction des druides qui confère ce pouvoir de protection, et ces flammes-ci n'avaient pas été sacrées, contrairement aux feux qu'il avait utilisés les autres années.
Ainsi, les autres habitants découvrirent la statue le lendemain, et après l'avoir pleuré, décidèrent d'éteindre tous les autres feux et de n'oublier personne afin qu'une telle tragédie ne se reproduise pas. La nouvelle se répandit aux alentours, et c'est pour cette raison que pendant la fête de Samain, la cérémonie de la reconnaissance du feu a lieu afin que les mauvais esprits ne s'en prennent à personne.
Cependant, il vint une année où un des habitants, un vieil homme acariâtre, ne souhaita pas s'y rendre. À part son mauvais caractère qui lui jouait déjà régulièrement des tours depuis quelques temps, il n'avait aucune raison de ne pas rejoindre sa famille et toutes ses connaissances. Ceux-ci essayèrent bien de le persuader de venir quand même, mais ce fut peine perdue.
La soirée commença donc dans un esprit joyeux pour les habitants qui se réunirent autour d'un grand feu, tandis que notre homme était bien plus morose devant sa cheminée également allumée. De là où il se trouvait, il pouvait entendre les festivités, mais n'avait toujours aucune envie de les rejoindre. Pourquoi le faire, après tout ? Ce n'était pas la première fois, et il était tout aussi bien installé dans son fauteuil.
Dans le calme de son habitation éclairée par le grand feu non loin, il attendit donc tranquillement que la nuit s'installe et avance. Un peu plus loin, les druides s'affairaient autour des flammes afin d'éloigner les mauvais esprits. C'était en effet lors de cette nuit particulière que le voile entre le monde des vivants et celui des morts était le plus fin, et les esprits malins cherchaient à se réchauffer auprès des feux non protégés par les druides.
Mais si le vieil homme pensait être protégé avec le petit feu de sa cheminée, il n'en était rien : sous ses yeux presque endormis, il put voir une première personne translucide s'approcher de sa maison et y entrer, puis une seconde, avant que toute une foule le rejoigne.
Désormais figé par la peur, l'homme resta dans son fauteuil à observer les esprits qui passaient leurs mains devant le feu. Ceux-ci ne le virent pas immédiatement, mais il sut lorsque ce fut le cas : ils se dirigèrent alors brutalement vers lui pour le toucher de leurs paumes translucides, certainement dans le but de se réchauffer.
En quelques minutes à peine, le vieil homme eut froid, de plus en plus froid, avant de ne finalement plus être capable de bouger du tout. Au moment précis où la nouvelle année commença, il rendit son dernier souffle et fut changé en pierre. Les esprits, quant à eux, retournèrent dans leur monde au lever du soleil, contents d'avoir pu se réchauffer.
Mais comment se fait-il que le feu de la cheminée n'ait pas protégé notre homme ? Comme indiqué plus tôt, c'est la bénédiction des druides qui confère ce pouvoir de protection, et ces flammes-ci n'avaient pas été sacrées, contrairement aux feux qu'il avait utilisés les autres années.
Ainsi, les autres habitants découvrirent la statue le lendemain, et après l'avoir pleuré, décidèrent d'éteindre tous les autres feux et de n'oublier personne afin qu'une telle tragédie ne se reproduise pas. La nouvelle se répandit aux alentours, et c'est pour cette raison que pendant la fête de Samain, la cérémonie de la reconnaissance du feu a lieu afin que les mauvais esprits ne s'en prennent à personne.
Ellana Duchêne :
Reducio
Il était une fois, dans un petit village perdu au milieu de champs de pommiers, dans une chaumière, certainement la plus petite, un petit garçon, Elliott, âgé d’environ sept ou huit ans. Plus jeune que les autres enfants du village, habitant dans la plus petite maison, il était souvent maltraité, et le pauvre enfant, ne sachant que faire pour que ceci s’arrête, ne pouvait que supporter en silence toutes les insultes qu’on lui lançait à la tête. Il était frêle, chétif, et il semblait que si on lui donnait un coup, il tomberait au sol. Ainsi, il était assez malheureux, préparant à manger pour sa famille et le reste du village, quand tous les autres étaient partis cueillir les pommes ou entretenir les arbres fruitiers. Leur hameau vivait grâce aux pommes, et parfois, le petit garçon, accompagné d’un homme du village, se rendait à celui d’à côté, pour vendre leurs produits et acheter de la nourriture. Les jours s’ensuivaient dans une monotonie pour le gamin, qui, du haut de ses sept ou huit ans, ne comprenait pas pourquoi lui, il n’avait pas le droit d’aller travailler avec les autres.
Un jour d’automne, alors qu’il restait beaucoup de pommes aux pommiers et que la saison sombre arrivait, en ayant marre de la cuisine, des ragouts, et de passer la journée au fourneau, le petit s’enfuit entre les arbres, un gros panier qu’il n’arrivait pas à porter à la main, trainant derrière lui. Il était décidé : il voulait réussir à rapporter la plus grosse quantité de pommes du village, pour qu’on arrête de se moquer de sa frêle allure, et qu’on le prenne au sérieux. Il marcha loin entre les pommiers, pour arriver à un endroit où il restait plein de pommes à cueillir. Malheureusement pour lui, toutes étaient trop hautes, et il n’avait pas pensé à prendre une échelle. Enlevant ses chaussures, il agrippa ses deux mains contre l’écorce d’un arbre, et commença à grimper, les pieds écorchés par les irrégularités du tronc. Mais, n’y faisant pas plus attention que ça, il arriva sur la plus basse branche du pommier sur lequel il était monté. Pour une fois, être fin et petit l’avantageait : il pouvait se faufiler sans problèmes entre les feuilles de l’arbre, agile comme il était.
S’accroupissant sur cette première branche, il vit alors quelque chose qui était coincé entre deux grosses pommes. Qu’était-ce que cette chose ? Curieux, il s’approcha prudemment, ne voulant pas faire de faux mouvements et risquer de tomber. Une voix s’échappa de l’être, qui se tenait là.
« Que fais-tu, enfant ?
- Je… je voulais vous aider… répondit faiblement Elliott, pris de peur, tremblotant comme une feuille.
- Pourquoi es-tu venu jusqu’ici, petit ?
- Je voulais aider mon village…
- Tiens, prends la pomme, montre ton vrai visage à ton village et... »
Interrompu par quelque chose qui était inconnu au petit garçon, l’être disparu soudainement, comme si l’enfant avait rêvé d’une présence. Mais, dans ses mains, il y avait une pomme rouge sang, de cette couleur qu'il n’avait jamais vue auparavant. Ne sachant que faire de ce fruit, il le mit dans sa bouche, et, le tenant avec ses dents, il retourna proche du tronc de l’arbre, pour pouvoir continuer de grimper. Un goût fruité se répandit sur ses papilles, la pomme qu’il tenait perdant de son jus. Que c’était délicieux ! Elliott n’avait jamais mangé un pareil fruit, si bon, si juteux, si fruité. Redescendant de l’arbre après avoir cueilli quelques autres fruits qu’il posa dans son panier, il s’assit, et termina de manger la pomme rouge qu’il avait commencé. Croquante comme il aimait, elle était excellente, et le petit garçon, après l’avoir terminé, ferma les yeux, pensant à l’être qui lui avait offert la nourriture
Quand il rouvrit ses paupières, et qu’il se leva, il se sentit plus grand, plus fort, plus puissant que ce qu’il n’avait jamais été. Il avait l’impression de pouvoir porter des montagnes sur son dos et d'être grand comme le ciel. Confiant, il s’élança dans les arbres, attrapant les derniers fruits de la saison qui pourraient aider son village à surmonter la saison sombre, où ils n’auraient peut-être pas assez à manger. Elliott prit le panier rempli de pommes mûres, qu’il ramena sans mal à son village. Le jeune garçon se glissa entre les maisonnettes, pour arriver à la sienne, où il déposa le panier, garni de sa récolte abondante. Versant de l'eau dans la grande bassine, il plongea les fruits dedans, les nettoyant, quand un garçon qui devait avoir dix ans passa par là, et s'arrêta, intrigué devant le petit Elliott qui se tenait près d'une bassine, avec des... pommes. Surpris et perplexe, l'enfant le regarda quelques instants, avant de repartir.
Quand le soir arriva avec la tombée de la nuit, le feu allumé, Elliott arriva, comme à son habitude. Normalement, il avait les bras chargés du diner, mais là, il n'avait que sa bassine d'eau, dans laquelle flottait quelques pommes. Beaucoup étaient restées dans l'évier.
« J'ai... euh... réussi à attraper les dernières pommes » déclara le petit, les illusions de la pomme que lui avait donné la chose disparaissant, le faisant se sentir minuscule, au milieu de cette foule d'adultes. Le silence était pesant, et lui, immobile, la bassine dans les mains, commençait à avoir mal aux bras, tremblant sous le poids. Puis, le chef du village le regarda, le sourire aux lèvres, ne disant rien, faisant tout savoir par ses yeux.
La soirée se passa formidablement bien. Le diner fut un jeu autour des pommes cueillies par le plus petit, où chacun venait se servir dans la bassine à l'aide de ses dents. Et, pour la première fois de sa vie, la garçonnet n'était pas ridiculisé devant les autres, pour la première fois, il avait fait quelque chose d'autre que couper des légumes. Il était heureux, et une pensée le traversa, au cours de la soirée. Il se souvint de ce que la chose lui avait dit, en lui tendant la pomme : montre ton vrai visage à ton village. Le fruit offert lui avait procuré une illusion de force, et il avait eu confiance en ses capacités. Ainsi, la chose qui faisait de lui le petit garçon rejeté des autres était son manque de confiance en lui ? Surpris de cette révélation, il croqua dans sa dernière pomme, avant de retourner dans sa maisonnette pour aller se coucher. A partir de maintenant, il était déterminé : il ne se ferait plus mener à la baguette, et irait, comme tout le monde, s'occuper des pommiers. Il ne voulait plus faire à manger.
La saison sombre s'entama, et Elliott tomba malade, mais ne voulut pas rester à l'intérieur. Il préférait le grand air, mais ce fut fatal, pour lui. De plus en plus malade, il avait beaucoup de fièvre, et devait rester au lit toute la journée. Triste, désespérée, après plusieurs jours de souffrance, il s'en alla rejoindre la chose qui lui avait tendu une pomme. Depuis cette triste année, où le petit garçon qui s'était découvert avait dépéri, à chaque passage à la saison sombre, on mettait de côté quelques pommes pour les pêcher dans une bassine d'eau avec ses dents, à la mémoire de l'enfant de sept ou huit ans.
Pommes
Il était une fois, dans un petit village perdu au milieu de champs de pommiers, dans une chaumière, certainement la plus petite, un petit garçon, Elliott, âgé d’environ sept ou huit ans. Plus jeune que les autres enfants du village, habitant dans la plus petite maison, il était souvent maltraité, et le pauvre enfant, ne sachant que faire pour que ceci s’arrête, ne pouvait que supporter en silence toutes les insultes qu’on lui lançait à la tête. Il était frêle, chétif, et il semblait que si on lui donnait un coup, il tomberait au sol. Ainsi, il était assez malheureux, préparant à manger pour sa famille et le reste du village, quand tous les autres étaient partis cueillir les pommes ou entretenir les arbres fruitiers. Leur hameau vivait grâce aux pommes, et parfois, le petit garçon, accompagné d’un homme du village, se rendait à celui d’à côté, pour vendre leurs produits et acheter de la nourriture. Les jours s’ensuivaient dans une monotonie pour le gamin, qui, du haut de ses sept ou huit ans, ne comprenait pas pourquoi lui, il n’avait pas le droit d’aller travailler avec les autres.
Un jour d’automne, alors qu’il restait beaucoup de pommes aux pommiers et que la saison sombre arrivait, en ayant marre de la cuisine, des ragouts, et de passer la journée au fourneau, le petit s’enfuit entre les arbres, un gros panier qu’il n’arrivait pas à porter à la main, trainant derrière lui. Il était décidé : il voulait réussir à rapporter la plus grosse quantité de pommes du village, pour qu’on arrête de se moquer de sa frêle allure, et qu’on le prenne au sérieux. Il marcha loin entre les pommiers, pour arriver à un endroit où il restait plein de pommes à cueillir. Malheureusement pour lui, toutes étaient trop hautes, et il n’avait pas pensé à prendre une échelle. Enlevant ses chaussures, il agrippa ses deux mains contre l’écorce d’un arbre, et commença à grimper, les pieds écorchés par les irrégularités du tronc. Mais, n’y faisant pas plus attention que ça, il arriva sur la plus basse branche du pommier sur lequel il était monté. Pour une fois, être fin et petit l’avantageait : il pouvait se faufiler sans problèmes entre les feuilles de l’arbre, agile comme il était.
S’accroupissant sur cette première branche, il vit alors quelque chose qui était coincé entre deux grosses pommes. Qu’était-ce que cette chose ? Curieux, il s’approcha prudemment, ne voulant pas faire de faux mouvements et risquer de tomber. Une voix s’échappa de l’être, qui se tenait là.
« Que fais-tu, enfant ?
- Je… je voulais vous aider… répondit faiblement Elliott, pris de peur, tremblotant comme une feuille.
- Pourquoi es-tu venu jusqu’ici, petit ?
- Je voulais aider mon village…
- Tiens, prends la pomme, montre ton vrai visage à ton village et... »
Interrompu par quelque chose qui était inconnu au petit garçon, l’être disparu soudainement, comme si l’enfant avait rêvé d’une présence. Mais, dans ses mains, il y avait une pomme rouge sang, de cette couleur qu'il n’avait jamais vue auparavant. Ne sachant que faire de ce fruit, il le mit dans sa bouche, et, le tenant avec ses dents, il retourna proche du tronc de l’arbre, pour pouvoir continuer de grimper. Un goût fruité se répandit sur ses papilles, la pomme qu’il tenait perdant de son jus. Que c’était délicieux ! Elliott n’avait jamais mangé un pareil fruit, si bon, si juteux, si fruité. Redescendant de l’arbre après avoir cueilli quelques autres fruits qu’il posa dans son panier, il s’assit, et termina de manger la pomme rouge qu’il avait commencé. Croquante comme il aimait, elle était excellente, et le petit garçon, après l’avoir terminé, ferma les yeux, pensant à l’être qui lui avait offert la nourriture
Quand il rouvrit ses paupières, et qu’il se leva, il se sentit plus grand, plus fort, plus puissant que ce qu’il n’avait jamais été. Il avait l’impression de pouvoir porter des montagnes sur son dos et d'être grand comme le ciel. Confiant, il s’élança dans les arbres, attrapant les derniers fruits de la saison qui pourraient aider son village à surmonter la saison sombre, où ils n’auraient peut-être pas assez à manger. Elliott prit le panier rempli de pommes mûres, qu’il ramena sans mal à son village. Le jeune garçon se glissa entre les maisonnettes, pour arriver à la sienne, où il déposa le panier, garni de sa récolte abondante. Versant de l'eau dans la grande bassine, il plongea les fruits dedans, les nettoyant, quand un garçon qui devait avoir dix ans passa par là, et s'arrêta, intrigué devant le petit Elliott qui se tenait près d'une bassine, avec des... pommes. Surpris et perplexe, l'enfant le regarda quelques instants, avant de repartir.
Quand le soir arriva avec la tombée de la nuit, le feu allumé, Elliott arriva, comme à son habitude. Normalement, il avait les bras chargés du diner, mais là, il n'avait que sa bassine d'eau, dans laquelle flottait quelques pommes. Beaucoup étaient restées dans l'évier.
« J'ai... euh... réussi à attraper les dernières pommes » déclara le petit, les illusions de la pomme que lui avait donné la chose disparaissant, le faisant se sentir minuscule, au milieu de cette foule d'adultes. Le silence était pesant, et lui, immobile, la bassine dans les mains, commençait à avoir mal aux bras, tremblant sous le poids. Puis, le chef du village le regarda, le sourire aux lèvres, ne disant rien, faisant tout savoir par ses yeux.
La soirée se passa formidablement bien. Le diner fut un jeu autour des pommes cueillies par le plus petit, où chacun venait se servir dans la bassine à l'aide de ses dents. Et, pour la première fois de sa vie, la garçonnet n'était pas ridiculisé devant les autres, pour la première fois, il avait fait quelque chose d'autre que couper des légumes. Il était heureux, et une pensée le traversa, au cours de la soirée. Il se souvint de ce que la chose lui avait dit, en lui tendant la pomme : montre ton vrai visage à ton village. Le fruit offert lui avait procuré une illusion de force, et il avait eu confiance en ses capacités. Ainsi, la chose qui faisait de lui le petit garçon rejeté des autres était son manque de confiance en lui ? Surpris de cette révélation, il croqua dans sa dernière pomme, avant de retourner dans sa maisonnette pour aller se coucher. A partir de maintenant, il était déterminé : il ne se ferait plus mener à la baguette, et irait, comme tout le monde, s'occuper des pommiers. Il ne voulait plus faire à manger.
La saison sombre s'entama, et Elliott tomba malade, mais ne voulut pas rester à l'intérieur. Il préférait le grand air, mais ce fut fatal, pour lui. De plus en plus malade, il avait beaucoup de fièvre, et devait rester au lit toute la journée. Triste, désespérée, après plusieurs jours de souffrance, il s'en alla rejoindre la chose qui lui avait tendu une pomme. Depuis cette triste année, où le petit garçon qui s'était découvert avait dépéri, à chaque passage à la saison sombre, on mettait de côté quelques pommes pour les pêcher dans une bassine d'eau avec ses dents, à la mémoire de l'enfant de sept ou huit ans.
Oxy Wright :
Reducio
Il est une légende qu’il est interdit de raconter de peur de révéler ce qui doit rester cacher. C’est la légende de la bête. Celle qu’on ne peut nommer. Par crainte mais aussi car l’esprit humain n’est pas en mesure de l’enfermer dans un carquois de lettres ou de mots. Elle est incommensurable, innommable, indéfinissable. Elle est.
D’après les rumeurs, les recherches ou juste l’instinct des Hommes, on imagine qu’elle naquit dans le froid, la glace, ou quelque royaume qui nous ai étranger. Nul ne sait comment elle arriva jusqu’à nous mais elle crût à l’abri des regards. Petit à petit, chaque hiver à la saison des glaces.
Le temps passant les rumeurs enflèrent. Les animaux tombaient malade quand le froid les mordait. Les enfants et les personnes âgées subissaient le même mal. Faiblesse, maladie, blessures inexpliquée. Comme si leur énergie était drainée. Mais pas quoi ? Par qui ?
Certains commencèrent à chercher, d’autres à prier. L’esprit de la glace fut apaisé mais rien ne changea.
Puis à force de croître chaque année, de dévorer et de s’épanouir, la bête commença à montrer des signes flagrants de sa présence. Obscurité plus profonde, animaux effrayés et tués, populations de moins en moins puissante saines ou heureuse.
C’est ce qui sonna sa défaite. La fin d'un cycle, de son cycle, et nous l'espérons le dernier qu'elle aura pu vivre, si jamais elle est vivante... Elle pu être identifiée à défaut d’être comprise, nommée ou même appréhendée dans son ensemble. Trop différente. Elle put être testée. Puis elle pu être vaincue. Oh, non pas tuée. Elle est toujours là, quelque part. Imperceptible mais bien présente. Ce que vous appelez maux d’hiver était autrefois appelé poison de la bête.
En cette nuit qui marque la fin des moissons et des pâturages et le début des gelées, chaque maison, chaque famille, chaque être en étant capable alluma le plus grand feu qu’il pût. Si l’Homme avait été capable d’observer la Terre depuis les étoiles, il n’aurait vu que chaleur et rougeoiement. Et peut être, je dis bien peut-être, une masse sombre et glaciale tenter de fuir et dépérir sous la chaleur des flammes.
Depuis, chaque année, dans la nuit qu’on nomme aujourd’hui Samain, on allume un feu pour empêcher la bête de reprendre en force.
Si cette légende est couchée sur le parchemin en cette nuit particulière, c’est parce que l’habitude se perd et que la maladie progresse. Il n’y a qu’un moyen d’éviter qu’elle revienne : la connaissance.
D’après les rumeurs, les recherches ou juste l’instinct des Hommes, on imagine qu’elle naquit dans le froid, la glace, ou quelque royaume qui nous ai étranger. Nul ne sait comment elle arriva jusqu’à nous mais elle crût à l’abri des regards. Petit à petit, chaque hiver à la saison des glaces.
Le temps passant les rumeurs enflèrent. Les animaux tombaient malade quand le froid les mordait. Les enfants et les personnes âgées subissaient le même mal. Faiblesse, maladie, blessures inexpliquée. Comme si leur énergie était drainée. Mais pas quoi ? Par qui ?
Certains commencèrent à chercher, d’autres à prier. L’esprit de la glace fut apaisé mais rien ne changea.
Puis à force de croître chaque année, de dévorer et de s’épanouir, la bête commença à montrer des signes flagrants de sa présence. Obscurité plus profonde, animaux effrayés et tués, populations de moins en moins puissante saines ou heureuse.
C’est ce qui sonna sa défaite. La fin d'un cycle, de son cycle, et nous l'espérons le dernier qu'elle aura pu vivre, si jamais elle est vivante... Elle pu être identifiée à défaut d’être comprise, nommée ou même appréhendée dans son ensemble. Trop différente. Elle put être testée. Puis elle pu être vaincue. Oh, non pas tuée. Elle est toujours là, quelque part. Imperceptible mais bien présente. Ce que vous appelez maux d’hiver était autrefois appelé poison de la bête.
En cette nuit qui marque la fin des moissons et des pâturages et le début des gelées, chaque maison, chaque famille, chaque être en étant capable alluma le plus grand feu qu’il pût. Si l’Homme avait été capable d’observer la Terre depuis les étoiles, il n’aurait vu que chaleur et rougeoiement. Et peut être, je dis bien peut-être, une masse sombre et glaciale tenter de fuir et dépérir sous la chaleur des flammes.
Depuis, chaque année, dans la nuit qu’on nomme aujourd’hui Samain, on allume un feu pour empêcher la bête de reprendre en force.
Si cette légende est couchée sur le parchemin en cette nuit particulière, c’est parce que l’habitude se perd et que la maladie progresse. Il n’y a qu’un moyen d’éviter qu’elle revienne : la connaissance.
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
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