🌿 PV E.S. Quand le hasard révèle un amour secret

- Si... enfin... non... 'fin... je sais pas ! Je ne le connais pas personnellement mais... de toute façon, je te l'ai dis, c'est ridicule. Je ne sais même pas ce qui m'a pris mais... bref. Je... je sais pas.

Marion n'avait jamais eut une conversation aussi... malaisante. Et Ernest aussi semblait mal à l'aise, mais ce n'était pas de sa faute, ni de celle de Marion. En lisant la lettre, il ne pouvait pas savoir que ça allait être une lettre d'amour, cependant, elle, même si elle ne savait pas qu'elle allait perdre la lettre, elle pouvait quand même faire plus attention à ses affaires ! Enfin bon... le mal était fait, c'était trop tard... et maintenant la Poufsouffle attendait avec impatience la fin de cette conversation des plus gênante.

Mais ça n'avait pas l'air de se terminer, maintenant, le Serpentard lui demandait "ressentir quoi ?", oulah... comment allait-elle répondre à ça ? Il était drôle lui avec ses question ! À croire qu'il le faisait exprès.

- Bah ressentir de l'amour... enfin... genre... tu n'as jamais été attiré par une fille, ou par un garçon ! Parce que cette personne était belle -ou beau- ou parce que tu t'entendais super bien avec elle... et puis genre tu y pensais tout le temps... ou du moins, souvent ?
Mais là, de toute façon, tu as raison, je ne le connais même pas ! C'est ridicule, ridicule, ridicule !

Marion disait plus ses paroles pour elle que pour Ernest, en les disant, elle se rendait encore plus compte de la débilité de la situation. Comment avait-elle pu écrire une lettre à un garçon avec qui elle n'avait jamais parlé ? Faut pas délirer... Elle secoua la tête, comme si ce geste allait lui faire tout oublier, en ajoutant :

- Faut plus que j'y pense ! Bon... euh... et... euh... sinon, ça va toi ? Je suis désolé, je change de sujet parce que c'est trop gênant là... sauf si tu veux continuer d'en parler ?

@Ernest Stevens

Troisième année rp
Couleur RP : #7e6101
Fière membre du club "Les vertuoses"

🌿 PV E.S. Quand le hasard révèle un amour secret
Ernest tentait de démêler les paroles de la demoiselle. Il n’y trouvait aucune logique. Mais il l’avait déjà observé à plusieurs reprises, les sentiments, ce n’était pas toujours cohérent. Il en avait d’ailleurs fait l’expérience lors de ses différents cours, particulièrement ceux pratiques de sortilèges ou de défense contre les forces du mal. Il était parfois partagé par des émotions contradictoires et pourtant, il arrivait à s’en nourrir pour pratiquer la magie. Sa magie. Plus il avançait dans l’année et puis il avait l’impression qu’il arrivait à en décoder les codes. Qu’il arrivait à mieux comprendre sa baguette. Ou alors c’était elle qui arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Cette idée était déconcertante. Tout autant que cette conversation.

“C’est pas parce que t’arrives pas à l’expliquer que c’est ridicule pour autant…”

Elle n’arrêtait pas de le répéter ce mot. Ridicule. Une légère moue se dessinait sur les lèvres du garçon dès qu’elle prononçait l’adjectif. Ridicule… C’était un sentiment auquel il pouvait s’associer. Ridicule se joignait parfois à lui, dans sa marche avec Solitude. Ou du moins, il en avait l’impression. La perspective du regard des autres pesaient sur ses épaules, bien plus que le poids qu’ils avaient réellement. Ernest craignait les moqueries, les conflits. Même quand aucun signe ne lui prouvait qu’ils existaient. Il releva la tête qu’il pencha légèrement en écoutant l’explication de la petite blonde.

“Euh…”

Rien de tout cela n’avait de sens pour lui. Il savait qu’il aimait ses parents. Il éprouvait de la tendresse pour elles, de la colère aussi parfois. Mais c’était ses mères. C’était normal qu’il les aime, non ? À la question de l’élève de Poufsouffle, Ernest baissa les yeux. Il était très solitaire et très introverti. Il n’y avait personne avec qui il s’entendait “super bien”. Un visage passa pourtant devant ses yeux, juste quelques secondes. Suffisamment pour que le rouge lui monte aux joues en pensant à l’enthousiasme qu’il ressentait à l’idée de la retrouver toutes les semaines. À l’excitation qui précédait les premières minutes de cours. À la pointe d’amertume qu’il ressentait quand sonnait la fin de la classe.

“Nan.. nan… j’ai… personne comme ça…”

C’était lui qui se sentait ridicule à présent. Et sous les feux des projecteurs. Mais il comprenait ce qu’avait pu ressentir la jeune Poufsouffle. Celle qui faisait battre son cœur un peu plus vite, celle qui faisait monter la température de ses joues, il ne la connaissait pas non plus. Pas vraiment. Et surtout, elle ne le connaissait pas. Il n’était qu’un élève parmi tant d’autres. Son regard se perdit sur les étagères qui les entouraient, sur les couvertures des vieux livres de la section métamorphose.

“Je.. j’étais venu pour chercher un livre en fait… Je vais y aller...”

Lui non plus ne pouvait plus soutenir cette conversation. Trouver son livre et s’y plonger semblait la meilleure échappatoire pour ne plus penser à l’idée qu’il venait d’entrevoir. Parce que c’était stupide. Complètement stupide.

@Marion Fourlegnie

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

🌿 PV E.S. Quand le hasard révèle un amour secret
Oulala...! La situation devenait de plus en plus gênante... Ernest cherchait ses mots, détournait le regard, et les joues de Marion devenait de plus en plus rouges. Vivement que cette discussion se termine ! Il fallait qu'elle trouve à tout prix une solution pour les sortir de là... Quand Ernest lui dit qu'il était juste venu pour chercher un livre, la Poufsouffle sauta sur l'occasion et s'exclama en pointant du doigt la porte la porte de la bibliothèque :

- Oui ! oui... va y ! Moi aussi je dois y aller de toute façon, je... j'ai... quelque chose à faire et à plus ! et, je... ouais... désolé salut !

Marion rassembla rapidement ses affaires, les balança dans son sac sans faire attention à bien les ranger, lui tourna le dos sans rien ajouter et elle se précipita le plus vite possible en dehors de la bibliothèque en croisant les doigts pour ne plus croiser le Serpendard avant... longtemps ! Elle l'avait mis terriblement mal à l'aise alors qu'il n'avait rien demandé. Tout ça à cause d'une lettre !! C'était vraiment n'importe quoi et elle s'en voulait terriblement ! Mais bon, de toute façon c'était trop tard, elle n'allait certainement pas retourner le voir pour s'excuser et revenir sur la discussion !
Marion arrêta de s’apitoyer sur son sort, elle secoua la tête et se dirigea vers sa salle commune en espérant pouvoir se changer les idées.

Troisième année rp
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