Parle-moi si tu l'oses !
Narcisse poussa un léger soupir avant de tourner la tête vers son amie qui se mit à rire, il ne comprit pas pourquoi. Il écarquilla les yeux et entrouvrit la bouche sous la réflexion, cherchant à comprendre cette réaction, mais il ne put finalement pas s'empêcher de sourire à son tour. Le garçon soutint le regard de sa camarade, un sourire se voulant réconfortant et ouvert aux lèvres, mais incapable de prononcer pour le moment le moindre mot. Et pour cause, il n'avait aucune idée de quoi dire. C'était très perturbant de discuter avec elle, peu importe ce qu'il disait, elle le retournait contre lui et transformait cela en reproches. Il pouffa de rire avant de lentement secouer la tête.
- Déso... euh, ok, j'essaierai.
Il regarda ensuite le sol, les bras sur les genoux, se tenant les mains, son index frottant le dos de sa main. Narcisse l'écouta parler, surpris et soulagé de l'apaisement de la discussion, mais toujours hésitant à se sentir à l'aise. Il voulait plus que tout l'aider et trouver une solution. Un nouveau soupir, il continuait de regarder le sol, se remémorant les paroles de son père sur l'acceptation des sentiments d'autrui.
- Ça peut pas être que toi tu sais ? Enfin, j'veux dire, peu importe c'qui passe, t'as l'droit d'ressentir c'que t'as ressenti. C'est normal. Si tu commence à t'excuser d'ressentir certains trucs, on n'en a pas fini.
Il fit rapidement tapoter ses doigts sur le dos de sa main dans rythme rapide avant de se figer.
- Tu veux en parler ? J'ai aucune idée d'c'qui s'passe, mais j'ai l'impression qu'c'est sérieux un peu.
Il tourna son regard vers elle, avant de lui sourire, un sourire rayonnant, mais sobre et discret.
- T'inquiète pas, ça va s'arranger.
- Déso... euh, ok, j'essaierai.
Il regarda ensuite le sol, les bras sur les genoux, se tenant les mains, son index frottant le dos de sa main. Narcisse l'écouta parler, surpris et soulagé de l'apaisement de la discussion, mais toujours hésitant à se sentir à l'aise. Il voulait plus que tout l'aider et trouver une solution. Un nouveau soupir, il continuait de regarder le sol, se remémorant les paroles de son père sur l'acceptation des sentiments d'autrui.
- Ça peut pas être que toi tu sais ? Enfin, j'veux dire, peu importe c'qui passe, t'as l'droit d'ressentir c'que t'as ressenti. C'est normal. Si tu commence à t'excuser d'ressentir certains trucs, on n'en a pas fini.
Il fit rapidement tapoter ses doigts sur le dos de sa main dans rythme rapide avant de se figer.
- Tu veux en parler ? J'ai aucune idée d'c'qui s'passe, mais j'ai l'impression qu'c'est sérieux un peu.
Il tourna son regard vers elle, avant de lui sourire, un sourire rayonnant, mais sobre et discret.
- T'inquiète pas, ça va s'arranger.
Parle-moi si tu l'oses !
Comme si le rire d'Éli avait entrainé le sien, le garçon continua sur la même lancée, et sans vraiment savoir pourquoi, elle trouva ce moment sympathique, surréaliste mais sympathique. Etre assise à même le sol, à rire pour rien avec l'élève qu'elle avait surement le plus fuit et espéré taper depuis le début de l'année, partagée entre la colère d'un passé bien trop présent, et l'envie d'oublier son présent douloureux en rageant sur lui pour penser à autre chose.
En le regardant aujourd'hui, Éli se rendait compte qu'elle ne lui avait jamais laissé la moindre chance, que Narcisse n'avait été, pour elle, qu'une pâle copie trop douloureuse à regarder. Pourtant à cet instant, ce duo improbable et muet, cette toile que formait les deux enfants aux émotions trop dilués pour en apercevoir les véritables pigments, n'était pourtant qu'un garçon, assis à côté d'une fille, et qui lui demandait d'être son amie..
Lorsque le Poufsouffle rompit enfin le silence, il ne fit pas "du grand Narcisse" cette fois, il ne se perdit pas dans ses phrases à rallonges dont il avait le secret. Dans une espèce de maladresse touchante et inattendue, il lui répondit sans garantir. Il allait juste essayé, et cette réponse était finalement bien plus honnête et sincère qu'une promesse.
L'aveu à demi-mots que la jeune fille osa enfin lâcher après, eut l'air de le toucher sincèrement. Elle ne put s'empêcher de suivre les doigts du garçon dont elle ne savait comment interprété les mouvements. Était-il nerveux ? Est-ce que la conversation le dérangeait ? Pourtant ces mots étaient justes et empathiques, il ne jugeait pas, il ne la blâmait pas. Sans savoir, il avait décelé l'importance de cette phrase qui ne voulait rien dire, et pour une fois, le sourire qu'il afficha eu un effet réconfortant chez elle,"T'inquiète pas, ça va s'arranger."
Non, ça n'aller pas forcement s'arranger, et c'était bien ça le problème. Il lui offrait une occasion de se confier, une main tendue qu'elle pouvait saisir et qui allégerait un peu le poids de ses épaules. Éli avait déjà bien trop menti ces dernières semaines, elle avait cruellement besoin de parler, mais lorsqu'elle tourna les yeux vers lui, elle su qu'elle ne dirait rien. Il n'était pas Lukas.
- en vrai, j'suis pas sur qu'ça va s'arranger, mais merci. Personne ne savait pour sa maladie, elle n'allait pas lui dire à lui. Forçant un sourire qui se voulait sympa, elle éluda volontairement sa question par une autre pour ne pas y répondre. Tu penses que... ça peut exister des gens qui s'aiment toute la vie ? Enfin j'veux dire, qui t'aiment quoiqu'il arrive, même si t'es pas toujours sympa, même si t'es obligé d'leur cacher des trucs ?
@Narcisse Brando
En le regardant aujourd'hui, Éli se rendait compte qu'elle ne lui avait jamais laissé la moindre chance, que Narcisse n'avait été, pour elle, qu'une pâle copie trop douloureuse à regarder. Pourtant à cet instant, ce duo improbable et muet, cette toile que formait les deux enfants aux émotions trop dilués pour en apercevoir les véritables pigments, n'était pourtant qu'un garçon, assis à côté d'une fille, et qui lui demandait d'être son amie..
Lorsque le Poufsouffle rompit enfin le silence, il ne fit pas "du grand Narcisse" cette fois, il ne se perdit pas dans ses phrases à rallonges dont il avait le secret. Dans une espèce de maladresse touchante et inattendue, il lui répondit sans garantir. Il allait juste essayé, et cette réponse était finalement bien plus honnête et sincère qu'une promesse.
L'aveu à demi-mots que la jeune fille osa enfin lâcher après, eut l'air de le toucher sincèrement. Elle ne put s'empêcher de suivre les doigts du garçon dont elle ne savait comment interprété les mouvements. Était-il nerveux ? Est-ce que la conversation le dérangeait ? Pourtant ces mots étaient justes et empathiques, il ne jugeait pas, il ne la blâmait pas. Sans savoir, il avait décelé l'importance de cette phrase qui ne voulait rien dire, et pour une fois, le sourire qu'il afficha eu un effet réconfortant chez elle,"T'inquiète pas, ça va s'arranger."
Non, ça n'aller pas forcement s'arranger, et c'était bien ça le problème. Il lui offrait une occasion de se confier, une main tendue qu'elle pouvait saisir et qui allégerait un peu le poids de ses épaules. Éli avait déjà bien trop menti ces dernières semaines, elle avait cruellement besoin de parler, mais lorsqu'elle tourna les yeux vers lui, elle su qu'elle ne dirait rien. Il n'était pas Lukas.
- en vrai, j'suis pas sur qu'ça va s'arranger, mais merci. Personne ne savait pour sa maladie, elle n'allait pas lui dire à lui. Forçant un sourire qui se voulait sympa, elle éluda volontairement sa question par une autre pour ne pas y répondre. Tu penses que... ça peut exister des gens qui s'aiment toute la vie ? Enfin j'veux dire, qui t'aiment quoiqu'il arrive, même si t'es pas toujours sympa, même si t'es obligé d'leur cacher des trucs ?
@Narcisse Brando
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Parle-moi si tu l'oses !
Narcisse regardait Élisabeth dans un léger sourire, confiant et plein d'espoir. Il n'avait pas la moindre idée de quoi elle parlait, mais elle avait vraiment l'air au comble du désespoir. Il se demanda quelle pouvait être la cause, et hésita un instant à insister un peu pour qu'elle le lui dise, afin qu'il puisse de manière certaine lui dire ce qu'il en pensait. Mais il réalisa que ce n'était probablement pas ce dont elle avait besoin. Lui qui avait toujours placé la vérité au-dessus de tout, lui qui ne comprenait jamais l'intérêt de ne pas dire les choses, de les cacher, les dissimuler, se fit la réflexion que peut-être, parfois, certaines choses pouvaient malgré tout demeurer des non-dits. Alors il poussa une légère expiration, avant de tendre son poing serré vers elle, le regard pétillant d'espoir et de confiance, déterminé.
- J'ai aucune idée d'c'que t'as, mais j'te promets de trouver une solution. En tout cas, tu seras pas toute seule à la chercher, ça j'peux t'le promettre à 100%.
Il décida d'attendre quelques instants pour voir si elle lui rendait son signe du poing en tapant dedans. Sinon, il allait simplement reposer son bras sur son genou. Il regarda droit devant lui, écoutant les questions de son amie, avant de baisser les yeux dans un sourire. Immédiatement, Narcisse pensa à ses parents, et tourna son regard vers sa camarade.
- Ouais. Je sais qu'ça s'peut. Tu sais, ma mère a rencontré mon père quand elle avait 20 ans, et lui il en avait 18. Ils sont toujours ensembles et ils s'aiment trop, probablement plus que moi je les aime.
Il regarda à nouveau devant lui, son index tapotant sur le dos de sa main.
- Et puis, je sais qu'ils m'aimeront aussi toujours. Pareil pour moi. Et ils se disent tout, on se dit tout.
Il leva les yeux en s'adossant au mur.
- Enfin, avec ma mère, on a un code. Elle était militaire, et quand elle faisait des missions dont elle ne pouvait pas nous parler, elle nous le disait, en nous demandant de ne pas poser de questions, parce qu'elle ne veut pas nous mentir. On fait toujours ça.
Il leva ensuite sa main, avant de refermer le poing, ne laissant que son petit doigt tendu, avant de le diriger vers Élisabeth.
- On fait la promesse du p'tit doigt. C'est la promesse la plus importante pour nous, et on l'a jamais brisé. J'l'ai jamais brisé avec personne.
Son regard déterminé se plongea dans les siens.
- Alors, écoute, voilà ma promesse : j'te laisse pas tomber, quoi qu'il arrive, tu s'ras jamais toute seule. Et si t'as besoin, tu me dis, et j's'rai là. Peu importe à quel point tu s'rais pas sympa, tant que tu restes fidèle à toi-même, parce que j'suis sûr qu'au fond t'es une bonne personne. Tu peux accepter ou pas, t'inquiète pas.
Il maintint son annulaire face à elle, dans l'attente de son acceptation ou de son refus.
- J'ai aucune idée d'c'que t'as, mais j'te promets de trouver une solution. En tout cas, tu seras pas toute seule à la chercher, ça j'peux t'le promettre à 100%.
Il décida d'attendre quelques instants pour voir si elle lui rendait son signe du poing en tapant dedans. Sinon, il allait simplement reposer son bras sur son genou. Il regarda droit devant lui, écoutant les questions de son amie, avant de baisser les yeux dans un sourire. Immédiatement, Narcisse pensa à ses parents, et tourna son regard vers sa camarade.
- Ouais. Je sais qu'ça s'peut. Tu sais, ma mère a rencontré mon père quand elle avait 20 ans, et lui il en avait 18. Ils sont toujours ensembles et ils s'aiment trop, probablement plus que moi je les aime.
Il regarda à nouveau devant lui, son index tapotant sur le dos de sa main.
- Et puis, je sais qu'ils m'aimeront aussi toujours. Pareil pour moi. Et ils se disent tout, on se dit tout.
Il leva les yeux en s'adossant au mur.
- Enfin, avec ma mère, on a un code. Elle était militaire, et quand elle faisait des missions dont elle ne pouvait pas nous parler, elle nous le disait, en nous demandant de ne pas poser de questions, parce qu'elle ne veut pas nous mentir. On fait toujours ça.
Il leva ensuite sa main, avant de refermer le poing, ne laissant que son petit doigt tendu, avant de le diriger vers Élisabeth.
- On fait la promesse du p'tit doigt. C'est la promesse la plus importante pour nous, et on l'a jamais brisé. J'l'ai jamais brisé avec personne.
Son regard déterminé se plongea dans les siens.
- Alors, écoute, voilà ma promesse : j'te laisse pas tomber, quoi qu'il arrive, tu s'ras jamais toute seule. Et si t'as besoin, tu me dis, et j's'rai là. Peu importe à quel point tu s'rais pas sympa, tant que tu restes fidèle à toi-même, parce que j'suis sûr qu'au fond t'es une bonne personne. Tu peux accepter ou pas, t'inquiète pas.
Il maintint son annulaire face à elle, dans l'attente de son acceptation ou de son refus.
Parle-moi si tu l'oses !
Le garçon avait pris les choses de manière très importante, s'en faisant presque un défi personnel. Déterminé à trouver une solution au problème de la jeune fille, dont il ne connaissait même pas le quart d'un détail, lui tendant son poing comme pour lui transmettre sa force et son soutien. Narcisse ne lui demandait rien de précis, il ne voulait rien savoir de plus, juste être là et l'aider. Sans réfléchir cette fois, de son poing elle céda et frappa celui du garçon dans un geste familier qui la fit sourire.
Elle le regarda un instant réfléchir, cherchant sûrement quoi répondre à sa question un peu surprenante, puis attentive, elle écouta les confidences qu'il finit par lui révéler. Bien qu'elle ne se livrait pas du tout à lui, son camarade, lui, n'avait aucun mal à partager ses souvenirs et ses secrets avec elle. La relation avec ses parents, sa confiance en leurs liens si fort, cette sincérité avec laquelle il racontait tout cela à Éli lui donner presque les larmes aux yeux.
Il avait confiance en elle bien plus qu'elle en lui, et il lui prouvait à chacune de ses phrases. Lorsqu'il lui parla du code qu'il avait avec sa mère, contournant les choses pour éviter de mentir, la Poufsouffle eut un petit pincement de culpabilité. Est-ce qu'elle aussi aurait pu trouver un moyen comme celui-là pour ne pas mentir à ses amis, pour ne pas gâcher un peu plus leurs relations chaque jour ?
Encore une fois, Narcisse finit par stopper le fil des pensées d'Éli. Sur un ton assez sérieux, il commença à déclamer cette promesse faite sur mesure pour la jeune fille, plaçant son petit doigt juste devant elle, attendant qu'elle ne forme avec lui ce duo de phalanges qui représenterait leur pacte.
Forcement, elle était touchée par ces mots, mais elle était aussi très mal à l'aise, confuse, ses mains cherchaient le tissu de ses manches pour se cacher à l'intérieur, ses pensées négatives virevoltées au-dessus d'elle comme si le surplus d'attention de Narcisse la rendait vulnérable un peu plus. Cette promesse dès plus sérieuse pour lui, l'était beaucoup trop pour elle.
Éli regarda le petit doigt de Narcisse, puis revint vers ses yeux. Les émotions de la jeune fille à fleur de peau semblaient prêtes à faire céder tout ces barrages. Détournant le regard, elle recula nerveusement une mèche de cheveux tombée sur son visage, et comme chaque fois, pris la décision d'utiliser l'humour et le sarcasme comme stratagème de diversion. Accrochant un sourire en coin rempli d'impertinence à ses lèvres, elle se redressa légèrement sur le mur et le fixa de nouveau, plus confiante.
- ok, j'me suis trompé sur toi, t'es pas SI horrible que t'en a l'air Brando, mais tu sais même pas c'que tu promet là, j'sais être bien plus désagréable que c'que t'as vu, t'es pas près, et de toute façon hors de question que je sois là première à te faire casser ta... promesse du doigt là ! Le poing serré, elle tapa légèrement le petit doigt du garçon comme elle l'avait fait avec son poing juste avant pas envie d'avoir la malédiction Brando sur le dos en plus, Merci bien ! dit-elle en riant un peu.
Au fond, elle était touchée par ses paroles, mais elle sentait que ses confidences allez finir par la faire parler elle aussi, et elle ne voulait pas. Éli sorti donc de la poche de son pull, la lettre qu'elle avait écrite pour sa sœur.
- Bon, j'peux aller à la volière maintenant Brando ou tu vas ENCORE me barrer la route si j'me lève ?
@Narcisse Brando
Elle le regarda un instant réfléchir, cherchant sûrement quoi répondre à sa question un peu surprenante, puis attentive, elle écouta les confidences qu'il finit par lui révéler. Bien qu'elle ne se livrait pas du tout à lui, son camarade, lui, n'avait aucun mal à partager ses souvenirs et ses secrets avec elle. La relation avec ses parents, sa confiance en leurs liens si fort, cette sincérité avec laquelle il racontait tout cela à Éli lui donner presque les larmes aux yeux.
Il avait confiance en elle bien plus qu'elle en lui, et il lui prouvait à chacune de ses phrases. Lorsqu'il lui parla du code qu'il avait avec sa mère, contournant les choses pour éviter de mentir, la Poufsouffle eut un petit pincement de culpabilité. Est-ce qu'elle aussi aurait pu trouver un moyen comme celui-là pour ne pas mentir à ses amis, pour ne pas gâcher un peu plus leurs relations chaque jour ?
Encore une fois, Narcisse finit par stopper le fil des pensées d'Éli. Sur un ton assez sérieux, il commença à déclamer cette promesse faite sur mesure pour la jeune fille, plaçant son petit doigt juste devant elle, attendant qu'elle ne forme avec lui ce duo de phalanges qui représenterait leur pacte.
Forcement, elle était touchée par ces mots, mais elle était aussi très mal à l'aise, confuse, ses mains cherchaient le tissu de ses manches pour se cacher à l'intérieur, ses pensées négatives virevoltées au-dessus d'elle comme si le surplus d'attention de Narcisse la rendait vulnérable un peu plus. Cette promesse dès plus sérieuse pour lui, l'était beaucoup trop pour elle.
Éli regarda le petit doigt de Narcisse, puis revint vers ses yeux. Les émotions de la jeune fille à fleur de peau semblaient prêtes à faire céder tout ces barrages. Détournant le regard, elle recula nerveusement une mèche de cheveux tombée sur son visage, et comme chaque fois, pris la décision d'utiliser l'humour et le sarcasme comme stratagème de diversion. Accrochant un sourire en coin rempli d'impertinence à ses lèvres, elle se redressa légèrement sur le mur et le fixa de nouveau, plus confiante.
- ok, j'me suis trompé sur toi, t'es pas SI horrible que t'en a l'air Brando, mais tu sais même pas c'que tu promet là, j'sais être bien plus désagréable que c'que t'as vu, t'es pas près, et de toute façon hors de question que je sois là première à te faire casser ta... promesse du doigt là ! Le poing serré, elle tapa légèrement le petit doigt du garçon comme elle l'avait fait avec son poing juste avant pas envie d'avoir la malédiction Brando sur le dos en plus, Merci bien ! dit-elle en riant un peu.
Au fond, elle était touchée par ses paroles, mais elle sentait que ses confidences allez finir par la faire parler elle aussi, et elle ne voulait pas. Éli sorti donc de la poche de son pull, la lettre qu'elle avait écrite pour sa sœur.
- Bon, j'peux aller à la volière maintenant Brando ou tu vas ENCORE me barrer la route si j'me lève ?
@Narcisse Brando
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Parle-moi si tu l'oses !
Narcisse observa son amie se redresser, avant de docilement se laisser repousser son petit doigt, dans un sourire. Il secoua doucement la tête, s'adossant au mur pour expirer doucement. Il n'avait aucun doute que jamais rien ne pourrait lui faire briser une promesse du petit doigt, il accordait davantage d'importance à cela qu'à sa propre vie. Et il aimait à croire qu'il saurait, peu importe la situation, comment la tenir. Mais le ton léger d'Élisabeth le convainquit. Son rire accompagna celui de son amie, mais il ne se leva pas, l'observant calmement tirer sa lettre, et le rouge monta à ses joues. Il prit la mesure de son comportement et de la manière dont il l'avait retenu sans la moindre retenue. Mais même si une honte incommensurable l'envahit, il ne regrettait pas : il avait fait ce qu'il pouvait, et cela avait payé. Un mélange de honte et d'embarras achevait de faire rougir son visage alors qu'il se frottait les joues avec ses mains.
- Oh punaise... Euh, oui bien sûr évidemment, j'suis désolé, j'voulais pas t'retenir à c'point là, à plus !
Puis il poussa une grande expiration de soulagement en posant sa tête contre le mur derrière lui, il se sentait assez fatigué, comme s'il venait de mener un très dur combat. Mais le sentiment d'accomplissement en valait la peine, il n'avait aucun regret, et l'idée d'avoir réussi à recoller les morceaux et surtout d'avoir aidé ne serait-ce qu'un peut son amie suffisait à effacer cette fatigue. Il salua son amie d'un geste de la main et d'un sourire alors qu'elle s'éloignait.
- Oh punaise... Euh, oui bien sûr évidemment, j'suis désolé, j'voulais pas t'retenir à c'point là, à plus !
Puis il poussa une grande expiration de soulagement en posant sa tête contre le mur derrière lui, il se sentait assez fatigué, comme s'il venait de mener un très dur combat. Mais le sentiment d'accomplissement en valait la peine, il n'avait aucun regret, et l'idée d'avoir réussi à recoller les morceaux et surtout d'avoir aidé ne serait-ce qu'un peut son amie suffisait à effacer cette fatigue. Il salua son amie d'un geste de la main et d'un sourire alors qu'elle s'éloignait.