Après tant d'années A.D PNJ

Mardi 14 juillet 2048
Milieu d'après-midi
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Au moment où Judith passe la porte menant de l'Allée à l'intérieur du Chaudron Baveur, l'odeur caractéristique de l'endroit - un mélange de vernis et de bois neuf - lui parvient aux narines. Alors que la porte se referme derrière elle, tandis que ses pieds font quelques pas machinalement dans l'allée serpentant entre les diverses tables, son regard erre à travers la vaste pièce haute sous plafond à la recherche d'un visage familier.

C'est qu'il est l'heure convenue. L'heure pour elle de retrouver son ancienne camarade d'école et de travail. Aki avait été non seulement une de ses camarades à Poudlard, toutefois deux années plus jeune qu'elle, mais les deux sorcières se sont également retrouvées en Roumanie. Lorsque Judith a pu reprendre le travail, c'est une toute nouvelle équipe qu'elle avait retrouvé en plus de son lieu de travail. Les deux jeunes femmes se sont donc côtoyées pendant 7 années jusqu'à ce que l'asiatique décide de repartir en Angleterre pour rejoindre son père malade. Depuis, les deux poudlardiennes avaient gardé contact de façon épistolaire, un échange plutôt aléatoire donc .

La brunette aux cheveux courts parcourait la salle du regard sans s'arrêter sur des visages en particulier et fini par trouver celle qu'elle cherchait. Un visage balafré qu'elle reconnaissait bien. Une chevelure d'ébène parsemée de quelques mèches blanches. Aki ne l'avait pas vu, elle semblait dans ses pensées, le regard dans le vide. L'attendait-elle depuis longtemps ?

Judith reprit donc sa marche à plus grandes enjambées et s'approcha de la table ronde où s'était accoudée Aki. Elle s'arrêta, le regard cherchant le sien, un sourire timide se dessinant sur ses lèvres quand leurs regards se croisent enfin.
- Salut. J'espère que tu n'attends pas depuis trop longtemps.
***

Voilà, j'ai terminé mes achats. Enfin, je pense. Je suis retournée à la librairie bien sûr. La sorcière n'était pas là et j'en fus soulagée sur le moment. Je dois avouer que lorsque j'ai passé la porte, mes yeux furetaient partout à sa recherche, mon coeur battant un peu fort à l'idée de recroiser son visage. J'avais un peu honte de la façon dont je m'étais comportée. De la façon dont mon esprit s'était emballée. Et j'avais pas très envie de la recroiser en fait. Mais la dame n'était pas là et j'ai pu respirer, dénicher rapidement deux bouquins dont celui sur les dragons que j'avais envisagé tout à l'heure. Durant mes achats, j'avais aussi acheté du parchemin et une nouvelle plume. J'ai hâte de recevoir ma liste de fournitures pour l'année scolaire à venir histoire de revenir. J'aime bien quand même flâner par ici.

Avant de me diriger vers le Chaudron Baveur, je m'étais arrêté à la ménagerie magique pour observer les animaux, les accessoires. Petite escapade mentale en me demandant comment je pourrais faire pour convaincre mes parents d'adopter un petit être vivant. Avec tout ce qui a pu se passé depuis mon arrivée dans le monde magique et puis juste depuis le début de l'année en fait, ben le sujet n'était pas revenu sur la table.
Une fois ressortie de la boutique animalière, j'avais vu que c'était bientôt l'heure que Maman vienne me récupérer au Chaudron Baveur. Donc autant y aller et y patienter avec un petit thé par exemple.

Me voilà donc, entrant dans la célèbre auberge sorcière, avisant une table individuelle libre avec une bonne visibilité sur la porte d'entrée histoire qu'elle ne perde pas de temps à me chercher. J'pense qu'elle ne sera pas hyper à l'aise ici. M'asseyant, je parcours machinalement la pièce du regard sans trop réfléchir, cherchant une serveuse à tout hasard puis haussant les épaules, je saisis la carte posée là dans l'idée de consulter leurs choix de boissons.
@Aki Davis :wow: Enfin. Le moment est venu.:wise:
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:56, modifié 2 fois.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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Aki était déjà là depuis quelques minutes, observant les visages qui évoluent dans le bar qu'elle eut tant fréquenté par le passé. Son regard parcourait la salle, cherchant le visage familier qu'elle attend avec une certaine impatience. La dragonologiste savait combien Judith avait souffert après l'accident, mais elle ignorait à quel point elle avait retrouvé la mémoire.

Si elles n'avaient pas tissé de liens particuliers sur les bancs de l'école, elles s'étaient côtoyées durant sept ans en Roumanie, où elles ont partagé travail et aventures. Cependant, Aki avait quitter le pays pour retourner en Angleterre et veiller sur son père malade. Malgré le temps et la distance, les sorcières ont conservé une relation épistolaire, alors elle avait quelques nouvelles de son ancienne collègue.

Soudain, la balafrée ressentit une présence, elle leva les yeux et fit face à Judith. Son visage fut immédiatement reconnaissable malgré les années, les cheveux courts et le sourire timide, c'était bien elle. Malgré l'intensité de son ressenti face aux souvenirs qui lui revenaient instantanément, la londonienne resta impassible, son visage ne laissant rien transparaître de ses émotions.

Quand Judith mentionna sa crainte d'avoir fait attendre Aki, celle dernière se contenta secouer la tête en silence, signifiant qu'elle était là depuis peu. "Non, je viens d'arriver. Installe-toi vas-y.", dit la trentenaire en montrant la chaise face à elle. "Tu veux boire quelque chose ? Moi je vais prendre une bièraubeurre, ça fait longtemps.", ajouta-t-elle en conservant un air stoïque.


242 mots

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A peine les mots eurent quitté ses lèvres que la femme devant elle secoue la tête en silence, le visage calme. Toute trace d'émotions particulières absente de ses traits. Mais Judith connaissait Aki et savait qu'elle ne pouvait lui en tenir rigueur ni ne devait le prendre pour elle. L'asiatique était quelqu'un d'assez réservée, et pas si nombreuses furent les fois où la brunette l'avait vu sourire.
La chaise mentionnée est donc tirée sans un mot bien que Judith lui coula un regard plus attentif tout en s'asseyant.
L'année écoulée ne semblait pas avoir eu de prise sur sa compagne.

- Oui, pourquoi pas. Ce serait étrange si je ne le faisais pas, non ? demande Judith avec un léger sourire en coin.
C'était une question rhétorique, aussi la sorcière n'attendait pas vraiment de réplique de la part d'Aki.
Le visage calme, elle laisse ses yeux errer autour d'elles tandis qu'elle entrelace ses doigts, ses mains sur la table.
Ses yeux brun foncé tombèrent dans ceux d'Aki alors que cette-dernière lui indiqua son choix de boisson. Gardant ses yeux vrillés aux siens, Judith réprima un sourire.
- Je ne me souviens plus à quand remonte la dernière fois que j'en ai goûté une, finit-elle par répondre.

Cela n'était pas tant que ça une platitude. Judith ne se souvenait réellement pas de quand ça remontait. Elle se souvenait du breuvage qui était un peu la marque de fabrique des bars britanniques, mais elle n'était plus vraiment sûre du goût ou même si elle aimait ça à l'époque.
Aussi, elle décida de suivre Aki sur cette voie.
- Du coup, je pense te suivre ce coup-ci.
Ses yeux se détournèrent de celle qui lui faisait face et elle leva une main poliment en apercevant la femme qui venait de servir une table à côté.
- S'il vous plaît ?
***
Je lisais la carte avec attention et remarquais qu'il y avait autant de boissons "normales" que sorcières. La mention de bièraubeurre attira l'espace de quelques secondes mon attention - il me semble avoir déjà entendu parler de cette boisson - mais finalement, mon attention se posa sur la section des sodas et non pas celle des thés comme je pensais avant de venir. Pas cette fois-ci finalement. J'allais prendre une grenadine.

En attendant que la serveuse vienne me voir pour prendre ma commande - j'hésite tout de même un instant à me lever mais j'aperçois quelqu'un de dos qui la hèle alors j'me dis que c'est bon - je sors de mon sac l'ouvrage sur les dragons tout juste acheté.

Avec curiosité, respect, attente avide, j'ouvre le livre et tombe de nouveau sur le sommaire. Mes doigts caresse doucement le grain du papier tandis que mes yeux en lisent le contenu. Puis je tourne la première page, observe les croquis, tourne encore, et encore. Puis, je relève le visage pour regarder où en est la dame qui sert les gens, me demandant vaguement si je dois forcément lever la main. C'est la première fois que je suis dans un bar seule. C'est un peu bizarre et intimidant. Mais Maman va pas tarder, pensais-je en regardant ma montre. J'suis un peu en avance.

Hésitante quant à l'attitude à adopter, je fini par me réfugier dans le premier chapitre de mon livre.
@Aki Davis

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Aki ne rendit pas son sourire à Judith, rien de personnel encore une fois, il lui fallait toujours quelques temps pour se détendre et se laisser aller à la démonstration d'émotions, quelle que soit leur nature.

Très observatrice, la sorcière remarqua les mains nouées de son interlocutrice, mais elle ne savait vraiment s'il s'agissait de nervosité ou non. Quoiqu'il en soit, revenir ici et boire la boisson la pus commune du coin devait nécessairement être un moment important pour la sorcière, et l'eurasienne ne pouvait que l'imaginer.

Lorsque Judith interpella une serveuse, Aki regarda naturellement s'il s'agissait de Steph, et si le moment était mal choisi pour discuter, elle prit cependant le temps de la regarder. Elle la salua du regard mais tâcha de ne pas réagir au clin d’œil de cette dernière, ne souhaitant pas entrer dans son jeu et encore moins publiquement.

Une fois servies, la trentenaire ne sut vraiment quoi dire pendant quelques instants, pourtant les sorcières n'avaient jamais vraiment cessé d'échanger. Alors elle prit une gorgée dans sa boisson, puis regarda Judith quelques instants, elle repensait à tous ces moments à la Réserve. "Je dois dire que j'ai du mal à trouver les mots, discuter n'a jamais été mon fort, mais tu le sais n'est-ce pas ?", dit finalement la dragonologiste dont les épaules semblaient se détendre petit à petit.


@Stéphanie Lilith pour la mention, les actions ont été vues en amont ^^

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Heureusement, la serveuse se tourna vers elle et prit leur commande rapidement avec un hochement de tête. Dans les quelques minutes qui s'égrenèrent jusqu'à son retour, un court silence s'installa entre les deux dragonologistes.
Judith ne savait par où commencer et son regard se fixait tantôt sur ses mains, tantôt sur celles d'Aki, le bois de la table, des gens qui riaient pas loin... Une fois, elle croise son regard et sourie, ses pensées s'agitant un peu. Finalement, la serveuse revint avec leurs boissons originales.
La remerciant d'un sourire et d'un hochement de tête poli la serveuse, Judith la suivit du regard un bref instant alors qu'elle s'en allait, évitant avec habitude les tables sur son chemin.
Ses doigts touchèrent la surface fraîche du grand verre qui lui faisait face et son regard se perdit un bref instant dans la couleur doucement ambrée - presque couleur caramel - qui transparaissait à travers la paroi de verre.
De la bièraubeurre. Elle avait beau fouillé sa mémoire, elle ne parvenait pas à se souvenir du goût que cette boisson connue pouvait avoir. Le nom pouvait laisser supposer un goût de beurre... Elle espérait qu'il n'était alors pas trop prononcé.
Sans s'en rendre compte, ses doigts effleuraient dans un long va-et-vient pensif la surface fraîche où perlaient de fines et minuscules perles de condensation, preuve de la fraîcheur de la boisson contenue.

De toute façon, tant qu'elle n'aura pas goûté, elle ne saura pas. Alors, elle raffermit sa prise et porta la choppe à ses lèvres, la mousse épaisse et blanche affleurant en premier.
Hum, intéressant... C'est doux, bien plus qu'une simple bière. Et sucré. Comme un goût de caramel...
Avalant la gorgée qu'elle avait laissé envahir son palais curieux, la brune repose précautionneusement sa choppe qui la laissa rafraîchie et sa langue satisfaite.
Au moment où sa choppe se reposa dans un ténu clac!, Aki relança la conversation, précisant qu'elle ne se sentait pas très loquace, ce qui serait une habitude chez elle.
Un sourire étirant un coin de ses lèvres, se disant qu'effectivement, c'était un élément dont elle se souvenait bien, Judith relève les yeux vers sa compagne.
- Les vieilles habitudes ont la peau dure mais, apparemment, on dit aussi qu'un bon nectar s'améliore avec le temps...
Discrètement, subrepticement, elle récupère du bout de sa langue les dernières effluves du breuvage sur sa lèvre.
- Franchement pas mal cette bièraubeurre, dit-elle d'un air appréciateur pour continuer la conversation amorcée de façon légère. Et qu'est c'que tu bois alors à la fin de tes journées à la Réserve si ce n'est pas ceci ? demande-t-elle d'un air taquin avant de se reprendre : Au fait, tout s'y passe bien ?

Judith laisse son dos aller contre le dossier de son siège, respirant plus calmement et de façon régulière. Oui, après tout, cette rencontre était une bonne chose. Il ne fallait pas qu'elle laisse ses pensées guider son comportement. Elle connaissait Aki et que ces retrouvailles amènent quelque chose de concret dans son projet ou non, cela était plaisant de se voir dans de pareilles circonstances.
***

Je tourne une énième page de mon bouquin et relève finalement la tête en sentant une présence.
La serveuse qui me fait face me regarde avec un air attentif et me demande si je souhaite commander. Je sourie, la salue poliment d'un "Bonjour" et, un peu embarrassée, acquiesce du menton en silence.
Saisissant la carte, bien que je sais déjà ce que je souhaites - pour m'occuper les mains donc - je fais mine de parcourir la carte du regard durant une ou deux secondes avant de la reposer à moitié.
- Pourrais-je avoir une grenadine s'il-vous-plaît ?

Intérieurement, je brûle de savoir ce qu'elle pense là maintenant. Une grenadine ? Une née-moldue sûrement. Pourquoi est-elle seule ici ?
Mais la serveuse hoche la tête et m'indique qu'elle revient et s'en va, me laissant seule avec mes pensées et mon bouquin.
Bien, très bien, j'm'en suis sortie. Voilà. C'était pas si compliqué, n'est-ce pas ?

Je regarde une nouvelle fois ma montre bien que même pas cinq minutes se sont écoulées depuis que je suis attablée ici. Mon regard se dirige naturellement vers la porte close et atterrit sur mon bouquin ouvert là.
Alors que je m'apprête à replonger dans son récit, la serveuse se matérialise à nouveau et je la remercie avant qu'elle ne s'en retourne à ses occupations.

Portant la grenadine à mes lèvres, je savoure en silence ma boisson sucrée et rafraîchissante. Parfait pour une journée d'été !
Bon alors, où en étais-je rendue moi ? Ah voui, ce passage-là.
772 - @Aki Davis :)
@Stéphanie Lilith pour la mention - les actions ont été également vu avec la plume

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En parlant la métisse s'était rendue compte de l'absurdité de ses paroles, comment pouvait-elle savoir si Judith se souvenait de sa personnalité ? Parfois elle ne mesurait pas à quel point sa mémoire avait été endommagée, et à quel point cela devait lui pourrir l'existence parfois. Elle hésita un instant à s'excuser auprès de son ancienne collègue mais finalement elle se ravisa. En fait, ce qui empêcha la balafrée de dire quelques mots, c'était sa propre expérience : si leurs blessures étaient différentes, la dragonologiste savait en revanche ce que cela faisait de voir ses interlocuteurs mal à l'aise en raison de ses blessures.

Alors la noiraude se contenta d'un léger sourire, déjà un geste bien chaleureux en comparaison avec son attitude générale. Puis voir Judith se réjouir autant d'une bièreaubeurre ferait sourire n'importe qui, elle semblait redécouvrir des plaisirs passés.

"Ce que je bois en fin de journée dépend énormément du déroulement de celle-ci.", répondit Aki avec ironie, "Enfin ceci dit, je suis une fan de whisky pur feu de d'hydromel, c'est ce que j'aime boire la plupart du temps ! Mais je ne bois pas tous les soirs, enfin plus maintenant.", ajouta la sorcière qui repensa un instant à la relation qu'elle eut avec l'alcool pendant des années.

"Quant au directorat de la Réserve c'est un travail très prenant, il y a beaucoup d'administratif mais ça fait du bien de ne pas être constamment sur le terrain. Au moins je retrouve ce frisson quand j'y vais... Tu as de nouveau côtoyé des dragons depuis la Roumanie ?", dit l'eurasienne à propos de la Réserve.


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La réponse quelque peu énigmatique, un peu floue, de sa compagne fit pencher doucement la tête de Judith alors qu'elle l'écoutait avec attention. La mention du whisky pur feu d'hydromel fit naître à nouveau un léger sourire bien que légèrement taciturne. Elle baissa les yeux sur sa choppe et machinalement ses doigts se rapprochèrent du verre épais, dessinant des cercles irréguliers du bout des doigts.
Elle savait ce que c'était de se pencher vers la boisson pour oublier ses soucis. Bien qu'elle n'a pas été non plus alcoolique - ce n'était pas son genre et elle savait à l'époque que boire avec ses soucis de mémoire n'allait sûrement pas faire bon ménage - cela lui était arrivé de se retrouver à un bar une fois par ci par là pour essayer de noyer ses pensées dans un breuvage goûteux. A cette époque, elle buvait alors ce qui se présentait mais c'est vrai que le liquide ambré était alors assez tentant.

C'était d'ailleurs comme ça qu'elle l'avait rencontré. Lui.
Poussée par une subite envie de s'occuper les mains et surtout chasser ce visage qui se matérialise alors à la surface de son esprit, la brunette saisit prestement sa choppe et se délecta d'une ou deux gorgées, reposant ensuite sa boisson avec plus de modération, son regard toujours dans son verre.

Se rappelant qu'elle n'est pas seule et que son comportement n'est sûrement pas très poli, elle relève brusquement les yeux pour croiser ceux d'Aki. Elle ne veux pas la heurter ou autre.
C'est vrai qu'Aki n'est pas vraiment au courant de sa vie sentimentale. En tout cas, pas de son issue.
Et ce n'est pas du tout au programme d'en parler.
Sa réponse à sa question est donc la bienvenue et Judith hoche de temps à temps la tête pour marquer sa compréhension - bien qu'elle ne pourrait clairement pas faire comme elle et se passer du terrain la majeure partie du temps.

- Je vois ce que tu veux dire. Ce n'est pas un métier ordinaire qu'on a choisi après tout, n'est-ce pas ?
Replaçant une mèche derrière son oreille, elle continua et répondit sans ambages à sa compagne :
- Non. Pas depuis presque 2 semaines je dirais. Après, je suis arrivée ici ce week end alors... pas vraiment eu l'occasion d'en côtoyer à moins que tu connaisses un endroit sur le Chemin de Traverse où l'on peut en croiser, plaisante-t-elle mollement avant de se redresser et se carrer de nouveau contre le dossier de sa chaise, un peu plus prudente alors : j'imagine d'ailleurs que je vais devoir recommencer à chercher du boulot. Les gallions ne poussent pas sur les arbres.

Intérieurement, une partie d'elle-même mourrait d'envie de demander. As-tu une place pour moi ? Mais son égo la muselait et elle ne savait pas trop sur quel pied danser. Elle ne voulait pas passer comme quelqu'un qui quémande. Mais n'était-ce pas là l'impression qu'elle donnait ?
D'ailleurs, sa confession n'indiquait-elle pas sa précarité ? Bon, en vrai, elle n'était pas encore à la rue. Elle avait un peu de côté pour loger ici au Chaudron en attendant de trouver un nouveau plan. Mais en réalité, ce n'était pas seulement le côté financier qui la démangeait. Mais l'envie d'action. Pour ne pas ressasser davantage ses pensées, ses questions qui lui étreignaient le coeur.
Aki accepterait-elle de l'aider à retrouver les siens ?
***
Ce livre était vraiment ouffissime. Tellement bien renseigné. C'est sûr, il donnait envie d'en apprendre encore davantage et surtout de pouvoir en voir en vrai.
Faisant une pause dans ma lecture, je sirote ma grenadine, les yeux dans le vague, mes pensées filant vers de lointaines contrées. Je me demande quels dragons Judith a pu étudier ? Tiens, ce bouquin les répertorie sûrement en fonction de la localisation, non ?

Je pose rapidement ma boisson et feuillette avec empressement les pages sans pour autant trouver ma réponse. Trop d'informations. Alors je retourne au sommaire, mon index suivant les lignes, fébrilement. Ah, je t'ai trouvé.
Le Cornelongue roumain. Dragonis dracica.
Avec une attention particulière, bien que ces données soient très précises, peut être trop pour que mon cerveau les mémorise sur le champs, mon esprit occultant d'un coup tout ce qui m'entoure, je lis les données d'identité caractérisant cette espèce de dragon d'un vert émeraude. Essayant d'imaginer la femme sur la photo de Granny, Judith, près d'un de ces individus.
Que ressentait-elle alors ? De la peur ? De la fascination ? Un mélange des deux ? Sûrement qu'elle se devait d'être prudente. Mais je me rends compte combien elle était - qu'elle est m'assure mon esprit - courageuse. Vouloir travailler avec de telles créatures, c'est attirant mais en même temps, c'est juste... dingue ! Ces individus, les dragonologistes, ils sont vraiment des êtres à part pour pouvoir évoluer auprès de créatures aussi mystiques... sans mettre en péril leur propre vie.

Ma main attrape machinalement mon verre et je me sirote une nouvelle rasade de grenadine, toute à mes pensées.
La porte du Chaudron Baveur donnant sur la rue, qui est pile dans mon champs de vision s'ouvre alors. Je m'arrête, m'attendant à voir Maman entrer, presque déçue qu'elle arrive maintenant alors que je suis en pleine lecture mais c'est une sorcière d'un âge avancé qui entre. Un peu soulagée, je dois l'avouer, je me repenche vers mon volumineux bouquin.
Combien de poignées de secondes défilent ? Je n'en ai aucune idée mais une certaine sensation m'étreint alors que je relève les yeux une nouvelle fois pour aviser une silhouette familière slalomer entre les tables, son regard foncé ancré au mien. Maman.
940 - @Aki Davis désolée pour l'attente, première semaine de reprise chargée irl...
Mrs Nelson, la soeur de Judith fait son apparition :ninja:

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La dragonologiste écoutait attentivement Judith pendant qu'elle partageait un peu de sa propre histoire et de ses réflexions sur leur métier peu ordinaire. Elle hochait légèrement la tête pour montrer qu'elle comprenait, sans en faire trop, comme d’habitude.

"Effectivement, ça n’est pas un métier ordinaire… Mais je crois que c’est aussi ce qui le rend fascinant."

Malgré son manque de sympathie, Aki s’amusa de la blague de son ancienne collègue, il était clair que croiser des dragons sur le Chemin de traverse ne risquait pas d’arriver… enfin pas vraiment. La mine de la noiraude se fit plus grave lorsque Judith mentionna qu'elle était à la recherche d'un emploi, elle comprenait les difficultés de trouver du travail, surtout dans leur domaine.

Aki réfléchit un instant, profitant de ce temps pour reprendre une gorgée de sa boisson. "Écoute Judith, si ça t’intéresse nous pouvons convenir d’un entretien pour voir ce que je peux te trouver à la Réserve ? Ça pourrait peut-être t’aider à te remettre sur pied et à reprendre le travail.", dit la balafrée qui ne se voyait pas ne pas aider la sorcière. Si elle n’était pas chaleureuse, Aki était en revanche une personne très empathique et toujours prête à rendre service.

"Et si jamais tu as besoin de parler ou d'aide pour autre chose, n'hésite pas à me le dire. Nous sommes ici pour nous entraider.", ajouta-t-elle sans émotions.

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- Effectivement, ça n’est pas un métier ordinaire… Mais je crois que c’est aussi ce qui le rend fascinant.
Judith approuva d'un bref haussement de sourcils. Ordinaire. Non, même dans le monde sorcier, leur métier était considérer comme "à part". Un métier de passion. Un métier dangereux. Mais un métier fascinant, ça c'était l'cas d'le dire.

La conversation entre elles deux prit alors un tournant important pour Judith et la réaction de Aki ne fit qu'accroitre les battements de son coeur. Me rembarre pas Aki. Oh merde, est ce que j'l'ai mis dans l'embarras ? Est ce qu'elle a l'impression que je lui force la main d'une manière ou d'une autre ?
Oui, tout d'un coup, elle oscillait entre le désir avide d'entendre une réponse de son ancienne collègue, et maintenant Responsable d'une Réserve de Dragon en Grande-Bretagne, et l'inquiétude de paraître comme quelqu'un qui quémande.
Mais Judith a, comme tout le monde, un égo et s'efforça de paraître la plus décontractée possible. Alors que Aki goûtait sa bièraubeurre, la brune l'imita et trempa ses lèvres dans la concoction rafraîchissante et sucrée, suspendue à celles de l'asiatique.

La réponse tomba alors et Judith resta d'abord sans voix, durant deux secondes, baissant son regard sur sa choppe. Intérieurement elle soupirait de soulagement et sa petite voix effectuait quelques roues de la victoire.
- C'est très gentil de ta part, dit-elle enfin en relevant son regard brun pour croiser celui d'Aki. J'accepte ta proposition. Je crois bien que tu as raison et... (un sourire se dessine sur ses lèvres, enfin) ce serait un plaisir de rencontrer tes petits protégés, ajoute-t-elle en référence aux dragons sous la supervision d'Aki. Je loge pour le moment au Chaudron Baveur. Tu sais où me trouver donc pour m'envoyer un hibou avec les infos du genre date, créneau qui te convient et... (silence entendu) l'adresse.

Aki reprit alors la parole et celle-ci cueillit Judith au creux d'elle-même.
- Et si jamais tu as besoin de parler ou d'aide pour autre chose, n'hésite pas à me le dire. Nous sommes ici pour nous entraider."
Judith sentit sa gorge se serrer et elle hocha simplement la tête pour marquer son assentiment et sa reconnaissance. Elle sentait qu'elle pouvait compter sur Aki, elle le souhaitais. Cette femme qui lui faisait face était quelqu'un de fort et de fiable. Et empathique. Elle le prouvait une nouvelle fois ici.

Mais Judith n'allait-elle pas abuser de la situation en parlant de son souhait de retrouver les siens alors que sa compagne d'un verre venait de lui proposer une entrevue pour un travail ?
Elle vient de me le proposer, non ? Comme quoi, il ne faut pas que j'hésite.
Sa choppe dans sa main, elle fit mine de tourner le reste du breuvage dans un mouvement circulaire. Oh et puis merde. Et décida de tenter le tout pour le tout.
- Eh bien, je...
Elle avait du mal à soutenir le regard de son interlocutrice.
- A vrai dire, il y a bien quelque chose. Tu sais, après ce qu'il s'est passé, il y a plusieurs années, je... j'ai eu du mal à recouvrir totalement la mémoire. Et si je suis revenue ici, c'est en partie parce que... je souhaite les retrouver. Mes parents. Et ma soeur.
Bref regard vers Aki. Judith se sent mal à l'aise, vulnérable.
- Le truc, c'est que je n'arrive pas à me souvenir de... d'où... je... (inspiration) Crois-tu que tu pourrais m'aider à retrouver leur trace ? Il est temps. Temps que je les retrouve et que je renoue avec cette partie de mon passé. Après, je ne veux pas te déranger d'une manière ou d'une autre. Alors si c'est trop compliqué, si tu as un contact ou...
Judith parlait d'une voix atone, le regard fixe sur ses doigts qui s'étaient retrouvés, crispés les uns contre les autres.
***
C'est bien Maman, qui slalome entre les tables du Chaudron Baveur. Elle n'était pas revenue ici depuis quand ? Deux ans ? Depuis ma première fois ici, quand j'ai rencontré Erin.
Je lui souris et lui fais un petit coucou de la main. Je suis contente de la voir bien que ça fasse bizarre.
- Ca va ma chérie ? Tu n'attends pas depuis trop longtemps ? s'inquiète-t-elle en me scrutant du regard, comme si elle voulait faire abstraction de l'endroit où l'on se trouvait.
Dans un bar sorcier.
- Non, non ça va et j'avais de quoi patienter, lui souriais-je en lui montrant avec entrain mon livre sur les dragons.
Sans réfléchir, je le tourne pour qu'elle puisse mieux voir. Ce n'est que lorsqu'elle pose son regard dessus que je réalise ce que je viens de faire.
Crotte. Un livre sur les dragons. Judith. Sa soeur disparue. Mais quelle idiote ! Qu'est ce qu'elle va croire ? Déjà, que je suis vraiment obsédée de ce mystère de famille. Va-t-elle croire que je risque de prendre le même chemin qu'elle ?

Un air soucieux, sans que je j'y fasse gaffe, barre mon front et lorsque Maman croise mon regard, un air attendri passe fugacement sur son visage.
Penchant un peu la tête sur le côté, elle me regarde comme seule une maman peut le faire.
- Pourquoi cette tête Constance ?
Elle repose son regard sur le grimoire et soupire doucement.
- Ce livre a l'air très intéressant.
Je suis sûre qu'elle fait un grand effort pour ne pas montrer sa tristesse. Ohlala que je suis bête. Bête, bête, bête. Oui, bête comme mes pieds !
- Oui... il l'est. Excuse-moi Maman, dis-je en récupérant précipitamment le bouquin, le fermant d'un coup et le fourrant dans mon sac.
Elle m'observe sans rien dire avant de secouer la tête avec un air indéchiffrable.

Finalement, un sourire se dessine sur ses lèvres et je la regarde, attentive.
- Ne te fais pas autant de bile pour ça, Constance. C'est très bien que tu t'intéresses à tout. Tu es dans l'âge justement où l'on apprend pleins de choses. Et ta curiosité... est une qualité.
Sa dernière phrase, bien que marquée d'une légère hésitation, me fait penser qu'elle essaie de faire de son mieux pour que la situation ne nous échappe pas, une fois de plus. A moi de jouer ma part.
- Merci Maman. Tu veux boire un truc ? Ils ont une carte du tonnerre ici, fis-je mine de plaisanter.
Elle semble hésiter, regardant autour d'elle, qui sait peut être à la recherche de la serveuse.
Je suis son regard, espérant qu'elle dira oui. Un moment mère-fille au Chaudron Baveur, c'est pas idéal ça ? Pour finir l'après-midi en beauté. Et ça nous fera pas de mal.

Mais son regard se fige, son visage pâlit et elle semble comme sortie de son corps. Comme si elle était plus là. Son changement d'attitude, passant d'hésitant à effroyablement inerte me met en alerte.
Les sourcils froncés, je me redresse.
- Maman ?
Qu'a-t-elle vu ? Qui ?
Elle regarde un peu sur le côté, figée. Ne répondant pas à mon appel. Je suis son regard et ma gorge se bloque alors que mes yeux tombe sur celle que j'ai vu un moment plus tôt dans l'après-midi. Celle qui ressemble à... à Judith. Mais c'est pas possible, hein ? C'est pas elle.

Mais Maman semble reprendre possession de son corps et c'est avec choc, effroi, que je la vois s'avancer comme un automate vers la table de la dame.
Ma respiration se raccourcit, et c'est comme si j'avais les jambes bloquées. Je... Je ne peux plus bouger.
Maman s'arrête, le regard fixe comme une démente, à deux mètres de la table du sosie de sa soeur, avant de prononcer d'une voix blanche :
- Judith ?
@Aki Davis :hypno: :ninja:

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

Après tant d'années A.D PNJ
La Responsable de la Réserve ignorait sincèrement si Judith allait accepter sa proposition, après tout elle n'aurait peut-être pas envie de se travailler de nouveau à ses côtés. Alors quand cette dernière accepta avec le sourire, Aki se redressa un peu, contente d'offrir une nouvelle opportunité à la sorcière. "Très bien, je vais réfléchir à ce que je peux te proposer et je te ferai parvenir un hibou.", répondit la noiraude, pensant déjà à la place qu'elle allait pouvoir lui attribuer.

La métisse observait attentivement Judith, percevant ses émotions mêlées d'incertitude et de vulnérabilité. Ses yeux sombres restaient fixés sur son interlocutrice, exprimant de l'empathie et du soutien. Et lorsque Judith termina de parler de sa quête pour retrouver sa famille, la londonienne resta silencieuse un instant : la famille était un sujet un peu sensible pour elle, mais elle pouvait parfaitement imaginer combien ça devait être important pour la sorcière.

"D'après ce que je peux voir, tu as déjà fait preuve d'une grande force pour venir jusqu'ici malgré les obstacles. Je veux bien essayer de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider à retrouver ta famille. Les chemins du monde sorcier sont parfois mystérieux, mais ensemble, nous pouvons explorer les pistes possibles.", dit la trentenaire qui demeurait impassible. Elle marqua une brève pause, puis ajouta, "Pour être honnête je n'ai pas de compétences particulières en matière de retrouvailles familiales, mais je peux peut-être t'aider à trouver un point de départ.".


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