La Crieuse
Au fur et à mesure qu'Ennis parle, la frustration s'accumule. Je serre un poing sous la table, tentant de rester calme. Merlin qu'est-ce que j'ai envie de libérer cette frustration ! En frappant dans un cognard, par exemple. En formant une petite boule avec ma serviette pour pouvoir l’écraser de toute mes forces dans la main, en criant du haut de la tour d’astronomie ou que sais-je, parce que j’ai la fâcheuse tendance à devoir gigoter quand quelque chose m’énerve. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi Ennis n’arrive pas à comprendre. Je ne saisis pas si elle ne comprend vraiment pas ou si elle choisit de fermer les yeux et les oreilles à mes explications. Pour me forcer à rester tranquille, je finis par glisser mes mains sous mes cuisses. Et je dois réellement me concentrer pour écouter la brune jusqu’au bout sans l’interrompre.
Tout à coup, alors qu’Ennis est en train de me reprocher de ne pas avoir répondu à sa question, mon ventre se met à gargouiller. Et après tout, c’est midi, j’étais en train de manger, c’est la préfète qui m’a interrompue et elle commence gentiment à m’exaspérer, alors il n’y a aucune raison pour que je ne continue pas à manger. Je libère donc ma main droite et tout en mâchant, j’écoute ma coéquipière terminer son petit exposé de pourquoi et comment c’est elle qui a raison. Par Godric, qu’est-ce ça peut être agaçant !
Alors quand elle a enfin fini, j’arrête subitement de mâcher et la regarde l’air de dire « ah c’est tout, t’as terminé ? » Sauf qu’en vérité, la rouge et or a quand même dit quelque chose qui m’a interpellée. Cherchant son regard, je plisse légèrement les yeux tout en appuyant le petit mot que la brune a prononcé, un petit mot à l’allure inoffensive mais qui a capturé toute mon attention : ce qu’on essaye de mettre en place
“On ?”
Je me rends compte que pics pointant vers le bas, je suis en train de pointer ma fourchette en direction d’Ennis et par politesse, je m’empresse de l’abaisser. Je finis d’avaler ce que j’ai dans la bouche pour creuser :
“Toi et… ton réseau ?”, je lâche en reprenant son mot, yeux légèrement plissés. Son clan ultra-secrets de sauveurs du monde en silence ? Je dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser.
“Toi non plus t’as pas répondu à ma question. Toi - ou vous, ou peu importe - avez déjà trouvé quelqu’un ? Il y a du progrès ? Des changements en vue ?”
Ne serait-ce qu'en vue très très loin à l'horizon mais en vue ? Je l’exhorte du regard. J’dis ça parce que ça fait quand même presque trois ans qu'on vit sous le régime du Conseil. Je ne sais pas exactement depuis combien de temps O'Belt siège à la Chambre, peut-être un an ? Objectivement c'est probablement peu, je l'accorde, mais je n'ai jamais été très patiente. Parfois, les plans stratégiques et minutieusement calculés sont les plus prompts à marcher, mais parfois, assez c'est juste assez. J'en ai marre et je ne sais pas si je suis prête à patienter encore plus longtemps pour le fameux plan d'Ennis qui me semble plus être du sur papier que du concret. Et le plus important : je suis certaine que je ne suis pas la seule à perdre patience.
Je louche sur mon assiette - j’ai toujours faim -, mais je ne veux pas rededonner la parole à Ennis aussitôt. Moi aussi, j’ai tout un tas de choses à dire. Alors je repose à contrecœur ma fourchette, glisse à nouveau ma main sous ma cuisse (juste au cas-où).
“Et puis épargne-moi ce ton paternaliste. Allez Leo réfléchis, sois pas bête, cherche à comprendre, comme si j'étais totalement conne et que toi t'avais la réponse à tout.”
Comme un enseignant à son élève pour qu’il fasse soi-même le cheminement de pensée l’amenant à une réponse incontestée. Sauf que je réfléchis, par Godric.
“J'dis pas qu'elle est bête ton idée, hein. Juste qu'elle ne m'a pas encore convaincue. Par exemple : comment tu comptes faire taire tous ceux qui oseraient lever la voix ? Tu penses avoir la capacité de contrôler tout le monde ? Parce que la patience à des limites, tôt ou tard, les gens voudront des résultats, j'en suis convaincue. Tu proposes que j'dise quoi si dans dix minutes, quelqu'un vient vers moi et me d'mande alors, on fait quoi ?”
Moi, elle est parvenue à m’intercepter facilement, mais elle ne peut pas effacer tous les signes d’insatisfaction. Parce que si j’ai bien compris, la discrétion est la clé de son plan. Mais ce que j’ai aussi compris, c’est qu’elle compte sur le temps. Or, en cherchant à étouffer les étincelles de rébellion, le feu ne risque-t-il pas d’être d’autant plus vif une fois libéré ? Parce que j’en suis convaincue : les sorciers ne vont pas se taire à jamais. Ce à quoi Ennis veut jouer, c’est à la bombe à retardement.
“Ah ouais et just for the record : j'ai jamais parlé d'un nouveau coup d'état, je sais que ce n'est pas une solution pour le long terme. P't-être que tu vois en moi une éternelle petite brute, mais moi aussi je veux vivre en paix, hein. En paix et sans qu'il y ait des sorciers considérés comme des citoyens de deuxième classe.”
Je m'accorde un petit sourire. Je dois l'avouer : au fond, la simple idée de renverser le Conseil ne me déplait pas. Mais contrairement à ce que semble penser Ennis, je ne suis pas bête, je sais que ce n'est pas une solution réaliste.
“Tu sais c'que je trouverais vraiment courageux ? Je penche légèrement la tête avant de donner moi-même la réponse : que ton père manifeste ouvertement sa position. Tu penses qu'il se passerait quoi ? C'est clair que le Conseil risque de ne pas être content... mais tu penses pas qu'il aurait le soutien d'une immense partie de la population ? Enfin quelqu'un qui défend leurs intérêts ? Tu penses que la Chambre encore fragile qui représente qu'une minorité de la population puisse se fermer au compromis et ignorer les réclamations si c'est la majorité des sorciers qui demande ? Qu'elle serait prête à risquer le coup d'état ? "
Tout à coup, alors qu’Ennis est en train de me reprocher de ne pas avoir répondu à sa question, mon ventre se met à gargouiller. Et après tout, c’est midi, j’étais en train de manger, c’est la préfète qui m’a interrompue et elle commence gentiment à m’exaspérer, alors il n’y a aucune raison pour que je ne continue pas à manger. Je libère donc ma main droite et tout en mâchant, j’écoute ma coéquipière terminer son petit exposé de pourquoi et comment c’est elle qui a raison. Par Godric, qu’est-ce ça peut être agaçant !
Alors quand elle a enfin fini, j’arrête subitement de mâcher et la regarde l’air de dire « ah c’est tout, t’as terminé ? » Sauf qu’en vérité, la rouge et or a quand même dit quelque chose qui m’a interpellée. Cherchant son regard, je plisse légèrement les yeux tout en appuyant le petit mot que la brune a prononcé, un petit mot à l’allure inoffensive mais qui a capturé toute mon attention : ce qu’on essaye de mettre en place
“On ?”
Je me rends compte que pics pointant vers le bas, je suis en train de pointer ma fourchette en direction d’Ennis et par politesse, je m’empresse de l’abaisser. Je finis d’avaler ce que j’ai dans la bouche pour creuser :
“Toi et… ton réseau ?”, je lâche en reprenant son mot, yeux légèrement plissés. Son clan ultra-secrets de sauveurs du monde en silence ? Je dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser.
“Toi non plus t’as pas répondu à ma question. Toi - ou vous, ou peu importe - avez déjà trouvé quelqu’un ? Il y a du progrès ? Des changements en vue ?”
Ne serait-ce qu'en vue très très loin à l'horizon mais en vue ? Je l’exhorte du regard. J’dis ça parce que ça fait quand même presque trois ans qu'on vit sous le régime du Conseil. Je ne sais pas exactement depuis combien de temps O'Belt siège à la Chambre, peut-être un an ? Objectivement c'est probablement peu, je l'accorde, mais je n'ai jamais été très patiente. Parfois, les plans stratégiques et minutieusement calculés sont les plus prompts à marcher, mais parfois, assez c'est juste assez. J'en ai marre et je ne sais pas si je suis prête à patienter encore plus longtemps pour le fameux plan d'Ennis qui me semble plus être du sur papier que du concret. Et le plus important : je suis certaine que je ne suis pas la seule à perdre patience.
Je louche sur mon assiette - j’ai toujours faim -, mais je ne veux pas rededonner la parole à Ennis aussitôt. Moi aussi, j’ai tout un tas de choses à dire. Alors je repose à contrecœur ma fourchette, glisse à nouveau ma main sous ma cuisse (juste au cas-où).
“Et puis épargne-moi ce ton paternaliste. Allez Leo réfléchis, sois pas bête, cherche à comprendre, comme si j'étais totalement conne et que toi t'avais la réponse à tout.”
Comme un enseignant à son élève pour qu’il fasse soi-même le cheminement de pensée l’amenant à une réponse incontestée. Sauf que je réfléchis, par Godric.
“J'dis pas qu'elle est bête ton idée, hein. Juste qu'elle ne m'a pas encore convaincue. Par exemple : comment tu comptes faire taire tous ceux qui oseraient lever la voix ? Tu penses avoir la capacité de contrôler tout le monde ? Parce que la patience à des limites, tôt ou tard, les gens voudront des résultats, j'en suis convaincue. Tu proposes que j'dise quoi si dans dix minutes, quelqu'un vient vers moi et me d'mande alors, on fait quoi ?”
Moi, elle est parvenue à m’intercepter facilement, mais elle ne peut pas effacer tous les signes d’insatisfaction. Parce que si j’ai bien compris, la discrétion est la clé de son plan. Mais ce que j’ai aussi compris, c’est qu’elle compte sur le temps. Or, en cherchant à étouffer les étincelles de rébellion, le feu ne risque-t-il pas d’être d’autant plus vif une fois libéré ? Parce que j’en suis convaincue : les sorciers ne vont pas se taire à jamais. Ce à quoi Ennis veut jouer, c’est à la bombe à retardement.
“Ah ouais et just for the record : j'ai jamais parlé d'un nouveau coup d'état, je sais que ce n'est pas une solution pour le long terme. P't-être que tu vois en moi une éternelle petite brute, mais moi aussi je veux vivre en paix, hein. En paix et sans qu'il y ait des sorciers considérés comme des citoyens de deuxième classe.”
Je m'accorde un petit sourire. Je dois l'avouer : au fond, la simple idée de renverser le Conseil ne me déplait pas. Mais contrairement à ce que semble penser Ennis, je ne suis pas bête, je sais que ce n'est pas une solution réaliste.
“Tu sais c'que je trouverais vraiment courageux ? Je penche légèrement la tête avant de donner moi-même la réponse : que ton père manifeste ouvertement sa position. Tu penses qu'il se passerait quoi ? C'est clair que le Conseil risque de ne pas être content... mais tu penses pas qu'il aurait le soutien d'une immense partie de la population ? Enfin quelqu'un qui défend leurs intérêts ? Tu penses que la Chambre encore fragile qui représente qu'une minorité de la population puisse se fermer au compromis et ignorer les réclamations si c'est la majorité des sorciers qui demande ? Qu'elle serait prête à risquer le coup d'état ? "
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
Ecouter et observer sa camarade. Voir que la tension montait petit à petit. Entendre les mots et chercher à les faire sonner au plus juste. "Je n'ai jamais prétendu que tu étais idiote, au contraire, ni que j'avais réponse à tout." Déception, voilà ce qui transparaissait de sa voix. "Et je n'ai jamais vu en toi une brute, loin de là." Elle attendit, cherchant ses mots pour répondre au reste.
- "Si je remonte, tu penses que les gens auront répondu quoi? Je ne pense pas prendre de risque à dire 'non'. Se sentiront-ils plus représentés par mon père s'il dit ouvertement que pour lui la seule distinction à faire est entre les sorciers et les moldus?" Elle retint la suite... Si les autres membres de la Chambre ne dépêchaient pas des policiers pour l'arrêter dans la seconde suivante. "Ce sera pourtant le même homme, le même Sang-Pur, le même 'tous les mêmes'." Dit-elle simplement, sans élever sa voix tremblante d'un trop pleins d'émotions.
- "Quand à mon réseau, si on peut l'appeler ainsi, je ne suis pas dans la tête pensante. Je ne fais que remonter des informations. Je ne sais pas ce qu'ils prévoient, ni combien on est vraiment. Et j'en donne d'autres à mon père pour qu'il ait des armes pour tenter de faire mûrir des idées d'ouverture à la Chambre. Parce que si tu veux vraiment le savoir, s'il se manifeste ouvertement pour les sorciers quelles que soient leurs origines, je pense que tous les autres le feraient arrêter. Mon père a des défauts, une tonne, mais c'est mon père Leo." De la peur faisait son apparition dans sa voix. Bien sûr qu'elle avait peur pour lui, ce père dont elle avait tant cherché l'attention.
L'irlandaise fit une pause, regardant son assiette qu'elle n'avait même pas rempli. "Tu sais quoi? Je ne pense pas qu'on parviendra à se comprendre aujourd'hui." Elle se leva sans regarder sa camarade, préférant être debout pour le faire, pour récupérer un semblant de courage et capter son regard. "J'espère juste que... Qu'on arrivera vraiment à en discuter... calmement, à froid." Elle même était trop à chaud de cet affichage, trop de sentiments remués. Elle tourna les talons et commença à remonter l'allée pour partir.
Ça peut, ou pas, être mon dernier post. Tout dépend des réactions de Leo.
- "Si je remonte, tu penses que les gens auront répondu quoi? Je ne pense pas prendre de risque à dire 'non'. Se sentiront-ils plus représentés par mon père s'il dit ouvertement que pour lui la seule distinction à faire est entre les sorciers et les moldus?" Elle retint la suite... Si les autres membres de la Chambre ne dépêchaient pas des policiers pour l'arrêter dans la seconde suivante. "Ce sera pourtant le même homme, le même Sang-Pur, le même 'tous les mêmes'." Dit-elle simplement, sans élever sa voix tremblante d'un trop pleins d'émotions.
- "Quand à mon réseau, si on peut l'appeler ainsi, je ne suis pas dans la tête pensante. Je ne fais que remonter des informations. Je ne sais pas ce qu'ils prévoient, ni combien on est vraiment. Et j'en donne d'autres à mon père pour qu'il ait des armes pour tenter de faire mûrir des idées d'ouverture à la Chambre. Parce que si tu veux vraiment le savoir, s'il se manifeste ouvertement pour les sorciers quelles que soient leurs origines, je pense que tous les autres le feraient arrêter. Mon père a des défauts, une tonne, mais c'est mon père Leo." De la peur faisait son apparition dans sa voix. Bien sûr qu'elle avait peur pour lui, ce père dont elle avait tant cherché l'attention.
L'irlandaise fit une pause, regardant son assiette qu'elle n'avait même pas rempli. "Tu sais quoi? Je ne pense pas qu'on parviendra à se comprendre aujourd'hui." Elle se leva sans regarder sa camarade, préférant être debout pour le faire, pour récupérer un semblant de courage et capter son regard. "J'espère juste que... Qu'on arrivera vraiment à en discuter... calmement, à froid." Elle même était trop à chaud de cet affichage, trop de sentiments remués. Elle tourna les talons et commença à remonter l'allée pour partir.
Ça peut, ou pas, être mon dernier post. Tout dépend des réactions de Leo.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
La Crieuse
"Je ne pense pas qu'on parviendra à se comprendre aujourd'hui."
Il s'agit d'une évidence qui s'est cristallisée de façon immanquable au fil de notre discussion, ces dernières minutes. Et pourtant... Merlin. Ça fait plus mal que je ne l'aurais cru, formulé ainsi à voix haute. Probablement que j'ai nourri l'espoir de parvenir à convaincre la sixième année, alors même que cela ait semblé perdu d'avance. Parce que mine de rien, il s'agit d'Ennis. Et que même si on n'a jamais été extrêmement proches malgré le fait qu'on soit camarades et coéquipières de longue date, elle fait partie des personnes avec lesquelles je n'aime pas être en froid. Je me mords la lèvre. J'aurais bien aimé reprendre, démarrer une nouvelle tentative de lui expliquer – pourquoi est-ce qu'elle ne saisit pas, ce n'est pourtant pas si compliqué –, mais je sais bien que c'est inutile. Mais quand même ! Tous les autres le feraient arrêter... tous c'est autres c'est juste la minuscule minorité, ce n'est quand même pas difficile à capter ! Tous les vrais autres, la majorité, elle, elle ne resterait certainement pas les bras croisés à observer en silence la minorité répressive faire arrêter celui qui ose lever la voix pour elle. Mais je me tais. Sur un point, Ennis à raison et je le sais. Si je réponds, je lancerais seulement un prochain round de tentatives d'explications qui passeront largement au-dessus de celle qu'elles sont sensée atteindre. Et cela va dans les deux sens.
La Gryffondor se lève et je ne parviens pas à la suivre des yeux, à soutenir son regard et à rester de marbre. Je baisse le la tête. Doucement, j'acquiesce. Ouais, moi aussi j'espère qu'on pourra en reparler de façon plus posée. Bien que je ne sache pas quelle issue différente de la présente cette supposée discussion pourrait avoir : si on n'arrive pas à s'entendre aujourd'hui, est-ce qu'on y arrivera vraiment une autre fois ?
Mais quand j'entends qu'Ennis commence à s'éloigner, je ne peux tout simplement pas rester assise pour continuer à manger mon repas en silence. Je n'ai plus faim d'ailleurs.
"Attends !"
A mon tour, je me lève et quelques grandes enjambées plus tard, je l'ai rattrapée. Je lance rapidement quelques regards autour de moi et baisse légèrement la voix :
"La tête pensante de ton réseau... t'as un nom ? Une personne à contacter ? Tu cherches à me convaincre que votre façon d'agir est la bonne, mais si tu n'as rien de concret à me donner... eh je continuerai avec mes propres méthodes. Parce que je ne vais ni me taire, ni rester inactive. Désolée."
Je ne sais pas pourquoi je m'excuse, je ne fais que rester fidèle à mes convictions. Et puis après tout, il y toujours la possibilité qu'elle me donne un nom, une réelle alternative. Parce qu'il y a une chose que je dois bien reconnaître : je suis toute seule dans mon entreprise. Alors qu'Ennis, elle, elle parle d'un réseau. Et j'ai conscience que les effets que peuvent produire un groupe sont toujours beaucoup plus puissants que ceux d'un seul individu.
Il s'agit d'une évidence qui s'est cristallisée de façon immanquable au fil de notre discussion, ces dernières minutes. Et pourtant... Merlin. Ça fait plus mal que je ne l'aurais cru, formulé ainsi à voix haute. Probablement que j'ai nourri l'espoir de parvenir à convaincre la sixième année, alors même que cela ait semblé perdu d'avance. Parce que mine de rien, il s'agit d'Ennis. Et que même si on n'a jamais été extrêmement proches malgré le fait qu'on soit camarades et coéquipières de longue date, elle fait partie des personnes avec lesquelles je n'aime pas être en froid. Je me mords la lèvre. J'aurais bien aimé reprendre, démarrer une nouvelle tentative de lui expliquer – pourquoi est-ce qu'elle ne saisit pas, ce n'est pourtant pas si compliqué –, mais je sais bien que c'est inutile. Mais quand même ! Tous les autres le feraient arrêter... tous c'est autres c'est juste la minuscule minorité, ce n'est quand même pas difficile à capter ! Tous les vrais autres, la majorité, elle, elle ne resterait certainement pas les bras croisés à observer en silence la minorité répressive faire arrêter celui qui ose lever la voix pour elle. Mais je me tais. Sur un point, Ennis à raison et je le sais. Si je réponds, je lancerais seulement un prochain round de tentatives d'explications qui passeront largement au-dessus de celle qu'elles sont sensée atteindre. Et cela va dans les deux sens.
La Gryffondor se lève et je ne parviens pas à la suivre des yeux, à soutenir son regard et à rester de marbre. Je baisse le la tête. Doucement, j'acquiesce. Ouais, moi aussi j'espère qu'on pourra en reparler de façon plus posée. Bien que je ne sache pas quelle issue différente de la présente cette supposée discussion pourrait avoir : si on n'arrive pas à s'entendre aujourd'hui, est-ce qu'on y arrivera vraiment une autre fois ?
Mais quand j'entends qu'Ennis commence à s'éloigner, je ne peux tout simplement pas rester assise pour continuer à manger mon repas en silence. Je n'ai plus faim d'ailleurs.
"Attends !"
A mon tour, je me lève et quelques grandes enjambées plus tard, je l'ai rattrapée. Je lance rapidement quelques regards autour de moi et baisse légèrement la voix :
"La tête pensante de ton réseau... t'as un nom ? Une personne à contacter ? Tu cherches à me convaincre que votre façon d'agir est la bonne, mais si tu n'as rien de concret à me donner... eh je continuerai avec mes propres méthodes. Parce que je ne vais ni me taire, ni rester inactive. Désolée."
Je ne sais pas pourquoi je m'excuse, je ne fais que rester fidèle à mes convictions. Et puis après tout, il y toujours la possibilité qu'elle me donne un nom, une réelle alternative. Parce qu'il y a une chose que je dois bien reconnaître : je suis toute seule dans mon entreprise. Alors qu'Ennis, elle, elle parle d'un réseau. Et j'ai conscience que les effets que peuvent produire un groupe sont toujours beaucoup plus puissants que ceux d'un seul individu.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
Elle n'était pas bien loin quand Leo l'interpella. Ennis s'arrêta aussitôt et tourna la tête pour voir la rousse venir vers elle, ce qui fit qu'elle la regardait dans les yeux au moment du nouvel échange à voix particulièrement basse.
L'irlandaise fit un signe pour acquiescer. "Un surnom. Il se fait appeler Fair. Je peux le contacter et lui parler de toi. Mais je ne peux rien te promettre. Ni qu'il te recontactera. Ni ce qu'il te proposera s'il le fait. Mais je te promets de lui dire des choses objectives. Que tu souhaites que les choses changent et que tu as des idées." Elle ne pouvait pas faire plus. Elle ne se voyait de toute façon pas donner à Leo le nom de leur professeur. Ce n'était pas à elle de le dévoiler. Pas comme ça.
La sixième année considéra ensuite un moment sa camarade, sa coéquipière. Elle repensait à ce qu'elles venaient de se dire. Elle eut un tic de lèvres, cligna des yeux. La châtain était indécise. "Si je lui proposait et qu'il était d'accord. Est-ce que tu serais d'accord pour rencontrer mon père? Pour mieux comprendre pourquoi il préfère agir sans se dévoiler complètement pour le moment, et que tu puisses lui expliquer ton point de vue?" Après tout, même si Leo et elle parvenaient à reparler calmement, avec moins d'émotions, de tout ça il était possible que les deux filles parviennent à exposer leurs idées, leurs craintes bien plus convenablement et donc finir par avoir une discussion constructive... C'était bien Briac qui déciderait seul de parer ou non ouvertement de ses convictions personnelles.
L'irlandaise fit un signe pour acquiescer. "Un surnom. Il se fait appeler Fair. Je peux le contacter et lui parler de toi. Mais je ne peux rien te promettre. Ni qu'il te recontactera. Ni ce qu'il te proposera s'il le fait. Mais je te promets de lui dire des choses objectives. Que tu souhaites que les choses changent et que tu as des idées." Elle ne pouvait pas faire plus. Elle ne se voyait de toute façon pas donner à Leo le nom de leur professeur. Ce n'était pas à elle de le dévoiler. Pas comme ça.
La sixième année considéra ensuite un moment sa camarade, sa coéquipière. Elle repensait à ce qu'elles venaient de se dire. Elle eut un tic de lèvres, cligna des yeux. La châtain était indécise. "Si je lui proposait et qu'il était d'accord. Est-ce que tu serais d'accord pour rencontrer mon père? Pour mieux comprendre pourquoi il préfère agir sans se dévoiler complètement pour le moment, et que tu puisses lui expliquer ton point de vue?" Après tout, même si Leo et elle parvenaient à reparler calmement, avec moins d'émotions, de tout ça il était possible que les deux filles parviennent à exposer leurs idées, leurs craintes bien plus convenablement et donc finir par avoir une discussion constructive... C'était bien Briac qui déciderait seul de parer ou non ouvertement de ses convictions personnelles.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
La Crieuse
Je crois que ce qui se passe ensuite dépasse toutes mes attentes. Honnêtement... je n'ai pas cru que quelque chose d'utile allait encore sortir de cette discussion. Eh bien, de toute évidence, si.
"Fair," je répète lentement tout en hochant la tête. Finalement, ça ne m’étonne pas tellement qu’un réseau secret fonctionne en utilisant des surnoms afin de ne pas divulguer l’identité de ses membres. Mais assumez vos positions, bon sang ! , j’aurais envie de leur dire. Ouais je sais, question de sécurité gneugneugneu que sais-je. Mais je ne relève pas cette fois, me contenant de hocher la tête.
"Je veux bien Ennis. Les deux. Merci pour la proposition."
Je suis toujours déçue, je suis toujours en colère et toujours frustrée. Mais j’arrive à sourire - d’un sourire, certes, très faible, mais au moins sincère.
Cette fois, si elle se remet en marche, je la laisserai partir sans l’interpeller ou la retenir. Je ne sais pas si j’ai encore faim, je crois plus trop. Alors peut-être que je m’efforcerai de terminer mon assiette histoire de ne pas gaspiller. Ou peut-être que je laisserai libre cours à mon insatisfaction en m’acharnant sur la fourchette que, je le constate à présent, je tiens toujours dans ma main. Tenter de la tordre rien qu’avec la force de mes doigts… Probablement que je n’arriverai pas à dissuader mon cerveau de spéculer autour de l’identité de ce fameux Fair - est-ce que je le connais ? - ni à l’empêcher de songer à ce que je pourrai bien dire (et ce que je ferais mieux de ne pas dire) si effectivement, je devais avoir l’occasion de parler à Briac O’Belt.
Et ensuite… certainement que je remonterai l’escalier pour passer devant mon installation. Parce que je dois l’avouer : je reste curieuse de voir comment elle est accueillie et quelles sont les réactions.
Eh ben… merci pour ce RP ! C’est une fin pour moi, normalement.
"Fair," je répète lentement tout en hochant la tête. Finalement, ça ne m’étonne pas tellement qu’un réseau secret fonctionne en utilisant des surnoms afin de ne pas divulguer l’identité de ses membres. Mais assumez vos positions, bon sang ! , j’aurais envie de leur dire. Ouais je sais, question de sécurité gneugneugneu que sais-je. Mais je ne relève pas cette fois, me contenant de hocher la tête.
"Je veux bien Ennis. Les deux. Merci pour la proposition."
Je suis toujours déçue, je suis toujours en colère et toujours frustrée. Mais j’arrive à sourire - d’un sourire, certes, très faible, mais au moins sincère.
Cette fois, si elle se remet en marche, je la laisserai partir sans l’interpeller ou la retenir. Je ne sais pas si j’ai encore faim, je crois plus trop. Alors peut-être que je m’efforcerai de terminer mon assiette histoire de ne pas gaspiller. Ou peut-être que je laisserai libre cours à mon insatisfaction en m’acharnant sur la fourchette que, je le constate à présent, je tiens toujours dans ma main. Tenter de la tordre rien qu’avec la force de mes doigts… Probablement que je n’arriverai pas à dissuader mon cerveau de spéculer autour de l’identité de ce fameux Fair - est-ce que je le connais ? - ni à l’empêcher de songer à ce que je pourrai bien dire (et ce que je ferais mieux de ne pas dire) si effectivement, je devais avoir l’occasion de parler à Briac O’Belt.
Et ensuite… certainement que je remonterai l’escalier pour passer devant mon installation. Parce que je dois l’avouer : je reste curieuse de voir comment elle est accueillie et quelles sont les réactions.
Eh ben… merci pour ce RP ! C’est une fin pour moi, normalement.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
Elle hocha la tête, elle n'en doutait pas vraiment, mais Leo confirmait là être quelqu'un qui était prêt à écouter. Ce qui lui permit de répondre timidement au sourire qui se dessinait plus ou moins sur le visage de la rousse. "Je le ferais dans ce cas." Affirma la châtain avant d'ajouter. "Mon père traite généralement rapidement ses courriers, tu devrais avoir de ses nouvelles rapidement." Ça lui paraissait important à dire, peut-être que ça ne l'était pas pour la batteuse.
Elle hésita ensuite à rappeler que la discussion n'était pas close entre elle deux. Elle voulait vraiment réussir à comprendre sa camarade, et inversement bien entendu. Il n'était pas possible d'en rester à ça avec Leo. Mais elle se ravisa, préférant la saluer. "A plus tard." La préfète tourna alors les talons, laissant la cinquième année derrière elle pour trouver un endroit calme où rédiger deux lettres.
Elle fit partir les deux courriers dans l'après-midi même, utilisant Eithne pour contacter son père et un hibou de l'école pour faire parvenir le pli à @Jae Dawson. La suite était essentiellement entre leurs mains plus que les siennes.
Comme l'irlandaise l'avait spécifié à Leo, il ne fallu que quelques jours - quatre précisément - pour obtenir une réponse de son père. Elle eut un retour par sa chouette, un très court message la remerciant de la commission double et comportant une note sur ses examens qui approchaient de plus en plus. La capitaine reçut une lettre via le hibou paternel le même matin du 07 juin.
Merci beaucoup pour ce RP Leo. Je te contacte dans pas trop longtemps pour discuter de la suite à donner à tous ces courriers
C'était un plaisir de découvrir les filles dans cette configuration, à bientôt
Elle hésita ensuite à rappeler que la discussion n'était pas close entre elle deux. Elle voulait vraiment réussir à comprendre sa camarade, et inversement bien entendu. Il n'était pas possible d'en rester à ça avec Leo. Mais elle se ravisa, préférant la saluer. "A plus tard." La préfète tourna alors les talons, laissant la cinquième année derrière elle pour trouver un endroit calme où rédiger deux lettres.
De Ennis O'Belt, Poudlard
A Briac O'Belt, Letterkenny
Le 03 juin 2048
A Briac O'Belt, Letterkenny
Le 03 juin 2048
Bonjour Père,
J'espère que vous vous portez bien. Pour ma part, je continue à préparer mes examens. Sans prétention, je pense pouvoir obtenir des résultats satisfaisants au regard de l'année qui s'est écoulée tout en gardant espoir de pouvoir dépasser mes espérances dans certains cas. Mais si je vous écrits aujourd'hui, ce n'est pas vraiment pur vous parler de mes résultats scolaire passés ou à venir.
Afin que vous ne l'appreniez pas par vos confrères et consœurs de la Chambre, je voulais vous faire part d'un affichage survenu à Poudlard. Cet affichage arguait que l'ensemble des représentants de la Chambre était 'tous les mêmes' et présentait l'ensemble de vos portraits. Un système de votes y a été ajouté afin que les élèves passant puisse s'exprimer sur le fait de se sentir ou non représentés par l'ensemble des Patriarches et Matriarches. Au moment où j'écris, il semblerait que le dispositif ait été retiré. Il n'a été visible qu'environ deux heures mais il fait parler. Je ne saurais présumer de l'importance à y accorder mais cet évènement m'a amené à discuter avec une camarade.
Cette camarade se nomme Leo Ginger et ne se sent pas représentée par la Chambre. Je la comprends sur certains points cependant, il me semble intéressant que vous puissiez la rencontrer pour échanger vous aussi avec elle. Je pourrais bien entendu vous en dire plus de vive voix, l'écrit n'étant pas spécialement approprié pour rapporter avec suffisamment de précision l'ensemble d'une conversation.
A bientôt
Votre fille, Ennis
Le 03 juin 2048
Fair,
J'ai pu discuter aujourd'hui avec une personne qui, je pense, mérite au moins d'être écoutée. Je ne sais pas si elle pourra intégrer notre groupe puisque si ses idées rejoignent les nôtres, les méthodes qu'elle semble vouloir voir en œuvre diffèrent. Mais il serait dommage ne pas saisir une opportunité de voir les choses sous un autre angle. Quand pourrions nous en discuter?
![]()
Elle fit partir les deux courriers dans l'après-midi même, utilisant Eithne pour contacter son père et un hibou de l'école pour faire parvenir le pli à @Jae Dawson. La suite était essentiellement entre leurs mains plus que les siennes.
Comme l'irlandaise l'avait spécifié à Leo, il ne fallu que quelques jours - quatre précisément - pour obtenir une réponse de son père. Elle eut un retour par sa chouette, un très court message la remerciant de la commission double et comportant une note sur ses examens qui approchaient de plus en plus. La capitaine reçut une lettre via le hibou paternel le même matin du 07 juin.
De Briac O'Belt, Letterkenny
A Leo Ginger, Poudlard
Le 06 juin 2048
A Leo Ginger, Poudlard
Le 06 juin 2048
Miss Ginger,
Ma fille m'a fait part d'une discussion que vous avez eu avec elle il y a quelques jours. Bien que je n'ai pu discuter de vive voix avec elle pour en savoir plus, ma curiosité est attisée. Si vous le souhaitez effectivement, je suis tout à fait disposé à ce que nous puissions nous entretenir tous les deux, en présence ou non d'Ennis à votre convenance à toutes les deux.
Merci de m'apporter votre réponse par retour de hibou, en y ajoutant, si votre réponse est positive, vos disponibilités. Me concernant je pourrais m'arranger concernant la date. A propos du lieu, il nous sera toujours possible d'en discuter mais cela pourra tout à fait se faire à proximité de votre domicile si vos parents ne peuvent se déplacer aisément dans le monde sorcier.
Vous souhaitant le meilleur pour vos examens à venir,
Briac O'Belt
O
Merci beaucoup pour ce RP Leo. Je te contacte dans pas trop longtemps pour discuter de la suite à donner à tous ces courriers
C'était un plaisir de découvrir les filles dans cette configuration, à bientôt
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49