Madame Tartagane, Esprit protecteur de Serdaigle
Merlin, ses collègues étaient deux jeunes hommes tout à fait charmants mais... qu'est-ce qu'ils se compliquaient la tâche ! Ses yeux commençaient à le picoter. Si la conversation s'éternisait, le sorcier risquait de s'endormir sur place à tout moment. Il avait besoin que son problème trouve une solution, et vite. Était-il si compliqué d'entrer en communication avec la fameuse Madame Tartagane ? En plus, Jae paraissait dire que Sigmund se trompait de nom. C'était absurde. L'homme moustachu balaya l'idée de la main. « Non sens ! » rétorqua-t-il aussitôt. Neven, lui, était manifestement tout à fait perdu. Loin était déjà la conversation sur les étoiles : la priorité était Sigmund. Puisque l'astronome demandait des explications - et qu'il fallait les fournir, le sorcier moustachu se porta volontaire pour cette tâche. Ça tombait d'ailleurs parfaitement bien puisqu'il semblait avoir l'esprit plus clair que le pauvre Jae, visiblement épuisé et à côté de la plaque. Celui-là, il allait falloir le border avant qu'il ne rejoigne lui-même son lit !
« Madame Tartagane était une femme-oiseau qui avait été recueillie par les enfants de Serdaigle, il y a de cela presque mille ans. Abandonnée par ses pairs parce que ses ailes étaient trop courtes pour voler, elle a su trouver au sommet de la Tour Ouest plusieurs âmes généreuses pour l'accompagner dès son plus jeune âge et jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment grande pour vivre sa propre vie. On raconte que très reconnaissante envers les Serdaigle, elle a continué pendant des années à leur rendre régulièrement visite et leur offrait de nombreux présents, dont ses délicats baisers sur les fronts des enfants tourmentés pour chasser tous les mauvais rêves. Après sa mort, elle a continué à arpenter la Tour Ouest et les couloirs de l'école, sous forme sa forme de femme-oiseau fantomatique. » expliqua d'une traite Sigmund qui avait bien révisé ses légendes la nuit-même, avant de quitter son lit. « Elle répond au nom de Madame Tartagane, » ajouta-t-il avec un hochement de tête désolé vers Jae. Il se garda bien d'ajouter - encore une fois - que c'était son collègue de Serdaigle qui lui avait conté cette histoire. Sigmund ne voulait pas remuer le couteau dans plaie : il était déjà bien malheureux de souffrir de tels troubles de la mémoire si jeune. Et maintenant - il bâilla longuement, sa grande main écrasée contre sa bouche et ébouriffant sa moustache, il commençait sérieusement à piquer du nez... il était tard, bien trop tard !
413
« Madame Tartagane était une femme-oiseau qui avait été recueillie par les enfants de Serdaigle, il y a de cela presque mille ans. Abandonnée par ses pairs parce que ses ailes étaient trop courtes pour voler, elle a su trouver au sommet de la Tour Ouest plusieurs âmes généreuses pour l'accompagner dès son plus jeune âge et jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment grande pour vivre sa propre vie. On raconte que très reconnaissante envers les Serdaigle, elle a continué pendant des années à leur rendre régulièrement visite et leur offrait de nombreux présents, dont ses délicats baisers sur les fronts des enfants tourmentés pour chasser tous les mauvais rêves. Après sa mort, elle a continué à arpenter la Tour Ouest et les couloirs de l'école, sous forme sa forme de femme-oiseau fantomatique. » expliqua d'une traite Sigmund qui avait bien révisé ses légendes la nuit-même, avant de quitter son lit. « Elle répond au nom de Madame Tartagane, » ajouta-t-il avec un hochement de tête désolé vers Jae. Il se garda bien d'ajouter - encore une fois - que c'était son collègue de Serdaigle qui lui avait conté cette histoire. Sigmund ne voulait pas remuer le couteau dans plaie : il était déjà bien malheureux de souffrir de tels troubles de la mémoire si jeune. Et maintenant - il bâilla longuement, sa grande main écrasée contre sa bouche et ébouriffant sa moustache, il commençait sérieusement à piquer du nez... il était tard, bien trop tard !
413
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Madame Tartagane, Esprit protecteur de Serdaigle
Des conneries avait très envie de soupirer Jae en réponse à la question de Neven. Il n'en fit rien pour autant, n'ayant pas envie de blesser son collègue plus âgé. Cette histoire prenait des propositions bien trop grandes, mais il n'eut pas le temps d'en placer une, évidemment, que Sigmund reprenait la parole, racontant une histoire qui n'avait rien à voir avec la version dont il avait eu vent et avait relaté dans les grandes lignes. D'ailleurs, son visage exprimait tout de son étonnement. Où avait-il entendu cette version ? Le récit d'origine comportait déjà bons nombres d'incohérences sans que Sigmund n'en rajoute.
Le métis soupira tout en secouant la tête de gauche à droite pour montrer une nouvelle fois son désaccord. S'il n'avait rien plus tôt pour ne pas froisser Sigmund, sa moue désolée comme si c'était lui qui délirait finit par avoir raison de sa retenue. Fatigué par l'heure tardive et les élucubrations de son collège, il souffla, excédé par la situation : « si cela vous fait plaisir de continuer à écorcher son nom, je vous en prie. Mais c'est bel et bien Madame Targaryen. Vous n'aurez qu'à demander à des filles de Serdaigle demain si vous ne me croyez pas. Et il n'a jamais été question de femme-oiseau. Elle a toujours été un oiseau bleu et capable de voler. Les filles de Serdaigle l'ont supposément protégée car elle a perdu sa mère le jour de sa naissance. » Cela ne ressemblait guère à Jae de s'emporter de la sorte, lui qui était toujours de bonne humeur, mais là, c'était plus qu'il ne pouvait supporter, surtout à une heure aussi avancée de la nuit.
Le métis soupira tout en secouant la tête de gauche à droite pour montrer une nouvelle fois son désaccord. S'il n'avait rien plus tôt pour ne pas froisser Sigmund, sa moue désolée comme si c'était lui qui délirait finit par avoir raison de sa retenue. Fatigué par l'heure tardive et les élucubrations de son collège, il souffla, excédé par la situation : « si cela vous fait plaisir de continuer à écorcher son nom, je vous en prie. Mais c'est bel et bien Madame Targaryen. Vous n'aurez qu'à demander à des filles de Serdaigle demain si vous ne me croyez pas. Et il n'a jamais été question de femme-oiseau. Elle a toujours été un oiseau bleu et capable de voler. Les filles de Serdaigle l'ont supposément protégée car elle a perdu sa mère le jour de sa naissance. » Cela ne ressemblait guère à Jae de s'emporter de la sorte, lui qui était toujours de bonne humeur, mais là, c'était plus qu'il ne pouvait supporter, surtout à une heure aussi avancée de la nuit.
Absence quasi totale jusqu'au lundi 24 août inclus, urgence : privilégier discord • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Madame Tartagane, Esprit protecteur de Serdaigle
Bien... soupira Neven silencieusement en écoutant les deux versions d'une même légende. Décidément, rien ne semblait pouvoir mettre d'accord les deux directeurs de maison ce soir. Et l'horaire avancé de la nuit n'aidait sans doute pas... Il esquissa un sourire crispé en réfléchissant à la meilleure manière - et surtout la plus rapide - de s'extirper de cette situation.
« Merci à vous deux... murmura-t-il dans sa barbe. Il devait trouver l'art et la manière pour ne pas froisser le botaniste. De toutes évidences, ni vous ni moi ne pouvons entrer dans la salle commune de Serdaigle, Sigmund... Que diriez-vous de nous accompagner à l'infirmerie ? Nous y trouverons un lit douillet, avec des draps frais et confortables... De quoi faire des rêves enchanteurs ! Ensuite, Jae pourrait chercher cette Madame Tar... enfin, cette femme-oiseau, n'est-ce pas Jae ? » proposa-t-il en cherchant du regard le soutien du professeur de Soins aux Créatures Magiques.
L'astronome posa sa main sur l'épaule de Charleston, comme pour lui indiquer la direction à suivre. « Je suis persuadé que dans sa grande bonté et sa grande sagesse, elle n'hésitera pas à quitter la tour Ouest quelques instants pour venir en aide à un éminent professeur de l'école... » ajouta-t-il pour le convaincre. Il espérait que le magizoologiste le suive dans son plan ; c'était là la meilleure solution pour que tous trois - ou au moins tous deux... - retrouvent au plus vite leurs appartements respectifs. Quant au fantôme de cette Madame Tarta-chose, le gallois avait bien une solution de rechange à proposer à son collègue !
« Merci à vous deux... murmura-t-il dans sa barbe. Il devait trouver l'art et la manière pour ne pas froisser le botaniste. De toutes évidences, ni vous ni moi ne pouvons entrer dans la salle commune de Serdaigle, Sigmund... Que diriez-vous de nous accompagner à l'infirmerie ? Nous y trouverons un lit douillet, avec des draps frais et confortables... De quoi faire des rêves enchanteurs ! Ensuite, Jae pourrait chercher cette Madame Tar... enfin, cette femme-oiseau, n'est-ce pas Jae ? » proposa-t-il en cherchant du regard le soutien du professeur de Soins aux Créatures Magiques.
L'astronome posa sa main sur l'épaule de Charleston, comme pour lui indiquer la direction à suivre. « Je suis persuadé que dans sa grande bonté et sa grande sagesse, elle n'hésitera pas à quitter la tour Ouest quelques instants pour venir en aide à un éminent professeur de l'école... » ajouta-t-il pour le convaincre. Il espérait que le magizoologiste le suive dans son plan ; c'était là la meilleure solution pour que tous trois - ou au moins tous deux... - retrouvent au plus vite leurs appartements respectifs. Quant au fantôme de cette Madame Tarta-chose, le gallois avait bien une solution de rechange à proposer à son collègue !
263
« J’ai aimé les étoiles trop tendrement pour avoir peur de la nuit. »
#3a4f79 - Per aspera ad astra
#3a4f79 - Per aspera ad astra
Madame Tartagane, Esprit protecteur de Serdaigle
À une heure si tardive, Sigmund n'avait pas très envie d'essuyer la colère injustifiée d'un jeune homme. La fatigue ne l'aidait sans doute pas, mais Jae se montrait particulièrement exécrable. Il l'entendit sans toutefois réellement l'écouter, et hocha simplement la tête avec complaisance. Il était désolant que son jeune collègue ne comprenne pas que le qui avait raison ou tort ne lui importait que peu, mais il ne fit aucun commentaire supplémentaire à ce sujet. Doucement, Sigmund commençait à comprendre qu'il devrait se débrouiller seul. L'incident l'avait d'ailleurs fait changer d'avis : jamais il n'autoriserait Jae à épouser sa fille unique, il refusait totalement la présence d'un homme colérique dans sa famille, même s'il vouait à ce dernier une grande affection.
Le botaniste chercha le soutien dans le regard de l'astronome, et fut soulagé de constater que celui-ci avait encore la tête sur les épaules malgré l'heure avancée. Il hocha la tête et sourit à sa proposition : ce n'était pas l'idéal, mais il doutait dénicher mieux. Et surtout, il faisait confiance à Neven pour ne pas l'abandonner avant qu'il ne soit emmitouflé sous les couettes.
« Tu as raison, Neven. » dit-il en tapotant la main posée sur son épaule. « Tu sais quoi, on va même se débrouiller tous les deux. Jae est manifestement très fatigué et a besoin de se reposer, on ne va pas l'embêter plus longtemps. » Il jugea le plus si charmant jeune homme un instant et lui dit, bien aimable : « File donc au lit, mon grand. Nous reparlerons demain, toi et moi. » Et de lui-même, veillant à ce que Neven ne l'abandonne pas en chemin, Sigmund prit la direction de l'infirmerie. Ça l'embêtait de déranger Diarmuid à une heure si tardive - à moins que ce ne soit Ruby de garde ? Mais certains problèmes nécessitaient une véritable prise en charge. Sur le trajet, le botaniste glissa tout bas à son collègue, presque rieur : « Tu verras, il y a de bonnes petites infusions, et on ne s'ennuie jamais à l'infirmerie ! On te demandera un lit à côté du mien, si tu veux. Oh, on a pas encore eu l'occasion de faire vraiment connaissance, toi et moi. Tu es une créature nocturne, hein ? On pourra papoter un peu. » Joueur, il s'amusa à ébouriffer les cheveux de son nouvel ami, avant d'accélérer le pas pour rapidement trouver Diarmuid et ses bons petits breuvages.
407
Je pense que c'est une fin pour moi... ? C'était rigolo en tout cas !
Le botaniste chercha le soutien dans le regard de l'astronome, et fut soulagé de constater que celui-ci avait encore la tête sur les épaules malgré l'heure avancée. Il hocha la tête et sourit à sa proposition : ce n'était pas l'idéal, mais il doutait dénicher mieux. Et surtout, il faisait confiance à Neven pour ne pas l'abandonner avant qu'il ne soit emmitouflé sous les couettes.
« Tu as raison, Neven. » dit-il en tapotant la main posée sur son épaule. « Tu sais quoi, on va même se débrouiller tous les deux. Jae est manifestement très fatigué et a besoin de se reposer, on ne va pas l'embêter plus longtemps. » Il jugea le plus si charmant jeune homme un instant et lui dit, bien aimable : « File donc au lit, mon grand. Nous reparlerons demain, toi et moi. » Et de lui-même, veillant à ce que Neven ne l'abandonne pas en chemin, Sigmund prit la direction de l'infirmerie. Ça l'embêtait de déranger Diarmuid à une heure si tardive - à moins que ce ne soit Ruby de garde ? Mais certains problèmes nécessitaient une véritable prise en charge. Sur le trajet, le botaniste glissa tout bas à son collègue, presque rieur : « Tu verras, il y a de bonnes petites infusions, et on ne s'ennuie jamais à l'infirmerie ! On te demandera un lit à côté du mien, si tu veux. Oh, on a pas encore eu l'occasion de faire vraiment connaissance, toi et moi. Tu es une créature nocturne, hein ? On pourra papoter un peu. » Joueur, il s'amusa à ébouriffer les cheveux de son nouvel ami, avant d'accélérer le pas pour rapidement trouver Diarmuid et ses bons petits breuvages.
407
Je pense que c'est une fin pour moi... ? C'était rigolo en tout cas !
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Madame Tartagane, Esprit protecteur de Serdaigle
Aller chercher un esprit qui n'existait pas ? Mais qu'est-ce que racontait son collègue ?! Les sourcils froncés, Jae restait silencieux, observant Neven qui semblait pourtant attendre une réponse de sa part, essayant de lui faire comprendre que cela n'allait pas être possible par le regard. Heureusement, le professeur d'astronomie n'insista pas davantage et reprit la parole à l'attention de Sigmund. Neven lui avait proposé de se rendre à l'infirmerie, incluant Jae qui n'était franchement pas motivé pour les suivre. Le responsable des serres de l'école lui épargna toutefois le détour en lui disant d'aller se coucher, ce qui soulagea grandement Jae qui ne se fit pas prier deux fois. Bien qu'il culpabilisait légèrement d'abandonner Neven à ce triste sort, il était bien trop heureux de s'être débarrassé de cette tête de mule de Sigmund et de pouvoir rejoindre son lit, si bien qu'il hocha de la tête rapidement avant de lancer un « bonne soirée » aux deux hommes tout en tournant les talons.
Grimpant rapidement les marches pour rejoindre ses appartements, le métis eu tout de même une pensée pour Diarmuid qui allait se faire réveiller en pleine nuit et Neven qui devait subir en ce moment même les longs et incohérents monologues du directeur de maison. Soupirant, il se promit de rendre visite à son collègue qui enseignait l'astronomie le lendemain pour lui apporter une bonne bouteille d'Hydromel afin de se faire pardonner de l'avoir lâchement abandonné. Il lui devait au moins ça.
C'est une fin aussi pour moi, merci pour le RP, c'était très drôle à écrire !
Grimpant rapidement les marches pour rejoindre ses appartements, le métis eu tout de même une pensée pour Diarmuid qui allait se faire réveiller en pleine nuit et Neven qui devait subir en ce moment même les longs et incohérents monologues du directeur de maison. Soupirant, il se promit de rendre visite à son collègue qui enseignait l'astronomie le lendemain pour lui apporter une bonne bouteille d'Hydromel afin de se faire pardonner de l'avoir lâchement abandonné. Il lui devait au moins ça.
C'est une fin aussi pour moi, merci pour le RP, c'était très drôle à écrire !
Absence quasi totale jusqu'au lundi 24 août inclus, urgence : privilégier discord • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !