A qui la faute ? |libre sous conditions|
Maddie acquiesça, Eileen acquiesça... Le plan était donc simple. Faire comme si rien ne c’était jamais passé... Mais maintenant qu’ils devaient mettre le plan à exécution, cela semblait plus facile sur le papier ! Le brouhaha habituel de la grande salle lors du repas du midi empêchait Erwan de penser efficacement. C’est finalement le bruit de son estomac qui le guida. « Bon... bah... asseyons-nous. » Il s’installa sur le banc le plus proche de lui, le regard un peu dans le vide. Cherchant à la fois ce qu’il allait manger et ce qu’il allait pouvoir dire. Ce serait rosbif pomme de terre, ce choix là était simple. Pour le reste... Peut-être le championnat de Quidditch ? Non, cela lui rappelait trop l’époque des Hel’s où ils jouaient ensemble. Ce deuil là était lui aussi encore présent. Pas la peine de parler non plus de l’année passée et de cette coupe durement gagnée puisque la consigne était de faire comme si rien ne c’était passé ! Or l’année avait été marquée par l’absence de l’irlandaise... Le jeune anglais se décida en terminant de remplir copieusement son assiette.
Puisque le passé et le présent étaient douloureux et encore tabou pour le moment, ils discuteraient du futur ! Cela avait le mérite de n’être entaché d’aucune absence, d’aucune discorde, d’aucun sentiment négatif. « Vous êtes prêtes pour les vacances ? Ça va être les dernières avant que nous soyons diplômés... Ça me stresse un peu moi. Qu’est-ce que vous avez prévu ? Si tout se passe bien, je vais aller voir mes grands-parents en France, ça me changera de Bristol... ». Erwan n’avait pas encore reçu le hibou qui lui confirmerait qu’il irait bien en Bretagne cet été là, son stress de passer l’été avec son père lui minait encore le moral, pas assez cependant pour mettre à mal son légendaire coup de fourchette. Il s’attaqua à son assiette avec enthousiasme, laissant à ses camarades de maison le temps d’exposer leur plannings de l’été. Soulagé d’avoir réussi à aborder un sujet neutre, et d’avoir répondu à l’appel de son estomac, le garçon commençait à se sentir un peu mieux.
Puisque le passé et le présent étaient douloureux et encore tabou pour le moment, ils discuteraient du futur ! Cela avait le mérite de n’être entaché d’aucune absence, d’aucune discorde, d’aucun sentiment négatif. « Vous êtes prêtes pour les vacances ? Ça va être les dernières avant que nous soyons diplômés... Ça me stresse un peu moi. Qu’est-ce que vous avez prévu ? Si tout se passe bien, je vais aller voir mes grands-parents en France, ça me changera de Bristol... ». Erwan n’avait pas encore reçu le hibou qui lui confirmerait qu’il irait bien en Bretagne cet été là, son stress de passer l’été avec son père lui minait encore le moral, pas assez cependant pour mettre à mal son légendaire coup de fourchette. Il s’attaqua à son assiette avec enthousiasme, laissant à ses camarades de maison le temps d’exposer leur plannings de l’été. Soulagé d’avoir réussi à aborder un sujet neutre, et d’avoir répondu à l’appel de son estomac, le garçon commençait à se sentir un peu mieux.
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
A qui la faute ? |libre sous conditions|
Maddie crut un instant qu'Eileen allait refuser la proposition d'Erwan. Elle était si hésitante qu'elle pensa qu'elle avait peut-être atteint ses limites et préférerait se refermer sur elle pour la suite du repas. Si tel avait été le cas, la Préfète-en-chef ne lui en aurait pas voulu. Le premier pas avait été franchi et elle en était si soulagée qu'elle aurait pu s'en contenter. Cependant, Eileen ne recula pas. Elle accepta. Maddie esquissa un sourire de satisfaction, tout en peinant à croire que tout cela était réel. C'était si bizarre. Elle, qui avait d'ordinaire la parole facile, ne sut même pas comment enchaîner.
C'est finalement Erwan qui prit la parole en proposant de s'asseoir. La blonde haussa un sourcil. Etait-il si déboussolé par la situation qu'il ne voyait pas qu'elles étaient déjà assises ? Maddie ne put s'empêcher de pouffer de rire. Le stress qui s'évacuait probablement. "On attend que toi !" dit-elle en rigolant toujours. Par chance, elle réussit à retrouver son calme. Il s'en était fallu de peu pour que cela se transforme en fou rire.
Erwan embraya sur un autre sujet : les vacances. Bon choix ! Alors qu'il continuait de parler, Maddie se servit de la purée et en proposa à Eileen à voix basse pour ne pas perturber le Poufsouffle pendant son discours, cuillère à soupe en main : "T'en veux ?". Lorsqu'il eut terminé, elle réagit : "Oh, chouette ! J'avais adoré mon séjour en France. C'est un beau pays ! ". On pouvait voir au timbre de sa voix qu'elle avait retrouvé son entrain habituel. Elle parla ensuite de ce qu'elle avait prévu de son côté : "En juillet, je crois que mes parents nous ont prévu un voyage, mais je ne sais pas encore où. J'aimerais tant aller voir Hidjatou, mais, ça fait loin. Je ne pense que ce soit ça, du coup. En août, normalement, je devrai pouvoir voir Jeff pour qu'on aille ensemble à un concert." En effet, la jeune fille avait offert deux places à son petit ami à l'occasion de sa majorité sorcière. "Je crois que c'est tout. Et toi ?" demanda-t-elle à Eileen.
C'est finalement Erwan qui prit la parole en proposant de s'asseoir. La blonde haussa un sourcil. Etait-il si déboussolé par la situation qu'il ne voyait pas qu'elles étaient déjà assises ? Maddie ne put s'empêcher de pouffer de rire. Le stress qui s'évacuait probablement. "On attend que toi !" dit-elle en rigolant toujours. Par chance, elle réussit à retrouver son calme. Il s'en était fallu de peu pour que cela se transforme en fou rire.
Erwan embraya sur un autre sujet : les vacances. Bon choix ! Alors qu'il continuait de parler, Maddie se servit de la purée et en proposa à Eileen à voix basse pour ne pas perturber le Poufsouffle pendant son discours, cuillère à soupe en main : "T'en veux ?". Lorsqu'il eut terminé, elle réagit : "Oh, chouette ! J'avais adoré mon séjour en France. C'est un beau pays ! ". On pouvait voir au timbre de sa voix qu'elle avait retrouvé son entrain habituel. Elle parla ensuite de ce qu'elle avait prévu de son côté : "En juillet, je crois que mes parents nous ont prévu un voyage, mais je ne sais pas encore où. J'aimerais tant aller voir Hidjatou, mais, ça fait loin. Je ne pense que ce soit ça, du coup. En août, normalement, je devrai pouvoir voir Jeff pour qu'on aille ensemble à un concert." En effet, la jeune fille avait offert deux places à son petit ami à l'occasion de sa majorité sorcière. "Je crois que c'est tout. Et toi ?" demanda-t-elle à Eileen.
~ Étudiante Fac HM ~
Code couleur : 3d85c6
Code couleur : 3d85c6
A qui la faute ? |libre sous conditions|
Aux mots d’Erwan qui leur proposait de s'asseoir… Alors qu’elle était déjà assise ne manqua pas de faire rire Maddie, alors que l’esquisse d’un sourire étirait légèrement les lèvres de l’Irlandaise. Immédiatement, les yeux d’Eileen s’écarquillèrent alors que sa main droite se posa sur sa joue. La sensation était étrange, presque étrangère. Cela faisait si longtemps que l’adolescente n’avait pas souri, et même s’il était à peine là, la douleur qu’il provoqua dans les muscles de ses joues qui n’avaient pas effectué ce mouvement depuis plus d’un an en confirmait la réalité. Eileen fut submergée par ses émotions et elle sentit, une fois encore, les larmes lui monter aux yeux. Seulement pour la première fois depuis bien longtemps, ce n’était pas une mauvaise chose, elle en était même heureuse.
Cependant, ce n’était vraiment pas le moment de pleurer. Alors, Eileen ravala ses larmes, et se concentra sur l’instant présent, et sur ceux qui l’entourait. Elle ne voulait pas mettre fin à ce moment qui réchauffait son cœur meurtri. Bien décidée à reprendre la vie qu’elle avait fichu en l’air, en main, elle écouta Erwan aborder le possible programme de ses vacances d’été, tout en acceptant avec un petit « Merci, » la purée que Maddie lui proposait. Son assiette présentait désormais un petit monticule de purée que l’Irlandaise accompagna d’un morceau de poulet. Bien qu’elle en avait envie, elle n'entama pas de suite son repas, préférant écouter sa camarade parler de ses projets pour les deux mois de coupure avant le début de leur septième année. La France, un voyage à l’étranger, ou encore même un concert avec une personne chérie, tout cela semblait si attrayant. Mais rien de cela n’était prévu pour Eileen, non, pourtant elle n’en était pas attristée, car que pouvait-elle espérer de mieux que ce qui l’attendait déjà. Rien.
« Je rentre chez moi, » ses mots étaient simples, mais ils portaient une émotion si forte qu’elle en était accablante.
Mais Eileen savait que ses camarades seraient sûrement confus, alors elle tenta de s’expliquer sans succomber, pour la énième fois, à ses larmes. Cependant, cela semblait s’avérer plus difficile que prévu, car elle ne savait pas comment le dire.
« Il n’est plus là. Je suis- je suis enfin libre de pouvoir enfin les revoir, ma mère et mes frères. Ils m’attendent dans notre nouvelle maison, à Dublin. Rien de bien excitant par rapport à vous, je sais, mais j’ai, » Eileen due marquer une pause. « J’ai tellement hâte de les revoir. »
Cependant, ce n’était vraiment pas le moment de pleurer. Alors, Eileen ravala ses larmes, et se concentra sur l’instant présent, et sur ceux qui l’entourait. Elle ne voulait pas mettre fin à ce moment qui réchauffait son cœur meurtri. Bien décidée à reprendre la vie qu’elle avait fichu en l’air, en main, elle écouta Erwan aborder le possible programme de ses vacances d’été, tout en acceptant avec un petit « Merci, » la purée que Maddie lui proposait. Son assiette présentait désormais un petit monticule de purée que l’Irlandaise accompagna d’un morceau de poulet. Bien qu’elle en avait envie, elle n'entama pas de suite son repas, préférant écouter sa camarade parler de ses projets pour les deux mois de coupure avant le début de leur septième année. La France, un voyage à l’étranger, ou encore même un concert avec une personne chérie, tout cela semblait si attrayant. Mais rien de cela n’était prévu pour Eileen, non, pourtant elle n’en était pas attristée, car que pouvait-elle espérer de mieux que ce qui l’attendait déjà. Rien.
« Je rentre chez moi, » ses mots étaient simples, mais ils portaient une émotion si forte qu’elle en était accablante.
Mais Eileen savait que ses camarades seraient sûrement confus, alors elle tenta de s’expliquer sans succomber, pour la énième fois, à ses larmes. Cependant, cela semblait s’avérer plus difficile que prévu, car elle ne savait pas comment le dire.
« Il n’est plus là. Je suis- je suis enfin libre de pouvoir enfin les revoir, ma mère et mes frères. Ils m’attendent dans notre nouvelle maison, à Dublin. Rien de bien excitant par rapport à vous, je sais, mais j’ai, » Eileen due marquer une pause. « J’ai tellement hâte de les revoir. »
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]