4 févr. 2024, 10:22
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Agatha Sanders a écrit : 30 déc. 2023, 16:58 Hello !

Une de mes sagas préférées :
L'Ecole du Bien et du Mal


J'adore ces livres :love2: ! C'est un mélange d'amour, d'aventure et de magie. Ils ont été écrit par Soman Chainani. C'est une pépite ! pour moi. D'ailleurs ma protégée porte le nom d'une des héroïnes. Il y a 6 tomes, traduits de l'anglais.
Oh oui c’est super bien cette saga!! Bon je n’ai lu que le 1 mais j’adore, c’est super intrigant et ça me donne envie d’y aller :)
———
Pour ma part, je voudrais vous présenter une série de livres que j’aime beaucoup: A.N.G.E d’Anne Robillard:
Amitié, religion, antéchrist, mystère, suspense, amour, guerre, prophéties, fin du monde, espionnage, sociétés secrètes, fantastique, sciences… tous ces thèmes sont abordés dans cette saga. Voici un résumé:

A.N.G.E., Agence Nationale de Gestion de l'Etrange, est un service secret qui veille sur l'humanité partout dans le monde. Elle recrute des agents en fonction de leurs qualités particulières. Dans les premiers tomes, l’histoire se passe principalement dans la base de Montréal.
Je vous laisse regarder si Google plus précisément, et le lire :)

#6571a2 #chocolatine #Pouffy Family #Min-Ho #AMC #TYLEEEEEEEER
Fiche PR -

4 févr. 2024, 10:31
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Une saga littéraire qui a beaucoup marqué mon enfance : Les colombes du Roi Soleil.
Il y a 16 romans en tout dans cette saga. Le premier raconte l'enfance des héroïnes dans la maison Saint-Louis à Saint-Cyr, une sorte de pensionnat pour jeunes filles nobles durant l'époque de Louis XIV.
Les 15 autres romans racontent chacun l'histoire d'une des filles, et de ce que chacune devient après sa scolarité à la maison Saint-Louis. Certaines suivent une voie classique pour l'époque, d'autres partent à l'autre bout du monde, d'autres deviennent des aventurières, d'autres des criminelles...
Chaque roman raconte cette époque d'un point de vue différent : Celui de la jeune fille qui en est l'héroïne, selon le contexte de son histoire.
J'ai trouvé ça fascinant, il y en a certains que j'ai relu presque 10 fois.

Couleur #a825ef - 1ère année RP
Toi qui lit ceci, sache que tu es génial ! Des gens t'aiment, souris !

4 févr. 2024, 11:01
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Violet Woods a écrit : 4 févr. 2024, 10:31 Une saga littéraire qui a beaucoup marqué mon enfance : Les colombes du Roi Soleil.
Il y a 16 romans en tout dans cette saga. Le premier raconte l'enfance des héroïnes dans la maison Saint-Louis à Saint-Cyr, une sorte de pensionnat pour jeunes filles nobles durant l'époque de Louis XIV.
Les 15 autres romans racontent chacun l'histoire d'une des filles, et de ce que chacune devient après sa scolarité à la maison Saint-Louis. Certaines suivent une voie classique pour l'époque, d'autres partent à l'autre bout du monde, d'autres deviennent des aventurières, d'autres des criminelles...
Chaque roman raconte cette époque d'un point de vue différent : Celui de la jeune fille qui en est l'héroïne, selon le contexte de son histoire.
J'ai trouvé ça fascinant, il y en a certains que j'ai relu presque 10 fois.
Je les ai tous lu et j'ai adoré :love2:

Pour ma part, j'ai commencé Les Chevaliers d'Emeraude. Je vous conseille. Dès le début il y a de la magie et du suspens.

Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | en compagnie d'Elou dans ce Royaume, derrière les portes de la Mort | p'tite crevette d'Elam 🦐

3 mars 2024, 10:37
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Je voulais vous parler d'un long film, si l'on peut l'appeler comme cela, qui est disponible gratuitement sur youtube. Vous connaissez peut être le Youtubeur Markiplier connu notamment pour avoir été le "roi de Fnaf", un jeu vidéo qui a révolutionné le genre et qui a eu droit à son film cette année.
Depuis ce succès, Markiplier a voulu se donner à plusieurs gros projets de films dans lequel il joue mais dont il a également écrit les scénarios. La particularité de ces projets est qu'il met en scène plusieurs personnages, un peu comme des alter ego de lui même et que chaque film possède plus d'une vingtaine de fins ! Imaginez les semaines de tournage !
En effet chaque film est interractif et l'on prend nous même les décisions à la place des personnages. Chaque film est drôle et même parfois triste et c'est absolument génial. Je vous conseille de commencer par celui ci (qui n'est pas un film interractif mais qui reste super) et puis de vous balader dans cette playlist qui comporte chaque film. Préparez vous à plusieurs heures pour trouver toutes les fins !

Couleur RP : #272baa || Pas inscrit à la chrono
! N'est plus actif sur Discord ! || Alex Fisch&Chips : D

29 mars 2024, 16:45
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Salut en ce moment je lis une trilogie qui me plait beaucoup.
La série s'appelle Maldoror elle a été traduit de l'anglais, l'écrivain c'est Philippe Lechermier. J'aime beaucoup ce livre, j'ai fini le tome 2 il n'y a pas très longtemps. En bref l'histoire c'est...
J’ai adoré ce roman. L’histoire est originale et très bien pensée. Les personnages étaient très attachants. La couverture me faisait très envie et le livre était très très bien. J’ai bien aimé le style d’écriture de l’auteur. Il mêle aventure, fantastique et steampunk avec brio (ambiance machine à vapeur assurée, l'une des héroïnes, Anja, en est une spécialiste). Au début du 20e siècle, 5 adolescents aux origines sociales différentes vont être liés par un destin commun et par l'existence du royaume imaginaire de Maldoror. Poursuivis sans relâche en Ukraine, d'Odessa à Kiev, en passant par Vienne et jusqu'en Sibérie par le terrible Grand Cophte et ses sbires - des jumeaux - Anja, Piotr, Jorn, Pépina et son frère Tchavolo doivent lutter pour leur survie. Certains d'entre eux ont un pouvoir extraordinaire comme être capable de communiquer avec les insectes, dresser les animaux, guérir les plus terribles blessures ; d'autres ont juste des talents de musiciens. La vie ne va pas les épargner mais ils construirons tous ensemble une amitié sans faille.
J’ai adoré ce roman. L’histoire est originale et très bien pensée. Les personnages étaient très attachants. La couverture me faisait très envie et le livre était très très bien. J’ai bien aimé le style d’écriture de l’auteur. Il mêle aventure, fantastique et steampunk avec brio (ambiance machine à vapeur assurée, l'une des héroïnes, Anja, en est une spécialiste).
J'ai découvert ce livre grace à un conseils d'une libraire.
Voici la couverture des livres :

Reducio
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Je vous conseilles de les lire. :love2:

“Ensemble, nous sommes plus forts que les sorts les plus puissants !”
Amande Caroju
Couleur RP : #834d84

17 févr. 2025, 21:03
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Salutations,

Je n’avais pas confié de coup de cœur par ici depuis un sacré moment ; cela va varier un peu des recommandations livresques puisque je vous emmène vers le domaine de la danse pour y relever les dernières nouveautés qui m’ont enthousiasmé.

Le site Palais Garnier de l’Opéra de Paris a fêté le jubilé de ses 150 ans avec un gala rediffusé par france 5 le vendredi 24 janvier de cette année. Vous pouvez retrouver le replay gratuitement sur la plateforme france tv (nécessitant un compte) pour environ six mois – l’Opéra essayant de développer un service de streaming payant, les captations soutenues par le service public sont après ce délai privatisées pour figurer dans le catalogue de Paris Opera Play uniquement disponible sur abonnement. Rassemblant les multiples forme d’expression scénique de l’institution – chant opératique, musique orchestrale, danse de solistes et du corps de ballet en classique et contemporain –, vous pouvez librement picorer selon vos goûts les numéros vous correspondant le mieux en consultant le programme. J’aimerais néanmoins attirer votre attention sur le segment Short ride in a fast machine (entre 1h28’40 et 1h36’20 de la vidéo environ), chorégraphié pour des membres du corps de ballet – sujet, coryphée et quadrille ; mettant en valeur les danseurs moins ‘gradés’ que les solistes suivant la hiérarchie du ballet de Paris – sur la musique de John Adams. J’étais déjà sous le charme de l’ouverture de son opéra Nixon in China, et je suis généralement friand de danse accompagnée par de la musique dite minimaliste ou répétitive via des compositeurs comme Philip Glass ou Max Richter. Je soulignerais qu’il s’agit d’une création, soit une occasion rare d’apprécier une telle proposition. Si nous pouvons compter sur les classiques de Petipa-Noureev pour demeurer au répertoire, il arrive que des créations ne figurent au répertoire qu’à l’heure de leur première avant de disparaître ou de ne revenir que par fragments. Un bref épisode apaisant visuellement, dont les drapés ne sont pas sans rappeler une pointe de Loïe Fuller.

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Si le contemporain dans les formes et l’abstraction ne vous parle pas trop, je vais passer au Prix de Lausanne, un concours de danse qui s’est tenu dans la première semaine de février. Les candidats ont des listes de variations imposées, et doivent exécuter une classique puis une contemporaine. S’il peut y avoir des variantes ou libertés côté classique, les chorégraphies contemporaines appartiennent au Prix de Lausanne et doivent être reproduites telles que conçues, une répétition rigoureuse d’autant plus fortement perçue par le public que certaines variations restent plusieurs années consécutives sur la liste. Depuis peu néanmoins, le Young Creation Award a été mis en place pour permettre à de jeunes chorégraphes de faire des propositions, les deux vainqueurs obtenant l’inscription de leur variation dans la liste des chorégraphies imposées de la prochaine édition – une pour les candidats juniors (15/16 ans), une pour les candidats seniors (17/18 ans). Si certaines variations contemporaines sont plutôt dans l’abstraction, allant parfois prêter à la répétition un aspect quasi mécanique, sensation accentuée par la reproduction au geste près des mêmes séquences, candidat après candidat, rendant les performances difficilement saillantes – pour ceux qui ont le temps, au-delà des séquences finales, regarder les coulisses et coachings desdites chorégraphies peut aider à saisir certaines intentions qui se décryptent moins spontanément – ; j’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle variation proposée aux juniors créée par Kseniya Kosava et intitulée Under Glass. Elle s’est démarquée par son accessibilité, sa directivité, sa clarté ; elle arrive à inclure mime et danse tout en proposant quelque chose de nouveau et différent d’un ballet, percutant. Cette variation va au-delà de l’expérience plutôt esthétique d’autres approches du contemporain. La musique au piano, très épurée, a également un petit côté minimaliste et hypnotique. En bref, je recommande la découverte de cette variation qui dénote avec le corpus habituel du Prix de Lausanne – ayant brièvement vécu en Suisse, j’ai eu l’occasion de vivre sur place des sélections en tant que spectateur à Montreux, et l’impression que me laisse Under Glass est nouvelle par rapport aux variations d’alors. Comme la majorité des variations contemporaines, elle est non-genrée mais a été choisie principalement par des danseuses (candidates 105, 109, 112, 114, 122 et 123) et seulement deux danseurs (208 et 217). Toutes les interprétations sont disponibles sur YouTube en cherchant le Prix de Lausanne 2025 associé au n° du ou de la candidat(e) ; pour ma part je vous recommanderais la version du candidat 208 Eric Poor, qui a été finaliste et a gagné la deuxième bourse, visionnable ici ; ou la version de la candidate 105 Darin Choi côté danseuse (non finaliste mais à l’exécution très précise).

1 mars 2025, 17:28
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Salutations,

Je voudrais évoquer un spectacle de danse que je voulais regarder depuis environ deux mois, quand je l’ai vu apparaître dans le replay de la catégorie ‘Théâtre et Danse’ de France télévisions ; mais ayant d’autres priorités, j’ai tardé à me poser enfin pour le découvrir. Il s’agit de Stories, chorégraphié par Romain Borgeaud pour sa RB Dance Company, dont la captation est encore disponible pour quatre mois. Je dois avouer que ma toute première impression était un peu déceptive, m’était dit que ce ne serait a priori pas un ballet mais la découverte d’un monde nouveau. Il s’est avéré extrêmement difficile de ne projeter absolument aucun rapport avec le ballet devant une soirée narrative de danse, serait-on loin du classique – et encore, difficile également de ne reconnaître un peu de classique dans certains mouvements, même dans un style plus moderne. Cela se passe sur une scène de théâtre donc il ne faut pas non plus s’attendre à une révolution inédite dans le traitement de l’espace. En somme, ce n’est pas la bombe novatrice de mes attentes inconsidérées, pour autant cela vaut le détour malgré quelques éléments relevant du déjà-vu.

C’est déjà visuellement très bien réglé, l’ensemble a ce pouvoir hypnotique de la maîtrise, où chaque élément a une qualité soliste tout en formant un tout. Dans certains ballets, le corps qui accompagne un soliste peut sembler pastel avec ses mouvements plus basiques quand toute la virtuosité se concentre sur l’étoile, alors qu’un ensemble de haut niveau qui double les pas les plus techniques du ou de la soliste au centre est plus intéressant à regarder au lieu d’être relégué au rang d’accompagnant secondaire. Sans doute se trouve là une différence avec le ballet, il n’y a de recherche à montrer une différence hiérarchique de niveau ou de grade, l’ensemble est au niveau du protagoniste. D’ailleurs l’expression en solo ou duo est relativement rare à observer.

Pour ce qui est de la musique, j’ai y entendu un côté un peu terne, ou du moins peu contrasté, et bien que l’effet ne soit pas forcément plaisant ou flatteur à l’ouïe, je n’y pointerais pas forcément un défaut. Puisqu’il s’agit d’un spectacle narratif, on peut comprendre une forme de redondance comme servant le récit, en l’occurrence éviter un fond musical juste agréable se comprend s’il s’agit précisément de générer une sorte d’oppression ou d’inconfort sur le spectateur, qui fasse écho à celle ressentie par le protagoniste.

Comme cela ne dure qu’une heure, c’est bien plus bref que certains ballets classiques de deux à trois heures, donc si vous êtes curieux de la forme du récit par la danse, vous pouvez jeter un œil pour vous faire votre avis.

14 avr. 2025, 20:51
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Bonsoir !

Moi qui ne traine que rarement dans les musées, je viens aujourd’hui vous partager une exposition ! Il s’agit de l’expo « Aubusson tisse Tolkien » au collège des Bernardins à Paris, et qui dure jusqu’au 18 mai. C’est une exposition de tapisseries sur les thèmes du Seigneur des Anneaux et du Hobbit, parfois à partir de dessins de Tolkien lui-même.

J’ai trouvé les tapisseries vraiment très belles, avec de très beaux dégradés de couleurs, le tout dans un cadre assez beau dans un style gothique. La visite est gratuite (mais la réservation est obligatoire) et assez rapide (il doit y avoir une quinzaine de tapisseries, je n’ai pas compté), et l’expo est située assez près du musée de Cluny et de Notre Dame de Paris, donc si vous passez dans le coin n’hésitez pas !

Les ateliers d’Aubusson sont également en train de réaliser une série de tapisseries sur les films du studio Ghibli, donc hâte de voir ce que cela va donner.

Une petite photo de l’une des tapisseries pour vous donner envie :

Reducio
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Bonne soirée !

Septième année RP, puzzle sans cadre ⊱ fichefiche PRs

28 avr. 2025, 11:04
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Salutations matinales,

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Quelle découverte ! Ce n’est clairement pas la première série sur le ballet que je regarde, mais celle-ci s’est distinguée d’une manière qui la rend digne d’être partagée ici. Sortie ce jeudi dernier sur Prime, je suis tombé dessus par hasard en ouvrant le catalogue en fin de semaine et ai avalé les huit épisodes d’une traite. Les remarques ou commentaires risquent d’être un peu en vrac, compliqué de rassembler de façon cohérente toutes les réflexions qui se sont accumulées au cours du visionnage.

Contrairement à d’autres fictions sur le monde de la danse, j’ai eu l’impression qu’elle n’était pas uniquement pensée pour un public ‘geek’ du ballet, elle pourrait tout à la fois accrocher des personnes n’étant pas forcément branchées sur cet univers, tout en satisfaisant les gens friands de danse par sa présence appréciable.

Reducio
Pour en citer d’autres, des séries comme Dance Academy (dans une école de danse à Sidney), Find me in Paris et son spin-off Spellbound (à l’école de danse de l’Opéra de Paris, à Nanterre ; ‘validées’ par l’institution, tournées dans leurs véritables locaux) sont pensées pour les petits (enjeux moindres, antagonisme lissé ; quoique celle en Australie est déjà plus sombre), et je peine à m’imaginer un public pas plus attiré que ça par cet univers trouver un intérêt à suivre ce quotidien d’élèves de danse en 13*2 épisodes par saison – en revanche si on veut voir à quoi peut ressembler la formation des danseurs dans ces institutions, les petits projets créatifs, les exercices, c’est intéressant à suivre ; mais il faut attendre le midseason ou le finale pour avoir les plus gros morceaux de danse.


« Étoile » nous raconte un partenariat entre le ballet national – inspiré du ballet de l’Opéra national de Paris – et le ballet du Metropolitain de New York, qui s’échangent leurs meilleurs artistes dans l’espoir de ressusciter l’intérêt du public. Le traitement n’est pas uniquement focus sur la danse et l’approche technique, elle n’attend pas un public averti, et on voit un peu de tout : l’administratif, la compagnie, les répétitions, les créations, la vie en dehors de l’institution, même un peu la jeune génération des enfants de l’école.

Le côté coulisses, de montrer l’envers et l’endroit de la scène, me plaît. Cela pourrait rappeler à certains égards la série L’Opéra suivant également un ballet à Paris, tout en portant une proposition nouvelle et différente. Il est intéressant d’avoir l’ambiance qui alterne entre les deux villes, évoquant un peu le film Corbeau blanc sur Rudolf Noureev qui mélangeait aussi les langues entre le monde russe et parisien ; transposée entre les maisons d’opéra new-yorkaise et parisienne.

Tout comme pour la série L’Opéra, l’institution parisienne sert d’inspiration certaine, mais il ne s’agit pas de retrouver une transposition stricte de son fonctionnement, ce serait plutôt une interprétation (plus ou moins fantasmée). Le pas iconique du fameux défilé est intégré au générique, et on le voit même dans une scène de la série, pour nous ancrer ce point de référence, mais en temps on a conscience des libertés que permettent la fiction. Techniquement la direction de l’Opéra et la direction de la danse sont incarnées par deux têtes, mais nous n’en voyons qu’une dans la série (c’est comme s’ils avaient fusionné Alexander Neef et José Martínez ; plutôt de d’y voir un mauvais calque, je le reçois comme un moyen de se détacher de la responsabilité de réalisme, de rappeler que l’institution parisienne est une source d’inspiration, certes, mais qu’il n’est pas question de documenter avec finesse, les reportages IRL sont déjà faits pour ça – d’ailleurs si les véritables discussions du conseil administratif de l’Opéra vous intéressent, plutôt que celles scénarisées, il s’en trouve dans le récent documentaire Être noir à l’Opéra sur arte ou YT). En autre petite divergence qui nous confirme que ce n’est pas une pure copie du ballet irl, on a par exemple la variation de Gamzatti dont la danseuse semble instantanément reconnaître le costume, alors qu’il ne correspond pas à celui de production de Noureev, toujours au répertoire parisien. D’un autre côté, certains éléments collent très bien avec la réalité, quand l’étoile parisienne est enthousiaste à l’idée de danser le Casse-Noisette, dont les danseurs new-yorkais en ont assez car il y revient chaque année ; eh bien si on suit un peu la programmation parisienne, le Casse-Noisette a été dansé durant les fêtes 2023/24 pour la première fois depuis… 2014/15 ; la Belle au bois dormant au programme cette saison n’avait pas été dansée depuis 2013/14 (au point où des solistes cette saison étaient enfants à l’époque de la dernière représentation, qui leur a fait découvrir le ballet), parfois il faut bien compter une petite décennie pour le retour d’un ballet du répertoire, alors que certaines villes effectivement reprennent avec systématisme Casse-Noisette en Conte de Noël. Le côté ‘c’est le choix facile pour renflouer les caisses’ est aussi assez juste, déjà au 19e siècle, rien de tel qu’une Féerie quand un théâtre parisien traverse une mauvaise passe financière. C’est ce que je peux attendre d’une série, en somme : assez de références, repères pour reconnaître un cadre ; et tout de même me laisser transporter ailleurs par la liberté fictionnelle.

Je trouve l’insertion des tableaux dansés en Gala joliment intégrés, avec la projection des informations de base : titre, compositeur, chorégraphe, distribution. On croirait le replay d’un véritable évènement. Surtout, le programme correspond au répertoire réel de la danse dans ces institutions, on a notamment la reprise d’extraits de ballets de Marius Petipa, ainsi que du Christopher Wheeldon pour le contemporain – un ‘classique’ du contemporain, ses variations étaient au répertoire imposé du Prix de Lausanne ces dernières années. D’ailleurs quelle surprise de le voir sous deux modes : d’abord la reprise de Bound To pour la première soirée ; et puis… Wheeldon vient en personne s’incarner lui-même, on assiste aux séances de création d’un solo contemporain féminin pour former le point d’orgue de la saison.

La question du mécénat, et du contrôle des financeurs privés sur les choix artistiques et de gestion est abordée, ce que je trouve assez pertinent, il est connu que les financements publics ne suffisent et que les Opéras doivent dépendre de dons privés.

La mauvaise réception de la création aux codes inhabituels du chorégraphe fictif Tobias Bell pour le public parisien est également traitée, la nouveauté serait ‘indécente’, j’ai bien aimé que ce point soit développé. Que la remarque assassine vienne de la critique du journal Le Monde m’a paru assez réaliste, j’ai pu y lire des commentaires vraiment pas tendres à l’égard de créations chorégraphiques. Ça amène les réflexions du type : le public veut-il du tradi’ par conservatisme ancré, ou parce que l’on n’ose pas assez les exposer à des propositions artistiques et esthétiques qui les dépaysent, changent de leur confort routinier ? Dans le cadre de Paris, il y a aussi l’aspect historique, le monde théâtral de la capitale s’est construit autour de scènes ayant chacune leur identité, leur style, leur ‘catégorie’, et quelque part l’Opéra de Paris est plus associé à l’idée de la sauvegarde du classique quand le Théâtre National de la Danse à Chaillot serait plus disposé à accueillir la modernité.

! Spoil ? !
Reducio
Pour la présentation finale, ce n’est pas un coup scénaristique, c’est attendu mais sympathique à voir. Il y a deux façons de voir les coulisses. D’une part en tant que spectateur de la série, on voit tout ce qui précède la soirée. Mais dans la diégèse, a priori, le public dans la salle ne voit que le résultat. Tobias décide soudainement de grimper sur la scène pour revoir sa création, proposer quelque chose qui lui corresponde, n’étant pas satisfait du ‘premier jet’, il se met à changer les costumes, les pas, la mise en scène… pour arriver à une nouvelle proposition, au titre qui m’a plutôt séduit : whatever this is. C’est présenté comme révolutionnaire, ce qui pourrait s’appliquer à Paris, mais en réalité le côté workshop de chorégraphe qui explique son processus créatif, les répétitions en public où on voit les corrections données, où le créateur s’exprime sur ses intentions, ce n’est pas nouveau. D’autres compagnies le font, j’ai déjà assisté à la version répétitions-explications d’un ballet en Opéra ; et quelque part on a un peu de ça dans les lives du Prix de Lausanne où les chorégraphes des variations contemporaines dirigent les répétitions des candidats, les conseillent, expliquent la portée d’un pas, l’engagement attendu dans telle section. Aussi, assister à la genèse peut impacter la perception, le regard sur une œuvre. Ce n’est pas pareil de voir une variation de 2’, ou un workshop dédié au travail de cette variation. D’un autre côté, je suis assez partisan de la découverte de proposition scénique sans n’en rien savoir, pas même l’intrigue ou ce que c’est censé signifier.


Les personnages sont touchants, pour certaines personnalités ça aide de patienter quelques épisodes pour mieux les appréhender et nuancer l’impression du Pilote qui n’est pas l’épisode le plus convaincant. Il y a pas mal de touches de légèreté, certains échanges m’ont naturellement arraché le rire, on n’est pas dans le pesant ou sombre (pas de larmes alors que les séries de type drame me les tirent facilement, ce n’est pas du tout l’ambiance ‘souffrance de l’artiste’ à la Natalie Portman en Black Swan)

Bref, je m’arrête là, si ça vous tente et que vous y avez accès, pourquoi pas, ce n’est pas pointu au point d’exclure le public étranger à cet univers, ça ne va pas vous apprendre avec le plus grand réalisme qui soit le fonctionnement des institutions, mais ça se laisse voir, avec légèreté.

Reducio
Précision : bien sûr, l’une des qualités de cette fiction à mes yeux, le traitement plus adulte que les productions pour enfants, implique aussi que si vous avez 10/12 ans, vous pourriez être un peu jeune, il me semble que la barrière officielle est entre –12 et – 16 selon les épisodes.

2 mai 2025, 09:49
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Salutations matinales

Je vais essayer d’être concis. Ce pourrait presque être de la redite, mon premier message dans ce sujet, il y a bientôt quatre ans, vous présentait l’émission « Les Larmes de Mika » – le podcast radiophonique est d’ailleurs toujours disponible, si vous êtes curieux

Reducio
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C’est de nouveau cette facette de Mika qui m’amène ici. Il y a l’artiste, sa musique, celle qu’on entend en album, en clip, en captation de concert, même en film (Zodi et Téhu). Et puis il y le Mika qui nous parle non pas de la sienne, mais de la Musique. Avec sa connaissance sensationnelle du répertoire, et sa fine compréhension. Surtout, sa capacité de s’en exprimer, avec précision et pertinence. Il ne s’arrête pas au ‘waouh’ ou au ‘il n’y a pas les mots’. Quand Mika doit écouter, jauger de la musique, il sait poser les mots, définir l’indicible, nous faire comprendre les rouages musicaux qui suscitent une telle impression. Il sait expliquer, par exemple dans le cadre d’une compétition musicale, d’où vient un raté, un manque de portée, ou au contraire d’où vient le pouvoir d’une prestation. Sans passer par une analyse purement technique ou docte. Et j’adore l’écouter, parvenir à dépasser l’indescriptible.

Cette facette, il l’exprime dans l’émission britannique The Piano. Face à cet instrument, je suis loin d’être un public conquis d’avance. Il se pourrait même que j’ai tendance à avoir un cœur-de-pierre face au piano, à résister ou refuser son pouvoir, à vouloir n’entendre que ses faiblesses en comparaison avec la chaleur orchestrale. C’est pourquoi je ne m’étais pas précipité sur le programme à sa sortie en 2023, également rebuté par Lang-Lang, qu’on a tellement cherché à me forcer à aimer dans ma jeunesse, que je l’ai rejeté par défaut sans chercher à le connaître. L’annonce récente d’un album de Mika à paraître prochainement m’a amené à me lancer dans le visionnage de l’émission pour patienter. Comme une troisième saison vient d’être lancée, les épisodes depuis la première saison sont tous disponibles sur Channel 4 – si vous ne pouvez pas y accéder, il y a toujours de petits extraits sur leur chaîne YT (The Piano ou Channel 4 ), mais c’est beaucoup plus parcellaire.

Pour l’instant, je n’ai vu que la première saison, pas encore les éditions 2024 et 2025. Ce n’est pas du tout un concours de musique classique à la Piano Forest – un film sympathique sur cet univers, par ailleurs –, le concept est d’inviter des pianistes amateurs à jouer sur un piano de gare, tout est permis. Ce peut être du classique, du piano-voix, de l’improvisation, et même des compositions originales. On voit de tous les profils, toutes les histoires, on entend presque autant de discours sur la musique que de pianistes. Certains attribuent même un pouvoir salvateur à l’instrument. Ils se confient si intimement que la plupart des épisodes commence par un TW par rapport aux sujets sensibles que le piano leur permet d’exprimer. Ça doit être compliqué de trouver toutes les propositions touchantes, il y a une certaine hétérogénéité dans les phases de sélection, mais il faut avouer que quelques personnes ont la capacité de vous faire oublier que vous regardez un enregistrement, de vous happer dans leurs notes. Mika et Lang-Lang observent ce défilé de pianistes, leur but est d’en choisir un par gare, pour que les finalistes se produisent en un concert. Mika, bien sûr, nous explique ce qu’il se passe musicalement, mais j’ai également pu découvrir Lang-Lang comme je ne me l’imaginais pas. En tant que pianiste, il incarne peut-être le côté plus technique des commentaires, mais n’est pas dénué d’une part de sensibilité.

La phase de préparation du concert est particulièrement intéressante. Certaines métaphores peuvent parfois sonner un peu creuses. Tailler un diamant ou un talent brut, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Mika, en plus de savoir comprendre et formuler une impression musicale ; parvient à aiguiller les artistes sur le chemin de leur propre expression. On voit véritablement un orfèvre à l’œuvre, le cisèlement ; on peut percevoir avec clarté la transformation entre l’effet brut de l’audition d’un candidat, et l’articulation maîtrisée, nuancée, sublimée de son pouvoir, qui vous touche encore plus finement. Alors que l’idée d’une émission sur le piano me faisait soupirer de scepticisme, j’ai fini un sourire béat et les yeux brillants sur certains passages.

J’imagine que ce programme n’est pas une découverte pour les fervents amateurs de l’instrument, mais si vous ne vous sentez pas spécialement proches, les éclairages de Mika sont une plus-value pour comprendre, et il se peut que certaines âmes vous fassent songer : * … le piano peut ça ?*