Pas plus de lendemains maudits
Fait suite à ce rp
Dans la soirée même, après avoir transplané.
— Je suis un sorcier.
Pas de détours, pas d'hésitations ; tu as préféré aller droit au but, ignorant si c'était la meilleure approche pour cette situation délicate, ou même si Winnie te croirait. Mais la colère qui bouillonne dans ton sang te rend impulsif ; tu revis encore l'entrevue avec tes parents et à quel point ça a mal tourné. "Leur faute", te dis-tu, et pourtant, tu sens le poids de ta propre responsabilité. Tu préfères mettre de côté cette pensée, l'enterrer au plus profond de tes entrailles pour te concentrer sur l'essentiel : toi, Winnie et la révélation que tu viens de faire.
Alors que tes mots résonnent dans l'air chargé de tension, le regard de Winnie oscille entre surprise et incrédulité, tentant de démêler la vérité de la blague, bien qu'en te voyant aussi sérieux, cela la perturbe. Mais elle doit le savoir, car l'enfant qu'elle porte, le vôtre, peut hériter de ton gène. Elle finit par ouvrir la bouche et toi, t'es pendu à ses lèvres, mais aucun son n'en sort. À défaut de pouvoir te détendre, tu retiens donc ton souffle ; tu aurais dû prendre des pincettes en te souvenant tardivement qu'elle est chrétienne et profondément ancrée dans sa foi.
Le silence persiste, la seconde qui vient de s'écouler signer la minute. Tu te demandes avec une certaine appréhension à quoi elle peut bien penser, regrettant de ne pas être legilimens, mais bien vite, l'idée même d'envahir l'intimité des pensées d'autrui te met mal à l'aise. Toi, tu n'aimerais pas qu'on puisse ainsi voler ce qui se passe dans ta tête.
Finalement, Winnie secoue légèrement la tête, comme pour chasser les pensées confuses qui l'assaillent. Ses yeux rencontrent les tiens, cherchant une confirmation, une explication, une échappatoire à cette réalité qui défie toute logique pour toute personne déconnectée de leurs deux mondes bien distincts. Prenant ce silence au mot, tu extirpes ta baguette de ta poche d'une main tremblante, tu dois l'avouer. Tu es nerveux, mais tu canalise cette émotion, alors que tu use du catalyseur. D'un simple "Accio", le trousseau de clés de l'appartement vient à toi, flottant dans les airs avant de reposer dans ta paume. Tu les présentes ensuite à Winnie, dont les yeux s'écarquillent d'étonnement.
Elle accepte les clés d'un geste presque automatique, ses doigts frôlant la froideur métallique du trousseau. Le poids de la réalité semble encore plus lourd, alors que le cliquetis des clés résonne comme le symbole tangible d'un changement imminent.
— Je... je ne sais pas quoi penser de tout ça, murmure-t-elle, son regard se perdant dans l'inconnu.
Et à force de vivre ensemble, tu sens d'instinct qu'elle brûle d'envie d'empoigner la croix qui enlace son cou, mais qu'elle se retient avec force, sans que tu ne comprennes tout à fait pourquoi, toi qui désire tant la rassurer, lui garantir que ça ne changera rien à votre vie, mais tu sais que ce serait lui mentir.
Les mots se perdent parfois dans l'ampleur des émotions, et tu te retrouves là, impuissant face à la réalité qui prend forme.
— Le bébé, sera-t-il affecté ? demande-t-elle soudainement.
— Il est possible qu'il naisse sans pouvoirs, tout comme il est possible qu'il naisse avec.
— La roulette russe... blague-t-elle sans trop de conviction.
Vous vous regardez, cherchant des réponses dans les yeux de l'autre. Tu lui souris, mais il est teinté d'une tristesse que tu ne peux dissimuler. La réalité de la situation est implacable et chaque mot prononcé résonne comme un rappel brutal de ce qui vous attend ; le grand inconnu.
Rien ne sera plus comme avant.
Tu sens le poids de la responsabilité s'abattre sur tes épaules, une sensation lourde et concrète qui t'écrase. Les mots acerbes de tes parents résonnent encore dans ta tête : égoïste, irresponsable. Ils te touchent, te secouent, mais ne te brisent pas. Tu refuses de te laisser submerger par le doute. Pas question de flancher, pas maintenant. Tu te rappelles pourquoi tu as pris cette décision, pourquoi tu t'y es jeté corps et âme. Parce que tu crois en toi, en tes convictions, en ta capacité à assumer les conséquences de tes actes , tu as une responsabilité envers elle, ce bébé, ta famille.
Seulement si Winnie le veut.
L'épée de Damoclès.
— Alors, qu'est-ce qu'on fait ? oses-tu demander, peut-être trop impatient.
Elle hausse les épaules, fait les cent pas, alors que machinalement, elle tapote le bout de ses doigts contre ses lèvres.
— Je... Je ne suis pas sûre, commence-t-elle d'une voix hésitante. J'ai besoin de temps pour assimiler cette révélation, tu comprends. C'est un choc, mais ça ne change rien au fait que nous devons assumer ce bébé, peu importe s'il est comme toi ou non, ou qui tu es finalement.
Parce qu'il faut être deux pour faire un bébé et que vous avez tous les deux merdé en oubliant le principe même de se protéger. Alors, tu acquiesces lentement, incapable de trouver les mots pour combler ce silence. Dans cette atmosphère qui semble tout de fois s'apaiser, tu prends conscience de l'importance capitale de cette femme à tes côtés. Sa présence te réconforte, t'aide à maintenir la tête hors de l'eau, toi qui t'efforce encore à regagner le rivage. Tu réalises soudain à quel point ta vie serait vide sans elle, et l'idée de la perdre te glace le sang.
— J'vais nous faire du café et toi, tu vas m'en dire plus, histoire que je me couche moins bête, déclare ton amie en se dirigeant vers la cuisine.
Tu la regardes s'éloigner, puis tu la suis, excité à l'idée de pouvoir enfin tout lui dire. Avec un enthousiasme palpable, tu dévoiles chaque détail : ta première manifestation de magie, ton entrée à Poudlard, tes études au château, Serdaigle, le Quidditch... Rien n'est laissé de côté de cette adolescence qui te rend nostalgique. Cette vie d'insouciance te manque terriblement, une sensation que tu ressens profondément, même si tu sais que c'est dangereux de s'y complaire. Mais il est difficile de ne pas se laisser emporter par la nostalgie quand tout semblait plus simple à cet âge qu'on dit bête.
Aucun lendemain maudit, juste un temps béni.
Dans la soirée même, après avoir transplané.
— Je suis un sorcier.
Pas de détours, pas d'hésitations ; tu as préféré aller droit au but, ignorant si c'était la meilleure approche pour cette situation délicate, ou même si Winnie te croirait. Mais la colère qui bouillonne dans ton sang te rend impulsif ; tu revis encore l'entrevue avec tes parents et à quel point ça a mal tourné. "Leur faute", te dis-tu, et pourtant, tu sens le poids de ta propre responsabilité. Tu préfères mettre de côté cette pensée, l'enterrer au plus profond de tes entrailles pour te concentrer sur l'essentiel : toi, Winnie et la révélation que tu viens de faire.
Alors que tes mots résonnent dans l'air chargé de tension, le regard de Winnie oscille entre surprise et incrédulité, tentant de démêler la vérité de la blague, bien qu'en te voyant aussi sérieux, cela la perturbe. Mais elle doit le savoir, car l'enfant qu'elle porte, le vôtre, peut hériter de ton gène. Elle finit par ouvrir la bouche et toi, t'es pendu à ses lèvres, mais aucun son n'en sort. À défaut de pouvoir te détendre, tu retiens donc ton souffle ; tu aurais dû prendre des pincettes en te souvenant tardivement qu'elle est chrétienne et profondément ancrée dans sa foi.
Le silence persiste, la seconde qui vient de s'écouler signer la minute. Tu te demandes avec une certaine appréhension à quoi elle peut bien penser, regrettant de ne pas être legilimens, mais bien vite, l'idée même d'envahir l'intimité des pensées d'autrui te met mal à l'aise. Toi, tu n'aimerais pas qu'on puisse ainsi voler ce qui se passe dans ta tête.
Finalement, Winnie secoue légèrement la tête, comme pour chasser les pensées confuses qui l'assaillent. Ses yeux rencontrent les tiens, cherchant une confirmation, une explication, une échappatoire à cette réalité qui défie toute logique pour toute personne déconnectée de leurs deux mondes bien distincts. Prenant ce silence au mot, tu extirpes ta baguette de ta poche d'une main tremblante, tu dois l'avouer. Tu es nerveux, mais tu canalise cette émotion, alors que tu use du catalyseur. D'un simple "Accio", le trousseau de clés de l'appartement vient à toi, flottant dans les airs avant de reposer dans ta paume. Tu les présentes ensuite à Winnie, dont les yeux s'écarquillent d'étonnement.
Elle accepte les clés d'un geste presque automatique, ses doigts frôlant la froideur métallique du trousseau. Le poids de la réalité semble encore plus lourd, alors que le cliquetis des clés résonne comme le symbole tangible d'un changement imminent.
— Je... je ne sais pas quoi penser de tout ça, murmure-t-elle, son regard se perdant dans l'inconnu.
Et à force de vivre ensemble, tu sens d'instinct qu'elle brûle d'envie d'empoigner la croix qui enlace son cou, mais qu'elle se retient avec force, sans que tu ne comprennes tout à fait pourquoi, toi qui désire tant la rassurer, lui garantir que ça ne changera rien à votre vie, mais tu sais que ce serait lui mentir.
Les mots se perdent parfois dans l'ampleur des émotions, et tu te retrouves là, impuissant face à la réalité qui prend forme.
— Le bébé, sera-t-il affecté ? demande-t-elle soudainement.
— Il est possible qu'il naisse sans pouvoirs, tout comme il est possible qu'il naisse avec.
— La roulette russe... blague-t-elle sans trop de conviction.
Vous vous regardez, cherchant des réponses dans les yeux de l'autre. Tu lui souris, mais il est teinté d'une tristesse que tu ne peux dissimuler. La réalité de la situation est implacable et chaque mot prononcé résonne comme un rappel brutal de ce qui vous attend ; le grand inconnu.
Rien ne sera plus comme avant.
Tu sens le poids de la responsabilité s'abattre sur tes épaules, une sensation lourde et concrète qui t'écrase. Les mots acerbes de tes parents résonnent encore dans ta tête : égoïste, irresponsable. Ils te touchent, te secouent, mais ne te brisent pas. Tu refuses de te laisser submerger par le doute. Pas question de flancher, pas maintenant. Tu te rappelles pourquoi tu as pris cette décision, pourquoi tu t'y es jeté corps et âme. Parce que tu crois en toi, en tes convictions, en ta capacité à assumer les conséquences de tes actes , tu as une responsabilité envers elle, ce bébé, ta famille.
Seulement si Winnie le veut.
L'épée de Damoclès.
— Alors, qu'est-ce qu'on fait ? oses-tu demander, peut-être trop impatient.
Elle hausse les épaules, fait les cent pas, alors que machinalement, elle tapote le bout de ses doigts contre ses lèvres.
— Je... Je ne suis pas sûre, commence-t-elle d'une voix hésitante. J'ai besoin de temps pour assimiler cette révélation, tu comprends. C'est un choc, mais ça ne change rien au fait que nous devons assumer ce bébé, peu importe s'il est comme toi ou non, ou qui tu es finalement.
Parce qu'il faut être deux pour faire un bébé et que vous avez tous les deux merdé en oubliant le principe même de se protéger. Alors, tu acquiesces lentement, incapable de trouver les mots pour combler ce silence. Dans cette atmosphère qui semble tout de fois s'apaiser, tu prends conscience de l'importance capitale de cette femme à tes côtés. Sa présence te réconforte, t'aide à maintenir la tête hors de l'eau, toi qui t'efforce encore à regagner le rivage. Tu réalises soudain à quel point ta vie serait vide sans elle, et l'idée de la perdre te glace le sang.
— J'vais nous faire du café et toi, tu vas m'en dire plus, histoire que je me couche moins bête, déclare ton amie en se dirigeant vers la cuisine.
Tu la regardes s'éloigner, puis tu la suis, excité à l'idée de pouvoir enfin tout lui dire. Avec un enthousiasme palpable, tu dévoiles chaque détail : ta première manifestation de magie, ton entrée à Poudlard, tes études au château, Serdaigle, le Quidditch... Rien n'est laissé de côté de cette adolescence qui te rend nostalgique. Cette vie d'insouciance te manque terriblement, une sensation que tu ressens profondément, même si tu sais que c'est dangereux de s'y complaire. Mais il est difficile de ne pas se laisser emporter par la nostalgie quand tout semblait plus simple à cet âge qu'on dit bête.
Aucun lendemain maudit, juste un temps béni.
| Anxiété sociale : introverti || ✓ flood & mp || x jeu & animation |
"Je préfère pas, raconter ça, personne n’y croit" Pomme - _Jan carte de noël color : #A47786 |
Absence : 00.00.00 à 00.00.00 Activité : grosse baisse |