Le Moldu pour les nuls
- Tu crois donc que le sang détermine la capacité à apprendre et permet d'acquérir la sagesse de la connaissance ?
- Bien sûr que non.
Lavinia tiqua. Comment ça, bien sûr que non ? Elle avait répondu par réflexe, dans le but de contredire son interlocutrice, sans vraiment réfléchir à la question. Est-ce le sang, l'hérédité, qui déterminait la capacité d'apprendre ou la capacité d'être sage ? Cela l'aurait arrangé, bien sûr, mais Là n'était pas vraiment la question. Les moldus étaient dangereux, et donc capable d'intelligence. La frontière qui les séparait était davantage liée à la magie, à l'appartenance ou non au monde des sorciers. Aux conséquences qu'un mélange entre les deux peuples pouvaient entraîner.
En tout cas, c'est ce qu'elle avait crû. Mais était-ce vraiment la vérité ? Est-ce bien ainsi que ses parents lui avaient présentés les choses ? Ils étaient méprisants envers les non-mages, rejetaient les faux-sorciers aux sang-moldus. Mais les raisons qu'avançait l'esprit de Lavinia aujourd'hui correspondaient-elles à leurs explications ? Elle l'espérait... Car elle n'oserait jamais leur poser la question frontalement.
- Ce n'est pas une question d'intelligence ou de sagesse. Je parle de faits. Les cours sont rallongés, à vouloir expliquer des choses aux nés-moldus qui n'ont pas pris sur eux de se renseigner avant. On perd du temps à leur expliquer comment tenir une baguette, ce qu'est un botruc, que les centaures existent bel et bien, ou que sais-je encore... Des choses que tous nés-sorciers savent déjà.
Mine de rien, Eileen avait réussi à la déstabiliser. Et comme souvent, dans ces situations, Lavinia se raccrochait à des données factuelles, comme on se raccrocherait à une branche quand on se sent chuter. La petite Campbell était un peu frustrée que l'aiglonne déplace le débat, sentant sa jubilation malsaine descendre un peu, englouti par des réflexions et des doutes qu'elle ne pensait pas avoir. Finalement, Lavinia accueillit le changement de sujet avec flegme.
- Je ne sais pas, avoue-t-elle. Je travaillerai au service du conseil et de la société sorcière. Peut-être une école de magistrature, ou de sciences politiques... J'ai encore le temps de choisir.
Mais ce n'était pas vraiment une perspective qui la passionnait. Le domaine de la beauté et de l'apparence l'attirait davantage. Enfant, elle avait même joué à la magicienne esthétique... Mais là encore, quand elle se projetait, ce n'était que dans des images ternes et sans saveurs que lui renvoyait ce futur rêvé. Était-ce vraiment ça qu'elle voulait ?...
- Et toi ?
- Bien sûr que non.
Lavinia tiqua. Comment ça, bien sûr que non ? Elle avait répondu par réflexe, dans le but de contredire son interlocutrice, sans vraiment réfléchir à la question. Est-ce le sang, l'hérédité, qui déterminait la capacité d'apprendre ou la capacité d'être sage ? Cela l'aurait arrangé, bien sûr, mais Là n'était pas vraiment la question. Les moldus étaient dangereux, et donc capable d'intelligence. La frontière qui les séparait était davantage liée à la magie, à l'appartenance ou non au monde des sorciers. Aux conséquences qu'un mélange entre les deux peuples pouvaient entraîner.
En tout cas, c'est ce qu'elle avait crû. Mais était-ce vraiment la vérité ? Est-ce bien ainsi que ses parents lui avaient présentés les choses ? Ils étaient méprisants envers les non-mages, rejetaient les faux-sorciers aux sang-moldus. Mais les raisons qu'avançait l'esprit de Lavinia aujourd'hui correspondaient-elles à leurs explications ? Elle l'espérait... Car elle n'oserait jamais leur poser la question frontalement.
- Ce n'est pas une question d'intelligence ou de sagesse. Je parle de faits. Les cours sont rallongés, à vouloir expliquer des choses aux nés-moldus qui n'ont pas pris sur eux de se renseigner avant. On perd du temps à leur expliquer comment tenir une baguette, ce qu'est un botruc, que les centaures existent bel et bien, ou que sais-je encore... Des choses que tous nés-sorciers savent déjà.
Mine de rien, Eileen avait réussi à la déstabiliser. Et comme souvent, dans ces situations, Lavinia se raccrochait à des données factuelles, comme on se raccrocherait à une branche quand on se sent chuter. La petite Campbell était un peu frustrée que l'aiglonne déplace le débat, sentant sa jubilation malsaine descendre un peu, englouti par des réflexions et des doutes qu'elle ne pensait pas avoir. Finalement, Lavinia accueillit le changement de sujet avec flegme.
- Je ne sais pas, avoue-t-elle. Je travaillerai au service du conseil et de la société sorcière. Peut-être une école de magistrature, ou de sciences politiques... J'ai encore le temps de choisir.
Mais ce n'était pas vraiment une perspective qui la passionnait. Le domaine de la beauté et de l'apparence l'attirait davantage. Enfant, elle avait même joué à la magicienne esthétique... Mais là encore, quand elle se projetait, ce n'était que dans des images ternes et sans saveurs que lui renvoyait ce futur rêvé. Était-ce vraiment ça qu'elle voulait ?...
- Et toi ?
Le Moldu pour les nuls
Eileen savoura intérieurement le cri du cœur que son interlocutrice venait de lâcher. Là encore, elle se contredisait mais ne semblait pas forcément en avoir conscience. Plus que faire comprendre son point de vue à Lavinia ce que cherchait l'irlandaise était plus lui faire comprendre que les enseignements qu'elle avait reçu reposaient sur des faits corrompus.
C'était par la connaissance et la compréhension que l'on réussissait à faire passer les messages. Encore fallait-il que la personne en face soit réceptive un minimum... La Serpentard ne semblait pas obtuse mais l'éducation était profondément ancrée en elle-même, comme chez chaque enfant. Il n'était pas évident de remettre en cause ce qu'on avait appris. Eileen elle-même se fit la réflexion qu'elle ne se souvenait pas avoir remis en question des apprentissages qu'elle considérait comme essentiels de ses parents. Peut-être Lavinia était-elle plus courageuse qu'elle ?
Les cours étaient rallongés oui, c'était indiscutable. Mais le devait-on vraiment à ceux qui n'étaient pas nés-sorciers ? Comment aborder la chose ?
- "Avant d'étudier quelque chose, c'est bien de revoir la base pour s'assurer que tout le monde est au même niveau de compréhension. L'avantage, c'est que les cours rallongés sont plus faciles pour les né-sorciers... Ca leur donne de l'avance et leur permet donc d'avoir de bonnes notes... En fin de compte, les né-sorciers ne devraient-ils pas remercier les autres sorciers pour leurs nombreux "Optimal" facilement obtenus ?"
Là aussi la Serdaigle appuyait sur un état de fait qui ferait réfléchir la verte. Non les né-sorciers n'avaient pas forcément tous des "Optimal" et parfois ils étaient en difficulté là où d'autres excellaient. Il était certain que si elle l'avait évoqué aussi ouvertement, elle aurait eu un retour de bâton... aussi s'en était-elle bien prémunie...
Les études qu'évoquaient la jeune fille ne semblaient pas l'emballer particulièrement. Etait-ce des filières qui demandaient un arbre généalogique ? Elle préféra ne pas évoquer le sujet, évitant une fois de plus une pierre sur le chemin de la discussion. Elle estima préférable de s'intéresser vraiment à sa camarade de promotion, car c'est ce qu'elle aimait profondément : l'échange constructif avec les autres.
- "Donc juge ou membre du conseil ou d'un lobby ? "
Quand elle lui demanda à son tour ce qu'elle envisageait, Eileen répondit :
- "Comme tu dis, j'ai le temps de réfléchir. Difficile à dire ! Magizoologiste peut-être ? Ca me permettrait de voyager et travailler avec les créatures magiques... Ou fabricante de baguettes magiques ? Ca doit être passionnant de pouvoir communiquer au-delà de ce qu'on fait avec son propre catalyseur !"
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C'était par la connaissance et la compréhension que l'on réussissait à faire passer les messages. Encore fallait-il que la personne en face soit réceptive un minimum... La Serpentard ne semblait pas obtuse mais l'éducation était profondément ancrée en elle-même, comme chez chaque enfant. Il n'était pas évident de remettre en cause ce qu'on avait appris. Eileen elle-même se fit la réflexion qu'elle ne se souvenait pas avoir remis en question des apprentissages qu'elle considérait comme essentiels de ses parents. Peut-être Lavinia était-elle plus courageuse qu'elle ?
Les cours étaient rallongés oui, c'était indiscutable. Mais le devait-on vraiment à ceux qui n'étaient pas nés-sorciers ? Comment aborder la chose ?
- "Avant d'étudier quelque chose, c'est bien de revoir la base pour s'assurer que tout le monde est au même niveau de compréhension. L'avantage, c'est que les cours rallongés sont plus faciles pour les né-sorciers... Ca leur donne de l'avance et leur permet donc d'avoir de bonnes notes... En fin de compte, les né-sorciers ne devraient-ils pas remercier les autres sorciers pour leurs nombreux "Optimal" facilement obtenus ?"
Là aussi la Serdaigle appuyait sur un état de fait qui ferait réfléchir la verte. Non les né-sorciers n'avaient pas forcément tous des "Optimal" et parfois ils étaient en difficulté là où d'autres excellaient. Il était certain que si elle l'avait évoqué aussi ouvertement, elle aurait eu un retour de bâton... aussi s'en était-elle bien prémunie...
Les études qu'évoquaient la jeune fille ne semblaient pas l'emballer particulièrement. Etait-ce des filières qui demandaient un arbre généalogique ? Elle préféra ne pas évoquer le sujet, évitant une fois de plus une pierre sur le chemin de la discussion. Elle estima préférable de s'intéresser vraiment à sa camarade de promotion, car c'est ce qu'elle aimait profondément : l'échange constructif avec les autres.
- "Donc juge ou membre du conseil ou d'un lobby ? "
Quand elle lui demanda à son tour ce qu'elle envisageait, Eileen répondit :
- "Comme tu dis, j'ai le temps de réfléchir. Difficile à dire ! Magizoologiste peut-être ? Ca me permettrait de voyager et travailler avec les créatures magiques... Ou fabricante de baguettes magiques ? Ca doit être passionnant de pouvoir communiquer au-delà de ce qu'on fait avec son propre catalyseur !"
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5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Le Moldu pour les nuls
Eileen se contredisait, ou plutôt, elle donnait elle-même des arguments et des affirmations qui auraient pû sortir de la bouche de la petite Campbell. Lavinia la fixa, indécise et suspicieuse. "Est-ce que les nés-sorciers ont plus d'Optimal que les autres ?... Pas sûr, justement." se dit-elle intérieurement, en voyant le visage d'un crapaud très particulier jaillir dans son esprit. Ernest avait de bonnes notes, Eileen aussi. On pouvait toujours dire que c'était leur demi-sang sorcier qui donnait ce résultat... Mais bon. Oh, Lavinia se défendait bien elle-aussi, mais justement, elle devait se défendre pour continuer à obtenir une meilleur moyenne que n'importe quel sang-moldu. C'était une question de fierté. Et elle devait faire des efforts dans ce sens, ce n'était pas innée chez elle, contrairement à ce qu'elle aimait faire croire.
Devant les questions sur l'orientation, Lavinia haussa les épaules silencieusement. Juge ? Peut-être. Peut-être pas. Elle ne connaissait pas bien le métier, en vérité. Membre du conseil ? Le visage de son père passa un moment dans son esprit. Lui, elle l'imaginait bien au conseil. Elle était pratiquement sûre qu'il briguait déjà un siège, n'importe lequel. Elle avait même imaginé son frère, il y a longtemps, au côté de son père dans un grand hémicycle, à légiférer sur l'avenir et le bonheur de la société sorcière. Elle, jamais. Tout ce que Lavinia savait, c'était qu'elle voulait être utile, qu'elle voulait rendre fière ses parents. Mais elle ignorait quel chemin prendre pour y arriver. Et si cette destination lui plairait, une fois les sacrifices réalisés pour l'atteindre. Il faudrait sans doute qu'elle en parle à son père, si Scipion Campbell ne prenait pas lui-même les devants. Après tout, le choix de la filière de troisième année approchait...
Lavinia écouta Eileen parler de ses propres objectifs de carrière, et observa sa manière de lier le métier de ses rêves à ses propres aspirations. Elle aimait voyager, elle aimait les créatures magiques... Et Lavinia, elle, qu'est-ce qu'elle aimait ? Qu'est-ce qui lui plaisait au point d'imaginer en vivre pendant des années ? La poitrine de la petite Campbell se serra. Elle ne savait pas. On ne gagnait pas sa vie en apprenant de nouveaux sortilèges, ni en critiquant l'apparence des personnes, ni en désherbant des pots de fleurs. Pas suffisamment du moins, et clairement pas de la manière qu'une Campbell devrait la gagner.
- Tu m'en diras tant, siffla-t-elle entre ses dents et en détournant le regard.
Elle n'aimait pas la sensation que cette discussion faisait naître en elle.
- Au moins, ça sera des études accessibles pour toi, il me semble.
Lavinia portait toujours à bout de bras, caché derrière ses larges manches noires, le dictionnaire qu'elle avait trouvé. La discussion avait heureusement déviée, mais il fallait bien qu'elle repose ce livre trop gros pour elle, et qu'elle quitte cet affreux rayonnage d'étude de moldus.
- Maintenant, si tu veux bien m'excuser...
La petite Campbell ne savait pas trop comment terminer la conversion. "Tu ne lui dois rien" aurait dit sa mère. C'était une demi-bourbe, de toute façon. Elle aurait pû la quitter là, sans un regard, ni un mot. Mais elles avaient discuté, échangé, défendu leurs visions si différentes. Aucune n'avait gagné à faire changer l'autre d'avis, mais cela n'avait pas vraiment été le but des deux filles. On aurait presque pû dire que l'échange avait été stimulant. La discussion avait été certes désagréable, tendue, bousculant des idées et faisant naître de nouvelles questions. Mais elle n'avait pas été agressive. Et pour une fois, cela faisait du bien.
- A plus tard, marmonna Lavinia, dans une ombre de politesse amorcée, avant de tourner une nouvelle fois les talons, mettant fin à la discussion.
Fin pour moi, si ça te convient
! Merci pour ce chouette rp
Devant les questions sur l'orientation, Lavinia haussa les épaules silencieusement. Juge ? Peut-être. Peut-être pas. Elle ne connaissait pas bien le métier, en vérité. Membre du conseil ? Le visage de son père passa un moment dans son esprit. Lui, elle l'imaginait bien au conseil. Elle était pratiquement sûre qu'il briguait déjà un siège, n'importe lequel. Elle avait même imaginé son frère, il y a longtemps, au côté de son père dans un grand hémicycle, à légiférer sur l'avenir et le bonheur de la société sorcière. Elle, jamais. Tout ce que Lavinia savait, c'était qu'elle voulait être utile, qu'elle voulait rendre fière ses parents. Mais elle ignorait quel chemin prendre pour y arriver. Et si cette destination lui plairait, une fois les sacrifices réalisés pour l'atteindre. Il faudrait sans doute qu'elle en parle à son père, si Scipion Campbell ne prenait pas lui-même les devants. Après tout, le choix de la filière de troisième année approchait...
Lavinia écouta Eileen parler de ses propres objectifs de carrière, et observa sa manière de lier le métier de ses rêves à ses propres aspirations. Elle aimait voyager, elle aimait les créatures magiques... Et Lavinia, elle, qu'est-ce qu'elle aimait ? Qu'est-ce qui lui plaisait au point d'imaginer en vivre pendant des années ? La poitrine de la petite Campbell se serra. Elle ne savait pas. On ne gagnait pas sa vie en apprenant de nouveaux sortilèges, ni en critiquant l'apparence des personnes, ni en désherbant des pots de fleurs. Pas suffisamment du moins, et clairement pas de la manière qu'une Campbell devrait la gagner.
- Tu m'en diras tant, siffla-t-elle entre ses dents et en détournant le regard.
Elle n'aimait pas la sensation que cette discussion faisait naître en elle.
- Au moins, ça sera des études accessibles pour toi, il me semble.
Lavinia portait toujours à bout de bras, caché derrière ses larges manches noires, le dictionnaire qu'elle avait trouvé. La discussion avait heureusement déviée, mais il fallait bien qu'elle repose ce livre trop gros pour elle, et qu'elle quitte cet affreux rayonnage d'étude de moldus.
- Maintenant, si tu veux bien m'excuser...
La petite Campbell ne savait pas trop comment terminer la conversion. "Tu ne lui dois rien" aurait dit sa mère. C'était une demi-bourbe, de toute façon. Elle aurait pû la quitter là, sans un regard, ni un mot. Mais elles avaient discuté, échangé, défendu leurs visions si différentes. Aucune n'avait gagné à faire changer l'autre d'avis, mais cela n'avait pas vraiment été le but des deux filles. On aurait presque pû dire que l'échange avait été stimulant. La discussion avait été certes désagréable, tendue, bousculant des idées et faisant naître de nouvelles questions. Mais elle n'avait pas été agressive. Et pour une fois, cela faisait du bien.
- A plus tard, marmonna Lavinia, dans une ombre de politesse amorcée, avant de tourner une nouvelle fois les talons, mettant fin à la discussion.
Fin pour moi, si ça te convient
Le Moldu pour les nuls
Eileen voyait presque les rouages de l'esprit de son interlocutrice s'enclencher lorsqu'elle allait dans son sens tout en lui faisant soulever d'obligatoires questions. Elle savait Lavinia intelligente et parvenir à l'amener à remettre en question de choses sans la bousculer verbalement était une vraie gageure. Car la jeune fille était aussi très prompte à l'agressivité. Et l'agressivité amenait l'agressivité. Ce n'était pas facile de se contrôler.
Et même si les questions étaient soulevées et que la Serpentard n'était visiblement prête à y amener des réponses dans l'immédiat, Eileen fut persuadée que cet échange serait propice à une réflexion ultérieure. Au moins, elle avait donné du grain à moudre à sa camarade de promotion. C'était là le principal. On ne changeait son opinion si profondément ancrée en une seule discussion !
Le langage corporel de la Serpentard était étonnant à lire. Elle n'avait visiblement jamais réfléchi plus avant, ni sur ce qu'elle croyait être une vérité engendrait comme conséquence quant à la réussite des uns et des autres, ni sur ce qu'elle aimerait faire. Ses propres aspirations étaient reléguées derrière une vision clairement politique, des idéaux familiaux...
Cela ramena la pensée de la jeune fille à l'époque des unions politiques de rois pour nouer des alliances, au choix imposé aux garçons pour l'aîné d'aller à la guerre, pour le cadet de rejoindre les ordres et pour les filles de faire un bon mariage. Finalement, une sorte de despotisme au sein de certaines familles continuait à régner de nos jours, ce qui fit mal au cœur de la jeune fille. Lavinia n'avait pas le choix et si elle ouvrait les yeux sur la vérité, si elle remettait en question des vérités qu'on lui avait enseigné, elle risquait de perdre le soutien de sa famille.
En y pensant, elle était dans une situation inextricable. Elle devait choisir entre penser par elle-même et suivre le chemin de son bonheur d'une part et faire la fierté de ses parents et de sa famille d'autre part. Beaucoup avait choisi la deuxième option beaucoup plus facile, et pourtant bien plus cruelle pour eux. Que ferait la jeune élève ? Ca ne tenait qu'à elle.
Une certaine peine s'empara du coeur de l'irlandaise pour celle qui lui disait à présent combien les études qu'elle choisissait seraient accessibles pour elle. Eileen sourit en réponse. Tout était possible quand on s'en donnait les moyens. Et Eileen ne laisserait pas quelqu'un d'autre tracer sa route !
Même si le Secret Magique la faisait souffrir en tant que sang-mêlée vis-à-vis de sa relation familiale, elle se rendait compte à présent qu'être née-sorcière n'était pas un sort plus avantageux. Au moins, elle était-elle libre de son avenir.
Lavinia voulait visiblement mettre fin à la conversation. Lorsqu'elle la salua, Eileen lui répondit amicale et d'un sourire franc :
- "Ce sera avec plaisir !"
Elle sentait sous la carapace de sa camarade de promotion un cœur en souffrance. Peut-être pourrait-elle l'aider si Lavinia lui en laissait l'occasion.
493
Fin du RP pour moi aussi !
Merci !
Et même si les questions étaient soulevées et que la Serpentard n'était visiblement prête à y amener des réponses dans l'immédiat, Eileen fut persuadée que cet échange serait propice à une réflexion ultérieure. Au moins, elle avait donné du grain à moudre à sa camarade de promotion. C'était là le principal. On ne changeait son opinion si profondément ancrée en une seule discussion !
Le langage corporel de la Serpentard était étonnant à lire. Elle n'avait visiblement jamais réfléchi plus avant, ni sur ce qu'elle croyait être une vérité engendrait comme conséquence quant à la réussite des uns et des autres, ni sur ce qu'elle aimerait faire. Ses propres aspirations étaient reléguées derrière une vision clairement politique, des idéaux familiaux...
Cela ramena la pensée de la jeune fille à l'époque des unions politiques de rois pour nouer des alliances, au choix imposé aux garçons pour l'aîné d'aller à la guerre, pour le cadet de rejoindre les ordres et pour les filles de faire un bon mariage. Finalement, une sorte de despotisme au sein de certaines familles continuait à régner de nos jours, ce qui fit mal au cœur de la jeune fille. Lavinia n'avait pas le choix et si elle ouvrait les yeux sur la vérité, si elle remettait en question des vérités qu'on lui avait enseigné, elle risquait de perdre le soutien de sa famille.
En y pensant, elle était dans une situation inextricable. Elle devait choisir entre penser par elle-même et suivre le chemin de son bonheur d'une part et faire la fierté de ses parents et de sa famille d'autre part. Beaucoup avait choisi la deuxième option beaucoup plus facile, et pourtant bien plus cruelle pour eux. Que ferait la jeune élève ? Ca ne tenait qu'à elle.
Une certaine peine s'empara du coeur de l'irlandaise pour celle qui lui disait à présent combien les études qu'elle choisissait seraient accessibles pour elle. Eileen sourit en réponse. Tout était possible quand on s'en donnait les moyens. Et Eileen ne laisserait pas quelqu'un d'autre tracer sa route !
Même si le Secret Magique la faisait souffrir en tant que sang-mêlée vis-à-vis de sa relation familiale, elle se rendait compte à présent qu'être née-sorcière n'était pas un sort plus avantageux. Au moins, elle était-elle libre de son avenir.
Lavinia voulait visiblement mettre fin à la conversation. Lorsqu'elle la salua, Eileen lui répondit amicale et d'un sourire franc :
- "Ce sera avec plaisir !"
Elle sentait sous la carapace de sa camarade de promotion un cœur en souffrance. Peut-être pourrait-elle l'aider si Lavinia lui en laissait l'occasion.
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Fin du RP pour moi aussi !
Merci !
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP