Comment ça vous partez
Leo a du mal à y croire. La voix de Priddy résonne toujours dans ses oreilles, mais l'information n'a pas encore été assimilée. Non, vraiment pas. Plus que le simple mal à y croire, c'est probablement que la rouge et or ne veut pas y croire.
La première nouvelle a fait l'effet d'un coup de cognard. Pas le départ du professeur Featherstone – sans manquer de respect, hein, mais honnêtement, elle s'en fiche un peu. Pas non plus l'annonce de la promotion de la Professeure de Sortilèges, chouette pour elle, mais cela ne la concerne pas tellement. Mais le départ de son poste de DDM de Gryffondor du Professeur Charleston, si. Vlam, premier choc. Et pas juste qu'il part, pire encore : il rejoint Poufsouffle. Il quitte leur maison pour une autre. Et ce détail fait tout particulièrement mal.
Mais la rouge et or n'a pas eu le temps de réellement traiter l'information que vlam, le deuxième choc est tombé. Presque encore plus fort que le premier : le professeur Mason va partir. Genre ?? Comment ça, partir, il ne peut pas juste partir, c'est pas possible. Il enseigne ici, il enseigne à elle, et elle ne veut pas de cette Trembley, là, elle veut des cours, des conseils, de l'aide et de la confiance du professeur Mason.
Sonnée par l'information qu'elle ne parvient pas à digérer, Leo ne remarque qu'à moitié qu'elle se dirige vers la salle des professeurs, le pas énergique et la mine déterminée, accusatrice et blessée à la fois. Le professeur Mason. Elle a besoin de lui parler, même si là maintenant, en marchant – et cela sera toujours le cas lorsqu'elle attendra vers l'entrée de la pièce – elle n'a aucune idée de ce qu'elle compte bien lui dire.
@Rafael Mason
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Comment ça vous partez
Les annonces avaient été faites dans la soirée, pendant le diner. Bien que Rafael soit des plus heureux d'avoir cette nouvelle opportunités d'enseignement, il était partagé désormais. Il ne regrettait en rien son choix d'enseigner à l'ISMI mais pour autant, l'annoncer à toute l'école rendait les choses bien plus concrètes et la date butoir semblait s'être approchée à grand pas en une soirée seulement. Le professeur de Vol avait, malgré tout, fait bonne figure, il ne voulait pas laisser à penser que c'était à contre-coeur qu'il faisait ce choix.
Pour la peine, après le repas, il avait décidé de ne pas trop tarder et de rentrer chez lui histoire de souffler un petit peu et faire le point sur les semaines à venir. Il avait seulement quelques documents à récupérer dans la salle des professeurs avant de prendre la direction du lac et de Pré-au-Lard. En arrivant dans la salle, il se rendit compte qu'elle était étrangement vide, ce n'était pas courant qu'il n'y ait aucun professeur dans cette salle à cette heure. Mais il n'en tint que peu rigueur, récupéra ce qu'il était venu chercher, les rangea rapidement sans son sac et après un dernier coup d'oeil à la salle, il passa la porte et la referma derrière lui.
Sans plus attendre davantage, le professeur de Vol se retourna et marcha en direction de la sortie. Ce n'est qu'à cet instant qu'il aperçu, au bout du couloir, une silhouette qu'il connaissait bien, Leo Ginger. Elle venait dans sa direction d'un pas plus que décidé et il s'arrêta quelques secondes, elle ne semblait pas aller très bien. Il attendit qu'elle s'approche un peu plus avant d'engager la conversation.
« — Miss Ginger, bonsoir! Que faites vous dans cette zone du château? Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Tout va bien? »
Pour la peine, après le repas, il avait décidé de ne pas trop tarder et de rentrer chez lui histoire de souffler un petit peu et faire le point sur les semaines à venir. Il avait seulement quelques documents à récupérer dans la salle des professeurs avant de prendre la direction du lac et de Pré-au-Lard. En arrivant dans la salle, il se rendit compte qu'elle était étrangement vide, ce n'était pas courant qu'il n'y ait aucun professeur dans cette salle à cette heure. Mais il n'en tint que peu rigueur, récupéra ce qu'il était venu chercher, les rangea rapidement sans son sac et après un dernier coup d'oeil à la salle, il passa la porte et la referma derrière lui.
Sans plus attendre davantage, le professeur de Vol se retourna et marcha en direction de la sortie. Ce n'est qu'à cet instant qu'il aperçu, au bout du couloir, une silhouette qu'il connaissait bien, Leo Ginger. Elle venait dans sa direction d'un pas plus que décidé et il s'arrêta quelques secondes, elle ne semblait pas aller très bien. Il attendit qu'elle s'approche un peu plus avant d'engager la conversation.
« — Miss Ginger, bonsoir! Que faites vous dans cette zone du château? Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Tout va bien? »
Comment ça vous partez
Le voilà. Il est là, dans le couloir. Arrêté, le Professeur Mason. Il ne part pas, il semble attendre. Mais il partira. C’est suffisant.
Parvenue à sa hauteur, elle s’arrête. Il la salue, lui pose des questions, ce qu’elle fait ici, si elle va bien. Il semble avoir compris par lui-même que non, ça ne va pas trop. A-t-il fait le lien ? Probablement. Peut-être. Ou peut-être pas en fait, peut-être qu’il n’a aucune idée d’à quel point l’annonce de son départ a secoué Leo. Pendant quelques secondes, la batteuse se contente de soutenir le regard du professeur de vol sans que son visage ne change d’expression. Elle croise les bras devant la poitrine, les décroise, les croise à nouveau, tourne la tête à droite en expirant bruyamment une bouffée d'air, le fixe à nouveau.
“Vous partez.”
Ce n’est pas une question. Ce n’est pas non plus une réponse aux questions posées par le professeur de vol. Ou indirectement, seulement. Elle ne sait pas trop ce que c’est, mais c’est ce qui lui est spontanément venu à l’esprit. Ça a peut-être l’allure d’un simple constat de l’évident, mais en même temps, c’est plus. C’est en deux mots seulement l’expression du désarroi de la Gryffonne et même si ce n’est pas une question, c’est peut-être aussi, quelque part, une demande d’explications. Pas qu'il ne lui en doive, des explications, elle le sait. Mais elle en veut. L'ISMI, elle sait, c'est en soi suffisant. Mais quand même.
Parvenue à sa hauteur, elle s’arrête. Il la salue, lui pose des questions, ce qu’elle fait ici, si elle va bien. Il semble avoir compris par lui-même que non, ça ne va pas trop. A-t-il fait le lien ? Probablement. Peut-être. Ou peut-être pas en fait, peut-être qu’il n’a aucune idée d’à quel point l’annonce de son départ a secoué Leo. Pendant quelques secondes, la batteuse se contente de soutenir le regard du professeur de vol sans que son visage ne change d’expression. Elle croise les bras devant la poitrine, les décroise, les croise à nouveau, tourne la tête à droite en expirant bruyamment une bouffée d'air, le fixe à nouveau.
“Vous partez.”
Ce n’est pas une question. Ce n’est pas non plus une réponse aux questions posées par le professeur de vol. Ou indirectement, seulement. Elle ne sait pas trop ce que c’est, mais c’est ce qui lui est spontanément venu à l’esprit. Ça a peut-être l’allure d’un simple constat de l’évident, mais en même temps, c’est plus. C’est en deux mots seulement l’expression du désarroi de la Gryffonne et même si ce n’est pas une question, c’est peut-être aussi, quelque part, une demande d’explications. Pas qu'il ne lui en doive, des explications, elle le sait. Mais elle en veut. L'ISMI, elle sait, c'est en soi suffisant. Mais quand même.
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Flash McQueen, Flash McWin
Comment ça vous partez
La réponse à la question posée était plutôt évidente, mais Rafael ne comptait pas juste s'arrêter à cette question. C'était pour lui une manière de lancer la conversation en laissant le choix à l'adolescente de se confier, ou non, sur ce qui n'allait pas. Leo resta les yeux rivés vers son professeur et ce-dernier essayait de deviner les raisons de son mal-être sans vraiment comprendre ce qui la rendait ainsi.
Il se rendait bien compte que ce n'était pas un sujet facile à verbaliser pour elle mais resta silencieux, il se doutait qu'elle avait besoin d'en parler mais cherchait les bon mots pour le dire, ou bien, tout simplement, le courage de le faire. Leo s'agitait et Rafael se dit qu'il la mettait peut-être dans une situation mais elle finit par parler. Non sans avoir souffler avant, elle laissa échapper ce qui la rendait ainsi.
Rafael reçut ces mots telle une claque, il ne s'y était en rien attendu. Il se doutait que certains élèves ne seraient pas très ravis d'apprendre son départ mais il ne s'était préparé à une telle réaction aussi rapidement. Elle n'avait pas argumenté ou essayé de se justifier et c'était peut-être ce qui rendait cela plus brutal. Rafael ouvrit la bouche pour répondre mais la ferma aussitôt, il ne savait pas quoi répondre. Oui, il partait, mais il ne partait pas de demain, il avait encore plusieurs semaines à Poudlard avant de partir. Mais dans le fond, Rafael comprenait ce que voulait dire Leo et son regard s'adoucit quelques secondes.
Leo faisait parti de ces élèves avec qui Rafael avait tissé un lien particulier et cela lui paraitrait étrange de ne plus la croiser au détour d'un couloir. Pour autant, il ne disparaissait pas totalement, il savait qu'il allait la revoir un jour et pas seulement pour les courses de balais, elle était vouée à entrer dans le monde sportif. Il laissa échapper un soupir d'excuse avant de lui répondre.
« — Oui, vous avez raison, je pars. Je suis désolé que vous le preniez comme ça, je ne voulais pas que cela vous affecte autant. Je sais que ça ne vous consolera peut-être pas mais, je ne pars pas si loin, je reviendrai régulièrement à Poudalrd pour les courses notamment. »
Il se rendait bien compte que ce n'était pas un sujet facile à verbaliser pour elle mais resta silencieux, il se doutait qu'elle avait besoin d'en parler mais cherchait les bon mots pour le dire, ou bien, tout simplement, le courage de le faire. Leo s'agitait et Rafael se dit qu'il la mettait peut-être dans une situation mais elle finit par parler. Non sans avoir souffler avant, elle laissa échapper ce qui la rendait ainsi.
Rafael reçut ces mots telle une claque, il ne s'y était en rien attendu. Il se doutait que certains élèves ne seraient pas très ravis d'apprendre son départ mais il ne s'était préparé à une telle réaction aussi rapidement. Elle n'avait pas argumenté ou essayé de se justifier et c'était peut-être ce qui rendait cela plus brutal. Rafael ouvrit la bouche pour répondre mais la ferma aussitôt, il ne savait pas quoi répondre. Oui, il partait, mais il ne partait pas de demain, il avait encore plusieurs semaines à Poudlard avant de partir. Mais dans le fond, Rafael comprenait ce que voulait dire Leo et son regard s'adoucit quelques secondes.
Leo faisait parti de ces élèves avec qui Rafael avait tissé un lien particulier et cela lui paraitrait étrange de ne plus la croiser au détour d'un couloir. Pour autant, il ne disparaissait pas totalement, il savait qu'il allait la revoir un jour et pas seulement pour les courses de balais, elle était vouée à entrer dans le monde sportif. Il laissa échapper un soupir d'excuse avant de lui répondre.
« — Oui, vous avez raison, je pars. Je suis désolé que vous le preniez comme ça, je ne voulais pas que cela vous affecte autant. Je sais que ça ne vous consolera peut-être pas mais, je ne pars pas si loin, je reviendrai régulièrement à Poudalrd pour les courses notamment. »
Comment ça vous partez
Ouais les courses, génial. C'est déjà ça, probablement que Leo s'en rendra compte plus tard, mais en attendant, non, ça ne la console pas. En fait, ce n'est même pas vraiment qu'elle est triste. Enfin si, un peu certainement, mais pas du genre triste qu'il faut consoler. C'est plus une tristesse accessoire à une forme d'irritation et d'un ressenti global, quelque chose que la capitaine des Griffes Ardentes peine bien à mettre en forme de mots.
Elle hausse les épaules, on voit bien que la batteuse n'est pas convaincue. A vrai dire, elle ne saurait même pas dire s'il y a quelque chose qui pourrait la convaincre. Convaincre de quoi, au fait ? Ça non plus, elle ne saurait pas le dire.
Leo attend quelque secondes. Ce qu'elle ressent, c'est un gros mélange d'émotions. Or, à défaut de savoir quoi en faire, de ces émotions, ni même de comment les qualifier, elle ne sait pas trop ce qu'elle compte bien répondre au professeur de vol. Alors que c'est bien elle qui est allée le chercher.
"Ça sera pas pareil ici, sans vous."
La phrase un peu bateau, mais c'est la réalité, pourtant. Parce que ce "pas pareil", aux yeux de Leo est synonyme de "moins bien". Prudemment, elle continue, mettant progressivement des mots sur ce qu'elle souhaite exprimer :
"Je... c'est pas juste que je vous apprécie, je vous fais confiance. Et j'ai l'impression que vous me faites un minimum confiance aussi. Fin que vous croyez en moi. Je crois. Et vous voyez, les profs ça se remplace p't-être facilement, mais ça non, avec un autre prof de vol... ben ça sera pas pareil."
Même si Gryffondor est un peu gênée d'admettre cela à voix haute face à son professeur, le formuler lui fait du bien. Et maintenant qu'elle a commencé, les choses commencent à se délier un peu parce qu'elle enchaîne d'un ton bien plus vif, cette fois-ci :
"M'sieur Charleston part parce qu'il préfère les Poufsouffle, vous avez un autre boulot à l'ISMI, donc vous partez aussi, Jacob partira aussi l'année prochaine parce qu'il aura fini sa septième année et moi... j'en ai marre du château, j'ai envie de me casser aussi sauf que non, moi je dois rester."
Leo s'interrompt aussi rapidement qu'elle s'est mise à parler. Les choses ses sont déliées oui, mais l'anglaise ne pensait pas qu'elles allient se délier autant. Parce que ça n'a beau être que quelques mots, mais ils commencent à s'approcher du fond du problème.
Elle hausse les épaules, on voit bien que la batteuse n'est pas convaincue. A vrai dire, elle ne saurait même pas dire s'il y a quelque chose qui pourrait la convaincre. Convaincre de quoi, au fait ? Ça non plus, elle ne saurait pas le dire.
Leo attend quelque secondes. Ce qu'elle ressent, c'est un gros mélange d'émotions. Or, à défaut de savoir quoi en faire, de ces émotions, ni même de comment les qualifier, elle ne sait pas trop ce qu'elle compte bien répondre au professeur de vol. Alors que c'est bien elle qui est allée le chercher.
"Ça sera pas pareil ici, sans vous."
La phrase un peu bateau, mais c'est la réalité, pourtant. Parce que ce "pas pareil", aux yeux de Leo est synonyme de "moins bien". Prudemment, elle continue, mettant progressivement des mots sur ce qu'elle souhaite exprimer :
"Je... c'est pas juste que je vous apprécie, je vous fais confiance. Et j'ai l'impression que vous me faites un minimum confiance aussi. Fin que vous croyez en moi. Je crois. Et vous voyez, les profs ça se remplace p't-être facilement, mais ça non, avec un autre prof de vol... ben ça sera pas pareil."
Même si Gryffondor est un peu gênée d'admettre cela à voix haute face à son professeur, le formuler lui fait du bien. Et maintenant qu'elle a commencé, les choses commencent à se délier un peu parce qu'elle enchaîne d'un ton bien plus vif, cette fois-ci :
"M'sieur Charleston part parce qu'il préfère les Poufsouffle, vous avez un autre boulot à l'ISMI, donc vous partez aussi, Jacob partira aussi l'année prochaine parce qu'il aura fini sa septième année et moi... j'en ai marre du château, j'ai envie de me casser aussi sauf que non, moi je dois rester."
Leo s'interrompt aussi rapidement qu'elle s'est mise à parler. Les choses ses sont déliées oui, mais l'anglaise ne pensait pas qu'elles allient se délier autant. Parce que ça n'a beau être que quelques mots, mais ils commencent à s'approcher du fond du problème.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Comment ça vous partez
La réponse de Rafael n'eut aucun effet sur Leo, elle ne se réjouissait pas de savoir que son professeur de Vol reviendrait ponctuellement au château. Elle haussa les épaules laissant entendre à Rafael que ce n'était pas la réponse qu'elle voulait entendre mais le sorcier ne savait pas ce qu'il devait ajouter. Un silence s'installa dans le couloir mais Leo finit par le rompre. Elle avoua à son professeur que les lieux ne seraient pas les mêmes sans lui.
Rafael baissa la tête, il ne s'était pas préparé à entendre ce genre de choses alors qu'il n'était pas encore parti. Et pourtant, il savait très bien ce que ressentait Leo, il l'avait ressenti lui aussi lors de sa quatrième année. Sa directrice de maison était partie à la retraite à la fin de sa quatrième année à Poudlard et il avait été très difficile pour Rafael de rentrer dans la salle commune sans voir son ancienne directrice.
Néanmoins, ce sentiment passait avec le temps mais malgré tout, Rafael savait pertinemment que ce n'était pas ce que voulait entendre Leo, ce n'était pas ce qu'il voulait entendre quand lui était élève. Avant qu'il n'ait put rajouter quelque chose, la Gryffondor reprit la parole et dévoila à son professeur ce qu'elle avait sur le coeur. Malgré les circonstances, un sourire se dessina sur le visage de Rafael, Leo n'avait pas tord. Il avait confiance en elle et il croyait en elle, il la connaissait depuis plusieurs années et ils avaient eux plusieurs conversations sur le Quidditch et l'avenir de Leo.
Elle continua mais cette fois-ci, Rafael ne s'était pas attendu à attendre cela. L'adolescente avait l'impression d'être abandonnée. Le directeur actuel de Gryffondor prenait la direction de Poufsouffle, Jacob quittait Poudlard car il avait terminé ses études et maintenant lui. Cela faisait beaucoup pour une seule personne. La dernière phrase de la jeune fille était assez violente et Rafael comprit qu'il avait un rôle à jouer. Il se racla la gorge avant de prendre la parole:
« — Je comprends ce que vous ressentez et ... Vous avez raison sur plusieurs choses. Je vous apprécie aussi et, oui, je crois en vous. Et c'est pour ça que je suis sur que nous nous reverrons à l'ISMI. Mais j'imagine ce que vous ressentez et je ne vais pas vous mentir et vous dire que vous aurez la même relation avec ma remplaçante mais, laissez lui peut-être une chance.»
Il fit une petite pause avant de rapidement ajouter:
— Je ... Je ne dirais pas que M. Charleston préfère les Poufsouffle aux Gryffondor, je ne sais pas quelle est la raison de ce changement mais je ne pense pas que ce soit cela. Et ... Leo vous allez bientôt terminer votre sixième année, je comprends que vous vous sentiez un peu seule avec tous ces départs mais, il ne vous reste qu'une année et ensuite ce sera à votre tour de partir de Poudlard. Et, vous verrez que la septième année et celle qui passe le plus vite. Vous aurez les examens de fin d'année, il faudra que vous vous prépariez pour l'année suivante et que vous trouviez l'école dans laquelle vous irez, même si vous saviez aussi bien que moi que votre place est à l'ISMI.
Il ponctua sa phrase d'un sourire et se rendit compte qu'il donnait l'impression de ne pas vouloir écouter ce qu'elle ressentait. Il ajouta alors:
— Je ne dis pas que vous devez taire vos sentiments, au contraire, exprimez-les comme vous le faites. C'est totalement humain et c'est normal d'avoir ce genre de pensées. Mais si cela peut vous rassurer, vous savez que je suis encore disponible et que vous pouvez venir me parler quand je reviens à Poudlard. De plus, ma chouette connait très bien le chemin pour revenir à Poudlard. Même si je ne serai pas au château, vous pouvez me contacter dés que vous le souhaitez. D'accord? »
Rafael baissa la tête, il ne s'était pas préparé à entendre ce genre de choses alors qu'il n'était pas encore parti. Et pourtant, il savait très bien ce que ressentait Leo, il l'avait ressenti lui aussi lors de sa quatrième année. Sa directrice de maison était partie à la retraite à la fin de sa quatrième année à Poudlard et il avait été très difficile pour Rafael de rentrer dans la salle commune sans voir son ancienne directrice.
Néanmoins, ce sentiment passait avec le temps mais malgré tout, Rafael savait pertinemment que ce n'était pas ce que voulait entendre Leo, ce n'était pas ce qu'il voulait entendre quand lui était élève. Avant qu'il n'ait put rajouter quelque chose, la Gryffondor reprit la parole et dévoila à son professeur ce qu'elle avait sur le coeur. Malgré les circonstances, un sourire se dessina sur le visage de Rafael, Leo n'avait pas tord. Il avait confiance en elle et il croyait en elle, il la connaissait depuis plusieurs années et ils avaient eux plusieurs conversations sur le Quidditch et l'avenir de Leo.
Elle continua mais cette fois-ci, Rafael ne s'était pas attendu à attendre cela. L'adolescente avait l'impression d'être abandonnée. Le directeur actuel de Gryffondor prenait la direction de Poufsouffle, Jacob quittait Poudlard car il avait terminé ses études et maintenant lui. Cela faisait beaucoup pour une seule personne. La dernière phrase de la jeune fille était assez violente et Rafael comprit qu'il avait un rôle à jouer. Il se racla la gorge avant de prendre la parole:
« — Je comprends ce que vous ressentez et ... Vous avez raison sur plusieurs choses. Je vous apprécie aussi et, oui, je crois en vous. Et c'est pour ça que je suis sur que nous nous reverrons à l'ISMI. Mais j'imagine ce que vous ressentez et je ne vais pas vous mentir et vous dire que vous aurez la même relation avec ma remplaçante mais, laissez lui peut-être une chance.»
Il fit une petite pause avant de rapidement ajouter:
— Je ... Je ne dirais pas que M. Charleston préfère les Poufsouffle aux Gryffondor, je ne sais pas quelle est la raison de ce changement mais je ne pense pas que ce soit cela. Et ... Leo vous allez bientôt terminer votre sixième année, je comprends que vous vous sentiez un peu seule avec tous ces départs mais, il ne vous reste qu'une année et ensuite ce sera à votre tour de partir de Poudlard. Et, vous verrez que la septième année et celle qui passe le plus vite. Vous aurez les examens de fin d'année, il faudra que vous vous prépariez pour l'année suivante et que vous trouviez l'école dans laquelle vous irez, même si vous saviez aussi bien que moi que votre place est à l'ISMI.
Il ponctua sa phrase d'un sourire et se rendit compte qu'il donnait l'impression de ne pas vouloir écouter ce qu'elle ressentait. Il ajouta alors:
— Je ne dis pas que vous devez taire vos sentiments, au contraire, exprimez-les comme vous le faites. C'est totalement humain et c'est normal d'avoir ce genre de pensées. Mais si cela peut vous rassurer, vous savez que je suis encore disponible et que vous pouvez venir me parler quand je reviens à Poudlard. De plus, ma chouette connait très bien le chemin pour revenir à Poudlard. Même si je ne serai pas au château, vous pouvez me contacter dés que vous le souhaitez. D'accord? »
Comment ça vous partez
Soudainement un peu embarrassée par ce qu'elle vient de dire, d'avoir laissé la parole à son cœur sans réel philtre, Leo baisse le regard et passe une main dans ses boucles rousses – le geste typique témoignant de la gêne de l'anglaise. Étonnamment, alors que pourtant cela correspond précisément à ce que la batteuse espérait entendre, entendre le professeur confirmer que lui aussi l'apprécie ne lui fait pas lever les yeux. La suite, en revanche, si. La nouvelle prof, hein. Un petit sourire qui n'a rien d'amusé prend se niche au coin des lèvres de la rouge et or, mais le commentaire qu'elle s'est apprêtée à lâcher restera à jamais informulé, car Monsieur Mason a déjà enchaîné.
Ce n'est pas ce qu'il a à dire sur le professeur Charleston qui l'intéresse (de toute façon, ce n'est aucune information nouvelle : il part pour rejoindre une autre maison, c'est info insatisfaisante mais suffisante), mais bien la mention de l'ISMI. Oui, l'ISMI. Le professeur – ou quasi-ex-professeur ? – Mason a raison : c'est là qu'est sa place. Et il a raison également en affirmant qu'ils le savent tous les deux.
Eh bien précisément. Leo sent un mélange de colère, de frustration et d'impuissance monter en elle et la main qui, il y a quelques instants encore, passait dans ses cheveux est à présent fermée en un poing qui se serre, déserre, reserre rapidement, le pouce tantôt empoissonné entre ses doigts, tantôt laissé en dehors. Elle soupire. C'est à peine si l'affirmation de ses retours aux châteaux ou l'offre de lui écrire viennent atténuer ses émotions. Et puis Monsieur Mason a dit qu'il faut exprimer ses sentiments, alors c'est ce qu'elle compte faire. Même si lui n'y peut rien. Il peut l'écouter, au moins. Le regard bleu de la Gryffondor à présent bien levé, planté dans celui de l'adulte tandis qu'elle affirme avec véhémence, les mots tranchants :
"Je perds mon temps ici. On me force à suivre un cours que j'veux pas suivre juste parce que j'me suis donné un peu trop de peine aux BUSE, comme si j’étais pas assez grande pour savoir ce qui m’intéresse et ce qui me sera utile, c’que je veux faire, 'y a pas de Quidditch comme ils ont décidé d'interrompre la saison. Je suis prête pour l'ISMI, j'le sens et j'avais pas besoin de ce foutu diplôme d'ASPIC je me casserais d'ici. J'aimerais aller en avant, mais j'..."
De légers tremblements ont gagné sa voix sur la fin et Leo trébuche sur ses propre mots, laissant sa phrase planer en suspens.
La sixième année est convaincue qu'un simple regard sur ses performances sur le terrain au cours des dernières années suffit à confirmer ce sentiment d'être prête pour s'attaquer monde du Quidditch professionnel. Extrêmement peu de monde à Poudlard – si ce n'est personne – manie la batte comme la capitaine des Griffes Ardentes. Sauf que ce n'est pas juste le Quidditch. C'est aussi ce statut d'élève qui l'empêche de sortir du château pour aller travailler et gagner de l'argent, de quoi matériellement s'assurer un futur. Le même statut d'élève qui donne à Monsieur Dawson l'impression de devoir la protéger, de ne pas la laisser décider toute seule des risques qu'elle est prête à prendre en termes de résistance politique. Et le point commun de tout cela, ce qui s'est cristallisé dans l'esprit de Leo comme étant le nœud du problème, c'est Poudlard. Poudlard qui la retient, Poudlard qui l'enferme, Poudlard que Monsieur Mason et Jacob quittent, comme pour retourner le couteau dans la plaie.
Et au milieu de tout cela, l’absence de saison de Quidditch. L’élément central de son quotidien, celui autour duquel Leo organise tout le reste. Bien sûr, elle continue les entraînements. Elle continue à aller courir quasi tous les matins, à préserver la discipline pour les séances de renforcement musculaire, elle continue à voler, à motiver l’équipe, à tente de garder les attentes aussi élevées que toujours. Mais ce n’est pas pareil. Le Quidditch sans matchs qui se profilent, c’est comme la coquille d’un Quidditch qui en garde l’apparence mais duquel on aurait retiré toute la partie interne, le cœur et l’essence-même qui font le sport, celle chargée d’émotions et d’ambitions, celle qui fait vibrer, celle pour laquelle, au final, on s’entraîne si durement.
Une nouvelle vague de colère déferle et Leo ne sait pas trop quoi en faire, ce cette colère, ici dans le couloir en face du professeur Mason. C’est comme si cette boule de frustration qui a grandi en elle au cours de l’année était tout à coup en train de se fissurer par trop plein, de laisser libre cours à certaines émotions sans qu’elle ne parvienne réellement à le contrôler ou à en saisir la cohérence. Merde, qu’est-ce que je fais. Leo sait pourquoi c’est à Monsieur Mason qu’elle se confie : parce qu’elle lui fait confiance, plus qu’à n’importe quel autre adulte au château, plus qu’à n’importe quel autre adulte qu’elle connaît chez les sorcier, peut-être même plus qu’à la grande majorité des adultes qu’elle connaît tout court. En même temps, elle se dit que ça sert à rien de toute façon, parce qu’elle sait qu’il partira et que ça ne sera plus pareil, irremplaçable. Elle sait que c’est idiot, qu’il l’apprécie mais qu’il doit apprécier plein d’élèves comme il l’apprécie elle, tandis qu’elle-même, il n’y a pas d’autre adulte au château qu’elle apprécie comme le professeur Mason, c’est ridicule Leo, ressaisis-toi par Merlin, c’est pas la fin du monde, si, un peu quand même, mais non, ça devrait pas, mais c’est c’est comme ça, et je sais pas, et ça me saoule, et arrrrgh. Et Leo sait – sent, surtout – qu’elle s’en veut, ne veut pas qu’il la voit comme ça, aussi affectée, aussi désorientée, si loin de la Leo forte et intouchable qu’elle aimerait être. Alors finalement, elle ne sait pas grand chose, ne sait pas quoi faire, quoi dire, comment gérer la situation.
Les doigts de sa main gauche pianotent sur sa cuisse, elle piétine un peu sur place en passant le poids de son corps de la jambe gauche à la droite, puis sur la gauche de nouveau, et que c'est bien connu, ce ne sont ni la colère, ni la frustration, ni l'impuissance qui aident à garder un esprit clair, alors sa main glisse dans une poche de son sac et l’instant d’après, une cigarette est glissée entre ses lèvres, éteinte car ses doigts n’ont pas trouvé le briquet, ne l’ont pas réellement cherché non plus en réalité, elle ne saurait même pas dire s’il y en a un en fait, elle ne sait toujours pas quoi dire et quoi faire tout en se doutant que ce geste-là n’était probablement pas très malin, tandis que son visage affiche une moue fermée, que son regard s'accroche à celui du professeur de vol et qu’une larme solitaire dévale sa joue.
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Ce n'est pas ce qu'il a à dire sur le professeur Charleston qui l'intéresse (de toute façon, ce n'est aucune information nouvelle : il part pour rejoindre une autre maison, c'est info insatisfaisante mais suffisante), mais bien la mention de l'ISMI. Oui, l'ISMI. Le professeur – ou quasi-ex-professeur ? – Mason a raison : c'est là qu'est sa place. Et il a raison également en affirmant qu'ils le savent tous les deux.
Eh bien précisément. Leo sent un mélange de colère, de frustration et d'impuissance monter en elle et la main qui, il y a quelques instants encore, passait dans ses cheveux est à présent fermée en un poing qui se serre, déserre, reserre rapidement, le pouce tantôt empoissonné entre ses doigts, tantôt laissé en dehors. Elle soupire. C'est à peine si l'affirmation de ses retours aux châteaux ou l'offre de lui écrire viennent atténuer ses émotions. Et puis Monsieur Mason a dit qu'il faut exprimer ses sentiments, alors c'est ce qu'elle compte faire. Même si lui n'y peut rien. Il peut l'écouter, au moins. Le regard bleu de la Gryffondor à présent bien levé, planté dans celui de l'adulte tandis qu'elle affirme avec véhémence, les mots tranchants :
"Je perds mon temps ici. On me force à suivre un cours que j'veux pas suivre juste parce que j'me suis donné un peu trop de peine aux BUSE, comme si j’étais pas assez grande pour savoir ce qui m’intéresse et ce qui me sera utile, c’que je veux faire, 'y a pas de Quidditch comme ils ont décidé d'interrompre la saison. Je suis prête pour l'ISMI, j'le sens et j'avais pas besoin de ce foutu diplôme d'ASPIC je me casserais d'ici. J'aimerais aller en avant, mais j'..."
De légers tremblements ont gagné sa voix sur la fin et Leo trébuche sur ses propre mots, laissant sa phrase planer en suspens.
La sixième année est convaincue qu'un simple regard sur ses performances sur le terrain au cours des dernières années suffit à confirmer ce sentiment d'être prête pour s'attaquer monde du Quidditch professionnel. Extrêmement peu de monde à Poudlard – si ce n'est personne – manie la batte comme la capitaine des Griffes Ardentes. Sauf que ce n'est pas juste le Quidditch. C'est aussi ce statut d'élève qui l'empêche de sortir du château pour aller travailler et gagner de l'argent, de quoi matériellement s'assurer un futur. Le même statut d'élève qui donne à Monsieur Dawson l'impression de devoir la protéger, de ne pas la laisser décider toute seule des risques qu'elle est prête à prendre en termes de résistance politique. Et le point commun de tout cela, ce qui s'est cristallisé dans l'esprit de Leo comme étant le nœud du problème, c'est Poudlard. Poudlard qui la retient, Poudlard qui l'enferme, Poudlard que Monsieur Mason et Jacob quittent, comme pour retourner le couteau dans la plaie.
Et au milieu de tout cela, l’absence de saison de Quidditch. L’élément central de son quotidien, celui autour duquel Leo organise tout le reste. Bien sûr, elle continue les entraînements. Elle continue à aller courir quasi tous les matins, à préserver la discipline pour les séances de renforcement musculaire, elle continue à voler, à motiver l’équipe, à tente de garder les attentes aussi élevées que toujours. Mais ce n’est pas pareil. Le Quidditch sans matchs qui se profilent, c’est comme la coquille d’un Quidditch qui en garde l’apparence mais duquel on aurait retiré toute la partie interne, le cœur et l’essence-même qui font le sport, celle chargée d’émotions et d’ambitions, celle qui fait vibrer, celle pour laquelle, au final, on s’entraîne si durement.
Une nouvelle vague de colère déferle et Leo ne sait pas trop quoi en faire, ce cette colère, ici dans le couloir en face du professeur Mason. C’est comme si cette boule de frustration qui a grandi en elle au cours de l’année était tout à coup en train de se fissurer par trop plein, de laisser libre cours à certaines émotions sans qu’elle ne parvienne réellement à le contrôler ou à en saisir la cohérence. Merde, qu’est-ce que je fais. Leo sait pourquoi c’est à Monsieur Mason qu’elle se confie : parce qu’elle lui fait confiance, plus qu’à n’importe quel autre adulte au château, plus qu’à n’importe quel autre adulte qu’elle connaît chez les sorcier, peut-être même plus qu’à la grande majorité des adultes qu’elle connaît tout court. En même temps, elle se dit que ça sert à rien de toute façon, parce qu’elle sait qu’il partira et que ça ne sera plus pareil, irremplaçable. Elle sait que c’est idiot, qu’il l’apprécie mais qu’il doit apprécier plein d’élèves comme il l’apprécie elle, tandis qu’elle-même, il n’y a pas d’autre adulte au château qu’elle apprécie comme le professeur Mason, c’est ridicule Leo, ressaisis-toi par Merlin, c’est pas la fin du monde, si, un peu quand même, mais non, ça devrait pas, mais c’est c’est comme ça, et je sais pas, et ça me saoule, et arrrrgh. Et Leo sait – sent, surtout – qu’elle s’en veut, ne veut pas qu’il la voit comme ça, aussi affectée, aussi désorientée, si loin de la Leo forte et intouchable qu’elle aimerait être. Alors finalement, elle ne sait pas grand chose, ne sait pas quoi faire, quoi dire, comment gérer la situation.
Les doigts de sa main gauche pianotent sur sa cuisse, elle piétine un peu sur place en passant le poids de son corps de la jambe gauche à la droite, puis sur la gauche de nouveau, et que c'est bien connu, ce ne sont ni la colère, ni la frustration, ni l'impuissance qui aident à garder un esprit clair, alors sa main glisse dans une poche de son sac et l’instant d’après, une cigarette est glissée entre ses lèvres, éteinte car ses doigts n’ont pas trouvé le briquet, ne l’ont pas réellement cherché non plus en réalité, elle ne saurait même pas dire s’il y en a un en fait, elle ne sait toujours pas quoi dire et quoi faire tout en se doutant que ce geste-là n’était probablement pas très malin, tandis que son visage affiche une moue fermée, que son regard s'accroche à celui du professeur de vol et qu’une larme solitaire dévale sa joue.
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ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Comment ça vous partez
Rafael constatait avec difficulté que ses paroles n'avaient pas réellement l'effet escompté. Leo ne semblait pas très réceptive à ce qu'il lui disait. Elle l'écoutait, sans aucun doute, mais pour autant, ce qu'elle entendant ne lui plaisait pas. Le professeur de Vol voyait le visage de l'adolescente se fermer au fur et à mesure que lui parlait. Alors qu'il venait de terminer de parler, il remarqua que le poing de la Gryffondor s'ouvrait et se fermait et il devina que cette conversation la mettait en colère. Elle avait exprimé beaucoup de choses concernant son état d'esprit et Rafael ne pouvait pas lui apporter les réponses qu'elle souhaitait.
Après un silence emplie de colère d'une part, Leo plongea son regard dans celui de son professeur et celui-ci devina sans difficulté que la suite n'allait pas se faire en douceur. Leo reprit la parole mais pour, cette fois-ci, exprimer sa colère. Tout ce qui passait récemment autour elle était de trop et elle avait l'impression de se perdre dans tout cela. Elle n'avait plus le Quidditch comme échappatoire et ses autres problèmes revenaient vers elle avec bien plus d'intensité.
Rafael n'était pas sur d'être au courant de toute la situation de son élève. Elle avait toujours été une sorcière travailleuse et disciplinée et ne s'était jamais montrée autant détachée de sa scolarité. Il avait l'impression qu'il n'était pas au courant de tout. Légèrement désemparé, Rafael interrogea son élève du regard en espérant obtenir des réponses. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Leo semblait lutter contre elle-même pour se retenir de parler. Le trentenaire fit un pas dans sa direction mais s'arrêta en cours de route.
La tension semblait de plus en plus importante, les doigts de la jeune fille pianotait sur sa cuisse mettant en évidence l'inconfort de cette situation. De son côté, Rafael essayait vainement de comprendre ce qui poussait Leo à réagir avec autant d'intensité, cela ne pouvait pas seulement être lié à son départ.
Avant qu'il ne puisse identifier les raisons de toute ces réactions, Leo glissa sa main dans sa poche pour en sortir une cigarette qu'elle glissa dans sa bouche. Le professeur n'avait pas quitté du regard son élève et ne put masquer sa surprise, il n'était pas au courant que Leo fumait. Dans tous les cas, elle ne pouvait pas le faire à l'intérieure du château. Il ne prit pas le temps de réfléchir et parcouru les quelques pas qui le séparait de Leo. Doucement, il tendit sa main vers la cigarette et la retira de la bouche de Leo. Hésitant, il leva son autre main et la posa sur l'épaule de l'adolescente avant de reprendre la parole:
« — Leo, je ne comprends pas. Qu'est ce qu'il s'est passé. Je sais que la suspension de la saison de Quidditch vous pèse et que vous avez l'impression de vous retrouver seule mais pourquoi autant de colère envers les autres cours? Il y a autre chose que je devrais savoir ?
Il fit une petite pause puis présenta la cigarette qu'il tenait dans la main face à Leo avant de reprendre:
— Et ça ? Ça fait combien de temps ? Je ne dis pas que c'est facile d'y résister mais ce n'est pas la meilleure décision à prendre pour continuer vers votre projet professionnel. »
Après un silence emplie de colère d'une part, Leo plongea son regard dans celui de son professeur et celui-ci devina sans difficulté que la suite n'allait pas se faire en douceur. Leo reprit la parole mais pour, cette fois-ci, exprimer sa colère. Tout ce qui passait récemment autour elle était de trop et elle avait l'impression de se perdre dans tout cela. Elle n'avait plus le Quidditch comme échappatoire et ses autres problèmes revenaient vers elle avec bien plus d'intensité.
Rafael n'était pas sur d'être au courant de toute la situation de son élève. Elle avait toujours été une sorcière travailleuse et disciplinée et ne s'était jamais montrée autant détachée de sa scolarité. Il avait l'impression qu'il n'était pas au courant de tout. Légèrement désemparé, Rafael interrogea son élève du regard en espérant obtenir des réponses. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Leo semblait lutter contre elle-même pour se retenir de parler. Le trentenaire fit un pas dans sa direction mais s'arrêta en cours de route.
La tension semblait de plus en plus importante, les doigts de la jeune fille pianotait sur sa cuisse mettant en évidence l'inconfort de cette situation. De son côté, Rafael essayait vainement de comprendre ce qui poussait Leo à réagir avec autant d'intensité, cela ne pouvait pas seulement être lié à son départ.
Avant qu'il ne puisse identifier les raisons de toute ces réactions, Leo glissa sa main dans sa poche pour en sortir une cigarette qu'elle glissa dans sa bouche. Le professeur n'avait pas quitté du regard son élève et ne put masquer sa surprise, il n'était pas au courant que Leo fumait. Dans tous les cas, elle ne pouvait pas le faire à l'intérieure du château. Il ne prit pas le temps de réfléchir et parcouru les quelques pas qui le séparait de Leo. Doucement, il tendit sa main vers la cigarette et la retira de la bouche de Leo. Hésitant, il leva son autre main et la posa sur l'épaule de l'adolescente avant de reprendre la parole:
« — Leo, je ne comprends pas. Qu'est ce qu'il s'est passé. Je sais que la suspension de la saison de Quidditch vous pèse et que vous avez l'impression de vous retrouver seule mais pourquoi autant de colère envers les autres cours? Il y a autre chose que je devrais savoir ?
Il fit une petite pause puis présenta la cigarette qu'il tenait dans la main face à Leo avant de reprendre:
— Et ça ? Ça fait combien de temps ? Je ne dis pas que c'est facile d'y résister mais ce n'est pas la meilleure décision à prendre pour continuer vers votre projet professionnel. »
Comment ça vous partez
Leo a été une enfant turbulente. Une adolescente d'abord impétueuse et insolente, mais qui avec le temps, est parvenue à s'épanouir et à se trouver tant elle-même qu'une place dans le monde magique. À présent, Leo est une jeune adulte déterminée, qui sait parfaitement ce qu'elle veut et qui pourtant, se sent actuellement plutôt perdue.
Leo, je ne comprends pas. Moi non plus, aurait-elle envie de répondre. Et ce serait la vérité. La main de Monsieur Mason sur son épaule, elle sent lentement retomber la colère si subitement montée. Leo aimerait tendre les bras dans sa direction, non pas en démonstration d'affection, mais juste pour être prise dans les bras, juste parce que sentir quelqu'un la tenir, c'est rassurant et réconfortant et apaisant. Elle se dit que c'est idiot et de toute façon, elle n'oserait pas. Leo ne bouge pas – pas plus qu'elle n'a bougé quand le professeur lui a retiré la cigarette de la bouche, un peu plus tôt. Elle se dit qu'elle aurait mieux fait de partir à la recherche de Jacob, qu'elle aurait eu son réconfort et son affection, sa compréhension, peut-être même une solution à ce problème qu'elle n'arrive même pas à cerner parce que c'est Jacob et que Jacob sait toujours et que Jacob, Jacob c'est vers lui qu'elle se tourne, peu importe ce qui arrive. Leo essuie sa joue avec la manche de son pull. Surtout que pauvre Monsieur Mason, elle se dit, il doit être heureux d'avoir ce nouveau poste, et là, il se retrouve coincé dans un couloir du château face à une élève et ses problèmes à la con. Elle se dit aussi qu'au fond, c'est vraiment con parce que probablement que dans un peu plus d'un an, elle sera bien contente de la présence de Monsieur Mason à l'ISMI. Leo prend une profonde inspiration.
"Je sais pas. Je suis désolée."
Désolée de pas pouvoir mettre des mots sur son tourbillon d'émotions, désolée aussi de l'avoir interrompu dans peu importe ce qu'il avait prévu de faire. Son regard se pose sur la cigarette entre les doigts du professeur. Ça aussi, c'est con. Ça commence à faire un motif à répétition, ces derniers instants. Mais ça reste toujours plus simple à expliquer que l'autre question de Monsieur Mason.
"Euh... juste cet été. Les pauses au taf."
Les "hé Leo, t'en veux une aussi ?" récurrent de ses collègues au garage moldu à Liverpool, où elle a travaillé cet été. Et au bout de quelques fois, celle où elle a dit "ouais pourquoi pas". Leo lève le regard sur le professeur et s'empresse d'ajouter :
"Mais vous en faites pas, je gère. C'est juste... j'en ai b'soin parfois pour faire passer la frustration. Ou la colère. Fin ça m'aide quoi."
Ou contre d'autres émotions dont elle a trop honte pour les formuler à voix haute. Quand elle ne sait pas comment faire passer autrement. Autrement non-violemment. Autrement qu'en les laissant filer par nuages de fumée entre les lèvres. Leo ne lui laisse pas le temps de répondre, qu'elle ajoute rapidement :
"Bravo pour votre poste à l'ISMI. J'ai oublié d'le dire."
Après tout, c’est ce avec quoi elle aurait dû commencer, malgré tout le reste. Alors même si c’est un peu marmonné…
Leo, je ne comprends pas. Moi non plus, aurait-elle envie de répondre. Et ce serait la vérité. La main de Monsieur Mason sur son épaule, elle sent lentement retomber la colère si subitement montée. Leo aimerait tendre les bras dans sa direction, non pas en démonstration d'affection, mais juste pour être prise dans les bras, juste parce que sentir quelqu'un la tenir, c'est rassurant et réconfortant et apaisant. Elle se dit que c'est idiot et de toute façon, elle n'oserait pas. Leo ne bouge pas – pas plus qu'elle n'a bougé quand le professeur lui a retiré la cigarette de la bouche, un peu plus tôt. Elle se dit qu'elle aurait mieux fait de partir à la recherche de Jacob, qu'elle aurait eu son réconfort et son affection, sa compréhension, peut-être même une solution à ce problème qu'elle n'arrive même pas à cerner parce que c'est Jacob et que Jacob sait toujours et que Jacob, Jacob c'est vers lui qu'elle se tourne, peu importe ce qui arrive. Leo essuie sa joue avec la manche de son pull. Surtout que pauvre Monsieur Mason, elle se dit, il doit être heureux d'avoir ce nouveau poste, et là, il se retrouve coincé dans un couloir du château face à une élève et ses problèmes à la con. Elle se dit aussi qu'au fond, c'est vraiment con parce que probablement que dans un peu plus d'un an, elle sera bien contente de la présence de Monsieur Mason à l'ISMI. Leo prend une profonde inspiration.
"Je sais pas. Je suis désolée."
Désolée de pas pouvoir mettre des mots sur son tourbillon d'émotions, désolée aussi de l'avoir interrompu dans peu importe ce qu'il avait prévu de faire. Son regard se pose sur la cigarette entre les doigts du professeur. Ça aussi, c'est con. Ça commence à faire un motif à répétition, ces derniers instants. Mais ça reste toujours plus simple à expliquer que l'autre question de Monsieur Mason.
"Euh... juste cet été. Les pauses au taf."
Les "hé Leo, t'en veux une aussi ?" récurrent de ses collègues au garage moldu à Liverpool, où elle a travaillé cet été. Et au bout de quelques fois, celle où elle a dit "ouais pourquoi pas". Leo lève le regard sur le professeur et s'empresse d'ajouter :
"Mais vous en faites pas, je gère. C'est juste... j'en ai b'soin parfois pour faire passer la frustration. Ou la colère. Fin ça m'aide quoi."
Ou contre d'autres émotions dont elle a trop honte pour les formuler à voix haute. Quand elle ne sait pas comment faire passer autrement. Autrement non-violemment. Autrement qu'en les laissant filer par nuages de fumée entre les lèvres. Leo ne lui laisse pas le temps de répondre, qu'elle ajoute rapidement :
"Bravo pour votre poste à l'ISMI. J'ai oublié d'le dire."
Après tout, c’est ce avec quoi elle aurait dû commencer, malgré tout le reste. Alors même si c’est un peu marmonné…
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Comment ça vous partez
L'adolescence apportait avec elle son lot de difficultés. Rafael était quelque peu au courant des difficultés financières de Leo et ce que cela pouvait entrainer quant à son avenir professionnel. Il y avait des chances pour ce que tout cela inquiète la sorcière et pèse sur la fin de sa formation à Poudlard, mais il pouvait y avoir davantage de choses qui l'inquiétaient. Il y avait très certainement autre chose, les larmes coulaient sur les joues de la sorcière, ce n'était pas anodin. Elle effaça les traces de cette tristesse à l'aide de la manche de son pull mais Rafael n'était pas aveugle.
Malheureusement, Leo ne souhaitait pas en parler à Rafael et il ne pouvait pas la forcer. Elle lui répondit qu'elle ne savait pas et s'en excusa. C'était triste, elle n'avait pas à s'excuser auprès de lui pour cela, il ne savait même pas ce qui la mettait dans cet état. Malgré tout, il n'insista pas, elle ne semblait pas prête à vouloir lui en parler. Concernant le deuxième sujet, elle avait une réponse. Sa consommation avait commencé l'été précédent, ce n'était pas rare que les jeunes adultes se mettent à fumer au début de leur vie professionnel, cela était souvent du à une tentative de socialisation ou une réponse à un nouvel source de stress.
L'adolescente s'empressa de rassurer Rafael, elle lui affirma qu'elle gérait sa consommation. Il avait du mal à la croire, il suffisait de la voir en sortir une à l'école. Ce n'était pas ce qu'il appelait gérer. Malgré tout, il resta une fois de plus muet sur le sujet, il avait déjà passer le message qu'il jugeait bon. Et, finalement, elle le félicita pour son poste à l'ISMI. Un discret sourire apparut sur le visage de Rafael et il répondit:
« — Merci Leo ! Sachez que je compte vous revoir dans les couloirs d'une école. Je compte sur vous pour ne pas abandonner votre projet. Vous en avez les capacités et quoiqu'il se passe en ce moment dans votre vie, je suis persuadé que vous avez les ressources nécessaires pour dépasser tout cela.
Ce n'était pas des paroles en l'air, Rafael pensait vraiment ce qu'il lui disait. Il l'avait déjà dit mais il ne put s'empêcher d'ajouter:
Et je ne vous abandonne pas. Je ne serai certes plus à Poudlard mais vous savez que vous pouvez encore me contacter quand vous en ressentez le besoin. C'est bien compris ? »
Malheureusement, Leo ne souhaitait pas en parler à Rafael et il ne pouvait pas la forcer. Elle lui répondit qu'elle ne savait pas et s'en excusa. C'était triste, elle n'avait pas à s'excuser auprès de lui pour cela, il ne savait même pas ce qui la mettait dans cet état. Malgré tout, il n'insista pas, elle ne semblait pas prête à vouloir lui en parler. Concernant le deuxième sujet, elle avait une réponse. Sa consommation avait commencé l'été précédent, ce n'était pas rare que les jeunes adultes se mettent à fumer au début de leur vie professionnel, cela était souvent du à une tentative de socialisation ou une réponse à un nouvel source de stress.
L'adolescente s'empressa de rassurer Rafael, elle lui affirma qu'elle gérait sa consommation. Il avait du mal à la croire, il suffisait de la voir en sortir une à l'école. Ce n'était pas ce qu'il appelait gérer. Malgré tout, il resta une fois de plus muet sur le sujet, il avait déjà passer le message qu'il jugeait bon. Et, finalement, elle le félicita pour son poste à l'ISMI. Un discret sourire apparut sur le visage de Rafael et il répondit:
« — Merci Leo ! Sachez que je compte vous revoir dans les couloirs d'une école. Je compte sur vous pour ne pas abandonner votre projet. Vous en avez les capacités et quoiqu'il se passe en ce moment dans votre vie, je suis persuadé que vous avez les ressources nécessaires pour dépasser tout cela.
Ce n'était pas des paroles en l'air, Rafael pensait vraiment ce qu'il lui disait. Il l'avait déjà dit mais il ne put s'empêcher d'ajouter:
Et je ne vous abandonne pas. Je ne serai certes plus à Poudlard mais vous savez que vous pouvez encore me contacter quand vous en ressentez le besoin. C'est bien compris ? »
Désolé pour cet immense retard.