6 juil. 2024, 14:24
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Les yeux fermés, la tête contre l'épaule de Narcisse, ses mains toujours posées à plat sur le dos du garçon, Alyssa sentait sa douleur et sa tristesse se réduire peu à peu alors que ses sanglots se calmaient eux aussi. L'étreinte de son ami la rassurait autant qu'elle étouffait la détresse ressentie, alors que la blondinette sentait vaguement une main lui caresser doucement les cheveux, Narcisse ne s'était pas encore détaché d'elle.

L'éclat de rire du Poufsouffle la ramena soudainement à la réalité. Elle ne répondit rien à ses paroles, haussant juste imperceptiblement les épaules. A vrai dire, la jeune fille ne savait pas vraiment quoi répondre, ou même simplement comment réagir. Elle dont la plus grande partie de ses réactions était basée sur son impulsivité se retrouvait bien bête, après avoir avoué tout ce qui lui pesait sur le cœur, dans les bras de son ami. De Narcisse.

Les battements du cœur d'Alyssa s'accélérèrent brutalement à cette réalisation soudaine, cela n'était plus en rien lié à ses aveux concernant le kidnapping de Klee. Cela faisait combien de temps qu'elle était dans les bras de Narcisse au juste ? Que ce dernier lui caressait les cheveux doucement tout en la berçant presque ? Depuis quand avaient-ils une telle proximité ? Et pourquoi son cœur battait-il si fort ? Narcisse pouvait-il le sentir ? Alyssa rouvrit grand les yeux, effarée à cette idée, et ce fut à ce moment là que son ami choisit de se redresser d'un coup en l'empoignant par les épaules.

Ouf. Un grand soulagement l'envahit alors qu'elle faisait immédiatement taire une petite voix au fond de son esprit qui disait regretter l'arrêt de ce contact. Heureusement que le visage d'Alyssa avait été rougi par ses pleurs car elle se sentait écarlate à cet instant présent. Puis leur discussion revint tout aussi brutalement dans son esprit qu'elle ne l'avait quitté quelques instants auparavant, la réalité qui finissait toujours par s'imposer. Alyssa fronça les sourcils dans une grimace, elle connaissait l'avis de Narcisse sur la vengeance, il s'agissait de quelque chose sur lequel ils n'arrivaient décidément pas à tomber d'accord. La Gryffondor ne comprenait pas comment son ami pouvait subir sans vouloir apporter des représailles, que cela était-ce par lui même ou par l'intermédiaire de figures d'autorité qu'il était justement en train de citer. Elle haussa mollement les épaules en étouffant un léger sanglot qui revenait avec l'émotion, n'ayant pas la force de négocier aujourd'hui. Et puis... Cela coûterait trop à Alyssa de se l'avouer mais il fallait se rendre à l'évidence : ses tentatives de vengeances avaient été désastreuses et l'avaient elle-même bien trop touché, elle devait s'arrêter là.

La blondinette posa un instant son regard sur les mains de Narcisse toujours posées sur ses épaules, alors que celui-ci de ses pouces les caressaient doucement. A sa question, Alyssa lâcha un petit rire étranglé dans ses dernières larmes. Il n'avait peut-être pas tort, son ami. Inconsciemment ou non, la troisième année s'était imposé beaucoup à la suite de l'incident avec Klee, entre ses insomnies, ses angoisses étouffées, sa peur pour Narcisse tout en s'efforçant de l'éviter, sa dispute avec Onyx qui avait faillir réduire à néant leur amitié, et ses multiples vengeances désastreuses...

- T'as p't'être bien raison..., souffla-t-elle.

La jeune fille leva sa manche pour s'essuyer négligemment d'un geste ses yeux mouillés de larmes, avant que son visage légèrement calmé ne reprenne une teinte inquiète. D'une voix un peu plus forte, en regardant droit dans les yeux Narcisse, elle demanda :

- Mais et toi ? Tu ne souffres plus de cette histoire, hein ?

5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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13 juil. 2024, 11:40
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Narcisse hocha enfin doucement la tête lorsque son amie commença à acquiescer à ses mots. Il n'aimait pas trop le reconnaître, ou plus exactement, il ne pouvait pas le faire, mais il prenait un plaisir inconscient à observer le soulagement chez les autres. Mais plus encore, il ressentait lui-même une profonde satisfaction et un bonheur immense à l'idée de pouvoir contribuer, si peu soit-il, à aider ceux qu'il aimait à avancer. Il était heureux qu'elle lui ait dit la vérité, et il pensait comprendre parfaitement les raisons de son hésitation. Tout du moins, à défaut de réellement les comprendre, contrairement à ce qu'il espérait, il les imaginait aussi fort qu'il le pouvait.

Lorsqu'elle leva sa manche pour s'essuyer le visage, il se redressa en pouffant de rire, pour chercher dans sa poche un petit paquet de mouchoirs. Lorsque ses doigts se refermèrent sur ces derniers, la question de son amie lui fit tourner la tête pour lui rendre son regard. Il se figea un court instant, refusant dans un premier temps de seulement réfléchir à la question.

Mais lorsqu'il la vit, lorsqu'il observa le bouleversement profond de son amie, il prit la décision de faire l'effort de lui accorder cette réflexion. Son regard se détourna un court instant, sa main toujours dans sa poche. N'en souffrait-il plus, réellement ?

Ses lèvres se pincèrent en une petite moue pensive et hésitante.

"Mh..."

La sensation d'une longue lanière de cuir s'enroulant douloureusement autour de son cœur le prit soudainement lorsqu'il réalisa qu'il n'en avait aucune idée. Il était incapable de conceptualiser les formes dansantes de ses émotions, qui se terraient au fond de sa poitrine, essayant vainement de refaire surface, dans un dernier espoir de pouvoir exploser avant de disparaître. Mais aussi naturellement que cela lui était de respirer, Narcisse balaya d'un clignement d'yeux ces hésitations. Il était tellement plus facile de se préoccuper des autres que de lui. Son sourire revint après que ce dernier n'ait disparu un bref instant de son visage, et il tira le paquet de mouchoirs pour lui tendre.

"Tiens."

Il se détourna ensuite prestement, bondissant habilement sur le siège du train sous sa valise, pour en extirper la cage de Klee, recouverte d'un tissu. L'obscurité l'aidait à s'endormir et lui permettait de rester calme pendant le trajet. Narcisse s'approcha avec un petit sourire d'Alyssa, pour s'asseoir à côté d'elle, et lever la cage à proximité de son visage.

"Avant que j'puisse étudier la question, faut d'abord demander pardon à elle héhé."

Son ton était léger, et son sourire malicieux, mais doux. De son index, il souleva légèrement un coin de tissu, qui laissa apparaître la boule de poils roses enroulée sur elle-même, qui sortit rapidement sa petite tête renfrognée. Qui osait déranger sa sieste ? Ah... c'était la petite humaine qui avait gagné rédemption, elle lui voulait quoi encore ? Qu'elle parle vite, si elle le voulait, qu'elle aille se rendormir.

Mais Narcisse se contenta d'attendre patiemment, et d'observer la réaction de son amie.

13 juil. 2024, 20:03
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Alyssa, à nouveau (plus ou moins) recentrée sur Narcisse et elle, regardait maintenant son ami droit dans les yeux. Dans ses iris clairs se mélangeaient de l'appréhension, de la crainte, et une certaine peur à ce qu'il pouvait répondre. Malgré la pleine confiance que la Gryffondor accordait au garçon et les paroles de ce dernier toujours empreintes de gentillesse et de considération envers elle, celle-ci ne pouvait s'empêcher d'avoir peur de le perdre. Après tout elle en avait perdu des amis cette année, Éli en était le premier exemple, puis Lily avec qui Alyssa ne savait plus vraiment où elle en était ; et enfin Onyx, sa meilleure amie, que la blondinette avait cru ne plus revoir du tout.

Alyssa ne pouvait donc laisser partir Narcisse ainsi, alors même qu'elle ne se rendait pas encore compte de toute l'importance qu'il avait pu prendre dans sa vie. Alors elle attendait sa réponse... Qui n'arrivait pas vraiment. La jeune fille fronça imperceptiblement les sourcils lorsque son ami se détourna ; ses yeux embués de larmes et son esprit fatigué de ses émotions ne l'aidaient pas vraiment à lire les expressions de son camarade.

Puis elle vit à nouveau le sourire de Narcisse, avant que ce dernier ne lui tende un paquet de mouchoirs. Plus par habitude qu'autre chose Alyssa se repassa sa manche sur ses yeux avant d'esquisser un sourire un peu embarrassé, se saisissant du paquet de mouchoirs pour se moucher et reprendre un visage un peu plus présentable.

- Merci, fit-elle après, cela avant de regarder avec curiosité ce que tenait Narcisse entre ses mains, recouvert d'un tissu.

Son ami s'assit à ses côtés avant de lui présenter l'objet mystérieux. Alyssa approcha son visage sans méfiance avant que les paroles de Narcisse n'arrivent à son esprit. Attends, quoi ? Alyssa ne put s'empêcher d'esquisser un mouvement de recul en voyant la petite tête pelucheuse toute rose apparaître sous le pan de tissu. Klee. La blondinette était tiraillée par la culpabilité qu'elle pouvait ressentir envers ce petit animal, même si elle-même n'avait pas vu l'ombre d'un de ses poils durant l'opération, mais aussi par ce souvenir dans les souterrains de l'attaque de Klee qui lui avait flanquée une belle frousse, cela avant que la boursouflette ne lui rapporte sa chaussure après plus ou moins volontiers.

Sans se rendre compte Alyssa s'était enfoncée dans son siège avant de réaliser que c'était maintenant qu'elle pouvait définitivement -du moins elle l'espérait- faire une croix sur ces évènements d'Octobre qu'elle regrettait tant. Ce n'était pas facile de regarder la boule de poils droit dans les yeux en ayant en tête ce que celle-ci avait pu endurer quelques mois auparavant -en partie par la faute de la Gryffondor. Mais il n'était pas question qu'Alyssa fuie une nouvelle fois. La jeune fille prit une inspiration avant de devoir à nouveau s'essuyer les yeux avec son mouchoir.

Regardant enfin Klee droit dans les yeux, Alyssa dit alors d'une voix plus calme mais emplie d'honnêteté :

- Klee, je suis vraiment désolée de tout ce qu'on a pu te faire. Ca n'aurait jamais du arriver et je regrette vraiment. J'aurais du faire arrêter le plan avant qu'il ne soit trop tard. Désolée, sincèrement.

La jeune fille jeta ensuite un coup d'œil en coin à Narcisse avec un air visiblement inquiet avant de se reconcentrer sur la petite boursouflette.

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15 juil. 2024, 22:13
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Ça y'est, Narcisse avait totalement récupéré l'entièreté de son sourire. Enfermés au plus profond de son cœur, les émotions qui tempêtaient en lui il y a encore quelques instants venaient de se faire réduire au silence par sa puissante volonté de pardonner à Alyssa. Se laisser guider par le bonheur des autres lui paraissait tellement naturel. C'était l'évidence même. C'était tellement aisé, tellement facile... les mots venaient toujours tout seul, il se sentait bien.

Naturellement, ses parents auraient été proprement horrifiés de voir à quel point Narcisse s'oubliait lui-même. Et même si effectivement, il réussissait à éliminer ses émotions négatives en les transformant en positives, les choses commençaient à s'accumuler petit à petit sans qu'il n'en ait conscience...

Quant à Klee. Et bien... ce n'était que Klee. Une petite boursouflette, bien plus maligne et intelligente que la moyenne, mais elle n'en était qu'une boursouflette. Aussi, les excuses et les remords d'Alyssa... Ce n'était pas un concept qu'elle pouvait concevoir. Pour elle, tout ce qui comptait, c'était de l'accepter dans sa meute. Et la petite blonde s'était révélée être une partenaire de choix pour son humain de compagnie. Et oui, les boursouflets, surtout Klee, ne pensaient pas du tout comme les humains. Aussi se contenta-t-elle de légèrement regarder Alyssa d'un air méprisant, avant de se remettre en boule pour dormir, lassée de tout cela.

Narcisse pouffa de rire en abaissant la cage au niveau de son visage, pour se mettre derrière elle et faire croire que c'était Klee qui parlait, avec une petite voix aigüe.

"Trop tard pour les excuses..."

Lorsqu'il fit une pause et se figea un instant, il ne put retenir son sourire, juste avant de décaler la cage pour plonger son regard dans celui de son amie.

"Je t'ai déjà pardonné."

Lorsqu'il reprit sa voix normale, sa satisfaction qui le traversa, le réchauffant et plongeant son cerveau dans de l'eau pétillante acheva de le faire sourire. C'était bel et bien lui qui avait dit ça à son amie, et non pas une vulgaire imitation de sa boursouflette, à qui il n'oserait certainement pas essayer de donner la parole. L'une de ses phrases préférées, inspirée de son père. Il n'en comprenait pas forcément encore tout le sens, mais déjà, la philosophie derrière cette litanie s'imprimait en lui.

18 juil. 2024, 11:36
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Bien qu'Alyssa s'était adressé avec autant de naturel à Klee que s'il s'était agit d'un autre humain doué de paroles, elle n'en demeurait pas moins visiblement crispée. La Gryffondor ne savait pas vraiment à quoi s'attendre de la part de la boursouflette qui, en tant que victime de cette situation, avait nourri ses angoisses durant de trop longs mois. Alyssa méritait-elle vraiment d'être pardonnée ? Elle n'en était pas réellement sûre malgré la présence de Narcisse qui s'était toujours montré un ami fidèle, peut-être même un peu trop en repensant à tout le mal qu'elle avait pu lui faire.

Ainsi l'expression d'Alyssa resta douloureusement crispée devant le long regard de Klee sur sa personne, regard difficilement interprétable tellement elle se sentait tendue, comme en témoignaient ses épaules relevées et ses poings serrées contre la banquette du train. La boursouflette se remit alors en boule, replongeant visiblement dans son sommeil, sous un pouffement de Narcisse que la blondinette n'entendit pas, jusqu'à ce qu'une voix aigue s'échappa de la cage.

La troisième année laissa échapper un petit rire nerveux, légèrement perdue, alors que cette phrase produisait un écho lointain en elle. Ce fut lorsque le visage souriant de Narcisse réapparut dans son champ de vision et que leurs regards se croisèrent alors qu'il terminait, de sa propre voix cette fois, que la Gryffondor comprit. Elle avait déjà entendu ces paroles, de la bouche de son ami, quelques mois auparavant dans un contexte tout aussi différent. Le sourire du garçon qui suivit acheva de dénouer son cœur et ses yeux se remplirent à nouveau de larmes.

Alyssa pleurait très peu, extrêmement peu, peut-être même insuffisamment en fait. Mais ce n'était pas la première fois qu'elle se soustrayait à cette interdiction inconsciente en présence de Narcisse, bien qu'elle aurait été bien incapable de dire pourquoi. Sauf que cette fois, ce n'était plus des larmes de douleur s'échappant de ses yeux alors que la troisième année reprenait difficilement sa respiration, essayant d'appréhender et de mesurer la vague de soulagement qui la submergeait littéralement. En fait peut-être qu'Alyssa n'arrivait pas à croire, à réaliser, que ces actes dont la culpabilité avait pourri en son fort intérieur durant des mois, avaient finalement été excusés.

Pensant cette fois à utiliser un mouchoir, la jeune fille essuya encore ses yeux avant d'accuser quelques secondes supplémentaires, elle regarda un instant Klee, visiblement endormie en paix, puis à nouveau Narcisse. Elle esquissa un sourire timide, avant de murmurer :

- C'est vrai ? Tout est fini ? Vraiment vraiment ?

Alyssa avait visiblement besoin d'une autorisation supplémentaire pour accepter le soulagement l'envahissant. Par cette question elle pouvait sous-entendre de nombreuses choses -bien qu'elle n'en avait pas vraiment conscience ; tout d'abord qu'elle pouvait vraiment cesser de se torturer l'esprit pour le kidnapping passé de la boursouflette, puis qu'elle pouvait enfin essayer d'oublier ces vengeances désastreuses, et surtout, le plus important en son cœur, la confirmation que Narcisse s'en était parfaitement remis.

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18 juil. 2024, 13:36
 PV  Une vérité (presque) inavouable
Narcisse ne put retenir le pincement au cœur qui s'empara de lui lorsqu'il observa de nouveau son amie se mettre à pleurer. Il le savait déjà, mais cette interaction le confirmait définitivement : il haïssait voir les gens pleurer. Et rien que pour cette raison, il acceptait de pleinement embrasser sa nature et sa volonté sans limite d'aider les autres. Tout cela ne fit que renforcer sa détermination déjà de fer. Il profita de cet instant pour aller remettre à sa place la cage d'un petit mouvement de baguette, tout en déposant son autre main sur l'épaule d'Alyssa pour la caresser doucement.

Il sourit à sa question, et la regarda, avant de hocher la tête en fermant les yeux.

"T'inquiètes, c'est cool. C'qui compte en vrai, c'est pas les choses que tu regrettes ! C'qui compte, c'est c'que tu fais ap... a... après..."

Son sourire s'était lentement atténué jusqu'à totalement s'effacer. Il sentit sa bouche se charger de salive, sa poitrine se resserrer, avant de se mettre à flotter à l'intérieur de sa cage thoracique. Il plissa les yeux en piaffant doucement, tandis que la couleur quittait son visage.

Putain, mais il avait oublié qu'il était malade en train en fait.

Toute cette interaction, toute la discussion qu'il avait eu avec Alyssa lui avait permis d'éloigner ce mal du train avec une aisance à laquelle il ne s'était pas attendue. Mais maintenant qu'elle était terminée.

"Ugh..."

Son poing effleura sa bouche, il déglutit avec difficulté en pouffant d'un rire nerveux, avant de lever un index.

"J'vais... j'vais juste m'allonger, un instant, là..."

Et sans hésiter, mais aussi lentement et précautionneusement que son corps le lui permit, il s'étendit à côté d'Alyssa, tête vers la fenêtre, en position latérale de sécurité. Il leva son pouce en l'air.

"T'inquiètes... tout baigne... vraiment, no souci ma reus... j'vais juste... reste là, un p'tit peu..."

Quoi qu'il arrive par la suite, il avait déjà ancré en lui sa résolution absolue de ne plus faire le moindre mouvement jusqu'à l'arrivée. Tout allait bien, et tout irait bien, il gérait parfaitement.

Potentiellement dernier post :rofl:

18 juil. 2024, 15:22
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Alyssa sentait vaguement la main bienveillante de Narcisse posée sur son épaule alors qu'elle avait relevé des yeux hésitant vers lui, n'osant pas croire à ce potentiel dénouement de la situation. Aux paroles que son ami prononça alors, le poids immense qui lui bloquait le cœur se libéra entièrement -enfin, on pouvait le dire. D'un coup elle respirait mieux alors que dans ses yeux se reflétait une profonde reconnaissance et un soulagement sans borne. Tout va bien, se répéta-t-elle. Tu es calme maintenant, Klee se porte bien, et Narcisse va très bien...

Une minute. Il était bien pâle lui tout d'un coup. Alyssa ouvrit grand les yeux, soudainement inquiète, en voyant le sourire du garçon disparaître et son visage perdre toute ses couleurs. Vidée de toute son énergie à cause de ses émotions, elle se contenta pourtant de le regarder alors que Narcisse portait son poing à sa bouche ; à l'évidence sans voir les signaux de danger immédiat qu'elle aurait habituellement capté, dans un contexte plus normal.

Ce fut alors bouche bée qu'elle le vit s'allonger à ses côtés, la tête tourné par la fenêtre. Il fout quoi là ?, fut la seule question émergeant de son esprit. Alyssa s'était plus ou moins habitué aux contacts physiques qu'elle pouvait avoir avec Narcisse, mais de là à ce que ce dernier s'allonge littéralement juste à côté d'elle, c'était autre chose encore. A cet instant là, la blondinette n'était plus certaine que la rougeur de son visage était vraiment due aux pleurs précédents. Et sa bouche se décrocha complètement aux paroles que souffla alors son ami. Là il est carrément perché, se dit avec gravité Alyssa, abasourdie.

- Heu... D'accord..., fit-elle d'un ton hésitant, à court de mots.

Bien qu'embarrassée par cette proximité inattendue, Alyssa se sentait quelque peu inquiète par l'allure malade de son ami, ne sachant pas vraiment ce qu'il lui arrivait. Puis une image fugace du début de leur discussion revint dans son esprit, elle qui était alors bien trop perturbée pour l'enregistrer à ce moment : Narcisse était malade en train. Alors cela devait justifier son comportement qui était, aux yeux de la blondinette, très étrange, hein ? Dans une certaine maladresse Alyssa tapota le genou légèrement plié de Narcisse -ce qui était à sa portée sans devoir se lever quoi- avant d'affirmer :

- On devrait bientôt être arrivés. T'inquiète.

En réalité Alyssa n'en avait pas la moindre idée mais maintenant, ses deux mains à nouveau posées sur ses propres jambes, elle n'osait plus du tout bouger. Et pourtant sa principale caractéristique était de ne pas pouvoir tenir en place. Mais là, le simple fait que Narcisse était allongé juste à côté d'elle lui faisait bizarrement oublier ses jambes qui la démangeaient habituellement au bout de trente secondes d'inactivité, alors qu'elle gardait un regard un peu nerveux posé sur lui. Par Merlin, j'espère qu'on arrive vraiment bientôt, se mit à penser très fort la blondinette en se demandant comment elle allait être capable de sortir de ce compartiment dans le cas contraire.


Fin pour moi aussi j'pense :rofl:

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