Mystère et boule de neige
Sur les rivages du Lac noir,
Le dimanche 17 janvier 2049 à 10h00,
En compagnie d'@Hallie MacCruimein
Le dimanche 17 janvier 2049 à 10h00,
En compagnie d'@Hallie MacCruimein
@Hallie MacCruimein Oulala ça caille96...97...98… Cela faisait un bon quart d'heure qu’il comptait ses pas. Drelall se servait souvent de cette technique pour faire abstraction de ce qui se passait autour de lui. À cet instant, un vent violent lui fit changer de trajectoire pour la 9e fois. Son petit gabarit ne l'aidait pas dans ce genre de situation. Il continua à marcher, ses empreintes zigzaguaient sur le chemin de l’école qui était recouvert de neige. Mais le jeune sorcier avançait malgré la puissance des éléments. Une nouvelle bourrasque le fit reculer. Pour se protéger, il tira sa capuche contre son visage tout en réajustant sa cape, puis il reprit dans la bonne direction.
Alors qu'il dépassait un panneau indiquant les rives du lac. Il fut surpris de penser qu'un mois de janvier à Poudlard était plus dur que ceux qu’il avait passés à Édimbourg. Car d'’aussi loin qu’il se souvienne jamais il n’avait eu aussi froid. Ses joues commençaient à prendre une teinte cramoisie. Mais ce petit détail ne l’empêcherait pas d’accomplir son défi du jour, aussi stupide soit-il. Une fois arrivé au bord du lac. Le paysage qui s’offrait à lui osciller entre le visage froid de l’hiver mêlé à un profond chaos. Il eut du mal à reconnaître les lieux, un froid glacial avait redessiné cette partie de l'école.
Les mains dans les poches, il posa un pied sur l’épaisse couche de glace. À cet instant, il se demanda s’il allait avoir suffisamment de courage pour surmonter sa peur. Il savait que certaines têtes brûlées de sa maison l’avaient fait avant lui. Car la veille, il avait surpris une discussion entre des élèves de cinquième année. Il s’avança une deuxième fois. Quand un bruit sourd retentit juste en dessous de ses pieds. Il hésita un instant, tout son corps se mit à trembler. Mais au bout de quelques secondes, il reprit ses esprits.
- Pas le choix ! On va voir si c'est solide... Puis il sauta plusieurs fois à pied joint. Car l’eau n’était pas très profonde à cet endroit.
Après plusieurs tentatives, quand il vit que la glace ne se brisait pas. Il estima qu’il pouvait commencer à avancer. Au début, il observait les moindres fissures ou craquelures qui lui semblaient suspectes. Tout en restant proche de la terre ferme. Mais bientôt, il comprit que c’était sans danger. Alors, la peur fit place à l’amusement. Son visage se remplit de joie, cette matinée commençait bien. Il allait en profiter pour s’éclater. Il prit un peu d’élan, puis il s’élança sur un sol recouvert de givre.
Au loin, on pouvait voir un garçon qui faisait des glissades sur le lac. Autour de lui, des nuages de cristaux tourbillonnaient. Et à chaque coin du rivage résonnait l’écho de sa voix.
Dernière modification par Drelall Granfont le 24 juin 2025, 10:31, modifié 6 fois.
Quatrième année RP - #b06736 - gérant du club de théâtre
L'écrivain tout là-haut, c'est quand tu veux pour finaliser les détails de ma vie... D.
Mystère et boule de neige
Ça lui avait pris, d'un coup. Pensant à son père, elle avait revêtu sa tenue traditionnelle pour sortir se promener. Ainsi, c'est aux couleurs ternes de son clan que Hallie MacCruimein se promenait aux abords du stade de Quidditch, l'ennui se créant peu à peu. Elle s'était dite qu'un peu d'air frais lui ferait du bien, et sur une impulsion, a piqué la tête dehors.
Son kilt marron et rouge virevoltait à la force du vent glacial d'hiver, à mesure qu'elle avançait dans la neige, ses Doc Martens s'enfonçant lourdement dans le sol. Elle s'emmitoufla du mieux qu'elle put dans son plaid aux couleurs de sa famille tout en s'agrippant à son tam o'shanter pour le maintenir en place, tentant de se protéger du vent. Une vieille écharpe, probablement chinée, aux couleurs assorties ornait l'attirail.
À force de marcher, elle arriva au Lac de l'école qui s'était recouvert d'une fine couche de glace apparente, embellissant presque le lieu d'ordinaire si lugubre. La tranquillité avait momentanément repris ses droits, tandis que le vent, autrefois impétueux, s'était apaisé, murmurant à peine dans les arbres. Pendant un instant, Hallie se tint dressée dans ses bottes et contemplait l'absence de reflet blanc dans une eau noire. Elle était ravie de ce changement qui lui rappelait les quelques points d'eau de sa ville Aviemore durant l'hiver.
Elle repensa à toutes les rencontres qu'elle avait pu faire durant l'année scolaire, qu'elles soient passagères ou plus intenses. Il lui était regrettable d'avoir passé la première partie de sa scolarité seule, et qu'il lui avait fallut cet... énergumène de professeur pour pouvoir enfin la mettre à l'aise, et créer des liens. Le petit châtain poufsoufflien lui vint immédiatement en tête, mais d'autres la traversèrent. Qu'étaient-ils advenus des autres avec qui elle avait perdu contact ? Être dans une même promotion ne suffit pas à garder une amitié précédemment formé lors d'une seule rencontre, sinon tout Poudlard se connaîtrait et serait ami les uns avec les autres.
Elle émit un petit sourire amer. Ce qui était fait était fait.
Mais tout de même. Un brin de regret la piquait. Elle ne devait pas s'en vouloir, ce n'était pas réellement sa faute, selon elle. Ses origines moldues ne l'avaient guère aidé ; ses parents forcés de la confier au pire professeur de Poudlard.
Elle profita du spectacle quelques instants, balayant du regard la scène jusqu'à ce qu'une figure attire son attention. Au loin, elle aperçut un garçon qu'elle ne connaissait pas, sa silhouette se découpant contre le paysage hivernal. Alors que la majorité discutaient sur les chemins, ou se dépêcher de rejoindre un endroit chaud, lui semblait tout seul. Ça, ça lui parlait : elle aussi en avait passé des soirées devant ce lac témoin de son inaptitude sociale. Cette ressemblance l'intrigua et la rouquine décida de s'approcher de plus près de l'avorton. Avec chaque pas, elle se rapprochait, le bruit étouffé de la neige sous ses chaussures résonnant dans l'air glacé.
Son excellente mémoire des visages lui permit de reconnaître instantanément le garçon qu'elle avait croisé dans le Poudlard Express, malgré le temps écoulé. Elle se tendit brièvement, puis un sourire de joie illumina son visage, sa bouche s'ouvrant à mesure que son sourire ne s'agrandissait. Elle le vit sauter à pieds joints sur la glace qu'elle pensait à priori instable, et une légère panique la traversa. Hallie s'imagina devoir tendre le bras dans l'eau à froideur cadavérique en appelant au secours. Le claquement des pieds contre la glace la rassura néanmoins. Elle se précipita alors en lui faisant signe, manquant de tomber à plusieurs reprises tant la neige agissait comme une patinoire.
« Drelall ! », s'époumona-t-elle en espérant se faire repérer.
Lorsqu'elle arriva à son niveau, elle repositionna son tam o'shanter et son plaid dans l'espoir de paraître présentable. Beaucoup trop de temps s'était écoulé. Hallie espérait que le garçon se souvienne aussi bien d'elle qu'elle ne se souvenait de lui.
« La vache, ça fait longtemps ! Qu'est-ce tu fais là t'seul ? J'pensais voir quelqu'un d'autre », demanda-t-elle candidement.
Désolé-e, je ne fais pas avancer très loin le scénar.
Son kilt marron et rouge virevoltait à la force du vent glacial d'hiver, à mesure qu'elle avançait dans la neige, ses Doc Martens s'enfonçant lourdement dans le sol. Elle s'emmitoufla du mieux qu'elle put dans son plaid aux couleurs de sa famille tout en s'agrippant à son tam o'shanter pour le maintenir en place, tentant de se protéger du vent. Une vieille écharpe, probablement chinée, aux couleurs assorties ornait l'attirail.
À force de marcher, elle arriva au Lac de l'école qui s'était recouvert d'une fine couche de glace apparente, embellissant presque le lieu d'ordinaire si lugubre. La tranquillité avait momentanément repris ses droits, tandis que le vent, autrefois impétueux, s'était apaisé, murmurant à peine dans les arbres. Pendant un instant, Hallie se tint dressée dans ses bottes et contemplait l'absence de reflet blanc dans une eau noire. Elle était ravie de ce changement qui lui rappelait les quelques points d'eau de sa ville Aviemore durant l'hiver.
Elle repensa à toutes les rencontres qu'elle avait pu faire durant l'année scolaire, qu'elles soient passagères ou plus intenses. Il lui était regrettable d'avoir passé la première partie de sa scolarité seule, et qu'il lui avait fallut cet... énergumène de professeur pour pouvoir enfin la mettre à l'aise, et créer des liens. Le petit châtain poufsoufflien lui vint immédiatement en tête, mais d'autres la traversèrent. Qu'étaient-ils advenus des autres avec qui elle avait perdu contact ? Être dans une même promotion ne suffit pas à garder une amitié précédemment formé lors d'une seule rencontre, sinon tout Poudlard se connaîtrait et serait ami les uns avec les autres.
Elle émit un petit sourire amer. Ce qui était fait était fait.
Mais tout de même. Un brin de regret la piquait. Elle ne devait pas s'en vouloir, ce n'était pas réellement sa faute, selon elle. Ses origines moldues ne l'avaient guère aidé ; ses parents forcés de la confier au pire professeur de Poudlard.
Elle profita du spectacle quelques instants, balayant du regard la scène jusqu'à ce qu'une figure attire son attention. Au loin, elle aperçut un garçon qu'elle ne connaissait pas, sa silhouette se découpant contre le paysage hivernal. Alors que la majorité discutaient sur les chemins, ou se dépêcher de rejoindre un endroit chaud, lui semblait tout seul. Ça, ça lui parlait : elle aussi en avait passé des soirées devant ce lac témoin de son inaptitude sociale. Cette ressemblance l'intrigua et la rouquine décida de s'approcher de plus près de l'avorton. Avec chaque pas, elle se rapprochait, le bruit étouffé de la neige sous ses chaussures résonnant dans l'air glacé.
Son excellente mémoire des visages lui permit de reconnaître instantanément le garçon qu'elle avait croisé dans le Poudlard Express, malgré le temps écoulé. Elle se tendit brièvement, puis un sourire de joie illumina son visage, sa bouche s'ouvrant à mesure que son sourire ne s'agrandissait. Elle le vit sauter à pieds joints sur la glace qu'elle pensait à priori instable, et une légère panique la traversa. Hallie s'imagina devoir tendre le bras dans l'eau à froideur cadavérique en appelant au secours. Le claquement des pieds contre la glace la rassura néanmoins. Elle se précipita alors en lui faisant signe, manquant de tomber à plusieurs reprises tant la neige agissait comme une patinoire.
« Drelall ! », s'époumona-t-elle en espérant se faire repérer.
Lorsqu'elle arriva à son niveau, elle repositionna son tam o'shanter et son plaid dans l'espoir de paraître présentable. Beaucoup trop de temps s'était écoulé. Hallie espérait que le garçon se souvienne aussi bien d'elle qu'elle ne se souvenait de lui.
« La vache, ça fait longtemps ! Qu'est-ce tu fais là t'seul ? J'pensais voir quelqu'un d'autre », demanda-t-elle candidement.
Désolé-e, je ne fais pas avancer très loin le scénar.
Mystère et boule de neige
@Hallie MacCruimein ça ce précise !Son corps glissa sur plusieurs mètres, il retrouvait enfin les sensations qu’il avait perdues depuis sa rentrée à Poudlard. Car son skate lui manquait énormément. Le jour du départ, ses parents ne l'avaient pas autorisé à l'emmener. De toute façon, il n'aurait pas pu l’utiliser dans l’enceinte de l’école sans se faire remarquer où se prendre des heures de retenue. Du coup, il l’avait laissé dans sa chambre. En espérant que sa mère n’en fasse pas du petit-bois. Elle ne supportait plus le fait qu’il se déplace sur cet « engin de mort ! » comme elle le disait. Mais la vraie raison, c’était qu’elle avait peur qu’il lui arrive un accident. Drelall ne pouvait pas lui en vouloir. Mais cela restait quand même son sport préféré, elle aurait pu être plus compréhensive.
Les genoux fléchis et les bras légèrement écarté. Il avait du mal à garder son équilibre. Il se rattrapa de justesse deux fois. Sa course pris fin à la limite entre la surface du lac gelé et une épaisse couche de neige.
- Je crois que c’est raté... Pour la plus grande glissade de toute l’Histoire de Poudlard…
Il était posté là, les mains sur les hanches. Son regard s’attarda sur des silhouettes. Celle-ci passaient sur le chemin qui menait à l’embarcadère. Puis il entendit une voix au loin. Quelqu’un était en train de s’approcher en lui faisant signe. C’était difficile pour lui de voir correctement. Car de la neige se levait du sol à chaque rafale de vent. Elle disparut à nouveau, Drelall commençait à croire qu’il avait vu un mirage. Mais elle réapparue. Cette fois, elle était beaucoup plus proche de lui.
« Drelall ! » Il tira un peu son bonnet en arrière pour mieux voir ce qu’il se passait. C’était une fille qui était visiblement habillée en kilt. Rien d'étonnant, les écossais n’était pas un peuple qui craignait le froid. Mais quand même, il fû surpris de croiser une vraie écossaise dans un endroit ou la magie réglé tout en un tour de baguette.
Quand elle arriva à sa hauteur, un bruit inquiétant retentit en dessous de lui. La glace se brisa et il se retrouva les deux pieds dans l’eau. Une décharge électrique remonta le long de sa colonne vertébrale. Et d'un seul bon, il sortit de l’eau. Il se retrouva à genoux dans la neige, puis il regarda devant lui en faisant la grimace. Malgré ce petit désagrément, il reconnut tout de suite l’élève.
- Hallie c’est toi !? Il se redressa en claudicant un peu, tout en enlevant l'une de ses chaussures. Puis un sentiment de malaise le submergea. Désolé, depuis la rentrée j’aurai dû prendre au moins une fois de tes nouvelles. Il était en équilibre sur une jambe. Tu ne m’en veux pas trop, j’espère... Puis il s'empressa de changer de sujet. Sinon aujourd’hui, je me suis lancé un petit défi ! Parcourir le plus de distance possible sur le lac noir en glissant ! Il souriait bêtement pendant qu’il essorait l’une de ses chaussettes. Une idée pas si géniale que ça... Vu que j’ai terminé les pieds dans l’eau. Mais Drelall avait encore une petite chose à faire avant de rentrer. D’ailleurs, depuis qu’il était le seul à détenir le journal de bord. (rp) Il doutait de plus en plus. Est-ce qu’il devait le garder ? Tu attendais peut-être quelqu’un ? Je n'ai vu personne de toute la matinée. À part quelques élèves qui passaient sur le chemin un peu plus haut. Il se doutait que personne ne l’avait vu par ce temps. Mais si tu veux, on peut balancer des boules de neige sur le sentier !? Son côté « Peeves » parla spontanément !
Dernière modification par Drelall Granfont le 2 déc. 2024, 14:13, modifié 1 fois.
Quatrième année RP - #b06736 - gérant du club de théâtre
L'écrivain tout là-haut, c'est quand tu veux pour finaliser les détails de ma vie... D.
Mystère et boule de neige
La glace craqua d'un coup, et elle ne put rattraper son ami, qui maintenant frigorifié, tentait de faire bonne figure. Elle s'accroupit à son niveau en plaçant ses mains autour du petit et lui demanda s'il n'avait rien de cassé. Il pourrait rapidement tomber malade s'il ne se séchait pas rapidement. Ça, la petite fille en avait fait l'expérience. Ainsi se hâta-t-elle de presser Drelall à trouver un endroit chaud et sec.
Alors qu'elle regardait à droite et à gauche, le Gryffondor l'assaillit de questions qu'elle ne sut que répondre. Ne voyait-il pas l'état critique dans lequel il pourrait se trouver ? La rouquine insista pour qu'il s'assoit, et lui retira rapidement les vêtements qui avaient entré en contact avec l'eau glaciale. Puis, elle ramassa un petit tas de neige qu'elle aggloméra dans son tam o'shanter, y plaça son écharpe de lin, avant de sortir sa baguette pour lui pointer son pic droit dedans. Après un court moment, elle lança l'un des sorts qu'elle maîtrisait le mieux. « Lashlaback ! »
La neige fondit d'un coup, laissant place à un tissu brûlant. Espérant pouvoir consoler son camarade retrouvé, elle lui appliqua l'écharpe au pied, sans se douter qu'il pourrait potentiellement le brûler. Ses pieds semblaient déjà avoir changé de couleur. Soucieuse d'aider sa connaissance, Hallie priait intérieurement son bon dieu pour que la tendance ne s'inverse. Elle le regarda dans les yeux très sérieusement, et lâcha avec toute la délicatesse du monde :
« Mais ça va pas la tête ?! Qu'est-ce qui t'prend d'faire du patin à glace sur d'la vrAIE glace ?! »
Les yeux verts écarquillés, la jeune fille attendit une réponse de la part de Drelall, qui ne paraissait pas aussi choqué qu'elle. Elle fit une brève pause, avant d'essayer de comprendre la situation : le jeune homme était en face de lui, et était tombé, le jeune homme était... là. Oui, ils s'étaient perdus de vue. Qu'est-ce qu'il avait dit ?
« Ah ! Punaise ! T'inquiète te fait pas d'bile pour ça, l'essentiel c'est qu'tu ailles bien ! Ce serait cool d'aller checker à l'infirmerie par contre. Viens, s'tu veux on papotera sur le ch'min. Faut que tu remettes au moins tes chaussures par contre.
Ah, et il faudra que tu me r'dises tes questions là, parce qu'avec tout ça j'ai juste complètement oublié. »
Alors qu'elle regardait à droite et à gauche, le Gryffondor l'assaillit de questions qu'elle ne sut que répondre. Ne voyait-il pas l'état critique dans lequel il pourrait se trouver ? La rouquine insista pour qu'il s'assoit, et lui retira rapidement les vêtements qui avaient entré en contact avec l'eau glaciale. Puis, elle ramassa un petit tas de neige qu'elle aggloméra dans son tam o'shanter, y plaça son écharpe de lin, avant de sortir sa baguette pour lui pointer son pic droit dedans. Après un court moment, elle lança l'un des sorts qu'elle maîtrisait le mieux. « Lashlaback ! »
La neige fondit d'un coup, laissant place à un tissu brûlant. Espérant pouvoir consoler son camarade retrouvé, elle lui appliqua l'écharpe au pied, sans se douter qu'il pourrait potentiellement le brûler. Ses pieds semblaient déjà avoir changé de couleur. Soucieuse d'aider sa connaissance, Hallie priait intérieurement son bon dieu pour que la tendance ne s'inverse. Elle le regarda dans les yeux très sérieusement, et lâcha avec toute la délicatesse du monde :
« Mais ça va pas la tête ?! Qu'est-ce qui t'prend d'faire du patin à glace sur d'la vrAIE glace ?! »
Les yeux verts écarquillés, la jeune fille attendit une réponse de la part de Drelall, qui ne paraissait pas aussi choqué qu'elle. Elle fit une brève pause, avant d'essayer de comprendre la situation : le jeune homme était en face de lui, et était tombé, le jeune homme était... là. Oui, ils s'étaient perdus de vue. Qu'est-ce qu'il avait dit ?
« Ah ! Punaise ! T'inquiète te fait pas d'bile pour ça, l'essentiel c'est qu'tu ailles bien ! Ce serait cool d'aller checker à l'infirmerie par contre. Viens, s'tu veux on papotera sur le ch'min. Faut que tu remettes au moins tes chaussures par contre.
Ah, et il faudra que tu me r'dises tes questions là, parce qu'avec tout ça j'ai juste complètement oublié. »
Mystère et boule de neige
@Hallie MacCruimein direction l’embarcadère abandonnée !Dans la précipitation, Hallie, c'était un peu emballé. Mais cela partait d'une bonne intention, elle voulait juste aider son ami qui c'était retrouvé les pieds dans l'eau. Cependant, elle ne savait pas que Drelall, c'était mis dans des situations pires que celle-ci. Malgré son jeune âge, il avait déjà fait pas mal d'escapades que ce soit en ville ou dans la nature. Pendant longtemps, ses voisins l'appelèrent " le Tom Sawyer des Old Town". Il détestait ce surnom. En fait, il ne supportait aucune modification de son prénom, même pas les diminutifs. Mais il y a une chose qui était sur, à chaque fois qu'il allait dehors, il prenait son sac à dos.
Aujourd’hui, il pensa à emporter ses affaires de rechange. Car quelque part dans sa tête, il se doutait qu'on ne faisait pas d’omelette sans casser des œufs.
- Merci Hallie ! Je vais bien t'inquiètes pas ! Il fit un grand sourire du genre congelé. Elle commença à lui enlever ses vêtements, de peur qu'il attrape froid. Une réaction plus que normal, vu les conditions climatiques. Avec des températures en-dessous de zéro. Hier soir, j'ai entendu les cinquièmes années qui parlaient d'un endroit où l'on pouvait faire des glissades sur le lac. Du coup, j'ai aussi ramené des affaires de rechange et de quoi grignoté. Il déballa sa musette pour enfiler des chaussettes et un pantalon. Pour les chaussures, il posa le tissu brûlant dessus en se protégeant avec ses gants.
Franchement t'assures, avec ça je vais pouvoir sécher un minimum mes boots. Drelall resta accroupi un petit moment, les pieds posés à plat sur son sac. Puis, il écouta Hallie avec un air beaucoup plus sérieux. Je ne peux pas rentrer tout de suite au château. Je dois absolument rejoindre l’embarcadère qui se trouve juste derrière ce chemin. Il pointa la direction du doigt. j'ai quelque chose d'important à y faire... Si tu veux, tu peux m'accompagner ? Il sera fort le tissus entre ses mains, car il ne voulait pas vraiment y aller tout seul. Pour le reste, on verra sur le chemin du retour. Ça te dit ?
Le gryffon se releva pour mettre ses chaussures. Elles étaient devenues tiède grâce aux efforts de la petite écossaise. Puis il se redressa, et il fixa Hallie comme si de rien était.
Dernière modification par Drelall Granfont le 2 déc. 2024, 14:17, modifié 1 fois.
Quatrième année RP - #b06736 - gérant du club de théâtre
L'écrivain tout là-haut, c'est quand tu veux pour finaliser les détails de ma vie... D.
Mystère et boule de neige
Hallie demeurait perplexe malgré les tentatives de son camarade pour la rassurer. Les températures écossaises étaient impardonnables et gare à celleux qui étaient mal informés. Elle ne se souvenait que trop bien les fois où elle avait assuré à sa mère qu'elle se débrouillerait très bien sans chandail pour finir clouée au lit les jours qui suivirent. On parlait tout de même d'un lac glacé. Il aurait pu lui arriver bien pire.
Toutefois, sa peur se dissipa lorsqu'elle vit le petit garçon tout équipé, prêt à faire face aux aléas de la vie. Tout comme elle, il semblait aimer contrecarrer toute éventualité qui pourrait le nuire jusqu'à dans une certaine mesure. Hallie rougit légèrement au compliment, un rouge à peine perceptible, seulement mis en valeur par la blancheur de la neige environnante. Malgré tout, elle était profondément touchée par les mots de son camarade. Il était rare d'entendre des compliments sur ses aptitudes magiques, d'ordinaire assez médiocres. Elle ne s'en cacha pas et sourit, affichant sa joie intérieure.
À l'esquisse d'un regard, elle vit d'autres fractures de la glace du lac, de ça, de là ; cette dernière paraissait instable après avoir été fréquentée par des dizaines d'élèves en folie. Les variations thermiques liées au réchauffement climatique n'aidaient en rien la situation. Elle se demanda un instant si elle devait en alerter les professeurs de la dangerosité de l'endroit, avant de conclure qu'elle ne serait probablement pas prise au sérieux au vu de son piètre investissement dans certaines classes. Les adultes la détestaient, c'était sûr. Ils n'aimaient que les bons élèves, et elle, n'en était pas une.
Drelall continuait de son côté, et l'invita à un moment à l'accompagner. La rouquine n'avait pas tellement saisi la direction, ni même la raison pour laquelle il devait s'y rendre. La situation lui était étrangère : on aurait dit qu'il gardait en main le secret le plus important de l'humanité, avec son regard sérieux presque perçant.
Hallie ne savait que dire : leurs retrouvailles avaient été extrêmement brèves et le Gryffondor l'invitait déjà à lever le camp, se comportant comme un voleur de bas étage. La curiosité triompha dans l'esprit de Hallie et cette dernière accepta de l'accompagner. Elle reprit son écharpe en lin ainsi que son tam o'shanter, maintenant tiède, et alpagua Drelall afin de les mettre dans son sac. Il était hors de question de porter des vêtements mouillés. Elle enleva la broche de son tartan, qui tomba en se drapant sur elle, dans lequel elle s'emmitoufla un peu plus à la recherche d'un confort perdu.
L'écossaise maintint le regard du jeune garçon, et acquiesça, hochant brièvement la tête.
« J'sais pas c'que c'est mais on y va. T'as intérêt à me raconter où t'étais passé mec », lui répondit-elle très sérieusement.
@Drelall Granfont
Toutefois, sa peur se dissipa lorsqu'elle vit le petit garçon tout équipé, prêt à faire face aux aléas de la vie. Tout comme elle, il semblait aimer contrecarrer toute éventualité qui pourrait le nuire jusqu'à dans une certaine mesure. Hallie rougit légèrement au compliment, un rouge à peine perceptible, seulement mis en valeur par la blancheur de la neige environnante. Malgré tout, elle était profondément touchée par les mots de son camarade. Il était rare d'entendre des compliments sur ses aptitudes magiques, d'ordinaire assez médiocres. Elle ne s'en cacha pas et sourit, affichant sa joie intérieure.
À l'esquisse d'un regard, elle vit d'autres fractures de la glace du lac, de ça, de là ; cette dernière paraissait instable après avoir été fréquentée par des dizaines d'élèves en folie. Les variations thermiques liées au réchauffement climatique n'aidaient en rien la situation. Elle se demanda un instant si elle devait en alerter les professeurs de la dangerosité de l'endroit, avant de conclure qu'elle ne serait probablement pas prise au sérieux au vu de son piètre investissement dans certaines classes. Les adultes la détestaient, c'était sûr. Ils n'aimaient que les bons élèves, et elle, n'en était pas une.
Drelall continuait de son côté, et l'invita à un moment à l'accompagner. La rouquine n'avait pas tellement saisi la direction, ni même la raison pour laquelle il devait s'y rendre. La situation lui était étrangère : on aurait dit qu'il gardait en main le secret le plus important de l'humanité, avec son regard sérieux presque perçant.
Hallie ne savait que dire : leurs retrouvailles avaient été extrêmement brèves et le Gryffondor l'invitait déjà à lever le camp, se comportant comme un voleur de bas étage. La curiosité triompha dans l'esprit de Hallie et cette dernière accepta de l'accompagner. Elle reprit son écharpe en lin ainsi que son tam o'shanter, maintenant tiède, et alpagua Drelall afin de les mettre dans son sac. Il était hors de question de porter des vêtements mouillés. Elle enleva la broche de son tartan, qui tomba en se drapant sur elle, dans lequel elle s'emmitoufla un peu plus à la recherche d'un confort perdu.
L'écossaise maintint le regard du jeune garçon, et acquiesça, hochant brièvement la tête.
« J'sais pas c'que c'est mais on y va. T'as intérêt à me raconter où t'étais passé mec », lui répondit-elle très sérieusement.
@Drelall Granfont
Mystère et boule de neige
@Hallie MacCruimein J'espère qu'il n'y a pas trop de zone d'ombre, ce n'est pas évident de caser tout ça en un seul post. Brrr, toujours aussi froid en écrivant ce rpIl était temps de se mettre en route. Drelall rangea ses affaires avec hâte, se sentant encerclé par la neige et la glace.
Une fois son sac sur le dos, il regarda brièvement en direction d'Hallie pour lui faire signe d'avancer. Il fit quelques soubresauts, car son corps réclamait un peu de chaleur. Puis il croisa les bras en s'enfonçant un peu plus dans son écharpe. Malgré le fait qu'il parlait à travers une couche épaisse de laine, une voix audible en sortit.
- Dans cette école, il y a un plein d'élèves qui connaissent de nombreux sortilèges. Mais très peu son capable de les employer au bon moment. Voir même de les détourner comme tu l'as fait. Ces paroles sortirent de sa bouche, sans qu'il sache vraiment d'où ça venait. Mais elles n'étaient pas vides de sens, car il aurait bien aimé utiliser un sort de cette manière. C'était juste que la plupart des élèves suivaient machinalement les consignes de leurs professeurs. Hallie au moins faisait preuve de créativité. Bah franchement, de la rentrée jusqu'à maintenant. Je n'ai pas vu le temps passé. Entre les devoirs qui prennent un temps fou et les heures que je passe à la bibliothèque. Il déplia ses bras et il continua à marcher les mains dans les poches. Ma mère avait raison.. Me laisser seul dans cet endroit. C'est comme lâcher un écureuil dans une cuve rempli de noisettes. J'adore les bouquins c'est vrai, mais ces derniers temps... Je m'en passerais bien.
⁂
Il expliqua brièvement ce qu'il avait fait ses derniers mois sans trop s'attarder sur les détails. Sauf sur un point. Et c'est à ce moment-là, qu' il lui demanda de promettre de garder ça pour elle.
Le silence se fit autour d'eux, on entendait plus que le vent gémir tout en soulevant encore plus de neiges. Drelall continua son récit, il prit le temps d'expliquer en détail ce qui lui était arrivé dans "La salle perdue dans le temps" une salle de cours qu'il avait surnommé ainsi. Un endroit qui n'était plus utilisé depuis des décennies. Ses explications étaient de plus en plus denses, quand il mentionna la présence d'une autre élève "Acuti Caligo" qu'il avait rencontré sur place.
Tous les deux avaient découvert l'existence du journal de bord. Ce livre servait à répertorier les membres d'un ancien club d'exploration. Celui-ci fut créé en 2011 à l'intérieur de l'école bien avant sa naissance. Quelques temps, plus tôt, il était revenu dans la salle du Club pour emmener le journal de bord avec lui. Ainsi, il pouvait le consulter dans le dortoir à son aise. Toutefois, il se doutait qu'il allait peut-être avoir des problèmes s'il ne restituait pas le livre où il l'avait trouvé. Son envie était partagée entre vouloir terminer ce bouquin et le rendre. Alors, il cacha l'ouvrage dans un abri à moitié délabré situé dans un embarcadère abandonné.
- Un embarcadère ? C'est l'endroit où tu es arrivée la première fois à Poudlard. Quand tu étais dans la barque rappel toi pendant la traversée du lac. Sauf que celui-ci, il est beaucoup plus ancien. À l'époque, Poudlard n'était pas encore située sur une île !
Dernière modification par Drelall Granfont le 2 déc. 2024, 14:46, modifié 2 fois.
Quatrième année RP - #b06736 - gérant du club de théâtre
L'écrivain tout là-haut, c'est quand tu veux pour finaliser les détails de ma vie... D.
Mystère et boule de neige
Bonsoir, j'essaie de te répondre le plus rapidement possible : garder un bon rythme de RP me garde dedans et ne me les fait pas délaisser. Je pense que ce serait cool de clarifier un peu ce truc de "je t'ai perdu de vue" car honnêtement les mômes sont tout le temps ensemble en classe. Je trouve ça important dans la construction de nos personnages de réfléchir pourquoi réellement. Moi, ça me donne cette impression de vide scénaristique autrement et j'aimerais éviter.
Malgré ses belles paroles, il était évident que Drelall grelottait sur place. Chaque souffle de chaleur semblait une bénédiction, mais aucune ne suffisait à le réchauffer complètement. Hallie, consciente du malaise de son ami, se hâta à son niveau. Sans un mot, elle déploya son plaid et l'enveloppa autour de lui, espérant que ce geste partage une part du courage et de la chaleur de son clan. Son père lui aurait certainement dit quelque chose du genre : « Un Écossais, un vrai, ça craint pas l'hiver, marmot, pour sûr ! Un peu d'testostérone, ça fait pas d'mal ! » Elle esquissa un sourire en se remémorant ces paroles, mais garda le silence. Ce n'était pas le moment de partager cette anecdote, surtout pas avant que Drelall ne connaisse un peu mieux sa famille. Ces remarques ne feraient que le blesser inutilement.
Son père, Duncan, avait souvent ces réflexions absurdes sur ce que devaient être les hommes ou les femmes, nourri par un environnement qui l'avait conditionné à transmettre ces valeurs dépassées à ses enfants. Mais Hallie ne s’était jamais conformée à ces attentes. Elle ne rentrait pas dans le moule de la petite fille bien sage, et Duncan l'avait appris à ses dépens à travers des crises, des larmes, et un refus obstiné d'accepter l'autorité lorsqu'on tentait de lui imposer des comportements stéréotypés. Craignant de perdre son lien avec elle, il avait fini par accepter, à contre-cœur, que sa fille soit ce qu'il considérait comme « un garçon dans l’âme ». Mais il n'avait jamais su trouver les mots justes pour décrire Hallie, alors qu'elle souhaitait simplement être elle-même. Si on devait la résumer en quelques mots, c'était une fille avec une âme audacieuse, presque masculine.
Le compliment soudain de Drelall la tira de ses pensées. Elle releva instinctivement la tête, son menton jusque-là enfoui dans l'écharpe tiède. Avait-elle bien entendu ? Un sourire radieux éclaira son visage, ravie que ses maigres talents magiques aient été utiles à son ami. Ses joues s'arrondirent, comme celles d'un écureuil aux poches pleines de noisettes, avant qu'elle ne renifle à cause du froid mordant. Fière, elle redressa les épaules, mais la joie fut de courte durée. Son expression sérieuse reprit vite le dessus à l'évocation de la disparition inexpliquée de Drelall.
Les raisons qu’il donnait pour expliquer son absence semblaient à Hallie bien faibles. Après tout, ils partageaient le même environnement de classe au quotidien. Il fallait admettre que la faute était partagée. Elle n'avait pas osé reprendre contact après la cérémonie de répartition. Convaincue qu'ils finiraient dans la même maison, la réalité avait été tout autre. Entre les discussions au sein de leurs maisons respectives, les liens s'étaient tissés bien plus vite chez Poufsouffle que chez Gryffondor. Une légère compétitivité s'était même installée entre eux.
« Un écureuil dans une cuve pleine de noisettes ? Ah ! Pff… Ça t’ressemble bien, lança-t-elle sur un ton moqueur, un sourire en coin. Pourquoi t’as passé tout ton temps à étudier quand tu peux juste faire d'la pratique ? »
« Ça a l’air super chaud ton histoire... » Elle réfléchit un instant, puis répondit avec enthousiasme : « Compte sur moi ! On est les aventuriers d’Écosse ! 'Les pourfendeurs', comme dit mon papa. On viendra à bout d'ce livre, c'est sûr. Il suffit juste d’aller l’chercher. Après, euh… on verra ! »
Bien décidée à protéger son ami du froid, Hallie resserra son plaid autour d'eux. Les deux enfants, enroulés côte à côte, peinaient à garder un pas synchronisé pour que l’un ne se retrouve pas sans protection. Ils dansaient presque, se balançant maladroitement, jusqu’à ce qu’ils atteignent enfin l’embarcadère glacé.
« Et maintenant on fait quoi ? »
Malgré ses belles paroles, il était évident que Drelall grelottait sur place. Chaque souffle de chaleur semblait une bénédiction, mais aucune ne suffisait à le réchauffer complètement. Hallie, consciente du malaise de son ami, se hâta à son niveau. Sans un mot, elle déploya son plaid et l'enveloppa autour de lui, espérant que ce geste partage une part du courage et de la chaleur de son clan. Son père lui aurait certainement dit quelque chose du genre : « Un Écossais, un vrai, ça craint pas l'hiver, marmot, pour sûr ! Un peu d'testostérone, ça fait pas d'mal ! » Elle esquissa un sourire en se remémorant ces paroles, mais garda le silence. Ce n'était pas le moment de partager cette anecdote, surtout pas avant que Drelall ne connaisse un peu mieux sa famille. Ces remarques ne feraient que le blesser inutilement.
Son père, Duncan, avait souvent ces réflexions absurdes sur ce que devaient être les hommes ou les femmes, nourri par un environnement qui l'avait conditionné à transmettre ces valeurs dépassées à ses enfants. Mais Hallie ne s’était jamais conformée à ces attentes. Elle ne rentrait pas dans le moule de la petite fille bien sage, et Duncan l'avait appris à ses dépens à travers des crises, des larmes, et un refus obstiné d'accepter l'autorité lorsqu'on tentait de lui imposer des comportements stéréotypés. Craignant de perdre son lien avec elle, il avait fini par accepter, à contre-cœur, que sa fille soit ce qu'il considérait comme « un garçon dans l’âme ». Mais il n'avait jamais su trouver les mots justes pour décrire Hallie, alors qu'elle souhaitait simplement être elle-même. Si on devait la résumer en quelques mots, c'était une fille avec une âme audacieuse, presque masculine.
Le compliment soudain de Drelall la tira de ses pensées. Elle releva instinctivement la tête, son menton jusque-là enfoui dans l'écharpe tiède. Avait-elle bien entendu ? Un sourire radieux éclaira son visage, ravie que ses maigres talents magiques aient été utiles à son ami. Ses joues s'arrondirent, comme celles d'un écureuil aux poches pleines de noisettes, avant qu'elle ne renifle à cause du froid mordant. Fière, elle redressa les épaules, mais la joie fut de courte durée. Son expression sérieuse reprit vite le dessus à l'évocation de la disparition inexpliquée de Drelall.
Les raisons qu’il donnait pour expliquer son absence semblaient à Hallie bien faibles. Après tout, ils partageaient le même environnement de classe au quotidien. Il fallait admettre que la faute était partagée. Elle n'avait pas osé reprendre contact après la cérémonie de répartition. Convaincue qu'ils finiraient dans la même maison, la réalité avait été tout autre. Entre les discussions au sein de leurs maisons respectives, les liens s'étaient tissés bien plus vite chez Poufsouffle que chez Gryffondor. Une légère compétitivité s'était même installée entre eux.
« Un écureuil dans une cuve pleine de noisettes ? Ah ! Pff… Ça t’ressemble bien, lança-t-elle sur un ton moqueur, un sourire en coin. Pourquoi t’as passé tout ton temps à étudier quand tu peux juste faire d'la pratique ? »
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« Ça a l’air super chaud ton histoire... » Elle réfléchit un instant, puis répondit avec enthousiasme : « Compte sur moi ! On est les aventuriers d’Écosse ! 'Les pourfendeurs', comme dit mon papa. On viendra à bout d'ce livre, c'est sûr. Il suffit juste d’aller l’chercher. Après, euh… on verra ! »
Bien décidée à protéger son ami du froid, Hallie resserra son plaid autour d'eux. Les deux enfants, enroulés côte à côte, peinaient à garder un pas synchronisé pour que l’un ne se retrouve pas sans protection. Ils dansaient presque, se balançant maladroitement, jusqu’à ce qu’ils atteignent enfin l’embarcadère glacé.
« Et maintenant on fait quoi ? »
Mystère et boule de neige
@Hallie MacCruimein Bon week-end !- Au cours de cette année, j'ai essayé de prendre plusieurs fois contact avec toi. Tu auras sans doute du mal à me croire, mais... Il évoqua toutes les fois où il avait essayé de lui parler. Quand c'était en cours, ceux qu'ils avaient en commun. Il faisait toujours équipe avec d'autres gryffons. Quant à Hallie, elle faisait la même chose avec ses camarades de sa propre Maison. Elle paraissait très occupée, surtout pendant les cours de botanique. Mais au début du mois d'octobre, en rentrant de l'une de ses balades autour du lac. Il l'aperçut furtivement, elle se dirigeait vers les serres. Il essaya de lui faire signe, mais il trébucha sur une pierre pour finir la tête la première dans une flaque de boue. Comme Drelall, Hallie aimait faire du sport et ils se croisèrent régulièrement autour de l'école. Cependant, elle ne le remarquait pas. Alors au fil du temps, il fut convaincu qu'elle l'avait complètement oublié. Ensuite, je t'ai envoyé plusieurs hiboux. Malheureusement, ils ne sont jamais arrivés à destination. Toutes les lettres sont revenues. Si tu veux à l'occase, je passerai te les ramener. Sauf celle qui est revenue à moitié cramée.
Pendant ce temps, elle avait sorti un plaid qu'elle déposa autour de ses épaules pour finir par le raccorder aux siennes. Tous les deux emmitouflées ainsi, ils continuèrent leur chemin. Instantanément, une sensation de chaleur soulagea ses membres crispés. Ils essayèrent de marcher de manière coordonnée, mais cela ne fonctionné pas vraiment. Drelall éclata de rire, car ils évitèrent de justesse de ce se retrouver par terre. Si bien qu'il en oublia presque la raison de leur présence ici. Poudlard et tout le reste était bien loin dans ça tête, ce qui lui faisait vraiment du bien. Tu trouve que je ressemble à un écureuil ? Il fit la moue... Il essaya de s'imaginer aussi léger qu'une plume, virevoltant entre les arbre avec une facilité qui n'est propre qu'à cet animal. D'un autre côté, il espérait ne pas avoir la même tête que ce rongeur. Mais vu l'expression sur le visage de la jeune fille, il devait y avoir une petit bout de vérité. En fait, pour certaines matière, je n'ais pas besoin de m'entrainer. Les sortilèges... C'est trop bizarre... C'est comme si je les connaissais déjà... Je sais, c'est n'importe quoi. Mais malgré tout, je le ressent comme ça. Par contre, quand je me suis aperçu que ce n'était pas pareil pour le cours de métamorphose ou de potion. J'ai du rattraper mon retard... Pareil pour l'histoire de la magie ! J'adore ça ! Mais j'ai tendance à partir dans tous les sens... Il y a trop d'informations intéressantes. Par exemple, tu savais qu'il y avait une plante qui s'appelle « le moly » une fleur blanche à la racine noire. Ulysse, un explorateur de l'antiquité l'utilisa contre Circé la magicienne. Les propriétés de cette fleur ont des capacités de protection contre la magie. Si les moldus savaient ça...
J'étais partie en mode blabla. Même si on ne c'était pas parlé depuis plusieurs mois, elle savais que j'avais du mal à m'arrêter quand un sujet de conversation m'intéressait. Mais, ce qui la différencié des autres c'était son enthousiasme quand il s'agissait d'explorer un nouvel endroit. Certains auraient passé leur chemin, ou pire... Il m'aurait dévisagé comme une bête singulière.
Super Hallie ! Je suis content que tu ne soit pas trop effrayer. Il plissa un peu les yeux, la neige l'empêchait de voir correctement. Je crois qu'on est arrivé... j'aperçois l'abri situé sur les quai ! L'abri qui se dessiné à l'horizon ressemblé à une cabane digne d'un film d'horreur.
- Et maintenant on fait quoi ?
Maintenant ? Il la regarda l'air confiant presque en criant car le vent soufflait de plus en plus fort. On va à l'intérieur !
Les deux acolytes avancèrent à l'unisson jusqu'à la petite porte en bois noirci par le temps.
Dernière modification par Drelall Granfont le 2 déc. 2024, 14:55, modifié 1 fois.
Quatrième année RP - #b06736 - gérant du club de théâtre
L'écrivain tout là-haut, c'est quand tu veux pour finaliser les détails de ma vie... D.
Mystère et boule de neige
Trop content de lire tes messages @Drelall Granfont. Je n'aurais jamais pensé que nos petit.es s'entendraient aussi bien quand tu as posé tes fesses dans ce train. Pour nos personnages, j'en suis très heureuxe.
« Chui... un peu choquée. J'ai jamais rien r'çu. J' t'ai jamais vraiment vu venir vers moi nan plus. Punaise j'me sens trop mal pour toi, j'suis désolée mec », répliqua-t-elle sincèrement. Hallie ne montrait sa compassion qu'aux gens qu'elle appréciait réellement. Une fois dans son cœur, elle tendait à tout faire pour que ces derniers soient protégés de la vie cruelle qui les entourait. « Je... J'suis pas sûre de vouloir recevoir tes hiboux en vrai. Ça m'ferait juste sentir comme de la merde. » Son utilisation des gros mots grandissait avec les semaines qui passaient. Profitant de l'absence de ses parents, l'adolescente s'en donnait à cœur joie pour explorer cette partie de son identité. Après tout, si les adultes le faisaient, pourquoi ne pouvait-elle pas jurer ? Les deux marmots continuaient leur ascension lorsque Drelall s'interrogeait sur la nature de son futur “patronus”. Elle se demanda si elle pensait précisément ce qu'elle avait dit, avant de conclure, après quelques instants de pause, qu'effectivement Drelall se réincarnerait en écureuil dans sa future vie.
« Tu sais, chez nous, on a la Tou Bichvat. Peut-être qu'en tant que petit écureuil, tu pourras nous aider à planter des oliviers sur la terre sacrée d'Israël », plaisanta-t-elle joyeusement. Drelall était pour elle un de ces garçons facilement taquin, sans pour autant qu'il ne soit complètement crédule, rendant leurs interactions fluides et sans prise de tête. Le petit châtain était son pote avec lequel elle appréciait déconner. Elle était si heureuse de l'avoir retrouvée qu'elle en oublia presque le froid glacial les entourant. Contente de l'aide acceptée de Drelall, la rouquine le suivi du mieux qu'elle put pour ne pas lui causer de tort. «Bah, fais pas cette tête, lui appuya-t-elle le visage du doigt et ce à plusieurs reprises. C'trop mimi les écureuils, en plus ça rappelle chez nous. » Elle espérait que cela suffise pour qu'il retrouve sa bonne humeur habituelle.
Elle écouta attentivement la tirade de son ami, tout en hochant la tête à certains instants, de manière à encourager le petit garçon là où les sentiments étaient mutuels. « Moi c'est un peu l'contraire. Genre je gère la DCFM, j'trouve ça méga drôle. Les potions, c'est du travail - je déteste ça - mais quand t'y penses c'est assez logique. Et puis apprendre des trucs, c'est son dada. Enfin-» Il faut juste que ça m'intéresse un minimum, se surprit à penser la jeune fille. Elle préféra se couper net, car le sujet n'était pas là. Elle conclut tout de même en expliquant que les sortilèges étaient loin d'être son dada, et qu'elle ratait une fois sur deux ses sortilèges, au grand désespoir de l'ancienne Sarah Priddy.
« Ch'avais pas mais j'connais ! Genre Iphis m'en a parlé un peu. Je sais qui est quoi. Enfin genre, à peu près. Tu crois que je pourrai le dire à mes parents ? Y ont rien demandé les pauvres et j'ai l'impression que tous les sorciers détestent les moldus... »
Une fois arrivé.es, Hallie contempla avec un mélange d'excitation et d'horreur l'étrange cabanon abandonné qui trainait sur le lac, tombant presque en lambeaux. Le cabanon, dissimulé derrière un épais rideau de lierre et d’arbres décharnés, avait un air de fin du monde. Ses murs en bois, d'un gris terne et écaillé, semblaient avoir été soumis aux assauts du temps et des intempéries, chaque fente et chaque craquelure témoignant d'un passé tumultueux. Le toit, s'effondrant quasiment, laissait filtrer la lumière blafarde, créant des ombres inquiétantes qui dansaient sur le sol recouvert de feuilles mortes.
À l’intérieur, une légère odeur de moisi et de décomposition flottait dans l’air, tandis que des toiles d’araignées tissaient des motifs sinistres dans les coins sombres. Les fenêtres, cassées ou obstruées par des planches, laissaient passer un vent glacial qui faisait frémir les murs. Des bruits sourds et étranges résonnaient, comme si le cabanon lui-même respirait et conservait des secrets qu'il refusait de révéler. En entrant, Hallie ne pu s’empêcher de ressentir une tension palpable, une impression d’être observés, comme si les ombres elles-mêmes prenaient vie dans ce lieu abandonné.
La porte poussée grinça d'une lenteur presque glaçante. Le spectacle qui se tenait en face d'eux terrorisa quelque peu Hallie qui n'avait pas l'habitude de voir des bâtiments aussi peu entretenus que ce dernier. Elle hésita avant de franchir le seuil de pas de la porte, se demandant si des pièges avaient été mis en place par le précédent locataire. Finalement, elle commença à jeter un œil aux morceaux de vieux meubles qui gisaient, rongés par l’humidité, aux chaises brisées, et à une table à moitié calcinée, témoins silencieux d'une époque révolue.
Elle se saisit délicatement de tous ces objets, s'attendant quasiment à voir un fantôme en sortir : un qui n'était pas de l'école. Mais non, rien de tout cela ne s'était passé. Toujours dans l'appréhension, Hallie demanda timidement au châtain ce qu'il voulait lui montrer dans un endroit aussi craignos. Elle désigna tout ce qui l'entourait comme pour mettre en avant la débauche du lieu.
« J'comprends pas mec, on fout quoi là, ça craint à max nan ? Elle marqua une pause avant de reprendre. À qui tu crois qu'ça appartenait avant ? »
« Chui... un peu choquée. J'ai jamais rien r'çu. J' t'ai jamais vraiment vu venir vers moi nan plus. Punaise j'me sens trop mal pour toi, j'suis désolée mec », répliqua-t-elle sincèrement. Hallie ne montrait sa compassion qu'aux gens qu'elle appréciait réellement. Une fois dans son cœur, elle tendait à tout faire pour que ces derniers soient protégés de la vie cruelle qui les entourait. « Je... J'suis pas sûre de vouloir recevoir tes hiboux en vrai. Ça m'ferait juste sentir comme de la merde. » Son utilisation des gros mots grandissait avec les semaines qui passaient. Profitant de l'absence de ses parents, l'adolescente s'en donnait à cœur joie pour explorer cette partie de son identité. Après tout, si les adultes le faisaient, pourquoi ne pouvait-elle pas jurer ? Les deux marmots continuaient leur ascension lorsque Drelall s'interrogeait sur la nature de son futur “patronus”. Elle se demanda si elle pensait précisément ce qu'elle avait dit, avant de conclure, après quelques instants de pause, qu'effectivement Drelall se réincarnerait en écureuil dans sa future vie.
« Tu sais, chez nous, on a la Tou Bichvat. Peut-être qu'en tant que petit écureuil, tu pourras nous aider à planter des oliviers sur la terre sacrée d'Israël », plaisanta-t-elle joyeusement. Drelall était pour elle un de ces garçons facilement taquin, sans pour autant qu'il ne soit complètement crédule, rendant leurs interactions fluides et sans prise de tête. Le petit châtain était son pote avec lequel elle appréciait déconner. Elle était si heureuse de l'avoir retrouvée qu'elle en oublia presque le froid glacial les entourant. Contente de l'aide acceptée de Drelall, la rouquine le suivi du mieux qu'elle put pour ne pas lui causer de tort. «Bah, fais pas cette tête, lui appuya-t-elle le visage du doigt et ce à plusieurs reprises. C'trop mimi les écureuils, en plus ça rappelle chez nous. » Elle espérait que cela suffise pour qu'il retrouve sa bonne humeur habituelle.
Elle écouta attentivement la tirade de son ami, tout en hochant la tête à certains instants, de manière à encourager le petit garçon là où les sentiments étaient mutuels. « Moi c'est un peu l'contraire. Genre je gère la DCFM, j'trouve ça méga drôle. Les potions, c'est du travail - je déteste ça - mais quand t'y penses c'est assez logique. Et puis apprendre des trucs, c'est son dada. Enfin-» Il faut juste que ça m'intéresse un minimum, se surprit à penser la jeune fille. Elle préféra se couper net, car le sujet n'était pas là. Elle conclut tout de même en expliquant que les sortilèges étaient loin d'être son dada, et qu'elle ratait une fois sur deux ses sortilèges, au grand désespoir de l'ancienne Sarah Priddy.
« Ch'avais pas mais j'connais ! Genre Iphis m'en a parlé un peu. Je sais qui est quoi. Enfin genre, à peu près. Tu crois que je pourrai le dire à mes parents ? Y ont rien demandé les pauvres et j'ai l'impression que tous les sorciers détestent les moldus... »
⁂
Une fois arrivé.es, Hallie contempla avec un mélange d'excitation et d'horreur l'étrange cabanon abandonné qui trainait sur le lac, tombant presque en lambeaux. Le cabanon, dissimulé derrière un épais rideau de lierre et d’arbres décharnés, avait un air de fin du monde. Ses murs en bois, d'un gris terne et écaillé, semblaient avoir été soumis aux assauts du temps et des intempéries, chaque fente et chaque craquelure témoignant d'un passé tumultueux. Le toit, s'effondrant quasiment, laissait filtrer la lumière blafarde, créant des ombres inquiétantes qui dansaient sur le sol recouvert de feuilles mortes.
À l’intérieur, une légère odeur de moisi et de décomposition flottait dans l’air, tandis que des toiles d’araignées tissaient des motifs sinistres dans les coins sombres. Les fenêtres, cassées ou obstruées par des planches, laissaient passer un vent glacial qui faisait frémir les murs. Des bruits sourds et étranges résonnaient, comme si le cabanon lui-même respirait et conservait des secrets qu'il refusait de révéler. En entrant, Hallie ne pu s’empêcher de ressentir une tension palpable, une impression d’être observés, comme si les ombres elles-mêmes prenaient vie dans ce lieu abandonné.
La porte poussée grinça d'une lenteur presque glaçante. Le spectacle qui se tenait en face d'eux terrorisa quelque peu Hallie qui n'avait pas l'habitude de voir des bâtiments aussi peu entretenus que ce dernier. Elle hésita avant de franchir le seuil de pas de la porte, se demandant si des pièges avaient été mis en place par le précédent locataire. Finalement, elle commença à jeter un œil aux morceaux de vieux meubles qui gisaient, rongés par l’humidité, aux chaises brisées, et à une table à moitié calcinée, témoins silencieux d'une époque révolue.
Elle se saisit délicatement de tous ces objets, s'attendant quasiment à voir un fantôme en sortir : un qui n'était pas de l'école. Mais non, rien de tout cela ne s'était passé. Toujours dans l'appréhension, Hallie demanda timidement au châtain ce qu'il voulait lui montrer dans un endroit aussi craignos. Elle désigna tout ce qui l'entourait comme pour mettre en avant la débauche du lieu.
« J'comprends pas mec, on fout quoi là, ça craint à max nan ? Elle marqua une pause avant de reprendre. À qui tu crois qu'ça appartenait avant ? »