20 sept. 2024, 22:07
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Sept. 2048

1er septembre 2049
RP réservé aux première année


Bien droite devant les grandes portes du château, Sarah réajusta son chapeau officiel alors que le premier groupe d'élève pénétraient dans la cour de Métamorphose. Des émotions diverses semblaient les traverser et leurs regards trahissaient un mélange d'excitation et d'appréhension. Ce soir, Sarah prenait son rôle très au sérieux. Pour la première fois, la Galloise avait pour mission d'accueillir les élèves de première année et de les guider jusqu'à la grande salle pour la célèbre cérémonie de répartition.

L'enseignante saluait d'un sourire les gamins qui venaient peu à peu gonfler le petit groupe face à elle et, enfin, quand les derniers élèves arrivèrent, visiblement essoufflés de leur petite ascension depuis les quais, Sarah prit la parole.

" Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue à Poudlard. Je suis Sarah Priddy, sous-directrice et professeure de sortilèges. Aujourd'hui est un grand jour, celui de votre entrée dans cette illustre école de sorcellerie mais aussi, de votre répartition. Dans quelques instants, nous franchirons ses portes pour nous diriger vers la grande salle où nous attendent tous les autres élèves et le personnel de l'école pour le traditionnel banquet de rentrée. Avant de manger, vous serez toutes et tous répartis dans une des quatre maisons de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard. Ces maisons seront vos maisons pour les sept années à venir et vous en porterez chaque jour les couleurs. Vos réussites et bons comportements permettront à votre maison de gagner des points. À l'inverse, vos bêtises et écarts de conduite, lui en feront perdre. Pensez-y bien car une coupe annuelle récompense la maison avec le plus de points en fin d'année scolaire. "

D'un geste, elle fit s'ouvrir les grandes portes dans une mise en scène assez théâtrale avant d'inviter les élèves à la suivre. Ils parcoururent le hall d'entrée sous les regards curieux des tableaux décorant les lieux avant de se diriger vers la grande salle. Là, sous les lumières des bougies éclairant le plafond étoilé, les élèves remontèrent l'allée formée par les tables pour rejoindre l'estrade devant la longue table des adultes.

Quand le silence se fit, un vieux chapeau, posé sur un tabouret, sembla faire l'objet de toutes les attentions et, si certains savaient de par leurs frères, sœurs ou parents qu'il ne tarderait pas à s'animer, d'autres allaient le découvrir rapidement. Les plis du tissus râpeux frémirent et soudain, une voix s'éleva dans la grande pièce.

Petits et grands élèves, bienvenue à Poudlard,
Oubliez cette belle trêve, reprenez les devoirs.
Les vacances sont finies, mais soyez rassurés,
Pour tromper votre ennui, beaucoup d’activités :
Clubs et groupes en tous genres, y’en a pour tous les goûts,
Pour les grands fans de sport, ou les mous du genou,
Vous lancerez des sorts, heureux à tous les coups.

Pour les p’tits rigolos, les clowns de fond de classe,
Peut-être pas d’zéro, mais des ret’nues en masse,
Soyez donc avertis, chaque bêtise a son prix.
Des sabliers réduits, des pierres précieuses en moins,
Votre maison en pâtit, vos ami.e.s soient témoins.
Parlons donc des maisons qui vivent dans le château,
Certains connaissent leurs noms, pour d’autres ils font défaut,
Je vais donc présenter vos familles pour l’année.

Applaudissez bien fort pour les braves Gryffondors
Aux couleurs rouges et or, ils accueillent les plus forts,
Ceux dont le grand courage n’est plus à démontrer,
Peu importe leur âge, ils sont déterminés,
Mais aussi très hardis, à n’en jamais douter,
Ils rejoignent la maison tenue par Miss Tremblay.

Parlons dès à présent de l’emblème du serpent,
Nobles verts et argent : les futurs dirigeants.
Les très grands ambitieux, portés par leur fierté,
Visent au plus haut les cieux, pour atteindre les sommets.
Ruse, mais aussi grandeur pour nos chers Serpentards,
Unis sous les couleurs de l’unique Salazar.

Quant à la belle maison de Rowena Serdaigle,
Au bleu et bronze blason orné du vol d’un aigle,
Elle accueille en son sein les artistes créatifs,
Pour qui un cerveau plein est un impératif.
Regroup’ment d’érudits, de sages originaux,
Ce sont les réfléchis vivant dans le château.

Il faut maint’nant passer à la maison Poufsouffle,
Ceux dont la loyauté n’est jamais à bout d’souffle.
Travailleurs acharnés, tolérants et gentils,
La vraie sincérité n’a pour eux pas de prix.
Pour finir le tableau, justice en étendard
Le tolérant blaireau s’habille de jaune et noir.

Je dois maint’nant me taire, avant qu’on me bâillonne,
Les amitiés vont s’faire, avant la fin d’l’automne !
Croyez le vieux Choixpeau, pouvez me faire confiance,
Même si tout est nouveau, mesurez votre chance,
Y’a vraiment rien d’plus beau, pour passer son enfance
Que vivre dans un château dans la meilleure ambiance.
On peut enfin passer à la répartition
Des nouveaux arrivés dans les quatre maisons.


Des applaudissements suivirent la récitation du noble artefact et tandis qu'ils commençaient à s'estomper, Sarah se tourna vers les premières années.

" Quand je prononcerai votre nom et votre prénom, vous vous avancerez pour vous assoir sur ce tabouret. Je déposerai alors le Choixpeau sur votre tête pour qu'il détermine quelle maison sera la vôtre. Quand il annoncera sa décision, vous pourrez rejoindre vos camarades de maison à leur table pour profiter du banquet. "

Sarah s'avança au centre de l'estrade, déroula le parchemin sur lequel était inscrit la liste des élèves avant de se saisir délicatement du choipeau. D'une voix claire, elle appela le premier élève, l'invitant ainsi à la rejoindre.

Rappel des règles RPG du site :

- vos posts doivent faire au moins 220 mots, sans compter les dialogues empruntés à d'autres joueurs.
- vous pouvez réagir aux actions des autres personnages, mais en aucun cas décider vous-mêmes de leurs actions. Vous pouvez tout de même ici supposer que Sarah Priddy vous appelle et vous place le Choixpeau sur la tête.
- vérifiez bien la date du RP et celle de votre rentrée. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter votre parrain/marraine, votre RNA ou moi-même. ;)

Amusez-vous bien !

#343663 -------- absence jusqu'au 6 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.

21 sept. 2024, 13:04
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
_______________
GRANDE SALLE
Jaelyn, 11 ans le 1er septembre
- libre, one-shot, RP++

UN PEU PLUS TÔT...
UN PEU PLUS TARD...
_______________


Après avoir finalement embarqué en compagnie des autres premières années, nous étions finalement arrivés devant l'entrée de Poudlard. Je me souviendrai de ce moment toute ma vie, celui où j'ai posé mes pieds sur l'île de Poudlard et où je l'ai contemplé tout en entier.
- Wow... n'ais-je pu m'empêcher de murmurer à mon égard.
Une jeune femme est venue, a expliqué le fonctionnement des maisons, mais je ne l'ai écoutée que d'une oreille - je le connaissais déjà. Je me sens comme enveloppée d'une aura magique alors que j'observe les portes du château s'ouvrir juste devant nous. C'est comme dans un songe... non c'est encore mieux qu'un rêve.
Je parcours les longues tables, à l'arrière du groupe d'élève, observant chaque élément présent. Les bougies qui flottent, la vaisselle en or sur les tables, le plafond magique au dessus de ma tête, les multiples cadres accrochés au mur, les fantômes au dessus des élèves, les professeurs à leur table - ils ont tous l'air jeunes, c'est drôle !, mais, ce qui m'importe surtout le plus, ce sont les élèves vêtus de quatre couleurs différentes et le vieux chapeau pointu rapiécé qui trône majestueusement sur son tabouret depuis des centaines d'années. Je l'observe fixement, et ignorant à présent le sentiment que tous les regards brûlants se sont posés sur ma nuque. Ça y est. Je suis bel et bien à Poudlard.
Je m'arrête, suivant le groupe. Une personne prend place devant nous mais je ne la vois pas - je suis bien trop derrière. Soudain, une vieille voix forte retentit dans la grande salle, récitant une chanson sur les maisons. Pas la peine de vérifier, je connais déjà sa provenance : le Choixpeau. Un des phénomènes de la magie qui m'intrigue le plus.
Il finit, d'un coup, l'envoutement dans lequel je commençais à me perdre s'éteint. J'entends quelques nom, me posant des tas de questions : et si le professeur écorchait mon nom ? Et si mon nom ne faisait pas partie de la liste ? Et si le Choixpeau me renvoyait chez moi ? Et si la maison où j'irais décevra mes parents ? Et si j'étais nulle en cours ? Ça faisait beaucoup de "si", mais je devais me préparer au pire. Et...
- Lewis-Sparks, Jaelyn !
Mais... Je mets quelques secondes à comprendre que c'est moi, uniquement moi, qu'on appelle. Oh non ! Peu rassurée, je replace mes cheveux derrière mon oreille et redresse le buste, avant de traverser les rangs d'élèves devant moi, franchit la distance qui me sépare du Choixpeau et m'assied sur le tabouret.
J'entends aussitôt sa voix dans ma tête, et retiens un petit cri.
- Calme-toi ! Tout va bien ?
Je n'ose répondre, tétanisée par l'angoisse.
- Prenons cela pour un oui, ricane la voix. Ainsi, tu es une Lewis-Sparks ? J'en ai croisé beaucoup, des Sparks et des Lewis, tes parents, tes grands-parents, tes arrières grands-parents... Mais aussi des cousins éloignés, ou même des inconnus avec qui tu n'as aucun lien de parenté. Crois-moi, tu n'es pas au bout de tes surprises...
Je frémis. Sa voix est à la fois très douce et très désagréable.
- Ainsi, tu souhaites aller à Serdaigle ? Pour rendre tes parents fiers, hein. Tu n'es pas la seule à avoir des parents invisibles, beaucoup te comprendront, ici, à Poudlard...
Tu sembles aussi posséder une bonne culture magique, et une curiosité accompagnée d'une soif d'apprendre rare, et... Oh, un goût prononcé pour la lecture, aussi !

Il ricane.
- Et bien, avec tout ça, Jaelyn Lewis-Sparks, je peux faire de toi une... SERDAIGLE ! s'exclame-t-il, et mon cœur bat à tout rompre contre ma cage thoracique.
Si on ne m'applaudissait pas aussi fort, je suis sûre qu'on aurait entendu mon organe résonner jusqu'à Godric's Hollow.
Avec des gestes fébriles, j'enlève le Choixpeau et le repose sur le tabouret, puis je rejoins en courant presque la table de ma nouvelle maison. J'ai réussi ! Je suis à Serdaigle !

~ J. Lewis-Sparks

HRP, mes pronoms sont iel et lea.

9 oct. 2024, 01:42
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Arrivé devant le château, Leo put enfin relâcher les pans de sa robe qu'il tenait depuis le début de l'ascension de la montagne. Lui qui portait pour la première fois ce genre d'accoutrement, sauf si on comptait l'essayage dans la boutique du Chemin de Traverse, il se prenait sans arrêt les pieds dans le bas de sa robe après chacune des marches. Étant de nature discrète, il voulait à tout prix ne pas attirer l'attention dès le premier jour et préférait ainsi dévoiler un bout de ses chevilles à ses camarades, plutôt que finir par trébucher et se taper la honte devant tout le monde.

Outre ce détail, le garçon avait réussi à atteindre le sommet sans grande difficulté, sans doute grâce à sa bonne condition physique. Il était arrivé dans les premiers avec une poignée d'élèves et attendait patiemment devant les gigantesques portes fermées que le reste du groupe les rejoigne, ce qui ne tarda pas. Ce laps de temps lui permit cependant d'observer un peu les alentours, et ainsi deviner qu'il devait probablement s'agir d'une sorte de cour de récréation comme il y en avait dans son ancienne école.

La dame qui se tenait debout devant les portes et que Leo avait oubliée, trop occupé à tourner la tête dans tous les sens, prit soudainement la parole. Il reprit alors une posture normale et écouta attentivement ses directives pour ne pas être perdu dès le début. Sa prise de parole ne dura pas très longtemps et à la fin de celle-ci, le première année avait étonnamment tout compris. Parcourir "L'Histoire de Poudlard" pour se préparer à cette journée n'avait finalement pas servit à rien, lui qui aurait tout de même préféré une simple recherche sur internet pour satisfaire sa curiosité - ou plutôt son stress de l'inconnu.

Les quelques souvenirs qu'il avait encore de ses lectures furent très vite mis à contribution par la suite lorsque les portes s'ouvrirent enfin pour dévoiler l'intérieur du château. Cela commença par un tableau sur un mur qui le salua lors de son passage dans le hall d'entrée, ce à quoi il répondit à son tour par une lente levée de main et un sourire de politesse. Il y eut ensuite la Grande salle avec les quatre longues tables disposées les unes à coté des autres pour chacune des maisons, les bougies flottantes qui semblaient ne pas se consumer et enfin le plafond de la pièce qui paraissait invisible, donnant une magnifique vue sur un ciel étoilé. Tout ces détails étaient littéralement décrit dans le bouquin, mot pour mot, mais cela n’empêcha pas le jeune sorcier d’être émerveillé par le spectacle, comme la plupart des enfants. Leo continua d'avancer avec le groupe jusqu'à quasi atteindre le fond de la pièce mais, étant tellement petit et ayant été de nombreuses fois dépassé durant sa contemplation, il ne put voir ce qui se déroulait tout devant. Le silence fut rapidement brisé par une vieille voix masculine, mais le garçon n'arrivait toujours pas à apercevoir la personne - ou la chose, sait-on jamais avec la magie - qui chantait ces mots.

Une fois terminé, l'ensemble de la salle se mit à applaudir et Leo fit de même à son tour, avec moins d'entrain toutefois. Il n'avait pas autant apprécié le spectacle que les autres mais il était bien obligé de rejoindre ses collègues. Il espérait cependant que la musique des sorciers ne se résumait pas qu'à ce genre de choses et qu'ils écoutaient eux aussi des styles similaires aux siens, car le brun était un grand consommateur de musique dans la vie de tous les jours.

La professeur de Sortilèges reprit à nouveau la parole et expliqua ce qui allait se dérouler par la suite. Leo comprit alors que les prochaines minutes allaient mettre sa patience à rude épreuve étant donné qu’il portait un nom de famille très éloigné dans l’alphabet. Point positif, le groupe aura bien rétrécit et il n’aura pas à se frayer un chemin parmi les autres pour rejoindre l’estrade.

Après de longues minutes d’attente, ce fut enfin à son tour d’être appelé par la sous-directrice de l’école. "Allez !" chuchota-t-il pour s’encourager à faire le premier pas. S’il y avait bien une chose que le garçon détestait par dessous tout, c’était bien ce genre de moment où tous les regards étaient portés sur lui. Il réussit tout de même à surmonter cette épreuve et il s’installa sur le tabouret. Il glissa ensuite ses deux mains sous ses cuisses, une position qu’il trouvait confortable, et fixa du regard le Choixpeau qui se rapprochait doucement de ses cheveux.

Leo avait eu le temps d’observer le passage des autres sous le chapeau rapiécié mais ces derniers ne se ressemblaient presque jamais. L’objet magique donnait parfois sa décision en une poignée de secondes comme en l’espace de quelques minutes et cela avait pour conséquence de rendre l’enfant nerveux. Heureusement pour lui, il ne le resta pas très longtemps car le Choixpeau exprima son choix très rapidement après qu’il soit déposé sur le sommet de son crâne.


SERPENTARD !


Il s’agissait donc de la maison Serpentard, ou plus simplement des Verts de ce qu’avait retenu Leo. Les élèves de la table en question s’exclamèrent après l’annonce de sa répartition alors le nouvel arrivant sauta du tabouret en bois, ses pieds ne touchant malheureusement pas le sol, puis partit rejoindre les personnes qu’il allait le plus côtoyer pendant les sept prochaines années, s’il avait bien tout compris.
909

Deuxième année RP | #235B5E | PR

10 oct. 2024, 09:36
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Marcher n'a jamais été un problème pour toi, encore moins gravir des côtes. "Ça fait circuler le sang," te dirait Reiner avec son habituel sourire malicieux, tandis que Kamila, derrière vous, traînerait, essoufflée. Vous adorez les randonnées, les promenades à travers les forêts, loin des cités et de Londres. Comme aujourd'hui, perdus au beau milieu de l'Écosse.

Tu t'éloignes un peu du groupe, cherchant un coin tranquille pour admirer la campagne environnante. Les arbres et les montagnes se découpent vaguement à travers la brume épaisse de septembre et la nuit naissante. Tu regrettes que Reiner et Kamila ne puissent être là pour voir ce paysage, surtout ce ciel étoilé si pur, si magnifique.

Tu te dépêches de rejoindre le groupe, ne voulant pas trop traîner. L'appréhension que tu ressentais en quittant le train s’est dissipée, tout comme ta nervosité. À présent, c’est la curiosité qui te pousse à accélérer le pas. Tu veux voir ce qui t’attend. Vous traversez une cour, puis vous vous arrêtez devant d'immenses portes, où une femme portant un chapeau pointu vous accueille. Sa présence te met immédiatement sur la défensive, ton regard scrute ses moindres gestes tandis qu'elle se présente et explique le programme.

D'un geste, elle ouvre les portes et vous pénétrez dans ce qui semble être un autre monde. Ta méfiance s'efface aussitôt devant l'émerveillement qui te frappe : des tableaux prennent vie sous tes yeux, et des bougies flottent dans les airs, éclairant un plafond qui imite parfaitement le ciel étoilé que tu admirais quelques instants plus tôt. C'est à couper le souffle.

Puis, un vieux chapeau usé et rapiécé se met à chanter, énumérant les quatre maisons aux couleurs et qualités distinctes. Un sentiment d'angoisse te prend à la gorge. Aucune des descriptions ne te parle. Ni le courage, ni l'érudition, ni l'ambition, ni même la sincérité. Tu te demandes où tu vas bien pouvoir te retrouver dans tout ça. Mademoiselle Priddy vous appelle un à un, et chaque enfant qui se voit poser ce drôle de chapeau sur la tête découvre la maison qui l'attend. Tu dévisages les tables et les élèves autour de toi, observant les sourires et les exclamations qui fusent chaque fois qu'un nouveau nom est annoncé. Les rangs des maisons se gonflent d'enthousiasme, et tu sens une tension palpable dans l'air, une anticipation qui fait vibrer la salle.

Puis ton nom retentit. Ton cœur rate un battement.

Les regards se tournent vers toi. Tes jambes se mettent en mouvement, presque mécaniquement, et tu t’approches de ce maudit chapeau qu'on pose sur ta tête, et pendant un bref instant, tout semble s'arrêter. Les murmures de la salle s'éteignent, laissant place à une voix intérieure, douce mais perçante. Tu sursautes, une sensation désagréable de quelque chose qui fouille dans ta tête te fait frissonner, et tu retiens de justesse de balancer le chapeau.

"Je t'en remercie," dit la voix, presque amusée. "Je pense que beaucoup n'auraient pas apprécié la blague. Moi en premier."

Tu restes figé, ne sachant pas si tu dois répondre ou te taire. Tout ton corps est raide, figé sur ce fichu tabouret, mal à l'aise sous les regards braqués sur toi. Ce truc qui sonde tes pensées, c’est carrément intrusif.

"Intéressant… très intéressant…" murmure-t-il. Un froncement de sourcils se dessine sur ton visage. "Tu ne crois pas avoir ta place ici, n'est-ce pas ? Mais tu es bien plus que ce que tu penses. Thatch, c'est bien ça ? Première de ta famille... mais pas de ton sang."

Tu clignes des yeux, tes pensées s'entrechoquent. Qu'est-ce que ça veut dire, "pas de ton sang" ? Avant même que tu puisses formuler la question dans ta tête, le chapeau passe à autre chose.

"Où vais-je bien t'envoyer… Tu as de bonnes qualités, c’est indéniable, mais tellement de lacunes à combler."

L'agacement monte en flèche, et tu murmures entre tes dents, d'une voix sèche : "Décide-toi, j'ai pas ton temps."

Contre toute attente, il éclate de rire, un rire vieux et rugueux, mais sincère. Et bordel, tu ne sais pas pourquoi, mais tu te surprends à l'apprécier, ce vieux truc usé. "Patience, j'ai encore besoin de réfléchir," décrète-t-il d'une voix posée, presque sage. "Tu ne manques ni de créativité ni de témérité, et je ressens en toi ce fort sentiment de justice sociale. À bien des égards, Gryffondor ou même Poufsouffle t’auraient convenu, mais ça ne serait pas t'aider. Tu as besoin de cultiver autre chose pour t'en sortir concrètement."

Cette fois, tu te la fermes et tu écoutes, vraiment. Il y a quelque chose chez ce vieux chapeau qui te pousse à l'attention. Contrairement à tous les adultes que t'as croisés dans ta vie, lui, il te prend au sérieux. Il ne te regarde pas avec ce mélange de condescendance et d’indifférence que t’as l’habitude de voir. Non, il te considère, te jauge avec précision, et ça te déstabilise presque.

Peut-être qu’il voit quelque chose en toi que toi-même, tu ne soupçonnes pas. "Serpentard..." murmure-t-il, comme s'il goûtait chaque syllabe. "Oui, c'est là que tu as le plus de chances de te révéler. L'ambition, le désir de réussir... Ce sont des forces puissantes, mais il te faudra les apprivoiser."

Ton cœur rate un battement. Serpentard ? Ce n’était pas du tout ce que tu t’attendais. Au quaie, t'as entendu que c’était la maison des sournois, des manipulateurs. Une boule se forme dans ton estomac, et tu t’apprêtes à protester, mais le chapeau te devance.

"Ne te laisse pas berner par les apparences. Là-bas, tu apprendras à connaître ta véritable force. Tu as bien plus à offrir que tu ne le crois, Thatch."

Avant que tu puisses répondre, le chapeau s'exclame haut et fort : "SERPENTARD !"

Le chapeau est aussitôt retiré. Tu quitte le tabouret. Les applaudissements et les cris t'engloutissent, alors que tu te joins à la table. Tu t'assois lourdement, encore secoué par cette étrange expérience.

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
Tout recommencera, tout reviendra
Tout disparaîtra, tout survivra

13 oct. 2024, 15:50
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années

Mercredi 1er septembre 2049,
A Poudlard,

Après une traversée du lac suspendue dans le temps, j'étais émerveillée par la silhouette du château qui se détachait dans la nuit noire. Ses fenêtres illuminées semblaient m'inviter à une nouvelle vie. Mais avant d'atteindre mon rêve, il me fallait surmonter un dernier obstacle : l'ascension de la colline. Ce que je croyais être une simple formalité se révéla être un véritable défi.

La nuit tombante rendait le terrain glissant. L'herbe humide recouvrait une pente escarpée, parsemée de pierres sur lesquelles il était facile de trébucher. Consciente de l'importance de cette soirée, je souhaitais rester présentable à mon arrivée. Je soulevais donc ma robe à mi-mollet afin de ne pas la salir et faciliter mon ascension. Après une montée interminable, j'arrivais enfin au pied de la forteresse, face à ses deux imposantes portes.

Essoufflée, j'aperçus une femme qui nous attendait. Une fois que tous les nouveaux élèves furent réunis, elle entama un bref discours. Elle se présenta comme la sous-directrice et professeure de sortilèges, puis nous expliqua le déroulement de la soirée. Ensuite, d'un geste théâtral, elle ouvrit les immenses portes. Mon cœur se mit à battre à tout rompre. J'étais enfin à Poudlard !

Nous traversâmes le grand hall, sous les regards curieux des portraits. Les personnages peints nous observaient, discutant entre eux de nos capacités et de notre potentiel. Certains élèves semblaient perdus, ce qui amusait beaucoup les tableaux. La sous-directrice s'arrêta un instant devant l'entrée de la Grande Salle, puis franchit le seuil, invitant les nouveaux élèves à la suivre.

Chacun notre tour, nous fîmes notre entrée sous les regards curieux des élèves plus anciens et de l'équipe enseignante. Lorsque ce fut mon tour, je m'immobilisai un instant sur le seuil, submergée par l'émotion. La Grande Salle était encore plus impressionnante que je ne l'avais imaginé. Le brouhaha des conversations et le scintillement magique des centaines de chandelles flottant dans les airs me submergèrent d'émerveillement. Les yeux écarquillés, je pénétrais dans la Grande Salle, éblouie par la féerie qui m'entourait. Le plafond, parsemé de milliers de points lumineux, imitait à la perfection un ciel étoilé enchanté. Les tables interminables, autour desquelles étaient assis tous les élèves des différentes maisons, semblaient s'étendre à l'infini.

Un frisson d'excitation et de mystère me parcourut. Je me sentais à la fois minuscule et infiniment chanceuse de faire partie de cet univers. Au fond de la salle, sur une estrade, une longue table était réservée aux professeurs. Devant elle, posé sur un tabouret, trônait le fameux Choixpeau Magique, l'objet qui allait décider de mon destin au sein de Poudlard. Son apparence usée et patiné évoquait des siècles d'histoire et de savoir. Tandis que nous nous approchions de lui, un silence respectueux s'installa. Chacun de nous ressentait l'importance de ce moment charnière, où notre destin allait se jouer. En observant cet artefact magique, je ne pouvais m'empêcher de repenser aux légendes qui l'entouraient. On disait qu'il était capable de percer les profondeurs de l'âme et de discerner nos qualités cachées. Nous étions tous alignés, impatients et un peu anxieux, attendant notre tour.

Soudain, une voix grave et éraillée s'échappa du chapeau :

"Petits et grands élèves, bienvenue à Poudlard"

Après son célèbre discours de bienvenue où il a présenté les caractéristiques uniques de chacune des quatre maisons, la cérémonie de répartition a pu commencer. Des applaudissements félicitèrent le Choixpeau Magique. Le silence se fit peu à peu, et la femme, d'une voix forte et claire, annonça :

"Quand je prononcerai votre nom et votre prénom, vous vous avancerez pour vous assoir sur ce tabouret. Je déposerai alors le Choixpeau sur votre tête pour qu'il détermine quelle maison sera la vôtre. Quand il annoncera sa décision, vous pourrez rejoindre vos camarades de maison à leur table pour profiter du banquet."

Le temps semblait s'étirer à l'infini tandis que les élèves, un à un, disparaissaient sous le Choixpeau. J'observais leurs visages se crisper d'inquiétude puis s'illuminer de joie au moment de l'annonce. Après une vingtaine de minutes,on était plus qu'une dizaine à attendre notre tour. L'attente devenait de plus en plus insoutenable. Soudain, j'entendis mon nom résonner dans la salle.

Ça y est, c'était désormais mon tour. Le stress monta à mesure que je m'avançais en direction l'estrade. Tous les yeux étaient rivés sur moi. Heureusement, le chapeau était si grand qu'il me recouvrait en partie les yeux. Une sensation étrange parcourut alors mon corps, comme un léger courant électrique. Puis, une voix douce résonna dans mon esprit :

"Alors, tu souhaites aller à Serdaigle ?"

Intérieurement, je répondis :

"Oui, j'adore apprendre et je suis sûre que je trouverais des gens comme moi. On pourrait s'amuser à résoudre des énigmes et à réaliser des projets ensemble."

"Je vois bien que ta créativité et ta loyauté te rapprochent de Poufsouffle, comme ton frère. Cependant, je crois que tes qualités intellectuelles te destineraient plutôt à Serdaigle."

Je croisais les doigts et ne pensais qu'à une chose : Serdaigle, Serdaigle, Serdaigle ... Après quelques minutes de réflexion, il prit sa décision :

"Puisque tu en es si convaincue, SERDAIGLE !"

Le cœur rempli de joie, je me levais et rejoignis la table de Serdaigle, sous les applaudissements chaleureux de mes nouveaux camarades.
Dernière modification par Maya Smith le 27 nov. 2024, 21:03, modifié 2 fois.

2ème année RP - Couleur RP : #6c9ca1
Une Serdaigle libre comme l'air

16 oct. 2024, 16:02
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Ophéla marchait depuis un bon bout de temps maintenant. Enfin, peut-être 10 minutes ? Elle n'avais jamais était très endurante, et l'effort de ne pas glisser sur l'herbe humide de fin de soirée ne l'aidait pas à économiser son énergie. Ses yeux étaient rivés sur ses pieds, si bien qu'elle se cogna à l'élève de devant quand celui-ci s'arrêta.
-Aïe ! dit-elle en tombant par terre. Elle s'attendait à des excuses, et se releva avec une remarque cinglante dans les cordes vocales. Mais elle se stoppa immédiatement en voyant ce pourquoi les autres élèves s'étaient arrêtés. Un château gigantesque irradiait sa lumière orangée par des centaines de fenêtres se reflétant dans un lac plus noir que la nuit. Elle oublia sa rancoeur instantanément.

On les fit alors monter sur des barques pour traverser l'étendue d'eau entre eux et le château. Ophéla arriva trempée, et énervée. Et ça ne s'améliora pas lorsqu'elle du gravir la pente entre le lac et le bâtiment. Une dizaine de minute plus tard, les première année rentrèrent enfin dans l'école si attendue. Un brouhaha énorme se dégageaient d'une grande et belle porte donnant sur le hall d'entrée. Elle devina vite qu'il s'agissait de la Grande Salle, que son père lui avait décrite beaucoup trop de fois. Elle avait intérêt à être aussi magnifique que prévu, la jeune fille n'avait pas écouté tous ces discours de parfois plusieurs longues minutes pour un résultat médiocre. Puis, une femme les rejoignit et se présenta à eux. Elle disait être la sous-directrice de Poudlard, et aussi la professeure de Sortilège. Enfin, elle fit entrer les première année dans la Grande Salle, sous le silence soudain des autres élèves.

La Salle était extraordinaire. Elle dépassait toutes les attentes qu'Ophéla avait placé en elle. Des bougies flottaient dans les airs, donnant un aspect chaleureux et confortable à cette pièce pourtant immense aux murs de pierres glacées. Mais surtout, c'était le plafond. Enfin le ciel. Il n'y avait pas de plafond, à moins qu'il s'agissait là d'une représentation très ressemblante d'une voie lactée pure, aux teintes bleues, violettes et blanches, aux étoiles étincelantes, et à l'aspect infini de l'univers. Puis, le petit groupe s'arrêta devant une petite estrade, ou siégeait un petit tabouret, où reposait un grand chapeau pointu. Même si il ressemblait plus à un bout de chiffon déchiré qu'autre chose. À un chapeau qui devait être plus vieux que la nuit des temps, et Ophéla se demanda s'il avait été lavé depuis sa création.

Mais d'un coup, un trou apparut entre les plis du tissu. Et une voix forte et puissante, contrastant fortement avec l'aspect fatigué de son propriétaire, s'éleva dans les airs enchanteurs de la Grande Salle. La chanson parlait des créateurs de Poudlard, des maisons, un peu de lui-même, le Choixpeau. Quand il eut fini, un tonnerre d'applaudissements vinrent saluer ses paroles. Ils furent vite interrompus par la professeure de Sortilège. Elle leur expliqua le fonctionnement de la Répartition, puis la cérémonie commença.
Ophéla sentait l'angoisse monter en elle. Elle ne voulait pas être à Pouffsoufle, les élèves là-bas adoraient travailler ( ce qu'elle détestait profondément ). Elle s'imaginait plutôt bien à Serdaigle, car elle adorait l'art, mais cela voulait aussi dire qu'elle serait entourée d'une part de gros intellos énervants. Restait Serpentard et Griffondor, mais elle fut appelé avant de pouvoir éliminer l'une des deux possibilités.
Elle s'assit en posant le Choixpeau sur sa tête d'un air un peu dégouté.
-Mmmmmh... alors..., fit-il, définitivement pas Poufsouffle... Serdaigle peut-être ? Non pas assez sérieuse...
Ophéla se sourit d'un air un peu narquois en comprenant qu'elle avait raison sur son cas.
-Griffondor ? Mmmmmh... j'hésite... mmmmh...
Ça commençait à faire beaucoup de "mmmmh".
-Vous avez déjà été lavé depuis votre création ? ne put-elle se retenir d'y penser.
Pas de réponse. Elle décida de continuer.
-Vous pouvez répondre vous savez. Je jugerais pas. Ça doit être extrêmement compliqué de se laver quand on est un chapeau. D'ailleurs, est-ce que vous êtes capable de parler pendant toute l'année ? Parce que vous n'êtes utile que pendant la Répartition non ? À moins que vous ne l'ayez pas dit ? Parce que sinon, la vie doit être très ennuyeuse lorsqu'on est un...
-Tu sais que ces questions sont dignes de Serpentard ?
-Vous voulez dire par le fait qu'elles sont vexantes ?
-Exactement !

Et le Choixpeau cria le nom de la maison verte et argentée si fort que les oreilles d'Ophéla sifflèrent. Elle courut, enfin, marcha rapidement vers la table désignée, un grand sourire dessiné sur ses lèvres.
Dernière modification par Ophéla Mildroy le 20 oct. 2024, 22:34, modifié 1 fois.

18 oct. 2024, 21:58
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Eugene entra avec le groupe de premières années dans la Grande Salle, belle, majestueuse, vibrante d'un passé tout aussi grand que d'un avenir qu'il espérait prometteur pour lui-même. Il admira les grandes tables où étaient déjà présents nombre d'élèves et de professeurs, arborant vêtements sorciers et autres tenues des quatre maison. Le tout offrait un tableau aussi grandiose qu'impressionnant.

Derrière cette admiration, le jeune gallois ne pouvait cacher une certaine appréhension. Et s'il ne se faisait pas à la vie à l'école ? Et si les cours étaient trop difficiles ? Et s'il ne se faisait aucun ami ? Cette peur était ancrée au fond de lui, lui qui n'avait connu que le cocon protecteur et apaisant de sa famille. Mais il était peut être aussi venu le temps pour lui de s'affirmer, de devenir quelqu'un, de prouver aux autres que lui aussi n'était pas qu'un nom sur une liste.

Il fut sorti de sa torpeur par la sous-directrice, dont la voix résonna dans la salle au plafond constellé des étoiles du ciel et éclairé d'une multitude de bougies flottantes. Elle venait d'appeler "Eugene Eaton", son nom. Un temps, le garçon fut pétri de stress, le figeant quasiment sur place. La salle retrouva un semblant de calme, seuls des murmures se faisaient entendre. Levant ses doutes, Eugene s'avança. D'abord d'un pas hésitant puis finalement plus décidé.

Au fur et à mesure qu'il avança vers l'estrade, son esprit résonna des conseils donnés par ses parents.
"Ais confiance en toi, mon petit. Poudlard est un lieu merveilleux, et tu y trouveras ta place" lui avait dit Rose, sa mère, calme et sereine comme elle l'était à chaque fois.
"N'oublie pas d'être curieux et de t'ouvrir aux autres. Les plus grands de ce monde sont certes des gens brillants mais aussi des gens qui savent s'intéresser au monde qui les entoure" avait ajouté son père, d'un ton rassurant et encourageant.
Ces mots l'accompagnèrent jusqu'au tabouret, effaçant un peu de son anxiété.

Il s'assit sur le tabouret et le Choixpeau fut déposé sur sa tête. La voix sage et centenaire du tissu parlant s'éleva, résonnant dans la Grande Salle, l'interrogeant sur ses rêves, ses désirs et ses aspirations :
"Mmm ... Je vois en toi un esprit curieux, avide de connaissances. Tu souhaite assouvir ta soif de savoir, et ta curiosité te pousse à chercher à expliquer l'inexplicable ..."

Le garçon sentit une vague de chaleur l'envahir, il fut impressionné avec quelle aisance le choixpeau lisait en lui comme dans un livre ouvert.

"Bien cela ne fait plus aucun doute maintenant ... Je sens que tu es fait pour ...
Serdaigle !"


Le soulagement se mêla alors à de l'excitation, tandis qu’un large sourire se dessina sur son visage et que des applaudissements le suivirent jusqu'à la table des bleu et argent. Voilà, c'était fait, il appartenait désormais à la fière maison de Serdaigle. Il devenait un aiglon, un petit volatile qui n'avait besoin que d'une chose, devenir un bel aigle, beau et impérial. Mais cela, seul l'avenir, encore à construire, le lui dirait.

Première année RP - Couleur d'Eugene : 4d7b84

27 oct. 2024, 15:26
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Après plusieurs heures de train en compagnie de Lynde Walters, me voilà enfin à Poudlard. Ayant perdu ma camarade de voyage, je me contente de suivre les autres élèves devant moi.

Je savais depuis longtemps que je finirai par être là, mais l'émotion me noue quand même la gorge. J'ai presque les yeux qui pleurent tandis que j'admire le château que je veux voir depuis tant d'années.

- C'est beaucoup trop beau pour être vrai.

Je ne me souviens même pas de ce qui s'est passé après, j'étais trop émue. En tout cas, je me retrouve maintenant face à une jeune femme que je reconnais comme Miss Priddy qui nous explique le principe des maison. Je l'ai vu de loin, aux Quadriennales de la magie. Je n'écoute que d'une oreille, connaissant déjà le système des maisons. Je tends un peu l'oreille en espérant qu'elle parle du système de répartition, mais rien n'échappe à la professeure. Zut.

Les grandes portes s'ouvrent alors, me laissant complètement admirative.

- Wouah.

Je me force à refermer la bouche et suit la femme. J'observe avec étonnement les tableaux autour de moi. Je sais très bien qu'ils bougent, j'en ai déjà vu, mais papa n'en a pas et maman est une peintresse moldue, j'ai plus l'habitude des tableaux figés.

Nous entrons enfin dans la célèbre Grande Salle, j'admire le plafond magique, bien sûr, et tandis que nous remontons l'allée, longeant les tables où sont installé.es les élèves des quatre maisons, j'essaie de ne pas stresser. Je n'ai pas de pression sur la maison dans laquelle je vais être, mais je veux passer une excellente année, donc forcément, j'ai un peu peur.

Je ne comprends pas pourquoi un vieux chapeau est posé sur un tabouret. On doit faire quoi ? Je n'ose pas bouger, préférant attendre d'éventuelles consignes de la part de Miss Priddy ou des autres professeur.es.

Quand le chapeau bouge et se met à chanter, je suis tellement surprise que je loupe les premières paroles. Mais pourquoi papa ne m'a pas prévenu ? Je bredouille un peu.

- Quel idiot. J'ai eu la peur de ma vie.

Je me reconcentre sur les paroles de la chanson, assez impressionnée par le talent d'un... Chapeau. A la fin, j'applaudis avec les autres. Franchement, chapeau ! Ouais, non, le jeu de mot n'est pas terrible. Heureusement que je ne l'ai pas sorti à voix haute.

Miss Priddy reprend la parole, expliquant la suite. Elle est vraiment jolie ! Mais pourquoi je pense ça, moi ? Je pense vraiment n'importe quoi quand je stresse.

Mince, mon nom commence par un C. Je vais être dans les premier.es. Et je ne peux même pas en vouloir à papa, le nom de maman est Coll. C'est pareil.

Mon nom arrive donc bien trop rapidement. Je soupire, m'avance sur l'estrade. Miss Priddy met le chapeau sur ma tête. Je lui souris, puis l'angoisse revient. Par Circé, pourquoi je stresse, moi ? Papa pense que je serais Gryffondor. Il est vraiment certain. Maman s'en fiche complètement, et d'un côté, ça me rassure. Elle ne me jugera jamais sur ma maison. Papa non plus, je suis sûre, mais j'ai quand même peur de le décevoir. J'ai toujours peur de le décevoir, mais je n'ose pas lui dire, parce que sinon, il s'en voudrait trop. Si je ne suis pas Gryffondor, ou pas Serpentard comme lui. Ce que je ne serai certainement pas. Je me vois bien à Poufsouffle, moi.

Apparemment, le chapeau est d'accord avec moi.

- POUFSOUFFLE !

Finalement, je souris à pleines dents. C'est vraiment là que je voulais être. Je rejoins joyeusement ma maison, avant de me reconcentrer sur les autres élèves. J'espère que Lynde Walters sera aussi à Poufsouffle. Mais enfin, va falloir attendre longtemps. W... Mais quelle idée d'avoir un nom si long ! Je me demande aussi si j'aurai des ami.es. Je veux dire, bien sûr que j'en aurai, c'est évident, je suis sociable et sympa, forcément j'aurai des ami.es, mais quand ? Dès ce soir ? Ce serait super.

Reducio
672 mots
@Lynde Walters pour la mention.

27 oct. 2024, 16:03
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Grande salle,
Poudlard
1er septembre 2049

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Le trajet en barque sur le Lac Noir n'avait pas été très long, mais il restait aux petits nouveaux une haute colline à gravir, avant d'arriver au château. Depuis les quais, ce dernier les surplombait de toute sa hauteur, les réduisant à de minuscules êtres insignifiants.
Et ils grimpèrent tous, en troupeau, pendant une dizaine de minutes environ. La fillette ne s'en sortait pas trop mal, à son grand étonnement. Le sport n'était pas la première de ses passions, et pourtant certains premières année étaient à la traîne, loin derrière elle. Leur ascension les mena jusque dans la cour de métamorphose, où une dame les attendait devant les portes d'entrée, droite comme un I. Victoria reconnut l'endroit. Il était décrit dans l'Histoire de Poudlard.
La jeune femme les salua, se présenta puis leur expliqua le fonctionnement des maisons et de la répartition.

La jeune Olsen écoutait d'une oreille distraite. Tout ça, elle le savait déjà. L'expression froide de son visage contrastait avec la petite étincelle qui s'était allumée dans ses yeux. Elle promenait son regard partout autour d'elle, en essayant de mémoriser un maximum de détails quant au lieu où ils se trouvaient. Malgré son émerveillement dissimulé, la petite boule qui s'était formée dans son estomac depuis le début des vacances d'été ne semblait pas vouloir partir.

Elle suivit le groupe lorsque les élèves entrèrent dans le hall et se dirigèrent vers la grande salle. Lorsqu'ils remontèrent l'allée centrale, la fillette ne put s'empêcher de lever le nez pour contempler le magnifique ciel étoilé et les bougies suspendues au dessus de leur tête. Ils s'arrêtèrent enfin devant une estrade, où un tabouret et un vieux chapeau rapiécé siégeaient.
La jeune sorcière savait ce qui allait se passer ; le Choixpeau allait chanter, puis il serait placé sur leur tête après que la sous-directrice ait appelé leur nom. C'était cet artefact qui définirait leurs sept prochaines années.

La professeure de sortilèges parla encore un peu et la fameuse Cérémonie de Répartition débuta. Plusieurs élèves furent appelés tour à tour. Pourtant, aucun de leur passage ne se ressemblait. Le Choixpeau semblait être indécis devant certains cas, alors que d'autres avaient à peine le temps de le poser sur le haut de leur crâne qu'il beuglait le nom de la maison.

Lorsque le nom Olsen fut appelé, Victoria sentit le regard perçant de son frère dans son dos. Alors que tout le monde la regardait monter sur l'estrade, elle adressa une prière silencieuse à Merlin. Elle ne voulait pas tomber dans la même maison que lui, elle ne voulait pas décevoir sa famille, et encore moins son grand-père.

Elle s'installa sur le tabouret, crispée. Mais le Choixpeau ne fut pas long. A peine eut-il effleuré ses boucles brunes qu'il cria
SERPENTARD !


La grande salle explosa en applaudissement et Victoria lâcha un soupir de soulagement. Contenant sa joie dans un sourire discret, elle se dirigea rapidement vers la table des verts et argents. Quand elle posa les fesses sur le banc, entourée de sa nouvelle famille, elle sut que rien ne serait plus jamais pareil. Cette rentrée marquait une nouvelle ère et la jeune fille avait hâte de découvrir ce qu'elle lui réservait.
531 mots

#70805e - 2e année RP - membre de la Secte du Calamar
"La beauté est dans les yeux de celui qui regarde" - Oscar Wilde
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1 nov. 2024, 02:38
 RPG   Sept. 2049  La rentrée des premières années
Quel bouleversement avaient été ces derniers mois pour Maeline. Depuis son anniversaire, elle ne tenait plus en place, impatiente qu'elle était d'enfin découvrir Poudlard, le fameux collège de sorcellerie dont lui avait parlé un professeur de l'école. La période du mois de mars au mois de septembre lui avait paru une éternité, pire encore que d'attendre entre deux Noëls. Heureusement, elle avait eu de quoi s'occuper entretemps.
D'abord, elle avait été au Chemin de Traverse et découvert pour la première fois ce qu'était le monde sorcier. La première chose qui avait attiré son regard c'était le kiosque à journaux et la Gazette du Sorcier sur laquelle les photos bougeaient. Elle en gardait précieusement l'exemplaire du jour que ses parents avaient consenti à lui acheter après d'âpres négociations menées avec les meilleurs techniques que connaissait la jeune fille. D'abord le "je boude et ne dis plus rien tant que je n'ai pas eu ce que je voulais" mais il y avait bien trop de choses intéressantes à voir et commenter pour s'enfermer dans le mutisme. Quelques autres tentatives infructueuses plus tard c'était l'imparable "chanter à tue-tête en public" qui avait eu raison de la patience parentale. Mais le plus grand trésor de cette sortie shopping c'était bien sûr la baguette magique.
De retour chez elle à Abergele, elle n'avait cessé de l'agiter en tous sens en prononçant toutes les formules magiques qu'elle connaissait. Abracadabra, hocus pocus et supercalifragilisticexpialidocious n'y avaient rien fait : la baguette s'entêtait à produire des sifflements, des vrombissements ou des mugissements sans jamais avoir le moindre effet magique. Cela n'avait nullement découragé la blondinette dont la baguette avait été confisquée dès la première semaine jusqu'au jour de la rentrée. Il ne restait plus pour s'occuper que les livres mais rien qu'à les regarder ça paraissait barbant, aussi s'était-elle abstenue de les ouvrir.
Et finalement le grand jour était arrivé. Quelle aventure de se rendre sur la voie 93/4, de voir l'agitation des sorcières et sorciers en robe sur le quai et la vapeur émanant de la locomotive sifflante du train. Le trajet lui avait paru court tant elle avait bavardé avec d'autres élèves de son compartiment et Maeline avait été toute étonnée de constater en descendant du train que c'était le soir. Puis il y avait eu la traversée en barque qui aurait été beaucoup plus amusante si les autres passagers n'avaient pas eu peur de la faire chavirer en se balançant dedans.
De toutes les surprises que réservait Poudlard, la fillette survoltée estimait déjà en arrivant devant les portes de la grande Salle qu'aucune ne surpasserait les tableaux animés qui en jalonnaient les couloirs. Et les personnes qu'ils représentaient parlaient en plus ! Elle était d'ores et déjà résolument déterminée à apprendre à peindre de tels tableaux.
Cela dit, il lui fallait bien admettre que le chapeau chantant restait très impressionnant, quoique peut-être pas autant que le plafond enchanté. La cérémonie de répartition commencée, Maeline s'intéressa fort aux deux premiers élèves mais changea rapidement de centre d'intérêt en réalisant que le rituel consistait juste à attendre que le Choixpeau crie un des noms étranges qu'elle avait vaguement entendu la professeure "Sarapriddy" prononcer dans le couloir un peu plus tôt. Elle se fit donc un devoir d'entretenir à elle seule la conversation avec l'élève le plus proche d'elle.

—[...] Je comprends pas comment on fait la magie. On m'a dit que j'étais une sorcière donc moi je pensais pouvoir faire des trucs marrants comme...

Maeline ne savait pas bien si ce n'était que la deuxième ou déjà la troisième fois que la professeure l'appelait mais en tout cas son ton suggérait qu'elle avait du se répéter. Hâtivement, elle s'avança vers le tabouret et s'installa avec un sourire plus large encore que depuis le matin, si c'était possible.

—Bonsoir professeure Sarapriddy, merci pour votre accueil !

Une fois le Choixpeau posé sur sa tête, elle fut surprise de l'entendre lui parler alors qu'elle n'avait rien entendu pendant que ses futurs camarades la précédaient sur ce tabouret. Elle interrompit la réflexion qu'il se faisait en lui donnant sa propre opinion des maisons.

—Je ne suis pas sûre de bien aimer "Serpentaire", le serpent ce n'est pas un animal très mignon. Le lion j'aime bien par contre, c'est mage-estueux. Héhé, t'as compris le chapeau ? Mage-estueux, avec mage comme un sorcier ! Ha, l'oiseau je ne sais pas. J'aime bien les oiseaux mais les jolis plein de couleurs, pas les tout noirs. Enfin si, mais les perroquets sont bien plus beaux. Un blaireau par contre c'est tout mimi, ça donne envie de faire des câlins. Et je crois que le jaune ça m'irait bien, ce serait assorti avec mes cheveux. Mais quand même un lion c'est pas mal du tout...

Avant qu'elle ait fini sa discussion avec le Choixpeau, celui-ci s'écria POUFSOUFFLE !

Tout de suite après, la professeure le lui enlèva de la tête et Maeline se retrouva à devoir deviner où elle devait aller. Elle tenta sa chance à la table qui manifestait son enthousiasme le plus bruyamment et prit place à côté de, elle l'espérait de tout son être, ses nouveaux amis. Immédiatement, elle s'affaira à faire connaissance avec autant d'élèves que possible et essaya de parler au moins un peu avec tout le monde à portée de voix.
Ce soir-là, Maeline se réconciliait enfin avec un événement qui avait le goût de la nostalgie : pour la deuxième fois de sa vie, elle était très emballée de faire sa rentrée.
Dernière modification par Maeline Cairne le 4 nov. 2024, 21:01, modifié 1 fois.

"Pour ma défense, j'ai été laissée sans surveillance."

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