Par les soirs d'automne
jour 12 : RELIC
avril 2049, Cork
avril 2049, Cork
La maison est si calme comparée à Poudlard, cela faisait si longtemps que je n'avais pas simplement entendu le bruit de fond du frigo. Évidemment, je suis ravie d'être rentrée, de revoir mes sœurs qui ont beaucoup grandi, j'ai tellement hâte qu'elles rentrent à Poudlard pour les revoir tous les jours. Ainsi que l'ambiance de la ville, ma chambre, internet, et mes parents tout de même. Cependant, cette après-midi j'ai une mission, tout le monde est sorti ou occupé, c'est le moment parfait.
Mamaí ne raconte jamais rien de son passé. Elle a plein d'anecdotes sur nous petites ou avec oncle Caleb mais sur le reste de sa famille, rien, de notre famille. Peut-être qu'elle en parle avec Kerill ou ses amis, ou mon oncle, mais avec nous jamais, on est juste les personnes les plus concernées. Et quand j'essaie de déterrer des informations, elle se referme immédiatement. Qu'est-ce qu'elle peut être têtue ! Pour une fois, ça m'arrange bien de ne pas lui ressembler.
Bref, cette semaine quand elle a sorti un vieux bracelet, j'ai vu dans sa chambre le tiroir où elle doit rangé ses souvenirs. Et, aujourd'hui, je profite d'être seule pour essayer d'en apprendre plus. Pas très honnête, je sais, mais c'est ma seule piste, et je me suis promis de ne regarder que ce qui me concerne.
Je me faufile dans la chambre de mes parents, ce n'est pas un lieu secret mais aujourd'hui, je suis tendue d'y pénétrer. Je localise le fameux tiroir et l'ouvre doucement, à contrario de la curiosité que je ressens actuellement. Il y a au final assez peu de choses.
Quelques objets, un carte postale qui date de son tour du monde, une lettre d'un type inconnu que j'écarte, et des photos. Je reste figée, les images mouvantes dans mes doigts tremblotants. On y voit ma mère petite, environ mon âge, si ses traits ont changé, c'est surtout à son expression qu'on la reconnaît. Il voit la révolte sur son visage, aujourd'hui elle s'est assagie mais elle a toujours cette colère qui pousse à l"action en elle. Celle que j'aimeraiparfois avoir en moi.
Et puis, parmi ces reliques, il y a une photo d'un couple qui doit dater des années 2000 devant un grande maison. C'est une image sorcière pourtant ils bougent assez peu, l'air guindé. Ellen et Aeneas Mann, mes grand-parents. Je cherche une ressemblance, est-ce que quand on me voit on pense à eux alors qu'il n'ont jamais voulu de moi ? Les cheveux blonds on a qu'à dire que c'est mon père biologique, mais les yeux verts. Ma grand-mère et moi ont a les mêmes yeux.
Au dos il y a l'adresse de la maison, à Dublin, je l'incruste dans mon esprit, à Dublin. Il y a tout à parier qu'ils y habitent encore. Je referme le tiroir. Mes grand-parents sont à Dublin.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 15 : MONUMENT
Abigail 9 ans, Blackrock castle, Cork
Abigail 9 ans, Blackrock castle, Cork
Mon pique-nique rangé dans mon petit sac à dos, j'avance bien en rang dans la troupe formée par notre classe. Aujourd'hui, on visite le Blackrock castle, je ne sais pas pourquoi il s'appelle comme ça puisque qu'il est tout gris. Papa a dit qu'on dit qu'on y était déjà allé ensemble mais j'étais trop petite pour m'en rappeler. Je suis contente de visiter de visiter un château avec mes amis, j'espère que quand je serai plus grande, j'irai vivre dans un château, a Poudlard en Ecosse. Sauf que celui d'aujourd'hui est juste à côté de l'école, mais on a quand même pris le car pour y aller !
On entre dans le monument, il est si grand, et encore en bon état, c'est trop beau les veux bâtiments comme ça. La guide, elle dit que même si ça ne se voit pas, il ne date pas du moyen âge, mais qu'il a été construit plus tard. Pour se défendre contre les pirates, à défaut d'être des chevalières en armures. La forteresse est située sur la berge de la rivière Lee, de tout en haut des remparts, on peut voir la baie même si on n'a pas le droit de trop se pencher.
Maintenant, il n'y a plus de pirates alors le château est devenu un observatoire pour regarder les étoiles. Je croyais qu'on voyait mal les étoiles ici à cause des lumières de la ville. Ca ne doit pas être vrai, puisqu'ils ont bien choisi cet endroit. On a pu visité les locaux et voir le matériel utilisé et des photos du ciel et des étoiles. N'empêche que le meilleur moment reste le pique-nique, même si le décor est super chouette.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 16 : LANTERN
1er septembre 2047
1er septembre 2047
J'ai quitté le Poudlard Express, chahutée aux milieux de tous ces élèves, mes camarades désormais, et me voilà sur le lac, voguant vers Poudlard. J'ai attendu tant de temps ce moment et c'est arrivé. Je suis sur la barque, l'imposant silhouette du château se dresse devant moi sur le ciel couchant. J'ai imaginé ce moment, ces moments, tellement de fois mais ce qui se passe aujourd'hui résonne différemment, une saveur de réalité qui ressemble tant à un rêve brumeux.
C'est beau. Le monde qui se reflète sur le lac et nous tout petit, fragiles, simplement guidés par une petite lanterne à la pointe du bateau, qui nous amène vers la berge de ce qui est maintenant une île. Cet endroit c'est ma maison. L'ombre de l'école ne me fait pas peur, mais c'est comme si toutes mes émotions s'étaient tuent, pour laisser place à ce qui est en train d'arriver. On glisse sur la surface liquide, traversant cet espace hors du temps sans possibilité de s'arrêter.
Derrière il y a l'enfant, et devant l'élève, la sorcière. Et moi, je suis entre les deux, dans un espace temps qui se réduit peu à peu. L'ombre plane au dessus de nous mais déjà c'est trop tard, la rive est sous nos pieds et cette fois ce sont les vitraux qui nous attirent comme des papillons de nuit, irréductiblement vers la lumière.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 17 : WATERFALL - cascade
juin 2029
juin 2029
J'ai peut-être été un peu excessive en demandant à mon oncle de me livrer des jumelles une semaine avant la fin de l'année mais comme mon projet se passe ici… j'étais bien obligée. Je n'allais pas attendre la rentrée : c'est dans longtemps, je risque d'oublier, j'aurai autre chose en tête et puis c'est une façon de fêter la fin de l'année. Bref, j'ai reçue les jumelles ce matin et je vais enfin pouvoir mener à bien mon idée.
Les collines alentours, je les vois matin, midi et soir. J'ai l'impression d'en connaître chaque détail sauf qu'en essayant de les décrire, je me suis rendu que non. Fatalement, quand on a le modèle sous les yeux, on s'en souviens beaucoup mieux. Conclusion, j'ai entrepris de dessiner les paysages qui nous entourent pour les ramener en quelques sortes à la maison, et peut-être que je reproduirais l'expérience. Comme ça j'aurais un carnet qui retracerait tous les lieux où je suis allée.
Allongée sur le ventre dans le parc, si si c'est une position efficace, je commence par quelques croquis d'ensemble, avant de détailler certains endroits : là une trouée dans les arbres, ici des sapins. Je choisis tout de même des espaces spécifiques parce qu'il a tout de même beaucoup de forêt. Tient la forêt interdite, ça rendrait bien ! Et c'est pas une cascade là-bas ? Bon, c'est un filet où se reflète le soleil et même avec les lunettes je ne suis pas tout à fait sur de ce que je vois. Mais une cascade ça rend bien, je vais dessiner ça.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 18 : MARKER
Juin 2047, Cork
Juin 2047, Cork
La cour est rayonnante de lumière et des voix qui résonnent. Tous les enfants sont dehors, à jouer, à crier. Et tout ça depuis plusieurs heures, si ce n'est depuis le début de la semaine. Aujourd'hui, c'est le dernier jour, on fait nos sacs et nos adieux, nous les grand, on quitte l'école. Je ne sais pas trop quoi dire aux adultes que je côtois depuis des années, alors je veux le dire avec les yeux. C'est presque fini, on a retrouver nos dessins accrochés sur les murs, distribués les bonbons, il ne reste plus qu'à ranger le joyeux bazar qui s'étale partout.
L'organisation de ce matin s'est dissipé, chacun fait ce qu'il veut. Avec la classe, on a fait une photo, on s'est souhaité de bonnes vacances et c'est maintenant le tour de mes amis. Armés d'un marker, on dessine chacun des petits symboles à l'encre, qui resteront au moins jusqu'à demain. Nos bras, nos jambes, se recouvrent de fleurs, de licornes, de signatures, et de simples coups de crayon parfois avoyés sur le visage. Les bâtiments me paraissent changés, je cligne des yeux pour qu'ils s'impriment dans ma mémoire. Je ne suis plus pressée de partir, je voudrais rester là, encore et encore, à célébrer la fin de l'école. Demain, c'est l'été qui commence, les vacances, et au-delà. Mais pour quelques instants encore, je suis là, dans la cour qui résonne.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 19 : SHORE - rivage
Eté 2049
Eté 2049
La mer prend tout l'horizon quand je fais exprès de détourner le regard du rivage pour ne pas y voir les constructions humaines. L'océan ressort d'autant plus face aux nuages qui emplissent le ciel depuis plusieurs jours. Et surtout, le vent salé qui nous frappe le visage, défait les coiffures, emplit les poumons. Il recouvre les voix d'un voile et résonne en cœur avec les vagues qui clapotes sur la coque. Je suis à l'avant du bateau, seule avec papa, à admirer le spectacle, avec cette fascination qui pourrait m'animent pendant des heures s'il ne me fallait m'arracher à la mer, au bout d'un temps.
Maman dit que c'est une fascination dangereuse, de regarder l'eau, c'est une marine d'eau douce, une dublinoise. Les adultes, des amis des parents ils bavardent, de sujets bateaux, et les enfants, se penchent le peu qu'on les laissent faire, les doigts cramponné sur le bord. Moi je suis venue pour la mer, et pour faire un truc tous ensemble. Pas pour le déjeuné qui dure jusqu'à seize heures, les enfants des amis, qui sont des enfants justement, où pour les conversations sur le voisins qui a tondu sa pelouse alors qu'elle était encore toute humide.
Mais papa, il comprend, il fait comme moi. C'est une des personnes avec qui les choses sont plus faciles dans la famille, ça coule tout seul. Je suis contente qu'il soit là, peut importe qu'il ne soit pas mon père biologique. C'est branche de la famille la plus saine, les autres ils ont vraiment des problèmes de communication, où alors ils sont nuls, comme Conan, mon autre "père". Mais avec Kerill, ont ira faire du bateau tous les deux. Mais sans déjeuné ennuyant et enfant bruyants.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 20 : FEATHER - plume
bibliothèque, octobre 2049
bibliothèque, octobre 2049
"Et c'est grâce à internet qu'on les moldus peuvent communiquer plus facilement et rapidement, ce qui explique pourquoi la poste a perdu de son importance ces dernières décennies." Pfff, en histoire de la magie, on étudie, on analyse des événements. En étude des moldus on décrit. Ouais, j'ai appris des trucs mais pas beaucoup et des trucs inutiles ! Quand la poste a été fondée ? On s'en fiche, on ne s'en sert plus !
Le pire c'est que ça pourrait être une matière intéressante, si on avait un point de vue, qu'on analysait les relations avec les sorciers, qu'on regardait les points positifs et négatifs de chaque système, qu'on envisageait une cohabitation... Là ça tient plus du rêve. Et le nom : « étude » des moldus, ce ne sont pas des créatures étranges, on pourrait avoir un truc un peu plus respectueux !
Tout ça pour dire que les travaux de recherches et de rédaction sont au mieux longs, au pire longs et intéressants. En plus ça devrait être obligatoire, les sorciers vivent cachés au milieu de moldus, et certains ne savent même pas comment s’habiller pour sortir dans la rue normalement.
D'ennui, je balaye la table d'un geste de la main pour accompagner mon monologue, en oubliant que mon encrier se trouve sur la trajectoire. Splash...Il s'étale de tout son long, et je vois l'encre qui se répand sur ma feuille, sur la table, la belle table en bois. Vite, je pousse le reste de mes affaires, et je relève le pot au fond duquel il ne reste presque rien. Merlin, écrire à la plume n'est pas fait pour les gens maladroits.
"Recurvite !" Heureusement que c'est une sort de première année, sinon je n'aurais plus jamais remis les pieds à la bibliothèque de peur de me faire manger par monsieur O'Lake, heu Locke, l'étude des moldus ne me poursuit pas jusque là. Enfin si, puisque mon parchemin est fichu, rah ! Je devrais pouvoir sauver les meubles et passer du temps en plus à recopier ce stupide devoir. Des fois je me déteste.
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3ème année rp
Par les soirs d'automne
jour 21 : BRIDGE - pont
octobre 2046, Abigail 9 ans
octobre 2046, Abigail 9 ans
Les oiseaux dansent ensemble dans le ciel, ils s'apprêtent à partir vers le sud mais en attendant ils se rassemblent, et ils passent et repassent encore devant la fenêtre, sous le ciel gris de Cork.
Je sursaute en entendant mon nom prononcé par la maîtresse, je bafouille des excuses et me détourne du balai des oiseaux et elle passe à autre chose. Distraite, ça renvient souvent dans la bouche des adultes pour parler de moi. Je recopie rapidement les divisions au tableau, j'aime bien les maths, c'est marrant. Elle l'avait déjà expliqué la semaine dernière, la méthode.
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"C'est important, et si tu veux devenir astronaute !- Mais j'avais compris. Et toi aussi tu étais un élève distrait."
Et je ne veux pas devenir astronaute, je veux être une sorcière, ou artiste mais c'est pas trop possible.
"C'est ta mère qui t'a raconté ça ! Bon, la géo."
Il sort une jolie carte, des îles britanniques. Chez les sorciers, l'Irlande n'est pas indépendante (et il n'y en a qu'une, même si ça mamie le dit aussi), c'est vraiment bizarre. De toute façon, tout le monde dans la famille dit qu'on est irlandais. On passe une heure à parler des villages magiques, parce qu'il n'y a que des sorciers qui y vivent, de Godric's Hollow, du secret magique (encore). Avant de terminer par colorier une carte ensemble, et il me fait même placer une étoile pour les Crécerelles de Kenmare, comme s'il ne m'en parlait pas assez.
Maman est très occupée avec son magasin et comme je vais à l'école moldue, c'est mon oncle qui m'apprend les trucs de sorciers. Les "cours" avec lui sont beaucoup plus marrants que ceux de l'école, on joue, il me raconte des histoires… Si il n'était pas là, je pourrais oublier la magie parfois. Mamaí en parle si peu et moi… peut-être que je ne serai jamais une vrai sorcière. Tout le monde me dit que ça va venir, que mes pouvoirs vont se manifester, moi, je ne sais pas.
Mais j'aime bien quand oncle Caleb est là, il est plus cool que les parents mais aussi, il est le pont entre les deux parts de moi, qui sont des fois, tellement différentes.
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