Comme un pitiponk dans un salon de thé
Le Pitiponk < PRÉCÉDEMMENT
Vendredi 18 décembre 2048 — 23h
Pub Le Pitiponk, Londres (Soho)
1ère année à l’AESM
En compagnie de

Oswald Johnson
23 ans
Étudiant en art de l'ensorcellement

Oswald Johnson
23 ans
Étudiant en art de l'ensorcellement
Une heure avant que ne sonne minuit, le monde se distord. Les murs latéraux s’habillent de tables et de tabourets, les gens marchent la tête à l’envers sans que leurs cheveux et vêtements ne soient pour autant attirés par la gravité. J’en ai la tête qui tourne, mais je ne mets pas cela sur le compte du cocktail chargé que vient de me faire goûter Johnson : il m’a vanté pendant une heure et demie ce qui faisait la particularité de ce pub, en répétant combien c’était « fantastique » et que j’allais « adorer ça et vouloir essayer ! ».
« Viens viens viens, vite, on change de table ! » me lance-t-il tout excité en emportant son verre.
Je le suis d’un pas beaucoup moins sûr. Cela, je peux le mettre sur le compte de l’alcool.
Je lève la jambe comme pour grimper sur le mur et tout à coup le monde s’inverse. Le bas devient le côté et le haut un simple mur. Tout s’inverse, tout semble différent. En me tordant le cou, j’aperçois les clients restés dans la pièce principale : on dirait qu’ils marchent sur un mur. Je glousse sans pouvoir me retenir, ce qui ne fait qu’aggraver l’hilarité du garçon qui m’accompagne.
« On marche la tête à l’envers !
— En fait, c’est eux qui ont l’air de l’avoir, affirmé-je sur un ton très sérieux.
— Mais en fait c’est nous qui l’avons, sourit Johnson qui semble avoir la boisson plutôt joyeuse.
— Tout est une question de point de vue.
— Ton point de vue et toi veulent-ils venir trouver une table en ma compagnie ?
— Ta compagnie est vraiment nécessaire ? »
Il n’a pas l’air de savoir s’il doit se sentir blessé par cette question sincère et je ne compte pas l’aider à trouver une réponse.
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Oswald Johnson, camarade de l'AESM (actif)
- Lien vers la fiche du PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : accompagne Aelle au Pitiponk,ce PNJ et pas un autre car personne d'autre n'aurait demandé ça à Aelle. Ce que ça apporte à Aelle ? Elle sort de sa chambre déjà, elle sociabilise,ça va la forcer à parler à d'autres ce qu'elle aurait pas fait sans ça, permet de montrer comment Aelle se comporte avec un camarade, etc etc
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Oswald Johnson, camarade de l'AESM (actif)
- Lien vers la fiche du PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : accompagne Aelle au Pitiponk,ce PNJ et pas un autre car personne d'autre n'aurait demandé ça à Aelle. Ce que ça apporte à Aelle ? Elle sort de sa chambre déjà, elle sociabilise,ça va la forcer à parler à d'autres ce qu'elle aurait pas fait sans ça, permet de montrer comment Aelle se comporte avec un camarade, etc etc
Dernière modification par Aelle Bristyle le 1 mai 2025, 18:12, modifié 5 fois.
Comme un pitiponk dans un salon de thé
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Nahele Weaver, ami, PNJ prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ : post de l'index
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Justifier la présence d'Alyona au Pitiponk, lui permettre de découvrir ce lieu et l'encourager à retrouver des anciens camarades de Poudlard.
un peu avant
Et puis, soudainement, sans prévenir, les murs de la salle se voient accueillir des tables et des tabourets, bien vite rejoints par des étudiants pour lesquels la gravité ne semble plus exister.
Je jette mes grands yeux ébahis sur Nahele, dont l'unique réaction est un discret sourire malicieux.
« Merlin ! Mais c'est... C'est...
— Fou ? complète mon ami, amusé.
— Oui ! »
Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. À vrai dire, je n'en crois pas mes yeux. Des étudiants posent un pied sur le mur et se retrouvent droits dessus, à pouvoir marcher, et avancer, et s'asseoir. Merlin ! Et ils font tout cela comme si c'était normal, entre deux éclats de rire. Les boissons ne se renversent pas, les cheveux ne tombent pas vers le sol, et les tabourets autour de moi se vident pour remplir ceux, eh bien, des murs.
« Tu veux y aller ? »
J'observe ces nouveaux changements, toujours aussi incrédule. Y aller ? Marcher sur les murs ? Et quoi, risquer de tomber sur des gens assis normalement sur le sol ?
« Non ! Pas tout de suite. Laisse-moi le temps de... » De quoi, par Circé ? J'en perds mes mots ! Ils se dérobent à moi. Et, bien que j'aurais crû cela impossible, ils m'échappent complètement quand j'aperçois, sur le mur, presque en face de moi, Aelle Bristyle. Je cligne des yeux, y regarde à deux fois pour être sûre, mais rien ne vient perturber ma vision. C'est bien l'ancienne Jaune que j'observe, accompagnée qui plus est.
Mes yeux s'arrondissent et ma bouche s'ouvre de surprise. Bristyle, dans un pub. Bristyle, accompagnée. Bristyle, assise sur le mur.
« Par les chaussettes de Merlin ! »
Nahele m'observe avec un regard curieux, mais je ne trouve aucun mot pour lui expliquer la surprise qui me saisit. Alors, je secoue la tête, muette d'étonnement.
Dernière modification par Alyona Farrow le 5 avr. 2025, 11:57, modifié 1 fois.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
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Comme un pitiponk dans un salon de thé
Vendredi 18 décembre 2049, Vers 23h
Pub Le Pitiponk, Londres
Première année à l’IMSM
Pub Le Pitiponk, Londres
Première année à l’IMSM
« Trente... non, vingt-sept. » C'est compliqué, il faut trouver le bon équilibre. Je ne suis pas très adroite, je n'ai jamais été très douée pour ce genre de choses. Ma petite sœur saurait, elle, mais que Merlin me garde de la voir un jour dans un endroit pareil. C'est l'enfer sur terre - et pourtant, je suis venue ici de mon plein gré. J'ai mal, la musique m'arrache les oreilles et embrume mon cerveau, et sans même avoir bu la moindre goutte d'alcool, je me sens ivre de cet environnement surpeuplé.
L'autre raison de ma venue, elle est dans ce cœur qui bat à la chamade. Là, dans la masse de corps dansants et les odeurs mélangées de parfums et de boissons, je me sens vivante. C'est une piqûre douloureuse qui ravive un esprit étourdi par les études, un corps engourdi de fatigue.
Appuyée contre l'un des murs - ou avait été-ce un plafond il y a peu, de la salle, j'attends, assise, que la brume du soir succède à la douleur revigorante. Elle sera le signal pour quitter les lieux et retourner l'Institut, dans ma chambre étudiante, où le calme m'enveloppera rapidement dans un sommeil peut-être enfin réparateur.
La musique se fait plus entraînante, et l'alcool n'aidant peu, la maladresse rattrape certains. Un choc dans l'épaule m'arrache un petit cri de surprise. Pire : une partie de mon verre s'est renversée sur mon pantalon. « Mais quel boullu ! Punaise, il n'y a pas à être aussi stu-pide. Boute ton arrière-train de sale veracrasse hors de ma vue, ou je te fais manger ta baguette ! » Je me redresse, fâchée et décidée à bien en découdre avec la personne qui m'importune. Il faut le faire, pour bousculer une personne adossée contre un mur ! Crétin !
À priori, la personne bousculée est un total PNJ inconnu au bataillon.
♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06 ♦
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦
Comme un pitiponk dans un salon de thé
J'ai du mal à m'arracher à cette vision d'Aelle, dans la même pièce que moi — et pas n'importe quelle pièce ! —, les pieds au plafond. Je tente de me concentrer sur ma discussion avec Nahele, mais mon regard, ce traître, ne cesse de glisser vers mon ancienne camarade. Aelle, ici ! accompagnée ! J'ai presque du mal à y croire. Peut-elle avoir changé en l'espace de quelques mois ? Peut-être. Qui sait ?
Finalement, je parviens à me détacher de Bristyle et de toute l'improbabilité qui l'entoure en posant mes pieds sur un des murs latéraux. Je ne sais pas vraiment ce qui m'y pousse, moi que cela inquiétait. Est-ce cette légèreté dans l'air, cette ambiance propice à la détente et à l'amusement, ou les effets de la biéraubeurre ? Je ne saurai le dire. Peut-être est-ce simplement un terrible mélange de ces trois possibilités. Toutefois, je finis par me tenir droite sur le plafond, qui me paraît désormais être le sol. Cela jette sur mon esprit une confusion dérangeante que je tente rapidement de chasser.
Je m'avance, amusée. En tordant le cou, j'aperçois Nahele, assis au plafond — ou plutôt, au sol. C'est étonnant et déstabilisant, mais cela me plaît. C'est semblable à la sensation de voler sur un balai, la tête à l'envers.
Je progresse parmi la foule, près des murs. (Si un accident survient, je ne veux pas être au centre de la pièce.) Les sons me remplissent, se bousculent à l'intérieur de moi. Tout se mélange : musique, bruits de mouvement, paroles. Je glisse dans ce capharnaüm boueux, jusqu'à ce que je me rattrape à cette voix qui jure et dégouline de colère. Je la reconnais avec étonnement. Alors, je me retourne pour apercevoir celle à qui elle appartient : Ada Noestlinger. S'il y a bien une personne que je ne pensais pas croiser ici, c'est elle.
Je me rapproche d'Ada, assez pour qu'elle me voit, avec le courage de ceux qui se sentent portés par leur environnement, et l'hésitation de ceux qui sentent le malaise infester leurs pensées.
Ada a une partie de son pantalon mouillée. D'un sourire, je souffle sur la brume de confusion qui me recouvre. Ma baguette glisse entre mes doigts. Je lève la main pour la mettre en évidence. « Besoin d'aide ? »
Finalement, je parviens à me détacher de Bristyle et de toute l'improbabilité qui l'entoure en posant mes pieds sur un des murs latéraux. Je ne sais pas vraiment ce qui m'y pousse, moi que cela inquiétait. Est-ce cette légèreté dans l'air, cette ambiance propice à la détente et à l'amusement, ou les effets de la biéraubeurre ? Je ne saurai le dire. Peut-être est-ce simplement un terrible mélange de ces trois possibilités. Toutefois, je finis par me tenir droite sur le plafond, qui me paraît désormais être le sol. Cela jette sur mon esprit une confusion dérangeante que je tente rapidement de chasser.
Je m'avance, amusée. En tordant le cou, j'aperçois Nahele, assis au plafond — ou plutôt, au sol. C'est étonnant et déstabilisant, mais cela me plaît. C'est semblable à la sensation de voler sur un balai, la tête à l'envers.
Je progresse parmi la foule, près des murs. (Si un accident survient, je ne veux pas être au centre de la pièce.) Les sons me remplissent, se bousculent à l'intérieur de moi. Tout se mélange : musique, bruits de mouvement, paroles. Je glisse dans ce capharnaüm boueux, jusqu'à ce que je me rattrape à cette voix qui jure et dégouline de colère. Je la reconnais avec étonnement. Alors, je me retourne pour apercevoir celle à qui elle appartient : Ada Noestlinger. S'il y a bien une personne que je ne pensais pas croiser ici, c'est elle.
Je me rapproche d'Ada, assez pour qu'elle me voit, avec le courage de ceux qui se sentent portés par leur environnement, et l'hésitation de ceux qui sentent le malaise infester leurs pensées.
Ada a une partie de son pantalon mouillée. D'un sourire, je souffle sur la brume de confusion qui me recouvre. Ma baguette glisse entre mes doigts. Je lève la main pour la mettre en évidence. « Besoin d'aide ? »
Je suis vraiment navrée pour ce délai !
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
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Comme un pitiponk dans un salon de thé
Mon point de vue et moi-même nous mettons en route pour trouver une table, dans le sillage de Johnson qui met plus d’ardeur que moi à slalomer entre les jeunes gens hilares qui profitent du sortilège. La tête penchée sur le côté, je trouve plus intéressant de regarder les sorciers qui semblent marcher sur le mur alors qu’ils marchent sur le sol et de me questionner sur la puissance nécessaire pour maintenir un tel sortilège : le lancent-ils régulièrement ? s’y mettent-ils à plusieurs ou ont-ils un mage suffisamment puissant pour s’en charger ? quelle combinaison de sortilèges exactement donnerait un tel résultat ? Pourrais-je le reproduire chez moi ? Je me mords les lèvres pour ne pas rire lorsque mon esprit prend des libertés en imaginant les murs de ma chambre à l’Académie ensorcelés de cette manière : comme elle dort toujours collée au mur, Rockfield se réveillerait avec l’impression que le monde s’est totalement désaxé autour d’elle. Merlin, cela me plairait !
« Ça te convient, ici ?
— Hein ? »
Intervention peu pertinente ; mes pensées tournent à l’envers sous mon crâne. Johnson me regarde avec un sourire plein de dents et de sa grande main il désigne une table centrale cernée par un nombre incalculable de clients. Je grimace en secouant la tête.
« Sérieux, t’as pas une idée encore plus merdi… »
Le mot trébuche dans ma bouche. Loin de moi l’idée d’avoir voulu entraver ma vulgarité : c’est la vue de deux jeunes personnes bien familières qui retient toute mon attention. Mon cœur se soulève, la sensation est guère agréable : je n’ai jamais eu l’ambition de croiser sans le désirer deux anciens élèves de Poudlard, surtout un soir comme celui-ci. Surtout en ayant avalé un cocktail chargé. Surtout avec Oswald Johnson. Surtout… Bref, peu importe la situation. Surtout Noestlinger. Merlin. C’est à peine si je l’ai reconnu. Raison de plus pour être agacée de le voir là.
« Tu les connais ? »
Johnson et sa fichue curiosité.
« Nan, » répliqué-je froidement.
Je tends le cou dans l’espoir de trouver un endroit, une table, un recoin sombre, n’importe quoi qui pourrait me cacher du regard de Farrow et de Noestlinger.
Aelle genre encore Ada au masculin, c’est une méprise de sa part, une méconnaissance de la situation et une incompréhension totale des questions de genre. La plume a mal aux doigts d’écrire “le” à la place de “la”.
« Ça te convient, ici ?
— Hein ? »
Intervention peu pertinente ; mes pensées tournent à l’envers sous mon crâne. Johnson me regarde avec un sourire plein de dents et de sa grande main il désigne une table centrale cernée par un nombre incalculable de clients. Je grimace en secouant la tête.
« Sérieux, t’as pas une idée encore plus merdi… »
Le mot trébuche dans ma bouche. Loin de moi l’idée d’avoir voulu entraver ma vulgarité : c’est la vue de deux jeunes personnes bien familières qui retient toute mon attention. Mon cœur se soulève, la sensation est guère agréable : je n’ai jamais eu l’ambition de croiser sans le désirer deux anciens élèves de Poudlard, surtout un soir comme celui-ci. Surtout en ayant avalé un cocktail chargé. Surtout avec Oswald Johnson. Surtout… Bref, peu importe la situation. Surtout Noestlinger. Merlin. C’est à peine si je l’ai reconnu. Raison de plus pour être agacée de le voir là.
« Tu les connais ? »
Johnson et sa fichue curiosité.
« Nan, » répliqué-je froidement.
Je tends le cou dans l’espoir de trouver un endroit, une table, un recoin sombre, n’importe quoi qui pourrait me cacher du regard de Farrow et de Noestlinger.
Aelle genre encore Ada au masculin, c’est une méprise de sa part, une méconnaissance de la situation et une incompréhension totale des questions de genre. La plume a mal aux doigts d’écrire “le” à la place de “la”.
Comme un pitiponk dans un salon de thé
Après avoir échangé avec Ada et une fois sa situation améliorée, je me détourne d'elle, consciente qu'elle préférera certainement que je la laisse un peu seule. Nous aurons bien d'autres occasions de nous parler à l'Institut et peut-être souhaite-t-elle aussi converser avec d'autres personnes. N'est-ce pas le moment opportun pour s'avancer vers d'anciens camarades dont nous nous sommes éloignés à cause de nos études ? Merlin, cela me fait penser à Aelle. Je sais qu'elle est là, pas si loin, et probablement toujours dans la même pièce que moi. Bristyle ! Au Pitiponk. Non, vraiment, s'il y avait bien quelqu'un que je n'imaginais pas croiser, c'est elle. Que faire si je me retrouve face à face avec son visage dégoulinant de mépris et de dédain ? Ce serait impoli de ne pas la saluer. Mais, en même temps, je pense qu'elle ne m'en voudra pas si j'agis comme si je ne la connaissais pas. Et puis, elle est accompagnée, et Nahele m'attend. Cependant... Ah, par Circé ! Ce n'est pas comme cela qu'on m'a éduqué. Enfin, parler avec Ada m'a rappelé notre ASPIC de botanique passée ensemble, et tous les cours que nous avons partagé. Je crois bien qu'une petite nostalgie en a découlé. Décidément, je serai incapable de passer à côté d'une ancienne camarade sans la saluer, qui qu'elle soit.
Pourtant, je me mets en route, traversant la pièce (ou plutôt le mur ? à moins que ce ne soit le sol ? tout cela me rend confuse) vers mon ami. Je me faufile entre les tables et les corps, essayant de me concentrer pour ne heurter personne. Cependant, la biéraubeurre, le bruit et les dangers qui m'entourent ne font que me rendre davantage troublée et perdue. Tout est terriblement nébuleux et embrouillé. Alors, quand mon regard en s'élevant tombe dans celui d'Aelle, je ne suis pas prête pour cette rencontre à distance et mes yeux s'arrondissent. Par Merlin, la revoilà ! Cette fois, je ne me sens pas capable de me défiler, alors je souris, articule un « Salut » silencieux avant de la saluer d'un mouvement de la main. Oh, ce n'est pas très discret, mais c'est poli, et civilisé. Bristyle m'apercevra sûrement, elle ou son ami, et cela ne risque pas de lui plaire. Mais, par Circé, tant pis ! Je n'ai que faire de son mécontentement. Si ma courtoisie l'irrite, j'aurai au moins, moi, une certaine jouissance à trouver de la contrariété dans ses yeux sombres.
Pourtant, je me mets en route, traversant la pièce (ou plutôt le mur ? à moins que ce ne soit le sol ? tout cela me rend confuse) vers mon ami. Je me faufile entre les tables et les corps, essayant de me concentrer pour ne heurter personne. Cependant, la biéraubeurre, le bruit et les dangers qui m'entourent ne font que me rendre davantage troublée et perdue. Tout est terriblement nébuleux et embrouillé. Alors, quand mon regard en s'élevant tombe dans celui d'Aelle, je ne suis pas prête pour cette rencontre à distance et mes yeux s'arrondissent. Par Merlin, la revoilà ! Cette fois, je ne me sens pas capable de me défiler, alors je souris, articule un « Salut » silencieux avant de la saluer d'un mouvement de la main. Oh, ce n'est pas très discret, mais c'est poli, et civilisé. Bristyle m'apercevra sûrement, elle ou son ami, et cela ne risque pas de lui plaire. Mais, par Circé, tant pis ! Je n'ai que faire de son mécontentement. Si ma courtoisie l'irrite, j'aurai au moins, moi, une certaine jouissance à trouver de la contrariété dans ses yeux sombres.
Je suis volontairement restée floue sur ce qu'il se passait avec Ada, j'espère que cela vous va.
Plume d'Aelle : oups, cela promet !
Plume d'Aelle : oups, cela promet !
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
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Comme un pitiponk dans un salon de thé
Mon mensonge aurait pu avoir un avenir glorieux si on lui en avait laissé le temps. Johnson aurait balbutié un « oh » maladroit avant de faire oublier son erreur sous un flot de paroles inutiles. Nous aurions trouvé une autre table, nous serions assis, et tout aurait bien fini. Mais non, rien ne se passe ainsi, parce qu'il faut qu'Alyona Farrow se détache à ce moment-là de son infortuné compagnon pour s'enfoncer dans la foule... Et venir dans notre direction. Johnson a à peine le temps d'arrondir les lèvres pour faire entendre au monde son intervention superflue que déjà la jeune femme est sur nous. Le pire étant qu'elle croisse une espèce de salutation m'étant destinée et qu'elle secoue la main dans ma direction. Avec tout cela contre moi, comment faire perdurer mon mensonge ?
Évidemment, Johnson ne manque rien de la scène. Ce n'est pas sa bouche qui s'arrondit cette fois-ci, mais bien ses yeux. Il regarde vers moi, puis vers Farrow, puis vers moi, puis vers Farrow, son sourire s'agrandissant à chaque fois que sa tête se tourne.
« Ah ! Tu la connais alors ! » s'exclame-t-il sur un ton victorieux, comme si c'était un mystère profondément épais qu'il aurait fallu résoudre.
Bien sûr, il se tourne aussitôt vers mon ancienne camarade pour lui offrir un sourire énorme — à deux doigts de la noyer sous son bonheur.
« Salut ! lui répond-il sur un ton entraînant. Tu es... » Nouveau regard vers moi. « Vous êtes... » Regard vers elle. « Bon, balbutie-t-il finalement, se rendant peut-être compte que si j'ai réagi comme je l'ai fait (en arguant que je ne connaissais pas Farrow) et qu'elle a eu une réaction totalement opposée (en me saluant), c'est peut-être qu'il y a calmar géant sous gravillon. En tout cas moi c'est Oswald ! »
Je lève les yeux au ciel, affligée qu'il ressente le besoin de se présenter et même de parler à la Serdaigle alors que rien ne l'y oblige. Maintenant, je suis bien forcée d’accommoder sur elle. Difficile de l'ignorer alors qu'elle est devant moi.
« Salut, » marmonné-je alors à mon tour sans y mettre beaucoup d'entrain.
Évidemment, Johnson ne manque rien de la scène. Ce n'est pas sa bouche qui s'arrondit cette fois-ci, mais bien ses yeux. Il regarde vers moi, puis vers Farrow, puis vers moi, puis vers Farrow, son sourire s'agrandissant à chaque fois que sa tête se tourne.
« Ah ! Tu la connais alors ! » s'exclame-t-il sur un ton victorieux, comme si c'était un mystère profondément épais qu'il aurait fallu résoudre.
Bien sûr, il se tourne aussitôt vers mon ancienne camarade pour lui offrir un sourire énorme — à deux doigts de la noyer sous son bonheur.
« Salut ! lui répond-il sur un ton entraînant. Tu es... » Nouveau regard vers moi. « Vous êtes... » Regard vers elle. « Bon, balbutie-t-il finalement, se rendant peut-être compte que si j'ai réagi comme je l'ai fait (en arguant que je ne connaissais pas Farrow) et qu'elle a eu une réaction totalement opposée (en me saluant), c'est peut-être qu'il y a calmar géant sous gravillon. En tout cas moi c'est Oswald ! »
Je lève les yeux au ciel, affligée qu'il ressente le besoin de se présenter et même de parler à la Serdaigle alors que rien ne l'y oblige. Maintenant, je suis bien forcée d’accommoder sur elle. Difficile de l'ignorer alors qu'elle est devant moi.
« Salut, » marmonné-je alors à mon tour sans y mettre beaucoup d'entrain.
Comme un pitiponk dans un salon de thé
Pour une fois, il me semble que je n'ai pas assez réfléchi avant d'agir. Si je m'attendais à un regard de la part de Bristyle et de la personne qui l'accompagne, je n'étais en revanche pas prête à devoir engager une conversation. Alors, pendant quelques secondes, l'étonnement brûle tout le trouble et la joie de mon coeur pour me laisser hésitante et muette. Ma bouche s'ouvre et se ferme. Oswald et Aelle. L'un paraît bien plus enthousiaste que l'autre. Comment quelqu'un peut-il se retrouver à accompagner l'ancienne Poufsouffle au Pitiponk ? Non, la question est plutôt : comment Bristyle peut-elle être amenée à venir ici avec quelqu'un ? Surtout un jeune étudiant qui dégage tant de sympathie. S'est-elle perdue ? Je ne peux pas y croire.
Je les regarde tous les deux, le visage forgé dans un bloc d'hésitation, et durant un instant, je suis tentée par l'idée de m'excuser et de m'en aller. Après tout, Nahele ne m'attend-il pas quelques mètres plus loin ? J'ai salué l'ancienne Jaune, ne puis-je pas désormais me retirer ? Je ne sais pas si rester est une bonne idée. La dernière fois que j'ai discuté avec Aelle, je l'ai regretté. Cela peut-il être différent aujourd'hui ?
Cependant, quelque chose me retient. Est-ce la curiosité ? Est-ce l'entrain et le sourire de l'étudiant ? Ou est-ce simplement l'occasion qui s'offre à moi et que je n'ose pas délaisser ?
« Et moi c'est Alyona, répondis-je avec un sourire léger. Ravie de te rencontrer. »
Si quelque chose ne me convient pas ou m'agace, je m'en irai. En attendant, je décide de donner sa chance à Bristyle. Le lieu est propice aux discussions et aux laisser-allers. Je n'ai rien à perdre en restant.
« Je ne veux pas vous déranger longtemps, annoncé-je, le regard passant sans cesse d'Aelle à Oswald et d'Oswald à Aelle. Je me demandais juste si... » Mes yeux s'arrêtent enfin sur mon ancienne camarade. « Si tu avais pu entrer dans l'école qui t'intéressait, Bristyle, et si cela se passait bien, » terminé-je rapidement.
Mon sourire s'étend doucement sur mon visage, pourtant mon coeur tangue encore, en équilibre sur une mer d'incertitudes.
Je les regarde tous les deux, le visage forgé dans un bloc d'hésitation, et durant un instant, je suis tentée par l'idée de m'excuser et de m'en aller. Après tout, Nahele ne m'attend-il pas quelques mètres plus loin ? J'ai salué l'ancienne Jaune, ne puis-je pas désormais me retirer ? Je ne sais pas si rester est une bonne idée. La dernière fois que j'ai discuté avec Aelle, je l'ai regretté. Cela peut-il être différent aujourd'hui ?
Cependant, quelque chose me retient. Est-ce la curiosité ? Est-ce l'entrain et le sourire de l'étudiant ? Ou est-ce simplement l'occasion qui s'offre à moi et que je n'ose pas délaisser ?
« Et moi c'est Alyona, répondis-je avec un sourire léger. Ravie de te rencontrer. »
Si quelque chose ne me convient pas ou m'agace, je m'en irai. En attendant, je décide de donner sa chance à Bristyle. Le lieu est propice aux discussions et aux laisser-allers. Je n'ai rien à perdre en restant.
« Je ne veux pas vous déranger longtemps, annoncé-je, le regard passant sans cesse d'Aelle à Oswald et d'Oswald à Aelle. Je me demandais juste si... » Mes yeux s'arrêtent enfin sur mon ancienne camarade. « Si tu avais pu entrer dans l'école qui t'intéressait, Bristyle, et si cela se passait bien, » terminé-je rapidement.
Mon sourire s'étend doucement sur mon visage, pourtant mon coeur tangue encore, en équilibre sur une mer d'incertitudes.
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Comme un pitiponk dans un salon de thé
Et le voilà le moment où tout se décale, comme si le monde entier venait de faire un pas de côté, me laissant à ma place, dans un univers qui n'est foulé que par de rares personnes, tellement rares que j'ai souvent l'impression d'être seule au monde : Farrow sourit à Johnson et il se passe entre eux ce qu'il se passe toujours entre deux êtres profondément banals. Quoi ? Je n'en ai aucune idée : je n'ai jamais eu la curiosité de m'y intéresser. Je sais seulement que cela ne me concerne pas. Mais, curieuse ou non, je ne peux rien contre le fait qu'ils soient devant moi, tous les deux, et que je suis malgré moi entraînée dans cette conversation alors que règne autour de nous le chaos inhérent aux pubs, brouhahas, cris, rires, bousculades. Ma mauvaise humeur vient de monter d'un cran.
J'accommode sur l'ancienne Serdaigle pendant que Johnson s'exclame dans toute sa bonhommie : « J'avais jamais entendu ce prénom, j'adore ! ». Pour un type qui s'appelle Oswald, pas étonnant qu'il apprécie les prénoms qui sortent de l'ordinaire. J'aurais aimé qu'elle passe son chemin, mais je ne suis pas étonnée qu'elle me fasse la conversation. Durant nos sept ans passés ensemble à Poudlard, nous n'avons jamais beaucoup discuté, mais je la sais suffisamment affable pour ne pas m'ignorer alors que nous nous retrouvons clairement l'une en face de l'autre.
« Oui : je suis à l'AESM, » réponds-je d'une voix neutre, mon regard quittant le sien pour aller se percher vers des horizons moins humains.
Si cela se passe bien ? Évidemment. Chaque difficulté est une épreuve passionnante à relever et j'y parviens haut la main. Je ne doute pas un seul instant briller durant cette année, tout comme j'ai brillé durant toutes mes études à Poudlard.
Mon tour d'horizon n'ayant rien donné et, incapable de ne pas surveiller ceux qui m'approchent, mes yeux reviennent sur elle, sombres et surmontés de sourcils froncés — rien d'inhabituel, en soit. Suis-je censée savoir quelle école supérieure elle a rejoint ? M'aurait-elle donné cette information le jour où nous nous sommes vues pour la dernière fois, il y a une éternité de cela, dans la cour de la tour de l'horloge ? Ce moment est flou, comme toute la période qu'il concerne. Peu importe, je sais qu'elle me répondra si je la questionne.
« Et toi, quelle école tu as pu rejoindre ? »
Je sens peser le regard de Johnson sur moi. Cet insupportable grand dadais s'étonne certainement que je m'intéresse à autrui — m'a-t-il seulement déjà vu poser une question à qui que ce soit ? S'il arrêtait de me coller aux basques, je ne me le demanderais pas. Je me concentre sur Farrow, essayant de déterminer à partir de ce que je sais d'elle quelle école elle a fait sienne. Mais puisque je ne sais rien d'elle, je cesse bien vite de me prêter au jeu pour regarder derrière son épaule, en direction de Noestlinger qui, j'en remercie Merlin, ne s'est pas décidé à quitter sa place pour nous rejoindre.
J'accommode sur l'ancienne Serdaigle pendant que Johnson s'exclame dans toute sa bonhommie : « J'avais jamais entendu ce prénom, j'adore ! ». Pour un type qui s'appelle Oswald, pas étonnant qu'il apprécie les prénoms qui sortent de l'ordinaire. J'aurais aimé qu'elle passe son chemin, mais je ne suis pas étonnée qu'elle me fasse la conversation. Durant nos sept ans passés ensemble à Poudlard, nous n'avons jamais beaucoup discuté, mais je la sais suffisamment affable pour ne pas m'ignorer alors que nous nous retrouvons clairement l'une en face de l'autre.
« Oui : je suis à l'AESM, » réponds-je d'une voix neutre, mon regard quittant le sien pour aller se percher vers des horizons moins humains.
Si cela se passe bien ? Évidemment. Chaque difficulté est une épreuve passionnante à relever et j'y parviens haut la main. Je ne doute pas un seul instant briller durant cette année, tout comme j'ai brillé durant toutes mes études à Poudlard.
Mon tour d'horizon n'ayant rien donné et, incapable de ne pas surveiller ceux qui m'approchent, mes yeux reviennent sur elle, sombres et surmontés de sourcils froncés — rien d'inhabituel, en soit. Suis-je censée savoir quelle école supérieure elle a rejoint ? M'aurait-elle donné cette information le jour où nous nous sommes vues pour la dernière fois, il y a une éternité de cela, dans la cour de la tour de l'horloge ? Ce moment est flou, comme toute la période qu'il concerne. Peu importe, je sais qu'elle me répondra si je la questionne.
« Et toi, quelle école tu as pu rejoindre ? »
Je sens peser le regard de Johnson sur moi. Cet insupportable grand dadais s'étonne certainement que je m'intéresse à autrui — m'a-t-il seulement déjà vu poser une question à qui que ce soit ? S'il arrêtait de me coller aux basques, je ne me le demanderais pas. Je me concentre sur Farrow, essayant de déterminer à partir de ce que je sais d'elle quelle école elle a fait sienne. Mais puisque je ne sais rien d'elle, je cesse bien vite de me prêter au jeu pour regarder derrière son épaule, en direction de Noestlinger qui, j'en remercie Merlin, ne s'est pas décidé à quitter sa place pour nous rejoindre.
Comme un pitiponk dans un salon de thé
La remarque d'Oswald consolide mon sourire et m'éloigne de mes hésitations. Si la présence d'Aelle me rend perplexe, au moins celle de l'étudiant semble plus agréable. Il dégage quelque chose d'amical qui me convainc que rester ne peut, après tout, pas être une mauvaise idée. D'ailleurs, les traits de mon visage ne tardent pas à se détendre et mes pensées à s'apaiser. Mon regard ne cherche plus à grimper vers d'autres tables et se stabilise sur l'étrange et surprenant duo qui me fait face.
Bien sûr, Bristyle ne semble pas particulièrement heureuse. Néanmoins, elle ne paraît pas non plus agacée ou fâchée, ce qui est déjà bien. Elle fait même l'effort de répondre à ma question sans me demander de partir. Est-ce parce qu'elle ne souhaite pas balayer l'enthousiasme d'Oswald ? Ou plutôt parce que cela ne lui fait ni chaud ni froid que je sois là ? Cette deuxième option est sûrement vraie. Merlin ! elle peut être si irritante dans sa manière d'être. Elle ne semble jamais enjouée, comme si la présence des autres ne pouvait pas lui faire plaisir. Je me demande vraiment ce qu'Elowen pouvait bien lui trouver. Moi, en tout cas, je pense que je ne pourrai jamais la comprendre, Aelle, et qu'elle m'agacera toujours un peu. Et si je conserve une certaine sympathie pour elle, je ne peux pas non plus dire que je l'apprécie vraiment.
Je hoche la tête à sa réponse, remarquant à peine qu'elle ne m'ait pas précisé si sa scolarité se passait bien (c'est Aelle Bristyle, après tout). Je suis plutôt saisie par la question qu'elle me pose ensuite, et qui m'aurait fait hausser les sourcils de surprise si je ne maîtrisais pas mon visage. Mon ancienne camarade s'interroge vraiment sur moi, ou est-ce par politesse ? Aucune des deux possibilités ne me semble plausible. Alors, pourquoi ? Peut-être qu'elle a juste changé. Je n'ai de toute manière pas le temps d'y réfléchir, contrainte à répondre pour ne pas trahir mon étonnement.
« Je suis à l'IMSM. Filière botanique, spécialité botanique, précisé-je. Pour faire de la recherche ou... ou je ne sais pas trop quoi. »
Je hausse les épaules. J'ai sûrement encore le temps d'y penser. L'avenir est lointain, n'est-ce pas ?
Étrangement, le fait qu'Aelle se soit intéressée à ce que je fais me met mal à l'aise. C'est si peu habituel venant d'elle que je ne peux m'empêcher de changer de sujet pour congédier ma surprise. Alors, je me tourne vers Oswald et sa sympathie, une nouvelle question au bout des lèvres.
« Tu es également à l'AESM ? C'est là-bas que vous vous êtes rencontrés ? »
Bien sûr, Bristyle ne semble pas particulièrement heureuse. Néanmoins, elle ne paraît pas non plus agacée ou fâchée, ce qui est déjà bien. Elle fait même l'effort de répondre à ma question sans me demander de partir. Est-ce parce qu'elle ne souhaite pas balayer l'enthousiasme d'Oswald ? Ou plutôt parce que cela ne lui fait ni chaud ni froid que je sois là ? Cette deuxième option est sûrement vraie. Merlin ! elle peut être si irritante dans sa manière d'être. Elle ne semble jamais enjouée, comme si la présence des autres ne pouvait pas lui faire plaisir. Je me demande vraiment ce qu'Elowen pouvait bien lui trouver. Moi, en tout cas, je pense que je ne pourrai jamais la comprendre, Aelle, et qu'elle m'agacera toujours un peu. Et si je conserve une certaine sympathie pour elle, je ne peux pas non plus dire que je l'apprécie vraiment.
Je hoche la tête à sa réponse, remarquant à peine qu'elle ne m'ait pas précisé si sa scolarité se passait bien (c'est Aelle Bristyle, après tout). Je suis plutôt saisie par la question qu'elle me pose ensuite, et qui m'aurait fait hausser les sourcils de surprise si je ne maîtrisais pas mon visage. Mon ancienne camarade s'interroge vraiment sur moi, ou est-ce par politesse ? Aucune des deux possibilités ne me semble plausible. Alors, pourquoi ? Peut-être qu'elle a juste changé. Je n'ai de toute manière pas le temps d'y réfléchir, contrainte à répondre pour ne pas trahir mon étonnement.
« Je suis à l'IMSM. Filière botanique, spécialité botanique, précisé-je. Pour faire de la recherche ou... ou je ne sais pas trop quoi. »
Je hausse les épaules. J'ai sûrement encore le temps d'y penser. L'avenir est lointain, n'est-ce pas ?
Étrangement, le fait qu'Aelle se soit intéressée à ce que je fais me met mal à l'aise. C'est si peu habituel venant d'elle que je ne peux m'empêcher de changer de sujet pour congédier ma surprise. Alors, je me tourne vers Oswald et sa sympathie, une nouvelle question au bout des lèvres.
« Tu es également à l'AESM ? C'est là-bas que vous vous êtes rencontrés ? »
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet